Free our last 6 dolphins in Belgium.

Chimpanzés

Danse de la pluie : Dieu est un chimpanzé

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Pour l’être humain, Dieu est un humain.
C’est un père omnipotent et jaloux qui trône dans les nuages. Il se fâche sur propres enfants s’ils ne se soumettent pas à lui. Nemrod est l’un des seuls à s’être rebellé, qui tira des flèches vers le ciel et son Créateur.

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Dieu le Père

Pour les chimpanzés, Dieu est un chimpanzé.
Un mâle dominant géant qui trône dans les nuages et casse des branches en jetant des éclairs. C’est l’Orage.
Lorsqu’Il arrive sur la forêt , les mâles défient le Grand Mâle Céleste ou lui rendent hommage en l’imitant.


 


Le Témoignage de Jane Goodall

La pluie suscite un rituel violent
De manière générale, les chimpanzés deviennent plus actifs pendant les pluies et souvent, sans raison apparente, un mâle se lance dans une course, frappant le sol ou une branche basse au passage. Ce comportement, lorsque des groupes sont rassemblés, peut prendre les proportions d’un spectacle fascinant que je l’ai appelé la « danse de la pluie. »

Je l’ai vu à quatre reprises, toujours vers midi et toujours en terrain similaire. Dans tous les cas, il a suivi le même schéma, mais la durée a varié de 15 à 30 minutes. Il n’a pas toujours lieu sous la pluie, mais la pluie tombait dru quand je l’ai observé pour la première fois.

Je regardais un vaste groupe de chimpanzés, 16 en tout, qui se nourrissaient et jouaient dans un arbre à mi-hauteur de la pente opposée d’un ravin étroit. La pluie avait menacé toute la matinée et enfin elle se mit à tomber, d’abord doucement puis de plus en plus fort.

Lorsque la pluie a commencé, les chimpanzés sont descendus un par un de l’arbre où ils se tenaient et se sont assis pendant un certain temps avant de commencer à débouler sur la pente herbeuse.

Ils s’étaient divisés en deux groupes, avec quatre grands mâles dans un groupe et trois dans l’autre. Comme ils approchaient de la crête au sommet, l’un des mâles s’est brusquement tourné et a foncé en diagonale vers le bas de la vallée, frappant le sol, appelant haut et fort, et cognant un arbre comme il passait. Un mâle du second groupe se retourna à son tour et se mit à courir en bas de la pente.

Debout, il arracha une branche basse d’un arbre, l’agita un instant, puis la traîna derrière lui pendant qu’il courait.

Pendant ce temps, les femelles et les jeunes avaient grimés dans les arbres près de la ligne d’horizon et regardaient.

Au sommet de la pente un autre mâle encore se tenait debout, basculant doucement d’un pied sur l’autre, balançant les bras, préparant son élan.
Puis il se lança à son tour au pas de charge, rompant une grande branche au passage. Deux autres le suivirent, toujours en hurlant. L’un après l’autre, ils montèrent dans un arbre et, sans une pause, à quelque 25 pieds au sol, ils se mirent à arracher des branches et à les jeter en bas de l’arbre. Puis chaque chimpanzé est monté au sommet de l’arbre où il est resté un moment, avant de redescendre, de remonter la pente et de recommencer ce violent rituel.

 


 

La Danse de la Pluie

Do animals have spiritual experiences? Yes they do
(avec une description du Rituel de la Chute d’Eau chez les chimpanzés)

Jane Goodall Institute

A chimpanzee in the forest screams to mark the territorial boundary of its group. Shot in Kibale forest National Park (Uganda).

Kibale forest National Park (Uganda).


La guerre : une tradition commune aux humains et aux chimpanzés

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Les meurtres sont souvent rapides et brutaux : les chimpanzés attaquent en nombre et en force pour s’emparer de leur ennemi et le clouer au sol avant que ces dizaines d’assaillants commencent à le mordre, à le rouer de coups de pieds et de poings et à déchirer le corps de leur victime.

« Ils arrachent des morceaux de son corps, le plus souvent les parties génitales, et parfois ils lui déchirent la gorge. Les dommages qu’ils lui font subir sont vraiment horribles à voir et d’une totale cruauté», a déclaré Michael Wilson, anthropologue de l’évolution à l’Université de Minnesota et spécialiste des chimpanzés qu’il a étudié les chimpanzés à l’état sauvage.

Les chercheurs se sont longtemps interrogé sur les raisons pour lesquelles nos plus proches cousins animaux – des Hominiens, comme nous – exerceraient une telle violence meurtrière contre leur propre espèce, en ce compris le meurtre de nombreux enfants sans défense.

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Une école de pensée soutient que la violence chez Pan troglodytes serait le résultat de l’empiétement humain sur l’habitat des chimpanzés. L’alimentation de certains groupes par des chercheurs pour mieux les observer – une pratique désormais révolue – le braconnage, la déforestation et d’autres activités humaines auraient ainsi incité ces comportements désespérés et cette cruauté sans limites.

Mais il existe un point de vue contraire : tout ce sang versé ne serait qu’une stratégie de survie adaptative qui a précédé l’arrivée de l’Homo sapiens… et dont nous aurions développé l’usage à un degré supérieur.

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Soldiers

En se faisant la guerre, en tuant les chimpanzés de groupes concurrents, les chimpanzés guerriers peuvent étendre leur territoire et dans la foulée, leurs sources de nourriture et leurs accouplements.

Dans un article publié récemment dans la revue Nature, Wilson et ses collègues ont étudié 152 cas d’agression mortelle chez les chimpanzés libres. Ils en ont conclu que la présence humaine n’avait que peu à voir avec ces traditions sanguinaires.

Les auteurs ont noté, entre autres conclusions, que la violence la plus extrême observée entre groupes de chimpanzés a eu lieu sur un site relativement peu perturbé par l’homme, le Parc national de Kibale en Ouganda. En revanche, il y avait moins de violence interethnique dans un site en Guinée pourtant largement envahi par l’Homme. « Nous en déduisons que les motifs d’agression mortelle chez les chimpanzés n’indiquent que peu de corrélations avec la par la présence d’Humains sur leur territoire mais relève au contraire d’une stratégie d’adaptation. Tuer est un moyen de neutraliser ses rivaux lorsque les coûts de mise à mort sont faibles et la victoire assurée d’avance », écrivent les auteurs.

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Les humains et les chimpanzés sont issus d’un ancêtre commun qui vivait en Afrique il y a environ 7 millions d’années. Pour cette raison, les chercheurs ont examiné le comportement des chimpanzés dans l’espoir de comprendre pourquoi l’homme aimait tant la violence et pourquoi nous ne cessons de nous faire la guerre. «Le fait que les chimpanzés soient si proches de nous, génétiquement et culturellement, nous permet de croire que ce goût du massacre provient précisément de notre ancêtre commun, et que nous le partageons avec les chimpanzés », a déclaré Wilson.

«On a souvent prétendu, continue le chercheur, que la guerre chez les humains résulte d’un certain nombre de facteurs qui se sont produits dans un passé relativement récent : l’avènement de l’agriculture, le développement des armes et l’éclosion de diverses idéologies. En fait, nos études sur les chimpanzés suggèrent plutôt que la guerre est chevillée en nous et qu’elle est le fruit d’une longue histoire évolutive ». Pendant des décennies, une multitude d’observations menées sur plus d’une douzaine de sites où vivent les chimpanzés en Afrique, associés la collecte de rapports de témoins oculaires confirment ces meurtres organisés.

« En parcourant toutes ces études et ces témoignages, j’ai été surpris de voir à quel point ces meurtres étaient fréquents», continue Wilson. Il n’a pas fallu longtemps aux chercheurs pour identifier certaines tendances spécifiques.

« Les chimpanzés mâles tuent plus souvent que les femelles et leurs victimes sont essentiellement de sexe masculin. Mais les agresseurs tuent aussi les  nourrissons non sevrés. Toutes leurs victimes étaient principalement des membres d’autres communautés et donc peu susceptibles d’être parents proches. Enfin, ces attaques n’étaient menées que lorsqu’un groupe disposait d’une supériorité numérique écrasante par rapport à leurs victimes ». 

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Mais de quel type d’avantage numérique parlons-nous ? La moyenne était de cinq assaillants pour une victime, mais dans certains cas, jusqu’à 32 chimpanzés se sont acharnés sur un seul malheureux individu qui avait fait l’erreur de franchir leur frontière. «Ces recherches devraient donc enfin mettre un terme à l’idée que l’agression mortelle chez les chimpanzés est le fruit d’une influence anthropique – mais ils ne seront probablement pas suffisants assez pour convaincre tout le monde, » a commenté Joan Silk, anthropologue évolutionniste à l’Arizona Université d’Etat.
Cependant, Joan Silk  met en garde l’opinion publique contre des conclusions hâtives qui pourraient être tirées à propos de l’Homme. « Les êtres humains ne sont pas destinés à être des tueurs guerriers parce les chimpanzés tuent parfois leurs voisins», écrit-elle. Fait intéressant, les chercheurs ont constaté que même si les chimpanzés pouvaient être très violents, les bonobos sont particulièrement pacifiques. Un seul assassinat a pu être documenté parmi eux.

En outre, Wilson lui-même a précisé que si les meurtres commis par les chimpanzés pouvaient être d’une rare brutalité, ils étaient relativement rares. La plupart des conflits entre tribus rivales se résument à des cris de menace lancés à grande distance, de sorte que l’un des groupes se contente alors de s’éloigner. La féroce violence déployée par des groupes de mâles chimpanzés  rivaux est relativement rare, et ne survient jamais à l’intérieur d’un groupe apparenté.

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Cependant, il y a des exceptions curieuses.
Au cours de ses observations de chimpanzés dans le parc national de Gombe, en Tanzanie, Wilson a écrit dans son blog qu’il a été renversé deux fois et intimidé par Frodo, un chimpanzé mâle alpha célèbre pour son agressivité.
Frodo peut se prévaloir d’une longue liste d’actes violents, y compris l’agression de la primatologue Jane Goodall, le meurtre d’un nourrisson humain, l’attaque frontale de cinéastes, et même du dessinateur. Il a également massacré un grand nombre d’autres singes.  Sa mort fut à l’image de sa vie : il fut retrouvé mort en novembre 2013. Une autopsie a conclu qu’il était mort d’une morsure apparente à ses organes génitaux qui avaient été infectées. Chez les grands singes aussi, il y a des Kubilaï Khan, des Staline et des Hitler… Et tous finissent par en payer le prix.

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http://www.latimes.com/science/sciencenow/la-sci-sn-chimpanzee-violence-20140916-story.html

http://www.latimes.com/science/sciencenow/la-sci-sn-is-warfare-part-of-human-nature-20130718-story.html

http://altereddimensions.net/2014/gombe-chimpanzee-war-four-year-war-for-territory-kidnapping-rape-murder-1974-1978

http://news.nationalgeographic.com/news/2010/06/100621-science-chimpanzees-chimp-gangs-kill-mitani/

http://www.sciencedaily.com/releases/2014/09/140917131810.htm

http://www.inexplique-endebat.com/article-le-chimpanze-est-un-homme-comme-les-autres-122794402.html

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Anvers 2014 : grands singes et autres détenus

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Voilà bien des années que la situation des grands singes au Zoo d’Anvers nous interpelle.
Voilà bien des années aussi que des éthologues plaident pour que chimpanzés et gorilles puissent y bénéficier d’un environnement mieux adapté à leurs besoins physiques et psychiques.

Ailleurs en Europe ou aux USA, dans les zoos les mieux tenus, un espace gazonné au grand air est considéré comme un minimum vital pour nos plus proches cousins.
Un minimum, car dans les grands sanctuaires construits à leur intention aux USA ou en Afrique, il ne s’agit pas de simple gazon mais également d’une quantitié d’activités ludiques et sociales qui rendent leur vie plus proche de celle des vrais grands singes.

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Le climat n’arrange rien. En Belgique, les animaux issus de pays subtropicaux sont enfermés près de huit mois de l’année dans des locaux à l’abri du froid. On frémit à l’idée du temps que les orang-outans du Monde Sauvage d’Aywaille passent dans leur casemate minuscule en hiver, ou bien les bonobos de Planckendael dans leur salle de bains souterraine !

OLYMPUS DIGITAL CAMERABonobos à Planckendael (été)

bonobo-planckendael-hiver.Bonobos à Planckendael (automne-hiver)

Sans doute, depuis les années 50, le Zoo d’Anveres a-t-il réalisé d’indéniables progrès. Les chimpanzés ne sont plus enfermés derrière des barreaux, ils ne reçoivent plus de nourriture des visiteurs et ne meurent plus de pneumonie à la chaîne. De nombreux agrès et même quelque rares jeux d’intelligence ont été ajoutés. Des touffes de paille leur permettent désormais de faire leur nid le soir.

Mais l’espace reste insuffisant et les chimpanzés s’entassent les uns sur les autres dans ces pièces verdâtres percées de portes arrière d’où les gardiens leur jettent des pommes pour les calmer. Ils passent leur temps à se bagarrer, à hurler et à se poursuivre.

DSCN1362Des conflits permanents à huis clos

A cet égard, les chimpanzés sont identiques aux Hommes : ils aiment la politique et ils aiment dominer. Mais dans cet univers de cages communiquantes, il n’y a pas de ligne de fuite, aucun arbre où grimper et se faire tout petit, aucun frère ou cousin pour former une alliance. C’est le passage à tabac permanent des faibles.
On notera par ailleurs que le zoo n’enregistre plus de naissances de chimpanzés depuis 1992. Quinta n’a fait que passer en 1990. On voit mal en effet comment une maman pourrait élever son petit dans un environnement aussi brutal et confiné.

anvers-chimpanzees-dos-griffe-smallLe dos est lacéré de griffures

anvers-chimpanze-debout-decembre-2013-dominantEt le dominant règne sans partage 

Les griffures, les poils arrachés et les morsures sanglantes dont s’ornent leur nuque attestent de la violence croissante des conflits. Le contraste est frappant d’avec 2011. En deux ans, tous les chimpanzés, à l’exception d’un seul, semblent avoir attrapé la gale. Tous ressemblent désormais à Maaike, la vieille guenon pelée qui a tant vu et tant vécu…

Maaike3Maaike l’ancienne tentant de dormir tranquille

Un déménagement de tous les chimpanzés à Planckendael dans un environnement arboré est donc indispensable, ainsi que davantage d’enrichissement environnemental (Game Boys, Ipads, DVD, revues illustrées, apprentissage de l’AMESLAN, etc.), qui irait au-delà de la recherche de nourriture dans des petits trous…

kanzi-televisionKanzi

Il en va de même pour les gorilles.
Leur habitat s’est un peu agrandi depuis le départ des orang-outans, en 2011.
Mais il s’agit toujours d’une véranda sans air frais ni gazon ni soleil sur la peau, où l’on patauge dans sa propre urine et de pièces en sous-sol. Ces bons géants sont de nature paisible, nous avons là un mâle stérile et son harem, et au moins ne se battent-ils pas ! Leur principale souffrance reste un ennui pesant, l’absence d’accès à la moindre verdure et la pauvreté ahurissante de l’enrichissement environnemental qui leur est accordé. Ici non plus, pas de télévision, pas d’apprentissage de langages signés, pas de jeux vidéos. Rien. Il s’agit que le public ne perde pas de vie qu’il s’agit « d’animaux » et non pas d’hominiens, comme nous.

OLYMPUS DIGITAL CAMERALes journées se passent à ne rien faire .

En 2012, le Zoo d’Anvers annonçait pourtant la création d’un enclos extérieur pour tous ses Grands Singes.
Promesse non tenue : nous voici en 2014 et c’est un espace pour enfants qui a été construit à la place.
Considérés sans doute comme prioritaires, la nouvelle voilière et le nouveau bassin à pingouins figurent au programme des grands travaux de l’année !

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En 2012, un enclos extérieur était promis pour 2013

enclos-futur-des-grands-singes2014A cet endroit, l’espace des grands singes
est devenu une plaine de jeux pour les enfants.
N’est-ce pas pour eux que ce zoo existe ?

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OLYMPUS DIGITAL CAMERAPromesses, promesses ?

Du côté des éléphants, on continue à exposer de jeunes mâles pour rien. Un zoo sans éléphant n’est pas un zoo, tout comme un cirque sans fauves n’est plus un cirque dans l’esprit du grand public.
Rappelons que Budi-Billy, l’ancien copain de Ming Jung est parti en Denver en avion. Il s’est vu remplacé par Kanvar (5 ans). Ces deux éléphanteaux arrachés à leur mère bien trop tôt ne reçoivent d’éducation qu’humaine. Ils seront bientôt séparés à nouveau pour errer de zoo en zoo répandre leur semence jusqu’à ce mort s’ensuive. Chez les éléphants, comme chez les dauphins, les orques ou les humains, les amitiés peuvent durent une vie entière.
Pour l’instant, les bagarres semblent fréquentes, mais il s’agit d’un jeu.

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Enfin, les grands félins posent toujours problème.
Voilà des années que l’on nous promet de la même manière des  enclos plus vastes. Les lions en ont bénéficié – et encore ne peut-on pas parler ici d’un terrain de foot-ball ! – mais ce n’est pas le cas des tigres.

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Quant aux panthères….


La liste est longue encore des détenus de ce zoo qui ne sont pas accueillis dans des conditions adéquates. Terminons pour cette fois avec les okapis. Dans son rapport sur les zoos belges, l’association Born Free rappelait que ces doux herbivores vivent normalement dans les taillis épais de la forêt congolaise.  Il est donc assez surprenant de les voir paître dans une prairie boueuse, exposée au froid piquant de ce dimanche de décembre…

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Nous demandons donc instamment au Zoo d’Anvers de prendre des mesures rapides pour assurer un cadre de vie décent aux grands singes captifs qu’il possède.
Nous lui demandons de se pencher également sur le sort de ses grands félins, dont beaucoup sont encore zoopsychotiques.
Nous demandons enfin aux autorités compétentes d’exiger du Zoo d’Anvers qu’il respecte la loi, comme devraient le faire aussi Pairi Daiza, le Monde Sauvage d’Aywaille et tous ces autres parcs d’attractions aux prétentions conservationnistes qui pullulent dans notre pays en dépit du bon sens.

anvers-girafes-froidDes girafes s’abritant du vent froid.

 Les gorilles du Zoo d’Anvers en 2013

 Les chimpanzés du Zoo d’Anvers en 2011

Les chimpanzés du Zoo d’Anvers et autres captifs en 2012

Ming Jung, Budi, Kanvar : des bébés éléphants au Zoo d’Anvers

Le Rapport Born Free

 DSCN0606Une bonne nouvelle pour les rapaces : on a peint de jolis décors sur leur murs.
Voilà qui va changer leur vie…

Photos et vidéos : YG-Hurricane Warrior. 2014


Jane Goodall condamne les delphinariums

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VIDEO : LE MESSAGE

Jane Goodall n’est rien moins que la Copernic de l’éthologie, celle dont les observations de terrain ont renversé nos antiques certitudes quant au « propre de l’homme ».

En octobre 1960, elle observe pour la première fois un chimpanzé en train de fabriquer des outils destinés à pêcher les termites. Cette découverte ébranle la notion « d’être humain», qui attribuait alors ce comportement au seul Homo faber. Grâce à ses recherches, nous savons désormais que les chimpanzés sont presque identiques aux humains, tant au niveau génétique qu’intellectuel ou affectif. Ils chassent en bande, se font la guerre, honorent leurs défunts, communiquent et entretiennent entre eux des liens forts et durables.

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Ses innombrables travaux l’ont amené à donner des noms aux chimpanzés qu’elle côtoyait et à leur reconnaître une personnalité, extrayant ainsi les primates de leur image de brutes pour estomper peu à peu la distinction entre les grands singes humains et les autres.
Depuis des années, Jane Goodall se bat pour la protection des chimpanzés en milieu naturel et contre leur exploitation par les laboratoires, les cirques, les films ou les zoos.

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Aujourd’hui, le Dr Jane Goodall se donne pour mission essentielle d’alerter l’opinion publique à propos des dangers qu’encourt notre planète et de faire évoluer les comportements individuels vers un plus grand respect de notre environnement. Fondé en 1977, en Californie, l’Institut Jane Goodall célébrait récemment ses trois décennies de recherches, d’éducation et de conservation de la faune.

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Jane ne fut pas seule, bien sûr, à explorer les cultures non-humaines à ce moment de l’histoire.
Diane Fossey nous fit comprendre toute la douceur de la société gorille. Biruté Galdikas nous ouvrit les portes du monde subtil, gracieux et pacifique des orang-outans. A leur suite, Franz De Wall  mit en évidence la politique et la morale des peuples chimpanzés, tandis que Hal Whitehead démontrait l’usage de dialectes chez les cachalots.

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Mais après Jane, il devint évident qu’on ne pouvait plus considérer un grand singe, un éléphant ou un cétacé autrement que comme des «personnes», pour ne parler que de ces 3 espèces dont les capacités cognitives et émotionnelles se rapprochent le plus des nôtres malgré d’autres Umwelt.

Toute une génération de scientifiques indépendants adhère aujourd’hui à cette vision des choses, proprement révolutionnaire.
Aussi violent, aussi irrationnel, aussi viscéral que le racisme, le Spécisme imprègne en effet toutes nos philosophies, nos recherches, nos loisirs, notre alimentation. La dichotomie Homme Animal constitue le fondement même de l’économie de marché que nous pratiquons depuis le néolithique. Il nous faut continuer à croire et à faire croire que la « bête » n’est qu’une machine biologique, privée d’être propre, pour pouvoir l’exploiter, la tuer, s’en nourrir ou rire d’elle sans remords. Penser différemment signifierait la fin de notre façon de vivre et la nécessité d’en trouver une nouvelle.

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Plus d’abattoir, plus d’élevage, plus de massacres d’éléphants ou baleines, plus de forêts incendiées au profit de l’huile de palme tandis que fuient les orang-outans. Plus de zoos, plus de delphinariums, rien que des sanctuaires naturels in situ ou dans des zones climatiquement proches à l’abri des violences humaines. Et finalement plus de pollution non plus, plus d’énergies fossiles, plus de surpopulation, tout simplement parce que nous ne pouvons pas nous permettre de massacrer des millions d’espèces et de ravager leurs biotopes sans encourir le risque de nous détruire nous-mêmes.

En toute logique, Jane Goodall s’est évidemment opposée à l’Industrie du Dauphin Clown.
C’est grâce à elle et à des gens comme elle que nous pouvons encore croire en notre propre humanité. Et garder de l’espoir.

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 VIDEO : LE MESSAGE