Free our last 6 dolphins in Belgium.

Harderwijk Dolfinarium

Orque Morgan : 3ième procès

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23 avril 2014 : le verdict

Le Conseil d’Etat a déclaré dans un communiqué publié ce mercredi que le transfert de Morgan vers Loro Parque était correct car il n’y avait pas d’alternative.
«Le retour de cette orque dans l’océan, tel que proposé par les groupes de protection des animaux dans un plan de libération, n’a pas été considéré comme une « solution alternative satisfaisante », car la tribu d’origne de Morgan n’a pas été trouvée (faux) et qu’elle appartient à une population dont la structure sociale est très complexe », a estimé le tribunal néerlandais.

Les défenseurs de Morgan ont beau affirmer, preuves à l’appui, que l’orque n’est pas correctement soigné en Espagne et se voit constamment attaqué par les autres orques, le Conseil d’Etat n’en a cure. Cela ne fait pas partie de ses compétences. Le verdict délivré aujourd’hui ne portait que sur la validité de la licence d’exportation accordée par Bleeker à l’époque. « L’état de santé de Morgan à l’heure actuelle n’était pas l’objet de la procédure judiciaire » a précisé la Cour.

La vérité, cest que les Pays Bas sont à la botte des USA et que libérer Morgan, ce serait mettre SeaWorld en difficulté en ouvrant la voie à une campagne de libération massive dont les Industriels de l’esclavage cétacéen ne veulent pas.

Depuis sa fondation dans les années 60, le delphinarium de Hardewijk a toujours été le comparse privilégié de SeaWorld en Europe. Ensemble, ils ont capturé les premières orques islandaises dont certaines – comme Freya, Tanouk ou Sharkane – ont directement été livrées au Marineland d’Antibes. Ce à quoi nous assisotns ici, c’est à un déni de justice grave, obtenu sous la double pression de la diplomatie et de la recherche du profit. Le gouvernement des Pays-bas se couvre de honte, mais les amis de Morgan ne baisseront pas les bras.

Morgan sera le symbole même de notre juste combat.

http://www.dutchnews.nl/news/archives/2014/04/export_licence_for_morgan_the.php
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/11/16/orque-morgan-3ieme-proces/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/03/28/seaworld-japon-europe-petits-crimes-entre-amis/

Morgan-being-bitten-by-another-orca

Le 3 décembre 2013, le cas de l’orque Morgan fera l’objet d’une 3ième procédure judiciaire devant un tribunal à la Haye. Lors du deuxième procès, le 12 décembre  dernier,  le verdict des juges de la Cour d’Amsterdam avait jeté la consternation : «La licence d’exportation accordée pour Morgan l’a été à raison, afin de contribuer à l’éducation du public ». Le tribunal ajoutait qu’il n’y avait aucune raison de penser que la santé de la jeune orque soit en danger dans ce parc d’attractions.


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Les photos prises par le Dr Visser ce 17 Novembre 2013 montrent pourtant que Morgan n’a pas cessé de souffrir depuis lors, malgré les « bons soins » de Loro Parque. Ses dents de devant sont usées jusqu’à la gencive. Les autres sont réduites d’un tiers, sans parler d’un dent brisée. La photo ne montre pas une dent de ??la mâchoire droite, usée jusqu’à la pulpe et qui peut très bien avoir été percée à la vrille. Cette opération est pratiquée lorsqu’une dent s’infecte et qu’elle risque d’entraîner une septicémie puis la mort. L’image montre clairement le préjudice extrême que Morgan s’est infligée à elle-même en se heurtant sans cesse contre les parois du bassin. C’est ce qu’on appelle des «dommages de tissu hypertrophique», qui provoquent souvent des démangeaisons et de vives douleurs. En outre, Morgan s’est cogné la tête contre les murs si souvent qu’elle a ouvert la peau et exposé la chair à vif.  Pourtant, le propriétaire de Loro Parque continue à prétendre que Morgan « se porte bien et qu’elle est en parfaite santé». Il affirme également que le Dr Visser manipule les données. A vous de juger…

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Rappel des faits :
Le 23 juin 2010, on découvrit Morgan qui errait seule le long des côtes de la mer des Wadden, au nord-ouest des Pays-Bas. Elle fi retirée de l’eau et emmenée au delphinarium de Harderwijk par l’équipe « SOS Dolfjin »  attachée au parc marin, afin d’y recevoir des soins.
« Morgan était très faible et très amaigrie. Aussi avons-nous pris la décision, en concertation avec le Ministère de l’Environnement, de la capturer puis de l’emmener au Harderwijck Dolfinarium pour lui rendre des forces», avait déclaré à l’époque M. Bert van Plateringen, porte-parole du parc marin hollandais.
Il avait été convenu– comme l’exige les lois européennes – que cette orque resterait dans un bassin du delphinarium jusqu’à ce qu’elle soit en état d’être remise en liberté et de subvenir elle-même à ses besoins.

orque-Morgan-delphinarium-HarderwijkMorgan en Hollande

Rien de plus facile que de la rendre à ses parents. On sait d’où vient Morgan : sa famille fait partie du Pod P. Un plan précis de réhabilitation a donc été proposé, parfaitement fiable et destiné à réussir.
Pourtant, le 29 novembre 2011, avec l’accord du ministre de l’environnement, M. Henk Bleker et celui de la CITES, la jeune orque a été expédiée vers le zoo de  Loro Parque à Tenerife, dans les îles Canaries.
Elle doit y partager désormais la vie confinée et violente de 5 orques à demi-folles, parmi lesquelles le mâle Keto qui tua son dresseur. Ces orques, nés captives aux USA, sont louées par SeaWorld au parc espagnol. De ce fait, si jamais Morgan tombe enceinte malgré son jeune âge – et les employés de Loro Parque s’y emploient -, ses enfants appartiendraient à Sea World et y seraient envoyés. Un tel apport de gènes frais devient une nécessité pour des parcs marins qui jonglent avec la consanguinité. 2 rédisentes de Loro Parque , Koahan a et Skina, sont nées par insémination artificielle de la semence de Tilikum.

Le Dolfinarium de Hardewijk, gravement soupçonné d’avoir conclu des accords illégaux avec SeaWorld, appartient pour sa part au groupe français « la Compagnie des Alpes ». Ce holding possède également le Parc Astérix, Planète Sauvage, Walibi et le Zoo de Bellewaerde en Belgique.

CMJN de base

Quels sont les enjeux de ce nouveau procès ?

– Morgan est arrivée au Loro Parque à la suite d’une évaluation réalisée par les responsables néerlandais de la CITES.
Avons-nous la copie officielle de cet avis ?

En fait, Morgan a été envoyée à Loro Parque sur recommandation du vétérinaire Niels van Elk, du Dolfinarium de Harderwijk. La CITES n’a rien à voir avec cette décision, sauf que c’est elle qui a délivré ce permis malgré de nombreuses protestations. Sur ses formulaires de plainte, la CITES a répondu qu’elle était satisfaite de l’intégrité des deux delphinariums (espagnol et néerlandais).

Loro Parque est un zoo et il existe des règles spécifiques pour les zoos, que Loro Parque doit suivre. La CITES ont apparemment déduit que Loro Parque était un bon zoo et donc un bon endroit pour Morgan. La Fondation Free Morgan essaie d’obtenir des conseils juridiques sur la façon de contester cette situation.

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Niels Van Elcke, nécropsiste

– Savons-nous à qui appartient Morgan?

Il s’agit d’un élément-clé de cette affaire. Au regard des réglementations européennes, Morgan ne peut être vendue, ni échangée ni utilisée à des fins commerciales. Pourtant, dès le 19 Juillet 2011, le journal Orlando Sentinel annonçait déjà : «SeaWorld Parks & Entertainment est tenté d’acquérir un jeune épaulard femelle secouru l’an dernier au large des Pays-Bas ».  L’article soulignait : «SeaWorld ne dit pas s’il versera une compensation – financière ou sous forme d’autres animaux – au delphinarium hollandais en échange de Morgan ». Enfin, le 29 Novembre 2011, le journal titrait carrément : « L’orque sauvée aux Pays Bas fait désormais partie de la collection de l’entreprise SeaWorld « .

En outre, les documents déposés par SeaWorld lors de la vente publique de ses actions (en particulier la correspondance du 27 Février 2013, du 25 Mars 2013, du 4 Avril 2013 et du 8 Avril 2013, en même temps que le Formulaire S-1 amendé 3 fois) établissent que SeaWorld s’estime propriétaire de Morgan.
SeaWorld «loue» donc Morgan à Loro Parque. Loro Parque paye SeaWorld pour avoir le privilège de garder Morgan dans ses bassins et d’y faire exécuter des shows.

morgan-loro-parque-12-05Morgan à Loro Parque

Avant même que la CITES accorde son permis de transfert de l’orque des Pays Bas à l’Espagne, en date du 27 Juillet 2011, le Dolfinarium de Harderwijk et SeaWorld avaient déjà entamé des discussions au sujet de la vente de Morgan. Il s’agit là d’une transaction commerciale illicite, qui remet en cause l’objectivité du delphinarium hollandais et son prétendu souci du bien-être de l’orque. Envisageait-il sérieusement de placer Morgan dans un enclos marin afin de la remettre au large ensuite et de la rendre à son pod ? On peut en douter.

Comment a-t-on pu en arriver là ? Comment SeaWorld a-t-il pu devenir ainsi le propriétaire légal de Morgan ? Comment le Dolfinarium de Hardewijk a-t-il pu demander puis  obtenir un permis CITES du gouvernement néerlandais pour le transfert de l’orque  à Loro Parque, sans révéler que SeaWorld l’avait déjà achetée ?
Ces questions seront au cœur du prochain débat judiciaire.

– Savons-nous si Morgan est vraiment sourde comme on le prétend ? Où sont les preuves de ce handicap ?

Un rapport en ce sens a en effet été établi par Loro Parque mais il n’est guère convaincant.
Selon le Dr Ingrid Visser (Orca Research Trust/Free Morgan Foudation), l’examen de Loro Parque a observé Morgan assez longtemps que pour se rendre compte qu’elle ne semble pas sourde. Des images volées nous montrent que les dresseurs  utilisent uniquement le sifflet avec elle quand il n’y a pas de public autour.  Peut-être est-elle malentendante. Il existe au moins un exemple d’un dauphin complètement sourd et muet, qui fut capturé heureux et en bonne santé.

Si Morgan est seulement malentendante, cela veut dire alors qu’elle peut parfaitement survivre en milieu naturel plutôt que de rester prisonnière de Loro Parque. En outre, il est tout à fait possible que son problème auditif soit la conséquence de médicaments qu’on lui a donné avant son transfert – à dessein ?  Les dossiers médicaux de Morgan et son bilan de santé ne sont pas accessibles. Mais si la Free Morgan Foundation obtient une inspection médicale, nous pourrons connaître la nature précise des drogues administrées.

morgan-orque-ataque-loro-parqueMorgan agressée à Loro Parque

Le Dr Naomi Rose (HSUS) a déclaré à ce propos : «La personne qui a fait le test, le Dr Dorian Houser, est un acousticien réputé. Mais il s’est appuyé uniquement sur les réactions du cerveau, sans tenir compte du comportement de l’animal.  Cela ne signifie pas que Morgan soit sourde, cela indique simplement qu’elle a perdu une partie de son audition. Cependant, je ne pense pas que cela importe. Sa vision est excellente. Si on la rendait à sa famille, elle serait prise en charge par celle-ci. C’est comme cela que cela fonctionne chez les orques. Je crois même qu’il y a bien plus de cétacés libres affectés de troubles auditifs que nous ne le pensons et qu’ils s’en sortent parfaitement.

Les gens disent souvent : « Une baleine sourde est une baleine morte » mais je ne pense pas que ce soit vrai. Tout d’abord, un déficit auditif n’est pas nécessairement profond. Deuxièmement, j’admets que dans certains cas, cela peut causer de gros problèmes (une baleine sourde est davantage exposée aux collisions avec les bateaux, par exemple), mais que dans d’autres cas, cela ne fait aucune différence, et surtout pas dans un contexte aussi social que le monde des orques ou des dauphins libres ».

orque-handicapee-prise-en-charge-par-son-podJeune orque sans aileron ni nageoire droite
prise en charge par sa famille

– Ne faudrait-il pas se soucier également des 5 autres orques de Loro Parque, dont l’état de santé paraît meilleur ?

Naomi Rose : « Les autres prisonniers ne sont pas oubliés. Mais comme ils sont nés captifs, ils ne sont pas les meilleurs candidats pour la réhabilitation.  Aujourd’hui, nous avons 8 orques capturées en Russie, qui mériteraient de bénéficier de ce type de projet.

Nous nous concentrons sur les 5 orques de Loro Parque à partir des États-Unis. Ce sont des cétacés américains et ils doivent être ramenés aux Etats-Unis. Il faut les mettre à l’abri de l’incompétence  des soigneurs de Loro Parque. Nous travaillons sur cet enjeu, sans grand succès actuellement. Mais nous sommes en contact avec les autorités américaines à ce propos.

Le cas de Morgan est différent : il s’agit là d’une orque européenne et c’est à l’Europe d’en répondre ».

Informations Daniel Turner
ENCAP/BORN FREE

Lire aussi :

Dressage inusité pour Morgan  à Loro Parque

La famille de Morgan

Orques de Norvège

Liberté pour Morgan !

SeaWorld en bourse

Petits crimes entre amis

Du sang, du sperme et des larmes

Le Dolfinarium de Hardewiik

Free Morgan Foundation

L’enfer des orques à Loro Parque

Morgane à Loro Parque

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Dauphins obèses à Hardewijk

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Harderwijk 2013
From Naomi Rose

“They don’t get enough exercise (especially in the tanks this place has, they are basically glorified swimming pools) and they are fed too much. Food is given as a reward for performing tricks correctly and with the amount of times these dolphins perform, some of them get fed a lot. This dolphin’s overall condition doesn’t look good. He is obese, has scratched the skin of the end of his beak, has marks on his body (possible rake marks from other dolphins) and his dorsal fin has a chunk missing and looks a bit ragged. This is what a life in captivity does to these animals.”
End The Captivity Of Cetaceans

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«Ils ne reçoivent pas assez d’exercice (en particulier dans leur bassin de la taille d’une  piscine) et on les nourrit trop. La nourriture leur est donnée comme récompense pour exécuter correctement des tours. Vu le nombre de fois qu’ils doivent répéter correctement les mêmes, les dauphins en ont marre.
L’état général de ce dauphin n’est pas bon. Il est obèse, la peau de son rostre est égratignée, il porte des cicatrices sur la peau, résultats des «coups de râteaux » récoltés dans les bagarres, un morceau de sa dorsale manque et semble déchirée. C’est cela la vie de dauphins captifs ».

Voir aussi :

L’obésite chez les dauphins captifs ; un problème grandissant

Dauphins obèses des petting pools

Dolphinarium de Harderwijk

A dolphin slave is born at Harderwijk

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The life of Beachie, Bruges’ dolphin breeder

November 2013 : Beachie’s dying ?

CENSORED


1. The life of free young males

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A pod of dolphins is having fun while racing with a boat in the Gulf of Florida.
These dolphins are Tursiops truncatus with large fins, or Atlantic Bottlenose, perfectly adapted to coastal life, shallow waters and warm climate. And this is also the reason why our European dolphinaria likes them so much : they are incredibly resilient and able to survive in absurdly small pools disinfected with chlorine.

Here, we see a Trio. An alliance at the first degree, a gang of 3 happy friends who are swimming kilometers and kilometers every day to seduce pretty females of the neighborood. They will stick together for a while, sometimes for their whole life.

Watch the video. First, one dolphin is taking the initiative and jumps out of the water in a very powerful and harmonious way. Quickly, his friends will join him and challenge him : « I bet we can catch up with that boat there ! ». Their jumps are full of joy, innocence, friendship and laughter.

« The relationship between these “male alliance partners” — bromances, if you will — could last decades or even a lifetime: the friends will spend almost 100 percent of their time together and will often surface side by side in synchronicity. Most of the dolphins leaping and rolling and showing off in front of the boat were playful males, about 9 to 10 years old, just about the age of sexual maturity. Their play, which sometimes includes sex with each other, helps them determine who they’ll choose to be their useful, dependable ally for the next few decades. “It’s a big decision on their part,” Gibson said. “They want to make sure they choose wisely.” UNF’s researchers have identified 14 alliances among male dolphins in the St. Johns. Twelve are pairs, one is a trio, the other is a quartet: Osceola, Choctaw, Timucuan and Geronimo, who are almost always together. A few more alliances could be forming among the youngsters who played around the UNF boat (…) .
Different types of alliances are created amongst the males as they compete to attract the females. These alliances are not confined to one given territory, as it is the case with other social mammals, but, at the contrary, they move over large areas that overlap ».
University of Florida research


dolphin-alliance


2 or 3 dolphins will form a first alliance, very strong over the long term.
These pairs or trios will in turn form a second alliance with other similar groups of 2 or 3 males within a larger group of 4 to 14 individuals, who have no family bounds between them.
This second level group will cooperate to defend its own females or to attack other groups and steal their women. Such alliances can last more than 15 years.

Finally, this « super-group » will be able to form a coalition of several groups of the same type, always to face their rivals organised like them. So we will have an alliance « A » combined with an alliance « B » to attack an alliance « C » on certain occasions, but that will be able to ally also to C to attack an alliance « D » at another moment. And then, it really becomes very complicated. (Richard Connor)


dolphinsocialnetAlliances of the third kind


 

Florida dolphins also have a « fission-fusion » social structure, characterised by temporary associations, lasting a few minutes to several hours. These models of flexible grouping, in which dolphins are constantly associating differently, imply that they must be able to find each other, when they are separated by long distances. However, these distances must be within reach of communications – they must still be able to communicate.The decision of a dolphin to join or leave a group is linked to various social considerations, such as the class of the individuals in the group (mothers with their babies, single adult females, adult males and young ones). Every dolphin evolves in different social environments.

The decision is also influenced by the ecological characteristics of their habitat. For example, mothers with children prefer to reside regularly in deep waters. They develop relationships with other females in the same situation and associate with them. The same mothers, when they come to swim in shallow waters, will meet young males with whom they will have little contact.


Bottlenose dolphin catching leaping striped mullet

2. The life of a captive young male


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Beachie as a merchandise at Bruges dolphinarium


In Bruges, Beachie is sleeping on the bottom of the pool. He’s not healthy. He feels alone.
Born free in 1982, « saved » from a stranding in April 1984, he was sent to SeaWorld Orlando on the 27th of April 1984. He left this place on the 8th of June 1997 to be deported to the Harderwijk Dolphinarium, in the Netherlands.
On the 18th of September 2009, he was finally sent to Bruges. Beachie had been a good stallion before the Boudewijn Seapark. In SeaWorld and Harderwijk, he gave birth to Marble (1997), Sal’ka (1998), T’lisala (2001), Amtan (2001), Palawas (2004), Spetter (2005) and Kite (2005). But once in Belgium, he only gave a stillborn child to the young Yotta in 2010, twins (also stillborn) to the older Roxanne in 2011, and another baby who died after 4 days to Roxanne again. His largely degraded life environment probably explains these events.


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Roxanne and her baby, who died after 4 days



So, in 2009, Beachie was brought to the Boudewijn Seapark in Bruges, in the context of an international breeding program (EEP – European Endangered Species Program). Please note that these programs are supposed to ensure the safeguard of an endangered species « ex situ », like for example the golden lion tamarins, the love panthers, the Sumatran elephants, or the okapis, not to mention local but less spectacular endangered species.

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According to the IUCN, Tursiops truncatus is not a highly endangered species. Tursiops are never rehabilitated by the dolphinaria. So dolphinaria do betray the spirit of these European programs. Inadequate education and unnecessary researches couldn’t legally justify the breeding of captive dolphins, since they do not contribute at all to the conservation of the species.

Only females and young dolphins had lived in Bruges since Tex died. That made the arrival of a male necessary for this breeding program for what we can call « circus animals ». Note that neither Beachie nor the residents of the Flemish aquatic circus had chosen to meet. The group would have to, once again, be reshaped by the hand of man.


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Beachie



One week before Beachie arrived, expert trainers of the Boudewijn Seapark went to Harderwijk to see how Beachie was working, what tricks he could be asked and how he had been prepared to take part to the medical tests.
In the morning of the 19th of September 2009, the dolphin was moved to Bruges in the company of 5 employees of Harderwijk and his new masters. Beachie was carried in a hammock, suspended in a box. He arrived in Bruges in the afternoon, to be immediately put in a tank behind the dolphinarium. For the entire first week after his moving, a trainer from Harderwijk stayed in Bruges to help with Beachie’s integration within the group and to advise the team of Bruges.


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The residents. Flo died in 2010, at 13 y.0
Photo Adriaan van Rijswijk


For the first 4 days, Beachie stayed in the tank at the bottom, separated from the group by a simple net. This enabled him to hear and see his new cellmates. Then the male was introduced to the 5 residents. At first, he came into contact with Roxanne, one of the three adult females, while the others stayed separated from him in the pool used for the show.


dolphinbay-food1Photo Hurricane Warrior


 

Today, Beachie is getting along with the senior females (the « high-ranking » females), Roxanne, Yotta and Puck. Young Indy and Ocean – 10 years already ! – are afraid of him. The dominance in a tank is complete, as there is no means of escape, and no possibility to create alliances.Compared to what Beachie has known in his open-air lagoon in Harderwijk, the tank in Bruges is not very big. It is 3-6 meters deep and 40 meters long. On the right and on the left of the tank, there are 2 isolation pens. And behind the scene, there is another pool, larger, but 4 meters deep. This pool was originally intended to sea lions. They go back there during the winter. During the summer, they stay at the « Sea lions Theater ».


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Beachie isolated in the back basin.
Photo Adriaan van Rijswijk



Beachie also had to learn to obey a different way.
In Harderwijk, all the dolphins were getting the attention of the trainers at the same time. In Bruges, they must remain calm in front of the trainer until they receive, one at a time, instructions. For Beachie, at the start, it was hard to wait his turn. He was often jumping out of the water, very excited, and had trouble staying calm. He’s been tamed.
For the show, he has been asked first to show all the tricks he had learnt in Harderwijk. Then, he has learnt to throw balls at children and to do somersaults. This training had already begun in Harderwijk, but it couldn’t be completed there. One wonders what he has learnt in SeaWorld, during all that time after his « rescue »

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Beachie’s training

Photo Adriaan van Rijswijk

For Beachie, many things have changed. He has long lived in the Dolfijndomijn, in Harderwijk, among a group of other males. They had not chosen to be together either, but at least they were all males. At the Boudewijn Seapark, our stallion is now sharing a really small space with 3 young dolphins – including a skinny male – and 2 females older than him. In addition, Beachie no longer has the possibility to go out in the open air, or to feel the sun on his skin, in a sea where fish can survive. The dolphinarium in Bruges is completely covered by a dome. Its waters are entirely artificial.

Beachie is not healthy. Like so many captive dolphins, he sleeps on the bottom of his basin during hours. He is so alone ! No alliances, no friends, no travels. Nothing to do, nowhere to go. Just shows and sleep, sleep and shows.
That’s not a male dolphin life.


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Is it even necessary to conclude ? Is the simple detail of these two life styles not enough to condemn a business that should no longer exist in Europe or anywhere in the world : exhibition of captive dolphins ?

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Beachie alone
Photo Adriaan van Rijswijk


To know more :

Thanks to Christelle Bornauw Waiengnier for the translation.
– Information about Beachie’s was taken from an interview of the chief trainer of Bruges, Sander van der Heul, published on a now securised (after my first visit !)  professional website ruled by Harderwijk Dolphinarium.

clearwater

– Please note the swimming Trio shown on the top of this page are part of the family of the 2 golden geese of the Clearwater Marine Aquarium, Winter and Hope. These new inmates are claimed to have been saved from stranding. It’s the new way to get captive dolphins in the USA. All stranded dolphins are supposed to be deaf.
Let’s remind that for more than 2 decades, Gulf of Mexico was the focus of a live-capture fishery for Bottlenose dolphins which supplied dolphins to the U.S. Navy and European dolphinaria. « During the period between 1972-89, 490 bottlenose dolphins, an average of 29 dolphins annually, were removed from a few locations in the Gulf of Mexico, including the Florida Keys. Mississippi Sound sustained the highest level of removals and 202 dolphins were removed from this stock during this period, representing 41% of the total and an annual average of 12 dolphins. It may be biologically significant that 73% of the dolphins removed during 1982-88 were females. The impact of those removals on the stocks is unknown ». (NOAA)

winter-se-cacheWinter


No more dolphinaria in Europe

Bruges : in the water with our dolphins ! (Videos)

Bruges dolfinarium must be closed

Harderwijk Dolfinarium

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Money


La vie des dauphins mâles et l’histoire de Beachie, reproducteur à Bruges

Décembre 2013 : Beachie malade

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1. . LA VIE EN EN LIBERTE

Une bande d’amis dauphins s’amusent à faire la course avec un bateau, dans le Golfe de Floride. Ce sont des Tursiops truncatus aux larges nageoires, parfaitement adaptés à la vie côtière, à la faible profondeur des fonds et au climat chaud. Et c’est d’ailleurs à cause de cela que nos delphinariums européens les ont tant apprécié : leur remarquable résilience et leur capacité de survie dans des bassins absurdement petits désinfectés au chlore.

Notons d’ailleurs que ces dauphins que nous voyons nager libres sont de la famille de Winter et de Hope, les 2 poules aux oeufs d’or du Cleawarter Aquarium.

C’est un trio. Une alliance de premier degré, un gang de joyeux drilles couvrant chaque jour des kilomètres pour séduire les jolies delphines des clans voisins. Ils resteront longtemps ensemble, parfois même toute leur vie.

D’abord, on en voit un qui prend l’initiative et se lance hors de l’eau par bonds puissants et harmonieux. Très vite, ses potes le rejoignent et se lancent le défi : « Chiche qu’on le rattrape, ce bateau-là ! ». Leurs bonds respirent la joie, l’innocence, l’amité et la rigolade.

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« Des alliances à degrés multiples s’établissent parmi les mâles lorsqu’ils s’affrontent pour s’unir aux femelles.
Celles-ci ne sont pas confinées sur un territoire donné, comme chez d’autres mammifères sociaux, mais se déplacent au contraire sur de vastes espaces qui se chevauchent.

2 ou 3 dauphins vont former une première alliance très soudée sur le long terme afin de maintenir et d’engrosser une seule femelle. Ces paires ou ces trios vont à leur tour former une seconde alliance avec d’autres groupes de 2 ou 3 mâles au sein d’un ensemble de quatre à quatorze individus qui n’ont entre eux aucun lien familial. Ce groupe de second niveau coopérera pour défendre ses propres femelles ou pour attaquer d’autres groupes et leur voler leurs femmes. De telles alliances peuvent durer plus de quinze ans.

Enfin, ce super-groupe pourra constituer une coalition de plusieurs groupes du même type, toujours afin d’affronter leurs concurrents organisés sur le même mode. Nous aurons donc une alliance A alliée avec une alliance B pour attaquer une alliance C à certaines occasions, mais qui pourra s’allier à C pour attaquer une alliance C à un autre moment. Et là, cela devient vraiment très compliqué »(Richard Connor)

intel-dolphin-societies3Alliances du 3ième type


Les dauphins de Floride présentent en outre une structure sociale « fission-fusion » caractérisée par des associations temporaires d’une durée de quelques minutes à plusieurs heures. Ces modèles de regroupement flexible dans lequel les dauphins s’associent constamment de manière différente, impliquent qu’ils doivent être en mesure de se retrouver les uns les autres, lorsqu’ils sont  séparés par de longues distances. Ces distances doivent cependant être à portée de communications.

dolphin-home-rangeTerritoire d’une tribu dauphin

La décision d’un dauphin de rejoindre ou de quitter un groupe est lié à diverses considérations sociales, telles que la classe d’individus concernés (les mères avec leurs petits, les femmes célibataires adultes, les mâles adultes et les juvéniles ). Chaque dauphin se déplace dans des environnements sociaux différents.

La décision est également influencée par les caractéristiques écologiques de l’habitat occupé. Ainsi, les mères avec enfants préfèrent résider de façon régulière dans les eaux profondes. Elles y entretiennent des relations avec d’autres femelles dans la même situation et qui leur sont associées. Ces mêmes mères, quand elles viennent à nager dans des eaux peu profondes, rencontreront des juvéniles avec lesquels elles n’auront que peu de contacts.(…)

Bottlenose dolphin catching leaping striped mullet

 

2. LA VIE EN CAPTIVITE

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A Bruges, Beachie dort sur le fond de la piscine, foudroyé d’ennui.
Né libre en 1982, « sauvé » d’un échouage en avril 1984, il fut envoyé au Sea World d’Orlando le 27 avril 1984. Il quitta cette entreprise le 8 juin 1997 pour être déporté au Dolfinarium de Harderwijk, aux Pays-Bas. Le 18 septembre 2009, il fut envoyé enfin dans les bassins de Bruges. Beachie avait été un bon étalon avant le Boudewijn Seapark. A SeaWorld et Harderwijk, il engendra Marble (1997 – ), Sal’ka (1998 – ), T’lisala (2001 – ), Amtan (2001 – ), Palawas (2004 – ), Spetter (2005 – ) et Kite (2005 – ). Mais une fois en Belgique, il ne  donna plus qu’un enfant mort-né à la petite Yotta en 2010, des jumeaux également morts-nés à la plus mûre Roxanne en 2011, puis encore un bébé décédé au bout de 4 jours à la même Roxanne. Son contexte de vie largement dégradé y est sans doute pour quelque chose.

bruges-roxanne-enfantRoxanne et son bébé, mort à 4 jours

En 2009, Beachie a donc été amené au Boudewijn Seapark à Bruges dans le cadre d’un programme d’élevage international (EEP).Il faut savoir que les EEP sont supposés assurer la sauvegarde d’une espèce menacée ex situ, tels que tamarins dorés, panthères de l’Amour, éléphants de Sumatra  etc.  Le Tursiops est une espèce jugée peu menacée par l’IUCN. Il n’est en outre jamais réhabilité par les delphinariums. Ceux-ci trahissent donc l’esprit même de ces programmes européens de reproduction. L’éducation déficitaire et les recherches inutiles se sauraient justifier légalement l’élévage de dauphins captifs, puisqu’elles ne contribuent en rien à la conservation de l’espèce.
Seules des femelles et des jeunes vivaient à Bruges depuis la mort de Tex, ce qui rendait, paraît-il, indispensable l’arrivée d’un mâle nécessaire à ce programme de reproduction de ce qu’il faut bien appeler des « bêtes de cirque ». Notons que ni Beachie, ni les résidentes du cirque aquatique flamand n’avaient fait le choix de se rencontrer. Le groupe allait devoir une fois encore se voir remodélé par la main de l’homme.

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Une semaine avant le déménagement de Beachie, des dresseurs experts du Boudewijnpark se rendirent à Harderwijk pour voir comment  travaillait Beachie, quels étaient les tours qu’on pouvait lui demander et comment il avait été dressé à participer aux examens médicaux. Dans la matinée du 19 Septembre 2009, le dauphin fut déplacé à Bruges en compagnie de 5 employés de Harderwijk et de ses nouveaux maîtres. Beachie fut transporté dans un hamac suspendu dans une caisse. Il est arrivé à Bruges dans l’après-midi pour être aussitôt dans le bassin à l’arrière du delphinarium.  Durant toute la première semaine après le déménagement, un dresseur de Harderwijk demeura à Bruges pour aider à l’intégration de Beachie au sein du groupe et conseilller l’équipe de Bruges.

Bruges-dolphins-groupPhoto Adriaan van Rijswijk

Les 4 premiers jours, Beachie est resté dans le bassin du fond, séparé du groupe par un simple filet. Cela lui permit d’entendre et de voir ses nouveaux compagnons de cellule. Ensuite, le mâle fut présenté aux 5 résidents. Dans un premier temps, il entra en contact avec Roxanne, l’une des trois femelles adultes, tandis que les autres restaient séparés de lui dans le bassin destiné au spectacle.

dolphinbay-food1Photo Hurricane Warrior

Aujourd’hui, Beachie a fini par s’entendre avec les « femelles de haut rang », Roxanne, Yotta et la vieille Puck.
Les jeunes Indy et Ocean – déjà 10 ans ! – ont peur de lui. La dominance en bassin est absolue, car il n’y a ni moyen de s’enfuir ni de créer des alliances.

Par rapport à ce que Beachie a connu dans son lagon à ciel ouvert hollandais, le bassin du delphinarium n’est pas grand. Profond de 6 mètres en un certain point, sa longueur est de 40 mètres. A droite et à gauche du bassin, se trouve 2 enclos d’isolement. Derrière le décor en carton-pâte, se trouve un autre bassin plus large profond de 4 mètres. Cet espace était destiné à l’origine aux otaries.  Elles y retournent en hiver. En été, elles sont logées au Théâtre des Otaries.

beachie-isolementPhoto Adriaan van Rijswijk

Beachie dut aussi apprendre à obéir de façon différente.
A Harderwijk, tous les dauphins à la fois reçoivent l’attention des dresseurs. A Bruges, les animaux doivent rester calmes au pied de l’entraîneur jusqu’à ce qu’ils reçoivent chacun des instructions à exécuter. Pour Beachie, au début, ce fut difficile d’attendre son tour. Il sautait souvent hors de l’eau,  très excité et avait du mal à garder son sang-froid. On l’a maté.

DSCN2400Photo Hurricane Warrior

 Pour le spectacle, on lui demanda d’abord de montrer les tours appris à Harderwijk. Ensuite, il apprit à jeter des ballons aux enfants et à faire des sauts périlleux. Cette formation avait déjà commencé à Harderwijk, mais n’avait pas encore été achevée. On se demande dès lors ce qu’il a bien pu apprendre à SeaWorld, durant tout le temps où il y a séjourné après son « sauvetage ».

beachie-trainingPhoto Adriaan van Rijswijk

Pour Beachie, pas mal de choses ont changé. Il a longtemps vécu dans le DolfijndoMijn à Harderwijk, parmi un groupe d’autres mâles.
Eux non plus ne s’étaient pas choisi, mais au moins, ils étaient entre hommes.

Au Boudewijnpark, notre étalon partage désormais l’espace exigu des bassins avec 3 jeunes, dont un mâle maigrichon, et 2 femelles plus âgées que lui. En outre Beachie n’a plus la possiblité de sortir à l’air libre, ni de ressentir le soleil sur sa peau, dans une eau de mer où peuvent survivre des poissons. Le delphinarium de Boudewijnpark est complètement recouvert par un dôme. Ses eaux sont entièrement artificielles.
(Informations extraites d’une interview du chef-dresseur de Bruges, Sander van der Heul, sur le site professionnel du Dolfinarium de Harderwijck).

beachie-bruges2Photo Adriaan van Rijswijk

Est-il seulement nécessaire de conclure ?
La simple juxtaposition de ces deux modes de vies ne suffit-elle pas à condamner une pratique commerciale qui ne devrait plus exister en Europe : l’exhibition de dauphins vivants ?  

En savoir plus :
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/04/28/il-faut-fermer-le-delphinarium-de-bruges/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/07/06/rencontrez-nos-dauphins-pour-la-premiere-fois-dans-leau/

http://www.tropicaldolphin.org/ResearchHabitatUse.html
http://sarasotadolphin.org/dolphin-life/about-sarasota-dolphins/dolphin-societies/

Le show pédagogique du Dolfinarium de Harderwijck 


Un dauphin naît à Harderwijk

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6 juillet 2013 : un dauphin naît à Harderwijk.
Le nom du père n’est pas connu. La mère,  surnommée Maaike, a été « acquise » en 1985, à Gulfport, Texas.
Cela signifie donc qu’elle a été capturée par Mobi Solangi dans le Golfe du Mexique, comme la plupart des dauphins du Boudewijn Seapark de Bruges ou d’autres bassins en Europe.

mobi-solangi-rescueMobi Solangi avec un dauphin « sauvé » de l’échouage
qui terminera au cirque


Son âge estimé est de 30 ans.
Maaike est une bonne reproductrice : elle a déjà donné naissance à Yola, Nalu et Luna et elle est la grand-mère de Makai, fille de Nalu. Makai est donc un dauphin de la 3ième génération, mais dont le père est également inconnu.

Tout porte à croire que le Dolfinarium de Hardewijck pratique activement l’insémination artificielle, avec l’aide de SeaWorld.
Le transfert de semence congelé ne fait l’objet d’aucune publicité et se révèle bien plus discrète et efficace que la déportation d’individus vivants, nettement plus difficile à passer sous silence. Rappelons qu’il n’existe aucun registre européen relatif aux dauphins captifs, similaire au MMIR américain, dont l’accès soit ouvert au public. On peut donc faire n’importe quoi.


Harderwijck lagon II
Ferme à dauphins de Hardewijk (Pays bas)

Cette naissance nous prouve une fois encore que les nés captifs sont issus dans leur très grande majorité d’une mère ou d’un père « fondateur », directement issu de l’océan. Les enfants nés de 2 nés-captifs sont nettement plus rares, ou carrément inexistants, comme à Bruges.

Roxanne_OceanOcéan est né à Bruges de 2 fondateurs, Tex et Roxanne

Ceci pose le problème du renouvellement des stocks. Lorsque les individus capturés seront tous morts ou trop âgés pour se reproduire, comment fera-t-on pour alimenter l’Industrie en bêtes de cirque ?
Comme le Georgia Aquarium avec ses bélugas, en commanditant leur capture auprès des Russes ?
georgia-aquarium-beluga-russia

https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/04/28/harderwijk-dolfinarium-27-avril-2013/

http://www.ad.nl/ad/nl/1012/Nederland/article/detail/3471692/2013/07/06/Dolfijn-bevalt-in-Dolfinarium.dhtml

http://www.cetacousin.bplaced.net/captive/park/harderwijk/bottlenose.html


Harderwijk Dolfinarium, 27 avril 2013

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Ce 27 avril, une manifestation pacifique s’est tenue devant le Dolfinarium de Hardewijk, le «toutou de SeaWorld en Europe».
Sous ses dehors vétustes, le vieux Dolfinarium n’en reste pas moins une plaque tournante importante du business des cétacés esclaves. On sait qu’il mena jusqu’il y a peu de nombreuses captures d’orques en Islande aux côtés de la compagnie américaine désormais cotée en bourse et qu’il fit transiter par ses bassins bien des dauphins capturés au Japon.

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Aujourd’hui, grâce à sa « ferme à dauphins » située dans un lagon crasseux, le Dolfinarium de Hardewijck alimente en esclaves frais et en sperme congelé le Boudewijn Sea Park de Bruges, Planète Sauvage à Nantes, le Parc Astérix à Paris et sans doute bien d’autres prisons aquatiques en Europe.
Ce n’était donc pas là un delphinarium ordinaire devant lequel nous manifestions !

Une délégation belge, menée par Annelies Muellens, était présente sur les lieux. Etrange démonstration que celle-ci ! Car les choses ne se passent pas vraiment de la même manière aux Pays-Bas qu’en France ou en Belgique.
Ici, pas d’autorisation préalable, presque aucun policier, aucune barrière, aucune rue privatisée comme à Bruges pour empêcher les manifestants de s’approcher de la prison aquatique, mais au contraire, une ambiance bon enfant et citoyenne typiquement hollandaise. Autre étrangeté : l’indifférence absolue des visiteurs. Ailleurs, ils parlent aux manifestants, ils acceptent les tracts.

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Ici, les familles avec enfants, les groupes scolaires, les personnes âgés n’acceptaient aucun dialogue et passaient leur chemin sans nous voir, bien décidés à profiter du spectacle de dauphins esclaves pour lequel ils avaient payé si cher.

En revanche, dans les rangs des protestataires, installés là pour une journée entière sous un soleil frisquet, les échanges et les conversations allaient bon train. Nous avons ainsi eu le privilège de discuter stratégie avec Katrien Vandevelde (Sea First), mais aussi avec Hester Bartels (Orka Coalitie) et même ce cher vieux Geoffrey, (EDEV) qui intervint il y a longtemps déjà dans la défense d’Iris et d’Ivo au Zoo d’Anvers.

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Une dame nous expliqua qu’elle avait bien connu l’orque Gudrun, enfermée pendant 11 ans dans un bocal à poissons rouges, avant que Morgan ne lui succède. Elle avait vu également ces malheureux pseudorques capturés lors d’une pêche sanglante à Iki et qui ne survécurent que peu d’années dans les bassins bouffés aux mites du delphinarium hollandais.

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Il nous revint aussi que les scientifiques de SOS Dolfijn,  qui très régulièrement, sauvent, soignent et relâchent des marsouins de la Mer du Nord, vivaient de plus en plus mal d’être associés pour des raisons financières à un parc d’attractions exhibant en spectacle des mammifères marins mais surtout expédiant une orque à Loro Parque alors qu’elle aurait du être remise en mer.

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Bref, une manifestation, encore une,  qui sera sans nul doute fort peu relayée par la presse locale…
Mais qui indique aux hommes d’affaires de l’Industrie de la Captivité que, partout en Europe, de l’Allemagne à l’Espagne, ainsi que dans le monde entier, des centaines de milliers de gens honnêtes et bien informés en ont plus qu’assez des tortures qu’on impose à nos amis cétacés !
A noter donc d’ores et déjà dans vos agendas :
Bruxelles, 28 juin, Pour une Europe sans delphinarium
Duisburg, 29 juin,  Non à la candidature du Japon pour les Jeux Olympiques

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La mer, si proche…


Photos Album Katrien

Photos Album Heidi

Photos Album Viviane

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