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CE QUE LE BELUGA NOC VOULAIT VRAIMENT NOUS DIRE…

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Noc a été capturé au Manitoba par l’US Navy le 4 août 1977, à l’âge estimé de 2 ans.
En fait, la Marine américaine n’a pas fait directement le sale boulot : elle embaucha un chasseur inuit pour sauter sur le dos du béluga et l’enserrer dans un lasso. Deux autres baleines blanches furent arrachés à leur famille lors de cette prise,  Churchill et Tuk Muk, afin d’être intégrés dans un programme de recherches militaires en Californie.
Tuk Muk termina sa pauvre vie au SeaWorld de San Diego en 2001 et y décéda peu après. Churchill demeura sous le contrôle de la US Navy jusqu’en 1985, avant de mourir de pneumonie. Noc succomba pour sa part d’une encéphalite aspergillus en 1999.

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En 1984, des chercheurs de la National Marine Mammal Fondation ont découvert la capacité inhabituelle de Noc à imiter le rythme et le ton de la voix humaine.
Un plongeur travaillant dans le bassin avait vivement regagné la surface en entendant quelqu’un lui crier: «Dehors, dehors, dehors! ».
Après avoir demandé à ses collègues: «Qui m’a demandé de sortir ? », tous ont réalisé que c’était Noc !
On commença aussitôt à enregistrer les sons qu’il émettait et à «renforcer positivement » son comportement (si tu parles, tu pourras manger)afin de lui apprendre à parler sur  commande. Un capteur de pression fut même introduit dans la cavité nasale du béluga afin de comprendre comment il produisait de tels sons.

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On sait que parmi les cétacés, les bélugas sont ceux qui vocalisent le plus. Les baleiniers qui entendaient leurs échanges au travers de la coque de leur navire ou même en plein air, les ont d’ailleurs nommé « les canaris des mers ». Les clicks pulsés des baleines blanches s’organisent en série de 4 à 800 impulsions par seconde, soit en moyenne, 163, d’une durée de 0,7 sec. Quant aux sifflements (mode tonal) ils se situent dans la gamme des 0,4-14,5 kilohertz. 7 classes de sifflements ont pu être établies sur base de la modulation de fréquence de la note fondamentale.
Depuis des décennies, un scientifique russe  (lui aussi au service de sa patrie et de Vladimir Poutine) étudie les vocalisations des bélugas en Mer Blanche, accumulant peu à peu les preuves que cette espèce dispose d’un véritable langage composé de centaines de « fils sonores » identifiables et décrits comme des mots, fondées eux-mêmes sur un ensemble de 24 phonèmes différents et nombre d’autres sons.

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Mais ce n’était pas cela qui intéressait les Américains.
Leurs recherches visaient un but urgent : donner des ordres et dialoguer avec leurs cétacés soldats dans un contexte miliaire.
Les vocalisations de Noc furent donc enregistrées puis étudiées par une équipe de biologistes de la National Marine Mammal Foundation, dirigée par Sam Ridgway.
Selon ce chercheur, les sons émis par Noc étaient bien différents de ceux des bélugas libres et très semblables à une voix humaine, tant au niveau du rythme que du spectre acoustique. Contrairement aux humains qui utilisent leur larynx pour vocaliser, les cétacés se servent de leur évent. Les capteurs introduits dans celui de Noc ont révélé qu’afin de s’exprimer en langage humain, celui-ci avait gonflé à l’extrême son sac vestibulaire, lequel sert normalement à empêcher l’eau d’entrer dans les poumons.

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En automone 2012, la presse a fait grand bruit autour de cette découverte, confondant tout, parlant de “baleines parlante”, de «perroquet des mers » et oubliant soigneusement de mentionner la mort du cétacé captif.
L’âge même du béluga a été modifié : on a prétendu qu’il était mort à 30 ans, alors qu’il en avait 24 et qu’un béluga libre peut vivre jusquà 60 ans.  Aucun média n’a parlé des conditions de détention abominables auquel Noc était soumis, dans un bassin totalement nu, stérile, loin de sa famille et de son vrai monde. On ne fit pas mention non plus de son rôle dans les cruelles recherches de la US Navy. Celles-ci sont classifiées «secrètes» mais selon plusieurs témoignages, elles peuvent s’avérer extrêmement intrusives et comporter par exemple des implants dans le cerveau et d’autres manipulations létales.

Pour ce béluga, parler « humain» n’était pas facile. Il y a mis toute son énergie, avec un résultat contestable et profondément pathétique.  
Lorsqu’il était enfant, Noc parlait sans cesse avec ses semblables.
Puis il s’est tu, comme tous les cétacés captifs, avant de tenter à nouveau de communiquer.
Mais cette fois, c’était à des humains qu’il s’adressait.

A-t-on jamais compris ce qu’il voulait dire ? Philippa Brakes, chargée de la question du Droit des Cétacés à la WDC, se pose la question dans le dernier magazine paru de l’organisation britannique.

Noc a-t-il vraiment lancé au dresseur l’ordre de sortir de l’eau ? Pourquoi l’aurait-il fait, lui qui était si seul ?
N’essayait-il pas plutôt de lui dire : « Out ! Let me out » ?

« Sortir ! Laissez-moi sortir ! »

beluga-japan-noel

Videos :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=14MJXC0h4TU#t=4s
http://www.smh.com.au/environment/animals/who-told-me-to-get-out-beluga-whale-mimics-human-speech-20121023-282cg.html
Lire aussi :
http://www.blog-les-dauphins.com/noc-une-baleine-qui-imitait-vraiment-la-voix-humaine/
http://digitaljournal.com/article/335503
http://www.dauphinlibre.be/belouga.htm

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