Free our last 6 dolphins in Belgium.

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Code animal : un autre regard sur les zoos

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L’association Code Animal vient de publier «Un autre regard sur les zoos ». Cet ouvrage, remarquablement illustré, s’adresse aux enfants de 10 ans et plus. Un outil indispensable en ces temps où les zoos sont devenues des entreprises, usant du marketing et de la complaisance des média pour bourrer le crâne de son public : les enfants.

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Sans les enfants, en effet, les zoos n’existeraient pas. Ce sont eux le cœur de cible. Il est bien rare de visiter un zoo entre adultes.  Les poussettes y font la loi.

Quand j’avais 7 ans, à la fin des années 50, le Zoo d’Anvers fonctionnait encore à l’ancienne.
On importait à tour de bras de nos colonies d’Afrique (Congo, Rwanda et Burundi) des quantités d’animaux sauvages qui avaient survécu aux chasseurs de trophée. Le lion se trouvait dans une cage circulaire au croisement des allées. Aucune ligne de fuite, aucun espace où se terrer. Il rugissait de peur et les gens s’extasiaient de sa «férocité».  Les éléphants vivaient sur un mouchoir de poche, une minuscule passerelle de pierre dépassant de leur enclos. Et c’était une pitié de voir le gorille solitaire frapper en hurlant la vitre de sa cage, vide et carrelée comme une salle de bain, sous les rires du public.

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Tel était le jardin zoologique en ce temps là, et nul ne parlait encore de conservation ou de bien-être animal.
Les animaux venaient, vivaient, mourraient à un rythme rapide, ils étaient fous à lier, malgré les efforts des gardiens pour leur rendre la vie moins pénible.

Et puis tout bascula. Les zoos avaient trop prélevé, les colons trop tué, les humains trop proliféré : nombre d’espèces sauvages étaient désormais en grave danger d’extinction. Face à l’opposition grandissante d’associations que les premiers écrits de Peter Singer inspiraient, les zoos décidèrent de se refaire d’urgence une beauté pour survivre. Et ils y réussirent en 1987.

De simple jardins de curiosité, ils se présentent aujourd’hui comme les sauveurs de la biodiversité et les bienfaiteurs des espèces menacées. Mais surtout, ces lieux de promenades sont devenus des entreprises, pourvoyeuses d’emplois et de bénéfices, engrangeant parfois des millions. La concurrence est rude. Rien qu’en France, s’affrontent déjà le Zoo de Doué la Fontaine, le Zoo de La Barben, le Zoo de La Flèche, le Zoo de La Palmyre, le Zoo des Sables d´Olonne, le Zoo de la Palmyre, le Parc Zoologique de Mulhouse, la Ménagerie du Jardin des Plantes, le Zoo de Pont-Scorff, Planète Sauvage, le Zoo-Parc de Beauval, l’Espace Zoologique de St-Martin la plaine, la Réserve Africaine de Sigean, le Parc des Oiseaux, le Parc Zoologique de Champrépus, Océanopolis, l’Aquarium du Grand Lyon, l’Aquarium La Rochelle, l’Océanium du Croisic, le Grand Aquarium de Saint-Malo, l’Aquarium de Vannes, le Marineland d´Antibes, et d’autres encore…

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Il s’agit dés lors d’aligner le plus grand nombre d’animaux exotiques possibles et les plus prestigieux, du panda au gorille en passant par la girafe. Il s’agit aussi d’affirmer que les animaux sont heureux puisqu’ils se reproduisent (à ce point même qu’il faut euthanasier les petits ou les expédier à l’autre bout du monde). On rivalise  également en enclos plus vastes et mieux aménagés, propres à satisfaire les « besoins biologiques de l’animal», mais pas de tous, car cela coûte cher.

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C’est ainsi que pour pallier l’irrésistible ascension de son rival wallon, le Parc Pairi Daiza, le Zoo d’Anvers a fait construire à Planckendael un enclos immense pour ses éléphants. Ceux-ci y tournent en rond, sans but et sans un regard pour les "jouets" sensés enrichir leur environnement. Quoiqu’on fasse, un zoo reste une prison, aussi dorée soit-elle.

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Il s’agit enfin de se faire connaître et de surpasser les concurrents par des attractions neuves. Aujourd’hui, le Zoo d’Amnéville prépare ses spectacles de tigres blancs dressés sous chapiteau et concocte un projet de delphinarium géant.
Toujours plus nombreux, toujours plus nouveau, toujours plus excitant, tel est la devise des zoos du XXIème siècle ! Ils inondent l’espace public de leurs publicités et vide le crâne de leurs adeptes avec une efficacité terrifante. Il n’est que de lire pour le comprendre les pages Facebook consternantes du Marineland d’Antibes ou du parc Pairi Daiza, peuplées d’enfants et d’ados incultes, avides de CONSOMMER !

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On comprend dans ce contexte toute l’importance de l’ouvrage «Un autre regard sur les zoos ». Destiné aux enfants de dix ans et plus, ce livre se lit avec vif intérêt même lorsqu’on est adulte. Car il démonte avec émotion les grands mensonges de l’empire des zoos et convainc au fil d’anecdotes, d’informations scientifiques précises et de superbes illustrations.

A cet égard, l’un des plus forts passages se trouve sans doute en page 92. Imaginez, lit-on, un peuple menacé. Les Jarawas, par exemple, une tribu au bord de l’extinction dans les Iles Andaman et menacés entre autres par les «safaris humains».

Si un zoo en prenait soin, il garderait quelques individus dans un enclos en béton agrémenté de décors peints paradisiaques, cocotiers, bord de mer. Devant l’enclos, un panneau pour le public sur lequel il serait dessiné une petite carte avec écrit en gras «Jarawa, peuple en danger».

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Et puis ? Je vous laisse découvrir la suite de cette histoire savoureuse, mais qui n’est que trop vraie. Et je vous engage aussi à offrir ce livre à vos enfants à l’occasion des prochaines fêtes ! Car c’est la génération qui nous suit qui décidera si oui ou non l’humanité continuera à enfermer des innocents au seul nom du profit.

cover-un-autre-regard-sur-les-zoosUN AUTRE REGARD SUR LES ZOOS
Un livre écrit sous la direction de Franck schrafstetter, président de Code Animal

Juste un regret : On ne  parle pas ici de dauphins ni d’orques. Bien que les delphinariums soient des cirques aquatiques, la loi européenne les classe dans la catégorie « zoos » et leur impose les même contraintes : conservation, recherches, éducation, encore plus mal respectées, si c’est possible. La situation très particulière des grands mammifères marins traités comme des poissons rouges dans des piscines d’eau chlorée vaut cependant à elle seule la rédaction d’un nouvel ouvrage !

orque-marineland-antibesUn dessin de Bebb

Lire aussi :

Zoos dans un monde en crise

Code animal : dossier zoos

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La Chasse à l’Arc en Wallonie

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INTERDITE MAIS TOUJOURS PRATIQUEE
La chasse à l’arc est interdite en Région Wallonne. Malgré une tentative du Ministre Benoît Lutgen
pour l’autoriser, cet état de fait a été re-confirmé en octobre 2005 par Mme Joelle Milquet
"Ces dernières semaines, vous avez été fort nombreux à m’interpeller au sujet de la question de la chasse à l’arc et son éventuelle introduction en Région wallonne. Vos réflexions ont retenu ma meilleure attention. Il est exact que, dans le cadre de la rédaction d’un projet d’arrêté relatif à la chasse (visant notamment à interdire le plomb dans les zones humides aux fins d’éviter la pollution de l’eau), le Ministre Lutgen a mis à l’étude la question de la chasse à l’arc, pratiquée notamment en France et au Danemark. Conscientisée par cette question, j’ai pu sereinement échanger avec le Ministre qui a parallèlement poursuivi diverses consultations sur le sujet. Nous sommes conjointement arrivés à la conclusion qu’il n’était ni opportun ni nécessaire de permettre l’apparition de ce mode de chasse en Région wallonne. La chasse à l’arc n’est donc nullement autorisée en Région wallonne et le projet de l’introduire s’est révélé inopportun dès le stade des premières consultations".

On saluera cette noble volonté d’interdire le plomb dans les zones humides, car il pollue beaucoup, en effet. Mais on se souviendra aussi  que l’idée de Benoît Lutgen a surtout été batue en brèche par le monde associatif.

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En revanche, il existe toujours une Fédération Wallonne des Chasseurs à l’Arc (FWCA) qui a pour vocation la formation de chasseurs à l’arc responsables.
Mais pour tirer sur QUI, si ce beau sport est interdit ?

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En France, au même titre que la chasse à courre ou le déterrage de blaireaux, la chasse à l’arc est autorisée. Il suffit donc à nos flécheurs wallons de franchir le Quiévrain ou de partir en Russie, en Roumanie ou en Afrique. Rien ne les empêche non plus de s’exercer sur des cibles en Belgique et l’on regrette d’ailleurs qu’ils ne s’en tiennent pas là, car l’art de l’arc est une sagesse quand il ne tue personne.

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Mais non ! Nos chasseurs belges ont le goût du terroir. Ils aimeraient tuer près de leur porte et plaident donc pour une modification du décret.

UNE FORME D’ART
Toute chasse est cruelle.
Même au fusil, aucun coup n’est garanti d’avance. On lira ainsi avec intérêt les informations que nous fournit ce site de la Région Wallonne :
"- Balle d’apophyse : l’animal se renverse, souvent sur le dos, reste immobilisé ou remue légèrement les pattes; il se relève au bout de quelques minutes  et fuit rapidement. Le chasseur tentera d’achever le gibier avant que celui-ci ne se relève; à défaut de pouvoir achever l’animal, il restera très vigilant.
- Balle de rein : l’animal s’effondre sur place, souvent de l’arrière-train, se relève et fuit lentement, le sanglier émet parfois des cris".

Il n’y a pas que la souffrance physique. Chaque animal est un individu unique, inséré dans un tissu social plus ou moins complexe. Un lion que l’on tue, une éléphante que l’on abat, un chevreuil ou un renard mort privent immanquablement d’autres individus de leur présence. Et ne parlons pas ici des parents abattus qui laissent derrière eux une famille en détresse.

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Le chagrin est une émotion que nous partageons avec les autres mammifères. Il faut relire à ce propos «Les émotions des animaux» de Marc Bekoff. En outre, des humains peuvent s’entretuer lors de ces parties de chasse et pire encore, des animaux familiers en sont souvent victimes.

A cet égard, la chasse à l’arc n’est guère différente des méthodes classiques. Elle fait moins de bruit mais surtout, elle donne au tueur l’illusion de retrouver ses racines de chasseur-cueilleur et rend plus difficle – et donc plus excitant – le plaisir de tuer.

«La chasse à l’arc, compte tenu de ses particularités de pratique, peut à la fois jouer un rôle complémentaire aux autres modes de chasse, apportant des solutions à des problèmes spécifiques dans le cadre de la gestion de la vie sauvage, ainsi que remplir des fonctions éducatives, récréatives, socio-économiques, esthétiques et même thérapeutiques.(…)
La chasse à l’arc est une activité offrant des expériences de vie très profondes, qui favorise et même nécessite le développement de ses connaissances des animaux chassés, de leurs habitudes, de leur biotope et de la nature en générale.
La chasse à l’arc a sa propre histoire. Son étude et sa pratique contribuent à la compréhension des traditions et du patrimoine culturel.
Sa pratique peut être vue comme une forme d’art et apporter des sensations profondément satisfaisantes permettant de se délasser et de s’écarter des éléments stressants et étouffants de la vie moderne. De plus, le tir à l’arc est aussi une activité sportive qui peut être pratiquée toute l’année et en famille ».

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SE VIDER DE SON SANG
Mais qu’en est-il des animaux ? Considèrent-ils eux aussi cette chasse comme une activité sportive, une forme d’art ?

«Il faut savoir que nous devons nous attendre à une agonie d’environ 30 à 45 minutes lorsque la flèche a atteint le cœur ou les poumons » nous explique Glenn Helgeland dans la revue «Fins and Feathers». « Une heure de traque ou plus seront nécessaires si l’animal a été touché au foie. Et il faudra compter huit à douze heures si la flèche a touché le ventre.
Dans le cas où ce ne serait que les muscles de l’arrière-train ou d’autres zones non-vitales qui aurait été touchés, il faudra immédiatement retrouver l’animal et l’achever à l’aide d’autres flèches pour maintenir les blessures ouvertes et faire en sorte que l’hémorragie soit mortelle.
Pour qu’un chasseur à l’arc puisse retrouver facilement le cerf commun qu’il a blessé (par exemple), la perte de sang devra être importante. Un cerf devrait idéalement se vider d’au moins 35 pour cent de son volume sanguin total pour que le chasseur puisse le récupérer rapidement."

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La chasse à l’arc est une pratique cruelle et inhumaine.
L’équipement primitif de l’archer blesse en effet bien plus qu’il ne tue, ceci dans une proportion d’environ 50%.
En d’autres termes, pour chaque cadavre d’animal traîné hors des bois en fin de chasse, un autre animal blessé est laissé dans la nature, où il finira par mourir d’hémorragie au bout de quelques jours ou bien encore rongé par les mouches et les bactéries, au terme d’insoutenables souffrances. Par définition même, le tir d’une flèche dans une cible vivante constitue une manière hasardeuse et méchante de tuer un animal.

QUESTION DE CHASSE
Non seulement la chasse est légale et considérée comme utile par tous les groupes politiques, Ecolo en tête, mais en plus, les animaux sauvages ne bénéficient même pas des dispositions de la loi sur la cruauté envers les animaux !
"La protection des animaux pendant l’abattage ou la mise à mort est régie par le règlement européen 1099/2009 sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort. Ledit règlement détermine les règles applicables à l’abattage ou la mise de mort d’animaux détenus pour la production de denrées alimentaires, de laine, de peau, de fourrure ou d’autres produits, ainsi qu’à la mise à mort d’animaux dans le cadre de la lutte contre les maladies animales. Il ne s’applique pas à la mise à mort d’animaux dans le cadre d’expériences scientifiques ou d’autres pratiques tels que la chasse ou la pêche, ou encore d’événements culturels ou sportifs".

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Il y a eu tout un débat européen à propos de la souffrance du gibier, qui fit quelques bulles en France mais nullement chez nous. C’est qu’il n’existe en fait AUCUN mouvement spécifiquement anti-chasse en Belgique à l’instar du RAC.
Seul Inter-Environnement Wallonie tient sur ce thème un discours fort, mais non-abolitionniste. La question est complexe et mérite que l’on s’y concentre. Il faut fournir des alternatives, prôner le retour du loup, du lynx et des petits prédateurs en Belgique pour faire le ménage dans les bois. Il faut évidemment cesser de relâcher des faisans, sangliers et autre « gibier », au détriment des riverains et de l’équilibre écologique. Il faut enfin rompre avec la vision fallacieuse de l’homme en tant que «régulateur» de la Nature. Elle se débrouille parfaitement bien toute seule, merci !

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A l’heure où partout dans le monde, on massacre les non-humains, dauphins et baleines au Japon, éléphants en Afrique ou chiens de rues en Roumanie, il était bon de rappeler que chaque année, en cette saison, un génocide a lieu sur nos champs et dans nos forêts. Et que ses victimes peuvent être abattues dans des conditions encore plus cruelles que celles dont "bénéficieraient" les animaux d’abattoir.

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Lire aussi :

http://www.dauphinlibre.be/arc.htm

http://www.dauphinlibre.be/chasse-et-traditions.htm

http://www.abolition-chasse.org/cruelle_chasse_arc.htm

http://www.lalibre.be/debats/ripostes/la-chasse-necessite-ecologique-ou-simple-divertissement-5258c5663570d36e85e38381

http://www.animalalliance.ca/wp-content/uploads/2011/07/2009-Bulletin-Cruelty-of-Bow-Hunting.pdf


Des orques capturées pour les Jeux Olympiques de Sotchi ?

sochi-mascot-dolphinSotchi, vitrine et laboratoire de la Russie de Poutine

orque-russe-narniaNarnia

5/2/2014
Aucune orque ne sera exhibée aux Jeux olympiques de Sotchi. En outre, aucun dauphin ne portera le flambeau olympique, comme cela avait été proposé précédemment par la région.
Ces deux informations ont été confirmées par le président du Comité olympique de Sotchi. Il existait bel et bien un plan pour envoyer des orques à Sotchi (mais pas nécessairement pour les Jeux olympiques) au début du mois de décembre, mais celui-ci a été postposé.
Le Delphinarium de Sotchi est directement impliqué dans la capture de 7 orques en Mer d’Okhotsk en 2013, dont il entendait bien prendre livraison.
Pour l’instant, au moins 2 orques, y compris Narnia, restent dans de petits enclos à Moscou tandis que d’autres ont été expédiées en Chine. Aucune d’entre elles ne se produit pour le moment en spectacle ni en Russie, ni en Chine et l’on suppose que les dresseurs sont en train de « former » ces orques capturées l’an dernier en pleine mer.
La photo montre Narnia en captivité à Nakhodka, près de Vladivostok, avant d’être déplacée à Moscou en Décembre.

https://www.facebook.com/erich.hoyt

Notons aussi que 2 dauphins du delphnarium de Sotchi proviennent de la baie de Taiji, via la Crimée. 

orques-russes-delphinarium-gonflableLe "bassin provisoire" des orques à Moscou

Novembre 2013

«Nous venons d’apprendre que 2 des orques actuellement détenues près de Vladivostok seront bientôt envoyées par avion à travers la Russie jusqu’au delphinarium de Sotchi. Cette ville est extrêmement active, ces jours-ci, du fait de la préparation des Jeux Olympiques d’hiver du 7 au 23 février, 2014".
Les orques arriveeront le 30 novembre à 8 heures du matin.

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Les ravisseurs de cétacés ont l’intention de s’enrichir pendant ces Jeux en exhibant des orques. Ce seront d’ailleurs les premiers épaulards jamais montrés au public russe, mais sûrement pas les derniers.
Un triste jour pour la Russie, une triste image pour les Jeux olympiques et une  situation encore plus triste pour ces deux orques qui vont devoir traverser pas moins de 7 fuseaux horaires durant leur vol de 7.427 km, avant de passer ce qu’il leur reste de leur pauvre vie en captivité.
Infos Erich Hoyt 

Le Sotchi Aquarium a récemment fait capturer une orque  pour son futur «Primorsky Aquarium» à Russky Island, Vladivostok

Rappelons qu’à défaut d’orques – pas encore assez bien dressées – ce sera un dauphin du Sea Star Dolphinarium de Sotchi, au bord de la Mer Noire, qui prendra le relais de la flamme olympique 3 jours avant la cérémonie d’ouverture, le 4 février prochain.
Lyudmila Chernova, une responsable de la région de Krasnodar a expliqué qu’un dresseur tiendra la nageoire du dauphin d’une main tandis qu’il brandira la torche de l’autre. L’homme et la "bête" feront ensemble le tour de la petite piscine, consacrant à la fois l’esprit olympique et le ferme attachement de la Russie à l’Industrie dela Captivité.

Le cétacé sera choisi parmi les dauphins du Sea Star, un delphinarium ouvert en 2005 et qui enferme Mona, Lada et Basya, ainsique 2 belugas.  Ces 3 dauphins  ont été capturés en Mer Noire pour les besoins du "parc marin". Ils étaient encore 4 , il y a peu, mais Cleopatra et/ou Omega semble avoir disparue, morte ou bien déplacée.

La Russie s’ilustre en effet par le traitement sommaire qu’elle impose à ses dauphins captifs, souvent mal traités ou expédiés dans de vastes tournées de « cirques aquatiques».  L’un d’eux, Stepan, est actuellement en route vers le Pakistan.
Aucune reproduction en bassin n’est jamais tentée, les dauphins étant librement disponibles en Mer Noire et les bélugas en Mer Blanche. Les orques, quant  à elles, proviennent de l’extrême Est de la Russie,  dans la région du Kamchatka.

sochi1Dauphin et béluga capturés au delpinarium de Sochi

La mascotte choisie pour ces jeux olympiques d’hiver est d’ailleurs un dauphin rigolo monté sur skis. Le symbole même des delphinariums, qui anthropomorphise les cétacés captifs.
Au-delà de la répression féroce dont sont victimes les homosexuels et les militants écologistes, pour ne citer que les plus connus, il serait temps que le monde condamne également le choix de Poutine de s’enrichir en capturant, vendant, louant ou exhibant des dauphins, orques et bélugas capturés dans les eaux russes.

Tout athlète digne de ce nom se doit dès lors de refuser de participer à ces jeux olympiques où presteront sans doute nos 2 orques et un dauphin esclave, comme d’autres auraient du boycotter les Jeux Olympiques de Berlin en 1936.

1389.8 Holocaust E

Lire aussi :

Sochi Olympic games (Digital Journal)

Russian Orcas

Narnia et les orques russes

Nouvelles captures d’orques russes

Les cétacés de Moscou

Dauphins et béluga captif au Pakistan

RUSSIA-DOLPHINS-MEDICINEBeluga capturé au Delphinarium de Sotchi

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Narnia

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Aujourd’hui, quoiqu’en disent les delphinariums européens, la capture, c’est la norme. 
Bien plus de pays la pratiquent que ceux qui prétendent élever des cétacés domestiques en vase clos.
Mais tous travaillent pour le même but : l’argent.


Dawn Brancheau’s death : my SeaWorld Experience

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Tilly grabs Dawn (The Orca Project)

Wednesday, June 2, 2010 at 1:16pm
As a visitor and witness to the tragic events at SeaWorld on February 24, 2010, I think it is sad to consider that Dawn Brancheaus’ death may go down in history as an accident. An accident is an unforeseen event or circumstance. Given past history and my experiences of that day, I believe the word "accidental" misrepresents this tragedy. Although the recent legal conclusion of the Orange County Sheriffs’ Office deems her death an "accident", SeaWorld has shown its’ negligence in its failures to heed the warning signs to prevent this tragedy. Since OSHA warned "it’s not a matter of if, but when the next attack occurs", SeaWorld, the Blackstone Group and their supporters will have to live with the consequences of this and any subsequent attacks should they continue the unnatural captivity, display and human interaction with Orcas. My guess is they will not care and will fight to continue exploiting these intelligent, social animals so long as profits offset the grief… just as it did this time. But I sense the tide is turning and the end is near for greedy owners and representatives of this exploitative entertainment industry.

I was at the park that day and attended the "Believe" killer whale show just minutes prior to the attack on Mrs. Brancheau and witnessed the unusual and aggressive behavior the whales were exhibiting which ultimately led to the show being cancelled. Shortly after, I grew increasingly concerned that SeaWorld had not been truthful and had not provided the Orange County Sheriffs Office, other investigators or the public with an accurate account of the days’ events. Additionally, it does not appear that OCSO sought clarification or testimony of independent witnesses (although they did include my correspondence to them as part of their final report issued 04-28-2010). I understand that they, like me, are not "whale experts" and it may have been beyond the scope of their investigation. However, it became apparent to me that SeaWorld was misrepresenting or failing to disclose the facts of that day and did not offer any information to investigators regarding the problems that were evident with the whales just prior to the Dining with Shamu event in which Dawn was killed. SeaWorld representatives were misleading and outspoken in stating that there were no indications of any problems prior to the attack. As a witness to these events, I take offense to SeaWorlds’ statements and take exception to the accounts of that day.

A synopsis of my experience follows:

30 minutes prior to Dawn Brancheaus’ violent death I attended the "Believe" Killer Whale show at Shamu Stadium with some family members. During this performance the whales did not behave as anticipated.

Toward the end of the show, a second whale entered the performance pool during the "splash" segment and the two whales set-off at a high rate of speed, chasing each other aggressively, nearly smashing into the wall at the far end of the pool while staff manually operated the pool’s gates trying to bring the whales under control and separate the offenders. Guests were asked to stay away from the glass walls surrounding the pool due to these aggressive actions. Giving it little thought at the time we awaited patiently for the show to get back underway.

During this unscheduled intermission, a female trainer spoke to the crowd and explained that, like feuding siblings, the whales were misbehaving and the trainers were just going to "ignore" the whales’ behavior until they settle down, laughingly indicating that they were more interested in "splashing" each other instead of the crowd.

After a 10 minute "cool down" period, and with the whales now separated, an attempt was made to resume the "splash" portion of the performance, but to no avail. It was clear that the whales were agitated, uncooperative and focused on things other than performing. As the whale continued its’ disobedience and refused to follow commands the show was cancelled abruptly. Disappointed, we left Shamu Stadium following the failed performance. Regardless of the whales obvious defiance, the next show went on and approximately 30 minutes later Mrs. Brancheaus life was ended violently by SeaWorlds’ star performer Tilikum as we stood a mere 50 feet from the pool located behind the Dining with Shamu building.

dine-with-shamuNot a glance to the orca…

As the days pressed on I became increasingly dismayed over the initial reports that filtered in, first that a trainer had slipped and fell into the water and drowned, which just made no sense given the information we heard from witnesses that day.
Then we were subjected to reports in the media by SeaWorld staff that there was no indication that the Killer Whales were behaving abnormally prior to Mrs. Brancheau’s tragic death. While I knew this may be true of the few minutes immediately preceding the attack, problems with the killer whales’ behavior were evident during the Believe show a mere 30 minutes prior. And, in hindsight, there appeared to be a problem with one of the gates that separate the main performance pool and the series of backstage pools as all other operations appeared automated. Was it possible that the second whale that entered the main pool was not supposed to be in there? Could this have led to the distraction and agitation of the other whale? I felt it was worth reporting.

Upset by the apparent "oversight", I contacted SeaWorld with a brief description of what I had witnessed and asked that the information be forwarded to interested parties. The response that I received from them did not indicate that this information would be passed along, nor did they inquire further of my observations… which I found odd, but not unexpected, from what I now view as a for-profit organization who says they are conducting a full investigation of themselves.

I of course went ahead and notified investigating parties myself. After filing a complaint with OSHA, I spoke with investigator Lara Padgett, who had already met with SeaWorld concerning this tragedy. She was not told of these earlier problems until I spoke with her. She and I were not surprised, having indicated that SeaWorld has not been very forthcoming with information.
I was becoming increasingly leery of SeaWorlds’ motives and it was becoming abundantly clear that they were more interested in protecting themselves through mistruths than shedding light on the tragedy. I couldn’t help but feel that SeaWorld’s utter discontent for human life and the lives of their captive performers was evidenced by continuing to blame Dawn for the attack rather than taking responsibility for their own shortcomings of placing profit above safety.

I was the first to admit that I was unsure what role, if any, the earlier whale behavior may or may not have had leading to this tragedy. I also did not know if or how Tilikum might have been affected by these events. Nor did I know for sure whether the perceived problem with the gate had any relevance. Perhaps two whales got together that weren’t suppose to be together. Perhaps there were social problems in the pod that day. Maybe the whales never did quite "settle down" and were giving the warning sign "just don’t mess with me today". Maybe it was the underlying profit-driven pressure that "the show must go on". Or, it could have been nothing of the sort. I did not know. I am not a whale expert nor claim to be proficient in whale behavior; however, I now know that this strange disobedient behavior can precede attacks. This is a fact that SeaWorld is well aware of and they have attempted to deceive the public and investigators by failing to disclose the unusual behaviors exhibited that day.

Although several other witnesses did come forward in news reports immediately after the attack, it appears that I have been the only witness to the earlier aggressive whale behavior who has chosen to report my observations to investigators and follow through with debunking SeaWorlds’ erroneous reports. So it has been an uphill battle. But it has been a battle I intend to keep fighting because I am infuriated with SeaWorlds behavior. In my initial correspondence to SeaWorld, I also provided my ticket number for verification… easy enough for them to conclude that I was legitimate. They however chose to ignore my observations and I’m sure they hoped I would just go away and leave the investigation up to them.

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They were wrong. In their efforts to squelch the truth, any and all information I later posted on their website, blogs and/or SeaWorld Fan FaceBook page were quickly removed. They also successfully had my FaceBook page shutdown for several days while FaceBook investigated my content and postings. Although my FaceBook account was reactivated, I am blocked from any further postings at SeaWorld… no surprise there.

I am also well aware that they (SeaWorld and its’ fans) have been monitoring my FaceBook account from the moment of it’s inception, awaiting any new information in order to make anything I post "fit" their version of events, so I have been careful in posting only the information I feel they need to know or see at this point. It will be interesting to see how their version of their "internal" investigation is portrayed.

As of May15, 2010, aside from OSHA, no other investigative parties have followed through with my reports and observations. Although the Orange County Sheriff’s Office included my written statements in their final investigative report, they never contacted me prior to completion of their investigation to request any additional information, clarification of my observations and/or photos or videos I took that day. This seems to be indicative of the Sheriff’s Office investigation. They chose not to investigate or interview other independent witnesses such as the Connell family from NH, present at the initial attack and videotaped the moments preceding the attack at the Dining with Shamu event.

Instead, the OCSO chose to rely on SeaWorld employee testimony as the basis for the investigation and its’ conclusions. I also sent correspondence detailing my observations to the USDA’s Animal & Plant Health Inspection Service, NOAA, Florida Fish and Wildlife Conservation Commission and House Subcommittee on Insular Affairs and Wildlife.

Kathleen Hampton, Office of Executive Director, Florida Fish and Wildlife Conservation Commission did respond via email on March 2, 2010 and indicated that "FWC was involved with regard to the issue of captive wildlife on the day of incident. However, FWC is no longer involved" and she gave me contact information for the agencies coordinating the ongoing investigations.

Essentially I never heard anything back from the USDA (APHIS), NOAA or any members of Congress. Regardless of the "investigators" lack of interest in my observations, I have spoken with many experts, and non-experts, that feel that these prior behaviors are compelling and more so that SeaWorld has attempted to conceal these facts from public scrutiny and investigators.

I for one intend to keep pressure on SeaWorld, the public and all investigative bodies until SeaWorld’s lies and unscrupulous practices are revealed and changes are brought about. History should have guided them and the warning signs should not have been ignored. Either way the truth needs to be known and actions taken to prevent further tragedies for "trainers" and marine mammals alike. This will only happen if the full truth is told, all the facts reviewed and the captivity and exploitation ceases.

Until recently, I was not associated with any organization or activist group, nor did I have any desire to. But since that tragic day, I have found that there are so many wonderful people that have been actively involved in exposing the exploitation and captivity of marine mammals long before this event occurred. While my observations pale in comparison to those unfortunate enough to hopelessly witness the initial brutal attack, SeaWorld has shown from the very start that they are not interested in the facts, or the truth, and their only true concern is to protect profits. It has been my intention to expose these truths and share my experiences with the public and investigators and I will continue to post updates on my FaceBook profile and share new information as warranted.

By chance, that February day was my first visit to SeaWorld and I have been deeply affected by what I witnessed and the publicity and misinformation that followed. Prior to this date I had never formed an opinion of SeaWorld or the captivity and "display" of Orcas. Previously aware of SeaWorld’s rescue and conservation efforts, I am now saddened and outraged at what appears to be a primarily profit-driven entertainment industry which operates under the guise of an educational institution.
My first visit to SeaWorld was indeed an educational experience; unfortunately it has not been the experience I anticipated and one which I hope no one else will have to experience in the future.

In my rapid education on this issue over the past few months it has become abundantly clear that the exploitation of these magnificent animals must end. Thank you to all who are working toward that goal.

Sincerely,
John Kielty (posted on Facebook)

Read also :
Pony Theory

Stress of captivity


Béluga, otarie et dauphin rose au Pakistan

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Janvier 2014
Le Pakistan exhibe un dauphin rose à bosse de l’Indo-Pacifique, protégé par l’Annexe 1 et 2 de la CITES.

«Les trois mammifères marins ont fait la route jusqu’à Karachi, en suivant les oiseaux migrateurs qui se déplacent vers le sud durant les mois d’hiver .

Le dauphin Boris, le béluga Stephen et l’otarie Memo ont spécialement été amené pour les premiers shows de ce genre au Pakistan. Le dauphin saute dans son cerceau, le béluga chante en choeur et le lion de mer donne une excellente performance depuis que le spectacle a commencé début janvier au Musée maritime de Karachi. Les performances durent près d’une heure".

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Les organisateurs ont affirmé qu’un tel spectacle n’a jamais eu lieu au Sri Lanka, au Bangladesh ou en Inde (ce qui est faux, puisqu’il y eut  un delphinarium à Chennaï). Leur seule motivation serait non pas le profit, mais la volonté d’apporter aux gens qui ne peuvent pas se permettre de visiter d’autres pays, un spectacle de qualité internationale.

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«Ces shows visent également à sensibiliser le public à la nature amicale de ces espèce», a déclaré Ali , l’un des organisateurs, lors d’une émission spéciale de démonstration organisée pour les médias le samedi.
Les trois animaux  sont si bien dressés qu’ils ne comprennent que les «indications» de leurs maîtres – Fauad Sharif , qui traite avec Boris le dauphin à bosse de l’Indo-pacifique venu de Barhein et Memo le lion de mer  d’origine inconnue, tandis que Inga Strekach s’occupe de Stephen le béluga venu de Rostov. Les trois mammifères marins ont travaillé deux fois par jour avec Sharif et Strekach afin qu’ils puissent s’adapter à leur nouvel environnement.

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Les animaux resteront au Pakistan pour une bonne partie de cette année – en fonction de la réponse du public et des bénéfices réalisés. Après Karachi , les trois « stars » sont censés faire une apparition à Lahore et à Islamabad.
Trois spectacles sont prévus : un le matin entre 10 et 11 heures pour les étudiants et les personnes handicapées, et  deux spectacles en soirée pour le grand public . Un stade spécial d’une capacité de 2000 personnes et une grande piscine a été construite spécialement à cet effet.

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Stephen le beluga vient du Rostov Aquarium en Russie. Il a été capturé soit en Mer Blanche soit en Mer d’Okhotsk.
Boris est un dauphin à bosse de l’Indo-pacifique (Sousa plumbea) et a sans doute été capturé près de la côte du Pakistan avant d’arriver à Barhein et d’être vendu aux Russes. Cette espèce de dauphin est considéré comme en très grave danger d’extinction et se trouve protégé à ce titre par l’Annexe 1 et 2 de la CITES, qui en interdit toute capture et tout usage commercial.

Bonne nouvelle : ce n’est pas la grosse foule. Il faut dire que les dauphins roses ne sont pas très sexy et ne ressemblent guère au Flipper attendu. On ppeut d’ailleurs s’e étoner, car ce ne sontpas les dauphins de la Mer noire qui manquent dans les geôles de Poutine. Le Tursiops attendu est-il mort en route ? Mystère !
En outre, le spectacle est d’une tristesse affligeante. Les pakistanais ont du coeur : ils boudent cette exhibition atroce et illégale !

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PARAS

Sources : 

http://tribune.com.pk/story/654950/first-time-in-the-country-after-birds-russian-marine-animals-make-way-to-karachi/

http://tribune.com.pk/multimedia/slideshows/655092/

Décembre 2003
Malgré les préoccupations des experts quant aux spectacles de mammifères marins, une baleine blanche de 3m de long vient d’arriver au Pakistan en provenance de Moscou. L’animal est actuellement gardé au  Musée maritime, où les spectacles de dauphins sont prévus au début du mois prochain.
Ce mammifère marin âgé de 10 ans est un Delphinapterus leucas. Il est souvent appelé le béluga (ce qui signifie « blanc » en russe) mais aussi le canari des mers en raison de ses pépiements aigus. Son espèce est considérée comme «vulnérable» et confrontée à un risque élevé d’extinction par la liste rouge de l’UICN/World Conservation.

«Ce sera la première fois qu’un spectacle de dauphins se tiendra dans cette partie du monde. Un expert étranger en ingénierie de l’eau nous a aidé pendant 7 mois à préparer des conditions de  vie correctes pour accueillir nos cétacés", a déclaré Syed Azfar Abbas, représentant le « Dolphin Show Karachi international». Le spectacle aurait été organisé en collaboration avec une entreprise basée à Dubaï.

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Le béluga d’une tonne et demi a été transporté dans un avion aménagé où il est resté dans un grand récipient pendant son vol d’une durée de 8 heures. Une piscine a été spécialement conçue pour accueillir les animaux, d’environ 85 mètres de long, 50 mètres de large et d’une profondeur de 15 mètres. L’eau de la piscine est filtrée en permanence.

Une visite des installations a montré que le cétacé était pris en charge par 3 experts, un entraîneur, un vétérinaire et un spécialiste en ingénierie de l’eau. Ce dernier est chargé de garder l’état de la piscine sous contrôle. L’adorable  béluga porte une blessure sur son rostre et fait beaucoup de bruits quand son dresseur l’appelle.

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"La piscine contient de l’eau du robinet, qu’on a transformée en eau de mer en y ajoutant divers produits chimiques. Sa température est réglée en fonction des besoins des mammifères marins», ajoute Syed Azfar Abbas, précisant que quelque 10 millions de roupies ont été consacrés à la construction de l’ensemble de la structure, comprenant des sièges pour 2.500 à 3.000 personnes.

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«Nous le nommons Stephen », explique Inga Strekach, dresseuse ukrainienne depuis 20 ans. « Vous n’avez pas à avoir peur de cet animal, il est extrêmement sympathique. On le nourrit de sardines et de thon".

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Aux experts marins, qui estiment que ces spectacles violent le droit des animaux à ne pas vivre dans des conditions anormales,  la dresseuse rétorque : «Ce béluga n’est pas né dans la nature, mais bien en captivité (?). Nous avons déjà organisé ce genre de spectacles dans de nombreux pays ". (FAUX : Stephen ou Stepan a été capturé)

On s’attend également à l’arrivée prochaine d’un dauphin et d’un lion de mer, en provenance de Bahreïn ou de la Russie.
Le spectacle débutera le 1er décembre et se poursuivra pendant les 45 prochains jours. 3 spectacles de 40 minutes auront lieu tous les jours, y compris le show du matin exclusivement réservé aux écoliers.
Alors qu’un bureau de réservations va commencer à travailler la semaine prochaine, les achats de billets en ligne ont déjà commencé.

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Pendant ce temps, les experts travaillant pour la conservation de la nature ont exhorté le gouvernement et ses agences à ne pas autoriser les spectacles de dauphin. Ceux-ci ne seraient bénéfiques ni pour les animaux, ni pour l’éducation du public. De tels animaux ne peuvent être en effet  appréciés qu’à l’état sauvage.

"Nous recommandons vivement au gouvernement et aux services publics concernés de reconsidérer cette initiative et d’examiner la question en détail. Le public dispose de suffisamment de possibilités d’aller voir des dauphins sauvages le long des côtes du Pakistan, particulièrement à Karachi. Ils peuvent être observés sans trop d’effort ni de dépenses. L’expérience est beaucoup plus gratifiante», a déclaré le WWF dans un communiqué.

Dr Mauvis Gore, représentant le Marine Conservation International, un partenariat mondial formé par des scientifiques marins,  a déclaré que les cirques avec animaux ont été progressivement supprimés dans le monde, car les conditions de bien-être animal y étaient souvent atroces. Subir le stress des déplacements, stagner dans des enclos exigus, se produire dans un petit stade plein de bruit, ce ne sont pas là des conditions de vie raisonnables pour ces animaux.

russie-beluga-transfertBélugas russes récemment amenés à Moscou

"Ces shows donnent aussi au public l’impression que ces animaux ne sont là pour faire rire le public et pour obéir. Ainsi, plutôt que d’enseigner aux gens à respecter ces mammifères marins comme des animaux sauvages, on les place dans un bocal à poissons rouges et on les traite comme des jouets ! »

"Le Pakistan est informé sur sa faune marine d’une manière telle qu’il faudra peut-être des générations pour la rééduquer», a précisé par courriel le Dr Mauvis Gore, lorsqu’on lui a demandé de commenter les spectacles de dauphins en cours.

D’après un article du DAWN

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Jeff Venter picture

Danger pour les dauphins  ?
Le responsable du Talent Broker Internationals’et dit désolé que le show ait du attendre deux ans à cause de l’insécurité qui règne dans le pays.  Même les Russes hésitaient à venir s’y produire avec leurs dauphins. La siuation est-elle devenue meileure ?
On peut en douter.

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Petition

http://www.change.org/petitions/honorable-prime-minister-of-pakistan-stop-the-whale-show-in-karachi

Animals do not have a voice. You can make a difference by speaking up for them.
DAWN takes letters at letters@dawn.com

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You can also send in letters to other publications:
The News
news.post@thenews.com.pk
Daily Times
letters@dailytimes.com.pk
Express Tribune
letters@tribune.com.pk

Facebook : No Dolphin Show in Pakistan

PARAS

PAWS PAKISTAN
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Lire aussi :

Russie et captures

Bélugas libres et captifs

Les dauphins de Moscou

Show de dauphins au Pakistan

En anglais :

http://dawn.com/news/1054841/dolphin-arrives-from-moscow-for-shows-next-month

http://videos.thenews.com.pk/VideoGallery.aspx?ID=15176

Dauphins libres au Pakistan

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Orque Morgan : 3ième procès

morgan-12-0514 mai 2014 : le verdict

Le 3 décembre 2013, le cas de l’orque Morgan fera l’objet d’une 3ième procédure judiciaire devant un tribunal à la Haye. Lors du deuxième procès, le 12 décembre  dernier,  le verdict des juges de la Cour d’Amsterdam avait jeté la consternation : «La licence d’exportation accordée pour Morgan l’a été à raison, afin de contribuer à l’éducation du public ». Le tribunal ajoutait qu’il n’y avait aucune raison de penser que la santé de la jeune orque soit en danger dans ce parc d’attractions.


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Les photos prises par le Dr Visser ce 17 Novembre 2013 montrent pourtant que Morgan n’a pas cessé de souffrir depuis lors, malgré les "bons soins" de Loro Parque. Ses dents de devant sont usées jusqu’à la gencive. Les autres sont réduites d’un tiers, sans parler d’un dent brisée. La photo ne montre pas une dent de ??la mâchoire droite, usée jusqu’à la pulpe et qui peut très bien avoir été percée à la vrille. Cette opération est pratiquée lorsqu’une dent s’infecte et qu’elle risque d’entraîner une septicémie puis la mort. L’image montre clairement le préjudice extrême que Morgan s’est infligée à elle-même en se heurtant sans cesse contre les parois du bassin. C’est ce qu’on appelle des «dommages de tissu hypertrophique», qui provoquent souvent des démangeaisons et de vives douleurs. En outre, Morgan s’est cogné la tête contre les murs si souvent qu’elle a ouvert la peau et exposé la chair à vif.  Pourtant, le propriétaire de Loro Parque continue à prétendre que Morgan "se porte bien et qu’elle est en parfaite santé». Il affirme également que le Dr Visser manipule les données. A vous de juger…

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Rappel des faits :
Le 23 juin 2010, on découvrit Morgan qui errait seule le long des côtes de la mer des Wadden, au nord-ouest des Pays-Bas. Elle fi retirée de l’eau et emmenée au delphinarium de Harderwijk par l’équipe « SOS Dolfjin »  attachée au parc marin, afin d’y recevoir des soins.
« Morgan était très faible et très amaigrie. Aussi avons-nous pris la décision, en concertation avec le Ministère de l’Environnement, de la capturer puis de l’emmener au Harderwijck Dolfinarium pour lui rendre des forces», avait déclaré à l’époque M. Bert van Plateringen, porte-parole du parc marin hollandais.
Il avait été convenu– comme l’exige les lois européennes – que cette orque resterait dans un bassin du delphinarium jusqu’à ce qu’elle soit en état d’être remise en liberté et de subvenir elle-même à ses besoins.

orque-Morgan-delphinarium-HarderwijkMorgan en Hollande

Rien de plus facile que de la rendre à ses parents. On sait d’où vient Morgan : sa famille fait partie du Pod P. Un plan précis de réhabilitation a donc été proposé, parfaitement fiable et destiné à réussir.
Pourtant, le 29 novembre 2011, avec l’accord du ministre de l’environnement, M. Henk Bleker et celui de la CITES, la jeune orque a été expédiée vers le zoo de  Loro Parque à Tenerife, dans les îles Canaries.
Elle doit y partager désormais la vie confinée et violente de 5 orques à demi-folles, parmi lesquelles le mâle Keto qui tua son dresseur. Ces orques, nés captives aux USA, sont louées par SeaWorld au parc espagnol. De ce fait, si jamais Morgan tombe enceinte malgré son jeune âge – et les employés de Loro Parque s’y emploient -, ses enfants appartiendraient à Sea World et y seraient envoyés. Un tel apport de gènes frais devient une nécessité pour des parcs marins qui jonglent avec la consanguinité. 2 rédisentes de Loro Parque , Koahan a et Skina, sont nées par insémination artificielle de la semence de Tilikum.

Le Dolfinarium de Hardewijk, gravement soupçonné d’avoir conclu des accords illégaux avec SeaWorld, appartient pour sa part au groupe français « la Compagnie des Alpes ». Ce holding possède également le Parc Astérix, Planète Sauvage, Walibi et le Zoo de Bellewaerde en Belgique.

CMJN de base

Quels sont les enjeux de ce nouveau procès ?

- Morgan est arrivée au Loro Parque à la suite d’une évaluation réalisée par les responsables néerlandais de la CITES.
Avons-nous la copie officielle de cet avis ?

En fait, Morgan a été envoyée à Loro Parque sur recommandation du vétérinaire Niels van Elk, du Dolfinarium de Harderwijk. La CITES n’a rien à voir avec cette décision, sauf que c’est elle qui a délivré ce permis malgré de nombreuses protestations. Sur ses formulaires de plainte, la CITES a répondu qu’elle était satisfaite de l’intégrité des deux delphinariums (espagnol et néerlandais).

Loro Parque est un zoo et il existe des règles spécifiques pour les zoos, que Loro Parque doit suivre. La CITES ont apparemment déduit que Loro Parque était un bon zoo et donc un bon endroit pour Morgan. La Fondation Free Morgan essaie d’obtenir des conseils juridiques sur la façon de contester cette situation.

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Niels Van Elcke, nécropsiste

- Savons-nous à qui appartient Morgan?

Il s’agit d’un élément-clé de cette affaire. Au regard des réglementations européennes, Morgan ne peut être vendue, ni échangée ni utilisée à des fins commerciales. Pourtant, dès le 19 Juillet 2011, le journal Orlando Sentinel annonçait déjà : «SeaWorld Parks & Entertainment est tenté d’acquérir un jeune épaulard femelle secouru l’an dernier au large des Pays-Bas".  L’article soulignait : «SeaWorld ne dit pas s’il versera une compensation – financière ou sous forme d’autres animaux – au delphinarium hollandais en échange de Morgan". Enfin, le 29 Novembre 2011, le journal titrait carrément : "L’orque sauvée aux Pays Bas fait désormais partie de la collection de l’entreprise SeaWorld ".

En outre, les documents déposés par SeaWorld lors de la vente publique de ses actions (en particulier la correspondance du 27 Février 2013, du 25 Mars 2013, du 4 Avril 2013 et du 8 Avril 2013, en même temps que le Formulaire S-1 amendé 3 fois) établissent que SeaWorld s’estime propriétaire de Morgan.
SeaWorld «loue» donc Morgan à Loro Parque. Loro Parque paye SeaWorld pour avoir le privilège de garder Morgan dans ses bassins et d’y faire exécuter des shows.

morgan-loro-parque-12-05Morgan à Loro Parque

Avant même que la CITES accorde son permis de transfert de l’orque des Pays Bas à l’Espagne, en date du 27 Juillet 2011, le Dolfinarium de Harderwijk et SeaWorld avaient déjà entamé des discussions au sujet de la vente de Morgan. Il s’agit là d’une transaction commerciale illicite, qui remet en cause l’objectivité du delphinarium hollandais et son prétendu souci du bien-être de l’orque. Envisageait-il sérieusement de placer Morgan dans un enclos marin afin de la remettre au large ensuite et de la rendre à son pod ? On peut en douter.

Comment a-t-on pu en arriver là ? Comment SeaWorld a-t-il pu devenir ainsi le propriétaire légal de Morgan ? Comment le Dolfinarium de Hardewijk a-t-il pu demander puis  obtenir un permis CITES du gouvernement néerlandais pour le transfert de l’orque  à Loro Parque, sans révéler que SeaWorld l’avait déjà achetée ?
Ces questions seront au cœur du prochain débat judiciaire.

- Savons-nous si Morgan est vraiment sourde comme on le prétend ? Où sont les preuves de ce handicap ?

Un rapport en ce sens a en effet été établi par Loro Parque mais il n’est guère convaincant.
Selon le Dr Ingrid Visser (Orca Research Trust/Free Morgan Foudation), l’examen de Loro Parque a observé Morgan assez longtemps que pour se rendre compte qu’elle ne semble pas sourde. Des images volées nous montrent que les dresseurs  utilisent uniquement le sifflet avec elle quand il n’y a pas de public autour.  Peut-être est-elle malentendante. Il existe au moins un exemple d’un dauphin complètement sourd et muet, qui fut capturé heureux et en bonne santé.

Si Morgan est seulement malentendante, cela veut dire alors qu’elle peut parfaitement survivre en milieu naturel plutôt que de rester prisonnière de Loro Parque. En outre, il est tout à fait possible que son problème auditif soit la conséquence de médicaments qu’on lui a donné avant son transfert – à dessein ?  Les dossiers médicaux de Morgan et son bilan de santé ne sont pas accessibles. Mais si la Free Morgan Foundation obtient une inspection médicale, nous pourrons connaître la nature précise des drogues administrées.

morgan-orque-ataque-loro-parqueMorgan agressée à Loro Parque

Le Dr Naomi Rose (HSUS) a déclaré à ce propos : «La personne qui a fait le test, le Dr Dorian Houser, est un acousticien réputé. Mais il s’est appuyé uniquement sur les réactions du cerveau, sans tenir compte du comportement de l’animal.  Cela ne signifie pas que Morgan soit sourde, cela indique simplement qu’elle a perdu une partie de son audition. Cependant, je ne pense pas que cela importe. Sa vision est excellente. Si on la rendait à sa famille, elle serait prise en charge par celle-ci. C’est comme cela que cela fonctionne chez les orques. Je crois même qu’il y a bien plus de cétacés libres affectés de troubles auditifs que nous ne le pensons et qu’ils s’en sortent parfaitement.

Les gens disent souvent : "Une baleine sourde est une baleine morte" mais je ne pense pas que ce soit vrai. Tout d’abord, un déficit auditif n’est pas nécessairement profond. Deuxièmement, j’admets que dans certains cas, cela peut causer de gros problèmes (une baleine sourde est davantage exposée aux collisions avec les bateaux, par exemple), mais que dans d’autres cas, cela ne fait aucune différence, et surtout pas dans un contexte aussi social que le monde des orques ou des dauphins libres".

orque-handicapee-prise-en-charge-par-son-podJeune orque sans aileron ni nageoire droite
prise en charge par sa famille

- Ne faudrait-il pas se soucier également des 5 autres orques de Loro Parque, dont l’état de santé paraît meilleur ?

Naomi Rose : « Les autres prisonniers ne sont pas oubliés. Mais comme ils sont nés captifs, ils ne sont pas les meilleurs candidats pour la réhabilitation.  Aujourd’hui, nous avons 8 orques capturées en Russie, qui mériteraient de bénéficier de ce type de projet.

Nous nous concentrons sur les 5 orques de Loro Parque à partir des États-Unis. Ce sont des cétacés américains et ils doivent être ramenés aux Etats-Unis. Il faut les mettre à l’abri de l’incompétence  des soigneurs de Loro Parque. Nous travaillons sur cet enjeu, sans grand succès actuellement. Mais nous sommes en contact avec les autorités américaines à ce propos.

Le cas de Morgan est différent : il s’agit là d’une orque européenne et c’est à l’Europe d’en répondre ».

Informations Daniel Turner
ENCAP/BORN FREE

Lire aussi :

Dressage inusité pour Morgan  à Loro Parque

La famille de Morgan

Orques de Norvège

Liberté pour Morgan !

SeaWorld en bourse

Petits crimes entre amis

Du sang, du sperme et des larmes

Le Dolfinarium de Hardewiik

Free Morgan Foundation

L’enfer des orques à Loro Parque

Morgane à Loro Parque

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L’orque et les 2 pêcheurs

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Deux pêcheurs sont venus à la rescousse d’une orque, lorsque celle-ci s’est échouée sur un rocher. L’incident s’est produit le 30 septembre 2013 à Klakas Inlet sur l’île du Prince de Galles, au sud de l’Alaska.

Jason Vonick et Nick Segal ont raconté que le cétacé essayait de se saisir d’un phoque. Dans son élan, il s’est retrouvé coincé sur les rochers à marée basse.

Les vidéos postées sur YouTube nous montrent leurs efforts pour apaiser l’orque  en aspergeant d’eau ses nageoires et son dos et en la caressant.

VIDEO NO. 1

VIDEO NO. 2

Deux autres orques nageaient à proximité, en gardant l’œil sur leur amie coincée.
"Ils sont restés à côté d’elle jusqu’à ce qu’elle soit libérée", déclarent les pêcheurs  «C’était un peu angoissant. Nous ne savions pas s’ils se rendaient que nous étions en train d’aider leur amie ou s’ils pensaient que nous lui faisons du mal »

A la marée montante, Vonick et Segal ont craint que l’orque puisse se noyer, faute de maintenir son évent au-dessus de l’eau.
«Quand la marée est venue, elle ne pouvait pas tenir la tête hors de l’eau. Elle a commencé à se noyer, à faire des bruits terribles, à paniquer.
Nous avons aussitôt utilisé les rames de notre esquif comme un levier pour la pousser de la roche vers l’eau profonde".

Vonick et Segal ont parlé de leur expérience à l’émission de télé "Right This Minute".

Un article de SUSAN WYATT / KING 5 News NWCN.com
Posted on November 4, 2013 at 12:51 PM

Lire aussi :
Une famille d’orque prend soin d’un handicapé et le nourrit

Kenai_Fjords_orques-alaskaLe monde des orques de l’Alaska

Le plus frappant dans cette histoire, ce sont évidemment les images.
Elles nous montrent une orque qui se sait entre des mains amies. Elle sait que ces gens vont pouvoir l’aider, car ils se servent d’outils.  Et ses compagnes le savent aussi. Elles attendent patiemment que les humains libèrent leur compagne, sans les craindre, sans les agresser, prête à la reprendre en charge.
Cette confiance mutuelle nous interpelle sur le sort qu’on réserve aujourd’hui à la petite Morgan. Elle aussi se trouva en grande difficulté, il y a 3 ans de cela. Elle aussi pensait que les hommes allait l’aider, alors qu’elle s’ait égarée en jouant trop loin de sa maman.  Ce ne fut pas le cas.
Au lieu de gentils pêcheurs, ce furent des marchands d’esclaves qui se saisirent d’elle.
Le 2 décembre, dernier procès en appel pour Morgan à La Haye.


Le Delphinarium de Bruges face à Bite Back

bite-back-bruges1Bite Back devant le Boudewijn Seapark

Une cinquantaine d’activistes de Bite back, une organisation de défense des droits des animaux, ont mené samedi une action à l’entrée du parc d’attractions Boudewijn Seapark de Bruges afin de dénoncer la captivité des dauphins.

"Nous ne voulons rien de moins que la fermeture" du parc, ont-ils fait savoir.
Les activistes ont distribué des tracts aux visiteurs pour les informer des conséquences qu’ont pour les dauphins la vie en captivité et la participation quotidienne à des spectacles aquatiques.

"Le dressage et les conditions de vie des dauphins les détraquent: en captivité, ils souffrent de maladies de la peau et de stress, deviennent fous et cela finit par mener à des actes d’auto-mutilation et à des comportements qui ne sont pas naturels", dénonce l’organisation. D’autres actions suivront bientôt, annonce Bite Back, qui a notamment reçu le soutien des ONG Sea Shepherd, qui a pour but la défense internationale des océans et de la vie marine, et Dauphins Libres, qui milite pour une Belgique sans delphinarium.
(Belga)

bite-back-presseLa delphine Roxanne et son dernier bébé

On notera d’abord avec étonnement que cette dépêche est illustrée par la photo de Roxanne et de son petit BS-TT-B1201, mort 4 jours après sa naissance, le 3 septembre 2012. Soit 3 enfants morts entre 2011 et 2012 pour cette malheureuse capturée en mer, et tant d’autres avant eux.

En bassin, les delphines sont comme des vaches reproductrices. On les insémine de la même manière. La loi l’autorise puisqu’elle concède aux delphinariums le statut de zoo et leur impose dès lors d’assurer la reproduction d’une espèce en danger en vue de sa sauvegarde et de son réintroduction. Le dauphin Tursiops truncatus n’est pourtant pas une espèce prioritaire selon l’IUCN et aucun né captif n’est jamais remis en mer. Quant aux recherches menées par Bruges, c’est de la plaisanterie.

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BITE BACK est une courageuse association de défense animale qui opère principalement en Flandres et aux Pays Bas.
Elle a récemment menée une action au Dolfinarium de Hardewijk mais participait déjà à la grande manifestation de juillet 2004 devant celui de Bruges. Elle vient de lancer un site : http://www.voorvermaakzonderdieren.nl/ assorti d’une pétition.
Rappelons qu’il existe une seconde pétition en langue française sur Avaaz, adressée à Mme Laurette Onkelinx.

Il s’agit ici d’en finir avec les atermoiements de nos responsables politiques.  Depuis plus de 3 ans, une commission fédérale relative au bien-être des dauphins de Bruges discute en effet sur le fait de savoir si des cétacés enfermés toute leur vie sous un dôme obscure dans de petites piscines pleines d’eau chlorée, sont heureux.   

Octobre, c’est la morte saison qui commence. Très peu de visiteurs, des jeunes parents et leurs gosses à l’arrière, franchissant la grille du delphinarium entre une haie de manifestants. Pour nos dauphins physiquement adaptés au climat de la Floride ou des Caraïbes, une salle sombre et glacée, l’ennui atroce, les piscines vides aux murs nus parcourue sans fin, comme on marche dans sa cellule.
Comment Puck a-t-elle pu tenir si longtemps ? Et Roxanne ?
Beachie, lui, ne va pas bien. Le ciel et le vent marin du lagon de Hardewijk lui manque. Il respire mal. On le gave d’antibiotiques, avant et après le spectacle.
Yotta, qui faillit récemment mourir lorsque son bébé resta coincé mort dans son ventre, ne serait pas non plus au mieux de sa forme, selon certaines rumeurs. Et quant au Boudewijn Seapark lui-même, ce se serait encore pire.

aspro-ocio-palmitosAspro Ocio opère dans 8 pays d’Europe.

Aspro Ocio, la compagnie espagnole qui détient l’entreprise semble vouloir quitter le navire et lâcher cette attraction peu rentable et peu inventive. Qui la reprendra ?
Popsaland ? Le Studio 100 ? Pairi Daiza ? La tentation serait grande d’y investir alors des améliorations majeures dans l’environnement des dauphins, sous les applaudissements d’une foule qui voit déjà en ce zoo géant le sauveur des éléphants de cirques. Mais nous savons de source sûre que son directeur, M. Eric Domb, est un gestionnaire de parc animalier de la nouvelle génération. Il sait que son public est désormais très sensible au bien-être animal et se refuse donc à héberger des dauphins captifs.

delphinarium-de-bruges-en-ruinesLe bassin des otaries fuit : c’est la misère partout dans le parc

Studio1002
Popsaland est également un repreneur possible

Une loi récente, dont on attend les arrêtés d’application, interdit tout animal sauvage dans les cirques en Belgique. Un travail de fond mené par GAIA depuis bien des années. Cette décision n’est pas sans conséquence.
En effet, si les tigres et les lions (pourtant tous nés en captivité) ou bien les éléphants (le plus souvent capturés), ne peuvent plus être exhibés au public pour exécuter des tours, on se demande pourquoi les dauphins pourraient encore l’être.
3 des 6 prisonniers de Bruges sont nés dans le Golfe du Mexique. Les 3 autres sont nés sous le dôme obscure, zombies malades et dépressifs qui jamais de toute leur vie n’ont vu voler une mouette, entendu le ressac, ressenti la douceur du vent et du soleil ou la claque au poitrail des rouleaux que l’on fend.

Au XXième siècle, et alors que l’Inde vient de déclarer le dauphin « personne non-humaine dont la détention seule est une forme de maltraitance », la Belgique ne peut plus tolérer l’existence des delphinariums, quel qu’en soit l’attrait financier. Et il devrait en aller de même pour tous les pays d’Europe.

taiji-tursiops-massacre-17-12-2012Capture à Taiji

 

Lire aussi :

La vie de Beachie, dauphin reproducteur à Bruges (EN)

La vie de Beachie, dauphin reproducteur à Bruges (FR)

Il faut fermer le delphinarium de Bruges

Les 6 dauphins de Bruges

Pour une Europe sans delphinarium !

Bite Back contre les delphinariums

Aspro Ocio veut quitter le navire : les dresseurs sont inquiets

anneliese-and-her-son-Willem-at-BruggePhoto Arnaud Artnow

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Les mystérieuses cultures des orques de l’Antarctique

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Deux des plus grands experts mondiaux de l’orque, ce prédateur le plus haut placé sur la chaîne alimentaire après l’homme, se trouvaient récemment en Antarctique, en train de procéder au marquage d’une créature dont le remarquable comportement de chasse coopérative et la transmission de savoirs intergénérationnels ne rivalisent qu’avec les capacités humaines en ce domaine.

L’après-midi du 10 janvier 2012, à la pointe de la péninsule Antarctique, les chercheurs Robert L. Pitman et John W. Durban se tenaient sur le pont d’un navire de croisière, cherchant à découvrir  à la jumelle la présence d’épaulards. La mer de Weddell, où les corps de l’explorateur anglais Ernest Shackleton et de ses hommes restèrent enterrés dans la glace pendant près d’un siècle,  était calme et parsemée d’icebergs. Il pleuvait, ce jour-là, un phénomène de plus en plus fréquents en été dans cette partie de l’Antarctique qui se réchauffe rapidement.

Vers 3 heures de l’après-midi, Pitman repéra des ailerons triangulaires émergeant des vagues à quelque 2 miles de distance. Bientôt, près de 40 orques surgirent de tous côtés autour du bateau  nommé le «National Geographic Explorer », suscitant l’émerveillement des 150 passagers à bord.

Pitman et Durban sautèrent dans un Zodiac en caoutchouc conduit par un biologiste de l’équipage et naviguèrent lentement en direction des cétacés. Deux grandes orques femelles  s’approchèrent, roulèrent sur le côté et, se souvient Pitman, "nous regardèrent longuement, les yeux grands ouverts, tandis qu’elles passaient à quelques mètres sous le Zodiac".

L’une des femelles fit surface à côté du canot. Durban, à l’aide d’une  arbalète, projeta un émetteur satellite au milieu de son aileron dorsal. Lorsque la deuxième orque remonta à son tour, une seconde flèche fut tirée, afin de prélever un échantillon de tissu à des fins d’analyse scientifique.

C’est ainsi que commença plus d’un mois de recherche sur les orques de l’Antarctique, menée par les deux des plus grands experts mondiaux dans ce domaine. « La puissance de ces grands  prédateurs, a dit Pitman "n’a probablement jamais été concurrencée depuis que les dinosaures ont quitté cette planète il y a  la terre 65 millions d’années ».

Près de 50.000 orques parcourent les océans du monde aujourd’hui, et la moitié d’entre eux vivent sans doute dans les eaux de l’Antarctique. Cependant, bien que les orques soient les créatures les plus facilement identifiables de l’univers marin, pas mal de choses les concernant demeurent mystérieuses, en particulier au nord de la planète. Pitman et Durban tentent aujourd’hui de recueillir des informations des renseignements de base concernant leur comportement et leurs habitudes alimentaires.

Ces données de base sont particulièrement importantes à l’heure où le changement climatique et d’autres impacts anthropiques, tels que la surpêche et l’accumulation de produits chimiques dans l’océan, sont en train de modifier les habitats des cétacés et ceux de leurs proies.

orcas-trapped-in-iceLe réchauffement climatique
peut dérégler les saisons des glaces

Les scientifiques du monde entier en sont toujours à discuter de la façon dont il convient de classer les nombreuses espèces et sous-espèces d’orques vivant en Alaska, dans le Nord-Ouest du Pacifique au large des États-Unis et du Canada ainsi que dans l’Atlantique Nord.
En Antarctique, Pitman et Durban – qui travaillent pour le compte de la US National Marine Fisheries Service à La Jolla, Californie – ont joué un rôle majeur dans l’identification des trois principaux types d’orques présentes dans cette région ainsi que celle d’un quatrième type, habitant la région sub-antarctique.

Ces populations – probablement des espèces distinctes – diffèrent par les motifs  noirs, blancs et gris qui ornent leur peau. Elles se distinguent aussi par la forme de leurs nageoires dorsales et le profil de leur tête, tout autant que par les zones géographiques où elles se repartissent et par le choix de leur  nourriture ou leurs habitudes de chasse.
Chaque individu porte en outre des marques spécifiques sur la selle, juste derrière l’aileron. Pitman et Durban ont recueilli à cet égard une collection de 40.000 photos de « baleines tueuses », à tel point qu’ils peuvent aujourd’hui reconnaître sans se tromper tous les individus au sein de leurs  familles élargies.

Mais ce qui a conduit ces deux hommes à poursuivre leurs recherches n’est pas tant l’envie de les classer ou de connaître leur routes migratoires que celle de mieux saisir l’extraordinaire culture et les coutumes de ces cétacés, dont les techniques de chasse coopérative et la transmission de connaissances ne se retrouvent que chez les humains.

orcas-islandeOrques de l’Est de l’Islande. Un tout autre peuple. 


Les orques (Orcinus orca) vivent longtemps, très longtemps : nombre de leurs femelles atteignent ou dépassent les 90 années d’âge. 
Ces grands prédateurs se déplacent en groupes familiaux élargis. Les enfants demeurent généralement leur vie entière auprès de leur mère. Des groupes stables se rassemblent ensuite en unités plus vastes composées de lignées maternelles différentes (une matriarche et sa progéniture).

La société orque est basée sur une première unité matrilinéaire constituée de la matriarche, de ses enfants et de ses petits-enfants, c’est-à-dire a minimum de 5 à 6 individus. Du fait que les femelles peuvent atteindre 90 ans en liberté, il n’est pas rare de voir 4 générations qui se déplacent ensemble. Ces groupes matrilinéaires sont très stables. Ses membres ne se séparent que
quelques heures par jour, pour aller s’accoupler ailleurs ou se nourrir.

A un deuxième degré,  de deux à quatre unités matrilinéaires se regroupent pour former un pod, composé d’une vingtaine de personnes. Ces pods peuvent se diviser et se séparer durant plusieurs semaines avant de se retrouver.
Le troisième niveau de la structure sociale des orques est le clan.  Il regroupe un ensemble de pods, qui partagent tout à la fois le même dialecte semblable et une lointaine ancêtre commune. Le dernier stade de l’organisation des orques est appelé une « communauté ».  Il s’agit d’un vaste ensemble de clans qui socialisent et se retrouvent régulièrement, mais ne partage ni le même
dialecte ni d’ancêtre commun

Les groupes de troisième degré communiquent donc à l’aide d’un dialecte particulier qui leur est propre, utilisant un ensemble varié de clics, de sifflements et de sons pulsés.

On pense que les épaulards – dont la grossesse dure 17 mois – reconnaissent et apprennent les appels de leur mère « in utero » et qu’ils naissent dès lors avec la capacité immédiate de communiquer.

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Jusqu’à quatre générations d’épaulards peuvent voyager ensemble, qui font usage de techniques étonnamment sophistiquées de chasse en groupe transmises d’une génération à l’autre.

"Vous avez des individus qui passent  50, 60, 80 ans de leur vie ensemble. Vous pouvez réaliser tout un tas de choses quand vous passez autant de temps avec votre famille et des personnes qui lui sont associées», déclare Pitman  "Vous pouvez chasser de manière coopérative. Vous pouvez consentir à des sacrifices que d’autres animaux n’accepteraient pas. Si vous tuez 50.000 phoques dans votre vie, vous êtes plutôt doué dans ce domaine. Et si vous apprenez quelque chose, vous l’enseignez à  votre progéniture. Ce type de vie sociale les rend tout à fait remarquables et très humains dans les actes qu’ils posent ."
«Nous avons des grands-mères, grands-mères et arrière-grands-mères, qui voyagent en groupe avec des jeune et leur transmettent leurs connaissances culturelles», ajoute Durban.

Il y a trois ans, plus au sud, le long de la péninsule Antarctique occidentale, Pitman et Durban ont passé trois semaines à observer ce comportement d’un pod "d’orques des glaces", que l’on nomme aussi les épaulards de type B Antarctique . Ils ont étudié une technique de chasse dite «lavage de vague". Un groupe de cétacés glisse à travers la banquise, tandis que ses membres
élèvent la tête hors de l’eau- un comportement connu sous le nom "spy-hopping" – à la recherche de leur repas préféré : les phoques de Weddell, bien gras et piscivores.

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Une fois qu’ils en ont repéré un sur un ilôt de glace flottante, d’autres orques sont appelées en renfort. Puis à 2 à 7 nageant de front, ils foncent sur la banquise et balaie le phoque à bas de son refuge en créant une grande vague à puissants coups de caudale.

Pitman et Durban ont observé alors ce qu’ils appellent le "massacre" des phoques. Les cétacés noyaient d’abord leurs proies, avant de les éplucher méticuleusement pour accéder à leur chair de choix.  "C’était choquant de voir ça», dit Pitman. "Vous n’êtes pas habitué à voir des animaux se comporter de manière aussi futée!"

Les deux chercheurs rencontrèrent aussi 40 épaulards dans la mer de Weddell, probablement issus de 3 lignées maternelles appartenant à un «écotype» – ou peut-être même à une nouvelle espèce – de l’Orque de Antarctique nommée Petit type B.
Ce groupe ethnique est  lié à celui des grands chasseurs "à la vague" de Grand type B. Mais l’on en sait fort peu sur le Petit type B.
Pitman et Durban les ont parfois vu s’alimenter sur les pingouins Gentoo et Shinstrap mais jamais sur les phoques. Le but des chercheurs est d’obtenir une meilleure connaissance de ce que le Petit type B mange.

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La taille des individus est à peu près moitié de la masse d’un grand épaulard, le type A de l’Antarctique, qui demeure plus au large  et chasse les petits rorquals. Les mâles de Type A peuvent atteindre plus de 9 mètres de long et peser jusqu’à 10 tonnes.

orca-hunting-minke_whales_antarcticaChasse au petit rorqual (Minke whale)

Trois semaines après avoir été équipée d’une balise, l’épaulard femelle et son pod ont parcouru des centaines de kilomètres en Mer de Weddell, en contournant parfois la banquise. Durban et Pitman ont réussi à tagger 15 orques de l’Antarctique avec des émetteurs satellites de 39 grammes  au cours des trois dernières années. Les résultats ont considérablement élargi les connaissances de leurs  habitudes, de leurs habitats préférés et de leurs migrations.

Six des orques de type B ont opéré des voyages rapides, suivant une trajectoire nord presque identiques, passé les îles Falkland et au-delà  de l’océan Atlantique au large du Brésil. L’une d’elle a fait un aller-retour de 9.656  km, de l’Antarctique jusqu’au Brésil,  en seulement 42 jours.

Durban et Pitman pensent que les baleines se livrent à ces déplacements inconnus jusqu’ici dans un but  principal: se débarrasser de leur épiderme et s’en constituer un neuf. C’est une chose qu’ils ne pourraient pas  faire dans les eaux glaciales de l’Antarctique, car ils perdraient trop de chaleur.

700-03865120Orques dans le Détroit de Gerlache

Quatre jours après que les scientifiques aient marqués cette orque la baleine dans la mer de Weddell, l’Explorer était au large de la péninsule Antarctique occidentale, dans le détroit de Gerlache, un passage d’une beauté époustouflante flanqué des deux côtés par des montagnes glaciaires. Là, les scientifiques ont rencontré de vieux amis – un groupe de la famille élargie de plus ou moins 70 petits orques de type B qui passaient beaucoup de temps  dans le détroit.

C’est le genre de travail que des scientifiques dans le monde entier sont en train de faire aujourd’hui, afin d’intensifier la recherche sur ce mammifère marin longtemps considéré comme une espèce unique alors qu’il en existe probablement  plusieurs.

Les tests génétiques, par exemple, nous montre que les soi-disant « transients », ces épaulards mangeurs de mammifères du Pacifique  Nord-Ouest, auraient divergé des «résidents» mangeurs de poissons il y a de cela un demi-million d’années. Ils devraient sans doute être reconnus comme une espèce distincte, même s’ils résident dans les mêmes eaux. Ce n’est pas une question purement académique car des espèces distinctes, qui se sont adaptées pour vivre dans certaines régions et manger certains proies, peuvent se montrer plus ou moins vulnérables aux changements environnementaux.

pacific-resident-rocasorques "résidentes" du Pacifique Nord.

Ce changement se produit rapidement. De nombreux groupes de ces prédateurs ont accumulé des niveaux extrêmement élevés de PCB et autres produits chimiques toxiques, avec des effets potentiellement néfastes sur leur développement et leur reproduction. Le réchauffement climatique est également en train de modifier leur monde et celui de leurs proies.

Tandis que fond la glace de mer de  l’Arctique en été, par exemple, quelle sera désormais la relation prédateur-proie entre les orques  et les baleines grises dont la migration s’étend plus profondément dans l’océan Arctique ?

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Pendant ce temps, dans l’Antarctique, Pitman et Durban continuent à élucider le mystère des épaulards. Récemment, le tag de mesure de profondeur apposé sur une orque dans le détroit de Gerlache a révélé que les épaulards se livraient à des plongées profondes à plusieurs reprises pendant la nuit, descendant jusqu’à 570 mètres au large de la péninsule Antarctique occidentale.

Ce fait indique, por la première fois, que les orques étaient  également capables de chasser le calmar et les poissons sur le plancher marin.

(…)

2/2/2012
Mysteries of Killer Whales Uncovered in the Antarctic
BY FEN MONTAIGNE

Lire aussi :

Vie libre et captivité

orques-sous-espècesLes Peuples Orques


"BLACKFISH" EN BELGIQUE !

blackfish-posterTous les horaires et les détails pratiques
sur la page Facebook Blackfish Belgique

BLACKFISH EN BELGIQUE !

"Un thriller psychologique intense avec une orque en vedette, qui illustre comment la nature peut se venger lorsque l’homme la pousse dans ses derniers retranchements.  Blackfish, c’est l’histoire de Tilikum, un orque condamné à devenir une bête de spectacle. Durant ses 30 années de captivité,  Tilikum a tué et blessé plusieurs personnes.
Gabriela Cowperthwaite, la réalisatrice du film, a interviewé des témoins directs. Elle dresse un portrait hallucinant de la manière dont ces animaux particulièrement intelligents sont maintenus en détention par l’industrie des parcs de loisir, avec pour seul objectif l’appât du gain.
Cette histoire interpellante pose une question cruciale : ces animaux peuvent-ils être détenus de la sorte ?"

Enfin ! Distribué par Remain in light / Filmfreak Distributie, le documentaire américain Blackfish sort en Belgique à partir du 30 octobre 2013, ainsi qu’en Allemagne, aux Pays Bas et en Espagne. La France ne s’est malheureusement pas montrée intéressée, malgré la présence de 5 misérables orques captives sur son territoire.

Entre le 26 et le 30 octobre, Samantha Berg, l’ancienne dresseuse de Tilikum sera présente à Bruxelles. Samantha lutte maintenant contre la captivité et gère un remarquable site web avec d’autres anciens dresseurs, également interviewés dans ce documentaire.

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Un site web a été conçu pour fournir toutes les informations utiles et même AGIR contre la captivité, puisqu’une pétition y figure.
http://be.blackfish-film.be/

Shamu Show, le cirque romain !

Voici les dates des premières projections.
Samantha Berg nous arrivera de l’Alaska où elle exerce le métier d’acupunctrice et se rendra en Italie, en Espagne (Loro Parque), en Allemagne, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Belgique.
Lire sur la page Face Book le détail des horaires et rencontres avec Samantha.

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Cinema Zed – Louvain (à partir du 23/10/13)
CineAriston – Esch-sur-Alzette (à partir du 25/10/13)
Vendôme – Bruxelles (avant première avec S.B le 29/10 à 7h 25)

Cinema Aventure – Bruxelles (à partir du 30/10/13)
Sphinx – Gand (à partir du 13/11/13)
CineKursaal – Rumelange (à partir du 6/11/13)
CineWaasserhaus – Mondorf-les-Bains (à partir du 13/11/13)
Buda – Courtrai ( partir du 4/12/13)

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A venir (dates non encore précisées) :
Le Parc / Churchill – Liège
Le Parc – Charleroi
Plaza – Mons

Tilikum pleure et les gens rient.

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TILIKUM

Tilikum est né vers 1980 à l’Est de l’Islande, dans une mer glaciale le long d’une côte creusée de fjords. Il n’y vécut que 3 ou 4 ans, collé aux flancs d’une sage matriarche et protégé par les nombreux  membres de sa communauté. Puis des hommes sont venus, ils ont dispersé sa famille et l’ont emmené pour toujours, avec deux autres enfants.
Au début, Tilly se montra coopérant avec ses ravisseurs. Mais bien vite, les bassins surpeuplés du Sealand of Pacific firent de lui un rebelle. Quelques années suffirent à en faire un tueur. Ses deux premiers meurtres furent soigneusement tus mais le dernier mena SeaWorld devant les tribunaux. En mer libre, aucune orque jamais n’a blessé un humain. Les dresseurs agressés ou tués se comptent en revanche par dizaines.

Malgré sa taille énorme, Tilikum était pourtant le souffre-douleur du bassin, grand gosse grandi sans mère, socialement maladroit, rendu fou par l’ennui et le manque d’espace. Une bagarre avait éclaté entre orques peu avant le show fatal. Le géant s’est acharné sur le corps de Dawn Brancheau avec une rage inouïe, avant de lui manger le bras puis de reposer doucement sa tête près du cadavre immergé. Consterné par son acte.

Aujourd’hui, King Kong a retrouvé ses chaînes. Isolé plus d’un an, assommé par les drogues, il flotte. Toute la journée, il dort et quand vient l’heure du spectacle, il se contente de nager en rond, sans même avoir la force de bondir au sifflet. Tilikum est psychiquement mort. Mais son sperme congelé a déjà servi à faire naître 2/3 des bébés orques de la compagnie Sea World. Et on le masturbe encore.

En 2011, 42 orques étaient détenues en bassins dans le monde.
Elles sont 48 aujourd’hui, du fait des récentes captures russes et due « sauvetage » de Morgan en Mer de Norvège par le Dolfinarium de Harderwijk puis de sa vente à SeaWorld.
Depuis 1961, 137 orques au moins ont été capturées pour le marché de la captivité. 124 d’entre elles (soit 91% des prises) sont déjà mortes aujourd’hui.
La durée de vie moyenne des 124 individus capturés est de 4 ans, avec un maximum de 28 ans. Le temps de vie moyen des 32 orques nées en captivité est de 4 ans et demi.
En milieu naturel, les mâles vivent peuvent atteindre 60 ans et les femelles devenir centenaires.
Au total, 156 orques sont mortes en captivité. Ce chiffre comprend 28 enfants difformes malformés ou morts nés.

BLACKFISH pose clairement la question : pourquoi toute cette souffrance ? Pourquoi perpétuer ces jeux de cirques cruels, ces captures et ces inséminations artificielles ?  Dans quel but, si ce n’est le profit ?  Ne vaudrait-il pas mieux plutôt se soucier des orques libres, dont les cultures et l’intelligence sont comparables en complexité à celles des êtres humains ?

Déjà diffusé sur CNN,  BLACKFISH sera projeté en Belgique et dans toute l’Europe à partir du 30 octobre, Cet événement précède une vaste campagne orchestré par Born Free, SOS Defines et la WDC en vue de réclamer l’interdiction des delphinariums sur tout le territoire européen. Pour mémoire, la France détient encore 5 orques captives, dont 4 nées captives. Freya est la seule survivante des captures initiales. Elle vivait en Islande, comme Tilikum.


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Samantha à Sea World
http://www.flickr.com/photos/48521903@N00/sets/72157624823226253/ at SeaWorld

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Lire aussi :
Tous les horaires et les détails pratiques sur la page Facebook Blackfish Belgique

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L’enfance de Tilikum (article D.Kirby traduit par YG)

Blackfish, le film

Blackfish en Europe

Samantha Berg à Bruxelles

Sea World contre Blackfish, la guerre a commencé !

Les mystérieuses cultures des orques de l’Antarctique

Orques captives : les chiffres et les faits

Orques psychotiques en captivité

Tilikum, reproducteur en chef

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samantha-berg-talk-to-Midori-BrusselsSamantha Berg, "Blackfish" Bruxelles 29/10/2013


Orques captives : les chiffres et les faits

kshamenk-in-tiny-tankKshamenk en Argentine

En 2011, 42 orques étaient détenues en bassins dans le monde.
Elles sont 58 aujourd’hui, grâce à nos amis russes.

137 orques au moins ont été capturées pour le marché de la captivité depuis 1961, en ce compris Pascuala et Morgan.
124 des ces orques (soit 91% des individus) sont mortes aujourd’hui.

La durée de vie moyenne de ces 124 individus capturés est en moyenne de 4 ans, en allant de 1 ans à 28. En liberté, les mâles vivent en moyenne 30 ans, mais peuvent atteindre de 50 à 60, tandis que la moyenne d’âge de 46 ans prévaut chez les femelles qui peuvent atteindre les 80 et les 90 ans, voire plus.

J2GrannyWithJ1Ruffles 5Granny (102 ans) et Ruffles (63 ans)

Le temps de vie moyen des 32 orques nées en captivité, compte non tenu des fausses couches, est de 4 ans et demi.
Au total, 156 orques sont mortes en captivité. Ce chiffre comprend 28 enfants malformés ou morts-nés.

SeaWorld détient aujourd’hui 19 orques, dispersées dans ses 3 parcs aux Etats-Unis. Il possède également les orques de Loro Parque en Espagne, dont Morgan.

44 orques sont mortes à SeaWorld.

Kiska seule au Canada

Les établissements qui possèdent des orques vivantes :
Kamogawa Sea World, Japon
Port of Nagoya Aquarium, Japon
Seaside Dolphinarium, Nakhokda, Russie (2)
Loro Parque Tenerife, Espagne (9)
Marineland Antibes, France (6 ?)
Marineland Ontario Canada (1)
Miami Seaquarium Floride (1)
Mundo Marino, Buenos Aires (1)
SeaWorld California
SeaWorld Florida
SeaWorld Texas

Depuis 1964, lorsqu’une orque vivante (Orcinus orca) fut exhibée pour la seconde fois en public (Moby Doll survécut 87 jours), l’image de cette icône marine en noir et blanc se trouva réhabilitée presque à l’égal d’un panda des mers.
D’abord mitraillée par les pêcheurs comme un dangereux ravageur de poissons, bombardée par l’aviation, l’orque est devenue aujourd’hui la vedette de grands spectacles à thèmes dans quelques parcs marins.

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Mais ces deux images sont unidimensionnelles.
Elles rendent un bien mauvais mauvais service à une espèce qui pourrait être la seconde après les êtres humains en matière de diversité comportementale, linguistique et écologique. Les orques sont intelligentes, toute leur vie tourne autour de leur famille.   Elles jouissent d’une longue durée de vie et sont conscientes d’elles-mêmes. Leurs sociétés sont complexes et disposent de traditions culturelles.
Mais c’est aussi le plus grand animal, et de loin, le plus énorme prédateur qui ait jamais été détenu en captivité.

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Des données probantes confortent l’évidence que les orques sont mal servies par ces exhibitions publiques. Le principal bénéfice d’un tel enfermement, qui fut de démontrer que ces géants n’étaient pas des tueurs sans cervelle, est aujourd’hui incontesté. Mais il ne s’appuie plus sur des shows dans un stade, mais sur l’observation en mer.

Ce n’est pas une opinion que de dire que les orques s’adaptent mal à la captivité. C’est un fait.

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"Voilà plus de 45 ans que l’on distrait le public avec des spectacles d’orques. Dans le même temps, en les étudiant dans leur milieu naturel, nous en avons assez appris sur eux que pour nous rendre compte que les orques n’appartiennent pas à la captivité".

Naomi Rose

orque-russe-narniaNarnia et les nouvelles captures en Russie


Une orque centenaire pulvérise les mythes de la captivité

Killer Controversy
Why orcas should no longer be kept in captivity

http://www.hsi.org/assets/pdfs/orca_white_paper.pdf

Orques captives : les noms, les lieux et les statisitiques

http://www.orcahome.de/orcastat.htm

Orques captives : les victimes

http://www.orcahome.de/orcadead.htm

BLACKFISH BRUXELLES 30 OCTOBRE 2013 (FR)

http://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/12/blackfish-en-europe/

Tilikum et Samantha Berg (FR)

http://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/10/10/voices-of-the-orcas-la-face-obscure-de-seaworld/

Intelligence et captivité (FR)

http://www.dauphinlibre.be/orque-intelligence-cultures-seaworld.htm

La vie des orques en captivité (FR)

http://www.dauphinlibre.be/orques-en-spectacle-sept-bonnes-raisons-de-boycotter.htm

Morgan-being-bitten-by-another-orcaMorgane mordue par une autre orque

Since 1964, when a killer whale or orca (Orcinus orca) was first put on public display1, the image of this black-and-white marine icon has been rehabilitated from fearsome killer to cuddly sea panda. Once shot at by fishermen as a dangerous pest, the orca is now the star performer in theme park shows. But both these images are one-dimensional, a disservice to a species that may be second only to human beings when it comes to behavioral, linguistic, and ecological diversity and complexity. Orcas are intelligent and family-oriented. They are long-lived and self-aware. They are socially complex, with cultural traditions. They are the largest animal, and by far the largest predator, held in captivity.

Moby Doll

Evidence supports the position that orcas are ill-served by public exhibition. The early benefit of demonstrating to society that they are not mindless killers is uncontested2, but is no longer served by continued display. It is not a matter of opinion that orcas do not adjust to captivity; it is a matter of fact. After more than 45 years of exhibiting orcas for human amusement, while at the same time studying them in the wild, we have learned enough about them in both settings to realize that orcas do not belong in captivity.

Killer Controversy
Why orcas should no longer be kept in captivity

http://www.hsi.org/assets/pdfs/orca_white_paper.pdf

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Dauphins obèses à Hardewijk

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Harderwijk 2013
From Naomi Rose

“They don’t get enough exercise (especially in the tanks this place has, they are basically glorified swimming pools) and they are fed too much. Food is given as a reward for performing tricks correctly and with the amount of times these dolphins perform, some of them get fed a lot. This dolphin’s overall condition doesn’t look good. He is obese, has scratched the skin of the end of his beak, has marks on his body (possible rake marks from other dolphins) and his dorsal fin has a chunk missing and looks a bit ragged. This is what a life in captivity does to these animals.”
End The Captivity Of Cetaceans

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«Ils ne reçoivent pas assez d’exercice (en particulier dans leur bassin de la taille d’une  piscine) et on les nourrit trop. La nourriture leur est donnée comme récompense pour exécuter correctement des tours. Vu le nombre de fois qu’ils doivent répéter correctement les mêmes, les dauphins en ont marre.
L’état général de ce dauphin n’est pas bon. Il est obèse, la peau de son rostre est égratignée, il porte des cicatrices sur la peau, résultats des «coups de râteaux » récoltés dans les bagarres, un morceau de sa dorsale manque et semble déchirée. C’est cela la vie de dauphins captifs".

Voir aussi :

L’obésite chez les dauphins captifs ; un problème grandissant

Dauphins obèses des petting pools

Dolphinarium de Harderwijk

A dolphin slave is born at Harderwijk

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"Voices of the orcas" : la face obscure de SeaWorld

SeaWorld DeathTillikum seul

«Voices of the orcas » est un site émouvant.
Son équipe rédactionnelle est composée d’anciens dresseurs employés par SeaWorld dont la plupart ont travaillé avec Tilikum.
C’est à l’occasion du tournage de «Blackfish»  que leur témoignage a été sollicité. Et ce n’est la moindres des scènes frappantes  de ce film que des le voir, ensemble, naviguant dans les eaux de Puget Sound où tant d’orques furent capturés ou moururent, dont la petite Lolita solitaire au Miami Seaquarium.

Tous ont les larmes aux yeux quand ils regardent ces bons géants vivre en famille, chassant, plongeant, voyageant dans leur propre pays, la mer. Tous attestent que jamais à SeaWolrd , on ne leur avait parlé de cela mais qu’au contraire, on les obligeait à mentir, en déclarant par exemple que les orques vivaient plus longtemps en captivité qu’en milieu naturel.

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Parmi eux, Samantha Berg.
Samantha sera à Bruxelles fin octobre. Elle nous racontera comment elle fut engagée à 22 ans sur base de tests essentiellement physiques, (endurance et sex-appeal), plutôt que sur sa connaissance des mammifères marins. Comme Ric O’Barry, elle nous décrira cette ivresse de la scène : nager avec des cétacés amène sur vous la notoriété, l’envie et même parfois un peu d’argent.
Mais aussi cet amour sincère des dauphins, souvent acquis depuis l’enfance, qui pousse à vouloir se trouver près d’eux.

Elle nous dira enfin comment, suite aux insinuations visant à mettre en cause la compétence de Dawn Brancheau, l’ultime victime de Tilly, elle découvrit qu’elle ne savait rien du passé criminel de l’orque ni des nombreux accidents survenus lorsque la captivité fait péter les plombs aux cétacés.

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Car le décor fastueux de Sea World, l’image sympathique d’une institution tout au service des loisirs, de l’éducation, de la protection et de la recherche, cache une tout autre réalité. Il ne s’agit là que d’une formidable entreprise commerciale cotée en bourse, imposant une vie réduite et déprimante aux esclaves qu’elle enferme.

tilikum-sealand-of-pacificTilly vient d’arriver d’Islande, encore couvert de la pommade
destinée à empêcher le désséchement de sa peau.

Tilikum en est l’exemple même.
Capturé à l’âge de 2 ans au large de l’Islande, son parcours fut celui d’un orphelin solitaire, humilié puis rebelle. Après avoir réduit en morceaux le corps de Dawn Brancheau, il est devenue désormais une sorte de zombie, semblable aux protagonistes du «Vol au-dessus d’un nid de coucou». Ses shows se réduisent à l’extrême et pour le reste, on le masturbe pour recueillir son sperme, revendu à prix d’or.

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Le site "Voice of the Orcas" témoigne de cette cruauté.
Il fournit des textes et des vidéos inédites et réclame que l’on fournisse aux 42 orques actuellement prisonnières dans le monde, une baie fermée en eaux froides, où elle pourront finir leurs jours dans la paix et la dignité.

Samantha Berg sera à Bruxelles à partir du 26 octobre 2013 et participera aux premières de la projection du film "Blackfish" en Belgique et dans plusieurs pays d’Europe.

tilikumspartacus

http://blackfish-film.nl/ (Version française imminente)

http://blackfishmovie.com/

https://sites.google.com/site/voiceoftheorcas/home

http://voiceoftheorcas.blogspot.be/

Lire aussi en français :

Tilikum, Spartacus parmi les orques

Kasatka, dont on prit l’enfant

Blackfish en Europe

Tilikum refuse de faire le clown


Dauphins : la science qui détruit

rampal-dialogueRampal dialoguant avec Wade Doak

« Pour contrer les sciences qui pourraient entraver leurs activités, les industriels ont mis sur pied toutes sortes de tactiques et de stratégies. De la nocivité du tabac au changement climatique en passant par les dégâts de l’amiante ou de certaines pollutions chimiques et les ravages environnementaux de certains pesticides, l’objectif est presque toujours d’aboutir à ces conclusions : «Il y a beaucoup d’incertitude », « Tous les spécialistes ne sont pas d’accord» , «Une énigme», etc. Cela n’a l’air de rien.
Mais dans un monde où la valeur première est la création de richesses économique immédiatement disponible, il faut un diagnostic sûr pour prendre des décisions contraignantes vi-àvis d’une activité industrielle. Il ne faut pas la moindre brèche, le moindre doute.

Pour les industriels « attaqués »  par la science, il faut créer de l’incertitude, donc de l’ignorance. Il faut détruire la science ».
Stéphane Foucart
"La fabrique du mensonge. Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger"

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Lorsqu’on découvrit la toxicité de la nicotine, l’Industrie du tabac lança dans la bataille un régiment de Prix Nobel et de chercheurs galonnés dûment subventionnés pour diluer l’information dans un flot de recherches annexes.  Leur verdict fut que non, vraiment, le tabac n’était pas si dangereux que cela et qu’en outre, l’interdiction du tabac relevait d’un fantasme puritain, visant à nous priver de tous nos petits plaisirs. Et la presse de relayer vigoureusement l’information, qui circule encore aujourd’hui.

Pourtant : « Le tabac est l’une des causes les plus importantes de décès dans le monde : 1 mort toutes les 4 secondes et environ 5 millions par an. Si le niveau de tabagisme actuel persiste, ce sera 10 millions de morts par an à partir de 2020. Le tabac, qui a fait 100 millions de morts au XXe siècle, pourrait en faire 1 milliard au XXIe siècle »

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Plus récemment, les découvertes sur la toxicité du Bisphénol A vient de donner lieu à un nouveau scandale :
« Bruxelles, nous apprend le "Monde", doit statuer d’ici à la fin de l’année sur les mesures destinées à protéger les Européens des effets de ces substances – plastifiants, cosmétiques, pesticides, etc. – qui interfèrent avec le système hormonal, à l’instar du bisphénol A qui sera définitivement interdit, en France, dans les conditionnements alimentaires, en 2015.  La polémique a atteint ces derniers jours une intensité inédite. Certains membres de la communauté scientifique accusent – à mots couverts – plusieurs de leurs pairs de manoeuvrer en faveur des intérêts industriels, au mépris de la santé publique. La bataille a débuté cet été avec la publication, dans plusieurs revues savantes, d’une tribune dans laquelle dix-huit toxicologues (professeurs ou membres d’organismes publics de recherche) critiquent les mesures en discussion à Bruxelles. Très contraignantes pour de nombreux industriels, celles-ci seraient, selon les auteurs, des "précautions scientifiquement infondées". Les signataires, menés par le toxicologue Daniel Dietrich (université de Konstanz, Allemagne), contestent notamment que ces molécules puissent avoir des conséquences délétères à des doses très faibles »
.

Tous les chercheurs concernés étaient financés par l’industrie et ont complaisamment servi ses intérêts.
Leur avis n’est pourtant pas sans conséquence, puisqu’on sait que les bébés pourraient être les premières victimes du bisphénol A dont est fait leur tétine ?

dolphin-eye-cup-with-trainerRecherches à l’Aquarium de Vancouver


La grande majorité des projets de recherche sur la cognition des dauphins ou leur éthologie sont également financées par l’Industrie du Delphinarium.

SeaWorld soutient par exemple un intéressant projet de recherches dans les Thousands Islands, ces petites îles rassemblés au sud de la Floride où vivent de petites communautés de dauphins, en tous points semblables à ceux que l’on trouve dans les delphinariums. Le fait qu’ils vivent en eaux très basses, dans un environnement restreint intéresse particulièrement les chercheurs. Pour complaire à leur sponsor, ils précisent que l’âge moyen d’un dauphin est de 20 ans, alors même que la NOOA parle de 40 à 50 ans.

Le très célèbre Sarasota Research Dolphin Program est financé par la Chicago Zoological Society et par le Brookfield Zoo de Chicago. Son directeur, le Dr Randy Wells, fait autorité en matière de dauphins, mais parvient, dans ses compte-rendus, à transformer les dauphins en "machines sociobiologiques" uniquement motivées par l’instinct de reproduction et la recherche de nourriture. Il soutient activement la captivité et capture lui-même des individus en mer avant de les relâcher au terme de diverses expériences pour le moins intrusives.

Health-assessmentDauphin relâché au Mote Laboratory

En février 2012, près de 50 chercheurs indépendants de l’Université Emory (Géorgie, USA), de l’Université Loyola Marymount (Californie, USA) ainsi que divers membres d’associations de défense de l’environnement venus du Royaume-Uni ont asséné une assertion dérangeante lors de la réunion annuelle de l’Association Américaine pour l’Avancement des Sciences.

"Les baleines et les dauphins sont si intelligents qu’ils doivent être déclarés comme étant des personnes non humaines et se voir dès lors protégés par une Déclaration des Droits", ont affirmé les 50 scientifiques réunis à l’occasion d’une conférence internationale à Vancouver.  Ajoutant : "La complexité intellectuelle, sociale et affective des cétacés atteint un niveau tel qu’il est impossible de ne pas les considérer comme d’authentiques "personnes", au sens juridique du terme. Chaque individu est différent d’un autre et chacun vit dans un contexte culturel et social qui lui est propre. A ce titre, dauphins, marsouins et baleines doivent être considérés désormais comme «non utilisables» par les humains ». Il est, de ce fait, éthiquement indéfendable de tuer, blesser ou de garder ces êtres en captivité pour satisfaire nos besoins, qu’ils soient économiques ou alimentaires".

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Faut-il s’étonner de voir surgir aujourd’hui, dans la plupart des grands quotidiens du monde, cet article : « Les SCIENTIFIQUES ont des doutes quant à savoir si le dauphin est vraiment la créature la plus intelligente du monde animal». Et de le voir se moquer de la Déclaration des Droits précédemment citée ?

Notons d’abord que le mot « scientifique » est mis au pluriel.
Or, il ne s’agit que de l’affirmation d’un seul individu, Justin Gregg, chercheur au Dolphin Communication Project et co-éditeur du journal “Aquatic Mammals” totalement acquis à la cause des delphinariums. On peut lire sur le site de cette revue : "Aquatic Mammals is pleased to have the support of the Alliance of Marine Mammal Parks and Aquariums and the International Marine Animal Trainers’ Association (IMATA)".

Quant cet homme affirme que les dauphins ne sont ni plus ni moins intelligents que les poules, les cochons ou les ours, il permet évidemment de  considérer la captivité comme un peu moins cruelle. Celle-ci l’est en effet davantage pour les dauphins et les éléphants que pour d’autres espèces, du fait de l’intense conscience qu’ils en ont et du manque cruel d’activités dignes de leurs cultures, de leur vie sociale extraordinairement complexe et de leur intelligence.

On connaît peu de poules qui disposent d’un nom propre, viennent en aide à leurs semblables comme à d’autres espèces, manient un langage articulé, se reconnaissent dans le miroir ou portent le deuil de leurs poussins des jurs durant.
Justin Gregg n’en a cure. Il s’agit ici de disqualifier ici les capacités congitives des cétacés. Il s’agit de "semer le doute". On l’a payé pour cela.

L’identité des discours est frappante entre celle des «experts » des lobbies chimiques et ce petit monsieur qui s’autorise à balayer d’un revers de la plume la totalité des recherches objectives sur le caractère exceptionnelle de l’intelligence cétacéenne.

Non moins troublante est la façon dont l’information est traitée : la presse se fait aussitôt l’écho de cette assertion et la répand sans l’ombre d’un esprit critique.
On peut difficilement concéder aux journalistes le droit d’être mal informés.  En revanche, on sait que nombre de grands organes de presse reçoivent de lucratives publicités de la part des parcs marins. On sait aussi que l’essentiel des recherches menées sur les dauphins à l’Université d’Utrecht sont financées par le Dolfinarium de Harderwijk. On sait enfin qu’il est presque impossible de trouver en Belgique ou en France un "expert en dauphins" qui ne soit lié, d’une façon ou d’une autre, à l’Industrie des Delphinariums.

"Nous avons peut-être atteint le point où l’alliance entre la science, la technique et l’économie de marché, loin de nous apporter de nouveaux bénéfices, nous met désormais en danger". commente un site à propos du livre "La fabrique du mensonge".  Peut-être.

Ce qui est sûr, c’est que cette alliance met aujourd’hui gravement les dauphins en danger. Car nier leur spécificité, préférer les recherches sur le dressage à celles sur le langage, c’est permettre aussi aux baleiniers norvégiens et autres chasseurs de Taiji de perpétuer sans états d’âme leurs "prélèvements de stocks"…

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Lire aussi :
Les dauphins sont trop intelligents que pour vivre en captivité

Pourquoi défendre les dauphins ?


Suzy et les éléphants

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On l’a nommée Suzy. Elle portait sûrement un autre nom au sein de sa harde. Aujourd’hui, elle est enfermée dans un enclos assez vaste, en compagnie de Gitana, au parc Pari Daiza.

Quant elle était petite, on a tué sa mère. C’était au Zimbabwe en 1988.

L’ivoire, sans doute. Ou bien les zoos. Ou encore, le culling tel qu’on le pratiquait il y a peu au parc Krüger et qui consiste à massacre un nombre précis d’éléphants pour réduire leurs populations.

Ces prélèvements se mènent le plus souvent par voie des airs. Le tireur dans l’hélicoptère peut ainsi tout à loisir choisir sa cible et l’abattre à l’arme de guerre. Cela revenait chaque année. Les anciennes connaissaient les dates et elles tentaient alors d’emmener leur famille à l’abri des bosquets. En vain. Au jeu de la mort, l’homme reste le champion.

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Suzy se tient sagement auprès du corps de sa maman, bien consciente que quelque chose de terrible venait d’arriver. Quand on emmena le cadavre, elle le suivit comme un petit chien Pas besoin de l’attacher. Il n’y avait plus personne. Tous partis. Tous morts. Ses tantes, ses sœurs, ses petits frères, ses grands frères toujours au loin, à se battre et à chercher des filles, mais qui revenaient au galop, toutes défenses dehors, quand un danger menaçait les leurs.
Tous partis. Tous morts ?

Elle eut de terribles cauchemars les nuits suivantes. Elle revivait la scène sans cesse et se réveillait en barrissant. Aucun des humains présents ne se soucia de son chagrin. Personne ne la prit dans ses bras. Très vite, on la dressa, on la frappa, on l’enchaîna, on lui mordit l’oreille avec un hook crochu, et le creux de l’aine, On la réduisit en esclavage, sans qu’elle comprit jamais pourquoi.

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Le Harry Malter Familypark de Gand la donna au parc Pairi Daïza le 28 août 2010,
Sa compagne Chamba venait de mourir. On l’amena donc dans le Hainaut. Gitana vient la rejoindre ensuite. Susy a été la vedette de la Foire de Libramont, aux côtés d’un cheval de trait. Elle vit mourir Mausi, l’éléphante de cirque torturée, qui s’effondra quelques jours après son arrivée. De tristes souvenirs ont du lui revenir.  Un éléphant a bonne mémoire.

Toute petite, elle a du en voir, des massacres, des mâles superbes abattus par des chasseurs friqués, d’autres mutilés de leur trompe et de leurs défenses.  Elle a du en fuir, des humains féroces mais c’est parmi eux quelle vit aujourd’hui. Pour sauver l’espèce, paraît-il. Elle n’a encore jamais eu d’enfants.

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Là-bas, chez elle, de nouvelles matriarches ont pris les commandes de nouvelles hardes. Elles affrontent aujourd’hui la plus grande vague de massacre de toute l’histoire des éléphants. La Chine veut l’ivoire. Al Qaeda veut l’argent. L’Afrique ramasse la donne.

Le temps est proche où les savanes d’Afrique et les forêts d’Asie seront vides de tout éléphant.
Seuls survivront des personnes comme Suzy, qu’on exhibe dans des parcs et qui, péniblement, engendreront peut-être un éléphanteau. Pas de quoi sauver l’espèce, ni assurer son renouvellement génétique. Rien non plus qui reproduise les conditions de vie réelle d’un éléphant. Plutôt que de céder à la fougue d’un mâle triomphant et superbe dont elle connaît le clan depuis des années,  on lui amènera un étalon choisi par les homme, un inconnu. Elle finira ses jours dans la somnolence et l’ennui. Dans 50 ans, il n’y aura plus d’éléphants de zoo non plus.

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Voilà ce que notre gouvernement protège, voilà ce que nos médias encensent.
Mais que fait-on pour les "vrais" éléphants, ceux qui vivent encore libres et dignes ? Quelle somme la Belgique investit-elle pour sécuriser les parcs nationaux congolais, pour assurer leur bonne gestion et leur promotion internationale ? Quel est le nombre de soldats dévolus à la stricte protection des Monts Virunga, ce trésor de biodiversité  ? Pourquoi autorise-t-on une compagnie pétrolière à  s’y installer ? Pourquoi la CITES se montre-telle si conciliante avec un trafic dont on connaît les auteurs et les lieux ?
Que dit l’Europe de ce génocide annoncé ? Quels moyens la communauté internationale met-elle en œuvre pour sauver ces êtres dotés de cultures et de conscience de soi, qui partageaient déjà la savane avec les premiers hominiens ?

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Dans quelques années, les dernières tribus d’éléphants libres auront disparus de la planète.  Sauf si nous agissons.

ACTION INTERNATIONALE 4/10/2013

Pari Daiza

Eléphants

Le Voyage du Petit Eléphant

Suzy

elephant-95Pourquoi Pari Daiza ne se joint-il pas à ce genre de campagnes ?


La Marche pour les éléphants. 4/10/2013. Bruxelles.

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Nous affrontons aujourd’hui la plus grande crise de braconnage de tous les temps. Chaque année, des dizaines de milliers d’éléphants sont abattus pour leur ivoire. Les braconniers tuent les éléphants de tous âges. Nous avons pu voir que parmi les plus récentes des expéditions illicites d’ivoire, on trouvait les défenses d’éléphants très jeunes.
De même, les rhinocéros sont tués à un rythme sans précédent en Afrique et en Asie. De nombreuses espèces et sous-espèces de rhinocéros ont déjà disparu ces  dernières années.

Les tigres sont chassés pour leur fourrure peaux et leurs os. Mais au fur et à mesure que leur espèce s’éteint, les lions d’Afrique sont en train de prendre leur place dans le commerce illégal d’espèces sauvages.
Et ce sont là que des espèces bien connues du public, du fait des grandes compagnies  de protection de la nature et les médias.
Mais il y a tellement d’autres encore !

Saviez-vous que chaque année, plus de 180.000 pangolins sont tués pour leur viande et leurs écailles ?
Saviez-vous que plus d’un million de serpents et de crocodiles sont tués chaque année pour fabriquer des chaussures, des ceintures, des portefeuilles et des sacs à main ? Saviez-vous que la Namibie et le Canada vendent des centaines de milliers de peaux de phoques et d’otaries chaque année ?
Chaque année, près de 2 millions de perroquets sont vendus et la Chine consomme à elle seule 150 millions d’hippocampes.

marche-Parrot-trade-in-W-AfricaPerroquet du Sénégal, le plus vendu de tous.

Le plus affligeant dans tout cela, c’est que personne n’a vraiment besoin d’ivoire, personne n’a vraiment besoin de corne de rhinocéros, d’ossements de lion, de peaux de serpents ou de peaux de phoques.  Personne n’a vraiment besoin d’un perroquet en cage.

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Voiture plaquée ivoire

Notre monde devrait progresser au-delà de ce massacre de la faune, d’autant plus que nos enfants ne verront jamais ces espèces si le commerce continue. Nos organisations internationales ont échoué en matière de conservation de la faune. La CITES favorise le commerce de l’ivoire, la chasse à l’ours polaire et les trophées de chasse au lion. La CITES permet le commerce de rhinocéros vivants entre l’Afrique du Sud et la Chine.

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Pieter’s Blog (Lion Aid)

La CITES est une organisation régulant le commerce de la faune sauvage avec plus de 170 pays membres. La CITES est totalement inefficace pour prévenir ce trafic illicite et le promeut  au contraire en permettant ainsi à un commerce illégal de vendre et d’acheter légalement des milliers d’espèces ayant une valeur financière.

marche-wild-lionsUn être magnifique, une culture fascinante

Il faut que ce soit des gens comme nous, des citoyens, qui réclament la fin du commerce des espèces sauvages.
Les animaux ne sont pas une marchandise. Nous ne permettrons pas cela, nous n’en consommerons pas, et nous ne garderons plus le silence sur les pays qui en consomment.
Si ce que nous défendons ici n’est pas entendu de nos gouvernements, nous ne verrons plus de lion que dans un zoo, plus d’hippocampe que dans un aquarium et plus de perroquet que dans une cage.

march-elephantsincaptivity1L’éléphant survit mal au zoo et s’y reproduit peu

Si nous parvenons pas à faire entendre nos voix, nous devrons vivre avec des savanes silencieuses, des forêts silencieuses, des océans et des cieux vides.

Pieter Kat/ LionAid


marche-deforestation-report-finds-organized-crime-responsible-for-ninty-percentLa main du crime

INFOS
Marche Internationale pour les éléphants, les rhinocéros et les lions
Bruxelles, vendredi 4 octobre à 14 heures.
Place Victor Horta (Gare du Midi)

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Image Marie-France Rivière

Pétition pour réveiller la CITES

cites


Panama, le dauphin sauvé par Clearwater, vient de mourir en Floride.

panama-diesL’agonie

Ce 25 septembre 2013, Panama s’est éteinte dans les bassins du Clearwater Marine Aquarium en Floride, à l’âge de 40 ans.
Son histoire commence à l’aube de ce siècle.
Panama était un dauphin femelle de l’espèce Tursiops Truncatus, sans doute mère de famille et dans la force de l’âge. Elle vivait paisiblement au sein de sa petite tribu, le long des côtes immaculées du Panhandle (Floride du Nord).

Le 21 octobre 2000, elle s’échoua sur une plage de la cité balnéaire de Panama City, où des sauveteurs du Gulf World Marine Park, le delphinarium local, l’emportèrent vers un premier "bassin de réhabilitation" situé à l’arrière du bâtiment.

gulfpool1 Gulf World Marine Park, première étape


Selon les responsables du National Marine Fisheries Service, la delphine était anémique.
Sa peau portait de graves brûlures causées par le soleil. Elle souffrait d’une infection et surtout, ses dents extrêmement usées la rendaient – paraît-il – incapable de chasser elle-même sa nourriture.

On supposa qu’elle était devenue un «mendiante» à Panama City Beach, où le nourrissage des dauphins était encore monnaie courante en 2000 et qu’un hameçon l’aurait blessée quand elle en avait avalé l’appât.
Cette dernière explication est à prendre avec prudence : il faut savoir que dans cette région, le dolphin-watching fait une concurrence sévère aux delphinariums de bord de mer. Tout est donc bon pour discréditer cette pratique et l’accuser de tous les maux. Même si le  harrassement perpétuel qu’ils subissent aujourd’hui est à proscrire, ce n’est pas une raison pour les envoyer tous en prison afin de les protéger !

warningLes dauphins ne peuvent être touchés que captifs

En outre, Panama fut déclarée sourde, bien sûr, comme des cohortes d’autres dauphins promis au monde du spectacle ou comme une orque nommée Morgan. Chose curieuse, cela ne l’a jamais empêché d’obéir par la suite au sifflet de son dresseur, mais ce genre de détails n’intéresse pas le public. Il fut donc prestement décidé que l’animal ne serait plus jamais remis en liberté.

Un vrai coup de chance ! Dans l’enceinte d’un delphinarium voisin, le Clearwater Marine Aquarium, Sunset Sam le dauphin solitaire également sauvé de l’échouage, s’ennuyait fort dans sa petite piscine pleine d’un million six cent mille litres d’eau de mer. C’est donc bien opportunément que la rescapée de Panama City lui fut amenée le  23 mars 2001, riche de gènes frais sentant bon l’air marin.

Denis Kellenberger, directeur exécutif du Clearwater Marine Aquarium, expliqua que Panama serait la troisième "petite amie " de Sam le dauphin. Il y eut d’abord Halona, qui séjourna dans cette piscine pendant deux ans puis mourut en 1997. Ensuite, ce fut le tour de Sybil, 14 ans, qui rejoignit Sam en 1991 et mourut deux ans plus tard, en 1993.

sunsetsamSunset Sam

"Je ne pense pas qu’ils tombent amoureux l’un de l’autre dès la première rencontre" déclarait Coni Romano, le responsable des dolphin-trainers, "mais ces deux dauphins paraissent bien s’entendre. Sam n’est âgé que de vint ans et mesure près de trois mètres. Panama, pour sa part, mesure 2,60 mètres et semble âgée d’une trentaine d’années. Aujourd’hui, ses coups de soleil cicatrisent peu à peu".
Malgré ses mauvaises dents, la delphine mangea ses harengs morts et apprit, non sans mal, à exécuter des tours pour faire rire les enfants.

Tout semblait donc baigner dans le meilleur des mondes. A lire l’article enthousiaste publié sur le site de Clearwater Marine Aquarium – lequel évitait tout de même de parler de Sybil et d’Halona – il ne faisait aucun doute que ces deux dauphins avaient eu beaucoup
de chance ! Leur relation fut présentée de manière anthropomorphique – "une nouvelle petite amie pour Sam", claironnait alors la presse locale de St Petersburg (Floride) – alors qu’en termes éthologiques, la notion de couple ou de monogamie est inexistante chez les cétacés.
Le but premier de l’opération était d’abord de faire des bébés. Car un delphineau en bassin, ça paie : les chiffres de visites explosent ! Il n’y en eut pas, cependant, ni avec Sunset Sam, ni avec ceux qui le suivirent.

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Quant au sauvetage de Panama, les motivations sont encore plus claires.
Saisissant une fois de plus l’opportunité d’un échouage accidentel, les naufrageurs de Gulf World ont fait vite et bien et ont acquis à peu de frais un produit commercial de haute valeur, qu’ils ont cédé ensuite à leur concurrent de Clearwater.
Au lieu de remettre le dauphin à la mer ou de l’euthanasier, dans le cas où vraiment le dauphin ne pourrait récupérer une vie normale, ils ont choisi de le garder.

beachie-bruges1Beachie à Bruges, fut également "sauvé" des eaux


Ce genre d’opération, présentée au public comme louable et caritative, permet désormais de renouveler les stocks de captifs faiblissants.
Depuis l’interdiction des captures aux USA au début des années 90 (trop de prises avaient épuisé les populations libres) , les delphinariums américains se fournissent en dauphins échoués, aimablement déposés sur la plage par les prospections pétrolières dans le Golfe du Mexique, intensives depuis des années…
L’Industrie du carburant fossile soutient donc celle du Dauphin Clown, mais ce genre de pratiques-là, le Cleawater Aquarium ne les dénoncent évidemment pas.

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Le plus pénible de l’histoire, c’est que la delphine Panama a vécu l’essentiel de sa vie en liberté. A trente ans, elle occupait sans nul doute une place centrale au sein de son groupe. Adieu, dès lors, amies, parentes, sœurs, cousines, juvéniles audacieux ou joyeux delphineaux gambadant autour d’elle, adieu les champs fleuris de graminées marines, adieu les longues balades en mer.

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Au Cleawater Marine Aquarium, les bassins sont particulièremen minuscules et bruyants.
Panama fut chargée de s’y occuper des enfants autistes ou souffrant d’autres handicaps. Un marché juteux, s’il en fut, bien que parfaitement inutile en termes thérapeutiques. Le fait qu’elle soit supposée sourde la rendait merveilleusement conforme à cette forme de dressage en termes médiatiques. On lui confia aussi la petite Winter à la prothèse caudale et puis la petite Hope, nouvelle recrue sauvée des eaux et destinée à remplacéer Winter lorsque celle-ci n’en pourra plus. Aux yeux du monde, le Clearwater n’est plus un delphinarium : c’est un hospice de bienfaisance !

winter-se-cacheWinter

Panama eut 3 amants en captivité.
Le premier fut Sunset Sam. Né libre en 1984, rendu célèbre en peignant le premier des "tableaux" revendus fort cher, il rendit l’âme le 4 décembre 2001.

Le second fut Presley, un jeune né captif du SeaWorld de San Diego, loué ensuite au Brooklyn Aquarium avant d’aller crever misérablement dans les bassins minuscules du Gulfworld Aquarium de Panama City Beach en avril 2006. Le Clearwater ne donne aucun détail sur cette relation qui fut apparemment désastreuse.
Le rôle de Presley ne fut pourtant pas mince. Du temps qu’il vivait à New York, avec son ami Tab (mort également), il avait pourtant apporté à la science une confirmation évidente : les dauphins ont conscience d’eux même et se reconnaissent dans un miroir. Cette recherche et ce décès ont amené la neurobiologiste Lori Marino à s’opposer vigoureusement à toute forme de captivité.
Chose amusante, toute allusion à ce malheureux a été effacée du site du Clearwater Aquarium : http://www.cmaquarium.org/Presley.html

Puis ce fut le tour de Nicholas, également récupéré en mer et toujours vivant à ce jour, en 2013.
Son jeune compagnon Indy est mort en 2011.

Malgé cela, Panama n’a laissé aucune descendance. Au même âge, la libre Cathy de la Baie de Sarasota peut s’enorgueillir d’être déjà arrière grand-mère, tandis que d’autres anciennes dépassent allégrement la soixantaine.

cathy-sarasota

La cause de son décès reste inconnue. Panama a cessé de s’alimenter puis elle a cessé de respirer.
Suicide ? Qui peut le dire ? Panama jouait le rôle de matriarche avec les deux autres rescapées-vedettes, Hope et Winter, et prenait grand soin d’elles.  Chaque dauphin a son histoire, sa sensibilité. Au bout de 13 ans de vie en bocal, notre delphine a peut-être estimé qu’elle en avait assez subi comme ça. Son delphinarium était devenu particulièrement bruyant et la foule s’y presse en nombre depuis le sucès du film "Winter, a dolphin tale".

panamadolphinPanama

De toutes façons, pour Clearwater, «La vie moyenne d’un dauphin est de 20 ans mais ils peuvent vivre jusqu’à 40 ans en captivité”.
C’est plutôt le contraire qui s’est passé, en fait. Panama n’a vécu en bassin qu’une seule décennie.

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Un "tableau" de Panama, vendu pour les bonnes oeuvres du Cleawater Aquarium

Dauphins captifs en bord de mer

Le faire-part de décés

La presse sanglote à l’unisson

Les victimes du Cleawater Aquarium

Winter et Hope, une histoire de gros sous

Delphinariums en bord de mer

Nager avec les dauphins ?

Dauphins captifs, dauphins échoués

Panama City Beach

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Parc Astérix 2013

Le Parc Astérix, près de Paris, dispose désormais d’un petit coin "dialogue" , ou plutôt de "défouloir", sur sa page Facebook où vous pouvez protester tout à loisir loin des regards et de la page officielle.
L’intro est amusante :
"La santé et le bien-être des dauphins du Delphinarium sont notre priorité. Nous y veillons quotidiennement. Nous respectons les opinions de tous, y compris des opposants au Delphinarium, mais nous ne pouvons laisser passer des images qui ne correspondent pas à la réalité. Les liens postés aujourd’hui, sur Facebook, datent de plusieurs années. Ils ne sont pas conformes aux locaux de soins que nous avons aujourd’hui au Parc Astérix et que nous vous montrons ci-dessous".

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En effet ! Récemment, une photo d’un dauphin échoué  (pour examen médical, avant qu’on ne le dresse à s’y prêter sans vider leur bassin) a circulé sur le web, extraite du "Dauphins Libres" et réalisée par Julien Marchal en …1997 ! D’autres photos du site "Dauphins Libres" ont été réalisées par Pamela Carzon et moi-même, il y a près de 10 ans. Il serait donc utile qu’une nouvelle enquête soit menée par une association française.

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Mieux encore, il serait intéressant de démonter le discours du Parc qui prend sans doute soin de ses captifs mais dans quel but ? Pour faire de l’argent et désinformer le public sur la vraie vie des cétacés ?  Pour leur imposer des shows rythmée par la musique techno, que les dauphins exècrent ?

Car au-delà des sornettes constamment répétées à propos du bien-être de ces prisonniers qui se reproduisent avec tant de fougue (vu qu’ils n’ont que ça à faire), c’est la pertinence même des delphinariums qui pose question.

Est-il légitime d’enfermer en bassin des êtres conscients d’eux-mêmes, dotés de cultures et de langages et dont le corps est conçu pour vivre dans l’océan ? Est-il légitime de maintenir ce type d’attractions en Europe, alors que l’Inde ou le Brésil l’ont interdite car jugée trop cruelle ? Est-il éthique de promouvoir ces spectacles de cirque alors qu’ils encouragent des centaines de delphinariums dans le monde à aller acheter leurs prisonniers à Taiji au Japon dans une mer de sang ou aux Iles Salomon ?

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Certes, le Parc Astérix a bien évolué depuis le temps où son ancien directeur (un Belge !) nous confiait en riant : « La pédagogie, c’est de la blague. Nous sommes ici pour faire de l’argent ! ».
Mme Fabienne Delfour y  travaille en tant que « directrice de projets» et le parc développe désormais des recherches particulièrement pointues pour un cirque aquatique.
"L’équipe du Delphinarium participe à la conception, la mise en place et la réalisation de projets scientifiques menés par des chercheurs français et étrangers. Les études s’intéressent à la biologie, la physiologie, la cognition et à l’éthologie des dauphins et des otaries, mais aussi aux questions de bien-être (études relatives à l’enrichissement de leur milieu de vie) et à l’acoustique de ces animaux".

Certes, il s’agit toujours de ces mêmes expériences mille fois menées depuis des années aux États-unis et qui ne jettent qu’une très faible lueur sur la véritable complexité mentale de cétacés soumis à des conditions de vie complètement aberrantes. Mais enfin, il y en a et à ce niveau, le Parc Astérix satisfait donc au moins à l’une des 3 exigences de la Directive européenne 1999/22/CE.  Ce qui est loin d’être le cas pour la majorité des prisons aquatiques en Europe.

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Mme Fabienne Delfour n’est pas n’importe qui.
Diplômée en Biologie du Comportement et Neurosciences Cognitives (DEA, univ. Toulouse III), en Recherche Clinique en Psychomotricité (univ. Paris VI), elle est également Dr ès Ethologie Cognitive, qualifiée aux fonctions de Maître de conférence en Neurosciences et en Biologie des Populations. En 1992, Mme Delfour mettait en place, une formation aux méthodes et aux techniques de l’éthologie, pour 50 bénévoles au Vancouver Public Aquarium (Canada). Juste à l’époque où cet aquarium massacrait en toute impunité un nombre conséquent de bélugas et d’orques captives. Ce qu’il n’a pas vraiment cessé de faire depuis.

kavna-morte2Kavna est morte

Fabienne Delfour a également participé, en compagnie de Birgitta Mercera, la directrice du delphinarium parisien, à un stage d’observation organisé par le Wild Dolphin Project.
Ce fait d’armes sert désormais à vanter les mérites du parc d’attractions qui l’emploie. Denise Herzing, responsable du Wild Dolphin Project, nous a confirmé cette visite et déclaré dans un courrier privé "qu’elle acceptait ce type de personnes dans la mesure où le contact avec les dauphins libres pouvaient les amener à renforcer encore l’amélioration des conditions de vie des captifs".  On peut rêver.

Mme Delfour s’est enfin rendue à l’Île Maurice pour y rencontrer Jacqueline Sauzier (MMCS),  qui s’était opposée en sont temps à la construction d’un delphinarium à Bellemare.
On se demande pourtant comment il est possible d’aller voir des dauphins tachetés libres aux Bahamas ou des sténelles à Maurice  puis de revenir, le coeur léger, vers un trou d’eau chloré où marinent des individus capturés à Cuba et en Floride, ainsi que leurs enfants.

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Car en dépit de ces beaux voyages, les propos de Mme Delfour semblent réduire volontairement l’ampleur des capacités cognitives mais surtout culturelles et sociales des dauphins, en les mettant sur le même pied que celles de tout autre animal. Elle ne parlera jamais de "personnes non-humaines".

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Comment le pourrait-elle ?
Outre son activité de "comportementaliste privée",  Fabienne Delfour organise également des stages destinés aux éleveurs de chiens.
Elle défend de ce fait une approche scientifique bien précise  :

"Le comportementaliste animalier est le spécialiste de la relation et de l’influence que l’Homme exerce sur l’animal (et inversement), et des conséquences de cette influence en terme de comportement de l’animal. Pour parler plus simplement, on peut comparer le comportementaliste à un psychologue qui viendrait analyser la relation entre l’animal et son ou ses maîtres. Son objectif est de venir arranger une situation qui s’est détériorée et il cherche à rétablir une relation harmonieuse dans le respect de la nature de chacun. Le comportementaliste animalier intervient principalement pour des animaux de compagnie, et majoritaire pour des chiens, puis des chats".

Voilà qui a le mérite d’être clair : les dauphins captif seront nos prochains toutous !
C’était le rêve de la US Navy aussi, mais hélas, on ne domestique pas un animal aussi vite et les États-unis envisagent d’en revenir aux robots sous-marins, plus dociles.
Aujourd’hui encore, éléphants, chameaux, dromadaires ou chevaux doivent encore être « débourrés » même s’ils naissent parmi les hommes. Ce sont pourtant des espèces dites «semi domestiquées», depuis quelques millénaires.
Alors, bonne chance avec le dauphin, qui ne fut dressé qu’à la fin des années 40. Qu’on le veuille ou non, il s’agit encore et toujours d’un animal sauvage, même s’il est né captif.

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Et peu importe à Mme Delfour si les révélations sur l’ampleur inouïe de la conscience dauphin s’accumulent.
Peu lui importe que des organisations traînent d’ores et déjà les esclavagistes cétacéens devant les tribunaux – voyez PETA et les orques de SeaWorld,  Morgan et le procès pour sa libération à Amsterdam, mais aussi la naissance d’une association tout entière dévolue à ce combat juridique -, la logique de Mme Delfour reste imperturbable.

Les dauphins se dressent comme des chiens, il convient de leur donner les meilleurs soins et l’environnement le plus adéquat, de les entourer des meilleurs dresseurs, mais en nulle manière, ils n’ont à jouir d’un statut exceptionnel du fait de leurs capacités cognitives et sociales hors du commun.

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Dès lors, les recherches de Mme Delfour s’orientent selon deux axes :
- approfondir l’étude des mécanismes mentaux d’individus nés captifs pour une bonne part d’entre eux et dont le psychisme a été formaté dès la naissance. Etude donc sans valeur pour les dauphins libres.
- améliorer la vie de ces prisonniers condamnés à perpétuité, en leur fournissant davantage de stimulations et un meilleur cadre de vie, en affinant les techniques de dressage et en formant les dresseurs à mieux comprendre leurs animaux".

Ce discours "scientifique", marqué au sceau du plus pur anthropocentrisme néo-cartésien, est parfois consternant. Qu’on en juge :
Dans une étude sur la personnalité des dauphins, les traits de caractère sont subdivisés en 5 catégories qui elles-mêmes sont subdivisées en catégories négatives et positives, dont aucun psychologue sérieux ne voudrait.  On y apprend, après moultes recherches, que les femelles aiment bien rester ensemble, que les jeunes jouent et que le mâle sub-adulte manifeste de l’agressivité.

Stupéfiant ! Et il faut enfermer ces malheureux pour découvrir cela ?  Mais oui , car " l’analyse et la catégorisation des comportements émis par les animaux combinées à l’étude des interactions sociales se révèlent efficaces pour mieux comprendre les animaux, leurs comportements et leurs besoins individuels. Ce travail pourra ainsi être utilisé pour donner une meilleure perspective aux programmes d’enrichissement du milieu, pour aider soigneurs animaliers et vétérinaires dans leurs tâches quotidiennes, pour discuter le management du groupe social, l’introduction ou le retrait de certains individus, etc.."
En gros, les recherches en captivité servent à la captivité, mais la captivité, alors, à quoi sert-elle ? A informer les enfants sur la vraie vie des dauphins ? A leur apprendre qu’ils font de jolies figures de danse avec leur dresseuse pour gagner leur poisson ?

En février 2012, près de 50 chercheurs de l’Université Emory (Géorgie, USA), de l’Université Loyola Marymount (Californie, USA) ainsi que divers membres d’associations de défense de l’environnement venus du Royaume-Uni ont asséné une assertion renversante lors de la réunion annuelle de l’Association Américaine pour l’Avancement des Sciences.
"Les baleines et les dauphins sont si intelligents qu’ils doivent être déclarés comme étant des personnes non humaines et se voir dès lors protégés par une Déclaration des Droits", ont affirmé les 50 scientifiques réunis à l’occasion d’une conférence internationale à Vancouver.

Ajoutant : "La complexité intellectuelle, sociale et affective des cétacés atteint un niveau tel qu’il est impossible de ne pas les considérer comme d’authentiques "personnes", au sens juridique du terme. Chaque individu est différent d’un autre et chacun vit dans un contexte culturel et social qui lui est propre. A ce titre, dauphins, marsouins et baleines doivent être considérés désormais comme «non utilisables» par les humains ». Il est, de ce fait, éthiquement indéfendable de tuer, blesser ou de garder ces êtres en captivité pour satisfaire nos besoins, qu’ils soient économiques ou alimentaires". (In Defense of the Dolphins)

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Selon ces scientifiques, l’ensemble des cétacés – dauphins, marsouins, orques, baleines, etc. – sont bien plus sophistiqués au niveau intellectuel et émotionnel qu’on ne le pensait jusqu’alors. Un nombre croissant de preuves attestent que ces mammifères marins disposent d’un niveau similaire d’intelligence, de conscience de soi et de sensibilité que celui de l’être humain. En conséquence, ces chercheurs ont présenté à nouveau la déjà célèbre Déclaration des droits pour les cétacés, conçue le 22 mai 2011 à l’Université d’Helsinki par des experts et intellectuels internationaux.

Le Dr Lori Marino ne dit pas autre chose, qui se bat désormais pour que les grands mammifères soient reconnus comme des sujets de droit et respectés comme tels. Et qui, avec le Dr Toni Frohoff, suggère d’autres façons d’étudier les dauphins sans les priver de leur liberté.

kas-clotureDauphins en Turquie

Cette prise de position ne fait pas l’unanimité, loin s’en faut.
Sur le front adverse, tout dévolu à l’expansion du marché du dauphin esclave, nombre d’universitaires ne semblent pas avoir saisi le message.
Ou bien ne le veulent-ils pas, soit pour des raisons personnelles (l’anthropocentrisme est un sentiment irrationnel aussi férocement enraciné que le racisme ou le sexisme et nourri du dégoût d’être assimilé à un « animal ») soit pour des raisons financières, tant on sait qu’il est néfaste à une brillante carrière de plaider pour l’égalité des Terriens. Et puis les delphinariums paient bien ! Ils ont tant de moyens tant de ressources à leur disposition, grâce aux shows forcés mais tellement lucratifs qu’ils imposent à leurs prisonniers !

Comment dresse-t-on un dauphin ?

Alors, on se plie aux diktats de l’industrie.
On saisit la moindre occasion pour disqualifier les dauphins ou tout autre animal hautement conscient et le renvoyer vite fait dans le grand sac où notre anthropo-déni les entasse, avec les grenouilles, les insectes et les vers de farine : celui des « animaux » dont l’Homme ne ferait pas tout à fait partie.

Les pays francophones paraissent malheureusement plus affectés que d’autres par cette vision béhavioriste.
Au contraire des États-unis ou du Royaume-Uni, on trouvera difficilement chez nous des «savants» prêts à défendre le droit des cétacés à la liberté. La plupart des spécialistes en océanologie ne voient rien à redire à la captivité et sont chargés, à ce titre «d’experts», d’estimer la qualité du bien-être des cétacés captifs. Jamais ils n’auraient l’audace de remettre cette pratique en cause ou simplement de la questionner.

Rappelons qu’en France, il y a 4 delphinariums (Antibes, Paris, Port Saint Père, Moorea et bientôt un 5ième au Zoo d’Amnéville) dont un avec des orques ! Mais dans un pays qui sacre la corrida ou le foie gras comme fleurons du "patrimoine culturel national", il en faut plus pour émouvoir les foules.

antibes-marineland-2012-orque1Antibes

A propos du Parc Astérix

http://www.reseaucetaces.fr/archive/2013/01/22/6819.aspx

http://www.blog-les-dauphins.com/un-bebe-dauphin-nait-au-parc-asterix/

http://www.dauphinlibre.be/asterix.htm

A propos de la captivité
http://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/03/24/le-dressage-du-dauphin-la-faim-2/
http://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/09/07/la-vie-des-dauphins-males-et-lhistoire-de-beachie-reproducteur-a-bruges/ http://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/11/pas-de-prison-pour-les-dauphins/


The life of Beachie, Bruges’ dolphin breeder

November 2013 : Beachie’s dying ?

CENSORED


1. The life of free young males

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A pod of dolphins is having fun while racing with a boat in the Gulf of Florida.
These dolphins are Tursiops truncatus with large fins, or Atlantic Bottlenose, perfectly adapted to coastal life, shallow waters and warm climate. And this is also the reason why our European dolphinaria likes them so much : they are incredibly resilient and able to survive in absurdly small pools disinfected with chlorine.

Here, we see a Trio. An alliance at the first degree, a gang of 3 happy friends who are swimming kilometers and kilometers every day to seduce pretty females of the neighborood. They will stick together for a while, sometimes for their whole life.

Watch the video. First, one dolphin is taking the initiative and jumps out of the water in a very powerful and harmonious way. Quickly, his friends will join him and challenge him : "I bet we can catch up with that boat there !". Their jumps are full of joy, innocence, friendship and laughter.

"The relationship between these “male alliance partners” — bromances, if you will — could last decades or even a lifetime: the friends will spend almost 100 percent of their time together and will often surface side by side in synchronicity. Most of the dolphins leaping and rolling and showing off in front of the boat were playful males, about 9 to 10 years old, just about the age of sexual maturity. Their play, which sometimes includes sex with each other, helps them determine who they’ll choose to be their useful, dependable ally for the next few decades. “It’s a big decision on their part,” Gibson said. “They want to make sure they choose wisely.” UNF’s researchers have identified 14 alliances among male dolphins in the St. Johns. Twelve are pairs, one is a trio, the other is a quartet: Osceola, Choctaw, Timucuan and Geronimo, who are almost always together. A few more alliances could be forming among the youngsters who played around the UNF boat (…) .
Different types of alliances are created amongst the males as they compete to attract the females. These alliances are not confined to one given territory, as it is the case with other social mammals, but, at the contrary, they move over large areas that overlap".
University of Florida research


dolphin-alliance


2 or 3 dolphins will form a first alliance, very strong over the long term.
These pairs or trios will in turn form a second alliance with other similar groups of 2 or 3 males within a larger group of 4 to 14 individuals, who have no family bounds between them.
This second level group will cooperate to defend its own females or to attack other groups and steal their women. Such alliances can last more than 15 years.

Finally, this "super-group" will be able to form a coalition of several groups of the same type, always to face their rivals organised like them. So we will have an alliance "A" combined with an alliance "B" to attack an alliance "C" on certain occasions, but that will be able to ally also to C to attack an alliance "D" at another moment. And then, it really becomes very complicated. (Richard Connor)


dolphinsocialnetAlliances of the third kind


 

Florida dolphins also have a "fission-fusion" social structure, characterised by temporary associations, lasting a few minutes to several hours. These models of flexible grouping, in which dolphins are constantly associating differently, imply that they must be able to find each other, when they are separated by long distances. However, these distances must be within reach of communications – they must still be able to communicate.The decision of a dolphin to join or leave a group is linked to various social considerations, such as the class of the individuals in the group (mothers with their babies, single adult females, adult males and young ones). Every dolphin evolves in different social environments.

The decision is also influenced by the ecological characteristics of their habitat. For example, mothers with children prefer to reside regularly in deep waters. They develop relationships with other females in the same situation and associate with them. The same mothers, when they come to swim in shallow waters, will meet young males with whom they will have little contact.


Bottlenose dolphin catching leaping striped mullet

2. The life of a captive young male


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Beachie as a merchandise at Bruges dolphinarium


In Bruges, Beachie is sleeping on the bottom of the pool. He’s not healthy. He feels alone.
Born free in 1982, "saved" from a stranding in April 1984, he was sent to SeaWorld Orlando on the 27th of April 1984. He left this place on the 8th of June 1997 to be deported to the Harderwijk Dolphinarium, in the Netherlands.
On the 18th of September 2009, he was finally sent to Bruges. Beachie had been a good stallion before the Boudewijn Seapark. In SeaWorld and Harderwijk, he gave birth to Marble (1997), Sal’ka (1998), T’lisala (2001), Amtan (2001), Palawas (2004), Spetter (2005) and Kite (2005). But once in Belgium, he only gave a stillborn child to the young Yotta in 2010, twins (also stillborn) to the older Roxanne in 2011, and another baby who died after 4 days to Roxanne again. His largely degraded life environment probably explains these events.


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Roxanne and her baby, who died after 4 days



So, in 2009, Beachie was brought to the Boudewijn Seapark in Bruges, in the context of an international breeding program (EEP – European Endangered Species Program). Please note that these programs are supposed to ensure the safeguard of an endangered species "ex situ", like for example the golden lion tamarins, the love panthers, the Sumatran elephants, or the okapis, not to mention local but less spectacular endangered species.

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According to the IUCN, Tursiops truncatus is not a highly endangered species. Tursiops are never rehabilitated by the dolphinaria. So dolphinaria do betray the spirit of these European programs. Inadequate education and unnecessary researches couldn’t legally justify the breeding of captive dolphins, since they do not contribute at all to the conservation of the species.

Only females and young dolphins had lived in Bruges since Tex died. That made the arrival of a male necessary for this breeding program for what we can call "circus animals". Note that neither Beachie nor the residents of the Flemish aquatic circus had chosen to meet. The group would have to, once again, be reshaped by the hand of man.


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Beachie



One week before Beachie arrived, expert trainers of the Boudewijn Seapark went to Harderwijk to see how Beachie was working, what tricks he could be asked and how he had been prepared to take part to the medical tests.
In the morning of the 19th of September 2009, the dolphin was moved to Bruges in the company of 5 employees of Harderwijk and his new masters. Beachie was carried in a hammock, suspended in a box. He arrived in Bruges in the afternoon, to be immediately put in a tank behind the dolphinarium. For the entire first week after his moving, a trainer from Harderwijk stayed in Bruges to help with Beachie’s integration within the group and to advise the team of Bruges.


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The residents. Flo died in 2010, at 13 y.0
Photo Adriaan van Rijswijk


For the first 4 days, Beachie stayed in the tank at the bottom, separated from the group by a simple net. This enabled him to hear and see his new cellmates. Then the male was introduced to the 5 residents. At first, he came into contact with Roxanne, one of the three adult females, while the others stayed separated from him in the pool used for the show.


dolphinbay-food1Photo Hurricane Warrior


 

Today, Beachie is getting along with the senior females (the "high-ranking" females), Roxanne, Yotta and Puck. Young Indy and Ocean – 10 years already ! – are afraid of him. The dominance in a tank is complete, as there is no means of escape, and no possibility to create alliances.Compared to what Beachie has known in his open-air lagoon in Harderwijk, the tank in Bruges is not very big. It is 3-6 meters deep and 40 meters long. On the right and on the left of the tank, there are 2 isolation pens. And behind the scene, there is another pool, larger, but 4 meters deep. This pool was originally intended to sea lions. They go back there during the winter. During the summer, they stay at the "Sea lions Theater".


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Beachie isolated in the back basin.
Photo Adriaan van Rijswijk



Beachie also had to learn to obey a different way.
In Harderwijk, all the dolphins were getting the attention of the trainers at the same time. In Bruges, they must remain calm in front of the trainer until they receive, one at a time, instructions. For Beachie, at the start, it was hard to wait his turn. He was often jumping out of the water, very excited, and had trouble staying calm. He’s been tamed.
For the show, he has been asked first to show all the tricks he had learnt in Harderwijk. Then, he has learnt to throw balls at children and to do somersaults. This training had already begun in Harderwijk, but it couldn’t be completed there. One wonders what he has learnt in SeaWorld, during all that time after his "rescue"

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Beachie’s training

Photo Adriaan van Rijswijk

For Beachie, many things have changed. He has long lived in the Dolfijndomijn, in Harderwijk, among a group of other males. They had not chosen to be together either, but at least they were all males. At the Boudewijn Seapark, our stallion is now sharing a really small space with 3 young dolphins – including a skinny male – and 2 females older than him. In addition, Beachie no longer has the possibility to go out in the open air, or to feel the sun on his skin, in a sea where fish can survive. The dolphinarium in Bruges is completely covered by a dome. Its waters are entirely artificial.

Beachie is not healthy. Like so many captive dolphins, he sleeps on the bottom of his basin during hours. He is so alone ! No alliances, no friends, no travels. Nothing to do, nowhere to go. Just shows and sleep, sleep and shows.
That’s not a male dolphin life.


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Is it even necessary to conclude ? Is the simple detail of these two life styles not enough to condemn a business that should no longer exist in Europe or anywhere in the world : exhibition of captive dolphins ?

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Beachie alone
Photo Adriaan van Rijswijk


To know more :

Thanks to Christelle Bornauw Waiengnier for the translation.
- Information about Beachie’s was taken from an interview of the chief trainer of Bruges, Sander van der Heul, published on a now securised (after my first visit !)  professional website ruled by Harderwijk Dolphinarium.

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- Please note the swimming Trio shown on the top of this page are part of the family of the 2 golden geese of the Clearwater Marine Aquarium, Winter and Hope. These new inmates are claimed to have been saved from stranding. It’s the new way to get captive dolphins in the USA. All stranded dolphins are supposed to be deaf.
Let’s remind that for more than 2 decades, Gulf of Mexico was the focus of a live-capture fishery for Bottlenose dolphins which supplied dolphins to the U.S. Navy and European dolphinaria. "During the period between 1972-89, 490 bottlenose dolphins, an average of 29 dolphins annually, were removed from a few locations in the Gulf of Mexico, including the Florida Keys. Mississippi Sound sustained the highest level of removals and 202 dolphins were removed from this stock during this period, representing 41% of the total and an annual average of 12 dolphins. It may be biologically significant that 73% of the dolphins removed during 1982-88 were females. The impact of those removals on the stocks is unknown". (NOAA)

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No more dolphinaria in Europe

Bruges : in the water with our dolphins ! (Videos)

Bruges dolfinarium must be closed

Harderwijk Dolfinarium

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Taiji, 12 septembre, les images du massacre

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Sea Turns Red With Blood As Whales Are Butchered To Death In Japan
Un article de Charlotte Meredith

De nouvelles images clandestines extrêmement choquantes, réalisées par l’association Sea Shepherd, nous font découvrir les moments atroces où un groupe de globicéphales se fait massacrer dans la crique de Taiji au Japon.

Prises dans un piège sans issue, les pauvres créatures s’accrochent l’une à l’autre tandis qu’elles vivent leurs dernières heures ensemble avant d’être traînées à terre et tuées sans pitié.

Les animaux ont subi des heures de souffrance avant de succomber à une mort atroce, déclarent les témoins.
Les quelques cétacés restants ont été forcés de se baigner dans le sang des membres de leur famille. Des images horribles de la Sea Shepherd Conservation Society montrent des bébés nageant désespérément à côté des cadavres dépecés de leurs parents.

o-SEA-SHEPHERD-CONSERVATION-SOCIETY-571Le sang a commencé à s’échapper de la rive mortelle.

o-SEA-SHEPHERD-CONSERVATION-SOCIETY-572Un juvénile  et un bébé s’attardent aux côtés de leur mère mourante.


Ces jeunes ne sont pas assez grands pour figurer dans la liste des quota et après plusieurs heures, ils ont été repoussés en mer pour s’y débrouiller par eux-mêmes.

Un total de 18 baleines pilotes a été abattu lors de cette chasse au rituel brutal et la probabilité que les jeunes cétacés abandonnés survivent est très mince.

o-SEA-SHEPHERD-CONSERVATION-SOCIETY-574La seule défense des dauphins adultes est de se débattre contre les rochers
dans l’espoir d’échapper à la torture.

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Les baleines pilotes ont été traînées à terre et abattues.

Aujourd’hui, les groupes de protection des animaux ont réagi avec fureur à propos de ces scènes ignobles.
"Les chasses au rabattage sont incroyablement cruelles", a déclaré Clare Perry, responsable de la campagne cétacés de l’Agence d’investigation environnementale.
"Le fait de poursuivre ces malheureux, de les laisser une nuit dans la baie, sans nourriture ni espace, puis les abattre devant des membres de leur famille, défie le sens moral. La façon dont ils sont tués n’est pas conçue pour procurer une mort rapide. Elle vise simplement à  diminuer la quantité de sang qui se déverse dans la crique», a-t-elle ajouté, concluant « C’est là une tragédie à bien des niveaux»,

o-THE-SEA-SHEPHERD-CONSERVATION-SOCIETY-580Les animaux endurent des heures de souffrance avant de finalement succomber à une mort atroce

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Les tueurs plongent dans l’eau afin de sélectionner les plus grands individus pour la boucherie.

Malgré l’interdiction de la Commission baleinière internationale sur la chasse commerciale depuis 1986, le Japon a continué à massacrer des baleines, après avoir obtenu une autorisation spéciale de l’Organisation des Nations Unies. Depuis cette date, le Japon a tué 14.000 d’entre elles.
Le pays continue à chasser la baleine sous le prétexte de mener des recherches scientifiques alors qu’il ne s’agit bel et bien que d’une cahsse comerciale à peine déguisée.
S’adressant à Huffington Post, Peta, le groupe de défense des animaux a déclaré que ces recherches et cette prétendue "tradition" sont tout simplement des excuses pour perpétrer le meurtre cruel de dauphins et de baleines dans un monde qui rejette une telle barbarie.

o-THE-SEA-SHEPHERD-CONSERVATION-SOCIETY-578La mer devient rouge de sang

o-THE-SEA-SHEPHERD-CONSERVATION-SOCIETY-579L’image obsédante des navires criminels rabattant leurs victimes

«Ces mammifères marins sont de paisibles animaux dotés d’une vie sociale complexe et d’une haute intelligence. Les massacrer est tout simplement ignoble. Le Japon ferait mieux de favoriser le whale-watching sur ses côtes que que de perpétuer des actes qui nous ramènent au temps obscurs de Moby Dick» a conclu Peta.

taiji-baby-dead-septembre-2013-sea-shepherdCet enfant a trop lutté. Il se laisse mourir près des siens. 

D’après l’article :
Sea turns red

Cove Guardians

Le rapport de Save Japan Dolphins

Après la capture… 

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Japanese Chief Cabinet Secretary Shinzo Abe smiles during a news conference at Prime Minister Junichiro Koizumi's official residence in Tokyo
Fier de vous, M. Shizo Abe,
Premier Ministre du Japon ?


Taiji, 12 septembre, premier massacre de globicéphales

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12 septembre 2013
Pilot Whale Pod Couldn’t Evade Relentless Dolphin Hunters
Un article de Terran Baylor, Cove Monitor

Au début de ce mois, seuls des dauphins Tursiops ont été rabattus dans la Baie.
Cette espèce figure en tête de la liste d’achats de l’Industrie de la Captivité. "Aucun dauphin ne doit être tué pour sa viande pendant le mois de Septembre". Telles étaient les termes d’un accord de base (minimal) conclu entre l’industrie internationale et les pêcheurs de dauphins de Taiji. L’Association Mondiale des Zoos et Aquariums (WAZA) avait signé cet accord, afin de pouvoir déclarer plus tard que leurs prises n’avaient pas été capturées dans une mer de sang.

Il est apparu cependant que la WAZA n’incluait pas les pertes collatérales de dauphins dans le processus de capture, tel ce bébé qui est mort pendant le trajet vers les enclos de dressage brutal il y a une semaine.
Cet accord ne couvre pas non plus les autres espèces de dauphins, comme nous avons pu le voir ce 12 septembre 2013.

A 6h45, nous pouvions déjà voir une ligne de bateaux de chasse encerclant un pod assez loin sur l’horizon. Trois heures plus tard, le troupeau avait été ramené près des côtes et avant 10h30, l’ensemble des victimes était rassemblé dans la crique. Un groupe de globicéphales venait d’être capturé. Une matriarche de très grande taille se tenait au milieu de cette famille, peut-être la grand-mère.

Les chasseurs de dauphins terminent généralement leur journée de travail avant 14 heures. Cela leur laisse le temps de commencer à sélectionner les globicéphales qui seront gardées en captivité et ceux qui seront abattus. Dans les deux cas, tous les cétacés sont rassemblés derrière un filet dans la baie. Des panneaux sont aussitôt mis en place indiquant que ces dauphinssont maintenant la propriété de l’Union des pêcheurs de Taiji. Inutile de tenter de rappeler ici que ces créatures furent d’abord des animaux sauvages menant leur propre vie. Une fois qu’elles ont été chassées sur de longues distances et poussées vers ce piège, ce ne sont plus désormais que la propriété des humains.

Le lendemain, le 12 septembre, fut ce qu’on appelle un jour «Red Cove».
A l’aube, les chasseurs de dauphins étaient déjà au travail. Cette fois, il n’y eut aucun processus de sélection pour la captivité, seulement des plongeurs manipulant le pod terrifié, épuisé et le poussant plus profondément à l’intérieur de la crique. Nous comprîmes aussitôt que ce jour serait un jour sanglant.

J’avais à mes côtés deux courageuses « Cove monitors », Melissa Thomson Esaia et Vickie Collins, au moment du massacre. Vickie Collins a pris toutes les photos. Elle a vraiment fait un excellent travail, d’autant que c’était là son premier jour de "baie sanglante" à Taiji et qu’il est très difficile de contrôler ses émotions face à un tel meurtre de masse.

Pilot Whale Slaughter – September 12th, 2013 from Melissa Thompson Esaia on Vimeo.

Les globicéphales sont extrêmement attachés à leur famille et très loyaux envers chacun de ses membres, bien plus encore que la plupart des autres dauphins. Durant la nuit, les cétacés sont restés serrés les uns contre les autres, créant un groupe soudé, dans l’espoir de garder leur famille en sécurité. Mais la sécurité est éphémère à Taiji pour les familles de dauphins, comme ils allaient l’apprendre rapidement.

Alors que les chasseurs et les plongeurs menaient des groupes du pod vers la zone d’abattage, un adolescent solitaire a réussi à franchir le filet. Il s’est dirigé vers la plage et le rivage rocheux, loin de sa famille. Un plongeur s’est emparé du globicéphale terrifié qui tentait de fuir au risque de s’échouer.  Vickie a suivi toute la scène. Le fuyard a été brutalement ramené vers l’abattoir.

Pilot_Whale_Diver_Taiji_VCollins_SMALL_9-13Un plongeur ramène un jeune globi effrayé et solitaire vers la baie de la mort.
Photo by Vickie Collins.

Debout au-dessus de la crique, nous pouvions entendre clairement ce qui ressemblait à des vagues s’écrasant de manière régulière sur le rivage. Cela n’avait pas de sens puisque la mer était très calme. Ensuite, ce fut très clair : ce bruit, c’était les queues des cétacés qui raclaient la paroi rocheuse pendant qu’on les tuaient lentement.

Souvent, j’ai entendu les caudales des dauphins frappant l’eau avec un «swap» rapide, mais ici, le bruit était constant et a duré pendant plusieurs minutes. Alors que l’eau de la Baie devenait rouge, vous pouviez voir les membres du pod nager dans le sang de leur propre famille.

Pilot_Whale_Blood_Taiji_VCollins_SMALL_9-13Photo by Vickie Collins.

Des barques venaient chercher les dauphins morts et les amenaient à un bateau en attente, auquel étaient fixées les lignes attachées à chaque queue. Puis le bateau partait livrer les corps vers un bâtiment situé sur le coin du port de Taiji. C’est là que les bouchers grossistes, qui travaillent dans d’autres locaux dans les environs, découpent et taillent la viande de cétacé pour la vente.

Comme tous les villages de pêcheurs, Taiji a un système de haut-parleurs, annonçant toutes sortes d’événements quotidiens. Peut-être était-ce à cause du mauvais temps ou du tsunami, mais aujourd’hui, un ami japonais m‘a traduit le message. Les haut-parleurs  annonçaient que de la viande de baleine fraîche étaient disponibles et que les gens pouvaient venir la chercher avec leurs « coupons ». Des coupons pour la viande de baleine ?

La baie a finalement été débarrassée de ses filets. Il y restait encore six globicéphales, des juvéniles sans intérêt pour la boucherie. On nous a dit que les bateaux de chasse les reconduiraient vers le large.
Ce fut le premier massacre de la saison auquel aucun de nous ne s’attendait…

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Pilot whales in the killing Cove. Photo by Vickie Collins.

SAVE JAPAN DOLPHINS

Taiji, 6 septembre

Aidez les Cove Monitors !


Echo, la matriarche des éléphants

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Echo est morte en 2009, à l’âge de 65 ans. C’était une matriarche aimée et respectée, d’une infinie sagesse. Elle avait survécu aux plus graves périls tout au long de son existence et a pu bénéficier de la vigilante protection des hommes dans le parc d’Amboseli au Kenya.
C’est ainsi que nous voudrions voir vivre tous les éléphants du monde : libres et heureux dans leur propre pays, à l’abri de l’abject commerce de l’ivoire et des trafiquants internationaux.

On massacre ces peuples depuis tant de siècles ! Déjà, dans l’ancienne Egypte, on importait l’ivoire depuis l’Abyssinie. Et l’on tuait massivement, comme l’ont fait les Romains après les pharaons, puis les Arabes puis les colons européens et puis enfin les contrebandiers, payés par des trafiquants internationaux ou des groupes islamistes. Il est temps que ce génocide prenne fin. Tout de suite. Et qu’il soit puni comme il doit l’être, par les états les plus puissants. Les éléphants ont presque disparu. S’il vous plaît, laissez–les enfin tranquilles !

Echo l’inoubliable

Echo, la célèbre éléphante matriarche du Parc national d’Amboseli est morte le 4 Mai 2009. Elle était âgée de 65 ans.
Selon l’Amboseli Trust for Elephants (ATE), son décès fut causé tout à la fois à la  vieillesse et par une longue période de sécheresse d’un durée de 3 ans qui a épuisé les réserves alimentaires dans le sud du Kenya.
Echo est morte à 14 heures, le dimanche 3 mai 2009. Elle s’est effondrée le samedi matin et ne s’est plus relevée pendant plus de 24 heures, jusqu’à ce qu’elle finisse par s’éteindre.

"Katito et Robert, du staff de l’ATE sont restés avec elle jusqu’au bout", a déclaré Cynthia Moss, qui avait appris la mort d’Echo lors d’un voyage de collecte de fonds aux Etats-Unis. Mme  Moss a interrompu son périple américain pour retourner au Kenya afin de rejoindre le personnel du parc en deuil et d’observer comment la famille d’Echo allait réagir à cette perte soudaine.

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Lorsque Cynthia Moss a identifié Echo pour la première fois en 1973, la famille de l’éléphante se composait de 7 membres. Au moment de sa mort, 36 ans plus tard, Echo était le chef d’une famille deplus de  40 éléphants qui parcouraient les plaines d’Amboseli, à l’ombre majestueuse du Kilimandjaro.

Echo est peut-être le plus célèbre éléphant sauvage au monde, depuis qu’elle est apparue dans plusieurs films. Le premier et le plus mémorable d’entre eux fut diffusé en 1993 sous le titre « Echo des Eléphants». Ce documentaire, produit par l’Unité d’Histoire Naturelle de la BBC, était commenté par la chercheuse internationalement connue, Cynthia Moss, avec Marty Colbeck de la BBC derrière la caméra. Echo est apparue ensuite dans d’autres films, généralement connus comme « La Trilogie d’Echo ».

Cette suite inclut « Echo des éléphants » (1993), «Echo des Eléphants: la nouvelle génération" (1996) suivi d’«Echo des Eléphants: le chapitre final" (2005). Plus récemment, Echo est apparue dans le film consacré au travail de Martyn Colbeck, «Un œil pour un éléphant".

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Parmi les images disponibles sur le web, citons cette scène étonnante où Ebony, l’un des petits enfants d’Echo est kidnappée par une harde rivale. Cet incident marque simplement la volonté de la matriarche adverse, d’imposer la dominance de son groupe familial. Au terme de négociations, d’affrontements verbaux et de bousculades, le bébé sera récupéré.

Echo est connue aussi pour avoir donné naissance à Ely, presque incapable de marcher juste après l’accouchement.  Son handicap bloquait toute la harde et l’obligeait à jeûner. Pourtant, ses membres attendirent que le petit puisse se déplacer pour repartir enfin.

7 ans plus tard,  le même Ely fut blessé par une lance. Les vétérinaires du parc voulurent l’endormir et l’emporter pour le soigner, mais sa mère et tous les membres du groupe s’y opposèrent violemment. Même des coups de feu tirés en l’air ne purent les éloigner.
La matriarche fut bientôt sollicitée par la naissance d’un nouvel enfant. Les vétérinaires purent alors s’emparer du petit et le guérir. Le biologiste Mark Bekoff nota à ce propos toute la cruauté des zoos et des cirques qui séparent sans états d’âmes les enfants de leurs mères.

Echo_ElyEly et sa maman

Ely disparut brusquement en 2001. Tout le monde le croyait mort. Pourtant, 9 ans plus tard, il revint triomphalement parmi les siens, dans toute la force de l’âge !

Selon Cynthia Moss, la perte d’Echo risquait de poser des problèmes à sa famille. "Pour chacun de ses membres, à l’exception de sa soeur Ella, Echo a été le seul chef qu’ils aient jamais connu».

«Echo a été d’une grande valeur pour la science", a continué la chercheuse, "Elle nous a permis d’obtenir de précieuses informations sur le comportement des éléphants, le leadership, la communication, les relations sociales et l’intelligence. Mais Echo n’était pas seulement un projet de recherche. «Elle était plus que cela. Elle était une présence quotidienne, presque une compagne pour nous tous. Elle nous a donné tant de joie et nous a rempli d’émerveillement "

Pour tous ceux qui ont connu Echo, c’est en effet une grande perte. Le Dr Paula Kahumbu a demandé aux lecteurs du blog Baraza d’allumer une bougie pour cette mère magnifique, tandis que Joyce Poole et Peter Granli évoquaient les moments passés avec Echo quand ils étudiaent la communication vocale chez les éléphants sur leur blog Elephant Voices”.

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En fait, après la mort d’Echo, matriarche d’une harde de 45 personnes, des changements devaient survenir. Ce fut le cas : sa fille Ella partir avec 10 des siens, rejointe parfois par Eudora et son groupe de 5. Edwina est aujourd’hui à la tête de 8 autres éléphants tndisque le reste de la tribu initiale se rassembla autour d’Enid. Tous es sous-groupes se recombinent  de façon complexe mais ils ne forment qu’une seule famille, le groupe EB. En 2013, celui-ci s’est encore agrandi et compte dans ses rangs des arrière-petits-enfants d’Echo.

echo_baby_Enid_drinking

Le rôle d’une matriarche
En Afrique, le troupeau d’éléphants est dirigé par la plus ancienne et la plus grande femelle, que l’on appelle une «matriarche ». Elle est généralement celle qui était le plus étroitement liée à la matriarche précédente.

Le reste de la harde est constitué par les filles de la matriarche et ses petits enfants. Tous gravitent naturellement autour de l’ancienne, la rendant facile à identifier. Elle influe sur le comportement de sa harde plus que tout autre groupe ou individu. En cas de crise, tous attendront d’elle qu’elle prennent  les grandes décisions et déterminent un plan d’action. Il est probable que la personnalité de la matriarche et la constitution génétique du troupeau joue un rôle majeur dans la désignation à ce «poste de responsablité».

Comme les humains, certains éléphants sont nés pour être des leaders. Ce ne sont pas toujours eux qui deviennent une matriarche. Celle-ci, en revanche, établira sa dominance en s’appuyant sur de telles personnes. Les dirigeants efficaces gagnent le respect des autres grâce à leur sagesse, la confiance qu’ils inspirent et les liens qu’ils tissent avec d’autres éléphants.

Leur rôle est de veiller aux besoins de leur propre harde, de faire preuve de compassion à l’égard des leurs mais aussi envers les membres d’autres hardes. L’éléphant qui parvient à cela peut dominer la matriarche existante et prendre sa place lorsqu’elle devient âgée. Cette prise de pouvoir ne résulte pas d’une action de force, elle résulte souvent d’une simple contestation de l’autorité, ou d’une décision de la part du reste du troupeau d’élire une autre personne aux fonctions de leader.

African_Elephants_Amboseli_National_Park_Kenya

Les troupeaux sont généralement constitués entre 6 et 12 éléphants. Cependant, les groupes de 12 et 20 éléphants ne sont pas rares. Si le troupeau devient trop grand, certains éléphantes le quitteront en y laissant leur enfants et partiront créer de nouvelles unités familiales sur instruction de la matriarche. Cela se produit lorsque les vivres et l’eau sont insuffisants pour sustenter l’ensemble du groupe quand il se déplace à travers un territoire spécifique.

Quand ils se déplacent, les filles et leurs enfants suivent l’exemple de la matriarche, et marchent derrière elle en file indienne. Les plus jeunes suivent docilement leurs mères, en se tenant à leur queue avec leurs puissantes petites trompes.

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En tant que la première et la plus ancienne des mères, la matriarche joue un rôle important dans la transmission des savoirs. Elle enseigne à ses filles comment prendre soin de leurs bébés. Ceux-ci seront pris en charge par l’ensemble des sœurs, comme dans une petite crèche. Ce rôle de puéricultrice permettra aux plus jeunes d’apprendre les gestes de la maternité.

Les éléphantes font d’excellentes mères, extrêmement attentives aux besoins de leurs petits. A l’image de ceux de l’homme, les éléphanteaux naissent presque sans aucun comportement inné ou instinctif. Tout doit leur être enseigné par leurs mères et leurs tantes. Ce qu’ils apprendront dépendra de la matriarche et sa harde : différents groupes font face à différents dangers et portent des responsabilités différentes. La matriarche déterminera ce qui est important pour le troupeau ou ne l’est pas. Les mères éduqueront leurs enfants en fonction de ces paramètres.

Quand elle meurt, la matriarche est normalement remplacé par sa plus proche parente au sein du troupeau, généralement sa fille aînée. La société des éléphants ne se limite pas aux matriaches et ses cultures sont riches et complexes.

Mais cela ne compte pour rien quand il s’agit d’ivoire et d’argent sale.
Il faut sauver les éléphants !

elephant-ivoireMassacre au Cameroun

le-nombre-d-elephants-tues-en-afrique-augmente

En savoir plus :

La marche pour les éléphants

http://www.elephanttrust.org/

http://www.savetheelephants.org/home.html

http://elephantvoices.wildlifedirect.org/2009/05/04/matriarch-and-world-renown-echo-dies/

http://globalvoicesonline.org/2009/05/10/kenya-world-renowned-elephant-matriarch-dies-in-amboseli/

http://www.elephantvoices.org/studies-a-projects/amboseli-national-park-kenya.html

http://www.eurekalert.org/pub_releases/2008-08/wcs-sfe081108.php

http://www.elephantsforever.co.za/matriarch-elephant.html#.UixSgL5V3IU


La vie des dauphins mâles et l’histoire de Beachie, reproducteur à Bruges

Décembre 2013 : Beachie malade

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1. . LA VIE EN EN LIBERTE

Une bande d’amis dauphins s’amusent à faire la course avec un bateau, dans le Golfe de Floride. Ce sont des Tursiops truncatus aux larges nageoires, parfaitement adaptés à la vie côtière, à la faible profondeur des fonds et au climat chaud. Et c’est d’ailleurs à cause de cela que nos delphinariums européens les ont tant apprécié : leur remarquable résilience et leur capacité de survie dans des bassins absurdement petits désinfectés au chlore.

Notons d’ailleurs que ces dauphins que nous voyons nager libres sont de la famille de Winter et de Hope, les 2 poules aux oeufs d’or du Cleawarter Aquarium.

C’est un trio. Une alliance de premier degré, un gang de joyeux drilles couvrant chaque jour des kilomètres pour séduire les jolies delphines des clans voisins. Ils resteront longtemps ensemble, parfois même toute leur vie.

D’abord, on en voit un qui prend l’initiative et se lance hors de l’eau par bonds puissants et harmonieux. Très vite, ses potes le rejoignent et se lancent le défi : « Chiche qu’on le rattrape, ce bateau-là ! ». Leurs bonds respirent la joie, l’innocence, l’amité et la rigolade.

wild-dolphins-florida

"Des alliances à degrés multiples s’établissent parmi les mâles lorsqu’ils s’affrontent pour s’unir aux femelles.
Celles-ci ne sont pas confinées sur un territoire donné, comme chez d’autres mammifères sociaux, mais se déplacent au contraire sur de vastes espaces qui se chevauchent.

2 ou 3 dauphins vont former une première alliance très soudée sur le long terme afin de maintenir et d’engrosser une seule femelle. Ces paires ou ces trios vont à leur tour former une seconde alliance avec d’autres groupes de 2 ou 3 mâles au sein d’un ensemble de quatre à quatorze individus qui n’ont entre eux aucun lien familial. Ce groupe de second niveau coopérera pour défendre ses propres femelles ou pour attaquer d’autres groupes et leur voler leurs femmes. De telles alliances peuvent durer plus de quinze ans.

Enfin, ce super-groupe pourra constituer une coalition de plusieurs groupes du même type, toujours afin d’affronter leurs concurrents organisés sur le même mode. Nous aurons donc une alliance A alliée avec une alliance B pour attaquer une alliance C à certaines occasions, mais qui pourra s’allier à C pour attaquer une alliance C à un autre moment. Et là, cela devient vraiment très compliqué"(Richard Connor)

intel-dolphin-societies3Alliances du 3ième type


Les dauphins de Floride présentent en outre une structure sociale "fission-fusion" caractérisée par des associations temporaires d’une durée de quelques minutes à plusieurs heures. Ces modèles de regroupement flexible dans lequel les dauphins s’associent constamment de manière différente, impliquent qu’ils doivent être en mesure de se retrouver les uns les autres, lorsqu’ils sont  séparés par de longues distances. Ces distances doivent cependant être à portée de communications.

dolphin-home-rangeTerritoire d’une tribu dauphin

La décision d’un dauphin de rejoindre ou de quitter un groupe est lié à diverses considérations sociales, telles que la classe d’individus concernés (les mères avec leurs petits, les femmes célibataires adultes, les mâles adultes et les juvéniles ). Chaque dauphin se déplace dans des environnements sociaux différents.

La décision est également influencée par les caractéristiques écologiques de l’habitat occupé. Ainsi, les mères avec enfants préfèrent résider de façon régulière dans les eaux profondes. Elles y entretiennent des relations avec d’autres femelles dans la même situation et qui leur sont associées. Ces mêmes mères, quand elles viennent à nager dans des eaux peu profondes, rencontreront des juvéniles avec lesquels elles n’auront que peu de contacts.(…)

Bottlenose dolphin catching leaping striped mullet

 

2. LA VIE EN CAPTIVITE

BSP_beachie-until-he-dies

A Bruges, Beachie dort sur le fond de la piscine, foudroyé d’ennui.
Né libre en 1982, "sauvé" d’un échouage en avril 1984, il fut envoyé au Sea World d’Orlando le 27 avril 1984. Il quitta cette entreprise le 8 juin 1997 pour être déporté au Dolfinarium de Harderwijk, aux Pays-Bas. Le 18 septembre 2009, il fut envoyé enfin dans les bassins de Bruges. Beachie avait été un bon étalon avant le Boudewijn Seapark. A SeaWorld et Harderwijk, il engendra Marble (1997 – ), Sal’ka (1998 – ), T’lisala (2001 – ), Amtan (2001 – ), Palawas (2004 – ), Spetter (2005 – ) et Kite (2005 – ). Mais une fois en Belgique, il ne  donna plus qu’un enfant mort-né à la petite Yotta en 2010, des jumeaux également morts-nés à la plus mûre Roxanne en 2011, puis encore un bébé décédé au bout de 4 jours à la même Roxanne. Son contexte de vie largement dégradé y est sans doute pour quelque chose.

bruges-roxanne-enfantRoxanne et son bébé, mort à 4 jours

En 2009, Beachie a donc été amené au Boudewijn Seapark à Bruges dans le cadre d’un programme d’élevage international (EEP).Il faut savoir que les EEP sont supposés assurer la sauvegarde d’une espèce menacée ex situ, tels que tamarins dorés, panthères de l’Amour, éléphants de Sumatra  etc.  Le Tursiops est une espèce jugée peu menacée par l’IUCN. Il n’est en outre jamais réhabilité par les delphinariums. Ceux-ci trahissent donc l’esprit même de ces programmes européens de reproduction. L’éducation déficitaire et les recherches inutiles se sauraient justifier légalement l’élévage de dauphins captifs, puisqu’elles ne contribuent en rien à la conservation de l’espèce.
Seules des femelles et des jeunes vivaient à Bruges depuis la mort de Tex, ce qui rendait, paraît-il, indispensable l’arrivée d’un mâle nécessaire à ce programme de reproduction de ce qu’il faut bien appeler des "bêtes de cirque". Notons que ni Beachie, ni les résidentes du cirque aquatique flamand n’avaient fait le choix de se rencontrer. Le groupe allait devoir une fois encore se voir remodélé par la main de l’homme.

dolphinbay2-alone

Une semaine avant le déménagement de Beachie, des dresseurs experts du Boudewijnpark se rendirent à Harderwijk pour voir comment  travaillait Beachie, quels étaient les tours qu’on pouvait lui demander et comment il avait été dressé à participer aux examens médicaux. Dans la matinée du 19 Septembre 2009, le dauphin fut déplacé à Bruges en compagnie de 5 employés de Harderwijk et de ses nouveaux maîtres. Beachie fut transporté dans un hamac suspendu dans une caisse. Il est arrivé à Bruges dans l’après-midi pour être aussitôt dans le bassin à l’arrière du delphinarium.  Durant toute la première semaine après le déménagement, un dresseur de Harderwijk demeura à Bruges pour aider à l’intégration de Beachie au sein du groupe et conseilller l’équipe de Bruges.

Bruges-dolphins-groupPhoto Adriaan van Rijswijk

Les 4 premiers jours, Beachie est resté dans le bassin du fond, séparé du groupe par un simple filet. Cela lui permit d’entendre et de voir ses nouveaux compagnons de cellule. Ensuite, le mâle fut présenté aux 5 résidents. Dans un premier temps, il entra en contact avec Roxanne, l’une des trois femelles adultes, tandis que les autres restaient séparés de lui dans le bassin destiné au spectacle.

dolphinbay-food1Photo Hurricane Warrior

Aujourd’hui, Beachie a fini par s’entendre avec les "femelles de haut rang", Roxanne, Yotta et la vieille Puck.
Les jeunes Indy et Ocean – déjà 10 ans ! – ont peur de lui. La dominance en bassin est absolue, car il n’y a ni moyen de s’enfuir ni de créer des alliances.

Par rapport à ce que Beachie a connu dans son lagon à ciel ouvert hollandais, le bassin du delphinarium n’est pas grand. Profond de 6 mètres en un certain point, sa longueur est de 40 mètres. A droite et à gauche du bassin, se trouve 2 enclos d’isolement. Derrière le décor en carton-pâte, se trouve un autre bassin plus large profond de 4 mètres. Cet espace était destiné à l’origine aux otaries.  Elles y retournent en hiver. En été, elles sont logées au Théâtre des Otaries.

beachie-isolementPhoto Adriaan van Rijswijk

Beachie dut aussi apprendre à obéir de façon différente.
A Harderwijk, tous les dauphins à la fois reçoivent l’attention des dresseurs. A Bruges, les animaux doivent rester calmes au pied de l’entraîneur jusqu’à ce qu’ils reçoivent chacun des instructions à exécuter. Pour Beachie, au début, ce fut difficile d’attendre son tour. Il sautait souvent hors de l’eau,  très excité et avait du mal à garder son sang-froid. On l’a maté.

DSCN2400Photo Hurricane Warrior

 Pour le spectacle, on lui demanda d’abord de montrer les tours appris à Harderwijk. Ensuite, il apprit à jeter des ballons aux enfants et à faire des sauts périlleux. Cette formation avait déjà commencé à Harderwijk, mais n’avait pas encore été achevée. On se demande dès lors ce qu’il a bien pu apprendre à SeaWorld, durant tout le temps où il y a séjourné après son "sauvetage".

beachie-trainingPhoto Adriaan van Rijswijk

Pour Beachie, pas mal de choses ont changé. Il a longtemps vécu dans le DolfijndoMijn à Harderwijk, parmi un groupe d’autres mâles.
Eux non plus ne s’étaient pas choisi, mais au moins, ils étaient entre hommes.

Au Boudewijnpark, notre étalon partage désormais l’espace exigu des bassins avec 3 jeunes, dont un mâle maigrichon, et 2 femelles plus âgées que lui. En outre Beachie n’a plus la possiblité de sortir à l’air libre, ni de ressentir le soleil sur sa peau, dans une eau de mer où peuvent survivre des poissons. Le delphinarium de Boudewijnpark est complètement recouvert par un dôme. Ses eaux sont entièrement artificielles.
(Informations extraites d’une interview du chef-dresseur de Bruges, Sander van der Heul, sur le site professionnel du Dolfinarium de Harderwijck).

beachie-bruges2Photo Adriaan van Rijswijk

Est-il seulement nécessaire de conclure ?
La simple juxtaposition de ces deux modes de vies ne suffit-elle pas à condamner une pratique commerciale qui ne devrait plus exister en Europe : l’exhibition de dauphins vivants ?  

En savoir plus :
http://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/04/28/il-faut-fermer-le-delphinarium-de-bruges/
http://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/07/06/rencontrez-nos-dauphins-pour-la-premiere-fois-dans-leau/

http://www.tropicaldolphin.org/ResearchHabitatUse.html

http://sarasotadolphin.org/dolphin-life/about-sarasota-dolphins/dolphin-societies/

Le show pédagogique du Dolfinarium de Harderwijck 


Le Plus grand “Jour du Dauphin Japonais” jamais réalisé !

taiji-protest-septembre-2013

5 septembre, 2013.
Un article de Laura Bridgeman

Wow ! Le Jour du Dauphin Japonais de cette année fut un succès retentissant !
Avec 117 événements et plus de 16.200 participants dans d’innombrables villes à travers le monde, ce fut certainement le plus grand et le meilleur JDD qu’on ait jamais connu !

Toute l’équipe de Save Japan Dolphins et de Dolphin Project souhaite adresser un immense MERCI à chaque organisateur de cet événement unique et aux participants qui ont travaillé dur pour faire de cette journée ce qu’elle fut : inspirante, positive, efficace.

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Nous aimerions dire un super-grand merci à notre partenaire, Save Misty the Dolphin, qui a créé le nouveau site de la Journée du Dauphin Japonais et a aidé beaucoup d’entre vous à  metre ces manifestations sur pied. Merci aussi d’avoir maintenu la pression médiatique sur ce grand jour. Vous trouverez sur cette page toutes les photos de cet évènement. Sauvez Misty, et vous les gars, que ça rock !japon-misty

Ric O’Barry était à Taiji le 1er septembre dernier, rejoint par de nombreux militants japonais. Il a dit ceci à propos du JDD :
"Nous pouvons voir le changement qui se passe ici à Taiji et dans le reste du monde. Tout le mérite en revient aux efforts inlassables de milliers de militants incroyables à travers le monde, qui oeuvrent à faire de cette planète un lieu meilleur, plus sûr pour les dauphins. Sans vous tous, rien de tout cela ne serait arrivé. Ensemble, nous pouvons – et nous allons – mettre fin aux abus sur les dauphins !
Merci aussi à ceux qui nous ont aidé à faire passer le mot à propos du JDD, tels que la WDC et de nombreuses autres organisations. Je dirais donc qu’il est temps pour vous tous de prendre un temps de repos et de vous installer dans votre plus confortable fauteuil. Vous l’avez bien mérité !"

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Le Jour du dauphin Japonais à Bruxelles 

Quelques photos prises au hasard de la manifestation du 2 septembre à Bruxelles. Que leurs auteurs ne m’en veuillent pas de ne pas citer mes sources, ni de ne pas livrer ici l’intégralité de leur reportage. Merci à tous d’avoir répondu présent à l’appel de Ric O’Barry, malgré ce lundi de rentrée.
Il faudra que l’Ambassade du Japon s’y fasse : nous serons là chaque année, à la même date, au même endroit, jusqu’à ce que ces chasses barbares et ces captures prennent fin.

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Nous serons là chaque année, jusqu’à la fin ! 

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Save Japan Dolphins

Japon, l’enfer des cétacés


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