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La mort du bébé beluga n’est pas un mystère

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Le bébé béluga du Georgia Aquarium (Juin 2015)

8 juin 2015
Un article de Lori Marino

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Le 5 juin 2015, un bébé béluga, né de Maris et de Beethoven, rendait son dernier souffle au Georgia Aquarium. La petite femelle n’était âgée que de 26 jours. C’était le second enfant des mêmes parents à mourir dans cet aquarium en trois ans. Avant elle, sa sœur était morte moins d’une semaine après la naissance.

Le vétérinaire en chef et l’équipe soignante de l’Aquarium de Géorgie semblent tous fort déconcertés par cette mort prématurée d’un nouveau bébé béluga. Selon eux, l’enfant ne se nourrissait pas bien et n’a pas pu prendre du poids comme prévu. Elle était devenue léthargique et puis son cœur a cessé de battre. L’Aquarium a déclaré à l’Atlanta Journal Constitution que sa mort « pourrait rester un mystère ».

Mais cette mort n’est pas un mystère du tout.
C’est un cas classique d’un état médical bien connu sous le nom de Failure to Thrive syndrome (FTTS), qui est observé chez les enfants humains et chez d’autres animaux. Il est appelé Fading Puppy and Kitten Syndrome chez les chiens et les chats et se définit par une incapacité pour l’enfant à se développer normalement tant sur le plan physique que mental.

Ce «retard staturo-pondéral» est associé à de nombreuses maladies, mais aussi à des conditions environnementales dans lesquelles un enfant est soit maltraité soit négligé. Il n’est pas rare dans les orphelinats et il est aussi observé chez d’autres mammifères cognitivement complexes, tels que les chimpanzés et les éléphants maintenus dans des conditions artificielles. Ainsi, l’équipe des soigneurs du Georgia Aquarium n’avait pas besoin d’aller chercher plus loin que le Manuel de Médecine Merck pour comprendre pourquoi les bélugas ne se reproduisent pas bien dans les aquariums et les parcs d’attractions.

Mais pourquoi de si nombreux mammifères marins succombent-ils au FTTS en captivité ?
Initialement, cette naissance a été saluée comme la première reproduction réussie de deux bélugas nés eux-mêmes en bassin, suscitant l’espoir parmi les aquariums qu’ils pourraient désormais remédier à la diminution de leurs populations captives. Les faits nous prouvent pourtant que ces tentatives de reproduction continuent à être vouées à l’échec et que l’élevage de bélugas en piscine ne fonctionnera jamais.

Les bélugas sont des mammifères très intelligents, dotés d’une vie sociale complexe et de cerveaux dépassant deux fois et demie la taille attendue par rapport à leur masse corporelle. Comme d’autres mammifères hautement conscients, ils doivent passer par une longue période d’apprentissage avant de pouvoir assumer leurs rôles de parents, de frères, de sœurs, d’amis ou de membres de leurs réseaux sociaux. Ils se sont adaptés à la vie au sein de groupes fluides qui peuvent varier, dans l’océan ouvert, de quelques individus à plusieurs milliers.
En milieu naturel, ce sont les bélugas femelles qui choisissent quand et avec qui elles veulent s’accoupler. Leurs enfants restent tout près d’elles pendant 4 à 5 ans ou plus, un temps au cours duquel une fille apprendra de sa mère et d’autres femelles expérimentées du groupe comment devenir une mère elle-même et comment élever ses propres enfants.

Lorsque la jeune femelle béluga donne naissance à son premier bébé, d’autres femelles de sa famille élargie sont présentes pour l’aider et pour accueillir le nouveau-né au sein d’une nurserie protégée et bienveillante.
C’est cela, la culture béluga. C’est un mode de vie auquel ces baleines blanches se sont adaptées depuis des millions d’années et dont elles ont besoin pour prospérer.

Maintenant, regardez la situation à l’Aquarium de Géorgie. Maris, mère à 20 ans, est née à l’Aquarium de New York, dont elle a partagée les bassins avec d’autres bélugas arrachés à leur vie sauvage. Sa mère, Natasha, a été enlevée à sa famille quand elle était âgée de seulement quatre ans. De ce fait, Maris n’a jamais pu profiter d’une mère capable de lui transmettre l’information culturelle, essentielle pour elle, sur la façon d’élever un enfant.

A peine sortie de l’enfance, Maris a été transportée cinq fois dans différents delphinariums.
Au Georgia Aquarium, on ne lui a pas laissé le choix de s’accoupler ou non avec le mâle Beethoven, qui avait été choisi non par elle, mais par le personnel de l’établissement. Lequel Beethoven est maintenant devenu un « breeding loan » (prêté pour la reproduction) au Shedd Aquarium de Chicago.

Pour Maris, il n’y eut pas d’autonomie, pas de continuité et aucune possibilité de se développer dans un environnement social et physique naturel. Elle et ses deux enfants sont tous nés dans un monde entièrement artificiel, auquel ils ne sont nullement adaptés.

Il suffit de voir les photos de ce bébé béluga entouré par plusieurs humains en combinaison de plongée. L’Aquarium de Géorgie décrit ces scènes comme « un enfant dans les bras des soigneurs ».
Bien qu’elle soit sans doute animée des meilleurs intentions, la présence de ces hommes autour d’un nouveau-né n’est pas une situation à laquelle les bélugas nourrissons sont adaptés, et il est douteux que le bébé ou sa mère ait vécu ces intrusions humaines comme des interactions chaleureuses et réconfortantes, ainsi que le proclame l’aquarium.

Les études menées sur le bien-être des bélugas en captivité confirment que ceux-ci ne peuvent pas vivre, et encore moins prospérer, dans un contexte dans lequel ils n’ont jamais évolué.
En captivité, leurs vies sont plus courtes et leur taux de mortalité plus élevés. Ils meurent le plus souvent de maladies liées au stress qui détruisent le fonctionnement de leur système immunitaire. Ils ne parviennent pas à s’épanouir.

Donc, quand les vétérinaires et le personnel de l’Aquarium de Géorgie prétendent être déconcertés par la mort de deux bébés bélugas, ils n’ont pas besoin de chercher plus loin que dans le premier manuel de base d’écologie des mammifères marins pour trouver la réponse à leur « mystère » : les bélugas ne pourront jamais prospérer dans les delphinariums.

Traduction Y.G.


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Maris et son enfant au Georgia Aquarium

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Source :
http://www.kimmela.org/2015/06/08/infant-beluga-death-is-no-mystery/
http://www.kimmela.org/
https://www.facebook.com/pages/The-Kimmela-Center-for-Animal-Advocacy-Inc/161740197224236

Lire aussi :
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/12/27/plongee-dans-la-conscience-dune-orque/
http://www.dauphinlibre.be/dauphins-trop-intelligents-que-pour-rester-captifs.htm
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/24/le-georgia-aquarium-et-ses-belugas-russes/


27 juin 2015 : Fermons tous les delphinariums en Europe !

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Pour une Europe sans delphinarium

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Freya est décédée le 20 juin 2015. Puisse sa mort tragique être aussi celle de l’industrie qui l’a réduite en esclavage !

Troisième Manifestation pour une Europe sans Delphinarium
27  juin 2015 de 14 à 17 heures au pied de l’Atomium à Bruxelles



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28 juin 2015
Ce fut une très belle manifestation contre la détention des cétacés en Europe. Sur une initiative d’Annelies Mullens et d’Yvon Godefroid (La DC Belgique/Dauphins Libres), cet évènement international était cette année encore organisée de main de maître par l’association flamande Bite Back

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Yvon Godefroid introduit la manifestation en évoquant le souvenir de l’orque Freya, morte une semaine auparavant.

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Une préparation minutieuse orchestrée par Benjmain Loison (Bite back)

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Le résultat impresionant, photographié depuis l’Atomium.

 

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Une foule nombreuse et convaincue.

Photos Bite Back/Flo Verelst :
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.956778821012346.1073741912.140313349325568&type=3

https://www.facebook.com/flo.verelst/media_set?set=a.10153442748223894&type=3&pnref=story

 


APPEL

Il faut fermer tous les delphinariums d’Europe !
Les dauphins sont conscients d’eux-mêmes.
Ils pensent, ils parlent, ils se souviennent, ils anticipent et s’interpellent par leurs noms. Ils jouent, ils aiment, ils se disputent, ils se plaisent à vivre en famille, entre amis, au sein de clans et de vastes alliances. Ils adorent voyager, fendre les vagues, plonger profond ou chasser tous ensemble.

Dotés d’un cerveau surpuissant, ils éduquent leurs enfants durant de longues années, rendent hommage à leurs morts et se transmettent savoirs et dialectes au fil des générations. Ils sculptent leurs bulles avec art et font usage d’outils. Leur intelligence vaut celle des humains, même si elle monte vers d’autres sommets dans un monde aquatique inacessible à nos sens. En revanche, leurs émotions ne diffèrent pas des nôtres, du deuil le plus atroce à la joie de vivre en liberté.

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Dauphin libre de l’Atlantique au large de l’Europe

Nous n’avons pas le droit de condamner ces personnes non-humaines à la prison à perpétuité !
Nous n’avons pas le droit de les priver de nourriture pour les faire obéir et sauter dans le cerceau.
Nous n’avons pas le droit de leur infliger l’ennui mortel de cachots d’eau chlorée, dans lesquels une sardine ne pourrait pas survivre.
Aucun bassin, aucun lagon, ne peut remplacer la richesse prodigieuse du monde des cétacés. Aucun dauphin capturé ou né captif ne peut s’épanouir pleinement, en toute dignité, dans une piscine de béton nu.

 Le Brésil, l’Inde, la Croatie, la Slovénie, Chypres et d’autres pays ont compris que la captivité était si cruelle pour les cétacés qu’elle ne pouvait être tolérée. Par contre, 15 pays européens, maintiennent encore plus de 307 orques, dauphins, marsouins et bélugas en bassin. 15 gouvernements et d’innombrables entreprises commerciales soutiennent ces «parcs marins» cotés en bourse où les enfants apprennent que les dauphins sont des clowns.

Nous ne pouvons plus accepter que de tels cirques aquatiques existent encore au 21ième siècle.
C’est pourquoi nous demandons à l’Union Européenne d’organiser la fermeture de tous les delphinariums dans tous ses états membres.
C’est pourquoi nous lui demandons d’interdire toute nouvelle ouverture de ces entreprises commerciales.
C’est pourquoi nous lui demandons que les quelque 300 cétacés actuellement détenus par 34 delphinariums en Europe soient déplacés vers des baies marines closes puis rendus à la mer, dès qu’ils en sont capables.
Nous sommes fatigués d’entendre des mensonges.
Nous refusons que des êtres innocents soient jetés en prison.
L’Europe doit interdire les delphinariums et protéger ses dauphins sauvages !

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Dauphins captifs en Bulgarie

DETAILS PRATIQUES
27 juin 2015: Fermons tous les delphinariums en Europe !

La troisième manifestation: « Fermons les delphinariums en Europe aura lieu de 14 à 17 heures au pied de l’Atomium à Bruxelles.
Nous vous demandons de bien vouloir porter des vêtements bleus, de la couleur de l’océan.
Nous commencerons par faire tous ensemble une formation humaine sur le gazon de la place pour écrire le mot «FREEDOM». Cette performance sera photographiée depuis le haut de l’Atomium pour frapper l’attention des média internationaux.

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Le mot « FREE » écrit en lettres humaines en juin 2014

Le lieu :
Atomium square
http://www.atomium.be/getthere.aspx?lang=fr
B-1020 Brussel (Laken)

Pour nous rejoindre en voiture :
1. Prendre la « grande ceinture » de Bruxelles
2. Sortie 8 « Wemmel »
3. Suivre les indications vers l’Atomium

Par train :
1. Descendre à la station Gare Centrale
2. Prendre le métro ligne 1A « Roi Baudouin »
3. Sortir à la station « Heysel »

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Tous les delphinariums d’Europe (2014)

1. Allemagne
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinariums-allemagne-nuremberg-duisburg/

2. Belgique
http://www.blog-les-dauphins.com/le-delphinarium-boudewijn-seapark-en-belgique/

3. Bulgarie
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinarium-bulgarie/

4. Danemark
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinariums-danemark/

5. Espagne
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinariums-espagne/

6. France
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinariums-france-marineland-antibes-parc-asterix-planete-sauvage/

7. Finlande
http://www.blog-les-dauphins.com/finlande-le-delphinarium-adventure-park-a-sarkanniemi/

8. Grèce
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinarium-grece/

9. Italie
http://www.blog-les-dauphins.com/les-delphinariums-en-italie/

10. Lituanie
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinarium-lithuanie/

11. Malte
http://www.blog-les-dauphins.com/le-delphinarium-de-malte/

12. Pays-Bas
http://www.blog-les-dauphins.com/dolfinarium-harderwijk-delphinarium-pays-bas/

13. Portugal
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinariums-portugal/

14. Roumanie
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinarium-roumanie/

15. Suède
http://www.blog-les-dauphins.com/le-delphinarium-kolmarden-djurpark-a-ostergotland-en-suede/

 

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Grand Dauphin en Méditerranée

Pétition 

Photos 2014

Manifestation en 2014

Manifestation en 2013 (1)

Manifestation en 2013 (2)

We want to make the European Union a dolphinarium-free zone

 

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Enfermé à vie dans un cuve en béton nu. Ici à Bruges en 2014

 


Fondation Helga Heidrich : aider les animaux !

Photo YG 2015

Ali Baba le gentil dromadaire est le symbole du refuge. Deux fois, on est venu l’atraquer la nuit par pure méchanceté. Il a besoin d’un enclos plus ombragé et plus sûr. Il aime bien les melons, aussi.


Depuis des décennies, Helga Heidrich mène un combat sans relâche pour le bien-être des animaux de Marrakech. Elle les sauve, les transporte, les fait soigner et les recueille. Elle abrite aujourd’hui dans son refuge d’Agafay près de 500 pensionnaires. Chiens, chats, singes, dromadaire, ânes, chevaux, rapace, paons et tortue s’y partagent des enclos séparés sur un vaste terrain grillé par le soleil, à plus de 20 km de la ville.
Lire notre reportage en juin 2014

Cheval et chien au refuge d'Agafay

Cheval et chien au refuge d’Agafay

 


Mais depuis l’an dernier, les choses ne s’arrangent pas.
Des pluies torrentielles ont ravagé nombre d’installations cet hiver.
Après le départ de son plus proche collaborateur, Helga travaille désormais seule, à l’exception de quelques ouvriers locaux et d’une bonne qui l’aident pour les gros travaux. Des gens qu’il faut payer.

Or, l’argent manque, car il ne rentre pas. Le fourrage est cher, autant que l’eau qu’on livre en cubitainers et les croquettes, parfois, ne peuvent être payées au commerçant furieux.
Le puits n’a toujours pas de pompe, les capteurs solaires ne sont toujours pas installés, l’îlot des macaques est toujours en projet et le site web de la Fondation n’a toujours pas à été remis à jour, ni sa page Facebook et ne peuvent donc toucher un plus large public.

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Helga Heidrich, un concentré de courage et de persévérance. Ses animaux sont sa vie.

Dans le même temps, bien sûr, les animaux du refuge vivent en paix, loin de la violence, des cris, du danger. Les chiens reçoivent de l’amour et des croquettes, plutôt que des cailloux et les ânes n’ont plus à craindre d’être battu à sang.
Helga Heidrich court en tous sens, de l’aube au crépuscule, pour les nourrir, les soigner, leur parler et les caresser.
Et même pour en sauver d’autres, encore et encore, car la misère animale ne cesse jamais à Marrakech.
Ce travail de titan repose désormais sur les épaules d’une seule personne. Ce n’est pas normal.
Ce n’est plus possible.

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Un chien heureux au coucher de soleil. Nourri, aimé, entouré d’autres chiens.

 


 

Il est temps d’aider les animaux du refuge d’Agafay de manière rapide, concrète et définitive.
Il faut soutenir Helga pour qu’elle poursuive sa mission si spécifique d’un refuge où jamais les animaux ne seront euthanasiés, celle d’un havre où afflue des êtres en souffrance qu’elle sauve d’une mort certaine.
Toute forme d’aide est la bienvenue, financière, technique, médiatique, logistique ou autre.
Les points les plus urgents à résoudre sont (notamment) les suivants :

Mise en place des panneaux solaires de grande taille, de batteries solaires et de régulateurs solaires pour disposer d’une alimentation électrique en toutes circonstances.

Mise en fonction d’une pompe pour assurer l’extraction de l’eau du puits et installation de canalisations pour assurer sa distribution à travers tout le domaine.

Plantation d’arbres adaptés aux réalités du terrain. Au Maghreb, « les ouvrages de conservation du sol et de l’eau sur les terrains en pente dans les zones agricoles comportent souvent l’implantation d’espèces horticoles et polyvalentes (figuiers, pistachiers, abricotiers, amandiers, oliviers, caroubiers, Acacia cyanophylla). La présence de ces espèces contribue sensiblement à la production et à la protection de l’environnement. D’autre part, les brise-vent d’espèces polyvalentes telles que peupliers, eucalyptus, noyers, pins et cyprès fournissent le bois d’oeuvre, le bois de feu et le fourrage nécessaires aux habitants des pays du Proche-Orient ». (FAO)
Dans un second temps, des prairies, pelouses et massifs floraux pourront être implantés sur l’ensemble du domaine, dûment irrigué et ombragé.

Construction d’une « île aux singes » de grande dimension dans les délais les plus rapides, entourée d’eau et d’une clôture électrifiée, équipé d’un enrichissement environemental susceptible de satisfaire les besoins physiologiques, psychiques et sociaux des 5 macaques berbères actuellement maintenus dans une structure provisoire.

Engagement d’un superviseur chargé de l’organisation du travail des ouvriers employés au sein du refuge. Cette personne pourrait également prendre en charge une partie des tâches que Helga assume seule aujourd’hui et la seconder utilement.

Remise à neuf du site web de la Fondation et de sa page Facebook. Outre les versions française, anglaise et allemande, une page de présentation et de contact en langue arabe serait souhaitable. Le simple récit de la vie de chacun des résidents suffirait à alimenter un site pendant des années et à tenir ses lecteurs en haleine.

Envoi régulier d’une newsletter aux membres cotisants, donnant des nouvelles de leurs animaux « adoptés » à distance.

Développement d’un espace d’accueil des visiteurs (rafraîchissements, snacks, boutique cadeaux, etc.), pour faire du refuge un lieu de visite.

Création de goodies et autres porte-clés souvenirs à l’image des animaux résidents, également disponibles sur Internet.

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Voilà le genre d’arbre à ombre large et pousse ultra-rapide qui conviendrait au refuge de la Fondation. On dit qu’il pousse de 9 mètres en un an.

 


Enfin, le travail en réseau est toujours plus efficace.  

La collaboration avec la SPANA pourrait devrait d’être intensifiée et programmée en toute confiance sur le long terme. Le travail de cette association en faveur des chevaux de calèche est remarquable et ses actions de sensibilisation des enfants au respect de la vie naturelle force le respect. La SPANA confie également chats et chiens en adoption, avec toutes les garanties de sérieux.

Mais parfois, le refuge de la SAPNA accueille un âne battu presque à mort par son maître. On le soigne, on le nourrit, on lui redonne des forces… et puis on le rend à son propriétaire. Celui-ci n’est inquiété, semble-t-il, par aucune loi sur la protection animale.

C’est évidement là que la Fondation Helga Heidrich pourrait intervenir, en rachetant le petit âne et en lui offrant les vastes espaces du domaine d’Agafay et la compagnie d’autres rescapés, désormais à l’abri.
Il en va de même pour les chiens irrécupérables, trop vieux ou trop « abîmés » dont la SPANA sait d’avance qu’ils ne seront jamais adoptés.
En retour, cette association pourrait aider la Fondation Helga Heidrich à procéder à des mises en adoption dûment contrôlées, ce qui permettrait à certains chiens du refuge d’Agafay de trouver un foyer.  Même si nombre d’entre eux sont heureux là où ils sont, en pensionnaires à vie de ce home, et se doivent d’y rester, des adoptions régulières permettrait d’accueillir davantage de nouveaux chiens maltraités sans alourdir les charges de nourriture et d’entretien. Il va de soi que cette approche vaut aussi pour les chats.

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Ce petit âne battu, une fois soigné, va être rendu à son maître. (SPANA 2015. Photo Caroline)

 


 

Une collaboration pourrait également être mise en place avec l’association Barbary Macaques qui sauve et protège les macaques au nord du Maroc, dans la région du Rif.
La situation des magots de la Fondation ne peut pas durer plus longtemps. Il avait été prévu de leur construire une «île aux singes» cernée d’eau et plantée de verdure, entouré d’une clôture électrique où les primates auraient pu reprendre une vie sociale, si essentielle dans leur espèce. Mais rien n’a été fait depuis l’an dernier, rien n’a pu être dans les conditions actuelles.
Il est pourtant impératif que ces 5 macaques disposent au plus vite d’un espace de retraite conforme à leurs besoins, car leur équilibre psychologique s’altére progressivement. Désormais isolés chacun dans leur cage, leur retour à une vie commune se fait problématique. Leur dangerosité augmente et si rien n’est fait, la situation deviendra irréversible.
Les connaissances de Sian S. Waters, primatologue de la Durham University et spécialiste des macaques berbères au sein de l’association Barbary Macaques, seraient d’une grande utilité pour conseiller la Fondation à propos de ces singes. Il est hélas hors de question de les relâcher dans une nature qu’ils n’ont presque pas connue. Et moins encore de les envoyer au zoo, où les macaques sont déjà en surnombre et où l’euthanasie se pratique comme en Europe.
Le grand centre de sauvetage et de réhabilitation de Barbary Macaques est malheureusement, lui aussi, en peine de financement, alors même que ces singes appartiennent à une espèce gravement menacée.

YG avec un singe à la Fondation. Photo Caroline

Carottes pour le singe. Quand je lui donnerai un petit Gervais, il soulèvera délicatement la languette avant d’ôter le couvercle et de se régaler.

 


Voilà trop d’années que la Fondation Helga Heidrich rame contre des courants contraires. Trop d’années que le sort de ses résidents reste suspendu à un fil.
Il est temps aujourd’hui que le refuge d’Agafay devienne enfin un petit paradis de verdure et de fleurs perché sur la colline, que les touristes et les locaux viendront visiter avec leurs enfants pour leur montrer que les miracles existent, et que Helga Heidrich en fait tous les jours.

Au nom d’Alibaba le dromadaire et de son ami coq, du petit chien à 3 pattes, de la grosse tortue sage et de tous nos amis à plumes, à poils ou à écailles du refuge d’Agafay, merci de votre soutien.

YG


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Fondation Helga Heidrich SOS Animaux

Fondation Helga Heidrich SOS Animaux
BP: 7066 Sidi Abbad
40 000 Marrakech Maroc

Commerzbank
BLZ: 250 80020
Kontonummer: 0561400400
IBAN: DE39 250800200561400400
SWIFT: DRESDEFF250

Des nouvelles du refuge sont régulièrement données sur le site d’une grande amie de Helga et des animaux, Caroline Vasik.
https://fr-fr.facebook.com/caroline.vasik


Photos mai 2015

 

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Ali Baba

 

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Ali Baba au soir couchant. Photo Caroline

 

 

YG à la Fondation Photo Caroline

YG à la Fondation. L’accueil enthousiaste des chiens vous met les larmes aux yeux. Photo Caroline

 

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L’un des 5 macaques de la Fondation

 

 

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Un contact fragile à maintenir et à renforcer

 

Chien du refuge Helga Heidrich

Chiens paisibles et croquettes

 

 

tortue géante à Marrakech

La tortue arrive en soufflant. Un être d’une grande douceur.

 

 

ânes à Agafay

Les ânes n’ont plus rien à porter, plus rien à tirer et plus personne ne les fouette ou ne les assoiffe. Ils vivent en troupeaux, ils sont calmes et tranquilles.

 

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Le cheval se promène jusqu’à la porte de la maison, curieux.

 


Lire aussi :

Helga Heidrich à Marrakech : l’espoir des animaux (reportage 2014)

Macaques berbères à Marrakech

âne Helga Heidrich

Un petit âne qui revient de loin…

 


 


Deux dauphins de Corée en route pour la réhabilitation

http://english.hani.co.kr/arti/english_edition/e_national/691503.html

Taesan et Boksoon

Le 25 Juillet 2013, les 3 dauphins Jedol, Chunsam et Sampal avaient été remis en mer avec succès après des années de captivité dans des aquariums sud-coréens. Sampal avait pris les devants en s’échappant de son enclos le 22 juin 2013, un mois avant la fin du processus de réhabilitation. Chunsam a rejoint ensuite deux femelles adultes accompagnées d’un delphineau. Il s’agissait là aussi de membres de son pod d’origine. Jedol, enfin, a été aperçu à quelque 1.6 miles de son enclos, encore seul mais montrant tous les signes d’un comportement sain et naturel.
Aucun des 3 n’avait oublié les techniques de chasse au poisson vivant !

Aujourd’hui, 2 ans après cette tripe réhabilitation, deux autres dauphins, Taesan et Boksoon, ont rejoint l’enclos marin de l’île de Jeju pour y être libérés à leur tour.

 


Lire aussi :
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/07/12/sampal-dauphin-captif-a-rejoint-sa-famille-en-mer/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/07/28/la-delphine-sampal-choisit-la-liberte/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/04/13/dauphins-captifs-bientot-liberes-en-coree-du-sud/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/20/coree-du-sud-le-dauphin-jedol-a-quitte-seoul/

 

http://english.hani.co.kr/arti/english_edition/e_national/691503.html


Le statut de protection du loup tiendra-t-il longtemps en France ?

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Jusqu’au dernier…


Ah ! Des emplois ! De la chasse ! Du vrai sport ! Les électeurs du coin en redemandent et Madame le Préfet le sait bien. Donc, sus au loup ! Après les tirs renforcés et les caméras thermiques, pourquoi ne pas passer aux explosifs, au lance-flamme, à la bombe au phospore, au gaz sarin tant qu’on y est ?
Question de nettoyer définitivement la France de toute trace de ce loup honni ?
Et de venger enfin le petit Chaperon Rouge !

Combien de loups en France ? On en comptait 301 en 2014.
548 chasseurs, assistés des éleveurs, vont donc les affronter à armes très inégales. Oui, la question se pose : « le statut de protection du loup tiendra-t-il longtemps ? ». A vrai dire, il vient d’être amendé en France à la veille des élections. La carrière de Ségolène Royal vaut bien quelques massacres.

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Le loup est protégé par la Convention de Berne

La Provence 27/04/2015 à 05H48

« Le loup et la prédation constituent un enjeu prioritaire dans notre département. » Un voeu pieux répété mille fois par les responsables locaux, mais qui a pris tout son sens ce week-end, à l’occasion de l’assemblée générale de la Fédération départementale des chasseurs des Alpes-de-Haute-Provence. Car le préfet, Patricia Willaert, ne s’est pas contenté de cette introduction politiquement correcte.
Après un rappel des « dégâts occasionnés », soit 1 261 bêtes indemnisées en 2014 et 47 entre janvier et mars 2015 (+104 %), le représentant de l’État a évoqué la mise en oeuvre du protocole d’intervention sur le loup.

D’abord par le biais des chasseurs habilités et formés pour participer aux opérations de tirs de prélèvement, soit 548 personnes désignées par arrêté préfectoral en décembre dernier.
Ensuite, Patricia Willaert a listé les dispositions envisagées dans le cadre du nouvel arrêté ministériel relatif au protocole d’intervention sur la population de loup, qui devra être signé avant le 30 juin.

Il s’agira, en premier lieu, d’autoriser des tirs de défense pluriannuels (jusqu’à 5 ans) pour les éleveurs, afin de les décharger des contraintes administratives. Puis de faciliter le recours aux tirs renforcés, c’est-à-dire de prélèvement de plusieurs loups lors de chasses à l’approche, à l’affût ou en battue au grand gibier, sur un périmètre défini. Autre nouveauté, en 2015, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) va expérimenter l’utilisation de caméras thermiques et de chiens pisteurs pour les tirs de prélèvement.
Des brigades devraient être constituées avec des emplois d’avenir pour aider à la mise en oeuvre des tirs de défense renforcée et des tirs de prélèvement ».

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A 5 contre 3, et mieux armés.

« En Europe, le loup est protégé par la Convention de Berne (1979) transcrite dans le droit français en 1989. Il est inscrit dans les annexes II et IV de la directive « Habitats » de l’Union Européenne et fait partie des espèces prioritaires.
En France, l’espèce est protégée sur le territoire national par l’arrêté ministériel du 22 juillet 1993 publié à la suite des premières observations attestées du loup en France (mis à jour le 23 avril 2007). Ce statut implique pour les Etats, donc pour la France, de veiller à la conservation de l’espèce et de ses habitats. Sur la liste rouge des espèces menacées en France (IUCN), le loup, Canis lupus, est classé « vulnérable ».
La Buvette des Alpages

En savoir plus et arrêter le massacre :
Pétition
Cap Loup

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Qui fait le plus de ravages ? L’homme ou le loup ?

 


L’énergie magique des dauphins ? 1.500 euros la semaine !

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Le fantasme d’une énergie magique

Avril 2015

Cet été, en France, Renée Lemay va nous aider à retrouver bonheur et santé grâce aux dauphins. « Ambassadrice des dauphins, Renée Lemay possède un don exceptionnel : elle peut recevoir leur énergie sous forme de guidance ».

« Tout au long de la semaine, 
écrit-elle à SOS Grand Bleu, je guiderai l’énergie du groupe dans celle des dauphins afin d’aligner au mieux la co-création que chacun va apporter pour ensemble vivre des moments de transformations magiques. Les dauphins offrent des messages en canalisation de ma part, ils nous guideront finement dans nos transformations intérieures et nous aideront à conscientiser davantage notre être profond, notre vraie nature« .

Allons bon ! Ambassadrice, et de quel droit ? Quels dauphins l’ont nommée ? Et de quelle énergie parle-t-on ? Les dauphins sont des gens comme nous, avec leurs soucis, leurs joies, leurs chagrins. Ils peinent déjà à se soigner eux-mêmes et meurent souvent de maladie, de dépression (du moins en bassin) ou la tête explosée par les sonars militaires. Leur vie n’est pas toujours facile et ils ont certainement autre chose à faire que de nous guider dans nos transformations intérieures !

Ces personnes à nageoires vivent en tribus de chasseurs-cueilleurs marins, avec leurs luttes, leurs amours, leurs alliances. Leur plus grand bonheur est qu’on les laisse tranquilles, entre eux, et dans leur monde.
Certes, les regarder nous fait du bien, car ils sont beaux, vifs, drôles et intelligents. Et c’est un pur bonheur que de les voir nager au large, fendant les vagues de leurs troupes nombreuses.

Mais il n’ont pas de pouvoirs spéciaux, pas plus qu’un rat, un veau ou un humain.
Ce ne sont pas des magiciens, ce ne sont pas des guérisseurs et tout ce qu’ils peuvent éventuellement nous offrir, c’est un peu de sympathie en passant, quand nous les respectons.

Alors, soyez vigilants. Ne vous laissez pas embobiner par les discours mercantiles des gurus New-Age qui revêtent les dauphins d’une identité anthropomorphique fantasmée, alors que la nature authentique de ces mammifères marins est infiniment plus riche et plus fascinante. Il reste encore tant à apprendre à propos d’eux, de leur vie sociale et de leurs cultures !

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New Age et Big Bizness

Dans un monde livré au culte du Profit, certains ont bien compris que le dauphin pouvait « se vendre». Les dérives New Age les plus farfelues ont notamment donné naissance au concept fort juteux de « Dolphin Therapy », dont les conséquences sont aujourd’hui désastreuses.

Le terme «New Age» prête à confusion et nous l’utilisons faute de mieux.
Qu’il soit bien clair que nous ne condamnons en rien ici les audaces intellectuelles d’un Wade Doak ou d’un Jim Nollman, car leurs hypothèses de travail s’appuient une connaissance réelle des cétacés, tout en cherchant à dépasser l’anthropocentrisme de la Hard Science académique et de s’ouvrir à de nouvelles perspectives. Il en va de même pour l’approche de Ken Levasseur ou de Denise Herzing à propos du langage des dauphins.

En revanche, il existe aujourd’hui un courant anti-scientiste des plus dangereux qui remet en cause les faits d’observation courante et tend à justifier la captivité des dauphins elle-même. Ces groupes quasi-sectaires, se réclamant toujours de l’un ou l’autre Grand Initié adepte du Channelling ou Chaman autoproclamé, s’adressent surtout à des publics peu cultivés. Ils ont donc beau jeu de fouler aux pieds tous les acquis de la science contemporaine, tout en lui empruntant de manière maladroite des éléments de vocabulaire.

On vous enseignera ainsi que les dauphins ont l’habitude de vivre dans des dimensions plus élevées et que leur rôle est de nous guider et de nous venir en aide, à la manière de stewards dans un avion de ligne !
Bien qu’ils aient perdu une partie de leur «puissant code génétique » en arrivant de l’étoile Sirius, ils n’en créent pas moins de « l’éther positif «  lors des shows en delphinarium. Les baleines, quant à elles, mémoire de l’ancien monde, sont apparues sur Terre depuis plus de 300 millions d’années – soit bien avant l’apparition des grands dinosaures…

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Cet enfant est supposé recevoir un fluide mesmérien à partir du crâne du dauphin.

«Pendant la dernière guerre mondiale, affirmait ainsi l’un de ces guides éclairés, lors d’une conférence publique prononcée en janvier 1999, on constata que le monde atteignait un niveau de vibration tel qu’il fallait plus de dauphins pour la préparation. Il y avait quelques « hommes-dauphins » dispersés sur la terre mais pas assez pour faire le travail.

Alors est née l’idée d’amener les dauphins sur la terre ferme au sein de delphinariums. Les humains étaient ainsi plus ouverts au jeu, à la joie. Le message des dauphins est :  » Jouez le plan divin : have fun !  » donc il fallait des delphinariums partout sur la terre. Une première partie du plan était de mettre les humains en contact avec les dauphins « stewards « . Par exemple, ici en Belgique, il y en a un seul à Bruges, malheureusement celui d’Anvers à disparu, c’est à espérer qu’il pourra revenir.

Ils travaillent très intensément avec la force de la Mère Marie (Bruges et Anvers sont des villes sous la protection de la Mère) (…) Quand ces dauphins sont venus dans nos régions, nous n’avions aucune idée de ce qu’était un dauphin, car il n’y en a pas dans la Mer du Nord. Aussi a-t-on ouvert des delphinariums pour nous les faire connaître, c’est une partie du Plan Divin, ne plaignez pas ces êtres, au contraire, remerciez-les. (…) Au début, je pensais aussi que c’était triste pour eux, mais ils me disaient : nous adorons être ici, parce que tous ceux que nous touchons ici pourront passer dans une dimension plus élevée plus tard. Les dauphins sont donc nos guides sur Terre mais cela s’avérait insuffisant. Nous pouvons être heureux d’avoir deux delphinariums dans ce petit pays, alors qu’aux Pays bas, il n’y en a qu’un « .

Quant à la delphinothérapie, qu’elle se déroule en mer ou en bassin,  elle se fonde sur les mêmes croyances implicites. Et perturbent gravement la vie des dauphins.

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Le plus grand bonheur des dauphins, c’est de rester entre eux et qu’on les laisse tranquilles !

 
Editorial Planète Mer n° 85 (mars 2015)

«J’ai eu connaissance récemment de propositions de la part d’une « gourou » dénommée Renée Lemay. Je lui ai demandé par mail des informations plus précises sur son « fabuleux programme ». Je vous livre mot pour mot quelques extraits de sa réponse (fautes d’orthographe incluses) :
 » Renée Lemay, Ambassadrice du peuple des dauphins . « Je serais heureuse de vous faire participer a la reliance fraternelle des dauphins. Tout au long de la semaine, je guiderai l’énergie du groupe dans celle des dauphins afin d’aligner au mieux la co-création que chacun va apporter pour ensemble vivre des moments de transformations magiques. Les dauphins offrent des messages en canalisation de ma part, ils nous guideront finement dans nos transformations intérieures et nous aideront à conscientiser davantage notre être profond, notre vraie nature. Le peuple des dauphins est en voie de créer une incroyable vague d’Amour sur tous les océans afin d’encrer ce changement vibratoire au niveau planétaire, par l’activation de lieux sacrés. Je développe une relation évolutive avec le peuple des dauphins et possède un don exceptionnel, je peux recevoir l’énergie des dauphins et des animaux sous forme de guidance. Nous irons a la rencontre de ces thérapeutes des mers sur un lieu sacré.»

Et il y a comme cela trois pleines pages de ce délire ! Chacun réalisera à quel point ce genre de folie et d’arnaque nuit gravement aux causes que nous défendons ! Et au cas particulier, le plus alarmant, c’est que deux de ces stages au tarif de 1500 € la semaine doivent avoir lieu en juin et septembre près de chez nous, en Méditerranée, sur une île située dans le Sanctuaire Pelagos, où la nage avec les dauphins est prohibée !
Bien entendu, aucun de nos adhérents ou sympathisants ne participera jamais à cette escroquerie ! Mais faites-le savoir autour de vous, voici l’adresse du site delphino-gaga : http://reneelemay.com/
De notre côté, à S.O.S. Grand Bleu, en tant que co-gestionnaire du Sanctuaire Pelagos, nous travaillons pour que ces folies et ces arnaques n’aient pas lieu en Méditerranée, à défaut de pouvoir les empêcher ailleurs. ».

Jean-Pierre Sidois, Directeur de SOS Grand Bleu.

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Il y avait quelques « hommes-dauphins » dispersés sur la terre mais pas assez pour faire le travail. Alors est née l’idée d’amener les dauphins sur la terre ferme au sein de delphinariums. Les humains étaient ainsi plus ouverts au jeu, à la joie. Le message des dauphins est :  » Jouez le plan divin : have fun !  » donc il fallait des delphinariums partout sur la terre. (Texte new-Age)

Lire aussi :

http://www.dauphinlibre.be/therapy.htm#et
http://www.dauphinlibre.be/therapy.htm
http://angelsplace.perso.sfr.fr/Sirius.htm
http://www.lalibre.be/actu/sciences-sante/le-dauphin-n-est-pas-therapeute-mais-51b885afe4b0de6db9aad521
http://www.sosgrandbleu.asso.fr/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/03/14/la-nature-des-dauphins/
http://www.dauphinlibre.be/intelligence.htm


Joséphine, le dauphin du Grand Bleu

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Grand Bleu : les scènes de plongée profonde furent tournées pendant la nuit dans le bassin du Marineland d’Antibes.

24 août 2011

« Son nom n’apparaît pas au générique de fin du film. Et pourtant, dans l’esprit de tous ceux qui ont vu Le Grand Bleu, elle est bien l’un des personnages principaux de l’œuvre de Luc Besson, sortie le 11 mai 1988 en ouverture du festival de Cannes.

Tout le monde se rappelle des cabrioles de Joséphine avec Jean-Marc Barr (dans le rôle de Jacques Mayol) dans l’eau. Tout le monde se souvient du moment où elle le mène vers les profondeurs, dans l’ultime scène du long-métrage.
Cette Joséphine, c’est bien sûr, le dauphin du Grand Bleu. Ou plutôt, c’était… Car, malheureusement, hier,  à 9 h 30, le cétacé star d’environ 38 ans s’est éteint.

Dans le parc Marineland à Antibes, Joséphine a définitivement fermé ses grands yeux en amande. Emportée par une maladie rénale causée par son grand âge (l’espérance de vie des dauphins de son espèce Tursiops truncatus étant d’environ 40 ans).

Mère de deux delphineaux (Éclair et Manon nés en captivité) et cinq fois grand-mère, Joséphine avait été capturée en mer le 9 avril 1980 au large du Texas, avant d’être importée à Marineland en mai 1980.

Rapidement, elle était alors devenue la coqueluche du parc d’animaux marins antibois par son caractère et son envie de jouer.
«Elle était toujours partante, témoigne Jon Kershaw, directeur animalier depuis 1980. Elle avait une énergie incroyable. D’ailleurs, il y a un mois, elle participait encore aux spectacles présentés au public. Joséphine était aussi très intelligente. Elle faisait partie des animaux dominants. Et c’est pour toutes ces raisons qu’elle a été choisie pour tourner le film« .

Nice Matin



Joséphine fut en effet arrachée à sa famille le 9 avril 1980 au large de Rockport (Palacios Point) Texas, USA, à l’âge estimé de 4 ans.

C’est la société Marine Animal Productions de Mobi Solangi qui la captura, comme elle le fit de plusieurs dauphins de Bruges. Moby Solangi est aujourd’hui gestionnaire de l’Institute for Marine Mammal Studies. Cet homme apparemment honnête se présente aujourd’hui comme un champion du sauvetage et de la réhabilitation des cétacés. Il fut pourtant naguère l’un des plus redoutables « ravisseurs de dauphins » professionnels sur la place, à lui seul responsable de la capture brutale de plus de 200 Tursiops durant les années 70 et 80, en ces temps bénis où ce genre de « pêche » était encore autorisée le long des côtes des Etats-Unis.

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Mobi Solangi déguisé en sauveur.

Trafiquant très apprécié des marchés européens, donc, il gérait alors son entreprise privée, Marine Animal Productions, toujours active aujourd’hui, au profit de la US Navy et des principaux delphinariums américains.
Le Delphinarium de Bruges lui doit beaucoup. 3 de ses dauphins fondateurs au moins, à savoir Tex, Linda et Roxanne, ont en effet été arrachés par M. Solangi hors des flots bleus du Golfe du Mexique.
Joséphine, Ecume, Malou et d’autres dauphins du Marineland d’Antibes proviennent également des chasses de ce fournisseur.

Solangi fut enfin le gérant d’une chaîne de « cirques à dauphins » itinérants, dont Mundo Marino perpétue aujourd’hui la prestigieuse tradition. Bref un partenaire commercial de la plus parfaite honnêteté, bien digne du Marineland d’Antibes.

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Joséphine vécut toute sa vie enfermée.

Quant à Joséphine, sa vie ne fut guère joyeuse.
Elle vit mourir pas moins de 27 dauphins autour d’elle, parmi lesquels  Oum, Brigitte, André , Lucky, Roby, Houston, Roissy, Kay, Virginia, Tex (arrivé de Bruges) et du jeune Cornélius, foudroyé en plein spectacle début 96.
Certains d’entre eux avaient capturés en même temps qu’elle et faisait partie de sa tribu.
Elle assista à l’agonie d’Aurore, d’Ecume et de Caroline, morte en couche. Elle dut endurer le décès de sa propre fille Manon et de sa petite-fille Kaly.
Et malgré cela, elle travaillait.

Joséphine a tourné toutes les scènes les plus « techniquement difficiles » du film « Le Grand bleu » (1988). Encore jeune à l’époque, c’est elle qui vient chercher l’acteur Jean-Marc Barr dans les profondeurs de la mer lors de la scène finale.
Mais il n’y eut jamais de mer pour elle.
Les abysses où elle semble plonger sont en fait le grand bassin du Marineland d’Antibes, lors d’un tournage de nuit. Trois autres dauphins ont également participé au tournage tandis que des scènes avec des dauphins (tachetés) sauvages ont été tournées en mer aux Bahamas.

Lors de la mort de Joséphine, chacun s’est extasié sur son âge canonique : 38 ans ! Quelle merveille !
En fait, l’espérance de vie des delphines libres de la baie de Sarasota dépasse la soixantaine. On peut s’étonner dès lors que les delphinariums, supposés plus sûrs et plus sains que le milieu naturel, n’aient atteint qu’ne seule fois ce score de longévité, avec la delphine Nelly (née captive décédée à 60 ans).

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Le show de dauphins au Marineland. Sifflets, ballons, poissons, rien n’a changé depuis les années 70.

Selon diverses sources concordantes, Joséphine ne succomba pas à une affection rénale mais bien à une inflammation des bronches. Un vétérinaire  trop pressé l’aurait achevée en lui vaporisant du désinfectant dans l’évent. La malheureuse aurait suffoqué plusieurs heures avant de s’éteindre.

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Telle est la vie des dauphins captifs. Celle qu’on ne vous raconte pas.
Pour que le spectacle continue.


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