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Ric O’Barry’s Dolphin Project : le commencement

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Ric O’Barry : le commencement

10 avril 2015
Un article d’Elizabeth Batt

Ric O’Barry était sur le point de connaître une épiphanie. Kathy, la plus aimée des dauphins Flipper qu’il avait dressés pour la série télé à succès, venait de mourir dans ses bras, le cœur brisé.
Six jours plus tard, au printemps de 1970, il prenait un vol pour Bimini … « C’était comme sur un chemin de pèlerinage, à essayer d’effacer au moins une partie de tout le mal que je leur avais fait », écrit Ric dans son livre Le Sourire du Dauphin.

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Richard O’Barry et Kathy en 1968

Au grand amusement du lecteur, le futur directeur du Dolphin Project eut quelques problèmes lors de son séjour à Bimini. Il y était allé pour sauver Charlie Brown, l’un des quatre dauphins qu’il avait capturé sept ans auparavant pour le Bimini Lerner Marine Lab.
Les trois premiers dauphins y étaient déjà tous morts, mais Charlie Brown survivait encore, aveugle d’un œil et très seul.

Le premier Jour de la Terre (en 1970) était une nuit sans lune. Portant au bras son brassard vert du Earthday, Ric prit son matériel de plongée, un coupe-boulon et un coupe-fil et loua un Boston Whaler. Le plan était simple. Il suffisait de couper une section de la clôture qui enfermait Charlie Brown et le dauphin nagerait vers la liberté. Du moins, c’était ça l’idée.
Mais Charlie Brown avait d’autres idées.
«Le dauphin était « d’humeur contraire, » raconte Ric dans son livre. « Pendant au moins une heure, j’ai essayé de le faire sortir de l’enclos. Je l’ai chassé, je l’ai attrapé par les nageoires, j’ai essayé de le traîner dehors ».

En désespoir de cause, Ric a finalement fait entrer son bateau à moteur dans l’enclos pour en chasser Charlie.
«Quand j’allais à gauche, il allait à droite. Ou au milieu ou ailleurs. »

Tandis que le crépuscule tombait sur le Jour de la Terre, Ric se tenait assis sur le rivage, épuisé. Les gens le regardaient. Son bateau était toujours coincé dans l’enclos avec Charlie Brown.

Ric a passé une semaine à la prison de Bimini, afin que les autorités décident du chef d’accusation dont il était coupable. Le Sgt Pepper au regard sévère (c’est le surnom que Ric donnait à son gardien) était convaincu que son prisonnier pourrait être accusé d’avoir volé un poisson, une infraction fédérale.

 

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Ric relâché de la prison de Bimini en 1970

 

Heureusement, l’attention grandissante des médias, associée au désir de ne pas ébruiter l’affaire, ont rapidement réduit l’affaire à une simple charge. Ric a du payer une amende de 5 $ et s’est vu ordonner de monter dans le premier avion en partance, dès midi !

Après le procès de Bimini, Ric O’Barry est rentré chez lui à Coconut Grove, incertain ce qu’il allait faire ensuite.
Fred Neil, le chanteur folk américain des années 60 et du début des années 70 est arrivé chez lui avec un copain. Cet ami était Stephen Stills, le musicien américain multi-instrumentiste de Buffalo Springfield et Crosby, Stills & Nash (and Young).

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Le premier centre de réhabilitation du «Dolphin Project» dans les Florida Keys vers 1971.

Lors d’une sortie d’observation des dauphins sauvages, Stills a proposé à Ric de l’aider dans sa recherche de fonds qu’il destinait à un programme de réhabilitation des dauphins captifs. Il y avait juste une condition.

– « Le seul truc qui m’ennuie », lui a dit Ric Stills, « c’est ton histoire à Bimini. Si je participe à ce projet, ça doit rester tout à fait légal ».
« Ce qui s’est passé à Bimini a eu lieu » fit Ric, «parce que ça devait se passer. Mais cela n’arrivera plus ».

 

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Ric O’Barry portant le premier T-shirt « Dolphin Project » en 1970

 

Avec cette nouvelle cause en main, Ric O’Barry avait besoin de t-shirts. Quand il partit en commander, il n’avait pas d’idées pour le logo.
– « C’est un projet, en quelque sorte? » lui a demandé le propriétaire de la boutique.
Ric fit oui de la tête.
– «Quel genre de projet? »
– « Un projet de dauphin. »
« Alors, pourquoi ne vous appelez-vous pas le Projet Dauphin ? »

Quarante-cinq ans plus tard, le Jour de la Terre du 22 avril, nous sommes là.


Un article d’Elizabeth Batt
elizabeth

Extracts taken from, Behind the Dolphin Smile; Richard O’Barry with Keith Coulbourn
https://dolphinproject.net/blog/post/ric-obarrys-dolphin-project-the-beginning/

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