Free our last 6 dolphins in Belgium.

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Comment le Japon tue ses dauphins

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Suicide d’un dauphin de Risso
en décembre 2013

2013-2014 s’avère sans doute l’une des saisons de chasse parmi les plus terribles qu’ait connu le Japon.
Les captures n’ont jamais été aussi importantes et les massacres aussi cruels, comme si, talonnés par l’opinion internationale, le Japon voulait nous faire un doigt d’honneur. C’est à dessein que les tueurs de Taiji rejettent en mer des bébés orphelins voués à une mort sinistre, alors que sont braqués sur eux les caméras des Cove Guardians et des Cove Monitors.

taiji-bleu-et-blanc-mere-enfant-20-decembre-2012L’enfant verra sa mère mourir
puis sera rejeté seul en mer

Derrière le rideau des massacres barbares qui s’enchaînent ainsi jour après jour, année après année, c’est toujours l’Industrie de la Captivité qui tire les ficelles. La même logique de profit, les même "professionnels" du dauphin clown que ceux qui gèrent le Boudewijn Seapark, SeaWorld ou le Marineland d’Antibes opèrent au Japon comme dans le reste du monde.

aericdemaymakady0078(1)Dauphins de Taiji à Hougharda, Egypte (2014)
photo Eric Demay

Aujourd’hui, le 4 janvier 2014, une petite famille, mères, soeurs, grands frères et bébés, vient d’être mise à mort au terme d’une trêve de Noël particulièrement courte. Ces 8 dauphins de Risso ont été exterminés, car ils n’étaient pas demandés par les delphinariums. Trop d’individus de cette espèce ont déjà capturés. Il s’agit là d’un cétacé, certes amusant pour le public, mais difficile à nourrir, puisqu’il est teutophage. Il mange des poulpes et des calmars, ce qui est cher et compliqué à  fournir en bassin.

risso-killingC’était une petite famille tranquille et heureuse

Bien plus appréciés sont les dauphins Tursiops, qui parviennent à la mort de leur proches, au dressage intensif et aux voyages interminables vers Subic Bay aux Philippines, la Tunisie, l’Egypte, la Chine, à Dubaï et partout dans le monde. Il y en eut même en Belgique, du temps du delphinarium de Walibi, à Wavre.

walibi_dolphinsIl y eut des dauphins japonais en Belgique

Ceux-là sont promis à une vie courte et désespérée dans des bassins minuscules.
Mais les autres ? Comment les tue-t-on ?

Depuis le film The Cove et d’autres reportages antérieurs de l’association Blue Voice, la mise à mort des dauphins s’est faite aujourd’hui plus discrète. On pourrait croire qu’elle s’est faite plus humaine, si tant est que tuer un innocent puisse être "humain". Les égorgements à vif ou les échouages forcés sur une plage brûlante ont pris fin, que nous montraient les anciennes vidéos de Futo ou d’Iki, où des pêcheurs sautaient en riant sur le ventre de cétacés à l’agonie. Mais derrière les bâches de plastique bleu, le cauchemar est peut-être encore pire…

massacre-a-FutoFuto 1999

En avril 2013, Dieter Hagmann, un militant de Blue Voice, est parvenu à filmer la méthode. Il a caché sa caméra dans un recoin rocheux et l’a activée à distance. Sa vidéo a été tournée dans la crique de Taiji. Elle nous montre un pêcheur enfonçant à plusieurs reprises une tige métallique dans la base de la tête d’un dauphin, juste derrière l’évent. Un autre homme enfonce alors un bouchon en bois dans la plaie pour empêcher que le sang ne s’échappe et que la mer ne devienne rouge sous l’oeil des médias occidentaux.

Le Ministère de la Pêche japonais a prétendu durant plus d’une décennie que cette méthode était moins cruelle que de tuer des dauphins en utilisant des lances, des harpons ou des couteaux, à la manière "traditionnelle". Cependant, humaine ou pas, les pêcheurs de Taiji préfèrent ne pas montrer comment ils procèdent.

tue-dauphinLes armes du crime

Avant de conduire les cétacés dans les eaux peu profondes d’une petite anse, les pêcheurs et quelques soigneurs de la Taiji Dolphin Base érigent un échafaudage complexe sur les rives environnantes et y accrochent des bâches afin de dissimuler leurs actes.

Ce jour-là, Dieter avait pourtant réussi à cacher une caméra controlâble à distance au creux des falaises, avec vue plongeante sur le «rideau de l’horreur». Le meurtre a pu être filmé de très près pour la toute première fois.
Ces images ont permis à une vétérinaire britannique de rédiger un rapport dévastateur sur ce mode d’abattage, durant lequel, affirme-t-elle, les animaux subissent une mort «profondément pénible, douloureuse et traumatisante".

taiji-dauphins-mise-a-mortLa cheville en bois n’est pas toujours très efficace
pour limiter le sang

Le Dr Andrew Butterworth, de la University of Bristol Veterinary School, s’est chargée d’étudier la vidéo image par image. Elle estime dans son rapport que la "ponction lombaire" prolonge en fait l’agonie du dauphin de 4 interminables minutes, voire plus. Le Dr Butterworth conclut: «Cette méthode de mise à mort n’est pas conforme à l’exigence reconnue d’une insensibilisation immédiate et ne serait jamais tolérée dans aucun processus d’abattage réglementé dans le monde civilisé".

Le Dr Butterworth a précisé que la méthode avait été mise en place il y a 13 ans, après que deux scientifiques japonais aient demandé que l’on réduise le temps de mise à mort des dauphins à Taiji. Elle compare dans son étude la réalité des faits avec les assertions des scientifiques japonais quant à la rapidité de cette technique.

Dieter Hagmann peg close-up.jpgLe bouchon dans la blessure ralentit la mort

En voici  le processus :
Après avoir été conduits dans une zone d’accès restreint et confiné, les animaux sont attachés aux bateaux par leur nageoire caudale et tirés jusqu’à l’endroit de la mise à mort. La vidéo nous montre des dauphins incapables de nager normalement et qui sont engloutis sous l’eau à plusieurs reprises par la traction du bateau et sous la pression des autres animaux attachés à côté d’eux.

Leur incapacité à contrôler le moment de la respiration, en raison de l’immersion forcée, leur cause une vive détresse. Leurs mouvements pour échapper à cette situation nous le montre d’évidence. Certains dauphins connaissent les souffrances d’une asphyxie forcée.

Il faut savoir que les cétacés sont capables de retenir leur souffle longtemps lors d’une plongée prévue par eux.
Ils  disposent d’adaptations physiologiques à cet effet, telles que le stockage de l’oxygène dans le sang et les muscles, la bradycardie (ralentissement cardiaque), et la redistribution du sang oxygéné dans certains organes.

dauphins-risso-tires-par-la-caudaleDauphins de Risso traînés par la caudale

Cependant, dans le cas d’immersions profondes forcées et répétées, (chaque immersion étant d’une durée inconnue et hors du contrôle de l’animal), il est peu probable que les dauphins soient en mesure de déclencher ces mécanismes. Le fait d’être traîné par la caudale provoque chez eux une grande panique.

Le matériel vidéo disponible ne permet pas de calculer les durées de submersion, mais les réactions comportementales montrent que les dauphins tentent de résister à cette procédure et que certains sont déjà inconscients ou noyés, avec leurs têtes immergées sous l’eau, lorsqu’ils arrivent à destination.

taiji-SEA-SHEPHERD-CONSERVATION-SOCIETY-574Globicéphale noyé

Les dauphins sont placés à proximité les uns des autres au cours de la mise à mort. Ils ne cessent de siffler et de s’appeler tout au long du processus. Ce sont là des mammifères très sociaux qui ont des relations à long terme et vivent en groupes sociaux complexes étroitement liés. Chaque individu possède une signature sifflée qui lui permet de se nommer et de nommer ses compagnons. Ce sont ces appels au secours qu’on entend lors des tueries.

taiji-THE-SEA-SHEPHERD-CONSERVATION-SOCIETY-576Les globicéphales sont presque tous massacrés.
Leur dressage est plus dificile.

Ces mammifères marins conscients d’eux-mêmes et d’une très haute intelligence subissent une suite de souffrances partagées, incluant  non seulement le rabattage en groupe, le confinement, la détention près de la rive et enfin, la mise à mort des membres de leur famille et de leur pod à côté d’eux. L’ensemble du processus peut durer plusieurs plusieurs jours.

Dans les abattoirs européens et américains, « il est recommandé que la mise à mort soit effectuée d’une manière qui évite la détresse des animaux. Dans certains cas, des cris et le dégagement de certaines phéromones sont émis pendant l’abattage. Pour cette raison, les autres animaux ne devraient pas être présents lorsqu’elle est pratiquée » (AVMA, 2007). Les règlements et directives régissant le traitement humain et l’abattage des animaux aux États-Unis et le Royaume-Uni interdisent l’abattage d’un animal en présence d’autres animaux ( Humane Slaughter Act, 2003 ) . D’un point de vue scientifique, humain et éthique, le traitement des dauphins dans les chasses au rabattage va totalement à l’encontre des normes de protection des animaux utilisés actuellement dans la plupart des sociétés modernes et technologiquement avancées.

En se fondant sur la fin des mouvements de l’animal et son immobilité finale – une estimation déjà contestée en ce qui concerne les baleines – les scientifiques japonais affirment que cette méthode permet de tuer  un dauphin de Risso en 5 secondes, un dauphin tacheté en 8 secondes, un globicéphale en 25 secondes avec un temps moyen estimé pour le dauphin de Risso à 13, 7 secondes. Ces affirmations sont contredites par les images de la vidéo qui nous montrent ici un dauphin qui bouge encore après 7 minutes ! 

Les dommages infligés aux vaisseaux sanguins vertébraux et au réseau vasculaire par l’insertion de la tige métallique entraînent une hémorragie importante. Mais celle-ci ne suffit pas pour produire une mort rapide chez un grand mammifère.
Et ceci d’autant moins qu’une cheville de bois est insérée dans le trou créé par la tige. Ceci empêche que le sang se répande et il est donc possible que la mise en place de ce bouchon allonge encore la durée de l’agonie.  Ce risque est reconnu par Iwasaki et Kai (2010). Cela remet en question l’affirmation que cette nouvelle méthode de mise à mort permettrait un décès plus rapide.

La vidéo nous montre que l’opérateur doit enfoncer la tige métallique à plusieurs reprises dans les tissus situés à proximité de l’arrière du crâne. Elle nous montre que l’animal fait des mouvements vigoureux pendant l’insertion de la tige et continue à s’agiter par à coups après que la tige ait été retirée. Ceci suggère fortement que la méthode est invasive et pénible et n’apporte pas aucune insensibilité immédiate. Le cerveau continue à fonctionner et à ressentir.
Une résection complète et rapide du tronc cérébral aurait entraîné la destruction des voies sensorielles et donc de la douleur, mais ce qui est observé chez les dauphins prouve que la mort n’est ni immédiate ni indolore et que le tronc cérébral n’a pas été tranché.

Quand la tige métallique est violemment enfoncée dans les tissus sensibles, le dauphin devient paraplégique.
Son corps se paralyse. Les dommages causés à la moelle épinière et au tronc cérébral entraînent dans un premier temps une immobilisation de l’animal et finalement la mort en raison d’un manque de coordination de la fonction respiratoire et motrice. Le dauphin meurt donc tout à la fois d’asphyxie et  d’hémorragie lente, dans une terreur abominable.

C’est ainsi que les dauphins de Risso ont été tués ce 4 janvier 2014.
C’est ainsi que des milliers d’autres l’ont été avant eux et des milliers encore, après eux, si nous ne faisons rien pour arrêter cela.

risso-janvier-2014Ils sont tous morts

A Veterinary and Behavioral Analysis of Dolphin Killing Methods Currently Used in the “Drive Hunt” in Taiji, Japan

Study Confirms Taiji Kills Are Inhumane

Taiji : saison 2013-2014

Japon , l’enfer des cétacés

taiji-tursiops-mer-enfants-17-12-2012
Cette mère a pris en charge 5 bambins terrifiés qui se collent à elle.

Leur cauchemar ne fait que commencer.

Ambassade du Japon en France

taiji-bout-de-bois


Anvers 2014 : grands singes et autres détenus

anvers-chimpanzees2-decembre-2013

Voilà bien des années que la situation des grands singes au Zoo d’Anvers nous interpelle.
Voilà bien des années aussi que des éthologues plaident pour que chimpanzés et gorilles puissent y bénéficier d’un environnement mieux adapté à leurs besoins physiques et psychiques.

Ailleurs en Europe ou aux USA, dans les zoos les mieux tenus, un espace gazonné au grand air est considéré comme un minimum vital pour nos plus proches cousins.
Un minimum, car dans les grands sanctuaires construits à leur intention aux USA ou en Afrique, il ne s’agit pas de simple gazon mais également d’une quantitié d’activités ludiques et sociales qui rendent leur vie plus proche de celle des vrais grands singes.

OLYMPUS DIGITAL CAMERACenter for Great Apes Florida

Le climat n’arrange rien. En Belgique, les animaux issus de pays subtropicaux sont enfermés près de huit mois de l’année dans des locaux à l’abri du froid. On frémit à l’idée du temps que les orang-outans du Monde Sauvage d’Aywaille passent dans leur casemate minuscule en hiver, ou bien les bonobos de Planckendael dans leur salle de bains souterraine !

OLYMPUS DIGITAL CAMERABonobos à Planckendael (été)

bonobo-planckendael-hiver.Bonobos à Planckendael (automne-hiver)

Sans doute, depuis les années 50, le Zoo d’Anveres a-t-il réalisé d’indéniables progrès. Les chimpanzés ne sont plus enfermés derrière des barreaux, ils ne reçoivent plus de nourriture des visiteurs et ne meurent plus de pneumonie à la chaîne. De nombreux agrès et même quelque rares jeux d’intelligence ont été ajoutés. Des touffes de paille leur permettent désormais de faire leur nid le soir.

Mais l’espace reste insuffisant et les chimpanzés s’entassent les uns sur les autres dans ces pièces verdâtres percées de portes arrière d’où les gardiens leur jettent des pommes pour les calmer. Ils passent leur temps à se bagarrer, à hurler et à se poursuivre.

DSCN1362Des conflits permanents à huis clos

A cet égard, les chimpanzés sont identiques aux Hommes : ils aiment la politique et ils aiment dominer. Mais dans cet univers de cages communiquantes, il n’y a pas de ligne de fuite, aucun arbre où grimper et se faire tout petit, aucun frère ou cousin pour former une alliance. C’est le passage à tabac permanent des faibles.
On notera par ailleurs que le zoo n’enregistre plus de naissances de chimpanzés depuis 1992. Quinta n’a fait que passer en 1990. On voit mal en effet comment une maman pourrait élever son petit dans un environnement aussi brutal et confiné.

anvers-chimpanzees-dos-griffe-smallLe dos est lacéré de griffures

anvers-chimpanze-debout-decembre-2013-dominantEt le dominant règne sans partage 

Les griffures, les poils arrachés et les morsures sanglantes dont s’ornent leur nuque attestent de la violence croissante des conflits. Le contraste est frappant d’avec 2011. En deux ans, tous les chimpanzés, à l’exception d’un seul, semblent avoir attrapé la gale. Tous ressemblent désormais à Maaike, la vieille guenon pelée qui a tant vu et tant vécu…

Maaike3Maaike l’ancienne tentant de dormir tranquille

Un déménagement de tous les chimpanzés à Planckendael dans un environnement arboré est donc indispensable, ainsi que davantage d’enrichissement environnemental (Game Boys, Ipads, DVD, revues illustrées, apprentissage de l’AMESLAN, etc.), qui irait au-delà de la recherche de nourriture dans des petits trous…

kanzi-televisionKanzi

Il en va de même pour les gorilles.
Leur habitat s’est un peu agrandi depuis le départ des orang-outans, en 2011.
Mais il s’agit toujours d’une véranda sans air frais ni gazon ni soleil sur la peau, où l’on patauge dans sa propre urine et de pièces en sous-sol. Ces bons géants sont de nature paisible, nous avons là un mâle stérile et son harem, et au moins ne se battent-ils pas ! Leur principale souffrance reste un ennui pesant, l’absence d’accès à la moindre verdure et la pauvreté ahurissante de l’enrichissement environnemental qui leur est accordé. Ici non plus, pas de télévision, pas d’apprentissage de langages signés, pas de jeux vidéos. Rien. Il s’agit que le public ne perde pas de vie qu’il s’agit "d’animaux" et non pas d’hominiens, comme nous.

OLYMPUS DIGITAL CAMERALes journées se passent à ne rien faire .

En 2012, le Zoo d’Anvers annonçait pourtant la création d’un enclos extérieur pour tous ses Grands Singes.
Promesse non tenue : nous voici en 2014 et c’est un espace pour enfants qui a été construit à la place.
Considérés sans doute comme prioritaires, la nouvelle voilière et le nouveau bassin à pingouins figurent au programme des grands travaux de l’année !

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En 2012, un enclos extérieur était promis pour 2013

enclos-futur-des-grands-singes2014A cet endroit, l’espace des grands singes
est devenu une plaine de jeux pour les enfants.
N’est-ce pas pour eux que ce zoo existe ?

anvers-enclos-oiseaux-tiendront-ils-parole

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPromesses, promesses ?

Du côté des éléphants, on continue à exposer de jeunes mâles pour rien. Un zoo sans éléphant n’est pas un zoo, tout comme un cirque sans fauves n’est plus un cirque dans l’esprit du grand public.
Rappelons que Budi-Billy, l’ancien copain de Ming Jung est parti en Denver en avion. Il s’est vu remplacé par Kanvar (5 ans). Ces deux éléphanteaux arrachés à leur mère bien trop tôt ne reçoivent d’éducation qu’humaine. Ils seront bientôt séparés à nouveau pour errer de zoo en zoo répandre leur semence jusqu’à ce mort s’ensuive. Chez les éléphants, comme chez les dauphins, les orques ou les humains, les amitiés peuvent durent une vie entière.
Pour l’instant, les bagarres semblent fréquentes, mais il s’agit d’un jeu.

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Enfin, les grands félins posent toujours problème.
Voilà des années que l’on nous promet de la même manière des  enclos plus vastes. Les lions en ont bénéficié – et encore ne peut-on pas parler ici d’un terrain de foot-ball ! – mais ce n’est pas le cas des tigres.

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Quant aux panthères….

La liste est longue encore des détenus de ce zoo qui ne sont pas accueillis dans des conditions adéquates. Terminons pour cette fois avec les okapis. Dans son rapport sur les zoos belges, l’association Born Free rappelait que ces doux herbivores vivent normalement dans les taillis épais de la forêt congolaise.  Il est donc assez surprenant de les voir paître dans une prairie boueuse, exposée au froid piquant de ce dimanche de décembre…

okapi-2014

Nous demandons donc instamment au Zoo d’Anvers de prendre des mesures rapides pour assurer un cadre de vie décent aux grands singes captifs qu’il possède.
Nous lui demandons de se pencher également sur le sort de ses grands félins, dont beaucoup sont encore zoopsychotiques.
Nous demandons enfin aux autorités compétentes d’exiger du Zoo d’Anvers qu’il respecte la loi, comme devraient le faire aussi Pairi Daiza, le Monde Sauvage d’Aywaille et tous ces autres parcs d’attractions aux prétentions conservationnistes qui pullulent dans notre pays en dépit du bon sens.

anvers-girafes-froidDes girafes s’abritant du vent froid.

 Les gorilles du Zoo d’Anvers en 2013

 Les chimpanzés du Zoo d’Anvers en 2011

Les chimpanzés du Zoo d’Anvers et autres captifs en 2012

Ming Jung, Budi, Kanvar : des bébés éléphants au Zoo d’Anvers

Le Rapport Born Free

 DSCN0606Une bonne nouvelle pour les rapaces : on a peint de jolis décors sur leur murs.
Voilà qui va changer leur vie…

Photos et vidéos : YG-Hurricane Warrior. 2014


Plongée dans la conscience d’une orque

killerwhale-orca-seaworld-tilikum-animalrights-captivity-dawnbrancheau-blackfish-deathatseaworldInside the mind of a killer whale
Une interview du Dr Lori Marino par Aviva Hope Rutkin (2013)


Il y a deux semaines, j’ai vu Blackfish, le documentaire fascinant sur les orques en captivité.  J’ai beaucoup apprécié le film mais un tas de questions me trottaient en tête. Des questions de neurosciences. Qu’est-ce qui différencie les orques des autres animaux, par exemple ? Comment les cétacés perçoivent-ils les humains ? Que voulaient dire les réalisateurs du film quand ils parlaient de l’intensité des émotions de ces mammifères marins ? A quel niveau d’intelligence ces animaux se situent-ils vraiment ? Et donc, j’ai appelé le Dr Lori Marino, spécialiste en neurosciences qui apparaît dans Blackfish et je lui a demandé de satisfaire ma curiosité.

Q- Vous êtes professeur en «neurosciences des cétacés» à l’Université d’Emory et vous travaillez dans ce domaine depuis plus de 20 ans. Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette discipline ?

R- Pendant mes études supérieures, tout le monde avait choisi les primates. Je voulais étudier un autre animal – un groupe d’espèces comparables en intelligence mais à propos desquelles nous ne savions presque rien. Je me suis donc tourné vers les  dauphins et les baleines. Quand j’ai vu pour la première fois la photo d’un cerveau de dauphin dans un livre, je suis devenue accro. J’ai pensé: «Wow. Ca, c’est vraiment quelque chose !». Nous savions si peu de choses sur le cerveau d’un dauphin ou une baleine, il y a 25 ans. J’ai donc pris cela comme une opportunité.

Q – Il semble que ce soit plus difficile d’étudier un cerveau de baleine que, par exemple, un cerveau de rat ou de singe. L’étude d’un aussi grand animal pose-t-elle des défis particuliers ?

R- Oui, c’est plus difficile, parce que le cerveau lui-même est tellement différent de celui de tout autre mammifère. Cela fait partie des choses qui m’ont attiré vers ce champ de recherches : l’énorme taille de cet encéphale ! Mais aussi le fait qu’il était construit de manière différente des autres cerveaux mammaliens.

L’autre difficulté liée à l’énorme taille de ce cerveau est que vous ne pouvez pas utiliser facilement les mêmes techniques que pour des cerveaux plus petits. Cet encéphale est beaucoup plus grand que le plus grand cerveau de primate non-humain. Et le cerveau d’un dauphin est même plus grand que celui d’un humain. C’est très difficile à étudier.

Mais dès lors que nous avons pu utiliser des techniques telles que l’imagerie par résonance magnétique, les choses ont vraiment décollé. Nous pouvions prendre le cerveau, le mettre dans un scanner, obtenir des images numériques en 3D et faire ce que nous aurions normalement pu faire avec n’importe quel autre cerveau en le disséquant. L’imagerie magnétique nous a vraiment ouvert un vaste champ des recherches.

orca-brainLe cerveau d’une orque et la zone paralimbique

Q – Quels sont les caractéristiques qui font que le cerveau des épaulards est si différent de celui des humains ? Dans Blackfish, vous et les autres scientifiques, vous déclarez qu’une zone particulière de leur cerveau s’est agrandie.

R- En fait, si vous regardez le système limbique – la zone de traitement de l’émotion dans tous les cerveaux de mammifères – vous découvrez quelque chose de vraiment intéressant. Certaines parties du système limbique se sont modifiées chez les dauphins et les baleines et se sont réduites. Mais d’autres zones adjacentes sont au contraire devenues beaucoup plus grandes et plus élaborées que dans le cerveau humain. Cette aire du cerveau est appelée la “région paralimbique”.

Les cétacés disposent donc d’une sorte de lobe supplémentaire à côté de leur système limbique et de leur néocortex. Et bien sûr, vous pouvez tirer des déductions de ce fait. Ce lobe paralimbique a quelque chose à voir avec le traitement des émotions mais il est également lié au traitement de la pensée.

Il est très fortement développé chez la plupart des cétacés, mais beaucoup moins chez les humains et pas du tout chez d’autres mammifères. Cela suggère qu’il y a quelque chose qui a évolué ou qui s’est adapté dans ce cerveau au fil du temps, alors que cela ne s’est pas produit pour les autres mammifères, y compris les humains.

Q- Dans le film, on  dit qu’un tel développement pourrait indiquer l’existence d’une gamme d’émotions surpassant celles de l’homme.

R- Oui. Je pense qu’il est difficile de dire qu’il surpasse…. Si vous regardez, par exemple, le cerveau d’un orque et celui d’un être humain, il serait difficile d’affirmer que le cerveau humain est capable de la profondeur émotionnelle du cerveau de l’orque, parce que – encore une fois – ce que vous voyez dans le cerveau de l’orque est une élaboration sur la zone limbique que le cerveau humain ne possède pas.

Donc, si cette partie du cerveau d’orque fait ce qu’elle est sensée faire, comme elle le fait chez tous les mammifères – à savoir, traiter les émotions – cela suggère que ces animaux traitent leurs émotions de façon très sophistiquée. Je pense aussi que lorsque vous regardez le comportement des dauphins et des baleines, en particulier dans la nature, vous observez un niveau de cohésion sociale absolument sans équivalent chez d’autres mammifères, y compris les humains.

orca-pod-johnstone-strait-canada-flip-nicklinPod au Canada

Q- Justement, je voulais vous poser la question. On dit aussi dans Blackfish que les orques pourraient avoir un sens du Soi "partagé".

C’est une idée très intéressante qui tourne en effet depuis un moment, mais cela risque d’être très difficile à tester.
Quand vous regardez la façon dont ils communiquent les uns avec les autres, la manière dont ils se déplacent les uns par rapport aux autres et comment s’organise leur vie sociale, vous comprenez que le fait d’être une orque ou un dauphin – ou n’importe quel autre de ces cétacés très sociaux – pourrait en fait être quelque chose d’un peu différent que d’être juste un individu. Il suffit de voir comment ils communiquent entre eux quand ils voyagent et comment ils réagissent quand l’un des leurs est détenu, blessé ou attaqué.

C’est vraiment intéressant. On a beaucoup discuté à propos des raisons pour lesquelles ils s’échouent parfois en masse ou sur le fait qu’ils pouvaient êter capturés tous ensemble en même temps. À Taiji, au Japon, quand les pêcheurs les  massacrent, pourquoi certains dauphins ne s’échappent-ils pas du filet ? Il leur suffirait de sauter !

Lors d’un échouage de masse, un groupe de cétacés sort de l’eau, se jette sur la plage, et finit généralement par mourir.
Un échouage peut impliquer des centaines d’animaux à la fois, tous vivants, souvent en bonne santé mais manifestement en détresse. Les scientifiques ne s’accordent pas sur les causes de ces échouages.

Ce phénomène peut être lié au sens du soi chez les cétacés, où l’individu est intimement relié à son groupe social. S’en déconnecter n’est pas envisageable dans le cadre de leur psychologie, comme des humains pourraient le faire en pareille circonstance. Bon, il ne s’agit à ce stade que d’une hypothèse mais qui répond bien à certains comportements difficilement explicables.

Quand un animal est malade et se dirige vers la rive, pourquoi l’ensemble du groupe le suit-il ? Prenons aussi le cas de certaines orques mâles. Si leur mère meurt, ils meurent aussi. Ils arrêtent de manger et s’enfoncent dans une sorte de dépression clinique dont ils finissent par mourir. Pas tous, mais certains d’entre eux. Nous avons observé cela. Qu’est-ce que cela signifie ? De quel type de cohésion sociale disposent-ils donc ?

taiji-oceanwatch-mother-child-2-9-2013Taiji : mère et enfant

Q-Y a-t-il d’autres mammifères susceptibles de vivre dans ce type d’environnement social?

R- Les ongulés sont des animaux à sabots. Par exemple, les chevaux, les cerfs, les chameaux, les rhinocéros, les porcs, les hippopotames et les girafes sont tous des ongulés. Vous savez, c’est très intéressant, parce que vous devez vous souvenir d’où les cétacés sont venus. Ce sont des ongulés, eux aussi ou plutôt, il le furent dans un lointain passé. Leurs parents les plus proches sont des animaux à sabots qui vivent en troupeaux. Donc, quand vous regardez les cétacés, vous voyez que le  troupeau est toujours là. Mais ils semblent l’avoir élevé à un autre niveau.

Si vous regardez les animaux terrestres qui vivent en troupeau … Il n’est pas évident que le sentiment de soi «diffus» existe chez eux comme chez les dauphins ou les baleines. Les cétacés se soutiennent mutuellement. Ils ne s’échappent pas même quand ils peuvent le faire. Et leur comportement est lié plus étroitement au groupe que chez les autres ongulés ou d’autres animaux vivant en troupeau. D’une certaine manière, nous pensons que leur comportement grégaire s’est  intensifié, mais comment et pourquoi cela s’est passé, nous ne le comprenons pas exactement. C’est un peu comme s’il s’agissait de “super-troupeaux” !

Wild_HorsesUn troupeau

Q- Peut-être n’est-ce pas la bonne façon de formuler cette question, mais je  la pose  : jusqu’à quel point les orques sont-elles intelligentes ?

L’encéphalisation est une technique utilisée pour décrire le cerveau. Les scientifiques attribuent aux animaux un quotient d’encéphalisation en mesurant la taille de leur cerveau, puis en la comparant avec celle de leur corps. Un haut quotient encéphalique signifie que le cerveau d’un animal est proportionnellement plus grand que la taille de son corps ne le laisserait prévoir. Les êtres humains possèdent le quotient d’encéphalisation le plus élevé de toutes les espèces. Certains scientifiques estiment que le critère d’encéphalisation peut être utilisée pour mesurer l’intelligence d’un animal.

C’est une question difficile mais importante et fondée. Vous savez, pendant très longtemps, j’ai essayé de comprendre l’intelligence des orques en comparant leur niveau d’ encéphalisation par rapport à celui d’autres animaux, en particulier les humains et les grands singes. Si vous utilisez cela comme une échelle d’inférence – ou si vous ne tenez compte que des données physiques – les humains se placent toujours au niveau le plus élevé. Juste derrière lui arrivent plusieurs espèces de cétacés, puis les grands singes, les éléphants, et un certain nombre d’autres espèces.

Donc, si vous envisagez la question de l’intelligence en tenant compte de ce quotient encéphalique, ou en étudiant la façon dont le cerveau est élaboré, les cétacés semblent remporter un beau score.

Mais si vous observez leur comportement, cela devient une évidence. Lors d’études antérieures, on a pu faire la preuve de leurs capacités à comprendre le langage symbolique, à posséder une mémoire ou à résoudre des problèmes. Diana Reiss et moi-même avons démontré que les grands dauphins se reconnaissent dans un miroir. Ils possèdent toutes ces capacités, qui sont assez rares dans le règne animal.

Mieux encore, quand vous travaillez sur terrain, vous constatez que les cétacés disposent de cultures, qu’ils font usage d’outils et que leurs réseaux sociaux sont extrêmement sophistiqués. Toutes ces données tendent à prouver qu’il s’agit là d’un animal très intelligent.

dolphin-mirrorLe test du miroir

Q- Excusez-moi : vous parlez bien d’outils ?

Mais oui ! Les cétacés se servent d’outils. Il y a toutes sortes de choses qu’ils font.
Les dauphins, par exemple. Il existe une population au large de la côte australienne qui se sert d’outils. Je ne dirais pas qu’il s’agit de fabrication, juste d’une utilisation, puisqu’il s’agit d’éponges.

Ils vont les chercher sur le fond et les placent sur ??leur rostre. De cette façon, ils peuvent fouiller le sable pour trouver des poissons, sans que leur rostre ne soit griffé. Nous savons que cette technique est transmise culturellement, puisque nous connaissons les individus qui l’ont découverte et ceux auxquels ils l’ont enseigné. La coutume passe de mère à filles, à la fois latéralement et verticalement. Donc, nous avons aujourd’hui un groupe de dauphins porteurs d’éponges, qui se caractérise par cette tradition.

Les baleines à bosse utilisent également des "filets de bulles" pour attraper leur proie. Ce n’est pas génétique. Ce n’est pas quelque chose d’inhérent ou d’acquis et ce n’est pas quelque chose que tous les individus d’un groupe feront nécessairement. Cet usage semble avoir été transmis seulement à certaines personnes, en particulier des femmes. Les femelles adultes ont tendance à être celles qui  innovent. Il en va de même chez primates.

Et nous savons maintenant – ce qui est vraiment intéressant – que les dauphins porteurs d’éponges ont tendance à fréquenter davantage d’autres dauphins à éponges ! C’est ce qu’on appelle l’Eponge Club. Nous voyons là en quelque sorte le début d’une ségrégation sociale fondée sur un comportement transmis et crée par un individu femelle.

Dauphin-eponge_Eric-PattersonL’usage d’outil chez le dauphin

Q- «Blackfish» nous montre également le lien étroit qui existe entre les dresseurs et les cétacés avec lesquels ils travaillent. Comment les orques que nous voyons  dans le film nous perçoivent-elles ?

R- Vous savez, c’est un sujet à propos duquel les dresseurs eux-mêmes ont beaucoup à dire. J’ai travaillé avec des dauphins captifs et votre question nous vient évidement à l’esprit dès qu’on est en face d’eux. Comment nous perçoivent-ils ? Des gens pensent qu’il existe une vraie relation intime entre les cétacés et leurs dresseurs. D’autres diront que c’est une relation contrainte. Je veux dire par là que vous êtes celui qui donne des récompenses ou celui qui punit. Il y a beaucoup d’injustice évidente dans cette relation… En fait, personne ne sait vraiment.

Je pense que les incidents tragiques décrits par Blackfish nous disent que ces relations ne peuvent pas être ce que vous pensez qu’elles sont. Dans le film, l’un des dresseurs déclare : «Vous savez, je veux croire que ça va plus loin que le simple fait de les nourrir ».  Je ne pense pas que quiconque sait vraiment. …

Quand vous songez à la psychologie du dresseur et de son captif, ce n’est pas une relation saine, clairement. D’un côté vous avez quelqu’un qui a un contrôle complet de la situation. De l’autre, quelqu’un qui n’en a aucun. Donc, oui, dans la mesure où un prisonnier peut avoir, comme on le sait, une relation étroite avec son ravisseur un capteur, cette relation existe sans doute mais je ne suis pas sûr quelle soit très saine.

tilikum-brancheauTilikum et Dawn Brancheau

Q- « Blackfish »souligne le fait que la détention des orques à Seaworld est inhumaine et psychologiquement dommageable pour ces animaux. Que pensez-vous qu’il faudrait faire des orques actuellement captives ?

Je pense que cela dépend de l’individu. Il y en a beaucoup parmi eux qui pourraient être de bons candidats à la réhabilitation et à la liberté. Il y en a d’autres qui ne le sont pas. Le gros problème pour le moment, c’est que n’avons pas de sanctuaires pour les dauphins et les baleines, comme nous en avons pour les éléphants, les chimpanzés et d’autres animaux.
Donc les cétacés captifs n’ont nulle part où aller, sauf dans l’océan, à moins que nous ne trouvions un moyen de les garder dans un lieu aussi proche que possible du milieu naturel. Bien entendu, sans qu’ils doivent faire des tours de cirque ou rester dans une petite piscine.

C’est quelque chose qu’il est vraiment important de développer: des sanctuaires pour les cétacés captifs, afin qu’ils puissent disposer de ce choix. Mais je pense que certains d’entre sont libérables au terme d’une réadaptation. Nous avons eu récemment 3 grands dauphins qui ont été réhabilités puis libérés d’un aquarium coréen. Ils sont maintenant de retour dans leur famille. Tout dépend de combien de temps ils sont restés en captivité, s’ils y sont nés, ce genre de choses. Quand vous enlevez un animal telle qu’une orque à sa mère et à sa famille, alors qu’il n’a que deux ans, vous faites des dégâts. La question est juste de savoir comment ce préjudice psychologique s’exprimera par la suite.

seoul-rehables 3 dauphins de Séoul ont chosi la liberté

Une interview du Dr Lori Marino par Aviva Hope Rutkin (2013).
Aviva est une journaliste scientifique qui travaille à Boston. Elle publie couramment des articles pour la MIT Technology Review. Follow her @realavivahr.

Si vous voulez en savoir plus, écoutez cet exposé de Lori Marino au sein de son université à propos de «Blackfish».

"Les orques ne sont pas plus intelligentes que mon chien».
Brad Andrews, Chief Zoological Officer SeaWorld

A propos de la pensée dauphin, lire aussi :

« Mais qu’en est-il finalement de ce moi central au cœur de ce monde circulaire sans relief , sans couleurs constitué de pixels sonores ? C’est là que les difficultés deviennent insurmontables tant qu’un "contact" n’aura pas été vraiment établi par le dialogue car le "soi" lui-même, le "centre de la personne" est sans doute construit de façon profondément différente chez l’homme et chez le dauphin.

H.Jerison parle carrément d’une "conscience collective". Les mouvements de groupe parfaitement coordonnés et quasi-simultanés, à l’image des bancs de poissons ou des troupeaux de gnous, que l’on observe régulièrement chez eux, suppose à l’évidence une pensée "homogène" au groupe, brusquement transformé en une "personne plurielle".

On peut imaginer ce sentiment lors d’un concert de rock ou d’une manifestation, lorsqu’une foule entière se tend vers un même but mais ces attitudes-là sont grossières, globales, peu nuancées.

Toute autre est la mise à l’unisson de deux, trois, cinq (les " gangs " de juvéniles mâles associés pour la vie) ou même de plusieurs centaines de dauphins ensemble (de formidables "lignes de front" pour la pêche, qui s’étendent sur des kilomètres) et là, bien sûr, nous avons un comportement qui traduit un contenu mental totalement inconnu de nous.

On sait que lorsqu’un dauphin voit, tout le monde l’entend. En d’autres termes chaque fois qu’un membre du groupe focalise son faisceau de clicks sur une cible quelconque, l’écho lui revient mais également à tous ceux qui l’entourent.

Imaginons que de la même manière, vous regardiez un beau paysage. La personne qui vous tournerait le dos et se tiendrait à l’arrière derrière vous pourrait le percevoir alors aussi bien que vous le faites. Cette vision commune, qui peut faire croire à de la télépathie, n’est pas sans conséquence sur le contenu mental de chaque dauphin du groupe, capable de fusionner son esprit à ceux des autres quand la nécessité s’en fait sentir. Ceci explique sans doute la formidable capacité d’empathie des dauphins mais aussi leur fidélité "jusqu’à la mort" quand il s’agit de suivre un compagnon qui s’échoue. Chez eux, on ne se sépare pas plus d’un ami en détresse qu’on ne se coupe le bras quand il est coincé dans une portière de métro !

En d’autres circonstances, bien sûr, le dauphin voyage seul et il "rassemble" alors sa conscience en un soi individualisé, qui porte un nom, fait des choix et s’intègre dans une lignée.

Il en serait de même pour l’homme si les mots pouvaient faire surgir directement les images qu’ils désignent dans notre cerveau, sans passer par le filtre d’une symbolisation intermédiaire. Si quelqu’un me raconte sa journée, je dois d’abord déchiffrer ses mots, les traduire en image et ensuite me les "représenter". Notre système visuel étant indépendant de notre système auditif, un processus de transformation préalable est nécessaire à la prise de conscience du message. Au contraire, chez le dauphin, le système auditif est à la fois un moyen de communication et un moyen de cognition "constructiviste" (analyse sensorielle de l’environnement).  La symbolisation n’est donc pas nécessaire aux transferts d’images, ce qui n’empêche nullement qu’elle puisse exister au niveau des concepts abstraits. Quant à cette conscience fusion-fission, cet "ego fluctuant à géométrie variable", ils préparent tout naturellement le dauphin à s’ouvrir à d’autres consciences que la sienne.
D’où sans doute, son besoin de nous sonder, de nous comprendre et de nous "faire" comprendre. Un dauphin aime partager son cerveau avec d’autres, tandis que l’homme vit le plus souvent enfermé dans son crâne. Ces êtres-là ont décidemment beaucoup à nous apprendre…. »
Moi Dauphin

conscience-keiko-bassin

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Les dauphins trop intelligents pour être captifs ?

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On a tué Morgi, le léopard des neiges

snow-leopard-watchLe léopard des neiges

24 janvier 2014 :
12.000 euros pour le meurtre de Morgi. C’est pas cher payer le crime, mais c’est déjà ça. Cela dit, Madame la Ministre, la vraie question n’est-elle pas : "les parcs d’attractions ou les cirques aquatiques pourris de notre pays ont-ils pour vocation d’assurer la prétendue sauvegarde d’espèces en danger d’extinction – une méthode qui n’est jamais citée par l’IUCN – ou ne serait-il pas plus raisonnable que la Belgique soutienne des projets de conservation in situ dans les pays même où survivent ces espèces ?"

morgi-la-panthère

Qui sont ses parents ? Où ont-ils été capturés ? Que fait le Monde Sauvage d’Aywaille pour soutenir les projets de sauvegarde des panthères des neiges dans leur pays d’origine ? Comment compte-il remettre en liberté ces animaux transformés en "arguments de vente" et définitivement acculturés par la vie en cage ? Enfin, qu’a-t-on fait de la forrure de Morgi ? L’a-t-on vendue ? 

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C’était une petite panthère des neiges aux yeux bleus.
Dans la vraie vie, elle serait née là-bas, dans les montagnes du Kyrghystan, en Chine ou au Népal.
C’aurait été le printemps. Elle aurait tété sa maman au fond d’une tanière, avec ses frères et sœurs. Très vite, elle aurait appris à chasser le mouton bleu, le sanglier, le lièvre, la marmotte, le cerf ou la souris.
Adulte, elle aurait parcouru son immense territoire de 1.000 km2 et croisé sur sa route quelques uns de ses semblables. Ils se seraient salué, sans plus et sans se battre. Mais elle aurait préféré rester seule, à voyager le long des lignes de crête ou à filer tout à coup pour une expédition très lointaine et rapide. Elle se serait reposée tout en haut d’une falaise, en contemplant les vallées profondes noyées de brumes aux flancs plantés de déodars.

kyrgystan-mountainLe royaume de la panthère en été 

Un jour, en janvier, elle aurait rencontré un mâle. Ils auraient fait un bout de chemin ensemble, puis elle l’aurait quitté pour donner à son tour naissance à de beaux bébés, piaillant autour de ses tétons. Elle leur aurait appris comment tuer leurs proies et ne chasser que le soir, pour éviter les hommes. Elle les aurait vu partir, un peu inquiète, vers leur destin dès deux ans.
Elle se serait éteinte dans son propre royaume, au terme d’une vie courte et souvent difficile, mais d’une vraie de vie de léopard des neiges.

snow-leopard-mother-and-cub-eatingMère et enfant dévorant leur proie

Video

morgi-la-panthèreMorgi bébé (vidéo)

Au lieu de cela, Morgi provient du Kameltheater und Weisser Zoo, en Autriche. Mais elle n’y est pas née. Elle y est arrivée avec sa soeur d’un lieu inconnu, nous ne savons rien de ses parents. Elle y a vécu un moment avec d’autres enfants dans un enclos assez vaste. Elle n’y a jamais appris à chasser quoique que ce soit, bien sûr, ni à marquer son territoire de son urine et de ses fèces ou à partir pour de longues randonnées en montagne avec son amant de la saison. C’était juste une panthère née captive, produite à la chaîne pour alimenter les zoos. Elle ne connaissait pas d’autre monde que les cages, mais là où elle était, les gens étaient gentils : il la dorlotait comme un petit chaton.

Un jour, d’autres humains sont venus la chercher, parcequ’elle était "excédentaire".
Ils l’ont enlevée à sa famille, à son petit monde si familier. Ils l’ont mise dans un camion qui faisait beaucoup de bruit et secouait tout son corps. Ils l’ont enfermée dans une autre cage, avec des parois transparentes comme de l’eau, qui ne correspondait en rien aux normes minimales imposées aux zoos par la loi. Une sorte de petit pavillon au sol nu, cerné de fenêtres avec une souche en béton au milieu. Ce qu’ils appelaient un "observatoire".

Elle était seule, Morgi, et elle était en rage. Elle ne voulait pas vivre dans ce fichu caisson ! Elle voulait courir, elle voulait bondir, elle voulait marcher durant des jours pour épuiser son corps adolescent, avide d’espace et de liberté.

aywaille-cage-panthère

pavillon-panthèreaywaille-vitre1Cette "guérite" n’est pas aux normes pour
détenir un léopard deux semaines de suite
.
De plus, le verre n’est pas sécurisé…

A bout de deux semaines de confinement, la panthère est devenue folle.
Elle s’est jeté sur la vitre de toutes ses forces et elle l’a brisée. C’était le matin. Elle s’est enfuie dans la lumière, n’importe où, droit devant, dans ce monde extérieur qu’elle n’avait jamais vu. Elle a entraperçu des pumas, des tigres, des félins enfermés comme elle. Il y avait aussi des éléphants, des loups blancs et des gnous et toutes sortes d’animaux bizarres. Elle a couru dans le petit bois, elle s’est faufilé sous les branches d’automne.

aywaille-loups-blancs-barriereLes loups blancs d’Aywaille

Les Hommes se sont lancés à sa recherche. La police, les pompiers ainsi qu’un hélicoptère ont quadrillé le parc pour tenter de la reprendre. Un chien spécialisé dans la recherche d’animaux est arrivé vers 17 heures, mais son flair n’a pas permis de retrouver le félin.
"Elle est très habile et se déplace rapidement" déclara son propriétaire, M. Jospeh Renson, précisant : "L’animal, d’une taille oscillant entre 80 et 90 cm, est de couleur blanche, a les yeux bleus et est tacheté de noir. Il pèse entre 35 et 40 kg. Cette panthère est craintive et se tapit la plupart du temps en journée. Elle se déplace rapidement et sait déjà très bien sauter, mais elle est habituée à l’être humain. Elle ne devrait donc pas nous faire de mal. C’est plutôt un animal de proie, qui se cache durant la journée et sort une fois la nuit tombée pour trouver de la nourriture. On risque donc d’avoir beaucoup de mal à la trouver tant qu’il fait jour".

Ah oui ! Elle s’était bien cachée, notre petite Morgi. La nuit tombait qu’on la cherchait encore. Le directeur du zoo, son fils et un garde-chasse ont poursuivi leur traque. Elle entendait leurs pas, elle entendait leur voix, elle sentait leur terrible odeur. Ils s’approchaient, elle se terrait. Elle avait tellement peur ! Tellement peur !

panthère-aywaille-traqueLa police sur les dents

Le garde-chasse l’a découverte. Ils se sont retrouvés face à face. Elle a feulé, craché vers lui, elle a montré ses dents.
Pourquoi ne pas avoir utilisé la flèche tranquillisante ?
«Nous n’étions pas dans une position favorable à l’endormissement de l’animal. Et puis, il faut également savoir que cette flèche prend une quinzaine de minutes avant de faire effet. Le garde a fait ce qu’il a jugé bon pour la sécurité publique et pour lui-même.»
Quand elle vit libre, la panthère des neiges n’agresse jamais l’homme, elle le fuit. Elle est inoffensive. Mais le gardien ne le savait pas. Ou bien il a pris peur. Ou c’était un réflexe, car il était chasseur. Il a tourné son arme vers le petit fauve. Il a tiré.
Morgan a cessé de vivre.
Et sa mort a choqué toute la Belgique.

morgi-panthère

Que fera-t-on de son corps, au terme de l’autopsie ? De sa fourrure si chère et si précieuse ? La confiera-t-on une fois encore au taxidermiste local ? Cette fuite est-elle vraiment une fuite ou bien un coup monté ? Nous ne le saurons sans doute jamais, car le directeur du parc passe entre toutes les gouttes.
Ce n’est pourtant pas la première fois que son zoo fait l’objet d’enquêtes. Ce n’est pas la première fois que des accidents y surviennent ou que d’étranges affaires de tigres abattus en cage remontent à la surface. Ce n’est pas la première fois enfin que l’accueil  des éléphants ou des grands singes suscite plaintes et critiques.
Mais quoi ! Le Monde Sauvage fait le bonheur de l’économie locale et le bourgmestre d’Aywaille, Philippe Dodrimont, ne tient pas trop à le voir fermer.

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Si t’as pas ça dans ton jardin…

Ecoutons ce qu’en dit un honoré confrère, M. Eric Domb, le directeur de Pairi Daiza :
"Dans ce domaine, comme dans plein d’autres, l’ignorance est la mère de tous les péchés. Il y a effectivement beaucoup d’émotion suite à cet incident tragique, et certains en profitent pour mettre en cause une nouvelle fois les jardins zoologiques dans leur ensemble. Or, c’est en Europe qu’on trouve les meilleurs parcs parce que les animaux n’y sont pas traités comme des objets, mais comme de véritables ambassadeurs de leurs congénères en voie de disparition. En fait, mes collègues et moi en avons un peu marre d’être ainsi dénigrés alors que le vrai problème de la faune sauvage ne réside pas du tout dans les jardins zoologiques".

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Orang-outan déprimé au zoo d’Aywaille


Etrange façon de pleurer cette panthère que d’accuser d’ignorance et de débordements émotionnels ceux qui s’en préoccupent 
Le discours de M. Domb, grand éleveur d’éléphants, est corporatiste, il est celui de tous les zoos, de tous les delphinariums, il est celui de SeaWorld et du Taiji Whale Museum, qui  chantent à l’unisson la gloire de "l’animal ambassadeur" et prétend que les zoos n’ont rien à voir avec l’exctinction des espèces.

C’est faux.  Depuis plus de 2 siècles, les empires coloniaux et la Belgique en tête ont importé des singes, des éléphants, des fauves qui claquaient comme des mouches dans des cages minuscules. Le tigre de Tasmanie a disparu sous la pression des zoos. En 2006, le Georgia Aquarium a fait caturer 18 bélugas par les Russes et tentent aujourd’hui de récupérer sa mise. Enfin, selon l’UICN, l’une des menaces majeure qui pèse sur la panthère des neiges est la demande illégale d’individus vivants pour les zoos et les cirques. En 2000, un spécimen transporté en voiture depuis le Kyrgyzstan en passant par l’ex- Yougoslavie, la Turquie, l’Egypte, le Maroc et l’Espagne a été confisqué dans le sud de la France. Vers quel zoo se dirigait-il ? Il faut noter que la même UICN ne mentionne nulle part la reproduction en zoo comme une mesure efficace de protection de l’espèce.

Le dernier tigre de Tasmanie

La vérité, c’est que les zoos ne servent à rien.
Ni à la sauvegarde des espèces. Ni à la sensibilisation du public, ni aux recherches éthologiques.
A Aywaille comme à Anvers ou à Brugelette, les enfants n’apprennent rien de la vraie vie des panthères. Ils lisent peut-être, mais c’est rare, le panneau affché près de la cage. Ce qu’il voit en revanche, c’est une boule de fourrure effondrée d’ennui, roupillante, immobile. Ce n’est pas un léopard, ni un tigre, ni un ours, ni un puma. C’est un papillon épinglé tout vivant dans sa boîte. C’est une image en trois dimensions d’une panthère, mais sans panthère dedans.

anvers_panthere-decembre-2012Anvers 2012

Bien sûr, le léopard des neiges est gravement menacé. Son espèce est au bord du gouffre.
Inscrit sur la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), ce fauve habite dans 12 pays : l’Afghanistan (100 à 200 individus) , le Bhoutan (100-200) , la Chine (2.000 -2.500), l’Inde (200-600), le Kazakhstan (180-200), le Kyrgyzstan (150-500), la Mongolie (500-1.000), le Nepal (300-500), le Pakistan (200-420), la Russie (150-200) , le Tajikistan (180-220) et l’Ouzbekistan (20-50). La Chine qui détient près de 60% de tous les léopards des neiges survivants est l’une des nations les plus actives à assurer sa protection.  Les principales menaces pour la panthère des neiges sont le manque de gibier, le commerce illégal, les conflits avec les éleveurs locaux – comme l’ours ou le loup en France – et le manque de prise de conscience ou de moyens des gouvernements concernés pour assurer sa conservation.

L’insécurité politique et la guerre sont évidemment des facteurs aggravants. Enfin, depuis la fin des années 90, le trafic de fourrure est en augmentation , mais aussi les captures pour les zoos et les cirques. Ajoutons à cela à cela les délires de la médecine chinoise qui, faute de tigres quasiment disparus, se tourne désormais vers les os et les organes sexuels des lions et panthères.

Lion-bone-Keosavang-houseOs de lions en Chine

Mais ce n’est pas en la gardant en cage et en la faisant se reproduire jusqu’à la consanguinité qu’on pourra la sauver. Un animal n’existe qu’au sein de son milieu, auquel son corps et sa conscience se sont adapté au fil des millénaires. Un homme né en cellule, privé de tout savoir, de toute culture, de toute activité, de toute stimulation, ne serait lui-même plus vraiment un homme.

La seule façon de sauver les panthères, c’est d’aller les voir dans leur pays, de soutenir l’éco-tourisme, d’aider à financer les plans de protection des associations locales. La seule façon de les garder, c’est de préserver leur environnement, d’assurer leur sécurité et de leur permettre de continuer à vivre selon leurs coutumes, en développant pleinement toutes les capacités intellectuelles et motrices conçues pour la haute montagne et le froid.

snow-leopard2Les grands félins sont très intelligents

Enfin, au-delà de l’espèce, il y a l’individu. Morgi avait une conscience. Elle éprouvait des émotions. C’était une vraie personne.  Mais le garde-chasse qui l’a tué ne sera pas puni. Il n’a tué "personne".
Pour la loi belge, Morgi n’était qu’une chose, un objet plus ou moins sensible, un «lot» que l’on achète, qu’on exhibe et qu’on vend. Oh, bien sûr, il y a des normes de bien-être minimales. Bien sûr, la cruauté gratuite est punie sur un tel objet de propriété. Mais la captivité EST cruelle par l’ennui insondable qu’elle impose.
Il faut changer la loi.  Il faut fermer les zoos. Il faut que la Belgique prenne exemple sur le Costa Rica.

Mais pour Morgi, cela n’a plus d’importance.  Son corps repose dans une chambre froide.
Alors, adieu, petite panthère aux yeux bleus. Nous espérions tellement que tu t’en sortes, même si c’était pour retourner vivre derrière des barreaux. L’annonce de ton décès nous est tombé dessus comme une masse et a soulevé notre colère.
Ta courte existence n’a servi à rien.
Puisse au moins ton décès aider ceux de ton espèce et faire comprendre au monde que les zoos, jamais, ne seront la solution.

snow-leopard-free-snow

Collectif contre les parcs animaliers

Charte contre la détention des animaux sauvages

Le léopard des neiges

http://www.natura-sciences.com/biodiversite/especes-menacees/panthere-des-neiges.html

http://www.prog-panthera.com/Expeditions-PANTHERA-Inscriptions.html

http://www.snowleopard.org/wp-content/uploads/2013/11/Global-Snow-Leopard-and-Ecosystem-Protection-Program-GSLEP-October-2013.pdf

http://www.snowleopard.org/learn/cat-facts

Les félins captifs

http://bigcatrescue.org/big-cat-attacks/

http://bigcatrescue.org/european-aza-zoos-actively-encouraged-to-kill-animals/

Le Monde sauvage d’Aywaille :
Deux options : ou bien le garde-chasse illégalement armé a voulu faire un carton. Ou alors, si ce n’est pas le cas, c’est juste une poule mouillée qui a eu peur d’un gros chat ! Il suffisait d’attendre que Morgi ait faim et qu’elle revienne manger dans son bol. Mieux même, on aurait pu l’appeler gentiment, comme on appelle un minou égaré. Passe encore que la police et la presse ignorent que cette espèce est totalement inoffensive (on a fermé les écoles ce jour-là et loué chien et hélicoptère !) mais un Directeur de Zoo ?  Enfin, tout de même ! Ne devrait-on pas avoir quelques notions de zoologie pour faire ce métier ? Ou bien ne faut-il aucun diplôme pour enfermer des espèces rares et s’enrichir en les exhibant au public ?
A en juger par les débats télévisés, la politique et le business l’emportent haut la main sur l’éthique, la science et l’empathie.  

http://www.dauphinlibre.be/le-monde-sauvage-d-aywaille.htm

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20131218_00406175

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20131218_00406198

http://www.rtl.be/videos/video/470204.aspx

https://www.facebook.com/boycottMondeSauvage

Zoos et captivité

http://www.dauphinlibre.be/zoo_solutions.htm

http://www.code-animal.com/zoo/role/role.htm

http://www.dauphinlibre.be/zoos-en-belgique.htm

http://www.lalibre.be/debats/ripostes/est-il-ethique-de-garder-des-animaux-sauvages-en-captivite-52b2784035701baedaa44293

anvers-lion-2012La savane aux lions d’Anvers (2012)

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=Laleuo8NGtE#t=1810

habitat


Bébé orque au Marineland d’Antibes : l’annonce officielle !

winnie-et-bébéWikie et son nouveau bébé

 

18 avril 2014

Et voilà ! Le "petit prince de Marineland" se nommera donc Keijo (un nom qui rappelle fâcheusement "Keiko"). Ce sirupeux publi-reportage nous dit TOUT sur ce petit esclave enjoué, qu’on n’a pas encore mis au travail. Tout, sauf le nom de son père. Car ce petit bout est né des œuvres du demi-frère de sa mère, Valentin. Eh oui ! Si l’inceste est sévèrement prohibé chez les orques libres, la captivité fait perdre aux orques leurs cultures et leurs normes sociales. Qui s’en soucie ?
De toutes façons, "Keijo" n’est pas une orque : c’est juste un produit commercial.

10 décembre 2013, 13:42
«Le Parc Marineland est heureux de vous annoncer la naissance d’un bébé orque.
Né dans la nuit du 20 au 21 novembre, le bébé d’environ 150 kilos se montre particulièrement proche de sa maman Wikie.
Réalisant régulièrement et avec succès la reproduction de dauphins, de requins gris, d’otaries, de manchots… le plus grand parc marin d’Europe a la joie d’assister à la naissance de son 6ème bébé orque.
Cet événement qui représente la 2ème génération d’orques née sur site, car la maman Wikie est née en 2001 à Marineland, conforte le succès en terme de reproduction et de sauvegarde des espèces. Nos équipes animalières et vétérinaires se relayent jour et nuit pour s’assurer de la bonne santé et du bien-être du bébé, dont le sexe sera déterminé plus tardivement. Un jeu concours sur notre page Facebook sera alors réalisé pour le choix du prénom ».

Enfin ! Il a fallu quelques semaines  au Marineland d’Antibes pour sortir du bois, mais voilà, c’est fait, la naissance du bébé de Wikie est annoncée officiellement sur la page Facebook de l’entreprise.  Le communiqué a sans doute fait l’objet d’une réflexion préalable et d’un choix de mots précis. C’est pourquoi il est intéressant de l’analyser, phrase par phrase.

1 « Le Parc Marineland est heureux de vous annoncer la naissance d’un bébé orque".
Ce genre de carnet rose est un grand classique. Il s’agit d’abord de mettre en avant l’image d’un bébé. Le nom scientifique du petit d’un cétacé est «veau ». («calve», en anglais), ou plus généralement «petit» quand on parle de l’enfant d’un animal. Par contre, le mot «Bébé» porte en lui des connotations affectives évidentes, tétines, couches-culottes ou biberons s’associent aussitôt au concept énoncé et plus encore, à l’émouvant tableau de l’amour maternel. Le public d’ados est chauffé à blanc : il trépigne déjà devant les portes encore closes du Marineland et se réjouit d’avance de payer sa place pour contempler le merveilleux enfançon. Parques Reunidos, propriétaire du parc, peut s’attendre à un excellent chiffre d’affaires la saison prochaine.

grafico1y2Parques Reunidos : un succès commercial


2. "Né dans la nuit du 20 au 21 novembre, le bébé d’environ 150 kilos se montre particulièrement proche de sa maman Wikie".
C’est un scoop en effet. Wikie s’occupe de son enfant et celui-ci se porte bien, à en juger par son poids. La chose n’est pas si fréquente.
Le Marineland a déjà perdu 4 de ses bébés. Par ailleurs, nombre de mères captives – orques, dauphins, grands singes, éléphants, etc. – refusent de s’occuper de leur nouveau-né.

dauphin-risso-biberon

3. "Réalisant régulièrement et avec succès la reproduction de dauphins, de requins gris, d’otaries, de manchots…, le plus grand parc marin d’Europe a la joie d’assister à la naissance de son 6ème bébé orque".

Le Marineland d’Antibes fait se reproduire des «animaux». C’est sa mission en tant que "zoo". En principe, il devrait s’agir d’espèces en danger, ce qui n’est pas le cas de l’épaulard, présent dans toutes les mers du monde. Et même celui-ci serait-il menacé – comme c’est le cas pour quelques communautés tribales – ce n’est certes pas la reproduction ex situ qui le protégerait. Pour des sociétés aussi complexes que celles des cétacés, où la culture et l’adaptation constante au milieu joue un si grand rôle, la seule conservation qui vaut est celle menée in situ, par la création de vastes sanctuaires marins. Par ailleurs, avec tout le respect que l’on doit au requin, sa reproduction n’implique pas non plus les mêmes enjeux affectifs et sociaux que celle des cétacés.

4. Cet événement qui représente la 2ème génération d’orques née sur site, car la maman Wikie est née en 2001 à Marineland, conforte le succès en terme de reproduction et de sauvegarde des espèces.
On ne saurait nier qu’il s’agit là d’une orque de la deuxième génération et de la plus belle espèce. Son papa, Valentin (ou Inouk ?) et sa maman, Wikie, sont en effet toutes deux des orques nées captives. Quant à dire qu’il s’agit d’une victoire en termes de sauvegarde des espèces, il y a de la marge…

En mars 2011, rappelle Elizabeth Batt dans son article "Sources hinting new orca calf born at Marineland France is inbred", Wikie a donné naissance à un veau nommé Moana. Moana aurait été conçu par insémination artificielle. Il a fait à ce titre la une de tous les journaux  pour être la première orque captive en Europe à avoir été engendrée par cette voie peu naturelle. Selon le «Daily Mail» au Royaume-Uni:

"Cette naissance fait suite à une décennie de travail mené par le parc français et le chercheur américain Todd Robeck, de SeaWorld San Antonio, Texas. Initialement, Marineland avait annoncé que Moana était une femelle.

En Juillet 2011, le parc est revenu sur ses déclarations quand il fut avéré qu’elle était en fait un mâle. Antibes conserva cependant le nom féminin, choisi par un scrutin public. La grossesse de Wikie a duré plus de 18 mois.
Le père de Moana serait Ulysse, un étalon résidant à SeaWorld San Diego (mais dont Naomi Rose de la HSUS affirme qu’il est stérile depuis 2009). SeaWorld note sur son site Internet que la durée des grossesses d’orques varie chez eux de 15,7 à 18 mois. Wikie semble doc avoir été amenée à une gestation de durée maximale.

Cela prend des mois pour dresser une orque à accepter de manière calme  une insémination artificielle. Une dose de 2 millions de spermatozoides est généralement injectée dans le vagin dela femelle pour la mettre enceinte . Dans le cas de Wikie, pas moins de 4 doses ont du être injectées dans ses ovaires".
Quel romantisme !

collecting-semen-from-a-killer-whale-at-seaworldIl faut également dresser les mâles à se laisser masturber

Selon le «livre blanc» rédigé par la spécialiste des mammifères marins, le Dr. Naomi Rose, les orques sauvages ne donnent naissance à un enfant que tous les 5 ans. Comparez ce chiffre avec les performances de Wikie, qui a pu accoucher de deux enfants en 32 mois. Ce simple fait suffirait à expliquer la réticence de Marineland à crier victoire trop fort. Mais selon certaines rumeurs circulant sur le Web, il est plus probable que la discrétion du parc trouve son origine dans le problème de la  consanguinité.
Le père de l’enfant de Wikie serait Valentin. Selon la base de données en ligne, Ceta-Base.com, Wikie et Valentin sont en effet les enfants du même père, Kim II. La maman de Valentin est Freya, celle de Wikie, la défunte Sharkane.

On peut ainsi lire sur ZooChat.com :
"Le 20 novembre 2013, un nouvel enfant orque est né pour a seconde fois des œuvres de Wikie au Marineland Antibes. Son père est inconnu mais on soupçonne fortement qu’il s’agisse de son demi-frère, Valentin.
Cela porte le nombre de orques en captivité jusqu’à 53, et avec l’ajout récent de 8 orques sauvages capturées en Russie, ainsi que de la femelle Morgan, sauvée par le Dolfinarium de Harderwijk et des 2 deux bébés engendrés à distance par l’orque Kshamenk cette année, l’avenir de ces animaux en captivité est radieux".

kshamenkHé ! L’avenir est radieux, Kshamenk !

Bien sûr, le nouveau-né du Marineland peut aussi avoir été conçu par Inouk, le propre frère de Wikie. Mais les dresseurs d’Antibes semblent s’accorder à dire que Valentin serait le père, car il tournait déjà beaucoup autour de Wikie.
La consanguinité reste un problème majeur pour la plupart des grands parcs. Taku, un orque au SeaWorld Orlando, a fécondé sa propre mère Katina. Celle-ci a donné naissance à la femelle Nalani en 2006. Comme l’a révélé David Kirby dans son livre « Death at SeaWorld », Nalani a le regrettable privilège d’être la première orque captive au monde entièrement consanguine.

En juin 2013, Loro Parque a annoncé la mort de la petite Vicky, 10 mois. Vicky était le second enfant de Kohana né des œuvres de son oncle. Kohana rejetta d’ailleurs les deux bébés à la naissance.

Quant à la jeune Wikie, 12 ans, elle va devoir désormais nourrir tout à la fois un jeune et un nouveau-né. Si son nouvel enfant est bien consanguin, il risque comme Vicky de graves problèmes de santé. L’attitude du Marineland s’explique mieux à la lumière de ces quelques faits et s’inscrit dans une stratégie de communication propres à tous les delphinariums : «Si nous ne reconnaissons pas les faits, alors ceux-ci ne peuvent être vrais ».
(D’après l’article d’Elizabeth batt)

wikie-moana2Wikie et Moana

5. « Nos équipes animalières et vétérinaires se relayent jour et nuit pour s’assurer de la bonne santé et du bien-être du bébé, dont le sexe sera déterminé plus tardivement. Un jeu concours sur notre page Facebook sera alors réalisé pour le choix du prénom ».

Les soins empressés de l’équipe vétérinaire est une autre constante dans le discours des delphinariums, qui finissent d’ailleurs par ressembler davantage à une clinique qu’à un zoo. Quant au jeu-concours, quel parc marin ne se livre-t-il pas à ce petit jeu mercantile destiné à fidéliser sa clientèle ? Le sexe ne sera déterminé que plus tard, ce qui est prudent mais tenons-nous prêt : d’ici peu, une nouvelle vague de propagande et d’aberrations pseudo-scientifiques sera déversée sur la tête du public.

Et l’on oubliera très vite que ce qu’on nous donne à voir est un spectacle monstrueux et indigne.
Ainsi que le suggère la parabole du livre «Un autre regard sur les zoos», imagine-t-on un seul instant que l’on puisse faire subir le même sort à des êtres humains ? Imagine-t-on que l’on fasse se reproduire une frère et sa demi-soeur de la tribu Jarawa, par exemple, une tribu au bord de l’extinction dans les Iles Andaman ? Si le Marineland en prenait soin, il enfermerait une poignée d’indigènes dans un enclos en béton nu, avec quelques jouets et des spectacles quotidiens. Devant l’enclos, un panneau indiquerait : «Jarawa, programme européen de reproduction».

Les orques libres parlent, pensent, prévoient, se souviennent, portent des noms, interdisent l’inceste et s’inventent des cultures.
Où est la différence ?

transient-orqueLire aussi :

Les orques du Marineland d’Antibes

Le Marineland d’Antibes

wikie-moanaWikie et Moana

winnie-et-bébéWikie et l’enfant de son demi-frère


Beachie in Bruges : just an “old” and sick dolphin ?

An article of the Flemish newspaper Het Nieuwsblad tells us that Beachie, the 31-year-old male dolphin at the Boudewijn Seapark in Bruges, had to undergo a CT-scan in October.

The medical exam took place at the Causus Clinic in Oudenburg. It seems the vet in charge, Piet De Laender, wanted to find out more about the age-related diseases amongst dolphins.

For some time now, the trainers had noticed that Beachie was behaving differently. They contacted Piet De Laender (Assebroek), a veterinarian specialized in exotic pets in who regularly checks on the inmates of the dolphinarium. The dolphin was sleeping half of the time and was no longer able to perform jumps during the shows.

“Beachie is already 30”, says insidiously De Laender, “and he suffers from age-related diseases”, implying that the death of this “old” dolphin could be a predictable and normal thing. He adds : “But he is not the oldest resident of the dolphinarium”. “Puck is already 47. I wanted to carry out these tests to detect the diseases that could be associated with Beachie’s age.”

beachie-dolphin-scanBeachie scan

Piet de Laender has asked the University of Ghent to do a scan. But Beachie, who has become obese because of captivity, was too heavy to move. “That’s why I had to find an alternative solution”, explains the vet. “Finally I found a closer solution, at the Causus Clinic in Oudenburg. The doctor Koen Vandendriessche has warmly welcomed us. The CT-scan went very well.

According to the vet, Beachie is also the 1st dolphin that has ever experienced this type of exam. He’s now waiting for the images before making a judgment about the health of his patient. As far as we can see on above video,  CT Scan mainly focused on lunges and respiratory system.

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De Laender doesn’t mention this point. “We have been able to lift him out of the water using a sort of elevator”. “The dolphin has been wrapped during the transport to avoid injuries and the trainers have kept his skin constantly moist. For a long-distance transport, dolphins are often kept one or two days out of the water.”

Waching with attention images of the video, it seems Beachie is completley stonned. He seems under tanquillizer. Not a move, not a thrill. But he is awake.

“The success of this operation and this transport will be a model in the future to conduct health exams for all the dolphins”, concludes the vet, delighted. As for Beachie, he regained his pool and joined again the 5 other dolphins of the Boudewijn Seapark.

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This is, anyway, the well-oiled official discourse of Captivity Industry. It is clearly about transmitting to the public quite a few solid untruths. Starting with the classical staging of good vets and wonderful trainers, who are so concerned about the health of their protégé, Beachie.  Just another old dolphin near to death.

Beachie was born in the Gulf of Mexico around 1982. He beached and was “saved” by SeaWorld in April 1984, but he was never put back to sea. After staying in Orlando, he was deported to the Harderwijk dolphinarium in 1997 and then shipped towards Belgium on the 18th of September 2009, at the Boudewijn Seapark. His “mission” was to replace the previous reproductive male, Tex, who died tragically at the Marineland (Antibes – France), because of the EEP Programs.

Beachie’s health was excellent until he arrived in Bruges. And Beachie was also a great stallion. In SeaWorld and in Harderwijk, he had given birth to Marbel, Sal’ka, T’lisala, Amtan, Palawas, Spetter and Kite, his last viable child, in 2005. Once he was moved to Bruges, he became the dad of only one stillborn child, removed from Yotta’s uterus in 2010, of stillborn twins from “old” Roxanne in 2011, and of one other child of Roxanne, a little boy who died 4 days after his birth in 2012.

bruges-roxanne-enfantRoxanne baby. 4 days.

These deaths occurred in one of the 5 contiguous pools of Bruges, where you can hear, see and feel everything.  And it is not funny to watch the agony of kids or teenagers, like poor Flo for example on the 6th of January 2012, who died alone one night of a strange tooth infection, an infection that seems to affect also Morgan and a lot of captive cetaceans…

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Since his transfer from Harderwijk to Bruges, Beachie was feeling lonely and sad. It was a shock for him. He suddenly found himself in a small, limited and dark environment. He was living in a sea pen under the sun and the wind in the Netherlands with several other males, and the poor Beachie had to learn new tricks, new ways to obey and to survive alone, isolated, along with aggressive dominant females and fearful juveniles, under the sinister dome of the Boudewijn Seapark.

The air he was breathing was not the same either: the sea wind blowing on Harderwijk was replaced by a chlorine-loaded atmosphere, that takes you by the throat as soon as you enter the dark dome of the dolphinarium. Bad for your lungs when you are not used to it.

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Beachie world

The trainers all think he is a little crazy. He is difficult and only does what he wants. He is even called “the Mongolian”, because of his strange look, right in the orbits. Until recently, Beachie was receiving before each show up to 10 pills of Ciprofloxacin. Ten pills before the show, then 5 pills after and 5 more pills again for the second show. That is 20 doses of antibiotics a day.

Ciprofloxacin (INN) is a fluoroquinolone antibiotic (second generation). Its spectrum of activity covers most of the pathogenic bacteria responsible for respiratory, urinary, gastrointestinal and stomach infections. In this case, the lungs seem to be the cause of the problem: Beachie’s breathing had been erratic and difficult for several months.

medicaments dauphins

Beachie: old ? At 31 years old ?
In the wild, dolphins do not need any vet, pills or food additives. Their life is more dangerous: sharks, pollution, drifting nets…
However, according to NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), the average age for wild dolphins is between 40 and 45 for males and more than 50 for females. It’s an average, because, in Sarasota’s bay, Nicklo has celebrated his 63rd birthday in 2013, and BlackDipDoubleDip his 60th.

The fact that Puck is 47 is only exceptional because captive dolphins rarely reach that age. In Bruges, most of them died before 20.
We’ll remember that, the same way, the death of Iris (aged 34) at the Duisburg Zoo had been explained by Dr Manuel Hartmann as a result of her “old age”. Iris had been living for almost 12 years in the wild before being plunged into the hell of the Antwerp Zoo for more than 18 years, alongside with her son Ivo.
The Antwerp dolphinarium was closed in 1999, under the pressure of various associations, including Dolphin Project, and the two survivors were sent to Germany. The decline and the death of Iris in 2003 were atrocious but ignored and wrongly attributed by the dolphinarium and by a certain press to leukemia due to age.

irisgrilleIris in Antwerp. Already sick. 31 y.o

What they forgot to mention is that several factors drastically reduce the quality of life and the life even of the captives. They know it. But the show must go on. The federal commission for the welfare of the dolphins in Bruges, which has been now working for 3 years, will probably not say anything else when its findings will be made public and approved by the State.

Beachie’s death will not change anything. He will be replaced, like he himself replaced Tex. Others will die again, others will be deported. Children will be taken away from their mothers, separated from them forever. A terrible pain, as dolphins are tied together with an intensity that we cannot even conceive. They suffer from boredom, and of course from the lack of space and occupations, but their body also suffers from the inadequate environment in which they are forced to live: frozen food, food additives, hydrating gels, meds, drugs, vitamins… Chemically salted water enriched with all sorts of substances and filtered by pumps day and night. At last, they suffer also from a nagging hunger that makes them obey and repeat 1000 times the same silly tricks in front of a misinformed public.

noel_bruges_aquashowBeachie will perform Christmas show 2013 when sick

As the head of the “Planète Vie” association, Dr Yvan Beck, veterinarian and co-author, with Y.Godefroid and Gauthier Chapelle, of the book "Freedom for dolphins !" (to be re-edited) :
“Beachie is only 30. And whatever the leaders of Bruges say, he is a young adult, as wild dolphins in natural conditions reach 50 years. So how can you explain that dolphins protected from their predators and from the pollution systematically die (with rare exceptions) before the age of 30 ? And, if Beachie is a “very” old dolphin… this is only true for captive dolphins…”

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Beachie sky


Who cares?

The Boudewijn Seapark is a business indispensable to employment in the region. It benefits also from political supports. The whole case is tricky. Bruges is a Flemish town, and Christian, while Ms Laurette Onkelinx, the Minister in charge, is French speaking and socialist. So the leaders of the park seem to still have a bright future ahead of them, at least as long as this ultra-capitalist logic will prevail.

6th of November 2013: one anonymous person who just talked with someone at the dolphinarium has declared that Beachie was still sick but still had to take part to the shows, under very strong medication. If everything goes according to plan, he should also be joining the big Christmas show. And, according to another trainer in Bruges: “Anyway we still have enough dolphins”.

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Life of Beachie

La vie de Beachie, reproducteur

Il faut fermer le delphinarium de Bruges

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One of the things that Beachie had the greatest difficult to "learn" in Bruges when he arrived of Harderwijk (and before that of SeaWorld, and before that of the sea) it is to stand "at the foot" his trainer, stationary, while the other performed and were receiving fish for their work. A technique of training specific to the Boudewijn Seapark which lack of space and must manage 6 dolphins in front in a single basin during the show. See the Dolphin on the right, open mouth, begging: hunger is a constant in all the dolphinariums.
(YG/Annelies Mullens)

French article translated by Christelle Bornauw

Life of Beachie

La vie de Beachie, reproducteur

Il faut fermer le delphinarium de Bruges

Bite Back et le delphinarium

Pétitions FR/NL

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Joyeux Noël, Beachie ! Happy Xmas !

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Les dauphins et les otaries dans un spectacle magique!
"Après le succès de l’année dernière, le Boudewijnpark présente la 2e édition de son Nocturne Aqua Show pendant les vacances de Noël, du 21 Décembre 2013 jusqu’au 5 janvier 2014.  Encore une fois les dauphins et les lions de mer donneront le meilleur d’eux-mêmes dans cette dernière production aux côtés des dresseurs .
La nouveauté de cette année sera l’éclairage sous-marin enchanteur et le rideau aquatique géant sur la scène avec des effets de lumière éblouissants. La musique créera une atmosphère de Noël.chaleureuse et familiale

Cette année, la chanteuse Mai-Li (12 ans), avec sa voix de rossignol, grande finaliste junior de l’Eurovision 2012, sera présente tous les jours lors de chaque spectacle".

Pour ce pauvre "vieux" Beachie, passé récemment sous le scanner pour de graves troubles respiratoires, il s’agira peut-être des derniers shows de sa vie. Malgré sa santé défaillante, il n’en sera pas moins obligé de sauter et de sauter encore dans la lumière "sous-marine" de ce bassin qui sera bientôt sa tombe…

MaiLiMai-Li De Raeymaeker


Dolphins and sea lions in a magic show!

"After the success of last year, Boudewijnpark presents the 2nd edition of his Nocturne Aqua Show during the Christmas holidays, from 21 December 2013 until 5 January 2014. Again dolphins and sea lions will give the best of themselves alongside trainers in this latest production  This year, enchanting underwater lighting and giant water curtain on the stage with dazzling light effects ! Music will create an warm and family Xmas atmosphere. Young singer Mai- Li (12 y.o), with her nightingale voice, junior finalist of Eurovision 2012 will be present every day during each show".

For Beachie, these shows will maybe the last ones. He recently passed under the scanner for serious respiratory problems. His health is very poor. Who cares ? Like other captives, he will have to jump in the underwater lights of his basin, which will soon become his grave …

 

STOP DOLPHIN SLAVERY IN BELGIUM !!

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Noel au Delphinarium
Beachie est malade

Beachie is sick

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Beachie à Bruges : un "vieux" dauphin malade ?

English version

Un article du journal Nieuwsblad nous apprend que Beachie, le dauphin mâle âgé de 31 ans du Boudewijn Seapark de Bruges, a subi une scannographie CT (Computed tomography) au mois d’octobre.

L’examen médical a eu lieu à la clinique Causus d’Oudenburg. Le vétérinaire chargé de cet examen était Piet De Laender, soucieux, déclare-il, d’en savoir plus sur les «maladies liés à l’âge» chez les dauphins.

Depuis quelque temps déjà, les dresseurs avaient remarqué que Beachie nageait de manière «différente». Ils ont alors averti le vétérinaire Piet De Laender, d’Assebroek, spécialiste des Nouveaux Animaux de Compagnie, boas et tarentules, qui surveille aussi  à l’occasion les détenus du delphinarium. Le dauphin dormait la moitié de son temps et ne parvenait plus à effectuer de sauts durant les spectacles.

«Beachie a déjà 30 ans», souligne insidieusement De Laender «et il souffre donc de maladies liées à son âge», laissant d’ores et déjà entendre que la mort de ce "vieux" dauphin pourrait être une issue prévisible et normale. "Mais il n’est pas le plus ancien pensionnaire du delphinarium», ajoute-t-il. «Puck la delphine a déjà 47 ans. Je voulais procéder à des études de tomodensitométrie pour détecter les affections liées à l’âge de Beachie».

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Pieter De Laender a donc demandé à l’Université de Gand de pouvoir procéder à un scan. Mais Beachie, devenu obèse du fait de la captivité, était trop lourd à déplacer. "C’est pourquoi j’ai du chercher une alternative», explique le vétérinaire. "Finalement, j’ai trouvé une solution plus proche du delphinarium, à la clinique Caucus d’Oudenburg. Le docteur Koen Vandendriessche nous particulièrement bien accueilli. Le CT-scan s’est très bien passé".

Selon le vétérinaire, Beachie est également le premier dauphin qui ait jamais subi ce genre d’examen. Il attend maintenant les images médicales avant de pouvoir émettre un jugement sur l’état de santé de son patient.

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"Grâce à une sorte d’ascenseur, nous avons pu le soulever hors de l’eau», continue De Laender. "Le dauphin a été enveloppé pendant le transport pour ne subir aucune blessure et les dresseurs ont maintenu sa peau constamment humide. Pour un transport à longue distance, les dauphins sont souvent tenus un ou deux jours hors de l’eau ".
Même si le poids de leur corps rend leur respiration encore plus difficile. Même si pour un dauphin libre, sortir de l’eau et s’échouer, cela veut dire "mourir".

«Le succès de cette opération et de ce transport servira de modèle à l’avenir pour procéder à des examens de santé chez tous les autres dauphins» conclut, ravi, le vétérinaire. Quant à Beachie, il a regagné sa piscine et retrouvé la compagnie des 5 autres dauphins du Delphinarium de Bruges.

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Ceci pour le discours officiel bien rôdé de l’Industrie de la Captivité. Il s’agit en effet de faire passer auprès du grand public quelques solides contrevérités. A commencer par la mise en scène classique de bons vétérinaires et des admirables dresseurs, soucieux de la santé de leur petit protégé, Beachie.

Ce dauphin est né dans le Golfe du Mexique vers 1982. Il s’échoua puis fut "sauvé" par SeaWorld en avril 1984, mais jamais réhabilité.   Après avoir séjourné à Orlando, il fut déporté au Dofinarium de Harderwijk en 1997 puis expédié le 18 septembre 2009 en Belgique, au Boudewijn Seapark de Bruges. Mission : remplacer le précédent mâle reproducteur, Tex, mort tragiquement au Marineland d’Antibes, au nom des programmes EEP.

Beachie était en excellente santé avant qu’il n’arrive en Flandres. Et c’était aussi un super étalon. A SeaWorld et à Harderwijk, il avait donné naissance à Marbel, Sal’ka, T’lisala, Amtan, Palawas, Spetter et Kite, son dernier enfant viable en 2005. Une fois placé dans les bassins de Bruges, il ne fut plus le père que d’un enfant mort-né extrait de l’utérus de la jeune Yotta en 2010, de jumeaux mort nés de la «vieille» Roxanne en 2011 et d’un nouvel enfant de Roxanne, un petit garçon mort 4 jours après sa naissance, en 2012.

bruges-roxanne-enfantLe dernier enfant de Roxanne et Beachie.  

Ces décès ont eu lieu dans l’un des 5 bassins contigus de Bruges, où tout s’entend, tout se voit, tout se subit. Et ce n’est pas drôle d’assister à l’agonie de gosses ou d’adolescentes, comme celle de la pauvre Flo le 6  janvier 2012,   décédée d’une étrange affection des dents qui semble aussi concerner Morgan et pas mal de cétacés détenus….

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Depuis son transfert depuis le Dolfinarium de Hardewijk jusqu’à celui de Bruges, Beachie se sentait seul et triste.
Le choc fut rude pour lui. Il s’est retrouvé brusquement dans un environnement réduit, obscur. Alors qu’il vivait dans un lagon d’eau de mer sous le soleil et le vent iodé aux Pays Bas en compagnie d’une bande de mâles, le malheureux a du apprendre de nouveaux tours, de nouvelles façons d’obéir «au pied» et à survivre seul, isolé dans son coin, en compagnie de femelles dominantes agressives et de juvéniles peureux, sous le dôme sinistre du Boudewijn Seapark.

L’air qu’il y respirait n’était plus le même non plus : le vent du large qu souffle sur Hardewijk fut remplacé par une athmospère chargée de chlore qui vous prend à la gorge dès que vous entrez sous le dôme sombre du Dolfinarium de Bruges. Mauvais pour les poumons, quand on n’a pas l’habitude.

Les dresseurs le croient tous un peu fou. C’est un cas difficile, qui n’en fait qu’à sa tête. On le surnomme même «le mongolien » tant son regard semble étrange, enfoncé dans les orbites. Avant chaque spectacle, jusqu’il y a peu, Beachie recevait jusqu’il y a peu 10 pilules de Ciprofloxacine après le premier show puis 5 pilules après et encore 5 pilules pour le second show. Soit 20 doses d’antibiotiques chaque jour.

La Ciprofloxacine (INN) est un antiobitique fluoroquinolone de la seconde génération. Son spectre d’activité couvre la plupart des bactéries pathogènes responsables des infections respiratoires, urinaires, gastrointestinales and stomacales. Dans le cas présent, les poumons semblent être la cause majeure du problème, la respiration de Beachie étant révélée eratique et difficile depuis des mois.

medicaments dauphins

Vieux, Beachie ? A 31 ans ?
En mer, les dauphins ne reçoivent aucun soin vétérinaire, ni pilule, ni adjuvants alimentaires, leur vie est plus dangereuse, il y a des requins qui rôdent, la pollution menace et les filets dérivants. Pourtant, à  Sarasota, certains dauphins mâles dépassent les 50 ans.  Quant aux femelles, elles peuvent largement dépasser la soixantaine. Selon la NOAA,  la moyenne d’âge des dauphins sauvages se situe entre 40 et 45 ans pour les mâles et plus de 50 ans pour les femelles. La moyenne d’âge, car dans la Baie de Sarasotoa, Nicklo a fêté ses 63 en 2013 et BlackTipDoubleDip, ses 60 ans.  Le plus âgé des mâles connus dans la même baie floridienne est Jimmy Durante, 53 ans.

Le fait que Puck ait 47 ans n’est donc exceptionnel que dans la mesure où les captifs atteignent rarement cet âge. A Bruges, la plupart d’entre eux sont morts avant 20 ans.

On se souviendra que de la même  manière, le décès de la delphine Iris au Zoo de Duisburg à l’âge de 34 ans avait été attribuée par le Dr Manuel Hartmann (aujourd’hui impliqué dans une affaire de maltraitance au delphinarium de Rimini) à la «vieillesse» de cette delphine. Celle-ci avait vécu près de 12 ans en liberté, avant d’être plongée dans l’enfer du Zoo d’Anvers pendant plus de 18 ans aux côtés de son fils Ivo. Le delphinarium ayant été fermé sous la pression de groupes associatifs en 1999, les deux survivants furent envoyés en Allemagne. La déchéance et la mort d’Iris en 2003 furent atroces mais passées sous silence et simplement attribuées par le delphinarium et sa presse à une «leucémie due l’âge».

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C’est faire peu de cas de plusieurs facteurs qui réduisent drastiquement la qualité et la durée de vie des captifs.
Les dresseurs les connaissent bien, pourtant, et font-ils de leur mieux pour en atténuer les effets. Mais l’argent a ses raisons que le coeur ne partage pas.

The Show must go on. La Commission fédérale pour le bien-être des dauphins de Bruges, qui a duré 3 ans, ne dira sans doute pas autre chose lorsque ses conclusions seront rendues publiques et actées par l’Etat.

La mort de Beachie ne changera pas grand chose. Il sera remplacé, comme il avait remplacé Tex.  D’autres mourront encore, d’autres seront déportés. Des enfants seront enlevés à leur mère, séparés d’elle à tout jamais. Une terrible douleur, car les dauphins sont liés entre eux avec une telle intensité que nous ne pouvons la concevoir. Ils souffrent de l’ennui, bien sûr, du manque d’espace et d’occupations, mais leur corps souffre aussi du milieu même dans lequel ils vivent  : nourriture surgelée, additifs alimentaires, gelée hydratante, médicaments, drogues, vitamines. Eau chimiquement salée, enrichie de substances diverses et filtré par des pompes jour et nuit. Ils souffrent enfin d’une faim lancinante qui les fait obéir et refaire mille fois, cent mille fois, les mêmes tours de cirque devant un public  désinformé.

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Comme le dit avec ces mots forts le responsable de Planète Vie, le Dr Yvan Beck : "Beachie n’a que 30 ans. Et quoi qu’en disent les responsables de Bruges ce n’est qu’un jeune adulte puisque dans les conditions naturelles les dauphins libres atteignent 50 ans. Alors comment expliquer que des dauphins mis à l’abri des prédateurs et des pollutions meurent systématiquement – à de rares exceptions près – avant l’âge de 30 ans. Et oui, si Beachie est un « très » vieux dauphin, … ce n’est vrai que pour les dauphins captifs…"

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Qu’importe !
Le Boudewijn Seapark de Bruges est une entreprise commerciale indispensable à l’emploi dans la région. Il dispose d’appuis politiques aussi. Le dossier est délicat. Bruges est flamande et chrétienne, alors que Mme Laurette Onkelinx, la Ministre de tutelle, est francophone et socialiste. Les montreurs de dauphins clowns semblent donc avoir encore un bel avenir devant eux, tant du moins que sévira la logique ultra-capitaliste qui les anime.

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6/11/2013 : Une personne anonyme, avec qui quelqu’un vient de parler au delphinarium de Bruges a déclaré que Beachie était toujours malade mais devait participer aux shows, sous forte médication. Si tout va bien selon leur plan, il devrait également rejoindre le grand spectacle de Noël. Selon un autre dresseur du parc : "De toutes façons, nous avons encore assez de dauphins".

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Lire aussi :

La MOYENNE D’AGE des dauphins Tursiops libres est de 40-45 pour les mâles et de plus de 50 pour les femelles, lesquelles peuvent encore avoir des enfants à 48 ans ! La plus vieille delphine observée à Sarasota Floride est Nicklo (63 ans) toujours en forme et le plus vieux mâle Jimmy Durante (53 ans).
Dauphins captifs : durée de vie et qualité de vie !

http://www.nmfs.noaa.gov/pr/species/mammals/cetaceans/bottlenosedolphin.htm

Life of Beachie

La vie de Beachie, reproducteur

Il faut fermer le delphinarium de Bruges

Bite Back et le delphinarium

Pétitions FR/NL

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"Dolphin Boy" : le film et les acteurs

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Une catastrophe ? Ou bien plutôt un coup monté par une compagnie américaine (Disney) à la requête d’une autre (SeaWorld) ? On sait que Sea World vient d’être esquinté par «Blackfish». Il était donc temps de prendre sa revanche et de lâcher un nouveau blockbuster après «Winter le dauphin».
Ce sera "Dolphin Boy, a true story about the healing power of nature" !

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Dauphins "guérisseurs" en Ukraine

Rien de tel qu’un film à grand spectacle pour modeler les esprits et, dans le cas présent, pour les convaincre des vertus de la delphinothérapie ! La plupart des delphinariums, depuis la Russie jusqu’au Japon en passant par Bruges et les USA, pratiquent intensivement cette forme de thérapie dont la science nous dit et nous répète qu’elle est inutile dans les cas sérieux, dangereuse et infondée.

En revanche, elle permet aux delphinariums de justifier moralement la détention de dauphins clowns par les supposés bénéfices qu’ils offrent aux enfants handicapés. Avec cet argument, tout le monde craque et sanglote. Pas de contestation possible. Quoi ? Vous préféreriez le bonheur de simples animaux à celui de malheureux bambins ? Mais vous êtes un monstre !

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De telles séances, qui coûtent parfois des fortunes, épuisent les dauphins captifs, contraints d’être palpés plusieurs fois par jour par des hordes de mioches, mais aussi d’adultes durant d’autres sessions dûment tarifées (trainer for a day, snorkeling, toutche-touche)

Au Mexique, ils croupissent dans des eaux d’égout. Certains d’entre eux ont été capturés très loin, aux Iles Salomon et d’autres au large de Cuba. Au Japon, les détenus sont encore éclaboussés du sang de leurs parents quand on les jette dans ces piscines minuscules où des gens viendront patauger. En Russie, entre deux tournées de cirque ambulant ou un rappel sous les drapeaux de la Marine militaire, les dauphins sont priés eux aussi de guérir, et de force !

dolphin-therapy-chinaEn Chine, avec des dauphins de Taiji

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En Russie, avec des dauphins de la Mer Noire

Même au Dolphin Reef d’Eilat, que certains présentent comme le meilleur delphinarium du monde, les captifs sont soumis à des horaires précis et à des prestations régulières, quoiqu’en dise la publicité.
Certes, les conditions de vie en enclos marin – qui autorisait des sorties autrefois – sont infiniment meilleures que dans un bassin d’eau chloré sous dôme comme à Bruges.

Parmi les 8 dauphins qui bénéficient de cet environnement, 2 ont été capturés en Mer Noire.  Les autres sont nés sur place mais tous appartiennent à l’espèce Turiosps ponticus, endémique à la Mer Noire, supposément protégée par la CITES depuis 2002 et non-réhabilitable en Mer Rouge, au risque de "métissage". C’est d’ailleurs ce qui a mis fin à leurs escapades au large et entraîné, faute de place, la réhabilitation de Pashosh et  Shandy dans les eaux de leurs ancêtres. Enfin, de manière assez paradoxale dans un contexte aussi marin, 10  dauphins sont morts dans cet établissement à des âges fort précoces.

eilat-snorhelingSnorkeling avec les dauphins d’Eilat,
caricature d’une vraie rencontre

Mais qu’importe : un gentil dauphin qui sauve un gentil malade mental, c’est le succès garanti ! On sanglotera de bonheur dans les salles et on se pressera en foule pour des guérisons miraculeuses au 4 coins du globe.

L’Industrie de la Captivité sera massivement confortée dans sa légitimité, au moment même où le Tsar Poutine, sous l’œil de tous les médias, s’apprête à sacrer ce marché d’avenir : deux  orques fraîchement capturées  et un dauphin captif porteur de la flamme seront présents aux Jeux Olympiques de Sotchi.

belugas-en-attente-de-vente-russieLes bélugas russes sont également très appréciés

Il faudrait 10 000 Blackfish pour compenser la puissance de feu de cette multinationale en pleine expansion.  Et même … La logique de croissance économique infinie et de capitalisme sauvage qui anime le marché du dauphin captif écrase tout devant elle comme un bulldozer. Elle fait brâmer d’extase les médias, étouffe la voix des critiques et ne cessera de s’enrichir jusqu’au jour où  toutes les mers auront été vidées de leurs derniers cétacés libres.

dolphin-therapy-seawater-pool-marmarisMarmaris, Turquie

Alyaexpress News :
«Walt Disney a acheté les droits d’auteur pour le documentaire «Dolphin Boy», avec l’intention d’en faire un long métrage. Le film raconte l’histoire de Morad, un adolescent arabe israélien qui a perdu sa capacité à communiquer après avoir été attaqué par ses camarades de classe, où il réapprend à communiquer avec l’aide des dauphins à Eilat. Dolphin Boy « sera pour Disney, une première acquisition du géant de l’animation en Israël. Les Studios de Walt Disney ont l’intention de transformer l’histoire en un long métrage pour enfants qui montrera que les israéliens ne font aucune différence entre les peuples et aident tous les citoyens israéliens.
Le documentaire qui a été primé et réalisé par Dani Menkin, Yonatan Nir et Judith Manassen Ramon, qui ont travaillé pendant quatre ans, après avoir entendu l’histoire de Morad.
Le jeune garçon de 16 ans de la ville arabe de Qalansawe dans le centre d’Israël, avaient cessé de parler après avoir été attaqué par ses camarades. Compte tenu de son absence de progrès, les médecins ont placé Morad dans un établissement psychiatrique.
  Au lieu de cela, son père a vendu sa ferme de cheval et se dirigea vers Eilat avec Morad, après avoir entendu que des médecins avaient la possibilité de donner une thérapie par les dauphins.  Morad a fini par rester au Dolphin Reef d’Eilat pendant quatre ans, afin d’apprendre à communiquer d’abord avec les dauphins et retrouver ensuite sa capacité à communiquer avec les gens.
Les négociations sur les droits d’acquisition à « Dolphin Boy » ont duré plus d’un an, et des contrats ont été signés cette semaine, selon Hadas Schapira, qui s’occupe des relations publiques pour le film. Le scénario adapté pour « Dolphin Boy » sera écrit par Justin Zackham, en collaboration avec Menkin, Nir et Hansen Ramon. Nir et Menkin, qui ont co-écrit et réalisé le documentaire, ont dit qu’ils étaient «heureux et excité de faire partie du grand succès du cinéma israélien et de la télévision dans le domaine international".

On notera le fait amusant que l’image promotionnelle nous montre un éphèbe nageant avec des dauphins tachetés, une espèce absente au Dolfin Reef d’Eilat. Et que le slogan "Dolphin Boy, a true story about the healing power of nature" assimile les dauphins à la "Nature" alors qu’il s’agit d’êtres de "culture".

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A lire d’urgence

La delphinothérapie met votre enfant en danger

WDC : The case against dolphin assisted therapy

DAT explained by Lori marino

Dolphin-Assisted Therapy: More Flawed Data and More Flawed Conclusions
Authors: Marino, Lori; Lilienfeld, Scott O.

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Children are enrolled for 1year programme

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Morad – a teenager from an Arab village in the north of Israel disconnects himself from humans following a violent attack that he experienced. As a last resort before hospitalization in a Mental Institution, he is taken by his devoted father to be treated with Dolphins in Eilat. Morad starts speaking again after months of silence, but he erases his past and refuses to go home to his awaiting mother. This documentary about the devastating havoc that human violence can wreak upon the human soul, and about the healing powers of nature and of love, was filmed over the course of the past four years.

dolphins_podLaissez-les tranquilles !


Code animal : un autre regard sur les zoos

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L’association Code Animal vient de publier «Un autre regard sur les zoos ». Cet ouvrage, remarquablement illustré, s’adresse aux enfants de 10 ans et plus. Un outil indispensable en ces temps où les zoos sont devenues des entreprises, usant du marketing et de la complaisance des média pour bourrer le crâne de son public : les enfants.

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Sans les enfants, en effet, les zoos n’existeraient pas. Ce sont eux le cœur de cible. Il est bien rare de visiter un zoo entre adultes.  Les poussettes y font la loi.

Quand j’avais 7 ans, à la fin des années 50, le Zoo d’Anvers fonctionnait encore à l’ancienne.
On importait à tour de bras de nos colonies d’Afrique (Congo, Rwanda et Burundi) des quantités d’animaux sauvages qui avaient survécu aux chasseurs de trophée. Le lion se trouvait dans une cage circulaire au croisement des allées. Aucune ligne de fuite, aucun espace où se terrer. Il rugissait de peur et les gens s’extasiaient de sa «férocité».  Les éléphants vivaient sur un mouchoir de poche, une minuscule passerelle de pierre dépassant de leur enclos. Et c’était une pitié de voir le gorille solitaire frapper en hurlant la vitre de sa cage, vide et carrelée comme une salle de bain, sous les rires du public.

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Tel était le jardin zoologique en ce temps là, et nul ne parlait encore de conservation ou de bien-être animal.
Les animaux venaient, vivaient, mourraient à un rythme rapide, ils étaient fous à lier, malgré les efforts des gardiens pour leur rendre la vie moins pénible.

Et puis tout bascula. Les zoos avaient trop prélevé, les colons trop tué, les humains trop proliféré : nombre d’espèces sauvages étaient désormais en grave danger d’extinction. Face à l’opposition grandissante d’associations que les premiers écrits de Peter Singer inspiraient, les zoos décidèrent de se refaire d’urgence une beauté pour survivre. Et ils y réussirent en 1987.

De simple jardins de curiosité, ils se présentent aujourd’hui comme les sauveurs de la biodiversité et les bienfaiteurs des espèces menacées. Mais surtout, ces lieux de promenades sont devenus des entreprises, pourvoyeuses d’emplois et de bénéfices, engrangeant parfois des millions. La concurrence est rude. Rien qu’en France, s’affrontent déjà le Zoo de Doué la Fontaine, le Zoo de La Barben, le Zoo de La Flèche, le Zoo de La Palmyre, le Zoo des Sables d´Olonne, le Zoo de la Palmyre, le Parc Zoologique de Mulhouse, la Ménagerie du Jardin des Plantes, le Zoo de Pont-Scorff, Planète Sauvage, le Zoo-Parc de Beauval, l’Espace Zoologique de St-Martin la plaine, la Réserve Africaine de Sigean, le Parc des Oiseaux, le Parc Zoologique de Champrépus, Océanopolis, l’Aquarium du Grand Lyon, l’Aquarium La Rochelle, l’Océanium du Croisic, le Grand Aquarium de Saint-Malo, l’Aquarium de Vannes, le Marineland d´Antibes, et d’autres encore…

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Il s’agit dés lors d’aligner le plus grand nombre d’animaux exotiques possibles et les plus prestigieux, du panda au gorille en passant par la girafe. Il s’agit aussi d’affirmer que les animaux sont heureux puisqu’ils se reproduisent (à ce point même qu’il faut euthanasier les petits ou les expédier à l’autre bout du monde). On rivalise  également en enclos plus vastes et mieux aménagés, propres à satisfaire les « besoins biologiques de l’animal», mais pas de tous, car cela coûte cher.

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C’est ainsi que pour pallier l’irrésistible ascension de son rival wallon, le Parc Pairi Daiza, le Zoo d’Anvers a fait construire à Planckendael un enclos immense pour ses éléphants. Ceux-ci y tournent en rond, sans but et sans un regard pour les "jouets" sensés enrichir leur environnement. Quoiqu’on fasse, un zoo reste une prison, aussi dorée soit-elle.

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Il s’agit enfin de se faire connaître et de surpasser les concurrents par des attractions neuves. Aujourd’hui, le Zoo d’Amnéville prépare ses spectacles de tigres blancs dressés sous chapiteau et concocte un projet de delphinarium géant.
Toujours plus nombreux, toujours plus nouveau, toujours plus excitant, tel est la devise des zoos du XXIème siècle ! Ils inondent l’espace public de leurs publicités et vide le crâne de leurs adeptes avec une efficacité terrifante. Il n’est que de lire pour le comprendre les pages Facebook consternantes du Marineland d’Antibes ou du parc Pairi Daiza, peuplées d’enfants et d’ados incultes, avides de CONSOMMER !

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On comprend dans ce contexte toute l’importance de l’ouvrage «Un autre regard sur les zoos ». Destiné aux enfants de dix ans et plus, ce livre se lit avec vif intérêt même lorsqu’on est adulte. Car il démonte avec émotion les grands mensonges de l’empire des zoos et convainc au fil d’anecdotes, d’informations scientifiques précises et de superbes illustrations.

A cet égard, l’un des plus forts passages se trouve sans doute en page 92. Imaginez, lit-on, un peuple menacé. Les Jarawas, par exemple, une tribu au bord de l’extinction dans les Iles Andaman et menacés entre autres par les «safaris humains».

Si un zoo en prenait soin, il garderait quelques individus dans un enclos en béton agrémenté de décors peints paradisiaques, cocotiers, bord de mer. Devant l’enclos, un panneau pour le public sur lequel il serait dessiné une petite carte avec écrit en gras «Jarawa, peuple en danger».

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Et puis ? Je vous laisse découvrir la suite de cette histoire savoureuse, mais qui n’est que trop vraie. Et je vous engage aussi à offrir ce livre à vos enfants à l’occasion des prochaines fêtes ! Car c’est la génération qui nous suit qui décidera si oui ou non l’humanité continuera à enfermer des innocents au seul nom du profit.

cover-un-autre-regard-sur-les-zoosUN AUTRE REGARD SUR LES ZOOS
Un livre écrit sous la direction de Franck schrafstetter, président de Code Animal

Juste un regret : On ne  parle pas ici de dauphins ni d’orques. Bien que les delphinariums soient des cirques aquatiques, la loi européenne les classe dans la catégorie « zoos » et leur impose les même contraintes : conservation, recherches, éducation, encore plus mal respectées, si c’est possible. La situation très particulière des grands mammifères marins traités comme des poissons rouges dans des piscines d’eau chlorée vaut cependant à elle seule la rédaction d’un nouvel ouvrage !

orque-marineland-antibesUn dessin de Bebb

Lire aussi :

Zoos dans un monde en crise

Code animal : dossier zoos

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La Chasse à l’Arc en Wallonie

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INTERDITE MAIS TOUJOURS PRATIQUEE
La chasse à l’arc est interdite en Région Wallonne. Malgré une tentative du Ministre Benoît Lutgen
pour l’autoriser, cet état de fait a été re-confirmé en octobre 2005 par Mme Joelle Milquet
"Ces dernières semaines, vous avez été fort nombreux à m’interpeller au sujet de la question de la chasse à l’arc et son éventuelle introduction en Région wallonne. Vos réflexions ont retenu ma meilleure attention. Il est exact que, dans le cadre de la rédaction d’un projet d’arrêté relatif à la chasse (visant notamment à interdire le plomb dans les zones humides aux fins d’éviter la pollution de l’eau), le Ministre Lutgen a mis à l’étude la question de la chasse à l’arc, pratiquée notamment en France et au Danemark. Conscientisée par cette question, j’ai pu sereinement échanger avec le Ministre qui a parallèlement poursuivi diverses consultations sur le sujet. Nous sommes conjointement arrivés à la conclusion qu’il n’était ni opportun ni nécessaire de permettre l’apparition de ce mode de chasse en Région wallonne. La chasse à l’arc n’est donc nullement autorisée en Région wallonne et le projet de l’introduire s’est révélé inopportun dès le stade des premières consultations".

On saluera cette noble volonté d’interdire le plomb dans les zones humides, car il pollue beaucoup, en effet. Mais on se souviendra aussi  que l’idée de Benoît Lutgen a surtout été batue en brèche par le monde associatif.

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En revanche, il existe toujours une Fédération Wallonne des Chasseurs à l’Arc (FWCA) qui a pour vocation la formation de chasseurs à l’arc responsables.
Mais pour tirer sur QUI, si ce beau sport est interdit ?

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En France, au même titre que la chasse à courre ou le déterrage de blaireaux, la chasse à l’arc est autorisée. Il suffit donc à nos flécheurs wallons de franchir le Quiévrain ou de partir en Russie, en Roumanie ou en Afrique. Rien ne les empêche non plus de s’exercer sur des cibles en Belgique et l’on regrette d’ailleurs qu’ils ne s’en tiennent pas là, car l’art de l’arc est une sagesse quand il ne tue personne.

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Mais non ! Nos chasseurs belges ont le goût du terroir. Ils aimeraient tuer près de leur porte et plaident donc pour une modification du décret.

UNE FORME D’ART
Toute chasse est cruelle.
Même au fusil, aucun coup n’est garanti d’avance. On lira ainsi avec intérêt les informations que nous fournit ce site de la Région Wallonne :
"- Balle d’apophyse : l’animal se renverse, souvent sur le dos, reste immobilisé ou remue légèrement les pattes; il se relève au bout de quelques minutes  et fuit rapidement. Le chasseur tentera d’achever le gibier avant que celui-ci ne se relève; à défaut de pouvoir achever l’animal, il restera très vigilant.
- Balle de rein : l’animal s’effondre sur place, souvent de l’arrière-train, se relève et fuit lentement, le sanglier émet parfois des cris".

Il n’y a pas que la souffrance physique. Chaque animal est un individu unique, inséré dans un tissu social plus ou moins complexe. Un lion que l’on tue, une éléphante que l’on abat, un chevreuil ou un renard mort privent immanquablement d’autres individus de leur présence. Et ne parlons pas ici des parents abattus qui laissent derrière eux une famille en détresse.

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Le chagrin est une émotion que nous partageons avec les autres mammifères. Il faut relire à ce propos «Les émotions des animaux» de Marc Bekoff. En outre, des humains peuvent s’entretuer lors de ces parties de chasse et pire encore, des animaux familiers en sont souvent victimes.

A cet égard, la chasse à l’arc n’est guère différente des méthodes classiques. Elle fait moins de bruit mais surtout, elle donne au tueur l’illusion de retrouver ses racines de chasseur-cueilleur et rend plus difficle – et donc plus excitant – le plaisir de tuer.

«La chasse à l’arc, compte tenu de ses particularités de pratique, peut à la fois jouer un rôle complémentaire aux autres modes de chasse, apportant des solutions à des problèmes spécifiques dans le cadre de la gestion de la vie sauvage, ainsi que remplir des fonctions éducatives, récréatives, socio-économiques, esthétiques et même thérapeutiques.(…)
La chasse à l’arc est une activité offrant des expériences de vie très profondes, qui favorise et même nécessite le développement de ses connaissances des animaux chassés, de leurs habitudes, de leur biotope et de la nature en générale.
La chasse à l’arc a sa propre histoire. Son étude et sa pratique contribuent à la compréhension des traditions et du patrimoine culturel.
Sa pratique peut être vue comme une forme d’art et apporter des sensations profondément satisfaisantes permettant de se délasser et de s’écarter des éléments stressants et étouffants de la vie moderne. De plus, le tir à l’arc est aussi une activité sportive qui peut être pratiquée toute l’année et en famille ».

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SE VIDER DE SON SANG
Mais qu’en est-il des animaux ? Considèrent-ils eux aussi cette chasse comme une activité sportive, une forme d’art ?

«Il faut savoir que nous devons nous attendre à une agonie d’environ 30 à 45 minutes lorsque la flèche a atteint le cœur ou les poumons » nous explique Glenn Helgeland dans la revue «Fins and Feathers». « Une heure de traque ou plus seront nécessaires si l’animal a été touché au foie. Et il faudra compter huit à douze heures si la flèche a touché le ventre.
Dans le cas où ce ne serait que les muscles de l’arrière-train ou d’autres zones non-vitales qui aurait été touchés, il faudra immédiatement retrouver l’animal et l’achever à l’aide d’autres flèches pour maintenir les blessures ouvertes et faire en sorte que l’hémorragie soit mortelle.
Pour qu’un chasseur à l’arc puisse retrouver facilement le cerf commun qu’il a blessé (par exemple), la perte de sang devra être importante. Un cerf devrait idéalement se vider d’au moins 35 pour cent de son volume sanguin total pour que le chasseur puisse le récupérer rapidement."

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La chasse à l’arc est une pratique cruelle et inhumaine.
L’équipement primitif de l’archer blesse en effet bien plus qu’il ne tue, ceci dans une proportion d’environ 50%.
En d’autres termes, pour chaque cadavre d’animal traîné hors des bois en fin de chasse, un autre animal blessé est laissé dans la nature, où il finira par mourir d’hémorragie au bout de quelques jours ou bien encore rongé par les mouches et les bactéries, au terme d’insoutenables souffrances. Par définition même, le tir d’une flèche dans une cible vivante constitue une manière hasardeuse et méchante de tuer un animal.

QUESTION DE CHASSE
Non seulement la chasse est légale et considérée comme utile par tous les groupes politiques, Ecolo en tête, mais en plus, les animaux sauvages ne bénéficient même pas des dispositions de la loi sur la cruauté envers les animaux !
"La protection des animaux pendant l’abattage ou la mise à mort est régie par le règlement européen 1099/2009 sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort. Ledit règlement détermine les règles applicables à l’abattage ou la mise de mort d’animaux détenus pour la production de denrées alimentaires, de laine, de peau, de fourrure ou d’autres produits, ainsi qu’à la mise à mort d’animaux dans le cadre de la lutte contre les maladies animales. Il ne s’applique pas à la mise à mort d’animaux dans le cadre d’expériences scientifiques ou d’autres pratiques tels que la chasse ou la pêche, ou encore d’événements culturels ou sportifs".

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Il y a eu tout un débat européen à propos de la souffrance du gibier, qui fit quelques bulles en France mais nullement chez nous. C’est qu’il n’existe en fait AUCUN mouvement spécifiquement anti-chasse en Belgique à l’instar du RAC.
Seul Inter-Environnement Wallonie tient sur ce thème un discours fort, mais non-abolitionniste. La question est complexe et mérite que l’on s’y concentre. Il faut fournir des alternatives, prôner le retour du loup, du lynx et des petits prédateurs en Belgique pour faire le ménage dans les bois. Il faut évidemment cesser de relâcher des faisans, sangliers et autre « gibier », au détriment des riverains et de l’équilibre écologique. Il faut enfin rompre avec la vision fallacieuse de l’homme en tant que «régulateur» de la Nature. Elle se débrouille parfaitement bien toute seule, merci !

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A l’heure où partout dans le monde, on massacre les non-humains, dauphins et baleines au Japon, éléphants en Afrique ou chiens de rues en Roumanie, il était bon de rappeler que chaque année, en cette saison, un génocide a lieu sur nos champs et dans nos forêts. Et que ses victimes peuvent être abattues dans des conditions encore plus cruelles que celles dont "bénéficieraient" les animaux d’abattoir.

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Lire aussi :

http://www.dauphinlibre.be/arc.htm

http://www.dauphinlibre.be/chasse-et-traditions.htm

http://www.abolition-chasse.org/cruelle_chasse_arc.htm

http://www.lalibre.be/debats/ripostes/la-chasse-necessite-ecologique-ou-simple-divertissement-5258c5663570d36e85e38381

http://www.animalalliance.ca/wp-content/uploads/2011/07/2009-Bulletin-Cruelty-of-Bow-Hunting.pdf


Des orques capturées pour les Jeux Olympiques de Sotchi ?

sochi-mascot-dolphinSotchi, vitrine et laboratoire de la Russie de Poutine

orque-russe-narniaNarnia

5/2/2014
Aucune orque ne sera exhibée aux Jeux olympiques de Sotchi. En outre, aucun dauphin ne portera le flambeau olympique, comme cela avait été proposé précédemment par la région.
Ces deux informations ont été confirmées par le président du Comité olympique de Sotchi. Il existait bel et bien un plan pour envoyer des orques à Sotchi (mais pas nécessairement pour les Jeux olympiques) au début du mois de décembre, mais celui-ci a été postposé.
Le Delphinarium de Sotchi est directement impliqué dans la capture de 7 orques en Mer d’Okhotsk en 2013, dont il entendait bien prendre livraison.
Pour l’instant, au moins 2 orques, y compris Narnia, restent dans de petits enclos à Moscou tandis que d’autres ont été expédiées en Chine. Aucune d’entre elles ne se produit pour le moment en spectacle ni en Russie, ni en Chine et l’on suppose que les dresseurs sont en train de « former » ces orques capturées l’an dernier en pleine mer.
La photo montre Narnia en captivité à Nakhodka, près de Vladivostok, avant d’être déplacée à Moscou en Décembre.

https://www.facebook.com/erich.hoyt

Notons aussi que 2 dauphins du delphnarium de Sotchi proviennent de la baie de Taiji, via la Crimée. 

orques-russes-delphinarium-gonflableLe "bassin provisoire" des orques à Moscou

Novembre 2013

«Nous venons d’apprendre que 2 des orques actuellement détenues près de Vladivostok seront bientôt envoyées par avion à travers la Russie jusqu’au delphinarium de Sotchi. Cette ville est extrêmement active, ces jours-ci, du fait de la préparation des Jeux Olympiques d’hiver du 7 au 23 février, 2014".
Les orques arriveeront le 30 novembre à 8 heures du matin.

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Les ravisseurs de cétacés ont l’intention de s’enrichir pendant ces Jeux en exhibant des orques. Ce seront d’ailleurs les premiers épaulards jamais montrés au public russe, mais sûrement pas les derniers.
Un triste jour pour la Russie, une triste image pour les Jeux olympiques et une  situation encore plus triste pour ces deux orques qui vont devoir traverser pas moins de 7 fuseaux horaires durant leur vol de 7.427 km, avant de passer ce qu’il leur reste de leur pauvre vie en captivité.
Infos Erich Hoyt 

Le Sotchi Aquarium a récemment fait capturer une orque  pour son futur «Primorsky Aquarium» à Russky Island, Vladivostok

Rappelons qu’à défaut d’orques – pas encore assez bien dressées – ce sera un dauphin du Sea Star Dolphinarium de Sotchi, au bord de la Mer Noire, qui prendra le relais de la flamme olympique 3 jours avant la cérémonie d’ouverture, le 4 février prochain.
Lyudmila Chernova, une responsable de la région de Krasnodar a expliqué qu’un dresseur tiendra la nageoire du dauphin d’une main tandis qu’il brandira la torche de l’autre. L’homme et la "bête" feront ensemble le tour de la petite piscine, consacrant à la fois l’esprit olympique et le ferme attachement de la Russie à l’Industrie dela Captivité.

Le cétacé sera choisi parmi les dauphins du Sea Star, un delphinarium ouvert en 2005 et qui enferme Mona, Lada et Basya, ainsique 2 belugas.  Ces 3 dauphins  ont été capturés en Mer Noire pour les besoins du "parc marin". Ils étaient encore 4 , il y a peu, mais Cleopatra et/ou Omega semble avoir disparue, morte ou bien déplacée.

La Russie s’ilustre en effet par le traitement sommaire qu’elle impose à ses dauphins captifs, souvent mal traités ou expédiés dans de vastes tournées de « cirques aquatiques».  L’un d’eux, Stepan, est actuellement en route vers le Pakistan.
Aucune reproduction en bassin n’est jamais tentée, les dauphins étant librement disponibles en Mer Noire et les bélugas en Mer Blanche. Les orques, quant  à elles, proviennent de l’extrême Est de la Russie,  dans la région du Kamchatka.

sochi1Dauphin et béluga capturés au delpinarium de Sochi

La mascotte choisie pour ces jeux olympiques d’hiver est d’ailleurs un dauphin rigolo monté sur skis. Le symbole même des delphinariums, qui anthropomorphise les cétacés captifs.
Au-delà de la répression féroce dont sont victimes les homosexuels et les militants écologistes, pour ne citer que les plus connus, il serait temps que le monde condamne également le choix de Poutine de s’enrichir en capturant, vendant, louant ou exhibant des dauphins, orques et bélugas capturés dans les eaux russes.

Tout athlète digne de ce nom se doit dès lors de refuser de participer à ces jeux olympiques où presteront sans doute nos 2 orques et un dauphin esclave, comme d’autres auraient du boycotter les Jeux Olympiques de Berlin en 1936.

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Lire aussi :

Sochi Olympic games (Digital Journal)

Russian Orcas

Narnia et les orques russes

Nouvelles captures d’orques russes

Les cétacés de Moscou

Dauphins et béluga captif au Pakistan

RUSSIA-DOLPHINS-MEDICINEBeluga capturé au Delphinarium de Sotchi

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Narnia

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Aujourd’hui, quoiqu’en disent les delphinariums européens, la capture, c’est la norme. 
Bien plus de pays la pratiquent que ceux qui prétendent élever des cétacés domestiques en vase clos.
Mais tous travaillent pour le même but : l’argent.


Dawn Brancheau’s death : my SeaWorld Experience

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Tilly grabs Dawn (The Orca Project)

Wednesday, June 2, 2010 at 1:16pm
As a visitor and witness to the tragic events at SeaWorld on February 24, 2010, I think it is sad to consider that Dawn Brancheaus’ death may go down in history as an accident. An accident is an unforeseen event or circumstance. Given past history and my experiences of that day, I believe the word "accidental" misrepresents this tragedy. Although the recent legal conclusion of the Orange County Sheriffs’ Office deems her death an "accident", SeaWorld has shown its’ negligence in its failures to heed the warning signs to prevent this tragedy. Since OSHA warned "it’s not a matter of if, but when the next attack occurs", SeaWorld, the Blackstone Group and their supporters will have to live with the consequences of this and any subsequent attacks should they continue the unnatural captivity, display and human interaction with Orcas. My guess is they will not care and will fight to continue exploiting these intelligent, social animals so long as profits offset the grief… just as it did this time. But I sense the tide is turning and the end is near for greedy owners and representatives of this exploitative entertainment industry.

I was at the park that day and attended the "Believe" killer whale show just minutes prior to the attack on Mrs. Brancheau and witnessed the unusual and aggressive behavior the whales were exhibiting which ultimately led to the show being cancelled. Shortly after, I grew increasingly concerned that SeaWorld had not been truthful and had not provided the Orange County Sheriffs Office, other investigators or the public with an accurate account of the days’ events. Additionally, it does not appear that OCSO sought clarification or testimony of independent witnesses (although they did include my correspondence to them as part of their final report issued 04-28-2010). I understand that they, like me, are not "whale experts" and it may have been beyond the scope of their investigation. However, it became apparent to me that SeaWorld was misrepresenting or failing to disclose the facts of that day and did not offer any information to investigators regarding the problems that were evident with the whales just prior to the Dining with Shamu event in which Dawn was killed. SeaWorld representatives were misleading and outspoken in stating that there were no indications of any problems prior to the attack. As a witness to these events, I take offense to SeaWorlds’ statements and take exception to the accounts of that day.

A synopsis of my experience follows:

30 minutes prior to Dawn Brancheaus’ violent death I attended the "Believe" Killer Whale show at Shamu Stadium with some family members. During this performance the whales did not behave as anticipated.

Toward the end of the show, a second whale entered the performance pool during the "splash" segment and the two whales set-off at a high rate of speed, chasing each other aggressively, nearly smashing into the wall at the far end of the pool while staff manually operated the pool’s gates trying to bring the whales under control and separate the offenders. Guests were asked to stay away from the glass walls surrounding the pool due to these aggressive actions. Giving it little thought at the time we awaited patiently for the show to get back underway.

During this unscheduled intermission, a female trainer spoke to the crowd and explained that, like feuding siblings, the whales were misbehaving and the trainers were just going to "ignore" the whales’ behavior until they settle down, laughingly indicating that they were more interested in "splashing" each other instead of the crowd.

After a 10 minute "cool down" period, and with the whales now separated, an attempt was made to resume the "splash" portion of the performance, but to no avail. It was clear that the whales were agitated, uncooperative and focused on things other than performing. As the whale continued its’ disobedience and refused to follow commands the show was cancelled abruptly. Disappointed, we left Shamu Stadium following the failed performance. Regardless of the whales obvious defiance, the next show went on and approximately 30 minutes later Mrs. Brancheaus life was ended violently by SeaWorlds’ star performer Tilikum as we stood a mere 50 feet from the pool located behind the Dining with Shamu building.

dine-with-shamuNot a glance to the orca…

As the days pressed on I became increasingly dismayed over the initial reports that filtered in, first that a trainer had slipped and fell into the water and drowned, which just made no sense given the information we heard from witnesses that day.
Then we were subjected to reports in the media by SeaWorld staff that there was no indication that the Killer Whales were behaving abnormally prior to Mrs. Brancheau’s tragic death. While I knew this may be true of the few minutes immediately preceding the attack, problems with the killer whales’ behavior were evident during the Believe show a mere 30 minutes prior. And, in hindsight, there appeared to be a problem with one of the gates that separate the main performance pool and the series of backstage pools as all other operations appeared automated. Was it possible that the second whale that entered the main pool was not supposed to be in there? Could this have led to the distraction and agitation of the other whale? I felt it was worth reporting.

Upset by the apparent "oversight", I contacted SeaWorld with a brief description of what I had witnessed and asked that the information be forwarded to interested parties. The response that I received from them did not indicate that this information would be passed along, nor did they inquire further of my observations… which I found odd, but not unexpected, from what I now view as a for-profit organization who says they are conducting a full investigation of themselves.

I of course went ahead and notified investigating parties myself. After filing a complaint with OSHA, I spoke with investigator Lara Padgett, who had already met with SeaWorld concerning this tragedy. She was not told of these earlier problems until I spoke with her. She and I were not surprised, having indicated that SeaWorld has not been very forthcoming with information.
I was becoming increasingly leery of SeaWorlds’ motives and it was becoming abundantly clear that they were more interested in protecting themselves through mistruths than shedding light on the tragedy. I couldn’t help but feel that SeaWorld’s utter discontent for human life and the lives of their captive performers was evidenced by continuing to blame Dawn for the attack rather than taking responsibility for their own shortcomings of placing profit above safety.

I was the first to admit that I was unsure what role, if any, the earlier whale behavior may or may not have had leading to this tragedy. I also did not know if or how Tilikum might have been affected by these events. Nor did I know for sure whether the perceived problem with the gate had any relevance. Perhaps two whales got together that weren’t suppose to be together. Perhaps there were social problems in the pod that day. Maybe the whales never did quite "settle down" and were giving the warning sign "just don’t mess with me today". Maybe it was the underlying profit-driven pressure that "the show must go on". Or, it could have been nothing of the sort. I did not know. I am not a whale expert nor claim to be proficient in whale behavior; however, I now know that this strange disobedient behavior can precede attacks. This is a fact that SeaWorld is well aware of and they have attempted to deceive the public and investigators by failing to disclose the unusual behaviors exhibited that day.

Although several other witnesses did come forward in news reports immediately after the attack, it appears that I have been the only witness to the earlier aggressive whale behavior who has chosen to report my observations to investigators and follow through with debunking SeaWorlds’ erroneous reports. So it has been an uphill battle. But it has been a battle I intend to keep fighting because I am infuriated with SeaWorlds behavior. In my initial correspondence to SeaWorld, I also provided my ticket number for verification… easy enough for them to conclude that I was legitimate. They however chose to ignore my observations and I’m sure they hoped I would just go away and leave the investigation up to them.

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They were wrong. In their efforts to squelch the truth, any and all information I later posted on their website, blogs and/or SeaWorld Fan FaceBook page were quickly removed. They also successfully had my FaceBook page shutdown for several days while FaceBook investigated my content and postings. Although my FaceBook account was reactivated, I am blocked from any further postings at SeaWorld… no surprise there.

I am also well aware that they (SeaWorld and its’ fans) have been monitoring my FaceBook account from the moment of it’s inception, awaiting any new information in order to make anything I post "fit" their version of events, so I have been careful in posting only the information I feel they need to know or see at this point. It will be interesting to see how their version of their "internal" investigation is portrayed.

As of May15, 2010, aside from OSHA, no other investigative parties have followed through with my reports and observations. Although the Orange County Sheriff’s Office included my written statements in their final investigative report, they never contacted me prior to completion of their investigation to request any additional information, clarification of my observations and/or photos or videos I took that day. This seems to be indicative of the Sheriff’s Office investigation. They chose not to investigate or interview other independent witnesses such as the Connell family from NH, present at the initial attack and videotaped the moments preceding the attack at the Dining with Shamu event.

Instead, the OCSO chose to rely on SeaWorld employee testimony as the basis for the investigation and its’ conclusions. I also sent correspondence detailing my observations to the USDA’s Animal & Plant Health Inspection Service, NOAA, Florida Fish and Wildlife Conservation Commission and House Subcommittee on Insular Affairs and Wildlife.

Kathleen Hampton, Office of Executive Director, Florida Fish and Wildlife Conservation Commission did respond via email on March 2, 2010 and indicated that "FWC was involved with regard to the issue of captive wildlife on the day of incident. However, FWC is no longer involved" and she gave me contact information for the agencies coordinating the ongoing investigations.

Essentially I never heard anything back from the USDA (APHIS), NOAA or any members of Congress. Regardless of the "investigators" lack of interest in my observations, I have spoken with many experts, and non-experts, that feel that these prior behaviors are compelling and more so that SeaWorld has attempted to conceal these facts from public scrutiny and investigators.

I for one intend to keep pressure on SeaWorld, the public and all investigative bodies until SeaWorld’s lies and unscrupulous practices are revealed and changes are brought about. History should have guided them and the warning signs should not have been ignored. Either way the truth needs to be known and actions taken to prevent further tragedies for "trainers" and marine mammals alike. This will only happen if the full truth is told, all the facts reviewed and the captivity and exploitation ceases.

Until recently, I was not associated with any organization or activist group, nor did I have any desire to. But since that tragic day, I have found that there are so many wonderful people that have been actively involved in exposing the exploitation and captivity of marine mammals long before this event occurred. While my observations pale in comparison to those unfortunate enough to hopelessly witness the initial brutal attack, SeaWorld has shown from the very start that they are not interested in the facts, or the truth, and their only true concern is to protect profits. It has been my intention to expose these truths and share my experiences with the public and investigators and I will continue to post updates on my FaceBook profile and share new information as warranted.

By chance, that February day was my first visit to SeaWorld and I have been deeply affected by what I witnessed and the publicity and misinformation that followed. Prior to this date I had never formed an opinion of SeaWorld or the captivity and "display" of Orcas. Previously aware of SeaWorld’s rescue and conservation efforts, I am now saddened and outraged at what appears to be a primarily profit-driven entertainment industry which operates under the guise of an educational institution.
My first visit to SeaWorld was indeed an educational experience; unfortunately it has not been the experience I anticipated and one which I hope no one else will have to experience in the future.

In my rapid education on this issue over the past few months it has become abundantly clear that the exploitation of these magnificent animals must end. Thank you to all who are working toward that goal.

Sincerely,
John Kielty (posted on Facebook)

Read also :
Pony Theory

Stress of captivity


Béluga, otarie et dauphin rose au Pakistan

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Janvier 2014
Le Pakistan exhibe un dauphin rose à bosse de l’Indo-Pacifique, protégé par l’Annexe 1 et 2 de la CITES.

«Les trois mammifères marins ont fait la route jusqu’à Karachi, en suivant les oiseaux migrateurs qui se déplacent vers le sud durant les mois d’hiver .

Le dauphin Boris, le béluga Stephen et l’otarie Memo ont spécialement été amené pour les premiers shows de ce genre au Pakistan. Le dauphin saute dans son cerceau, le béluga chante en choeur et le lion de mer donne une excellente performance depuis que le spectacle a commencé début janvier au Musée maritime de Karachi. Les performances durent près d’une heure".

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Les organisateurs ont affirmé qu’un tel spectacle n’a jamais eu lieu au Sri Lanka, au Bangladesh ou en Inde (ce qui est faux, puisqu’il y eut  un delphinarium à Chennaï). Leur seule motivation serait non pas le profit, mais la volonté d’apporter aux gens qui ne peuvent pas se permettre de visiter d’autres pays, un spectacle de qualité internationale.

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«Ces shows visent également à sensibiliser le public à la nature amicale de ces espèce», a déclaré Ali , l’un des organisateurs, lors d’une émission spéciale de démonstration organisée pour les médias le samedi.
Les trois animaux  sont si bien dressés qu’ils ne comprennent que les «indications» de leurs maîtres – Fauad Sharif , qui traite avec Boris le dauphin à bosse de l’Indo-pacifique venu de Barhein et Memo le lion de mer  d’origine inconnue, tandis que Inga Strekach s’occupe de Stephen le béluga venu de Rostov. Les trois mammifères marins ont travaillé deux fois par jour avec Sharif et Strekach afin qu’ils puissent s’adapter à leur nouvel environnement.

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Les animaux resteront au Pakistan pour une bonne partie de cette année – en fonction de la réponse du public et des bénéfices réalisés. Après Karachi , les trois « stars » sont censés faire une apparition à Lahore et à Islamabad.
Trois spectacles sont prévus : un le matin entre 10 et 11 heures pour les étudiants et les personnes handicapées, et  deux spectacles en soirée pour le grand public . Un stade spécial d’une capacité de 2000 personnes et une grande piscine a été construite spécialement à cet effet.

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Stephen le beluga vient du Rostov Aquarium en Russie. Il a été capturé soit en Mer Blanche soit en Mer d’Okhotsk.
Boris est un dauphin à bosse de l’Indo-pacifique (Sousa plumbea) et a sans doute été capturé près de la côte du Pakistan avant d’arriver à Barhein et d’être vendu aux Russes. Cette espèce de dauphin est considéré comme en très grave danger d’extinction et se trouve protégé à ce titre par l’Annexe 1 et 2 de la CITES, qui en interdit toute capture et tout usage commercial.

Bonne nouvelle : ce n’est pas la grosse foule. Il faut dire que les dauphins roses ne sont pas très sexy et ne ressemblent guère au Flipper attendu. On ppeut d’ailleurs s’e étoner, car ce ne sontpas les dauphins de la Mer noire qui manquent dans les geôles de Poutine. Le Tursiops attendu est-il mort en route ? Mystère !
En outre, le spectacle est d’une tristesse affligeante. Les pakistanais ont du coeur : ils boudent cette exhibition atroce et illégale !

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PARAS

Sources : 

http://tribune.com.pk/story/654950/first-time-in-the-country-after-birds-russian-marine-animals-make-way-to-karachi/

http://tribune.com.pk/multimedia/slideshows/655092/

Décembre 2003
Malgré les préoccupations des experts quant aux spectacles de mammifères marins, une baleine blanche de 3m de long vient d’arriver au Pakistan en provenance de Moscou. L’animal est actuellement gardé au  Musée maritime, où les spectacles de dauphins sont prévus au début du mois prochain.
Ce mammifère marin âgé de 10 ans est un Delphinapterus leucas. Il est souvent appelé le béluga (ce qui signifie « blanc » en russe) mais aussi le canari des mers en raison de ses pépiements aigus. Son espèce est considérée comme «vulnérable» et confrontée à un risque élevé d’extinction par la liste rouge de l’UICN/World Conservation.

«Ce sera la première fois qu’un spectacle de dauphins se tiendra dans cette partie du monde. Un expert étranger en ingénierie de l’eau nous a aidé pendant 7 mois à préparer des conditions de  vie correctes pour accueillir nos cétacés", a déclaré Syed Azfar Abbas, représentant le « Dolphin Show Karachi international». Le spectacle aurait été organisé en collaboration avec une entreprise basée à Dubaï.

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Le béluga d’une tonne et demi a été transporté dans un avion aménagé où il est resté dans un grand récipient pendant son vol d’une durée de 8 heures. Une piscine a été spécialement conçue pour accueillir les animaux, d’environ 85 mètres de long, 50 mètres de large et d’une profondeur de 15 mètres. L’eau de la piscine est filtrée en permanence.

Une visite des installations a montré que le cétacé était pris en charge par 3 experts, un entraîneur, un vétérinaire et un spécialiste en ingénierie de l’eau. Ce dernier est chargé de garder l’état de la piscine sous contrôle. L’adorable  béluga porte une blessure sur son rostre et fait beaucoup de bruits quand son dresseur l’appelle.

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"La piscine contient de l’eau du robinet, qu’on a transformée en eau de mer en y ajoutant divers produits chimiques. Sa température est réglée en fonction des besoins des mammifères marins», ajoute Syed Azfar Abbas, précisant que quelque 10 millions de roupies ont été consacrés à la construction de l’ensemble de la structure, comprenant des sièges pour 2.500 à 3.000 personnes.

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«Nous le nommons Stephen », explique Inga Strekach, dresseuse ukrainienne depuis 20 ans. « Vous n’avez pas à avoir peur de cet animal, il est extrêmement sympathique. On le nourrit de sardines et de thon".

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Aux experts marins, qui estiment que ces spectacles violent le droit des animaux à ne pas vivre dans des conditions anormales,  la dresseuse rétorque : «Ce béluga n’est pas né dans la nature, mais bien en captivité (?). Nous avons déjà organisé ce genre de spectacles dans de nombreux pays ". (FAUX : Stephen ou Stepan a été capturé)

On s’attend également à l’arrivée prochaine d’un dauphin et d’un lion de mer, en provenance de Bahreïn ou de la Russie.
Le spectacle débutera le 1er décembre et se poursuivra pendant les 45 prochains jours. 3 spectacles de 40 minutes auront lieu tous les jours, y compris le show du matin exclusivement réservé aux écoliers.
Alors qu’un bureau de réservations va commencer à travailler la semaine prochaine, les achats de billets en ligne ont déjà commencé.

show-buildinghttp://www.youtube.com/watch?v=aPl2I6WM3Fg

Pendant ce temps, les experts travaillant pour la conservation de la nature ont exhorté le gouvernement et ses agences à ne pas autoriser les spectacles de dauphin. Ceux-ci ne seraient bénéfiques ni pour les animaux, ni pour l’éducation du public. De tels animaux ne peuvent être en effet  appréciés qu’à l’état sauvage.

"Nous recommandons vivement au gouvernement et aux services publics concernés de reconsidérer cette initiative et d’examiner la question en détail. Le public dispose de suffisamment de possibilités d’aller voir des dauphins sauvages le long des côtes du Pakistan, particulièrement à Karachi. Ils peuvent être observés sans trop d’effort ni de dépenses. L’expérience est beaucoup plus gratifiante», a déclaré le WWF dans un communiqué.

Dr Mauvis Gore, représentant le Marine Conservation International, un partenariat mondial formé par des scientifiques marins,  a déclaré que les cirques avec animaux ont été progressivement supprimés dans le monde, car les conditions de bien-être animal y étaient souvent atroces. Subir le stress des déplacements, stagner dans des enclos exigus, se produire dans un petit stade plein de bruit, ce ne sont pas là des conditions de vie raisonnables pour ces animaux.

russie-beluga-transfertBélugas russes récemment amenés à Moscou

"Ces shows donnent aussi au public l’impression que ces animaux ne sont là pour faire rire le public et pour obéir. Ainsi, plutôt que d’enseigner aux gens à respecter ces mammifères marins comme des animaux sauvages, on les place dans un bocal à poissons rouges et on les traite comme des jouets ! »

"Le Pakistan est informé sur sa faune marine d’une manière telle qu’il faudra peut-être des générations pour la rééduquer», a précisé par courriel le Dr Mauvis Gore, lorsqu’on lui a demandé de commenter les spectacles de dauphins en cours.

D’après un article du DAWN

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Jeff Venter picture

Danger pour les dauphins  ?
Le responsable du Talent Broker Internationals’et dit désolé que le show ait du attendre deux ans à cause de l’insécurité qui règne dans le pays.  Même les Russes hésitaient à venir s’y produire avec leurs dauphins. La siuation est-elle devenue meileure ?
On peut en douter.

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Petition

http://www.change.org/petitions/honorable-prime-minister-of-pakistan-stop-the-whale-show-in-karachi

Animals do not have a voice. You can make a difference by speaking up for them.
DAWN takes letters at letters@dawn.com

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You can also send in letters to other publications:
The News
news.post@thenews.com.pk
Daily Times
letters@dailytimes.com.pk
Express Tribune
letters@tribune.com.pk

Facebook : No Dolphin Show in Pakistan

PARAS

PAWS PAKISTAN
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Lire aussi :

Russie et captures

Bélugas libres et captifs

Les dauphins de Moscou

Show de dauphins au Pakistan

En anglais :

http://dawn.com/news/1054841/dolphin-arrives-from-moscow-for-shows-next-month

http://videos.thenews.com.pk/VideoGallery.aspx?ID=15176

Dauphins libres au Pakistan

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Orque Morgan : 3ième procès

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23 avril 2014 : le verdict

Le Conseil d’Etat a déclaré dans un communiqué publié ce mercredi que le transfert de Morgan vers Loro Parque était correct car il n’y avait pas d’alternative.
«Le retour de cette orque dans l’océan, tel que proposé par les groupes de protection des animaux dans un plan de libération, n’a pas été considéré comme une "solution alternative satisfaisante", car la tribu d’origne de Morgan n’a pas été trouvée (faux) et qu’elle appartient à une population dont la structure sociale est très complexe », a estimé le tribunal néerlandais.

Les défenseurs de Morgan ont beau affirmer, preuves à l’appui, que l’orque n’est pas correctement soigné en Espagne et se voit constamment attaqué par les autres orques, le Conseil d’Etat n’en a cure. Cela ne fait pas partie de ses compétences. Le verdict délivré aujourd’hui ne portait que sur la validité de la licence d’exportation accordée par Bleeker à l’époque. "L’état de santé de Morgan à l’heure actuelle n’était pas l’objet de la procédure judiciaire" a précisé la Cour.

La vérité, cest que les Pays Bas sont à la botte des USA et que libérer Morgan, ce serait mettre SeaWorld en difficulté en ouvrant la voie à une campagne de libération massive dont les Industriels de l’esclavage cétacéen ne veulent pas.

Depuis sa fondation dans les années 60, le delphinarium de Hardewijk a toujours été le comparse privilégié de SeaWorld en Europe. Ensemble, ils ont capturé les premières orques islandaises dont certaines – comme Freya, Tanouk ou Sharkane – ont directement été livrées au Marineland d’Antibes. Ce à quoi nous assisotns ici, c’est à un déni de justice grave, obtenu sous la double pression de la diplomatie et de la recherche du profit. Le gouvernement des Pays-bas se couvre de honte, mais les amis de Morgan ne baisseront pas les bras.

Morgan sera le symbole même de notre juste combat.

http://www.dutchnews.nl/news/archives/2014/04/export_licence_for_morgan_the.php

http://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/11/16/orque-morgan-3ieme-proces/

http://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/03/28/seaworld-japon-europe-petits-crimes-entre-amis/

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Le 3 décembre 2013, le cas de l’orque Morgan fera l’objet d’une 3ième procédure judiciaire devant un tribunal à la Haye. Lors du deuxième procès, le 12 décembre  dernier,  le verdict des juges de la Cour d’Amsterdam avait jeté la consternation : «La licence d’exportation accordée pour Morgan l’a été à raison, afin de contribuer à l’éducation du public ». Le tribunal ajoutait qu’il n’y avait aucune raison de penser que la santé de la jeune orque soit en danger dans ce parc d’attractions.


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Les photos prises par le Dr Visser ce 17 Novembre 2013 montrent pourtant que Morgan n’a pas cessé de souffrir depuis lors, malgré les "bons soins" de Loro Parque. Ses dents de devant sont usées jusqu’à la gencive. Les autres sont réduites d’un tiers, sans parler d’un dent brisée. La photo ne montre pas une dent de ??la mâchoire droite, usée jusqu’à la pulpe et qui peut très bien avoir été percée à la vrille. Cette opération est pratiquée lorsqu’une dent s’infecte et qu’elle risque d’entraîner une septicémie puis la mort. L’image montre clairement le préjudice extrême que Morgan s’est infligée à elle-même en se heurtant sans cesse contre les parois du bassin. C’est ce qu’on appelle des «dommages de tissu hypertrophique», qui provoquent souvent des démangeaisons et de vives douleurs. En outre, Morgan s’est cogné la tête contre les murs si souvent qu’elle a ouvert la peau et exposé la chair à vif.  Pourtant, le propriétaire de Loro Parque continue à prétendre que Morgan "se porte bien et qu’elle est en parfaite santé». Il affirme également que le Dr Visser manipule les données. A vous de juger…

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Rappel des faits :
Le 23 juin 2010, on découvrit Morgan qui errait seule le long des côtes de la mer des Wadden, au nord-ouest des Pays-Bas. Elle fi retirée de l’eau et emmenée au delphinarium de Harderwijk par l’équipe « SOS Dolfjin »  attachée au parc marin, afin d’y recevoir des soins.
« Morgan était très faible et très amaigrie. Aussi avons-nous pris la décision, en concertation avec le Ministère de l’Environnement, de la capturer puis de l’emmener au Harderwijck Dolfinarium pour lui rendre des forces», avait déclaré à l’époque M. Bert van Plateringen, porte-parole du parc marin hollandais.
Il avait été convenu– comme l’exige les lois européennes – que cette orque resterait dans un bassin du delphinarium jusqu’à ce qu’elle soit en état d’être remise en liberté et de subvenir elle-même à ses besoins.

orque-Morgan-delphinarium-HarderwijkMorgan en Hollande

Rien de plus facile que de la rendre à ses parents. On sait d’où vient Morgan : sa famille fait partie du Pod P. Un plan précis de réhabilitation a donc été proposé, parfaitement fiable et destiné à réussir.
Pourtant, le 29 novembre 2011, avec l’accord du ministre de l’environnement, M. Henk Bleker et celui de la CITES, la jeune orque a été expédiée vers le zoo de  Loro Parque à Tenerife, dans les îles Canaries.
Elle doit y partager désormais la vie confinée et violente de 5 orques à demi-folles, parmi lesquelles le mâle Keto qui tua son dresseur. Ces orques, nés captives aux USA, sont louées par SeaWorld au parc espagnol. De ce fait, si jamais Morgan tombe enceinte malgré son jeune âge – et les employés de Loro Parque s’y emploient -, ses enfants appartiendraient à Sea World et y seraient envoyés. Un tel apport de gènes frais devient une nécessité pour des parcs marins qui jonglent avec la consanguinité. 2 rédisentes de Loro Parque , Koahan a et Skina, sont nées par insémination artificielle de la semence de Tilikum.

Le Dolfinarium de Hardewijk, gravement soupçonné d’avoir conclu des accords illégaux avec SeaWorld, appartient pour sa part au groupe français « la Compagnie des Alpes ». Ce holding possède également le Parc Astérix, Planète Sauvage, Walibi et le Zoo de Bellewaerde en Belgique.

CMJN de base

Quels sont les enjeux de ce nouveau procès ?

- Morgan est arrivée au Loro Parque à la suite d’une évaluation réalisée par les responsables néerlandais de la CITES.
Avons-nous la copie officielle de cet avis ?

En fait, Morgan a été envoyée à Loro Parque sur recommandation du vétérinaire Niels van Elk, du Dolfinarium de Harderwijk. La CITES n’a rien à voir avec cette décision, sauf que c’est elle qui a délivré ce permis malgré de nombreuses protestations. Sur ses formulaires de plainte, la CITES a répondu qu’elle était satisfaite de l’intégrité des deux delphinariums (espagnol et néerlandais).

Loro Parque est un zoo et il existe des règles spécifiques pour les zoos, que Loro Parque doit suivre. La CITES ont apparemment déduit que Loro Parque était un bon zoo et donc un bon endroit pour Morgan. La Fondation Free Morgan essaie d’obtenir des conseils juridiques sur la façon de contester cette situation.

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Niels Van Elcke, nécropsiste

- Savons-nous à qui appartient Morgan?

Il s’agit d’un élément-clé de cette affaire. Au regard des réglementations européennes, Morgan ne peut être vendue, ni échangée ni utilisée à des fins commerciales. Pourtant, dès le 19 Juillet 2011, le journal Orlando Sentinel annonçait déjà : «SeaWorld Parks & Entertainment est tenté d’acquérir un jeune épaulard femelle secouru l’an dernier au large des Pays-Bas".  L’article soulignait : «SeaWorld ne dit pas s’il versera une compensation – financière ou sous forme d’autres animaux – au delphinarium hollandais en échange de Morgan". Enfin, le 29 Novembre 2011, le journal titrait carrément : "L’orque sauvée aux Pays Bas fait désormais partie de la collection de l’entreprise SeaWorld ".

En outre, les documents déposés par SeaWorld lors de la vente publique de ses actions (en particulier la correspondance du 27 Février 2013, du 25 Mars 2013, du 4 Avril 2013 et du 8 Avril 2013, en même temps que le Formulaire S-1 amendé 3 fois) établissent que SeaWorld s’estime propriétaire de Morgan.
SeaWorld «loue» donc Morgan à Loro Parque. Loro Parque paye SeaWorld pour avoir le privilège de garder Morgan dans ses bassins et d’y faire exécuter des shows.

morgan-loro-parque-12-05Morgan à Loro Parque

Avant même que la CITES accorde son permis de transfert de l’orque des Pays Bas à l’Espagne, en date du 27 Juillet 2011, le Dolfinarium de Harderwijk et SeaWorld avaient déjà entamé des discussions au sujet de la vente de Morgan. Il s’agit là d’une transaction commerciale illicite, qui remet en cause l’objectivité du delphinarium hollandais et son prétendu souci du bien-être de l’orque. Envisageait-il sérieusement de placer Morgan dans un enclos marin afin de la remettre au large ensuite et de la rendre à son pod ? On peut en douter.

Comment a-t-on pu en arriver là ? Comment SeaWorld a-t-il pu devenir ainsi le propriétaire légal de Morgan ? Comment le Dolfinarium de Hardewijk a-t-il pu demander puis  obtenir un permis CITES du gouvernement néerlandais pour le transfert de l’orque  à Loro Parque, sans révéler que SeaWorld l’avait déjà achetée ?
Ces questions seront au cœur du prochain débat judiciaire.

- Savons-nous si Morgan est vraiment sourde comme on le prétend ? Où sont les preuves de ce handicap ?

Un rapport en ce sens a en effet été établi par Loro Parque mais il n’est guère convaincant.
Selon le Dr Ingrid Visser (Orca Research Trust/Free Morgan Foudation), l’examen de Loro Parque a observé Morgan assez longtemps que pour se rendre compte qu’elle ne semble pas sourde. Des images volées nous montrent que les dresseurs  utilisent uniquement le sifflet avec elle quand il n’y a pas de public autour.  Peut-être est-elle malentendante. Il existe au moins un exemple d’un dauphin complètement sourd et muet, qui fut capturé heureux et en bonne santé.

Si Morgan est seulement malentendante, cela veut dire alors qu’elle peut parfaitement survivre en milieu naturel plutôt que de rester prisonnière de Loro Parque. En outre, il est tout à fait possible que son problème auditif soit la conséquence de médicaments qu’on lui a donné avant son transfert – à dessein ?  Les dossiers médicaux de Morgan et son bilan de santé ne sont pas accessibles. Mais si la Free Morgan Foundation obtient une inspection médicale, nous pourrons connaître la nature précise des drogues administrées.

morgan-orque-ataque-loro-parqueMorgan agressée à Loro Parque

Le Dr Naomi Rose (HSUS) a déclaré à ce propos : «La personne qui a fait le test, le Dr Dorian Houser, est un acousticien réputé. Mais il s’est appuyé uniquement sur les réactions du cerveau, sans tenir compte du comportement de l’animal.  Cela ne signifie pas que Morgan soit sourde, cela indique simplement qu’elle a perdu une partie de son audition. Cependant, je ne pense pas que cela importe. Sa vision est excellente. Si on la rendait à sa famille, elle serait prise en charge par celle-ci. C’est comme cela que cela fonctionne chez les orques. Je crois même qu’il y a bien plus de cétacés libres affectés de troubles auditifs que nous ne le pensons et qu’ils s’en sortent parfaitement.

Les gens disent souvent : "Une baleine sourde est une baleine morte" mais je ne pense pas que ce soit vrai. Tout d’abord, un déficit auditif n’est pas nécessairement profond. Deuxièmement, j’admets que dans certains cas, cela peut causer de gros problèmes (une baleine sourde est davantage exposée aux collisions avec les bateaux, par exemple), mais que dans d’autres cas, cela ne fait aucune différence, et surtout pas dans un contexte aussi social que le monde des orques ou des dauphins libres".

orque-handicapee-prise-en-charge-par-son-podJeune orque sans aileron ni nageoire droite
prise en charge par sa famille

- Ne faudrait-il pas se soucier également des 5 autres orques de Loro Parque, dont l’état de santé paraît meilleur ?

Naomi Rose : « Les autres prisonniers ne sont pas oubliés. Mais comme ils sont nés captifs, ils ne sont pas les meilleurs candidats pour la réhabilitation.  Aujourd’hui, nous avons 8 orques capturées en Russie, qui mériteraient de bénéficier de ce type de projet.

Nous nous concentrons sur les 5 orques de Loro Parque à partir des États-Unis. Ce sont des cétacés américains et ils doivent être ramenés aux Etats-Unis. Il faut les mettre à l’abri de l’incompétence  des soigneurs de Loro Parque. Nous travaillons sur cet enjeu, sans grand succès actuellement. Mais nous sommes en contact avec les autorités américaines à ce propos.

Le cas de Morgan est différent : il s’agit là d’une orque européenne et c’est à l’Europe d’en répondre ».

Informations Daniel Turner
ENCAP/BORN FREE

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Orques de Norvège

Liberté pour Morgan !

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Petits crimes entre amis

Du sang, du sperme et des larmes

Le Dolfinarium de Hardewiik

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L’enfer des orques à Loro Parque

Morgane à Loro Parque

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L’orque et les 2 pêcheurs

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Deux pêcheurs sont venus à la rescousse d’une orque, lorsque celle-ci s’est échouée sur un rocher. L’incident s’est produit le 30 septembre 2013 à Klakas Inlet sur l’île du Prince de Galles, au sud de l’Alaska.

Jason Vonick et Nick Segal ont raconté que le cétacé essayait de se saisir d’un phoque. Dans son élan, il s’est retrouvé coincé sur les rochers à marée basse.

Les vidéos postées sur YouTube nous montrent leurs efforts pour apaiser l’orque  en aspergeant d’eau ses nageoires et son dos et en la caressant.

VIDEO NO. 1

VIDEO NO. 2

Deux autres orques nageaient à proximité, en gardant l’œil sur leur amie coincée.
"Ils sont restés à côté d’elle jusqu’à ce qu’elle soit libérée", déclarent les pêcheurs  «C’était un peu angoissant. Nous ne savions pas s’ils se rendaient que nous étions en train d’aider leur amie ou s’ils pensaient que nous lui faisons du mal »

A la marée montante, Vonick et Segal ont craint que l’orque puisse se noyer, faute de maintenir son évent au-dessus de l’eau.
«Quand la marée est venue, elle ne pouvait pas tenir la tête hors de l’eau. Elle a commencé à se noyer, à faire des bruits terribles, à paniquer.
Nous avons aussitôt utilisé les rames de notre esquif comme un levier pour la pousser de la roche vers l’eau profonde".

Vonick et Segal ont parlé de leur expérience à l’émission de télé "Right This Minute".

Un article de SUSAN WYATT / KING 5 News NWCN.com
Posted on November 4, 2013 at 12:51 PM

Lire aussi :
Une famille d’orque prend soin d’un handicapé et le nourrit

Kenai_Fjords_orques-alaskaLe monde des orques de l’Alaska

Le plus frappant dans cette histoire, ce sont évidemment les images.
Elles nous montrent une orque qui se sait entre des mains amies. Elle sait que ces gens vont pouvoir l’aider, car ils se servent d’outils.  Et ses compagnes le savent aussi. Elles attendent patiemment que les humains libèrent leur compagne, sans les craindre, sans les agresser, prête à la reprendre en charge.
Cette confiance mutuelle nous interpelle sur le sort qu’on réserve aujourd’hui à la petite Morgan. Elle aussi se trouva en grande difficulté, il y a 3 ans de cela. Elle aussi pensait que les hommes allait l’aider, alors qu’elle s’ait égarée en jouant trop loin de sa maman.  Ce ne fut pas le cas.
Au lieu de gentils pêcheurs, ce furent des marchands d’esclaves qui se saisirent d’elle.
Le 2 décembre, dernier procès en appel pour Morgan à La Haye.


Le Delphinarium de Bruges face à Bite Back

bite-back-bruges1Bite Back devant le Boudewijn Seapark

Une cinquantaine d’activistes de Bite back, une organisation de défense des droits des animaux, ont mené samedi une action à l’entrée du parc d’attractions Boudewijn Seapark de Bruges afin de dénoncer la captivité des dauphins.

"Nous ne voulons rien de moins que la fermeture" du parc, ont-ils fait savoir.
Les activistes ont distribué des tracts aux visiteurs pour les informer des conséquences qu’ont pour les dauphins la vie en captivité et la participation quotidienne à des spectacles aquatiques.

"Le dressage et les conditions de vie des dauphins les détraquent: en captivité, ils souffrent de maladies de la peau et de stress, deviennent fous et cela finit par mener à des actes d’auto-mutilation et à des comportements qui ne sont pas naturels", dénonce l’organisation. D’autres actions suivront bientôt, annonce Bite Back, qui a notamment reçu le soutien des ONG Sea Shepherd, qui a pour but la défense internationale des océans et de la vie marine, et Dauphins Libres, qui milite pour une Belgique sans delphinarium.
(Belga)

bite-back-presseLa delphine Roxanne et son dernier bébé

On notera d’abord avec étonnement que cette dépêche est illustrée par la photo de Roxanne et de son petit BS-TT-B1201, mort 4 jours après sa naissance, le 3 septembre 2012. Soit 3 enfants morts entre 2011 et 2012 pour cette malheureuse capturée en mer, et tant d’autres avant eux.

En bassin, les delphines sont comme des vaches reproductrices. On les insémine de la même manière. La loi l’autorise puisqu’elle concède aux delphinariums le statut de zoo et leur impose dès lors d’assurer la reproduction d’une espèce en danger en vue de sa sauvegarde et de son réintroduction. Le dauphin Tursiops truncatus n’est pourtant pas une espèce prioritaire selon l’IUCN et aucun né captif n’est jamais remis en mer. Quant aux recherches menées par Bruges, c’est de la plaisanterie.

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BITE BACK est une courageuse association de défense animale qui opère principalement en Flandres et aux Pays Bas.
Elle a récemment menée une action au Dolfinarium de Hardewijk mais participait déjà à la grande manifestation de juillet 2004 devant celui de Bruges. Elle vient de lancer un site : http://www.voorvermaakzonderdieren.nl/ assorti d’une pétition.
Rappelons qu’il existe une seconde pétition en langue française sur Avaaz, adressée à Mme Laurette Onkelinx.

Il s’agit ici d’en finir avec les atermoiements de nos responsables politiques.  Depuis plus de 3 ans, une commission fédérale relative au bien-être des dauphins de Bruges discute en effet sur le fait de savoir si des cétacés enfermés toute leur vie sous un dôme obscure dans de petites piscines pleines d’eau chlorée, sont heureux.   

Octobre, c’est la morte saison qui commence. Très peu de visiteurs, des jeunes parents et leurs gosses à l’arrière, franchissant la grille du delphinarium entre une haie de manifestants. Pour nos dauphins physiquement adaptés au climat de la Floride ou des Caraïbes, une salle sombre et glacée, l’ennui atroce, les piscines vides aux murs nus parcourue sans fin, comme on marche dans sa cellule.
Comment Puck a-t-elle pu tenir si longtemps ? Et Roxanne ?
Beachie, lui, ne va pas bien. Le ciel et le vent marin du lagon de Hardewijk lui manque. Il respire mal. On le gave d’antibiotiques, avant et après le spectacle.
Yotta, qui faillit récemment mourir lorsque son bébé resta coincé mort dans son ventre, ne serait pas non plus au mieux de sa forme, selon certaines rumeurs. Et quant au Boudewijn Seapark lui-même, ce se serait encore pire.

aspro-ocio-palmitosAspro Ocio opère dans 8 pays d’Europe.

Aspro Ocio, la compagnie espagnole qui détient l’entreprise semble vouloir quitter le navire et lâcher cette attraction peu rentable et peu inventive. Qui la reprendra ?
Popsaland ? Le Studio 100 ? Pairi Daiza ? La tentation serait grande d’y investir alors des améliorations majeures dans l’environnement des dauphins, sous les applaudissements d’une foule qui voit déjà en ce zoo géant le sauveur des éléphants de cirques. Mais nous savons de source sûre que son directeur, M. Eric Domb, est un gestionnaire de parc animalier de la nouvelle génération. Il sait que son public est désormais très sensible au bien-être animal et se refuse donc à héberger des dauphins captifs.

delphinarium-de-bruges-en-ruinesLe bassin des otaries fuit : c’est la misère partout dans le parc

Studio1002
Popsaland est également un repreneur possible

Une loi récente, dont on attend les arrêtés d’application, interdit tout animal sauvage dans les cirques en Belgique. Un travail de fond mené par GAIA depuis bien des années. Cette décision n’est pas sans conséquence.
En effet, si les tigres et les lions (pourtant tous nés en captivité) ou bien les éléphants (le plus souvent capturés), ne peuvent plus être exhibés au public pour exécuter des tours, on se demande pourquoi les dauphins pourraient encore l’être.
3 des 6 prisonniers de Bruges sont nés dans le Golfe du Mexique. Les 3 autres sont nés sous le dôme obscure, zombies malades et dépressifs qui jamais de toute leur vie n’ont vu voler une mouette, entendu le ressac, ressenti la douceur du vent et du soleil ou la claque au poitrail des rouleaux que l’on fend.

Au XXième siècle, et alors que l’Inde vient de déclarer le dauphin « personne non-humaine dont la détention seule est une forme de maltraitance », la Belgique ne peut plus tolérer l’existence des delphinariums, quel qu’en soit l’attrait financier. Et il devrait en aller de même pour tous les pays d’Europe.

taiji-tursiops-massacre-17-12-2012Capture à Taiji

 

Lire aussi :

La vie de Beachie, dauphin reproducteur à Bruges (EN)

La vie de Beachie, dauphin reproducteur à Bruges (FR)

Il faut fermer le delphinarium de Bruges

Les 6 dauphins de Bruges

Pour une Europe sans delphinarium !

Bite Back contre les delphinariums

Aspro Ocio veut quitter le navire : les dresseurs sont inquiets

anneliese-and-her-son-Willem-at-BruggePhoto Arnaud Artnow

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Les mystérieuses cultures des orques de l’Antarctique

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Deux des plus grands experts mondiaux de l’orque, ce prédateur le plus haut placé sur la chaîne alimentaire après l’homme, se trouvaient récemment en Antarctique, en train de procéder au marquage d’une créature dont le remarquable comportement de chasse coopérative et la transmission de savoirs intergénérationnels ne rivalisent qu’avec les capacités humaines en ce domaine.

L’après-midi du 10 janvier 2012, à la pointe de la péninsule Antarctique, les chercheurs Robert L. Pitman et John W. Durban se tenaient sur le pont d’un navire de croisière, cherchant à découvrir  à la jumelle la présence d’épaulards. La mer de Weddell, où les corps de l’explorateur anglais Ernest Shackleton et de ses hommes restèrent enterrés dans la glace pendant près d’un siècle,  était calme et parsemée d’icebergs. Il pleuvait, ce jour-là, un phénomène de plus en plus fréquents en été dans cette partie de l’Antarctique qui se réchauffe rapidement.

Vers 3 heures de l’après-midi, Pitman repéra des ailerons triangulaires émergeant des vagues à quelque 2 miles de distance. Bientôt, près de 40 orques surgirent de tous côtés autour du bateau  nommé le «National Geographic Explorer », suscitant l’émerveillement des 150 passagers à bord.

Pitman et Durban sautèrent dans un Zodiac en caoutchouc conduit par un biologiste de l’équipage et naviguèrent lentement en direction des cétacés. Deux grandes orques femelles  s’approchèrent, roulèrent sur le côté et, se souvient Pitman, "nous regardèrent longuement, les yeux grands ouverts, tandis qu’elles passaient à quelques mètres sous le Zodiac".

L’une des femelles fit surface à côté du canot. Durban, à l’aide d’une  arbalète, projeta un émetteur satellite au milieu de son aileron dorsal. Lorsque la deuxième orque remonta à son tour, une seconde flèche fut tirée, afin de prélever un échantillon de tissu à des fins d’analyse scientifique.

C’est ainsi que commença plus d’un mois de recherche sur les orques de l’Antarctique, menée par les deux des plus grands experts mondiaux dans ce domaine. « La puissance de ces grands  prédateurs, a dit Pitman "n’a probablement jamais été concurrencée depuis que les dinosaures ont quitté cette planète il y a  la terre 65 millions d’années ».

Près de 50.000 orques parcourent les océans du monde aujourd’hui, et la moitié d’entre eux vivent sans doute dans les eaux de l’Antarctique. Cependant, bien que les orques soient les créatures les plus facilement identifiables de l’univers marin, pas mal de choses les concernant demeurent mystérieuses, en particulier au nord de la planète. Pitman et Durban tentent aujourd’hui de recueillir des informations des renseignements de base concernant leur comportement et leurs habitudes alimentaires.

Ces données de base sont particulièrement importantes à l’heure où le changement climatique et d’autres impacts anthropiques, tels que la surpêche et l’accumulation de produits chimiques dans l’océan, sont en train de modifier les habitats des cétacés et ceux de leurs proies.

orcas-trapped-in-iceLe réchauffement climatique
peut dérégler les saisons des glaces

Les scientifiques du monde entier en sont toujours à discuter de la façon dont il convient de classer les nombreuses espèces et sous-espèces d’orques vivant en Alaska, dans le Nord-Ouest du Pacifique au large des États-Unis et du Canada ainsi que dans l’Atlantique Nord.
En Antarctique, Pitman et Durban – qui travaillent pour le compte de la US National Marine Fisheries Service à La Jolla, Californie – ont joué un rôle majeur dans l’identification des trois principaux types d’orques présentes dans cette région ainsi que celle d’un quatrième type, habitant la région sub-antarctique.

Ces populations – probablement des espèces distinctes – diffèrent par les motifs  noirs, blancs et gris qui ornent leur peau. Elles se distinguent aussi par la forme de leurs nageoires dorsales et le profil de leur tête, tout autant que par les zones géographiques où elles se repartissent et par le choix de leur  nourriture ou leurs habitudes de chasse.
Chaque individu porte en outre des marques spécifiques sur la selle, juste derrière l’aileron. Pitman et Durban ont recueilli à cet égard une collection de 40.000 photos de « baleines tueuses », à tel point qu’ils peuvent aujourd’hui reconnaître sans se tromper tous les individus au sein de leurs  familles élargies.

Mais ce qui a conduit ces deux hommes à poursuivre leurs recherches n’est pas tant l’envie de les classer ou de connaître leur routes migratoires que celle de mieux saisir l’extraordinaire culture et les coutumes de ces cétacés, dont les techniques de chasse coopérative et la transmission de connaissances ne se retrouvent que chez les humains.

orcas-islandeOrques de l’Est de l’Islande. Un tout autre peuple. 


Les orques (Orcinus orca) vivent longtemps, très longtemps : nombre de leurs femelles atteignent ou dépassent les 90 années d’âge. 
Ces grands prédateurs se déplacent en groupes familiaux élargis. Les enfants demeurent généralement leur vie entière auprès de leur mère. Des groupes stables se rassemblent ensuite en unités plus vastes composées de lignées maternelles différentes (une matriarche et sa progéniture).

La société orque est basée sur une première unité matrilinéaire constituée de la matriarche, de ses enfants et de ses petits-enfants, c’est-à-dire a minimum de 5 à 6 individus. Du fait que les femelles peuvent atteindre 90 ans en liberté, il n’est pas rare de voir 4 générations qui se déplacent ensemble. Ces groupes matrilinéaires sont très stables. Ses membres ne se séparent que
quelques heures par jour, pour aller s’accoupler ailleurs ou se nourrir.

A un deuxième degré,  de deux à quatre unités matrilinéaires se regroupent pour former un pod, composé d’une vingtaine de personnes. Ces pods peuvent se diviser et se séparer durant plusieurs semaines avant de se retrouver.
Le troisième niveau de la structure sociale des orques est le clan.  Il regroupe un ensemble de pods, qui partagent tout à la fois le même dialecte semblable et une lointaine ancêtre commune. Le dernier stade de l’organisation des orques est appelé une « communauté ».  Il s’agit d’un vaste ensemble de clans qui socialisent et se retrouvent régulièrement, mais ne partage ni le même
dialecte ni d’ancêtre commun

Les groupes de troisième degré communiquent donc à l’aide d’un dialecte particulier qui leur est propre, utilisant un ensemble varié de clics, de sifflements et de sons pulsés.

On pense que les épaulards – dont la grossesse dure 17 mois – reconnaissent et apprennent les appels de leur mère « in utero » et qu’ils naissent dès lors avec la capacité immédiate de communiquer.

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Jusqu’à quatre générations d’épaulards peuvent voyager ensemble, qui font usage de techniques étonnamment sophistiquées de chasse en groupe transmises d’une génération à l’autre.

"Vous avez des individus qui passent  50, 60, 80 ans de leur vie ensemble. Vous pouvez réaliser tout un tas de choses quand vous passez autant de temps avec votre famille et des personnes qui lui sont associées», déclare Pitman  "Vous pouvez chasser de manière coopérative. Vous pouvez consentir à des sacrifices que d’autres animaux n’accepteraient pas. Si vous tuez 50.000 phoques dans votre vie, vous êtes plutôt doué dans ce domaine. Et si vous apprenez quelque chose, vous l’enseignez à  votre progéniture. Ce type de vie sociale les rend tout à fait remarquables et très humains dans les actes qu’ils posent ."
«Nous avons des grands-mères, grands-mères et arrière-grands-mères, qui voyagent en groupe avec des jeune et leur transmettent leurs connaissances culturelles», ajoute Durban.

Il y a trois ans, plus au sud, le long de la péninsule Antarctique occidentale, Pitman et Durban ont passé trois semaines à observer ce comportement d’un pod "d’orques des glaces", que l’on nomme aussi les épaulards de type B Antarctique . Ils ont étudié une technique de chasse dite «lavage de vague". Un groupe de cétacés glisse à travers la banquise, tandis que ses membres
élèvent la tête hors de l’eau- un comportement connu sous le nom "spy-hopping" – à la recherche de leur repas préféré : les phoques de Weddell, bien gras et piscivores.

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Une fois qu’ils en ont repéré un sur un ilôt de glace flottante, d’autres orques sont appelées en renfort. Puis à 2 à 7 nageant de front, ils foncent sur la banquise et balaie le phoque à bas de son refuge en créant une grande vague à puissants coups de caudale.

Pitman et Durban ont observé alors ce qu’ils appellent le "massacre" des phoques. Les cétacés noyaient d’abord leurs proies, avant de les éplucher méticuleusement pour accéder à leur chair de choix.  "C’était choquant de voir ça», dit Pitman. "Vous n’êtes pas habitué à voir des animaux se comporter de manière aussi futée!"

Les deux chercheurs rencontrèrent aussi 40 épaulards dans la mer de Weddell, probablement issus de 3 lignées maternelles appartenant à un «écotype» – ou peut-être même à une nouvelle espèce – de l’Orque de Antarctique nommée Petit type B.
Ce groupe ethnique est  lié à celui des grands chasseurs "à la vague" de Grand type B. Mais l’on en sait fort peu sur le Petit type B.
Pitman et Durban les ont parfois vu s’alimenter sur les pingouins Gentoo et Shinstrap mais jamais sur les phoques. Le but des chercheurs est d’obtenir une meilleure connaissance de ce que le Petit type B mange.

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La taille des individus est à peu près moitié de la masse d’un grand épaulard, le type A de l’Antarctique, qui demeure plus au large  et chasse les petits rorquals. Les mâles de Type A peuvent atteindre plus de 9 mètres de long et peser jusqu’à 10 tonnes.

orca-hunting-minke_whales_antarcticaChasse au petit rorqual (Minke whale)

Trois semaines après avoir été équipée d’une balise, l’épaulard femelle et son pod ont parcouru des centaines de kilomètres en Mer de Weddell, en contournant parfois la banquise. Durban et Pitman ont réussi à tagger 15 orques de l’Antarctique avec des émetteurs satellites de 39 grammes  au cours des trois dernières années. Les résultats ont considérablement élargi les connaissances de leurs  habitudes, de leurs habitats préférés et de leurs migrations.

Six des orques de type B ont opéré des voyages rapides, suivant une trajectoire nord presque identiques, passé les îles Falkland et au-delà  de l’océan Atlantique au large du Brésil. L’une d’elle a fait un aller-retour de 9.656  km, de l’Antarctique jusqu’au Brésil,  en seulement 42 jours.

Durban et Pitman pensent que les baleines se livrent à ces déplacements inconnus jusqu’ici dans un but  principal: se débarrasser de leur épiderme et s’en constituer un neuf. C’est une chose qu’ils ne pourraient pas  faire dans les eaux glaciales de l’Antarctique, car ils perdraient trop de chaleur.

700-03865120Orques dans le Détroit de Gerlache

Quatre jours après que les scientifiques aient marqués cette orque la baleine dans la mer de Weddell, l’Explorer était au large de la péninsule Antarctique occidentale, dans le détroit de Gerlache, un passage d’une beauté époustouflante flanqué des deux côtés par des montagnes glaciaires. Là, les scientifiques ont rencontré de vieux amis – un groupe de la famille élargie de plus ou moins 70 petits orques de type B qui passaient beaucoup de temps  dans le détroit.

C’est le genre de travail que des scientifiques dans le monde entier sont en train de faire aujourd’hui, afin d’intensifier la recherche sur ce mammifère marin longtemps considéré comme une espèce unique alors qu’il en existe probablement  plusieurs.

Les tests génétiques, par exemple, nous montre que les soi-disant « transients », ces épaulards mangeurs de mammifères du Pacifique  Nord-Ouest, auraient divergé des «résidents» mangeurs de poissons il y a de cela un demi-million d’années. Ils devraient sans doute être reconnus comme une espèce distincte, même s’ils résident dans les mêmes eaux. Ce n’est pas une question purement académique car des espèces distinctes, qui se sont adaptées pour vivre dans certaines régions et manger certains proies, peuvent se montrer plus ou moins vulnérables aux changements environnementaux.

pacific-resident-rocasorques "résidentes" du Pacifique Nord.

Ce changement se produit rapidement. De nombreux groupes de ces prédateurs ont accumulé des niveaux extrêmement élevés de PCB et autres produits chimiques toxiques, avec des effets potentiellement néfastes sur leur développement et leur reproduction. Le réchauffement climatique est également en train de modifier leur monde et celui de leurs proies.

Tandis que fond la glace de mer de  l’Arctique en été, par exemple, quelle sera désormais la relation prédateur-proie entre les orques  et les baleines grises dont la migration s’étend plus profondément dans l’océan Arctique ?

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Pendant ce temps, dans l’Antarctique, Pitman et Durban continuent à élucider le mystère des épaulards. Récemment, le tag de mesure de profondeur apposé sur une orque dans le détroit de Gerlache a révélé que les épaulards se livraient à des plongées profondes à plusieurs reprises pendant la nuit, descendant jusqu’à 570 mètres au large de la péninsule Antarctique occidentale.

Ce fait indique, por la première fois, que les orques étaient  également capables de chasser le calmar et les poissons sur le plancher marin.

(…)

2/2/2012
Mysteries of Killer Whales Uncovered in the Antarctic
BY FEN MONTAIGNE

Lire aussi :

Vie libre et captivité

orques-sous-espècesLes Peuples Orques


"BLACKFISH" EN BELGIQUE !

blackfish-posterTous les horaires et les détails pratiques
sur la page Facebook Blackfish Belgique

BLACKFISH EN BELGIQUE !

"Un thriller psychologique intense avec une orque en vedette, qui illustre comment la nature peut se venger lorsque l’homme la pousse dans ses derniers retranchements.  Blackfish, c’est l’histoire de Tilikum, un orque condamné à devenir une bête de spectacle. Durant ses 30 années de captivité,  Tilikum a tué et blessé plusieurs personnes.
Gabriela Cowperthwaite, la réalisatrice du film, a interviewé des témoins directs. Elle dresse un portrait hallucinant de la manière dont ces animaux particulièrement intelligents sont maintenus en détention par l’industrie des parcs de loisir, avec pour seul objectif l’appât du gain.
Cette histoire interpellante pose une question cruciale : ces animaux peuvent-ils être détenus de la sorte ?"

Enfin ! Distribué par Remain in light / Filmfreak Distributie, le documentaire américain Blackfish sort en Belgique à partir du 30 octobre 2013, ainsi qu’en Allemagne, aux Pays Bas et en Espagne. La France ne s’est malheureusement pas montrée intéressée, malgré la présence de 5 misérables orques captives sur son territoire.

Entre le 26 et le 30 octobre, Samantha Berg, l’ancienne dresseuse de Tilikum sera présente à Bruxelles. Samantha lutte maintenant contre la captivité et gère un remarquable site web avec d’autres anciens dresseurs, également interviewés dans ce documentaire.

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Un site web a été conçu pour fournir toutes les informations utiles et même AGIR contre la captivité, puisqu’une pétition y figure.
http://be.blackfish-film.be/

Shamu Show, le cirque romain !

Voici les dates des premières projections.
Samantha Berg nous arrivera de l’Alaska où elle exerce le métier d’acupunctrice et se rendra en Italie, en Espagne (Loro Parque), en Allemagne, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Belgique.
Lire sur la page Face Book le détail des horaires et rencontres avec Samantha.

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Cinema Zed – Louvain (à partir du 23/10/13)
CineAriston – Esch-sur-Alzette (à partir du 25/10/13)
Vendôme – Bruxelles (avant première avec S.B le 29/10 à 7h 25)

Cinema Aventure – Bruxelles (à partir du 30/10/13)
Sphinx – Gand (à partir du 13/11/13)
CineKursaal – Rumelange (à partir du 6/11/13)
CineWaasserhaus – Mondorf-les-Bains (à partir du 13/11/13)
Buda – Courtrai ( partir du 4/12/13)

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A venir (dates non encore précisées) :
Le Parc / Churchill – Liège
Le Parc – Charleroi
Plaza – Mons

Tilikum pleure et les gens rient.

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TILIKUM

Tilikum est né vers 1980 à l’Est de l’Islande, dans une mer glaciale le long d’une côte creusée de fjords. Il n’y vécut que 3 ou 4 ans, collé aux flancs d’une sage matriarche et protégé par les nombreux  membres de sa communauté. Puis des hommes sont venus, ils ont dispersé sa famille et l’ont emmené pour toujours, avec deux autres enfants.
Au début, Tilly se montra coopérant avec ses ravisseurs. Mais bien vite, les bassins surpeuplés du Sealand of Pacific firent de lui un rebelle. Quelques années suffirent à en faire un tueur. Ses deux premiers meurtres furent soigneusement tus mais le dernier mena SeaWorld devant les tribunaux. En mer libre, aucune orque jamais n’a blessé un humain. Les dresseurs agressés ou tués se comptent en revanche par dizaines.

Malgré sa taille énorme, Tilikum était pourtant le souffre-douleur du bassin, grand gosse grandi sans mère, socialement maladroit, rendu fou par l’ennui et le manque d’espace. Une bagarre avait éclaté entre orques peu avant le show fatal. Le géant s’est acharné sur le corps de Dawn Brancheau avec une rage inouïe, avant de lui manger le bras puis de reposer doucement sa tête près du cadavre immergé. Consterné par son acte.

Aujourd’hui, King Kong a retrouvé ses chaînes. Isolé plus d’un an, assommé par les drogues, il flotte. Toute la journée, il dort et quand vient l’heure du spectacle, il se contente de nager en rond, sans même avoir la force de bondir au sifflet. Tilikum est psychiquement mort. Mais son sperme congelé a déjà servi à faire naître 2/3 des bébés orques de la compagnie Sea World. Et on le masturbe encore.

En 2011, 42 orques étaient détenues en bassins dans le monde.
Elles sont 48 aujourd’hui, du fait des récentes captures russes et due « sauvetage » de Morgan en Mer de Norvège par le Dolfinarium de Harderwijk puis de sa vente à SeaWorld.
Depuis 1961, 137 orques au moins ont été capturées pour le marché de la captivité. 124 d’entre elles (soit 91% des prises) sont déjà mortes aujourd’hui.
La durée de vie moyenne des 124 individus capturés est de 4 ans, avec un maximum de 28 ans. Le temps de vie moyen des 32 orques nées en captivité est de 4 ans et demi.
En milieu naturel, les mâles vivent peuvent atteindre 60 ans et les femelles devenir centenaires.
Au total, 156 orques sont mortes en captivité. Ce chiffre comprend 28 enfants difformes malformés ou morts nés.

BLACKFISH pose clairement la question : pourquoi toute cette souffrance ? Pourquoi perpétuer ces jeux de cirques cruels, ces captures et ces inséminations artificielles ?  Dans quel but, si ce n’est le profit ?  Ne vaudrait-il pas mieux plutôt se soucier des orques libres, dont les cultures et l’intelligence sont comparables en complexité à celles des êtres humains ?

Déjà diffusé sur CNN,  BLACKFISH sera projeté en Belgique et dans toute l’Europe à partir du 30 octobre, Cet événement précède une vaste campagne orchestré par Born Free, SOS Defines et la WDC en vue de réclamer l’interdiction des delphinariums sur tout le territoire européen. Pour mémoire, la France détient encore 5 orques captives, dont 4 nées captives. Freya est la seule survivante des captures initiales. Elle vivait en Islande, comme Tilikum.


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Samantha à Sea World
http://www.flickr.com/photos/48521903@N00/sets/72157624823226253/ at SeaWorld

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Lire aussi :
Tous les horaires et les détails pratiques sur la page Facebook Blackfish Belgique

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L’enfance de Tilikum (article D.Kirby traduit par YG)

Blackfish, le film

Blackfish en Europe

Samantha Berg à Bruxelles

Sea World contre Blackfish, la guerre a commencé !

Les mystérieuses cultures des orques de l’Antarctique

Orques captives : les chiffres et les faits

Orques psychotiques en captivité

Tilikum, reproducteur en chef

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samantha-berg-speech-Brussels

samantha-berg-talk-to-Midori-BrusselsSamantha Berg, "Blackfish" Bruxelles 29/10/2013


Orques captives : les chiffres et les faits

kshamenk-in-tiny-tankKshamenk en Argentine

En 2011, 42 orques étaient détenues en bassins dans le monde.
Elles sont 58 aujourd’hui, grâce à nos amis russes.

137 orques au moins ont été capturées pour le marché de la captivité depuis 1961, en ce compris Pascuala et Morgan.
124 des ces orques (soit 91% des individus) sont mortes aujourd’hui.

La durée de vie moyenne de ces 124 individus capturés est en moyenne de 4 ans, en allant de 1 ans à 28. En liberté, les mâles vivent en moyenne 30 ans, mais peuvent atteindre de 50 à 60, tandis que la moyenne d’âge de 46 ans prévaut chez les femelles qui peuvent atteindre les 80 et les 90 ans, voire plus.

J2GrannyWithJ1Ruffles 5Granny (102 ans) et Ruffles (63 ans)

Le temps de vie moyen des 32 orques nées en captivité, compte non tenu des fausses couches, est de 4 ans et demi.
Au total, 156 orques sont mortes en captivité. Ce chiffre comprend 28 enfants malformés ou morts-nés.

SeaWorld détient aujourd’hui 19 orques, dispersées dans ses 3 parcs aux Etats-Unis. Il possède également les orques de Loro Parque en Espagne, dont Morgan.

44 orques sont mortes à SeaWorld.

Kiska seule au Canada

Les établissements qui possèdent des orques vivantes :
Kamogawa Sea World, Japon
Port of Nagoya Aquarium, Japon
Seaside Dolphinarium, Nakhokda, Russie (2)
Loro Parque Tenerife, Espagne (9)
Marineland Antibes, France (6 ?)
Marineland Ontario Canada (1)
Miami Seaquarium Floride (1)
Mundo Marino, Buenos Aires (1)
SeaWorld California
SeaWorld Florida
SeaWorld Texas

Depuis 1964, lorsqu’une orque vivante (Orcinus orca) fut exhibée pour la seconde fois en public (Moby Doll survécut 87 jours), l’image de cette icône marine en noir et blanc se trouva réhabilitée presque à l’égal d’un panda des mers.
D’abord mitraillée par les pêcheurs comme un dangereux ravageur de poissons, bombardée par l’aviation, l’orque est devenue aujourd’hui la vedette de grands spectacles à thèmes dans quelques parcs marins.

antibes-marineland-2012-orque1Antibes

Mais ces deux images sont unidimensionnelles.
Elles rendent un bien mauvais mauvais service à une espèce qui pourrait être la seconde après les êtres humains en matière de diversité comportementale, linguistique et écologique. Les orques sont intelligentes, toute leur vie tourne autour de leur famille.   Elles jouissent d’une longue durée de vie et sont conscientes d’elles-mêmes. Leurs sociétés sont complexes et disposent de traditions culturelles.
Mais c’est aussi le plus grand animal, et de loin, le plus énorme prédateur qui ait jamais été détenu en captivité.

orca-capture-1968

Des données probantes confortent l’évidence que les orques sont mal servies par ces exhibitions publiques. Le principal bénéfice d’un tel enfermement, qui fut de démontrer que ces géants n’étaient pas des tueurs sans cervelle, est aujourd’hui incontesté. Mais il ne s’appuie plus sur des shows dans un stade, mais sur l’observation en mer.

Ce n’est pas une opinion que de dire que les orques s’adaptent mal à la captivité. C’est un fait.

orque-buvant

"Voilà plus de 45 ans que l’on distrait le public avec des spectacles d’orques. Dans le même temps, en les étudiant dans leur milieu naturel, nous en avons assez appris sur eux que pour nous rendre compte que les orques n’appartiennent pas à la captivité".

Naomi Rose

orque-russe-narniaNarnia et les nouvelles captures en Russie


Une orque centenaire pulvérise les mythes de la captivité

Killer Controversy
Why orcas should no longer be kept in captivity

http://www.hsi.org/assets/pdfs/orca_white_paper.pdf

Orques captives : les noms, les lieux et les statisitiques

http://www.orcahome.de/orcastat.htm

Orques captives : les victimes

http://www.orcahome.de/orcadead.htm

BLACKFISH BRUXELLES 30 OCTOBRE 2013 (FR)

http://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/12/blackfish-en-europe/

Tilikum et Samantha Berg (FR)

http://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/10/10/voices-of-the-orcas-la-face-obscure-de-seaworld/

Intelligence et captivité (FR)

http://www.dauphinlibre.be/orque-intelligence-cultures-seaworld.htm

La vie des orques en captivité (FR)

http://www.dauphinlibre.be/orques-en-spectacle-sept-bonnes-raisons-de-boycotter.htm

Morgan-being-bitten-by-another-orcaMorgane mordue par une autre orque

Since 1964, when a killer whale or orca (Orcinus orca) was first put on public display1, the image of this black-and-white marine icon has been rehabilitated from fearsome killer to cuddly sea panda. Once shot at by fishermen as a dangerous pest, the orca is now the star performer in theme park shows. But both these images are one-dimensional, a disservice to a species that may be second only to human beings when it comes to behavioral, linguistic, and ecological diversity and complexity. Orcas are intelligent and family-oriented. They are long-lived and self-aware. They are socially complex, with cultural traditions. They are the largest animal, and by far the largest predator, held in captivity.

Moby Doll

Evidence supports the position that orcas are ill-served by public exhibition. The early benefit of demonstrating to society that they are not mindless killers is uncontested2, but is no longer served by continued display. It is not a matter of opinion that orcas do not adjust to captivity; it is a matter of fact. After more than 45 years of exhibiting orcas for human amusement, while at the same time studying them in the wild, we have learned enough about them in both settings to realize that orcas do not belong in captivity.

Killer Controversy
Why orcas should no longer be kept in captivity

http://www.hsi.org/assets/pdfs/orca_white_paper.pdf

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Dauphins obèses à Hardewijk

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Harderwijk 2013
From Naomi Rose

“They don’t get enough exercise (especially in the tanks this place has, they are basically glorified swimming pools) and they are fed too much. Food is given as a reward for performing tricks correctly and with the amount of times these dolphins perform, some of them get fed a lot. This dolphin’s overall condition doesn’t look good. He is obese, has scratched the skin of the end of his beak, has marks on his body (possible rake marks from other dolphins) and his dorsal fin has a chunk missing and looks a bit ragged. This is what a life in captivity does to these animals.”
End The Captivity Of Cetaceans

dolphinaris-cancun-obse-dolphins

«Ils ne reçoivent pas assez d’exercice (en particulier dans leur bassin de la taille d’une  piscine) et on les nourrit trop. La nourriture leur est donnée comme récompense pour exécuter correctement des tours. Vu le nombre de fois qu’ils doivent répéter correctement les mêmes, les dauphins en ont marre.
L’état général de ce dauphin n’est pas bon. Il est obèse, la peau de son rostre est égratignée, il porte des cicatrices sur la peau, résultats des «coups de râteaux » récoltés dans les bagarres, un morceau de sa dorsale manque et semble déchirée. C’est cela la vie de dauphins captifs".

Voir aussi :

L’obésite chez les dauphins captifs ; un problème grandissant

Dauphins obèses des petting pools

Dolphinarium de Harderwijk

A dolphin slave is born at Harderwijk

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"Voices of the orcas" : la face obscure de SeaWorld

SeaWorld DeathTillikum seul

«Voices of the orcas » est un site émouvant.
Son équipe rédactionnelle est composée d’anciens dresseurs employés par SeaWorld dont la plupart ont travaillé avec Tilikum.
C’est à l’occasion du tournage de «Blackfish»  que leur témoignage a été sollicité. Et ce n’est la moindres des scènes frappantes  de ce film que des le voir, ensemble, naviguant dans les eaux de Puget Sound où tant d’orques furent capturés ou moururent, dont la petite Lolita solitaire au Miami Seaquarium.

Tous ont les larmes aux yeux quand ils regardent ces bons géants vivre en famille, chassant, plongeant, voyageant dans leur propre pays, la mer. Tous attestent que jamais à SeaWolrd , on ne leur avait parlé de cela mais qu’au contraire, on les obligeait à mentir, en déclarant par exemple que les orques vivaient plus longtemps en captivité qu’en milieu naturel.

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Parmi eux, Samantha Berg.
Samantha sera à Bruxelles fin octobre. Elle nous racontera comment elle fut engagée à 22 ans sur base de tests essentiellement physiques, (endurance et sex-appeal), plutôt que sur sa connaissance des mammifères marins. Comme Ric O’Barry, elle nous décrira cette ivresse de la scène : nager avec des cétacés amène sur vous la notoriété, l’envie et même parfois un peu d’argent.
Mais aussi cet amour sincère des dauphins, souvent acquis depuis l’enfance, qui pousse à vouloir se trouver près d’eux.

Elle nous dira enfin comment, suite aux insinuations visant à mettre en cause la compétence de Dawn Brancheau, l’ultime victime de Tilly, elle découvrit qu’elle ne savait rien du passé criminel de l’orque ni des nombreux accidents survenus lorsque la captivité fait péter les plombs aux cétacés.

blackfish-samantha

Car le décor fastueux de Sea World, l’image sympathique d’une institution tout au service des loisirs, de l’éducation, de la protection et de la recherche, cache une tout autre réalité. Il ne s’agit là que d’une formidable entreprise commerciale cotée en bourse, imposant une vie réduite et déprimante aux esclaves qu’elle enferme.

tilikum-sealand-of-pacificTilly vient d’arriver d’Islande, encore couvert de la pommade
destinée à empêcher le désséchement de sa peau.

Tilikum en est l’exemple même.
Capturé à l’âge de 2 ans au large de l’Islande, son parcours fut celui d’un orphelin solitaire, humilié puis rebelle. Après avoir réduit en morceaux le corps de Dawn Brancheau, il est devenue désormais une sorte de zombie, semblable aux protagonistes du «Vol au-dessus d’un nid de coucou». Ses shows se réduisent à l’extrême et pour le reste, on le masturbe pour recueillir son sperme, revendu à prix d’or.

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Le site "Voice of the Orcas" témoigne de cette cruauté.
Il fournit des textes et des vidéos inédites et réclame que l’on fournisse aux 42 orques actuellement prisonnières dans le monde, une baie fermée en eaux froides, où elle pourront finir leurs jours dans la paix et la dignité.

Samantha Berg sera à Bruxelles à partir du 26 octobre 2013 et participera aux premières de la projection du film "Blackfish" en Belgique et dans plusieurs pays d’Europe.

tilikumspartacus

http://blackfish-film.nl/ (Version française imminente)

http://blackfishmovie.com/

https://sites.google.com/site/voiceoftheorcas/home

http://voiceoftheorcas.blogspot.be/

Lire aussi en français :

Tilikum, Spartacus parmi les orques

Kasatka, dont on prit l’enfant

Blackfish en Europe

Tilikum refuse de faire le clown


Dauphins : la science qui détruit

rampal-dialogueRampal dialoguant avec Wade Doak

« Pour contrer les sciences qui pourraient entraver leurs activités, les industriels ont mis sur pied toutes sortes de tactiques et de stratégies. De la nocivité du tabac au changement climatique en passant par les dégâts de l’amiante ou de certaines pollutions chimiques et les ravages environnementaux de certains pesticides, l’objectif est presque toujours d’aboutir à ces conclusions : «Il y a beaucoup d’incertitude », « Tous les spécialistes ne sont pas d’accord» , «Une énigme», etc. Cela n’a l’air de rien.
Mais dans un monde où la valeur première est la création de richesses économique immédiatement disponible, il faut un diagnostic sûr pour prendre des décisions contraignantes vi-àvis d’une activité industrielle. Il ne faut pas la moindre brèche, le moindre doute.

Pour les industriels « attaqués »  par la science, il faut créer de l’incertitude, donc de l’ignorance. Il faut détruire la science ».
Stéphane Foucart
"La fabrique du mensonge. Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger"

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Lorsqu’on découvrit la toxicité de la nicotine, l’Industrie du tabac lança dans la bataille un régiment de Prix Nobel et de chercheurs galonnés dûment subventionnés pour diluer l’information dans un flot de recherches annexes.  Leur verdict fut que non, vraiment, le tabac n’était pas si dangereux que cela et qu’en outre, l’interdiction du tabac relevait d’un fantasme puritain, visant à nous priver de tous nos petits plaisirs. Et la presse de relayer vigoureusement l’information, qui circule encore aujourd’hui.

Pourtant : « Le tabac est l’une des causes les plus importantes de décès dans le monde : 1 mort toutes les 4 secondes et environ 5 millions par an. Si le niveau de tabagisme actuel persiste, ce sera 10 millions de morts par an à partir de 2020. Le tabac, qui a fait 100 millions de morts au XXe siècle, pourrait en faire 1 milliard au XXIe siècle »

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Plus récemment, les découvertes sur la toxicité du Bisphénol A vient de donner lieu à un nouveau scandale :
« Bruxelles, nous apprend le "Monde", doit statuer d’ici à la fin de l’année sur les mesures destinées à protéger les Européens des effets de ces substances – plastifiants, cosmétiques, pesticides, etc. – qui interfèrent avec le système hormonal, à l’instar du bisphénol A qui sera définitivement interdit, en France, dans les conditionnements alimentaires, en 2015.  La polémique a atteint ces derniers jours une intensité inédite. Certains membres de la communauté scientifique accusent – à mots couverts – plusieurs de leurs pairs de manoeuvrer en faveur des intérêts industriels, au mépris de la santé publique. La bataille a débuté cet été avec la publication, dans plusieurs revues savantes, d’une tribune dans laquelle dix-huit toxicologues (professeurs ou membres d’organismes publics de recherche) critiquent les mesures en discussion à Bruxelles. Très contraignantes pour de nombreux industriels, celles-ci seraient, selon les auteurs, des "précautions scientifiquement infondées". Les signataires, menés par le toxicologue Daniel Dietrich (université de Konstanz, Allemagne), contestent notamment que ces molécules puissent avoir des conséquences délétères à des doses très faibles »
.

Tous les chercheurs concernés étaient financés par l’industrie et ont complaisamment servi ses intérêts.
Leur avis n’est pourtant pas sans conséquence, puisqu’on sait que les bébés pourraient être les premières victimes du bisphénol A dont est fait leur tétine ?

dolphin-eye-cup-with-trainerRecherches à l’Aquarium de Vancouver


La grande majorité des projets de recherche sur la cognition des dauphins ou leur éthologie sont également financées par l’Industrie du Delphinarium.

SeaWorld soutient par exemple un intéressant projet de recherches dans les Thousands Islands, ces petites îles rassemblés au sud de la Floride où vivent de petites communautés de dauphins, en tous points semblables à ceux que l’on trouve dans les delphinariums. Le fait qu’ils vivent en eaux très basses, dans un environnement restreint intéresse particulièrement les chercheurs. Pour complaire à leur sponsor, ils précisent que l’âge moyen d’un dauphin est de 20 ans, alors même que la NOOA parle de 40 à 50 ans.

Le très célèbre Sarasota Research Dolphin Program est financé par la Chicago Zoological Society et par le Brookfield Zoo de Chicago. Son directeur, le Dr Randy Wells, fait autorité en matière de dauphins, mais parvient, dans ses compte-rendus, à transformer les dauphins en "machines sociobiologiques" uniquement motivées par l’instinct de reproduction et la recherche de nourriture. Il soutient activement la captivité et capture lui-même des individus en mer avant de les relâcher au terme de diverses expériences pour le moins intrusives.

Health-assessmentDauphin relâché au Mote Laboratory

En février 2012, près de 50 chercheurs indépendants de l’Université Emory (Géorgie, USA), de l’Université Loyola Marymount (Californie, USA) ainsi que divers membres d’associations de défense de l’environnement venus du Royaume-Uni ont asséné une assertion dérangeante lors de la réunion annuelle de l’Association Américaine pour l’Avancement des Sciences.

"Les baleines et les dauphins sont si intelligents qu’ils doivent être déclarés comme étant des personnes non humaines et se voir dès lors protégés par une Déclaration des Droits", ont affirmé les 50 scientifiques réunis à l’occasion d’une conférence internationale à Vancouver.  Ajoutant : "La complexité intellectuelle, sociale et affective des cétacés atteint un niveau tel qu’il est impossible de ne pas les considérer comme d’authentiques "personnes", au sens juridique du terme. Chaque individu est différent d’un autre et chacun vit dans un contexte culturel et social qui lui est propre. A ce titre, dauphins, marsouins et baleines doivent être considérés désormais comme «non utilisables» par les humains ». Il est, de ce fait, éthiquement indéfendable de tuer, blesser ou de garder ces êtres en captivité pour satisfaire nos besoins, qu’ils soient économiques ou alimentaires".

wild-dolphins-florida

Faut-il s’étonner de voir surgir aujourd’hui, dans la plupart des grands quotidiens du monde, cet article : « Les SCIENTIFIQUES ont des doutes quant à savoir si le dauphin est vraiment la créature la plus intelligente du monde animal». Et de le voir se moquer de la Déclaration des Droits précédemment citée ?

Notons d’abord que le mot « scientifique » est mis au pluriel.
Or, il ne s’agit que de l’affirmation d’un seul individu, Justin Gregg, chercheur au Dolphin Communication Project et co-éditeur du journal “Aquatic Mammals” totalement acquis à la cause des delphinariums. On peut lire sur le site de cette revue : "Aquatic Mammals is pleased to have the support of the Alliance of Marine Mammal Parks and Aquariums and the International Marine Animal Trainers’ Association (IMATA)".

Quant cet homme affirme que les dauphins ne sont ni plus ni moins intelligents que les poules, les cochons ou les ours, il permet évidemment de  considérer la captivité comme un peu moins cruelle. Celle-ci l’est en effet davantage pour les dauphins et les éléphants que pour d’autres espèces, du fait de l’intense conscience qu’ils en ont et du manque cruel d’activités dignes de leurs cultures, de leur vie sociale extraordinairement complexe et de leur intelligence.

On connaît peu de poules qui disposent d’un nom propre, viennent en aide à leurs semblables comme à d’autres espèces, manient un langage articulé, se reconnaissent dans le miroir ou portent le deuil de leurs poussins des jurs durant.
Justin Gregg n’en a cure. Il s’agit ici de disqualifier ici les capacités congitives des cétacés. Il s’agit de "semer le doute". On l’a payé pour cela.

L’identité des discours est frappante entre celle des «experts » des lobbies chimiques et ce petit monsieur qui s’autorise à balayer d’un revers de la plume la totalité des recherches objectives sur le caractère exceptionnelle de l’intelligence cétacéenne.

Non moins troublante est la façon dont l’information est traitée : la presse se fait aussitôt l’écho de cette assertion et la répand sans l’ombre d’un esprit critique.
On peut difficilement concéder aux journalistes le droit d’être mal informés.  En revanche, on sait que nombre de grands organes de presse reçoivent de lucratives publicités de la part des parcs marins. On sait aussi que l’essentiel des recherches menées sur les dauphins à l’Université d’Utrecht sont financées par le Dolfinarium de Harderwijk. On sait enfin qu’il est presque impossible de trouver en Belgique ou en France un "expert en dauphins" qui ne soit lié, d’une façon ou d’une autre, à l’Industrie des Delphinariums.

"Nous avons peut-être atteint le point où l’alliance entre la science, la technique et l’économie de marché, loin de nous apporter de nouveaux bénéfices, nous met désormais en danger". commente un site à propos du livre "La fabrique du mensonge".  Peut-être.

Ce qui est sûr, c’est que cette alliance met aujourd’hui gravement les dauphins en danger. Car nier leur spécificité, préférer les recherches sur le dressage à celles sur le langage, c’est permettre aussi aux baleiniers norvégiens et autres chasseurs de Taiji de perpétuer sans états d’âme leurs "prélèvements de stocks"…

taiji-THE-SEA-SHEPHERD-CONSERVATION-SOCIETY-576

Lire aussi :
Les dauphins sont trop intelligents que pour vivre en captivité

Pourquoi défendre les dauphins ?


Suzy et les éléphants

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On l’a nommée Suzy. Elle portait sûrement un autre nom au sein de sa harde. Aujourd’hui, elle est enfermée dans un enclos assez vaste, en compagnie de Gitana, au parc Pari Daiza.

Quant elle était petite, on a tué sa mère. C’était au Zimbabwe en 1988.

L’ivoire, sans doute. Ou bien les zoos. Ou encore, le culling tel qu’on le pratiquait il y a peu au parc Krüger et qui consiste à massacre un nombre précis d’éléphants pour réduire leurs populations.

Ces prélèvements se mènent le plus souvent par voie des airs. Le tireur dans l’hélicoptère peut ainsi tout à loisir choisir sa cible et l’abattre à l’arme de guerre. Cela revenait chaque année. Les anciennes connaissaient les dates et elles tentaient alors d’emmener leur famille à l’abri des bosquets. En vain. Au jeu de la mort, l’homme reste le champion.

elephant-chasse-sportive

Suzy se tient sagement auprès du corps de sa maman, bien consciente que quelque chose de terrible venait d’arriver. Quand on emmena le cadavre, elle le suivit comme un petit chien Pas besoin de l’attacher. Il n’y avait plus personne. Tous partis. Tous morts. Ses tantes, ses sœurs, ses petits frères, ses grands frères toujours au loin, à se battre et à chercher des filles, mais qui revenaient au galop, toutes défenses dehors, quand un danger menaçait les leurs.
Tous partis. Tous morts ?

Elle eut de terribles cauchemars les nuits suivantes. Elle revivait la scène sans cesse et se réveillait en barrissant. Aucun des humains présents ne se soucia de son chagrin. Personne ne la prit dans ses bras. Très vite, on la dressa, on la frappa, on l’enchaîna, on lui mordit l’oreille avec un hook crochu, et le creux de l’aine, On la réduisit en esclavage, sans qu’elle comprit jamais pourquoi.

elephant-aywaille-seulAfrica à Aywaille

Le Harry Malter Familypark de Gand la donna au parc Pairi Daïza le 28 août 2010,
Sa compagne Chamba venait de mourir. On l’amena donc dans le Hainaut. Gitana vient la rejoindre ensuite. Susy a été la vedette de la Foire de Libramont, aux côtés d’un cheval de trait. Elle vit mourir Mausi, l’éléphante de cirque torturée, qui s’effondra quelques jours après son arrivée. De tristes souvenirs ont du lui revenir.  Un éléphant a bonne mémoire.

Toute petite, elle a du en voir, des massacres, des mâles superbes abattus par des chasseurs friqués, d’autres mutilés de leur trompe et de leurs défenses.  Elle a du en fuir, des humains féroces mais c’est parmi eux quelle vit aujourd’hui. Pour sauver l’espèce, paraît-il. Elle n’a encore jamais eu d’enfants.

echo_nature_elephants_echo

Là-bas, chez elle, de nouvelles matriarches ont pris les commandes de nouvelles hardes. Elles affrontent aujourd’hui la plus grande vague de massacre de toute l’histoire des éléphants. La Chine veut l’ivoire. Al Qaeda veut l’argent. L’Afrique ramasse la donne.

Le temps est proche où les savanes d’Afrique et les forêts d’Asie seront vides de tout éléphant.
Seuls survivront des personnes comme Suzy, qu’on exhibe dans des parcs et qui, péniblement, engendreront peut-être un éléphanteau. Pas de quoi sauver l’espèce, ni assurer son renouvellement génétique. Rien non plus qui reproduise les conditions de vie réelle d’un éléphant. Plutôt que de céder à la fougue d’un mâle triomphant et superbe dont elle connaît le clan depuis des années,  on lui amènera un étalon choisi par les homme, un inconnu. Elle finira ses jours dans la somnolence et l’ennui. Dans 50 ans, il n’y aura plus d’éléphants de zoo non plus.

planckendael-elephant-une-prison-reste-une-prison2

Voilà ce que notre gouvernement protège, voilà ce que nos médias encensent.
Mais que fait-on pour les "vrais" éléphants, ceux qui vivent encore libres et dignes ? Quelle somme la Belgique investit-elle pour sécuriser les parcs nationaux congolais, pour assurer leur bonne gestion et leur promotion internationale ? Quel est le nombre de soldats dévolus à la stricte protection des Monts Virunga, ce trésor de biodiversité  ? Pourquoi autorise-t-on une compagnie pétrolière à  s’y installer ? Pourquoi la CITES se montre-telle si conciliante avec un trafic dont on connaît les auteurs et les lieux ?
Que dit l’Europe de ce génocide annoncé ? Quels moyens la communauté internationale met-elle en œuvre pour sauver ces êtres dotés de cultures et de conscience de soi, qui partageaient déjà la savane avec les premiers hominiens ?

African_Elephants_Amboseli_National_Park_Kenya

Dans quelques années, les dernières tribus d’éléphants libres auront disparus de la planète.  Sauf si nous agissons.

ACTION INTERNATIONALE 4/10/2013

Pari Daiza

Eléphants

Le Voyage du Petit Eléphant

Suzy

elephant-95Pourquoi Pari Daiza ne se joint-il pas à ce genre de campagnes ?


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