Free our last 6 dolphins in Belgium.

Blackfish

Dauphins Libres : le retour !


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Après quelques années de sommeil dues à sa mise en page obsolète, le site Dauphins Libres, créé en 1997, revient sur la ligne de front des combats.
Entièrement rénové tant dans la forme que dans le contenu, Dauphins Libres et Dauphins Captifs est désormais consultable sur n’importe quel support (PC, smartphone, tablette) et via Twitter et Facebook.
C’est là que vous trouverez désormais l’actualité des cétacés captifs en ligne, mais aussi bien d’autres sujets relatifs aux animaux non-humains.

Merci de votre fidélité.

Yvon Godefroid
Michaël Godefroid

 

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« BLACKFISH » EN BELGIQUE !

blackfish-posterTous les horaires et les détails pratiques
sur la page Facebook Blackfish Belgique

BLACKFISH EN BELGIQUE !

« Un thriller psychologique intense avec une orque en vedette, qui illustre comment la nature peut se venger lorsque l’homme la pousse dans ses derniers retranchements.  Blackfish, c’est l’histoire de Tilikum, un orque condamné à devenir une bête de spectacle. Durant ses 30 années de captivité,  Tilikum a tué et blessé plusieurs personnes.
Gabriela Cowperthwaite, la réalisatrice du film, a interviewé des témoins directs. Elle dresse un portrait hallucinant de la manière dont ces animaux particulièrement intelligents sont maintenus en détention par l’industrie des parcs de loisir, avec pour seul objectif l’appât du gain.
Cette histoire interpellante pose une question cruciale : ces animaux peuvent-ils être détenus de la sorte ? »

Enfin ! Distribué par Remain in light / Filmfreak Distributie, le documentaire américain Blackfish sort en Belgique à partir du 30 octobre 2013, ainsi qu’en Allemagne, aux Pays Bas et en Espagne. La France ne s’est malheureusement pas montrée intéressée, malgré la présence de 5 misérables orques captives sur son territoire.

Entre le 26 et le 30 octobre, Samantha Berg, l’ancienne dresseuse de Tilikum sera présente à Bruxelles. Samantha lutte maintenant contre la captivité et gère un remarquable site web avec d’autres anciens dresseurs, également interviewés dans ce documentaire.

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Un site web a été conçu pour fournir toutes les informations utiles et même AGIR contre la captivité, puisqu’une pétition y figure.
http://be.blackfish-film.be/


Shamu Show, le cirque romain !

Voici les dates des premières projections.
Samantha Berg nous arrivera de l’Alaska où elle exerce le métier d’acupunctrice et se rendra en Italie, en Espagne (Loro Parque), en Allemagne, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Belgique.
Lire sur la page Face Book le détail des horaires et rencontres avec Samantha.

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Cinema Zed – Louvain (à partir du 23/10/13)
CineAriston – Esch-sur-Alzette (à partir du 25/10/13)
Vendôme – Bruxelles (avant première avec S.B le 29/10 à 7h 25)

Cinema Aventure – Bruxelles (à partir du 30/10/13)
Sphinx – Gand (à partir du 13/11/13)
CineKursaal – Rumelange (à partir du 6/11/13)
CineWaasserhaus – Mondorf-les-Bains (à partir du 13/11/13)
Buda – Courtrai ( partir du 4/12/13)

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A venir (dates non encore précisées) :
Le Parc / Churchill – Liège
Le Parc – Charleroi
Plaza – Mons


Tilikum pleure et les gens rient.

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TILIKUM

Tilikum est né vers 1980 à l’Est de l’Islande, dans une mer glaciale le long d’une côte creusée de fjords. Il n’y vécut que 3 ou 4 ans, collé aux flancs d’une sage matriarche et protégé par les nombreux  membres de sa communauté. Puis des hommes sont venus, ils ont dispersé sa famille et l’ont emmené pour toujours, avec deux autres enfants.
Au début, Tilly se montra coopérant avec ses ravisseurs. Mais bien vite, les bassins surpeuplés du Sealand of Pacific firent de lui un rebelle. Quelques années suffirent à en faire un tueur. Ses deux premiers meurtres furent soigneusement tus mais le dernier mena SeaWorld devant les tribunaux. En mer libre, aucune orque jamais n’a blessé un humain. Les dresseurs agressés ou tués se comptent en revanche par dizaines.

Malgré sa taille énorme, Tilikum était pourtant le souffre-douleur du bassin, grand gosse grandi sans mère, socialement maladroit, rendu fou par l’ennui et le manque d’espace. Une bagarre avait éclaté entre orques peu avant le show fatal. Le géant s’est acharné sur le corps de Dawn Brancheau avec une rage inouïe, avant de lui manger le bras puis de reposer doucement sa tête près du cadavre immergé. Consterné par son acte.

Aujourd’hui, King Kong a retrouvé ses chaînes. Isolé plus d’un an, assommé par les drogues, il flotte. Toute la journée, il dort et quand vient l’heure du spectacle, il se contente de nager en rond, sans même avoir la force de bondir au sifflet. Tilikum est psychiquement mort. Mais son sperme congelé a déjà servi à faire naître 2/3 des bébés orques de la compagnie Sea World. Et on le masturbe encore.

En 2011, 42 orques étaient détenues en bassins dans le monde.
Elles sont 48 aujourd’hui, du fait des récentes captures russes et due « sauvetage » de Morgan en Mer de Norvège par le Dolfinarium de Harderwijk puis de sa vente à SeaWorld.
Depuis 1961, 137 orques au moins ont été capturées pour le marché de la captivité. 124 d’entre elles (soit 91% des prises) sont déjà mortes aujourd’hui.
La durée de vie moyenne des 124 individus capturés est de 4 ans, avec un maximum de 28 ans. Le temps de vie moyen des 32 orques nées en captivité est de 4 ans et demi.
En milieu naturel, les mâles vivent peuvent atteindre 60 ans et les femelles devenir centenaires.
Au total, 156 orques sont mortes en captivité. Ce chiffre comprend 28 enfants difformes malformés ou morts nés.

BLACKFISH pose clairement la question : pourquoi toute cette souffrance ? Pourquoi perpétuer ces jeux de cirques cruels, ces captures et ces inséminations artificielles ?  Dans quel but, si ce n’est le profit ?  Ne vaudrait-il pas mieux plutôt se soucier des orques libres, dont les cultures et l’intelligence sont comparables en complexité à celles des êtres humains ?

Déjà diffusé sur CNN,  BLACKFISH sera projeté en Belgique et dans toute l’Europe à partir du 30 octobre, Cet événement précède une vaste campagne orchestré par Born Free, SOS Defines et la WDC en vue de réclamer l’interdiction des delphinariums sur tout le territoire européen. Pour mémoire, la France détient encore 5 orques captives, dont 4 nées captives. Freya est la seule survivante des captures initiales. Elle vivait en Islande, comme Tilikum.


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Samantha à Sea World
http://www.flickr.com/photos/48521903@N00/sets/72157624823226253/ at SeaWorld
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Lire aussi :
Tous les horaires et les détails pratiques sur la page Facebook Blackfish Belgique

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L’enfance de Tilikum (article D.Kirby traduit par YG)

Blackfish, le film

Blackfish en Europe

Samantha Berg à Bruxelles

Sea World contre Blackfish, la guerre a commencé !

Les mystérieuses cultures des orques de l’Antarctique

Orques captives : les chiffres et les faits

Orques psychotiques en captivité

Tilikum, reproducteur en chef

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samantha-berg-talk-to-Midori-BrusselsSamantha Berg, « Blackfish » Bruxelles 29/10/2013


« Voices of the orcas » : la face obscure de SeaWorld

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«Voices of the orcas » est un site émouvant.
Son équipe rédactionnelle est composée d’anciens dresseurs employés par SeaWorld dont la plupart ont travaillé avec Tilikum.
C’est à l’occasion du tournage de «Blackfish»  que leur témoignage a été sollicité. Et ce n’est la moindres des scènes frappantes  de ce film que des le voir, ensemble, naviguant dans les eaux de Puget Sound où tant d’orques furent capturés ou moururent, dont la petite Lolita solitaire au Miami Seaquarium.

Tous ont les larmes aux yeux quand ils regardent ces bons géants vivre en famille, chassant, plongeant, voyageant dans leur propre pays, la mer. Tous attestent que jamais à SeaWolrd , on ne leur avait parlé de cela mais qu’au contraire, on les obligeait à mentir, en déclarant par exemple que les orques vivaient plus longtemps en captivité qu’en milieu naturel.

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Parmi eux, Samantha Berg.
Samantha sera à Bruxelles fin octobre. Elle nous racontera comment elle fut engagée à 22 ans sur base de tests essentiellement physiques, (endurance et sex-appeal), plutôt que sur sa connaissance des mammifères marins. Comme Ric O’Barry, elle nous décrira cette ivresse de la scène : nager avec des cétacés amène sur vous la notoriété, l’envie et même parfois un peu d’argent.
Mais aussi cet amour sincère des dauphins, souvent acquis depuis l’enfance, qui pousse à vouloir se trouver près d’eux.

Elle nous dira enfin comment, suite aux insinuations visant à mettre en cause la compétence de Dawn Brancheau, l’ultime victime de Tilly, elle découvrit qu’elle ne savait rien du passé criminel de l’orque ni des nombreux accidents survenus lorsque la captivité fait péter les plombs aux cétacés.

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Car le décor fastueux de Sea World, l’image sympathique d’une institution tout au service des loisirs, de l’éducation, de la protection et de la recherche, cache une tout autre réalité. Il ne s’agit là que d’une formidable entreprise commerciale cotée en bourse, imposant une vie réduite et déprimante aux esclaves qu’elle enferme.

tilikum-sealand-of-pacificTilly vient d’arriver d’Islande, encore couvert de la pommade
destinée à empêcher le désséchement de sa peau.

Tilikum en est l’exemple même.
Capturé à l’âge de 2 ans au large de l’Islande, son parcours fut celui d’un orphelin solitaire, humilié puis rebelle. Après avoir réduit en morceaux le corps de Dawn Brancheau, il est devenue désormais une sorte de zombie, semblable aux protagonistes du «Vol au-dessus d’un nid de coucou». Ses shows se réduisent à l’extrême et pour le reste, on le masturbe pour recueillir son sperme, revendu à prix d’or.

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Le site « Voice of the Orcas » témoigne de cette cruauté.
Il fournit des textes et des vidéos inédites et réclame que l’on fournisse aux 42 orques actuellement prisonnières dans le monde, une baie fermée en eaux froides, où elle pourront finir leurs jours dans la paix et la dignité.

Samantha Berg sera à Bruxelles à partir du 26 octobre 2013 et participera aux premières de la projection du film « Blackfish » en Belgique et dans plusieurs pays d’Europe.

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http://blackfish-film.nl/ (Version française imminente)
http://blackfishmovie.com/
https://sites.google.com/site/voiceoftheorcas/home
http://voiceoftheorcas.blogspot.be/

Lire aussi en français :

Tilikum, Spartacus parmi les orques

Kasatka, dont on prit l’enfant

Blackfish en Europe


Tilikum refuse de faire le clown


Orques : intelligentes, sociales et mentalement malades en captivité !

« Smart, Social and Erratic in Captivity »
Un article du New York Times

Faut-il maintenir en captivité certains animaux parmi les plus sociaux, les plus intelligents et les plus charismatiques de la planète ?

C’est une question qui se pose aujourd’hui plus que jamais, tant du côté des scientifiques que du côté des défenseurs des droits des animaux, parfois à propos de proches cousins de l’homme, comme le sont les chimpanzés ou d’autres grands singes, mais aussi à propos d’un autre mammifère remarquable pour son intelligence et son organisation sociale complexe  : l’orque ou «baleine tueuse».

Les orques, que l’on trouve dans tous les océans du monde, étaient autrefois aussi méprisées que les loups. Mais dans les 50 dernières années, ces élégants prédateurs noirs et blancs – qui sont une menace pour les phoques et autres proies quand ils sillonnent les océans, mais qui sont souvent amicaux avec l’homme à l’état sauvage – ont rejoint le panthéon des animaux sauvages adorés, aux côtés des ours polaires, des éléphants et des lions.

Marineland Antibes-ours3L’ours blanc de Marineland Antibes par 30°C
Photo
Marie-Hélène Combres 2013

Avec une espérance de vie qui se rapproche de celle de l’homme, les orques ont des liens familiaux très forts, une communication vocale élaborée et des techniques de chasse coopératives. Leur beauté et leur puissance, combinées avec une bonne volonté réelle lorsqu’elles travaillent avec les hommes, ont fait d’elles les stars légendaires des shows de delphinariums.

C’est aux alentours de années 60 qu’elles ont été capturées pour la première fois par des parcs marins. Désormais, aux Etats-Unis, les orques ne sont plus capturées très jeunes à l’état sauvage afin de grandir en captivité. Elles sont élevées en captivité afin d’être exposées au public dans les parcs aquatiques. (1)

Certains activistes et scientifiques tentent depuis de nombreuses années de s’opposer à leur maintien en captivité. Ils dénoncent leur qualité de vie dans ces enceintes artificielles et leur dressage destiné à des spectacles de cirque. Ils demandent qu’on leur fournissent un environnement plus naturel, tels que des enclos fermés en bord de mer, par exemple, mais exigent aussi qu’il soit mis fin à l’élevage des orques et à leur utilisation dans ce que leurs opposants appellent du «divertissement» et ce que les parcs aquatiques appellent de «l’éducation ».

Aujourd’hui, le sujet est évoqué avec une intensité nouvelle, tant par le biais du documentaire Blackfish que du livre Death at SeaWorld de David Kirby, qui vient juste de sortir en format de poche. (2)

Tant le film que le livre se concentrent sur la mort de Dawn Brancheau, une dresseuse de SeaWorld Orlando (Floride) en  en 2010. Cette jeune femme a été entraînée sous l’eau par une orque baptisée Tilikum, qui avait déjà été impliquée dans la mort de 2 personnes auparavant.

L’événement a conduit à deux citations à comparaître pour violation de la sécurité par la Occupational Safety and Health Administration (OSHA), en raison d’un contexte de travail dangereux. A l’heure actuelle, la bataille juridique est toujours en cours. L’OSHA estime notamment que les dresseurs devraient être séparés des orques. L’amende la plus récente imposée à SeaWorld date de juin 2013, et SeaWorld a fait appel de ces deux décisions. (3)

Le film et le livre font valoir que les actes de Tilikum étaient délibérés et que son comportement n’est que le résultat des dommages psychologiques causés par la captivité, pas uniquement à SeaWorld, mais également dans l’autre parc qui l’a gardé auparavant. Pour SeaWorld, en revanche, ce décès était un accident, pas un meurtre délibéré.

Au-delà de la mort de Dawn Brancheau et au-delà des arguments relatifs à la façon dont SeaWorld gère ses différentes installations, il subsiste un désaccord fondamental sur la question de savoir si les orques et les autres cétacés – le groupe de mammifères marins comprenant les baleines, dauphins et autres marsouins – doivent encore être ou non maintenus en captivité.

Tout cela rappelle, à bien des égards, le mouvement visant à déplacer tous les chimpanzés captifs dans des sanctuaires, mouvement qui a connu récemment deux succès majeurs quand le National Institute of Health a décidé de mettre à la retraite la plupart de ses grands singes et quand le Fish and Wildlife Service  a proposé de considérer désormais tous les chimpanzés comme des animaux menacés, érigeant ainsi de nouvelles barrières à l’expérimentation de ces animaux.

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Mais la situation des orques est différente. Il y en a beaucoup moins en captivité – au total 45 dans le monde, d’après l’organisation  Whale and Dolphin Conservation – et des milliers de gens les aiment, en partie à cause de leurs performances dans des parcs aquatiques comme SeaWorld, qui dérangent les opposant à la captivité. Une grande partie des études relatives aux mammifères marins ont aussi été réalisées dans ces parcs. (4)

Mais même les scientifiques qui ont travaillé avec des dauphins captifs mettent les orques à part en raison de leur taille, de leurs possibilités de mouvement à l’état sauvage, et de la nature très soudée de leurs réseaux sociaux.

Diana Reiss, du Hunter College (New York), qui a étudié la conscience de soi chez les dauphins mais qui n’a pas pris part à la réalisation de « Blackfish », indique ainsi que la question du maintien en captivité d’animaux comme les dauphins est importante et qu’elle doit être posée. Mais, selon elle, il n’y a aucune ambigüité concernant les orques. « Je n’ai jamais pensé qu’elles devaient être captives », indique-t-elle. « Je pense que, sur le plan moral comme sur le plan scientifique, c’est injustifiable»

L’animal en question, Orcinus orca, est en fait le « dauphin » le plus grand qui soit. Il semble qu’il ait été baptisé « baleine tueuse » non pas parce qu’il s’agissait d’un animal méchant, mais parce qu’il s’attaquait aux baleines.

Cette espèce a un régime alimentaire varié, certains groupes se nourrissant de poissons, d’autres se nourrissant surtout de phoques. Il semble que les orques puissent aussi manger des pingouins et d’autres oiseaux marins, occasionnellement des calamars et des tortues, et même un orignal ou un cerf qui nage.

Les mâles peuvent atteindre jusqu’à 10 mètres de long et peser jusqu’à 9,5 tonnes. Les femelles sont plus petites, jusqu’à 7 tonnes, mais vivent plus longtemps. Alors que les mâles vivent en moyenne 30 ans et peuvent atteindre 60 ans, les femelles vivent normalement 50 ans mais peuvent en atteindre 90. Les orques vivent en famille et en groupes, des groupes qui peuvent varier de quelques animaux à 15, bien qu’il leur arrive temporairement de rejoindre des groupes de 200 individus ou plus. (5)

Les orques nagent partout dans le monde, et les différents groupes peuvent avoir des régimes alimentaires, des comportements et même des caractéristiques physiques différentes. Un sous- groupe du Pacifique Nord-Ouest, appelé aussi la communauté résidente du sud, est répertorié comme espèce menacée dans le « Endangered Species Act » des Etats-Unis.

Les orques peuvent voyager sur de longues distances. « Elles peuvent faire 160 kilomètres par jour », indique Lori Marino, une chercheuse de l’Université d’Emory (Atlanta) qui a travaillé avec le Dr Reiss. Elle est aussi une activiste, apparaissant dans « Blackfish » et s’opposant à la captivité des dauphins et des orques.

Les orques ont un cerveau complexe, et les comportements des groupes sont si variés que les scientifiques n’hésitent pas à parler de cultures différentes.

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L’opposition au maintien des orques en captivité se base en partie sur les preuves qui ont déjà été fournies de leur intelligence, de leur organisation sociale et de leur grande variété. Ces faits ne sont pas vraiment discutés, ni d’ailleurs l’idée que les hommes doivent offrir aux orques en captivité une vie correcte.

Les opposants à la captivité énumèrent surtout une série de problèmes physiques et psychologiques engendrés par la captivité, en ce compris des comportements répétitifs, des problèmes dentaires et des attaques sur leurs dresseurs, comme celle qui a causé la mort de Dawn Brancheau.

orque-dents-limeesLes dents évidées des orques captives


Malgré cela, ces opposants reconnaissent que les orques captives ne peuvent pas, pour leur propre sécurité, être remises en liberté du jour au lendemain.
Ils ne demandent donc pas la fermeture des parcs comme le SeaWorld ou d’autres. Ils préfèreraient plutôt voir les parcs aménager des espaces plus grands et plus naturels pour les orques, comme des enclos en mer, enclos situés sur les zones côtières des océans et pouvant être fermés par des filets. (6)

Naomi Rose, une biologiste marine issue de la Humane Society of the United States, qui travaille également à l’Animal Welfare Institute, a coécrit en 2011 un article contre le maintien des orques en captivité. Pour elle, il serait tout à fait imaginable de créer des sanctuaires pour orques, et cela pourrait, voire devrait, être organisé par des entreprises comme SeaWorld, qui possède 22 orques, c’est-à-dire la moitié des orques en captivité dans le monde.

La société Merlin Entertainments, qui gère des parcs d’attraction comme les Legoland ou les Sea Life (principalement en Europe), a envisagé de créer un sanctuaire pour dauphins avec la Whale and Dolphin Conservation. Cathy Williamson, responsable des programmes de captivité pour l’organisation, a indiqué qu’il avait été assez compliqué de trouver un endroit en Europe (une crique ou une baie) suffisamment grand pour créer un tel sanctuaire. Pour elle, il serait pourtant envisageable de créer « une zone très large, entourée par des filets, de façon à ce que les dauphins restent captifs, mais dans laquelle ils ne devraient plus réaliser des tours pour les touristes ». D’après elle, le même type de sanctuaire pourrait être envisagé pour les orques.

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Mais, pour SeaWorld, tout comme pour l’Association des Zoos et Aquariums,  de tels sanctuaires seraient une solution à un problème qui n’existe pas. L’association compte 222 membres, dont 212 aux Etats-Unis, parmi lesquels on retrouve les SeaWorld d’Orlando, de San Antonio et de San Diego.

L’association établit des normes d’accréditation reprenant des exigences relatives au bien-être physique, psychologique et social des animaux. Pour le porte-parole Steven Feldman, « On pourrait dire la même chose pour les orques, les tigres et les chimpanzés ».

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Le Zoo d’Anvers est membre de la WAZA

Mais alors que la WAZA s’oppose à l’utilisation des chimpanzés pour le divertissement, et qu’elle a rejoint la décision du Fish and Wildlife Service en déclarant les chimpanzés « espèce en danger », elle continue à considérer les sauts, les plongeons et les autres tours réalisés par les orques dans les parcs comme relevant d’aspects « éducatifs » plutôt que du divertissement.

« Ce sont des comportements naturels », dit Paul Boyle, Vice-Président en charge de la conservation et de l’éducation au sein de l’association. « Les orques sont des êtres très coordonnés et les gens aiment les regarder ».

Christopher Dold, Vice-Président en charge des soins vétérinaires chez SeaWorld, prétend que les orques des parcs du groupe ont déjà « une excellente qualité de vie ». Pour SeaWorld et l’association WAZA, SeaWorld offre aux animaux captifs d’excellents soins vétérinaires et des programmes enrichissants sur le plan psychologique.

Tilikum-isolationTilikum : 1 an d’isolement total

Ils signalent aussi que des recherches sont faites dans les parcs, recherches sur les capacités cognitives des orques et des autres cétacés, sur leurs comportements et sur leur physiologie. Des recherches qui ne pourraient être réalisées d’aucune autre façon. D’après le Dr Dold, ce savoir, et l’occasion donnée au public de voir ces animaux en action, peuvent contribuer à l’éducation du public et soutenir la cause in fine de la conservation des espèces. « C’est pourquoi les orques, qui sont en contact direct avec les gens dans les zoos chaque jour, sont si importantes pour nous en tant qu’institution », ajoute-t-il.

seaworld-show-dauphinsDes recherches ? De l’éducation ? 

Le Dr Rose, qui s’oppose à la captivité, reconnaît que l’essentiel de ce que l’on sait aujourd’hui à propos de ces cétacés provient en effet des études menées dans les parcs aquatiques.

« Le problème est que notre savoir s’est construit à partir de personnes qui ont fait leurs débuts dans l’industrie du divertissement ».
Elle ajoute : « C’est un sujet que notre communauté n’aime pas aborder » – un sujet qu’elle espère cependant pouvoir résoudre un jour.

Lors d’une rencontre de la Society for Marine Mammology en Nouvelle-Zélande, le Dr Rose présentera, avec ses collègues, un article sur la survie des orques en captivité. Cet article démontre, d’après elle, que les orques captives ne se portent pas aussi bien que leurs congénères sauvages, et que les nombreux changements dans les soins apportés aux animaux, ainsi que l’augmentation des orques nées en captivité depuis 1995, n’ont pas amélioré les taux de survie.

Pour elle, la communauté scientifique devra entendre quelques dures vérités.

SumarLe show est fini pour Sumar, 12 ans

Traduction par Christelle Bornauw de l’article « Smart, social, and captive » de James Gorman
(paru le 30/07/2013 dans le New York Times – édition de New York)

En savoir plus :

Les orques captives (Réseau Cétacés)
Tilikum, Spartacus parmi les orques
Blackfish !

Dauphin échoué lors d’un show à Sea World

NOTES :
On saluera d’abord ici l’indépendance de la presse américaine, moins soumise que la presse française ou belges aux pressions économiques de l’industrie du cétacé captif.  On rappelera également que si la détention des orques posent un problème en termes éthiques, celle des dauphins, des grands singes ou des éléphants n’est pas moins contestable à ce niveau et pour les mêms raisons : intellegence vie sociale, troubles mentaux dus à la détention.

1. Elles sont élevées en captivité afin d’être exposées au public dans les parcs aquatiques.
Sous réserve de cas comme celui de Morgan, où la prétendue sauvegarde d’une petite orque égarée en Mer de Norvège s’avère être en fait une capture pure et simple, commanditée par Sea World. Quant aux dauphins, nombre d’entre eux ne sont « sauvés » de l’échouage que pour servir de bêtes de cirque.

2. Aujourd’hui, le sujet est évoqué avec une intensité nouvelle, tant par le biais du documentaire Blackfish que du livre Death at SeaWorld de David Kirby, qui vient juste de sortir en format de poche.
Mais qu’aucun éditeur français ne semble avoir le courage de publier, du fait du poids politique et économique du Marineland d’Antibes.

3. L’amende la plus récente imposée à SeaWorld date de juin 2013, et SeaWorld a fait appel de ces deux décisions.
Il faut savoir que lorsque le dresseur ne descend pas dans l’eau avec l’orque ou le dauphin pour y faire du rodéo, le show est considéré comme nul par les spectateurs.  En attestent les nombreux commentaires sur Youtube et les vidéos nostalgiques.

4. Une grande partie des études relatives aux mammifères marins ont aussi été réalisées dans ces parcs.
Il s’agit essentiellement d’études sur la physiologie et la capacité d’apprentissage des orques, ainisi que sur la reproductin en bassin. Toutes les informations relatives à leurs compétences sociales ont été faites en milieu marin, notamment par le Dr Paul Spong.

5. Les orques vivent en famille et en groupes, des groupes qui peuvent varier de quelques animaux à 15, bien qu’il leur arrive temporairement de rejoindre des groupes de 200 individus ou plus.
Le New York Times est ici mal informé. Les structures sociales des orques sont beaucoup plus complexes et s’articulent autour de dialectes communs. Le journal ne mentionne pas non plus l’intensité des liens qui unit les individus d’une même famille.

La société orque en milieu naturel est basée sur une première unité matrilinéaire constituée de la matriarche, de ses enfants et de ses petits-enfants, c’est-à-dire a minimum de 5 à 6 individus. Du fait que les femelles peuvent atteindre 90 ans en liberté, il n’est pas rare de voir 4 générations qui se déplacent ensemble. Ces groupes matrilinéaires sont très stables. Ses membres ne se séparent que quelques heures par jour, pour aller s’accoupler ailleurs ou se nourrir.
A un deuxième degré,  de deux à quatre unités matrilinéaires se regroupent pour former un pod, composé d’une vingtaine de personnes. Ces pods peuvent se diviser et se séparer durant plusieurs semaines avant de se retrouver.
Le troisième niveau de la structure sociale des orques est le clan.  Il regroupe un ensemble de pods, qui partagent tout à la fois le même dialecte semblable et une lointaine ancêtre commune.
Le dernier stade de l’organisation des orques est appelé une « communauté ».  Il s’agit d’un vaste ensemble de clans qui socialisent et se retrouvent régulièrement, mais ne partage ni le même dialecte ni d’ancêtre commun

6. Ils ne demandent donc pas la fermeture des parcs comme le SeaWorld ou d’autres
Le raccourci est un peu rapide. Tous les opposants demandent la fermeture de ces parcs et la relocation de leurs orques dans les enclos marins évoqués ci-dessus.

antibes-marineland-2012-orque1Antibes


Sea World contre Blackfish : la guerre a commencé !

La guerre a commencé. Elle sera décisive.

Si 2 autres documentaires ont déjà dévoilé la face cachée des delphinariums, A Fall from Freedom  et The Cove , Blackfish vient de se planter dans le flanc de SeaWorld comme un ultime carreau d’arbalète. Avec une sobriété remarquable, ce film n’expose que des faits accablants. Aux spectateurs de tirer les conclusions.

Cela rend la tâche de SeaWorld extrêmement difficile. La compagnie en est à son second communiqué, avançant sans rougir une série d’assertions irréalistes et niant l’évidence. Le débat ne fait que commencer, mais la défense est maladroite.

SeaWorld va devoir justifier publiquement l’existence même de ses spectacles de cirque. La conservation, les recherches, et l’éducation, que les delphinariums sont supposés fournir au détriment de l’animal, devront être prouvés.

Nous allons peut-être assister bientôt au même genre de débats que ceux qui ont précédé la Proclamation d’émancipation d’Abraham Lincoln et la fin de l’esclavage aux Etats-Unis.

SeaWorld est un empire, qui s’étend bien au-delà des accords entre delphinariums. Il contrôle les médias par ses mannes financières. Le public continue à apprécier ses shows. Les bénéfices sont effarants.
Mais pour combien de temps encore ? Fondamentalement, un show de dauphins ou d’orques, c’est toujours la même chose. Quelque soit la mise en scène choisie, de la plus minable à la plus somptueuse, le répertoire se limite à des sauts, des jets de ballon et à des chevauchées sur le dos des détenus.

On a tenté souvent de varier le menu, en enfermant des espèces exotiques, en transformant les spectacles en véritables concerts rock, selon les mots de John Kershaw, chef-dresseur à Antibes.
Mais tout passe et tout lasse.
Surtout si des documentaires viennent mettre à mal l’image enchanteresse de ces usines à cétacés.

La communauté scientifique se désintéresse de plus en plus des recherches menées en bassin. Le tour semble avoir été fait de ce qu’il y avait à découvrir dans de telles conditions. On se soucie à présent essentiellement de mettre au point des techniques pour maintenir  en vie les détenus aussi longtemps que possible et améliorer leur reproduction en bassin.

Les découvertes importantes de Louis Herman ou de Diana Reiss ont par ailleurs été obtenues sur des sujets vivants, dont la vie fut réduite aux dimensions d’un cachot et qui moururent pour la plupart bien avant l’âge de manière dramatique.

Les vrais chercheurs se tournent aujourd’hui vers la vie socioculturelle et psychologique des mammifères marins en milieu naturel. Dans ce domaine, les découvertes s’enchaînent : rituels funéraires, entraide, alliances, adoption, empathie avec des espèces autres que la leur, usage de nom, usage d’outils, dialectes, art des bulles, etc. Tout un monde s’ouvre à nous.

Quant à la conservation, si l’on ne peut nier le travail de SeaWorld et de ses associés quant au sauvetage de cétacés échoués, il faut rappeler que bon nombre de dauphins (ou d’orques) recueillis et soignés ne sont jamais réhabilités et intègrent aussitôt le circuit des cirques aquatique. Le cas de Morgan est le mieux connu.

L’éducation, enfin, est aussi peu crédible que la dolphin therapy. Il suffit de voir un seul spectacle au delphinarium, n’importe lequel, pour comprendre qu’elle peut gravement nuire à une vision respectueuse de la nature par l’enfant.

Dès lors que Blackfish sera diffusé à la télévision, que des versions pirates circuleront sur le Net, les jours de la compagnie SeaWorld seront comptés. L’Industrie tout entière commence à vaciller. C’est pour nous, amis des cétacés libres, le moment d’accélérer sa fin.

A propos de Blackfish :
http://abcnews.go.com/GMA/video/blackfish-documentary-takes-seaworld-19790943
http://keepwhaleswild.wordpress.com/2013/07/14/seaworld-riposte-seaworld-lashes-back/
http://abcnews.go.com/GMA/video/blackfish-documentary-takes-seaworld-19790943
http://blackfishmovie.com/
http://www.theatlanticwire.com/entertainment/2013/07/seaworld-afraid-new-documentary-will-make-you-never-want-visit/67345/

https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/04/20/seaworld-a-la-bourse-de-new-york-le-triomphe-de-lesclavagisme/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/12/blackfish-en-europe/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/03/23/blackfish-le-film/


« Blackfish » en Europe

blackfish-brancheau_killedAprès avoir été puni, isolé, assommé de calmants,
Tilly crie désormais son désespoir

Le film Blackfish vient d’être diffusé ce 10 mai 2013 à Louvain, lors d’un festival des documentaires fort discret.
Qui en a parlé ? Personne. Pas un ligne dans les médias. Et c’est dommage, car bien peu de gens connaissent en Belgique les souffrances que les cétacés captifs endurent, qu’ils soient nés en bassin ou kidnappés en mer.
A Séoul, par exemple, la séance aura plus d’ampleur et d’audience, car des anciens dresseurs viendront témoigner après le film et répondre aux questions des spectateurs. Aux USA, le film a fait grand bruit et recueilli les éloges de la presse.
Mais chez nous, rien. Un silence radio vraiment regrettable.
Car ce documentaire nous apportait ici un éclairage global sur le vrai visage de l’Industrie de la Captivité, en plein essor financier partout dans le monde.

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L’argument de base se fonde sur la tragique histoire de Tilikum.
Cet orque mâle, on le sait, fut arraché brutalement à sa famille en Islande quand il avait 2 ans. Timide, privé d’éducation, mal dans sa peau, rossé par ses compagnes de cellule, il a fini par tuer 3 fois.
Sa première  victime fut une jeune dresseuse du nom de Keltie Byrne, qu’il noya avec l’aide de ses camarades, Haida II et Nootka IV. La seconde fut Daniel P. Dukes dont on retrouva le corps nu, couvert de contusions, drapé sur le dos de Tilikum un matin.  L’homme s’était caché dans le parc après la fermeture pour plonger durant la nuit dans la piscine du Sealand of Pacific.

Tilikum-victimes

Le 24 février 2010, enfin, ce fut le tour de Dawn Brancheau au SeaWorld d’Orlando. Inconsciente du danger, cette femme d’expérience qui ignorait pourtant les antécédents de son esclave fut littéralement réduite en miettes, broyée, lacérée puis noyée par le géant.
Après avoir été dûment drogué et mis en isolement presque une année entière, ce Spartacus parmi les orques est retourné au boulot. Mais son état est encore pire. Amorphe et dépressif, à peine capable d’exécuter un show, il n’est plus qu’une machine à donner du sperme pour la reproduction d’orques en batterie. Un véritable vol au-dessus d’un nid de coucou

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Tilikum ne fut pas le seul à agir ainsi.
Plusieurs dizaines d’orques ont agressé leur dresseur en bassin, alors qu’aucun incident de ce type n’a jamais été relevé en mer.
Blackfish nous donne à entendre la souffrance insondable de Kastaka, dont Ken Peters vient d’enlever la fille, Kalia, et qui hurle son désespoir avec des cris à vous déchirer le cœur. Avant de se venger sur le dresseur, qu’elle maintient calmement sous l’eau jusqu’aux limites de la noyade.
Il nous montre d’anciens ravisseurs d’orques ravagés par la honte et des dresseurs repentis.
Il nous fait voir, face caméra, une représentante de SeaWorld en train de mentir effrontément devant un tribunal ou accusant la dresseuse morte d’incompétence devant les médias, alors que sa compagnie savait que Tilikum avait déjà tué deux fois.
Enfin, Blackfish nous emmène à Loro Parque en Espagne, où Keto, l’un des mâles venus de SeaWorld Texas, tua Alexis Martinez.

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Kasatka jouant à noyer son dresseur

C’est donc toute la face sombre, l’envers du décor pimpant de SeaWorld que nous révèle Blackfish : mensonges, négations, menaces de procès, omissions, lobbying, nettoyage du web, propagande insensée, offres publiques en bourse, tout est bon pour faire prospérer un secteur financier en plein boom.

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Aujourd’hui, le Boudewijn Seapark fête en grande pompe son 50ième anniversaire.
Sait-on vraiment ce que des dizaines de dauphins ont du subir sous son dôme sombre, dans un trou d’eau chlorée où pas une sardine ne survirait plus d’un quart d’heure ? Le public est-il au courant de la façon dont Puck, Roxanne ou Beachie sont arrivés chez nous ? Est-il informé de la manière dont Tex ou Terry sont morts ?

En 2010, le delphinarium belge a refusé de communiquer aux enquêteurs d’ENCAP, de Born Free et de la WDCS la moindre information sur l’état de ses dauphins. Il n’existe en Europe aucun registre public des cétacés captifs en Europe, alors que tout un chacun peut accéder à des bases de données officielles à propos des grands singes ou des éléphants sur Internet.

Pourquoi tant de mystères autour des dossiers médicaux des détenus et de leurs autopsies ? Pourquoi tant de secrets autour d’une Commission fédérale du Conseil du Bien-être animal qui planche depuis 2010 sur l’amélioration des conditions d’accueil du delphinarium de Bruges ?
Au nom de quoi, enfin, ces maltraitances sont-elles commises ?

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A cet égard, la réponse est simple : le profit.

C’est la SEULE raison d’être de ces entreprises commerciales. C’est le seul moteur de ces succédanés de SeaWorld en Europe, par ailleurs étroitement liés au grand holding américain. Et pour faire du profit, tous les moyens sont bons, tous les mensonges, toutes les propagandes, toutes les alliances avec le secteur public ou privé.
Même en Europe, il y a des orques qui souffrent et qui attaquent. Même en Europe, il y a des dauphins si mal en point que leurs propriétaires n’oseraient pas révéler pourquoi. A cet égard, le film Blackfish ne nous parle pas seulement des orques aux USA. Il nous parle d’une Industrie esclavagiste obscène que nos gouvernements auraient du interdire depuis bien longtemps, comme l’ont fait le Brésil et la Croatie ou bien comme l’Inde s’apprête à le faire.

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Prochaines projections (rien en France !)
La captivité abolie aux USA ?

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