Free our last 6 dolphins in Belgium.

Indonésie

Une orque entraîne 8 chasseurs par le fond en Indonésie

Le 18 août 2013, 8 membres d’une tribu de Lamarela ont disparu sans laisser de traces après qu’une orque harponnée ait entraînée leur pirogue par le fond. 4 des 12 chasseurs présents sont parvenus à nager jusqu’à la rive, mais leurs compagnons ont coulé avec la fragile embarcation, que l’orque harponnée traînait derrière elle avant de plonger.
Pour les villageois, le fait que 8 d’entre eux aient disparu sans laisser de traces reste un mystère. Des recherches ont pourtant été menées par des membres de la tribu et la police locale, en vain.

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Aucun corps n’a été retrouvé.
«Nous avons cherché ces hommes partout » a déclaré Yoseph Daison, chef du village de Lamalera. «Nous ne chassons ces baleines que pour nourrir nos familles. Il est triste que nous ayons perdu ces gens qui ne faisaient que leur travail».
Le chef de district de Lembata, Eliaser Sunur, a demandé à la base navale de la capitale régionale, Kupang, d’envoyer des navires pour aider à rechercher les corps de ces pêcheurs.

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TRADITIONAL WHALE HUNTING STILL GOING ON

Lamalera est un petit village perché sur les flancs d’un volcan en activité, sur la côte sud de l’île de Lembata, à l’est de l’Indonesie. Il abrite l’une des 2 seules communautés baleinières traditionnelles de l’île.
Ensemble, ces pêcheurs tuent en moyenne une douzaine de cachalots par an. Cette chasse hautement artisanale est à la fois très dangereuse et cruelle, tant pour les hommes que pour les cétacés. Dans ce combat, leurs chances sont égales.

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Côté pêcheurs, les victimes sont souvent nombreuses. La queue puissante d’un cachalot peut facilement pulvériser les frêles canots des villageois. Côté baleine, la mort est atroce, infligée par hémorragie après que la victime eut été percée de mille coups de couteaux et percée de lances. Mais aussi de cette manière que les orques parviennent à venir à bout des énormes cachalots, en leur arrachant des morceaux de chair et en les harassant pendant des heures.

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La Commission baleinière internationale, dont l’Indonésie n’est cependant pas membre, autorise de telles chasses, car elles sont supposées répondre aux besoins alimentaires de certaines populations. C’est sans doute vrai à Lembata. Ce l’est beaucoup moins en d’autres endroits du monde, chez les Indiens Makah (qui massacrent les très rares baleines grises après un siècle d’interruption !) ou les Inuits, par exemple. Tous peuvent aller faire leurs courses au supermarché local mais ne maintiennent ce genre de « sport » que par goût de la tradition (avec les encouragements empressés des pêcheries japonaises).

Mais ici comme ailleurs, les traditions se perdent. Autrefois, le fait de tuer un grand cétacé s’accompagnait de rites et de toutes sortes de tabous. Il était interdit de tuer les baleines bleues, car l’une de celle-ci aurait sauvé jadis un ancêtre des villageois. Seuls le cachalot et le globicéphale pouvaient être consommés. Aujourd’hui , les cachalots se font rares. Des dauphins sont donc pourchassés. Et des orques.
Ce qui est une grosse erreur. Car les orques chassent, elles aussi. Ce sont même d’excellents tueurs.

orque-tueChasse au dauphin en Nouvelle Zélande

Il est curieux qu’aucune article consacré à ce drame n’ait pris la peine d’adopter le point de vue des épaulards. Ceux-ci sont pourtant dotés d’une prodigieuse intelligence et de cultures sophistiquées. Elles vivent en groupes bien structurées et voyagent rarement seules.

Il y a tout lieu de croire que si les corps de ces hommes ont disparu à  jamais, c’est qu’ils ont été démembrés, voire mangés,  comme celui de Dawn Brancheau, la dresseuse de Sea World. Il ne s’agit pas ici du fait d’un seul individu, Tilikum, rendu fou par la captivité mais sans doute de l’action concertée d’une tribu toute entière, celle de l’orque attaquée.

Lorsque la barque s’est enfoncée sous l’eau, des compagnons du cétacé blessé se sont-ils approché sans se faire voir ? Ont-ils achevé les hommes ? Le fait qu’aucun cadavre ne remonte à la surface est tout de même bien étrange.

TRADITIONAL WHALE HUNTING STILL GOING ON

Aucune agression directe d’êtres humains par des épaulards libres n’a jamais été observée. Mais elle reste possible.
Eric Hoyt, dans son ouvrage Orca: the Whale called Killer, rapporte à ce propos une étonnante anecdote. Un jour, raconte-t-il, des bûcherons chevauchant des troncs flottants s’étaient amusés à blesser une vieille matriarche.
Rien ne se passa durant plusieurs jours. Un beau matin, les deux hommes repartirent travailler en mer. Et plus jamais, on ne les revit. Leurs corps ne furent jamais retrouvés…

En savoir plus :
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2396782/Eight-feared-drowned-Indonesian-coast-killer-whale-harpooned-drags-boat-water.html