Free our last 6 dolphins in Belgium.

Les 3 dauphins de Séoul ont retrouvé la liberté !

seoul-rehab
Avril 2014
Des nouvelles de Sampal et Jédol

Janvier 2014
Vous vous souvenez des dauphins captifs de Séoul ? Trois d’entre eux avaient été mis dans un enclos de réhabilitation, supervisé par Ric O’Barry. Sampal fut le premier à filer entre les filets, avant même la fin du processus et à rejoindre sa famille. Puis ce fut le tour de Jédol et de Chunsam. Voici une photo récente de notre ami Jédol, avec son numéro d’indentification (1) sur l’aileron, en train de se promener en mer et en pleine forme ! Juste pour rappeler une fois pour toutes que les dauphins captifs ne sont JAMAIS condamnés à le rester.

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25 Juillet 2013
Les deux derniers dauphins ont été libérés !

Les 3 dauphins Jedol, Chunsam et Sampal ont été remis en mer avec succès après des années de captivité dans des aquariums sud-coréens.  Sampal a pris les devants en s’échappant de son enclos le 22 juin dernier, un mois avant la fin du processus de réhabilitation (voir ci-dessous).

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Chunsam a déjà rejoint deux femelles adultes accompagnées d’un delphineau. Il s’agit selon toute vraisemblance de membres de son « pod » d’origine.  Jedol, enfin, a été aperçu à quelque 1.6 miles de son enclos, encore seul mais montrant tous les signes d’un comportement sain et naturel. Aucun des 3 n’avait oublié les techniques de chasse au poisson vivant !

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Ric O’Barry, qui a supervisé l’opération, s’inquiète cependant de ce que des filets de pêche continuent à être tendus dans les environs et rappelle que de nombreux dauphins s’y sont déjà noyés. Il n’en demeure pas moins que cette opération rondement menée est une superbe réussite, qui nous conforte sur la résilience des dauphins et leur capacité à retrouver la vie libre. Elle honore également les êtres humains qui l’ont menée.

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22 juin 2013

Après 4 ans de captivité, Sampal s’échappe de son enclos de réhabilitation et rejoint sa famille en mer. Voici l’histoire d’une delphine nommée Sampal.

Sampal a passé les 10 premières années de sa vie dans les eaux entourant l’Ile de Jeju, au sud de la Corée. Malheureusement, l’exploitation et les maltraitances ont ensuite marqué sa vie. Son histoire connaît aujourd’hui une conclusion heureuses, qui devrait nous amener à réfléchir sur la façon dont nous traitons ces créatures superbes.

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Lorsque Sampal était âgée alors d’environ 10 ans, elle fut accidentellement prise au piège dans l’un des nombreux filets de pêche tendus dans les eaux tout autour de l’île.
Mais au lieu d’être relâchée, elle fut vendue illégalement au Pacific Land Aquarium (Corée du Sud), où elle survécut 3 ans dans un minuscule bassin souterrain.
Affamée, elle était obligée d’effectuer tous les jours divers tours et acrobaties afin de recevoir à manger en récompense. Il s’agit là d’une pratique courante dans les prisons pour dauphins que sont les delphinariums.

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Il y a environ un an, grâce aux efforts de plusieurs personnalités comme le Maire de Séoul, M. Park Won-soon, une décision de la Haute Cour de Justice coréenne a ordonné la remise en liberté de Sampal et de ses deux compagnons du Pacific Land.
Les dauphins ont alors été transférés vers un enclos temporaire en mer, en vue de leur réhabilitation et de leur remise en liberté, prévue normalement pour cet été.

Tel qu’il avait été conçu et mis en œuvre par des associations comme la « Korean Animal Welfare Association/Korea Animal Rights Advocates », l’Université des femmes Ewha ou le « Cetacean Research Center », le projet de réhabilitation suivait son cours et se déroulait bien.

Ric O’Barry, directeur du « Dolphin Project » au sein de l’association Earth Island Institute, fut invité en Corée afin de s’assurer de l’état physique et psychologique des dauphins. Il se montra impressionné par leurs progrès. «Ces dauphins doivent « désapprendre » tout ce qui leur a été appris au Pacific Land, puis «réapprendre» à vivre en mer », a-t-il indiqué, tout en prédisant qu’ils s’en sortiraient parfaitement bien une fois rendus à leur milieu de vie naturel.

Cependant, le 22 juin dernier, soit à peu près 1 mois après son arrivée dans cet enclos, Sampal a profité d’une déchirure dans un filet pour quitter l’enclos. Elle a nagé un moment à proximité mais, alors que plusieurs personnes arrivaient et tentaient de la ramener à l’intérieur de l’enclos, elle est partie vers le large, pour ne plus revenir.

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5 jours plus tard, alors que certains s’inquiétaient pour son bien-être, craignant qu’elle ne soit pas prête à retourner à l’océan, le Cetacean Research Institute a confirmé l’avoir vue.
Elle a été repérée à 100 kilomètres de là, nageant avec un groupe d’environ 50 dauphins – ceux qu’elle avait quitté il y a de nombreuses années…

Ric O’Barry n’a pas été surpris en entendant cette nouvelle. «Je pense que les deux autres dauphins se débrouilleront aussi très bien une fois libérés », a-t-il commenté. « Ils savent exactement quoi faire; il faut juste leur laisser la possibilité de le faire ».

Bien trop souvent en effet, les dauphins n’ont pas cette possibilité. Ils représentent des millions de dollars de revenus annuels pour ces parcs qui, comme le Pacific Land, achètent ces créatures et parviennent à les garder en vie en bassin. L’industrie de la captivité prétend que les projets de réhabilitation et de remise en liberté, comme celui entrepris pour Sampal, sont voués à l’échec et sont même dangereux pour les dauphins. En réalité, ces inquiétudes ne concernent pas les dauphins, mais plutôt l’impact commercial et financier négatif que ces projets ont et pourraient avoir sur les entreprises qui exploitent ces vies innocentes…

Bien que la remise en liberté de Sampal ne soit pas la première  du genre pour Ric O’Barry, qui a déjà été impliqué dans des dizaines de projets de ce type auparavant, il s’agit ici d’une réussite partciulièrement réjouissante, qui nous montre combien il est juste et sensé de rendre les dauphins à leur habitat légitime.

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On ne saura jamais précisément ce que Sampal a ressenti lorsqu’elle s’est évadée en juin dernier. Mais on peut facilement déduire qu’elle a pris cette décision de quitter l’enclos en toute conscience. Surout quand on sait que les dauphins ont tendance, d’ordinaire, à éviter de nager à travers des passages étroits. Sampal s’est ensuite dirigée vers son lieu de vie initial, ce qui suggère qu’elle s’en souvenait. Elle a retrouvé son ancien groupe, les membres de sa famille qui semblent l’avoir bien accueillie, ce qui suggère qu’ils se souvenaient d’elle, eux aussi. Ces prouesses intellectuelles apparemment simples – avoir de la mémoire et des capacités à prendre des décisions – indiquent que Sampal et les autres dauphins sont beaucoup plus que des machines répondant à des stimuli et fonctionnant seulement à l’instinct.

L’histoire de Sampal nous apprend que les dauphins nous ressemblent beaucoup. Il est vrai que l’on ne peut pas prouver scientifiquement que Sampal désirait retrouver sa famille ou que celle-ci l’attendait, mais le fardeau que représente la recherche de ce genre de preuves devrait plutôt incomber à ceux qui tentent d’expliquer ces événements par une suite de coïncidences, engendrées par l’instinct.

Avec les preuves croissantes dont nous disposons – scientifiques et non scientifiques, il n’est tout simplement plus possible de prétendre que les dauphins ne sont pas des êtres complexes sur le plan cognitif, des êtres pensants et conscients d’eux-mêmes. Et, en conséquence, il est impossible de continuer à justifier l’emprisonnement de ces êtres pour notre divertissement.

L’histoire de Sampal n’est pas finie, mais la delphine a retrouvé sa famille grâce aux efforts de gens qui comprennent et respectent les dauphins. Nous devons espérer que Sampal évitera d’autres interactions avec les humains, de peur qu’elle ne soit à nouveau la proie de leur cupidité. Mais chacun d’entre nous peut l’aider, et aider les autres dauphins, en considérant désormais les dauphins différemment – en les traitant de façon juste et en leur accordant tout simplement le droit de vivre, sains et saufs, dans les mers et océans avec leurs semblables.

Ils méritent notre respect. Et nous le leur devons.

Un article de Laura Bridgeman.
Traduction Christelle B.

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Articles sur ce blog :

https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/04/13/dauphins-captifs-bientot-liberes-en-coree-du-sud/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/20/coree-du-sud-le-dauphin-jedol-a-quitte-seoul/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/07/12/sampal-dauphin-captif-a-rejoint-sa-famille-en-mer/

2 Réponses

  1. Très bonne nouvelle ! Ça fait plaisir🙂

    28/07/2013 à 18:16

  2. Chantal Hourdeau

    Superbe nouvelle!

    02/08/2013 à 21:15

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