Free our last 6 dolphins in Belgium.

Archives d’Auteur

Dauphins Libres : le retour !

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Après quelques années de sommeil dues à sa mise en page obsolète, le site Dauphins Libres, créé en 1997, revient sur la ligne de front des combats.
Entièrement rénové tant dans la forme que dans le contenu, Dauphins Libres et Dauphins Captifs est désormais consultable sur n’importe quel support (PC, smartphone, tablette) et via Twitter et Facebook.
C’est là que vous trouverez désormais l’actualité des cétacés captifs en ligne, mais aussi bien d’autres sujets relatifs aux animaux non-humains.
Free Dolphins Belgium continue de son côté à vous offrir un grand nombre d’articles d’archive rares et précieux.
Merci de votre fidélité.

Yvon Godefroid
Michaël Godefroid

 

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Massacre à Taiji : saison 2015-2016

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Taiji, le 5 mai 2011.
Toute une tribu de globicéphales s’est fait piéger dans la crique. Deux jours et deux nuits durant, ils n’ont pas dormi, entassés derrière ce filet. La terreur leur ronge le ventre, ils tentent en vain de se réconforter l’un l’autre, ils scrutent les mouvements de leurs bourreaux. Aujourd’hui, c’est l’heure du massacre.
Tous périront mais l’un d’eux se retrouve par hasard isolé du groupe, entre le filet et le rivage. Il ne pourra jamais mourir parmi les siens.

Alors il se tourne et se jette contre la paroi rocheuse. Et encore, et encore, il cogne son crâne contre la pierre.
Il n’essaye pas de s’échouer. Il n’est poursuivi par personne. Il se suicide.
Les tueurs n’ont même rien remarqué. Ils discutent entre eux, sans même un regard pour ces mères et ces enfants paniqués.

Mais deux puis trois de ses compagnons l’ont vu. Ils se collent au bord du filet pour regarder leur ami mourir.
Et encore et encore. Une fleur de sang s’épanouit autour de sa tête qui se perd dans l’eau rose. Le globicéphale finit par rouler sur le dos. Il meurt. Il coule. Le massacre commence…

Le 1er septembre 2015, les massacres vont reprendre à Taiji.
Leur seule raison d’être est la capture et la revente de dauphins vivants pour les aquariums. C’est la même industrie transnationale de la captivité qui tue Eclair à Antibes, le dauphin Origi à Bruges et les dauphins de la Baie de la Honte.

« Selon l’ouvrage «Histoire de Taiji», édité et publié par la ville de Taiji en 1979, la première chasse au dauphin est enregistré en 1933, suivie par des rabattages ultérieurs en 1936 et 1944.
Il a fallu attendre 1969 pour que le massacre soit mené sur une grande échelle, assorti de captures pour les delphinariums. La chasse aux dauphins à Taiji ne remonte donc pas à 400 ans mais bien à 45.
En outre, l’objectif principal de la chasse au rabattage de 1969 était de capturer des globicéphales comme attractions nouvelles au Taiji Whale Museum à Taiji. Ces chasses n’ont pour fondement que la recherche de profit et n’ont rien à voir avec notre histoire culturelle».

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Mourir parmi les siens…

Malgré l’injonction de la WAZA, le Japon persiste à capturer des dauphins pour l’Industrie et à en tuer d’autres pour le folklore. La viande s’entasse dans des chambres froides mais l’on continue à pousser au suicide le peuple innocent des globicéphales, juste pour faire croire qu’il s’agit d’une « tradition ».
Il faut que ces horreurs s’arrêtent ! Il faut que la Wallonie s’exprime par la voix de ses gouvernants pour condamner ces pratiques ! Il faut que les delphinariums se ferment !

Ce dimanche 30 août, à l’appel de Ric O’Barry, le Japan Dolphins Day se tiendra une fois encore à Liège, comme dans bien d’autres régions du monde. Nous vous invitons à nous y rejoindre en nombre ! Pour les dauphins, merci !

Tous les détails pratiques sur la page Face Book de l’évènement.

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Le Japan Dolphins Day à Liège en 2014

 

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Massacre à Taiji : saison 2014-2015

Voir aussi :

http://blog.seattlepi.com/candacewhiting/2014/01/20/taiji-dolphin-drives-started-in-1969-and-are-not-a-part-of-japanese-tradition/

http://www.naturalnews.com/043591_dolphin_hunts_Japan_tradition.html#ixzz3iETtlpMJ


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L’un de ces dauphins vient de mourir au Georgia Aquarium (USA) en n’en laissant qu’un seul. Tous deux venaient du Japon…


Danse de la pluie : Dieu est un chimpanzé

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Pour l’être humain, Dieu est un humain.
C’est un père omnipotent et jaloux qui trône dans les nuages. Il se fâche sur propres enfants s’ils ne se soumettent pas à lui. Nemrod est l’un des seuls à s’être rebellé, qui tira des flèches vers le ciel et son Créateur.

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Dieu le Père

Pour les chimpanzés, Dieu est un chimpanzé.
Un mâle dominant géant qui trône dans les nuages et casse des branches en jetant des éclairs. C’est l’Orage.
Lorsqu’Il arrive sur la forêt , les mâles défient le Grand Mâle Céleste ou lui rendent hommage en l’imitant.


 


Le Témoignage de Jane Goodall

La pluie suscite un rituel violent
De manière générale, les chimpanzés deviennent plus actifs pendant les pluies et souvent, sans raison apparente, un mâle se lance dans une course, frappant le sol ou une branche basse au passage. Ce comportement, lorsque des groupes sont rassemblés, peut prendre les proportions d’un spectacle fascinant que je l’ai appelé la « danse de la pluie. »

Je l’ai vu à quatre reprises, toujours vers midi et toujours en terrain similaire. Dans tous les cas, il a suivi le même schéma, mais la durée a varié de 15 à 30 minutes. Il n’a pas toujours lieu sous la pluie, mais la pluie tombait dru quand je l’ai observé pour la première fois.

Je regardais un vaste groupe de chimpanzés, 16 en tout, qui se nourrissaient et jouaient dans un arbre à mi-hauteur de la pente opposée d’un ravin étroit. La pluie avait menacé toute la matinée et enfin elle se mit à tomber, d’abord doucement puis de plus en plus fort.

Lorsque la pluie a commencé, les chimpanzés sont descendus un par un de l’arbre où ils se tenaient et se sont assis pendant un certain temps avant de commencer à débouler sur la pente herbeuse.

Ils s’étaient divisés en deux groupes, avec quatre grands mâles dans un groupe et trois dans l’autre. Comme ils approchaient de la crête au sommet, l’un des mâles s’est brusquement tourné et a foncé en diagonale vers le bas de la vallée, frappant le sol, appelant haut et fort, et cognant un arbre comme il passait. Un mâle du second groupe se retourna à son tour et se mit à courir en bas de la pente.

Debout, il arracha une branche basse d’un arbre, l’agita un instant, puis la traîna derrière lui pendant qu’il courait.

Pendant ce temps, les femelles et les jeunes avaient grimés dans les arbres près de la ligne d’horizon et regardaient.

Au sommet de la pente un autre mâle encore se tenait debout, basculant doucement d’un pied sur l’autre, balançant les bras, préparant son élan.
Puis il se lança à son tour au pas de charge, rompant une grande branche au passage. Deux autres le suivirent, toujours en hurlant. L’un après l’autre, ils montèrent dans un arbre et, sans une pause, à quelque 25 pieds au sol, ils se mirent à arracher des branches et à les jeter en bas de l’arbre. Puis chaque chimpanzé est monté au sommet de l’arbre où il est resté un moment, avant de redescendre, de remonter la pente et de recommencer ce violent rituel.

 


 

La Danse de la Pluie

Do animals have spiritual experiences? Yes they do
(avec une description du Rituel de la Chute d’Eau chez les chimpanzés)

Jane Goodall Institute

A chimpanzee in the forest screams to mark the territorial boundary of its group. Shot in Kibale forest National Park (Uganda).

Kibale forest National Park (Uganda).


Chester la fausse orque se mutile à Vancouver

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Chester à l’Aquarium de Vancouver. Sur cette photo, on distingue déjà la blessure au menton.

Août 2015

Chester est une pseudorque mâle (Pseudorca crassidens) qui fut secouru en juillet 2014 près de Tofino, en Colombie-Britannique, alors qu’il n’était encore qu’un bébé de quelques semaines.
L’équipe du Vancouver Rescue Center est parvenue à le maintenir en vie avec acharnement. On a nourri l’enfant au au biberon, il a été baigné dans un environnement humain depuis un an et il a été déclaré de ce fait « non réhabilitable ».
Une aubaine pour le Vancouver Aquarium, qui a déjà renoncé à ses orques et ne possède plus que deux bélugas et deux dauphins japonais.  Chester est donc destiné au spectacle. Mais la captivité lui pèse.

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Chester nourri au « biberon ».

Ingrid Visser, une biologiste marine de Nouvelle-Zélande, lui  a rendu visite cette semaine.
Selon elle, l’animal présente des signes d’automutilation.
« Chester s’automutile », a-t-elle déclaré. « On distingue bien des plaies ouvertes sur sa mâchoire. On dirait qu’il fait cela depuis un certain temps », ajoutant :  » C’est le genre de chose que vous voyez souvent chez les cétacés captifs.
Ils ne supportent tout simplement pas d’être gardés dans des piscines en béton. »

 


 

Ce n’est pas l’avis du spécialiste des cétacés Robin Baird, co-fondateur de la liste Marmam peu susceptible d’être un opposant à la captivité. Selon lui, il n’y a évidemment aucune raison de se faire du souci.
« Je ne vois rien sur ces photos qui laisse penser que Chester se fasse du mal à lui-même» a déclaré Baird. « Les assertions d’Ingrid Visser me semblent un peu exagérées. »
Baird a expliqué que la pseudorque était encore jeune et un peu maladroite, ce qui est normal. Elle explore son environnement, en se cognant sans doute aux parois, et fait connaissance avec sa nouvelle colocataire, Helen le dauphin à flancs blancs.
Troy Neale, coordinateur des mammifères marins à l’Aquarium de Vancouver, renchérit en disant que Chester va beaucoup mieux depuis qu’il a rejoint le delphinarium. « On le surveille du rostre à la caudale chaque jour et on continuera à le faire !».

En revanche, d’autres témoignages vont dans le sens de celui d’Ingrid Viser, que l’on sait digne de confiance. Chester se frapperait régulièrement la tête contre les parois et sa « colocataire » Helen se montrerait agressive à son égard. Il faut savoir qu’en mer, les fausses orques sont de redoutables prédateurs qui chassent le marsouin et le dauphin. On peut comprendre que la delphine n’apprécie guère ce voisinage.
Le fait qu’elle soit âgée d’une vingtaine d’années et que Chester soit encore un enfant rend également les relations difficiles.

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La delphine Hana en soins intensifs. Elle ne survivra pas.

Enfin, Helen vient de perdre sa seule amie Hana en mai dernier. Son moral est donc au plus bas.
Toutes deux étaient détenues à l’Enoshima Aquarium, au Japon. Des pêcheurs les auraient sauvées en même temps en 2003, alors qu’elles s’étaient malencontreusement empêtrées dans un filet de pêche.
Voilà un acte de compassion assez remarquable de la part de pêcheurs japonais. Mais puisque l’Aquarium de Vancouver nous demandent de croire cela…

Quoiqu’il en soit, le destin de Chester semble tout tracé : il « performera » jusqu’à sa mort, auto-mutilation ou pas !

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Chester. Le sauvetage de cétacés est désormais le meilleur moyen pour les delphinariums de renouveler leurs stocks d’animaux de spectacle.


Sources :
https://instagram.com/p/55pccDwKOj/?taken-by=wildforwhales
http://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/chester-the-false-killer-whale-at-vancouver-aquarium-is-self-harming-says-marine-biologist-1.3177371
http://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/false-killer-whale-calf-recovering-at-vancouver-rescue-centre-1.2703713
http://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/rescued-false-killer-whale-chester-moves-to-bigger-pool-1.2751516
http://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/false-killer-whale-calf-recovering-at-vancouver-rescue-centre-1.2703713
https://instagram.com/p/58KM14QKPj/
http://www.ottawacitizen.com/technology/Chester+false+killer+whale+thrives+Vancouver+Aquarium+rescue/10383035/story.html

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Helen et Hana au Vancouver Aquarium. Depuis le mois de mai 2015, Helen est seule.

 

 


Taiji 2015 : l’horreur va continuer !

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Angel

Juillet 2015

L’Association Japonaise des Zoos et Aquariums (JAZA) est donc restée au sein de la WAZA, l’association internationale qui avait ordonné à ses membres de ne plus acquérir de dauphins issus d’une chasse au rabattage à Taiji dans la préfecture de Wakayama. Chaque année, les pêcheurs y rabattent des dauphins  par centaines et les massacrent. Le plus beaux sont gardés pour les delphinariums.

La World Association of Zoos and Aquaria regroupe plus de 50 associations internationales d’aquarium et de zoos dans le monde entier. Elle exige de ses membres qu’ils adhèrent à certaines normes de protection des animaux.

Le 21 avril 2015, la WAZA a suspendu son antenne japonaise, dont les delphinariums se fournissent à Taiji , sous réserve qu’elle se plie à ses exigences.

Le 12 juin 2015, la JAZA a accepté les conditions de la WAZA qui la menaçait d’expulsion.
« Nous nous sommes conformés à toutes les exigences de la WAZA et nous avons modifié notre code d’éthique en fonction de celles-ci» a déclaré M. Okada, porte-parole de la JAZA.

Il a invité son association à chercher des sources alternatives de dauphins vivants et à consacrer davantage d’efforts aux programmes d’élevage en captivité.

Le groupe a également introduit un système de traçage (photos d’aileron, registre), que la WAZA exige de ses membres, afin de fournir des données fiables concernant leurs mammifères marins.
La JAZA ne pouvait pas se permettre de quitter la maison mère. Pour d’autres espèces que les dauphins, les zoos japonais sont dépendants des importations ou de l’aide que leur apportent leurs homologues internationaux.
Ils pâtissent en outre de la mauvaise image des massacres à Taiji.

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Angel, sa maman et sa famille juste avant la capture. Sa mère s’est suicidée, tous les autres ont été tués. Photo Ric O’Barry Dolphin Project.

Le 10 juillet 2015, les représentants des delphinariums sous tutelle de la JAZA se sont réunis pendant deux jours dans la ville de Miura, Préfecture de Kanagawa. Aucun des représentants d’aquariums ayant participé à cette réunion n’a démissionné de la JAZA. Tous ont promis au contraire d’investir dans l’élevage et d’améliorer la qualité de vie de leurs dauphins.

Kazutaka Sangen, le maire de Taiji, a déclaré en revanche qu’il poursuivrait les tueries dans sa baie sanglante quoi qu’il arrive et qu’il allait fonder d’ici 4 ou 5 ans une nouvelle association composée de delphinariums japonais qui s’approvisionnent à Taiji.
« Cette chasse est légale et nous continuerons” a-t-il ajouté.

Il faut savoir que de nombreux delphinariums japonais sont incapables de se livrer à la reproduction en bassin. Ils n’en possèdent de toutes façons pas les compétences vétérinaires.
Les 34 delphinariums au Japon possédaient un total de 287 dauphins à la fin 2012, dont la plupart venait de la baie sanglante. Pour pouvoir élever du dauphin en aquariums, un bassin séparé est indispensable.
La future mère doit être étroitement surveillée pendant environ un an et ralentir ses performances.
Le taux de survie des bébés dauphins est faible. Sur 31 enfants nés captifs au Japon, 11 seulement survivaient encore fin 2012. Une autre option aurait pu être d’importer des dauphins depuis les Etats-Unis, avec la technologie de pointe pour la reproduction, mais cela supposait d’énormes coûts d’achat et de transport.

Acheter régulièrement des dauphins neufs pour remplacer les morts est bien meilleur marché.
L’horreur à Taiji n’est pas prête de finir.

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Les bassins à Taiji. Photo Ric O’Barry’s Dolphin Project

Saison 2013-2014

Ric O’Barry’s Dolphin Project

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Photo Cove Guardians Sea Shepherd


Les 3 bélugas de Shanghai

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Jun Jun, Little White et Little Grey.

Le 19 Septembre, l’association Captive Animals’ Protection Society (CAPS) organise une Journée d’action internationale pour les bélugas de Sea Life.
La société mère de Sea Life, Merlin Entertainment, possède le Changfeng Oceanworld Aquarium à Shanghai.
Ce delphinarium détient trois bélugas contraints d’effectuer tous les jours des spectacles humiliants et fort peu pédagogiques devant une foule d’enfants.

SEA LIFE affirme pourtant, dans ses sites comme dans ses centres, qu’il s’oppose à la captivité des cétacés. Merlin Entertainment a également promis que les 3 baleines blanches seront envoyés dans un «sanctuaire» dès qu’il aura pu trouver l’endroit adéquat et y installer le refuge marin, avec l’aide de la Whale and Dolphin Conservation.

Cependant, plus d’un an après le début de la campagne pour libérer les bélugas de Shanghai baleines très peu de progrès semblent avoir été faits.
En revanche, les trois baleines Jun Jun, Petit Blanc et Petit Gris doivent continuer à effectuer des acrobaties, parmi lesquels «la danse» en cercle, le saut pour attraper le poisson ou le « chant » accompagné d’un xylophone. Ils poussent aussi de leur melon des hommes adultes à travers l’eau.

La Journée internationale d’action du 19 Septembre 2015 a donc pour but d’exiger de Merlin Entertainment qu’il doit sortir les bélugas de ce delphinarium tout de suite. Des manifestations se tiendront devant tous les Sea Life du monde, y compris celui de Blankenberge, sur la côte belge.

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La danse en cercle

On peut s’étonner en effet qu’une entreprise aussi puissante financièrement que Merlin soit incapable de construire ce fameux sanctuaire tant promis pour Jun Jun, Little White et Little Grey.

La WDC, qui collabore avec Merlin sur ce projet depuis 2009, répond sur son site que les recherches sont en cours mais que le sanctuaire envisagé en Russie ne convient finalement pas. Merlin Entertainment renchérit en disant qu’il faut que ce lieu de retraite soit parfaitement adapté aux besoins des 3 captifs, au risque de mettre leur santé en danger.

Sans doute. Mais leur santé ne l’est-elle pas déjà suffisamment là où ils sont, dans l’Aquarium ? N’est-ce pas là une situation d’urgence ?
Car ce discours rassurant en rappelle un autre. A plusieurs reprises depuis 2009, la WDC et Sea Life ont annoncé la création de sanctuaires marins pour les dauphins de Gardaland (qui croupissent aujourd’hui à l’Aquarium de Gènes) mais aussi pour tous les captifs d’Europe. Il a même parlé de baies fermées pour les orques, dans les eaux froides de l’Irlande.

Des plans ont été montrés, qui présentaient une sorte de «super delphinarium du futur », une crique dont le sol aurait été tapissé de caméras sous-marines permettant aux visiteurs de voir les orques sous tous les angles.

Mais rien n’est venu jusqu’à présent. Rien n’a été fait. Nulle part.
Pendant ce temps, les bélugas de Shanghai continuent à chanter sur un air de xylophone.
Et lorsque Ric O’Barry a tenté de s’informer sur leur situation lors de son passage en Chine, les gardes l’ont expulsé de l’Aquarium.

Vidéo du spectacle

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Lire aussi :
Sea Life contre SeaWorld
Sea Life condamne la captivité des cétacés
La WDC travaille avec Sea Life (2009)

Les shows de dauphins à l’Aquarium de Gènes.
Certains d’entre eux appartiennent à Sea Life


L’intelligence des cétacés selon le Marineland d’Antibes

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Cerveau humain, cerveau dauphin. On notera les circonvolutions plus nombreuses chez le cétacé, ce qui implique davantage de surface corticale disponible pour une cognition fine.

Jon Kershaw. Interview dans « Libération » le 17 juillet 2012
«Quadrupède terrestre carnivore, le dauphin vit d’abord dans l’eau. en sort puis y retourne au fil de son évolution.
Il vit dans l’eau mais respire de l’air par son nez au-dessus de sa tête. C’est un animal bricolé, en quelque sorte.
Sa survie – qu’il ne maîtrise pas, contrairement à nous les humains, les êtres les plus feignants de la création – il la doit à la communication active. Il utilise des bruits, par exemple, et a une petite dosette d’intelligence qu’il lui faut vider régulièrement pour ne pas s’ennuyer. »

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Les orques d’Antibes en 2014 : une « dosette » d’intelligence !

Jon Kershaw. Interview dans Planète Animaux 12 juillet 2015
Que pensez-vous de l’intelligence des dauphins ?
JK : Ce sont des animaux très intelligents, mais quand même à des années lumières de l’homme.
Par exemple, des orques n’auront jamais une conversation comme nous avons une actuellement. Les besoins de cet animal restent relativement primitifs. Ils ont une structure sociale, ce qui dénote un début d’intelligence, mais il ne faut pas les prendre pour nos cousins. Ils sont vraiment très loin de notre niveau d’intelligence (…) ».


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L’orque varie à volonté ses techniques de chasse et les transmet par la culture.

Dr Lori Marino, neurobiologiste :

Q – « Quels sont les caractéristiques qui font que le cerveau des épaulards est si différent de celui des humains ? »

–  » En fait, si vous regardez le système limbique – la zone de traitement de l’émotion dans tous les cerveaux de mammifères – vous découvrez quelque chose de vraiment intéressant. Certaines parties du système limbique se sont modifiées chez les dauphins et les baleines et se sont réduites. Mais d’autres zones adjacentes sont au contraire devenues beaucoup plus grandes et plus élaborées que dans le cerveau humain. Cette aire du cerveau est appelée la “région paralimbique”.
Les cétacés disposent donc d’une sorte de lobe supplémentaire à côté de leur système limbique et de leur néocortex. Et bien sûr, vous pouvez tirer des déductions de ce fait. Ce lobe paralimbique a quelque chose à voir avec le traitement des émotions mais il est également lié au traitement de la pensée.
Il est très fortement développé chez la plupart des cétacés, mais beaucoup moins chez les humains et pas du tout chez d’autres mammifères. Cela suggère qu’il y a quelque chose qui a évolué ou qui s’est adapté dans ce cerveau au fil du temps, alors que cela ne s’est pas produit pour les autres mammifères, y compris les humains.

Q- « Jusqu’à quel point les orques sont-elles intelligentes ? »

– « L’encéphalisation est une technique utilisée pour décrire le cerveau. Les scientifiques attribuent aux animaux un quotient d’encéphalisation en mesurant la taille de leur cerveau, puis en la comparant avec celle de leur corps.
Un haut quotient encéphalique signifie que le cerveau d’un animal est proportionnellement plus grand que la taille de son corps ne le laisserait prévoir. Les êtres humains possèdent le quotient d’encéphalisation le plus élevé de toutes les espèces. Certains scientifiques estiment que le critère d’encéphalisation peut être utilisée pour mesurer l’intelligence d’un animal.
C’est une question difficile mais importante et fondée. Vous savez, pendant très longtemps, j’ai essayé de comprendre l’intelligence des orques en comparant leur niveau d’ encéphalisation par rapport à celui d’autres animaux, en particulier les humains et les grands singes. Si vous utilisez cela comme une échelle d’inférence – ou si vous ne tenez compte que des données physiques – les humains se placent toujours au niveau le plus élevé. Juste derrière lui arrivent plusieurs espèces de cétacés, puis les grands singes, les éléphants, et un certain nombre d’autres espèces. Donc, si vous envisagez la question de l’intelligence en tenant compte de ce quotient encéphalique, ou en étudiant la façon dont le cerveau est élaboré, les cétacés semblent remporter un beau score.

Mais si vous observez leur comportement, cela devient une évidence.
Lors d’études antérieures, on a pu faire la preuve de leurs capacités à comprendre le langage symbolique, à posséder une mémoire ou à résoudre des problèmes. Diana Reiss et moi-même avons démontré que les grands dauphins se reconnaissent dans un miroir. Ils possèdent toutes ces capacités, qui sont assez rares dans le règne animal.
Mieux encore, quand vous travaillez sur terrain, vous constatez que les cétacés disposent de cultures, qu’ils font usage d’outils et que leurs réseaux sociaux sont extrêmement sophistiqués. Toutes ces données tendent à prouver qu’il s’agit là d’un animal hautement intelligent ».


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Au Marineland d’Antibes, la vie, c’est obéir.


Jon Kershaw, Marineland d’Antibes :

« Nous, on arrive à faire passer des informations avec notre langage, et, soyons clairs, c’est quelque chose que ces animaux n’ont pas. Ils ont des sons qui veulent dire certaines choses, ils ont un système de sonar, ils ont des bruits signatures (un petit sifflement qui veut dire «c’est moi », que l’animal conserve toute sa vie et émet quand il arrive dans un groupe). Les bruits émis par ces animaux sont très loin d’être un langage avec une syntaxe et des mots individuels. Il y a en revanche des appels, des chants, des bruits qui veulent dire certaines choses comme « je suis en colère », « je joue », « je ronronne ».
Les bruits émis par ces animaux sont très loin d’être un langage avec une syntaxe et des mots individuels. Il y a en revanche des appels, des chants, des bruits qui veulent dire certaines choses comme « je suis en colère », « je joue », « je ronronne » ».


 

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Le dauphin est un être de langage

Dr Vladimir I.Markov et Dr Vera M. Ostrovskaya « Organisation du système de communication chez le dauphin Tursiops Montague« (1990) :

« Sur base de l’ensemble de nos recherches, nous pouvons conclure aujourd’hui que les dauphins Tursiops disposent d’un système de communication de type ouvert. Outillés d’organes phonatoires d’un extrême flexibilité, ils peuvent en outre se livrer à des combinaisons sonores à de multiples niveaux et se construire de la sorte un vocabulaire virtuellement illimité, un ensemble de signaux acoustiques formant eux-mêmes une multitude de messages organisés comme des textes à partir de ces unités de base (que sont les blocs structuraux). Un tel degré de complexité semble unique et le système de communication des dauphins semble ne trouver aucun équivalent dans aucune autre espèce animale existante »
« Lorsque l’un des quatre générateurs de sons fonctionne en régime tonal, il produit des signaux en modulation de fréquence (des sifflements) sur une bande étroite. En variant la direction et le degré de variation de la fréquence, un dauphin peut produire diverses structures acoustiques parfois bizarres. Lorsqu’on les analyse de plus près, on note que ces structures sont produites par des sections alternant de manière arbitraire avec une rapide augmentation ou diminution de la fréquence assortis d’autres segments dotés d’une fréquence variant peu ou lentement ».

« La structure du signal devient une chaîne de différents éléments acoustiques et développe ainsi les possibilités de contrastes nécessaires à l’encodage d’une information. Les capacités de stockage de l’information fournie par ce système peut encore être augmentée en modifiant l’angulaire des contours de ces segments, en changeant les limites du domaine de fréquence, le registre (position du contour sur l’axe de fréquence) et la durée, aussi bien qu’en augmentant le nombre total d’éléments composant le signal »

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Chaque dauphin porte un nom ou « singanture sifflée », donné par sa mère à la naissance. Et chaque dauphin ainsi nommé appelle les autres par leur nom.

Plongée dans la conscience d’une orque

Intelligence des Cétacés

Défendre les dauphins, la nouvelle frontière morale

Le langage des dauphins.

Dolphin Intelligence and Captivity Issue

Dolphin Cognition & Behaviour. A comparative Approach

Sensory Abilities of Cetaceans: Laboratory and Field Evidence 


Kershaw

L’interview complète de Jon Kershaw par Planète Animaux fera bientôt l’objet d’une analyse critique par l’équipe de La Dolphin Connection qui sera exclusivement fondée sur des données scientifiques publiées dans des revues reconnues et indépendantes de l’Industrie de la Captivité.

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Cerveau de dauphin, coupe latérale

(suite…)