Free our last 6 dolphins in Belgium.

Dauphins : la science qui détruit

rampal-dialogueRampal dialoguant avec Wade Doak

« Pour contrer les sciences qui pourraient entraver leurs activités, les industriels ont mis sur pied toutes sortes de tactiques et de stratégies. De la nocivité du tabac au changement climatique en passant par les dégâts de l’amiante ou de certaines pollutions chimiques et les ravages environnementaux de certains pesticides, l’objectif est presque toujours d’aboutir à ces conclusions : «Il y a beaucoup d’incertitude », « Tous les spécialistes ne sont pas d’accord» , «Une énigme», etc. Cela n’a l’air de rien.
Mais dans un monde où la valeur première est la création de richesses économique immédiatement disponible, il faut un diagnostic sûr pour prendre des décisions contraignantes vi-àvis d’une activité industrielle. Il ne faut pas la moindre brèche, le moindre doute.

Pour les industriels « attaqués »  par la science, il faut créer de l’incertitude, donc de l’ignorance. Il faut détruire la science ».
Stéphane Foucart
« La fabrique du mensonge. Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger »

Lire la suite sur Dauphins Libres 

Lire aussi :
Les dauphins sont trop intelligents que pour vivre en captivité

Pourquoi défendre les dauphins ?

13 Réponses

  1. J’aime beaucoup votre blog mais une chose qui revient régulièrement me gêne : On dirait que les dauphins sont l’élite des animaux et qu’ils devraient avoir le droit d’être traité avec respect simplement parce qu’ils sont très intelligent.
    Les dauphins sont sans doute parmi les animaux les plus intelligents et les plus complexes, mais cela ne devrait pas être le critère selon lequel on traite bien ou mal les animaux.
    Les animaux ont le droit de vivre sans souffrir qu’ils nous ressemblent ou non, qu’ils soient intelligents, beaux… ou non. (Cette notion est la base de l’antispécisme.)
    Comme l’a dit Alice Walker : « Les animaux existent pour leurs propres raisons. Ils n’ont pas été crées pour les humains, pas plus que les noirs n’ont été crées pour les blancs ou les femmes pour les hommes. »

    Ne voyez aucune agressivité à ce commentaire, j’apporte juste des éléments qui me semblent essentiels à la question.

    05/10/2013 à 21:08

    • Oui, c’est une remarque qu’on me fait souvent. Elle n’est pas fondée.
      Les dauphins ne sont pas l’élite des animaux, pas plus que l’homme ou la grenouille.
      Tous les êtres vivants ont le droit de vivre en paix et ne pas être exploités, dès lors qu’ils peuvent souffrir. Mais la souffrance varie selon le système nerveux qui la perçoit. En captivité, par exemple, une grenouille se portera fort bien du moment qu’on lui fournit un environnement adapté à ses besoins biologiques. Dès que vous arrivez aux oiseaux ou aux mammifères, cela se complique car à la douleur (perception d’une sensation désagréable) s’ajoute la souffrance (anticipation et souvenir de la douleur). Chez des animaux comme l’éléphant, les grand singes (y compris l’homme) ou les cétacés, l’encéphale prend des proportions extraordinaires et le lobe frontal se développe à l’extrême. Ces supports biologiques permettent l’émergence de la conscience de soi, des cultures, des dialectes, d’une mémoire à long terme et d’une vision du futur. Même la conscience de la mort est présente. Il ne suffit plus d’assurer leurs besoins physiologiques. Ces animaux ont aussi des besoins sociaux, intellectuels et affectifs d’une très haute complexité, qu’aucun zoo, aucun delphinarium ne pourra jamais combler. Lorsqu’on les chasse ou on les capture, ils gardent le souvenir deleurs amis, deleur famille, de leur monde antérieur. Quand ils naissent en captivité, ils vivent une vie aussi enrichissante que celle que pourrait vivre un enfant humain contraint de grandir dans une cellule de prison !
      Mettre tous les animaux dans le même sac est une forme insidieuse de spécisme que même les amis des animaux perpétuent trop souvent et que le courant utilitariste de Peter Singer (Animal Liberation) encourage.
      Je ne partage pas ce point de vue : un cerveau complexe permet des sentimentss complexes et dans le cas des dauphins, il est impossible de leur assurer une vie captive pleinement heureuse, tant leur mode de vie diffère du milieu appauvri (et physiologiquement inadapté) dans lesquel on les confine. Les choses se corsent d’autant plus que leur corps est adpaté au milie marin, pas à l’eau chlorée. Dans les sanctuaires pour éléphants ou grands singes, la première préoccupation est de reconstituer une vie sociale élargie et d’offrir beaucoup d’espace dans un milieu aussi naturel que possible. Il n’existe malheureusement aucun sanctuaire pour les dauphins ou les orques. Par ailleurs, jusqu’à preuve du contraire – ce que les delphinariums tentent de faire, comme je le décrit dans l’article ci-dessus, les cétacés disposent avec l’homme des plus puissantes captivcités cognitives connues dansle monde animal. C’est une réalité scientifique. Cela ne veut pas dire qu’ils nous sont semblables. Leur monde mental est totalement exotique par rapport au nôtre, mais en revanche, ils partagent avec nous et les éléphants (voire les bonobos, les corbeaux, les perroquets, etc.) des facultés d’empathie rarement rencontrées dans le monde vivant, sans doute les plus sophistiquées au monde. Et ils souffrent donc en bassin bien plus intensément que des escargots africains dans un terrarium. Lire à ce propos : https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/07/19/pourquoi-defendre-les-dauphins/

      06/10/2013 à 09:36

      • Nous sommes tout à fait d’accord (je le répète) sur le fait que les dauphins sont parmi les animaux qui souffrent le plus des maltraitances diverses.
        Et je salue votre lutte pour les défendre.

        Ce que je dis c’est que de dévaloriser d’autres espèces pour valoriser les dauphins c’est fermer aux autres animaux une possible compassion et un possible respect. C’est également éventuellement dangereux pour la cause des dauphins car à baser la légitimité du droit à vivre et à ne pas être maltraité selon le développement du cerveau, on peut toujours des gens qui argueront que ce n’est pas encore assez développé. Ce n’est pas un jugement selon nos critères qui devraient être la raison de notre respect du vivant.

        D’autre part, bien sûr tous les animaux ne ressentent pas le même degré de souffrance et n’ont pas les mêmes besoins, notamment psychologiques et sociaux. En cela, il m’est bien plus insupportable d’imaginer un dauphin en captivité qu’un escargot évidemment (vous avez trouvé un exemple on-ne-peut-plus représentatif). Cependant certains animaux maltraités et méprisés de façon quotidienne et institutionnelle ont des besoins physiques et psychologiques vitaux qui sont totalement piétinés (poules, cochons, poissons, vaches pour ne citer qu’eux).
        Vous parlez par exemple des poules. Certes les poules sont sans doute moins intelligentes et complexes que les dauphins, mais elles le sont bien plus que les gens ne l’imaginent.

        Mais encore une fois, bien que je comprenne que vous relayiez toutes les infos qui peuvent aider à libérer les dauphins, le fait d’appuyer l’argumentation sur l’intelligence me semble terrible. C’est la porte ouverte à beaucoup de choses négatives. Où met-on la barrière entre une intelligence à protéger et une intelligence trop limitée pour avoir le droit de ne pas être martyrisée et tuée ? J’oserai même dire, comme certains l’ont fait avant moi, que si le critère est l’intelligence, quel traitement réserver aux handicapés humains par exemple ?

        Vaste question, mais je tenais à exposer ces éléments, qui ne vont nullement à l’encontre de l’intérêt des dauphins et qui ne sont en rien une attaque à Free Dolphins Belgium. Mais plutôt une invitation à reconsidérer notre rapport aux animaux et aux « autres » en général.

        06/10/2013 à 12:31

      • J’ai un infini respect et beaucoup d’amour pour les poules et les cochons. Je suis totalement opposé à leur exploitation. Et je ne prétends en aucun cas ne défendre que les animaux hautement intelligents. Le NonHuman Rights Project a d’ailleurs lancé des recherches à propos de tous les animaux de ferme, pour démontrer leurs capacités cognitives… et leur capacité à souffrir.
        http://www.nonhumanrightsproject.org/
        Je n’appuie PAS la défense des « animaux » sur le seul critère de l’intelligence. Mais je tiens à dénoncer ceux qui tentent de réduire tous les non-humains à des machines biologiques insensibles. Ce qui est le cas du petit Justin Gregg.
        « Où met-on la barrière entre une intelligence à protéger et une intelligence trop limitée pour avoir le droit de ne pas être martyrisée et tuée ? J’oserai même dire, comme certains l’ont fait avant moi, que si le critère est l’intelligence, quel traitement réserver aux handicapés humains par exemple ? ».
        Bonne question, que s’est déjà posée Peter Singer. http://www.animal-rights-library.com/texts-m/singer02.htm
        Lui mettait la barre au niveau de l’huître. Et il déclarait en effet, qu’il était plus cruel de torturer un singe en laboratoire que d’euthanasier un enfant acéphale.
        Lorsque j’ai une infection, je prends des médicaments qui tuent des bactéries. Faut-il les pleurer ? Elles vivent comme vous et moi et cherchent à éviter la mort. La question est complexe, en effet, mais une fois pour toutes, croyez-bien que je ne fais aucune différence entre un loup, un singe, une vache ou un humain. Tous veulent vivre heureux, tous craignent la mort. Le fait de défendre les dauphins (que j’ai beaucoup fréquenté en mer et que je connais donc bien) ne m’empêche en rien de militer contre la corrida ou la vivection ! La question traitée dans mon article est celle de la captivité. Pas celle de la défense animale dans sa totalité. A mes yeux, le mot même d’animal est discriminatoire et trompeur : il nous isole en tant que grands singes humains du reste du vivant. Un peu comme si mettiez la rose à part de tous les autres végétaux. Cela n’a aucun sens scientifiquement, puisque nous sommes bien des hominidés de l’ordre des mammifères, et non des anges du paradis, mais philosophiquement, c’est l’illusion la plus dévastatrice qui soit !

        06/10/2013 à 13:01

  2. Je reposte ici mon commentaire sur l’autre article (j’ai une erreur que je veux le valider) :

    «  » https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/07/19/pourquoi-defendre-les-dauphins/
    Article très intéressant, que je n’avais pas eu l’occasion de lire. Merci de m’en avoir donné le lien.
    En fait je suis tout à fait d’accord avec ce qui est dit.
    Et je suis tout à fait consciente qu’il y a bien assez à faire en défendant une seule cause, ou un seul animal… Je ne critique absolument pas ça.
    Ce qui m’a gêné dans certains articles, c’était la dévalorisation des autres espèces pour valoriser et défendre le droti à la vie des dauphins (pour les raisons déjà expliqués dans d’autres commentaires).
    Ce n’est pas le cas sur cette page.🙂 «  »

    06/10/2013 à 12:40

  3. Chantal (Belgique)

    Oui, j’ai vu cet article écrit par ce pseudo scientifique sur 7/7 et donc, j’avais bien deviné en disant qu’il était payé par l’ennemi.
    Il y a un autre article d’un autre pseudo scientifique qui dit qu’on dit trop de mal de l’huile de palme, qu’elle apporte du travail aux gens, que non elle ne détruit pas tant de forêts que ça, …. Donc, les pays où on plante ces palmiers y gagne économiquement. Le gouvernement, certainement mais pas les paysans jetés à la porte de leur petit chez eux, pas les orang outans et autres en voie de disparition.
    Enfin, je me demande si les grandes sociétés qui font tant de tort ne commencent pas à avoir peur de ceux qui les dénoncent?
    Et puis, pour les « mauvais », c’est facile de persuader tout un pays. Les gens ne réfléchissent plus (ont ils réfléchis un jour?) et sont prêts à suivre et à croire tout ce qu’on leur dit si c’est dit par une grosse société ou un gouvernement ou de pseudos scientifiques. Il suffit de regarder autour de soi ou sur le net pour le constater dans tous les domaines.

    06/10/2013 à 13:07

    • Déjà sur 7/7 ?! C’est dingue ! Oui, c’est toujours sous l’effet de la peur que les grandes compagnies lancent leurs contre-messages. Et parfois, elles perdent, comme l’amiante ou le tabac, dont usage est désormais interdit dans les bistros et les bureaux, par exemple. On peut donc les vaincre. Un stagiaire au delphinarium de Bruges m’a raconté que la chose qui terrifait le plus le Delphinarium de Bruges, c’étaient les activistes. Tout est fait pour dissimuler la réalité au grand public et cacher les dossiers vétérinaires, par exemple. Le jour où les gouvernements et leur presse dévoileront enfin le scandale de la captivité, ce sera une nouvelle industrie qui, du moins en Europe, aura perdu le combat.

      06/10/2013 à 13:39

  4. Chantal (Belgique)

    Oh mais on trouve tout et n’importe quoi sur 7/7, même les hoax. Leur source est le huffington post pour celui ci.

    06/10/2013 à 17:46

    • La source est celle-ci : From: Justin Gregg
      Date: 2013/9/27
      Subject: [MARMAM] New book on dolphin cognition
      To: marmam@lists.uvic.ca

      Dear colleagues,

      I am pleased to announce the publication of a new popular science book on the subject of dolphin cognition: Are Dolphins Really Smart? The Mammal Behind the Myth from Oxford University Press.

      The book provides a scholarly overview of the past five decades’ worth of research into dolphin cognition and behavior in order to determine if dolphins 1) have an unusually large and sophisticated brain that is driving their intelligence, 2) have minds that are unusually complex when it comes to self-awareness, consciousness, and emotions, 3) display unusually sophisticated behavior in the wild and in experimental situations, 4) have a communication system that is as sophisticated as human language, and 5) have unusually complex social lives, and live in peaceful harmony with each other and their environment. It points out where the various scientific perspectives clash when it comes to interpreting results on these complex topics. It also puts the results into perspective by comparing the behavior and cognition of other species. The book concludes that while there is good reason to stake the claim that dolphins are intelligent animals, the science of animal cognition is a lot murkier and harder to interpret than most people realize. For more info, visit http://aredolphinsreallysmart.com/

      Are Dolphins Really Smart? was published on September 26th for European markets, and will be available in North America in November. It can be ordered via the following links:

      Hardcopy version now available from
      Amazon.co.uk
      Amazon.de
      Amazon.fr
      Oxford University Press in the UK

      Kindle version also available

      Pre-order hardcopy version from North American markets
      Amazon.com (November 1 publication date)
      Amazon.ca (October 26 publication date)
      Oxford University Press in the US (November 1 publication date)

      All the best,

      Justin

      07/10/2013 à 07:06

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