Free our last 6 dolphins in Belgium.

Langage dauphin / Dolphin’s language

Pourquoi défendre les dauphins ?

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Certains amis des animaux s’étonnent que l’on puisse distinguer la souffrance du dauphin captif de celle de la poule de batterie. Pourquoi faudrait-il favoriser les espèces qui nous ressemblent le plus au niveau intellectuel ou physique ? Tous les animaux – y compris les humains –  ne méritent-ils pas qu’on les respecte et qu’on les protège ?

Précisons d’abord que les défenseurs des dauphins condamnent également la vivisection, la corrida, le commerce de la fourrure ou l’élevage en batterie. Au non d’un antispécisme partagé, ils soutiennent ceux qui ont choisi d’abolir ces pratiques. Ils notent aussi que la souffrance diffère de la douleur et qu’elle augmente dès lors qu’elle s’accompagne d’appréhension, de souvenirs, de regrets, de chagrin, d’états émotionnelles complexes. Ceux-ci rendent par exemple la captivité plus pénible pour un gorille que pour un serpent.

Le combat pour les cétacés libres comporte cependant un enjeu unique, que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le champ de la défense animale. Cette dimension est souvent difficile à saisir pour le grand public et les médias,  viscéralement anthropocentristes et incapables d’admettre qu’il puisse exister des «gens» semblables à eux mais dotés de nageoires et de caudale, plutôt que de bras et de jambes.

Imaginons pour faire simple que des martiens civilisés et pacifiques posent leurs soucoupes volantes sur l’océan. Leur intelligence équivaut à la nôtre, bien qu’elle se fonde sur un cerveau et des sens profondément différents. Ils se reproduisent, créent des cultures et des langages, fondent de larges sociétés sans porter la moindre atteinte au milieu où ils vivent, que du contraire !

intel-cerveauxCerveau dauphin, cerveau humain

Un être humain curieux n’aurait-il pas aussitôt le besoin d’en savoir plus sur ces étranges voisins à aileron et nageoires ? Ne se précipiterait-il pas pour dialoguer avec eux, apprendre d’eux et partager leurs vision du monde ?

En protégeant les cétacés et en tentant de mettre fin à l’esclavage dont ils  font l’objet, nous nous donnons une dernière chance d’entrer en communication avec une espèce non-humaine dotée de cultures. Certes, il est bien d’autres, comme les corbeaux, les perroquets, les éléphants, les grands singes, les capucins, les loups, etc. Le cercle ne cesse de s’élargir, au fil des découvertes.

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https://www.youtube.com/watch?v=uf6Klt6dkVs

Mais le dauphin est le seul à venir vers nous. A entamer le dialogue.
Aucun éléphant, aucun chimpanzé ne viendra spontanément chercher de l’aide chez un humain, tenter de lui porter secours ou jouer avec lui.  Aucun de sortira de la jungle pour vous souhaiter la bienvenue.
Les dauphins, si.
Depuis des siècles, certains d’entre eux coopèrent avec nous lors des pêches et d’autres s’installent même à demeure parmi nous.

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https://www.youtube.com/watch?v=m29APiGLcwo

Les dauphins sont sans doute les seuls « animaux » à communiquer au moyen d’images-mots articulées dans un langage. Comme nous, ils ne cessent de faire du «vocal labeling» : ils désignent les actions et les choses avec des morphèmes lexicaux et grammaticaux

A la manière d’une « Pierre de Rosette », les langues sifflées intermédiaires (notamment celle conçue par Dwight Wayne-Batteau pour la US Navy dès 1966) nous permettront un jour, à court ou moyen terme, d’entamer un véritable dialogue avec les cétacés, de découvrir leur propre linguistique et surtout de pénétrer et de comprendre enfin leur monde mentaux.

D’importantes recherches sont d’ailleurs en cours à ce niveau, menées notamment au sein du Wild Dolphin Project par Denise Herzing et Thad Starner, chercheur en Intelligence artificielle. Sans parler des études conduites du côté russe, dont on sait beaucoup moins, si ce n’est qu’elles ont permis au Dr Vladimir Markov de prouver l’existence d’une syntaxe et de l’abstraction chez le dauphin de la Mer Noire. Ce fait reste cependant toujours douteux aux yeux de certains scientifiques, comme le fut en son temps la capacité des grands singes à manier le langage des signes.

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Si l’intelligence des dauphins n’est donc plus à prouver, ni le fait qu’ils partagent avec nous nombre de qualités  morales, telles que la solidarité, le sens de la famille, l’amitié, le deuil, l’empathie élargie jusqu’aux autres espèces, leur univers intérieur nous reste encore parfaitement étanche.

Dans le cas du dauphin, la structure du cerveau est celui d’une sorte d’ongulé carnivore retourné à la mer il y a 30 millions d’années, le Pakicetus,  et ne diffère donc pas fondamentalement de celui de n’importe quel autre grand mammifère. Par contre, le milieu marin au sein duquel il évolue a développé chez lui une forme physique suprêmement adaptée à la nage et à la chasse, puis un outillage sensoriel performant et enfin, une intelligence du plus haut niveau, prenant assise sur un cerveau sophistiqué.

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Une telle augmentation des capacités cérébrales, développée bien au-delà des besoins de motricité ou de sensorialité, est qualifiée « d’encéphalisation structurelle ». Au Tertiaire, les ancêtres des éléphants, des grands singes et des cétacés se sont lancés dans la course au gros cerveau qui s’est conclue au  Quaternaire.

elephanversamies2 amies se disent adieu au Zoo d’Anvers

Mais à quoi sert l’intelligence ?
Essentiellement à comprendre le monde et ceux qui le composent, y compris les membres de sa propre espèce, avec lesquels il faut sans cesse gérer une relation sociale adaptée.

Si les bactéries ont choisi une autre voie tout aussi efficace depuis 3, 5 milliards d’années, l’intelligence est à coup sûr la meilleure stratégie contre les aléas du monde, ses mutations brusques, puisqu’elle permet de répondre rapidement aux modifications du milieu. En augmentant d’un degré supérieur ces facultés par le moyen du langage, lequel conserve le savoir des générations mortes, l’homme et le cétacé ont sans doute franchi un nouveau pas vers une plus grande adaptabilité.

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La formidable intelligence auto-réflexive et technique de l’humain ne l’a pas empêché de ravager son propre habitat, au point de mettre en danger toutes formes de vie sur la planète. Chez le dauphin, rien de pareil. Ni guerre, ni pollution, ni surpopulation, ni exploitation suicidaire des ressources alimentaires. Une société de chasseurs cueilleurs aussi stable que celle des San en Afrique du Sud, jusqu’à l’arrivée des bantous puis des européens.
On se souviendra d’ailleurs du mépris que l’Occident manifestait jusqu’il y a peu à ces peuples prétendus «primitifs», qu’il arrivait qu’on exhibe dans les zoos, voire même qu’on empaille.

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Les Aborigènes d’Australie vivaient nus, ne disposaient que de peu d’outils et se contentaient de chasser. Etaient-ils primitifs pour autant ? Lorsqu’on prit enfin la peine de les écouter, plutôt que de les réduire en esclavage ou de les tirer au fusil, la prodigieuse richesse  de leurs mythes fondateurs fut enfin révélée.
Puisse-t-il en être de même un jour pour  les peuples cétacés.

Nuotare con i delfini a Bay of Island il paradiso naturale della Nuova Zelanda

La nature des dauphins
http://www.dauphinlibre.be/nature_des_dauphins.htm

Conscience dauphin
http://www.blog-les-dauphins.com/intelligence-des-dauphins-en-fait-elle-des-personnes-non-humaines/

Défendre les dauphins !
http://www.dauphinlibre.be/dauphins-defense-nouvelle-frontiere-morale.htm

Le langage des dauphins
http://www.dauphinlibre.be/langage.htm

L’intelligence des dauphins
http://www.dauphinlibre.be/intelligence.htm

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Eléphants, dauphins : même combat !

SAM_1110smallNdume à Sigean (photo Alison)

Une curiosité évolutive a voulu que parmi les stratégies de survies, quelques  espèces aient choisi l’intelligence.
Cette capacité d’être efficace en vivant ensemble, en organisant des règles de vie morales, en prenant soin des malades, des bébés, des jeunes mères, des vieillards et des vieux, cette capacité d’ECOUTER les anciens et de se nourrir de leur sagesse pour anticiper le futur, trois espèces au moins la possèdent.

Elles l’ont porté à son plus haut degré concevable. Elles ont développé des sociétés complexes et variées, donné naissance à des cultures, fait naître des langages. Mais plus encore que nous autres Grands Singes, les éléphants comme les cétacés ont tissé entre eux des liens sociaux d’une intensité que nous ne pouvons même pas imaginer.

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Leur détention est dès lors d’autant plus cruelle.
Car elle implique séparations, fausses couches et morts des proches. La plupart des animaux de zoos en souffrent mais sans doute pas à ce degré.
Si les cétacés endurent en outre le fait de baigner dans un eau chimiquement modifiée, artificiellement salée, purifiée au chlore ou à l’ozone, dans un milieu de vie qui ne reproduit en rien la spécificité du monde océanique, les éléphants, eux, souffrent du manque de l’espace, d’un ennui insondable et de la petitesse de leurs «hardes captives».

En liberté, une harde normale comporte plus d’une douzaine d’individus (essentiellement la matriarche, ses amies et cousines, ses filles, les jeunes et les bébés, les grands mâles restant en périphérie) entretenant des relations toujours amicales avec des douzaines de hardes similaires. Il n’en est rien en captivité.

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Prenons la Réserve Africaine de Sigean.
La propagande nous dit :  » une famille d’éléphants d’Afrique vit à Sigean, dans le parc à pied, ils disposent d’un vaste enclos de 1 hectare, agrémenté de leur maison et d’un bassin profond de 3 mètres en son centre ainsi d’une cascade. Sigean est un des rares parcs en Europe, à avoir eu des petits chez cette espèce, particulièrement difficile à reproduire en captivité ».

En fait, comme dans bien d’autres zoos, les éléphants de Sigean sont réduits à un groupe ridicule de 3 individus (2 femelles et un mâle) et se foutent de l’espace qu’on leur donne.

Cette famille d’exception se compose de Ndume, 29 ans, un éléphant capturé en savane africaine vers 1984 et dont la défense est brisée. Ndume est enfermé avec ses deux filles, Akili et Chupa.
Leur mère, Simba, est morte à Sigean en juillet 2009
« pour raisons inconnues ».

La vie sexuelle et familiale de ces trois malheureux n’a donc rien de réjouissant.
L’inceste est évidemment tabou chez tous les grands mammifères, mais ici ? Leur donne-t-on des calmants ? Des inhibiteurs de la libido ?Comment font-ils pour assouvir leurs besoins en ce domaine ? Voilà une bonne question à poser.

La photo ci-dessous nous montre Ndume en musth, ce moment de l’année où des tempes des grands mâles, coule une substance noirâtre et huileuse. Alors, l’éléphant devient colérique, agité et donc extrêmement dangereux. Même pour les siens, parfois.

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Ces éléphants ne sont pas dans une situation tolérable.

Aucun ne l’est aujourd’hui. On pourrait protester pour  tous ceux qui sont détenus en France, en Belgique, partout dans le monde, dans des contextes plus ou moins dramatiques, plus ou moins confortables, mais toujours d’une pauvreté sociale absolue et d’un manque de stimulations à rendre fou n’importe qui.

Car les pachydermes sont capables d’exercices intellectuels inouïs  mais ils ne reçoivent au mieux qu’un soi-disant « enrichissement environnemental » digne d’un enfant de trois ans et uniquement centré sur la nourriture.
Pour un dauphin comme pour un éléphant, se retrouver à 2, 3, voire 12 seuls dans un espace clos, quelque soit sa taille, équivaut pour un humain à être enfermé avec sa femme et son enfant sa vie entière dans un cachot.

SAM_1094smallLes filles de Ndume


Pour en savoir plus :
Intelligence et compassion
Captivité, la souffrance
Le Monde d’Aywaille
Pairi Daiza
Ile Maurice etc.
Les zoos en question (Code Animal)

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En captivité certains non-humains sont un peu mieux lotis que d’autres
Ici, toujours Sigean.

Un grand merci à Alison pour avoir attiré votre attention sur la Réserve Africaine de Sigean et fourni ces photos.
Il faut exiger que ces 3 éléphants solitaires soient intégrés d’urgence dans un groupe social digne de ce nom.
Il s’agit là d’un cas de maltraitance avéré.


Rampal, le dauphin qui voulait nous parler

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On trouvera ci-dessous un commentaire de Wade Doak
daté d’avril 2013 à propos de cette rencontre exceptionnelle.


Un beau matin, un dauphin commun mâle est arrivé devant la localité de Whitianga, en Nouvelle Zélande. 

Une mère delphine et son petit nageaient à ses côtés. Wade Doak et sa femme équipe vinrent leur rendre visite. Ils étaient bien équipés : une sorte de téléphone électronique submersible leur permettait de communiquer clairement dans les deux sens, d’entendre et de se faire entendre.

Rampal – le mâle – fut ainsi nommé car il adorait la musique de Bach et le son de la flûte traversière.
Il l’écoutait en extase, flottant à fleur d’eau dans l’axe des haut-parleurs suspendus sous la coque du catamaran. Mais là où vraiment, il ne se tenait plus, là où il pouvait rester au pied de la coque pendant des heures, en nageant contre un courant contraire, c’est lorsqu’il écoutait… la voix humaine !

Jan Doak – la femme de Wade – parlait dans un tuyau plongé sous la surface ou bien dans le « téléphone » et sans cesse, sur le mode du dialogue alterné, Rampal tentait d’imiter ces sons, en proposait d’autres similaires ou les mettait en regard de ses propres vocalisations. Diverses émissions de bulles nuançaient ses propos.

Lors des dernières séances de la dernière année – car ce petit jeu s’est poursuivi sur plusieurs saisons – le dauphin a montré une concentration absolument exceptionnelle pour un animal prétendument « sauvage ».

Il arrivait droit sur le bateau, négligeait de scanner les baffles et le microphone, dont il avait compris le rôle depuis longtemps et se mettait aussitôt au travail. Le timing des séances, décidé par Rampal, était très régulier : deux fois par jour, chaque fois pendant une heure.

Et très systématique : lors de ces dernières séances, le cétacé a offert à ses auditeurs un véritable festival de langue delphinaise, un chatoiement inattendu de sons nouveaux et de gammes diversifiées, un peu comme s’il récitait une sorte d’alphabet ou une liste de phonèmes. Les tracés graphiques enregistrés attestent de l’exceptionnelle complexité des structures sonores sifflées à cette occasion, souvent de manière graduelle, des plus simples aux plus compliquées.

Ce récit nous apprend deux choses :

1. Les dauphins libres se prêtent bien volontiers à des  » examens « en pleine mer. Pas besoin donc de les enfermer pour les faire participer à toutes sortes d’expériences, du moment qu’elles sont intéressantes pour eux et respectueuses de leur bien-être.

2. A en juger par les réactions de Rampal, celui-ci était au moins aussi étonné que Wade et son épouse. Il a du se rendre compte, en écoutant les Doak, que les êtres humains savaient parler, que le son de leurs voix véhiculait du sens. Dès lors, dans un deuxième temps, il a mis tout mis en oeuvre pour leur montrer que lui aussi possédait un langage !

Histoire complète dans « Encounters with Whales and Dolphins »
Wade Doak. Page 193 à 205

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Rampal, sa femme et son enfant

 

En avril 2013, Wade Doak est revenu sur cette expérience bouleversante dans un courrier privé échangé avec plusieurs défenseurs des dauphins. Il ne nous en voudra pas d’en citer ici quelques extraits :

« Chers amis, je voudrais revenir sur les échanges sonores que ma femme Jan et moi avons eu avec un dauphin commun baptisé du nom de Rampal, durant un certain temps, dans l’estuaire de Whitianga en Nouvelle-Zélande.
Les circonstances étaient exceptionnelles.
Il s’agissait d’un couple de Delphinus delphis. La femelle avait eu plusieurs petits, mais un seul avait survécu. Ils étaient donc trois, ce qui est rare, car ces dauphins ne vivent généralement pas dans une structure familiale  de type « père- mère- enfant ».

La population locale pensait que le trio vivait dans cette rivière soumise à la marée. Les dauphins communs habitent très rarement dans l’embouchure de nos fleuves ou le long de nos côtes. C’était pourtant le cas de Rampal et de sa petite famille.

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Rampal à Whitianga


Nous amarrions notre catamaran, l’Interlock, en cet endroit.
Chaque nuit, les dauphins quittaient l’estuaire et y revenaient tôt chaque matin. Nous avons commencé un échange sonore avec eux en leur diffusant la musique de flûte de Jean Pierre Rampal, par le biais d’un haut-parleur piézo-électrique immergé. C’était cet appareil qui rendait le mieux les hautes fréquences.

Ce qui s’ensuivit au cours de nos multiples rencontres et au fil des années,  donne un aperçu du potentiel et de la souplesse comportementale des dauphins sauvages. Nous avons vu comment le dauphin Rampal a pris la situation en mains, s’approchant très près de notre hydrophone, lâchant une grosse bulle d’air chaque fois qu’il allait émettre une séquence sonore – un peu comme une sonnerie de téléphone avant la conversation – et produisant des sons d’une haute complexité que nous imitions ensuite en y ajoutant une variation.
Ceci afin de lui montrer notre propre créativité, dans une démarche communicative. Meilleures étaient nos réponses, plus intenses encore étaient nos récompenses !

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Attention ! Rampal va parler !

Pourquoi un animal en liberté peut-il passer tellement de temps et développer tant d’énergie à se maintenir dans une rivière au cours rapide, juste pour émettre des sons et les échanger avec ceux d’êtres humains ?
Quelle était pour lui le bénéfice d’une telle activité ? Peut-être que cette simple question fait la valeur de tout notre travail.
Sans rentrer dans les détails, on ne peut nier que ces rencontres ont eu lieu. Et malgré le fait que le dauphin commun est présent dans toutes les mers du monde, c’est avec lui que nous avons le moins de contacts de ce genre. La plupart des échanges répertoriés ont eu lieu avec des Tursiops.

Nous avons accompli tout cela avec un budget de misère. Mes revenus d’écrivain et de photographe de la vie marine ne nous rendaient pas riches. Nous vivions dans des conditions dignes du tiers monde et nous étions finalement si fauchés que nous ne pûmes poursuivre ces expériences. Habitant au nord de la Nouvelle-Zélande, ces déplacements vers Whitianga furent les plus longs que nous ayons faits. Car nous sommes d’abord des plongeurs, ma femme et moi, pas des marins.

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Rampal ne recherchait pas le contact physique


Aucun scientifique n’a jamais montré le moindre intérêt pour nos dialogues avec Rampal.

Même s’ils furent filmés et montrés quelque fois à la télévision, même si nous les avions documentés avec des photos, des enregistrements sonores et racontés dans un livre.

J’ai eu des échanges similaires avec un cachalot. Mais ce genre d’interactions n’est pas prise au sérieux par la science, actuellement.
Je comprends pourquoi. Peut-être un paradigme est-il en train de changer. Il ne faut donc pas espérer que des « chercheurs marginaux » soient financés par les canaux traditionnels. En outre, il y a le problème de la mouvance « New Age » qui croit tout et n’importe quoi  à propos des dauphins. Cela gangrène la science. Pendant de nombreuses années, Jan et moi avons marché sur une corde raide entre les deux approches : le scepticisme sain et la crédulité aveugle.

Jadis, les gens étaient brûlés sur le bûcher si on les suspectait de parler avec les animaux. Je pense qu’il y a toujours des blocages dans notre culture scientifique, quand il s’agit de financer certaines recherches.

Pendant ce temps, ma femme et moi avons pourtant continué à dialoguer avec les cétacés de toutes les manières possibles. L’obscénité absolue que représente l’enfermement de ces créatures pensantes ou leur assassinat brutal, hante à la fois nos rêves et nos vies éveillées.

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Il n’est pas surprenant que les étoiles restent silencieuses à nos appels.
Nous manquons d’un modèle de communication pour le projet SETI comme pour les cétacés.  (…)
Lorsque des créatures aussi agressives que les humains tuent les autres espèces pensantes sur leur propre planète et se balancent des missiles atomiques, quelle civilisation extraterrestre pourrait-elle avoir envie d’entrer en contact avec nous ?
Peut-être que nous devons patienter…
Combler le fossé avec les cétacés serait une étape. Mais nous empoisonnons déjà leur monde avec nos déchets toxiques. Nous les obligeons à nager en rond dans nos bassins prisons pour notre seul divertissement.
Dans la vieille Angleterre, les gens payaient pour entrer dans une tente et voir un homme manger un chat vivant. Ah ! L’Homo sapiens !
Bon, maintenant je vous laisse, je dois partir pour aménager un lac de poissons indigènes ».

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Le site de Wade Doak

Wild Dolphin Project

Des droits civils pour les dauphins !

Dauphins : la science qui détruit

Pourquoi défendre les dauphins ?