Free our last 6 dolphins in Belgium.

Loro Parque

Orque Morgan : 3ième procès

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23 avril 2014 : le verdict

Le Conseil d’Etat a déclaré dans un communiqué publié ce mercredi que le transfert de Morgan vers Loro Parque était correct car il n’y avait pas d’alternative.
«Le retour de cette orque dans l’océan, tel que proposé par les groupes de protection des animaux dans un plan de libération, n’a pas été considéré comme une « solution alternative satisfaisante », car la tribu d’origne de Morgan n’a pas été trouvée (faux) et qu’elle appartient à une population dont la structure sociale est très complexe », a estimé le tribunal néerlandais.

Les défenseurs de Morgan ont beau affirmer, preuves à l’appui, que l’orque n’est pas correctement soigné en Espagne et se voit constamment attaqué par les autres orques, le Conseil d’Etat n’en a cure. Cela ne fait pas partie de ses compétences. Le verdict délivré aujourd’hui ne portait que sur la validité de la licence d’exportation accordée par Bleeker à l’époque. « L’état de santé de Morgan à l’heure actuelle n’était pas l’objet de la procédure judiciaire » a précisé la Cour.

La vérité, cest que les Pays Bas sont à la botte des USA et que libérer Morgan, ce serait mettre SeaWorld en difficulté en ouvrant la voie à une campagne de libération massive dont les Industriels de l’esclavage cétacéen ne veulent pas.

Depuis sa fondation dans les années 60, le delphinarium de Hardewijk a toujours été le comparse privilégié de SeaWorld en Europe. Ensemble, ils ont capturé les premières orques islandaises dont certaines – comme Freya, Tanouk ou Sharkane – ont directement été livrées au Marineland d’Antibes. Ce à quoi nous assisotns ici, c’est à un déni de justice grave, obtenu sous la double pression de la diplomatie et de la recherche du profit. Le gouvernement des Pays-bas se couvre de honte, mais les amis de Morgan ne baisseront pas les bras.

Morgan sera le symbole même de notre juste combat.

http://www.dutchnews.nl/news/archives/2014/04/export_licence_for_morgan_the.php
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/11/16/orque-morgan-3ieme-proces/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/03/28/seaworld-japon-europe-petits-crimes-entre-amis/

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Le 3 décembre 2013, le cas de l’orque Morgan fera l’objet d’une 3ième procédure judiciaire devant un tribunal à la Haye. Lors du deuxième procès, le 12 décembre  dernier,  le verdict des juges de la Cour d’Amsterdam avait jeté la consternation : «La licence d’exportation accordée pour Morgan l’a été à raison, afin de contribuer à l’éducation du public ». Le tribunal ajoutait qu’il n’y avait aucune raison de penser que la santé de la jeune orque soit en danger dans ce parc d’attractions.


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Les photos prises par le Dr Visser ce 17 Novembre 2013 montrent pourtant que Morgan n’a pas cessé de souffrir depuis lors, malgré les « bons soins » de Loro Parque. Ses dents de devant sont usées jusqu’à la gencive. Les autres sont réduites d’un tiers, sans parler d’un dent brisée. La photo ne montre pas une dent de ??la mâchoire droite, usée jusqu’à la pulpe et qui peut très bien avoir été percée à la vrille. Cette opération est pratiquée lorsqu’une dent s’infecte et qu’elle risque d’entraîner une septicémie puis la mort. L’image montre clairement le préjudice extrême que Morgan s’est infligée à elle-même en se heurtant sans cesse contre les parois du bassin. C’est ce qu’on appelle des «dommages de tissu hypertrophique», qui provoquent souvent des démangeaisons et de vives douleurs. En outre, Morgan s’est cogné la tête contre les murs si souvent qu’elle a ouvert la peau et exposé la chair à vif.  Pourtant, le propriétaire de Loro Parque continue à prétendre que Morgan « se porte bien et qu’elle est en parfaite santé». Il affirme également que le Dr Visser manipule les données. A vous de juger…

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Rappel des faits :
Le 23 juin 2010, on découvrit Morgan qui errait seule le long des côtes de la mer des Wadden, au nord-ouest des Pays-Bas. Elle fi retirée de l’eau et emmenée au delphinarium de Harderwijk par l’équipe « SOS Dolfjin »  attachée au parc marin, afin d’y recevoir des soins.
« Morgan était très faible et très amaigrie. Aussi avons-nous pris la décision, en concertation avec le Ministère de l’Environnement, de la capturer puis de l’emmener au Harderwijck Dolfinarium pour lui rendre des forces», avait déclaré à l’époque M. Bert van Plateringen, porte-parole du parc marin hollandais.
Il avait été convenu– comme l’exige les lois européennes – que cette orque resterait dans un bassin du delphinarium jusqu’à ce qu’elle soit en état d’être remise en liberté et de subvenir elle-même à ses besoins.

orque-Morgan-delphinarium-HarderwijkMorgan en Hollande

Rien de plus facile que de la rendre à ses parents. On sait d’où vient Morgan : sa famille fait partie du Pod P. Un plan précis de réhabilitation a donc été proposé, parfaitement fiable et destiné à réussir.
Pourtant, le 29 novembre 2011, avec l’accord du ministre de l’environnement, M. Henk Bleker et celui de la CITES, la jeune orque a été expédiée vers le zoo de  Loro Parque à Tenerife, dans les îles Canaries.
Elle doit y partager désormais la vie confinée et violente de 5 orques à demi-folles, parmi lesquelles le mâle Keto qui tua son dresseur. Ces orques, nés captives aux USA, sont louées par SeaWorld au parc espagnol. De ce fait, si jamais Morgan tombe enceinte malgré son jeune âge – et les employés de Loro Parque s’y emploient -, ses enfants appartiendraient à Sea World et y seraient envoyés. Un tel apport de gènes frais devient une nécessité pour des parcs marins qui jonglent avec la consanguinité. 2 rédisentes de Loro Parque , Koahan a et Skina, sont nées par insémination artificielle de la semence de Tilikum.

Le Dolfinarium de Hardewijk, gravement soupçonné d’avoir conclu des accords illégaux avec SeaWorld, appartient pour sa part au groupe français « la Compagnie des Alpes ». Ce holding possède également le Parc Astérix, Planète Sauvage, Walibi et le Zoo de Bellewaerde en Belgique.

CMJN de base

Quels sont les enjeux de ce nouveau procès ?

– Morgan est arrivée au Loro Parque à la suite d’une évaluation réalisée par les responsables néerlandais de la CITES.
Avons-nous la copie officielle de cet avis ?

En fait, Morgan a été envoyée à Loro Parque sur recommandation du vétérinaire Niels van Elk, du Dolfinarium de Harderwijk. La CITES n’a rien à voir avec cette décision, sauf que c’est elle qui a délivré ce permis malgré de nombreuses protestations. Sur ses formulaires de plainte, la CITES a répondu qu’elle était satisfaite de l’intégrité des deux delphinariums (espagnol et néerlandais).

Loro Parque est un zoo et il existe des règles spécifiques pour les zoos, que Loro Parque doit suivre. La CITES ont apparemment déduit que Loro Parque était un bon zoo et donc un bon endroit pour Morgan. La Fondation Free Morgan essaie d’obtenir des conseils juridiques sur la façon de contester cette situation.

Niels-Van-Elcke-necropsist

Niels Van Elcke, nécropsiste

– Savons-nous à qui appartient Morgan?

Il s’agit d’un élément-clé de cette affaire. Au regard des réglementations européennes, Morgan ne peut être vendue, ni échangée ni utilisée à des fins commerciales. Pourtant, dès le 19 Juillet 2011, le journal Orlando Sentinel annonçait déjà : «SeaWorld Parks & Entertainment est tenté d’acquérir un jeune épaulard femelle secouru l’an dernier au large des Pays-Bas ».  L’article soulignait : «SeaWorld ne dit pas s’il versera une compensation – financière ou sous forme d’autres animaux – au delphinarium hollandais en échange de Morgan ». Enfin, le 29 Novembre 2011, le journal titrait carrément : « L’orque sauvée aux Pays Bas fait désormais partie de la collection de l’entreprise SeaWorld « .

En outre, les documents déposés par SeaWorld lors de la vente publique de ses actions (en particulier la correspondance du 27 Février 2013, du 25 Mars 2013, du 4 Avril 2013 et du 8 Avril 2013, en même temps que le Formulaire S-1 amendé 3 fois) établissent que SeaWorld s’estime propriétaire de Morgan.
SeaWorld «loue» donc Morgan à Loro Parque. Loro Parque paye SeaWorld pour avoir le privilège de garder Morgan dans ses bassins et d’y faire exécuter des shows.

morgan-loro-parque-12-05Morgan à Loro Parque

Avant même que la CITES accorde son permis de transfert de l’orque des Pays Bas à l’Espagne, en date du 27 Juillet 2011, le Dolfinarium de Harderwijk et SeaWorld avaient déjà entamé des discussions au sujet de la vente de Morgan. Il s’agit là d’une transaction commerciale illicite, qui remet en cause l’objectivité du delphinarium hollandais et son prétendu souci du bien-être de l’orque. Envisageait-il sérieusement de placer Morgan dans un enclos marin afin de la remettre au large ensuite et de la rendre à son pod ? On peut en douter.

Comment a-t-on pu en arriver là ? Comment SeaWorld a-t-il pu devenir ainsi le propriétaire légal de Morgan ? Comment le Dolfinarium de Hardewijk a-t-il pu demander puis  obtenir un permis CITES du gouvernement néerlandais pour le transfert de l’orque  à Loro Parque, sans révéler que SeaWorld l’avait déjà achetée ?
Ces questions seront au cœur du prochain débat judiciaire.

– Savons-nous si Morgan est vraiment sourde comme on le prétend ? Où sont les preuves de ce handicap ?

Un rapport en ce sens a en effet été établi par Loro Parque mais il n’est guère convaincant.
Selon le Dr Ingrid Visser (Orca Research Trust/Free Morgan Foudation), l’examen de Loro Parque a observé Morgan assez longtemps que pour se rendre compte qu’elle ne semble pas sourde. Des images volées nous montrent que les dresseurs  utilisent uniquement le sifflet avec elle quand il n’y a pas de public autour.  Peut-être est-elle malentendante. Il existe au moins un exemple d’un dauphin complètement sourd et muet, qui fut capturé heureux et en bonne santé.

Si Morgan est seulement malentendante, cela veut dire alors qu’elle peut parfaitement survivre en milieu naturel plutôt que de rester prisonnière de Loro Parque. En outre, il est tout à fait possible que son problème auditif soit la conséquence de médicaments qu’on lui a donné avant son transfert – à dessein ?  Les dossiers médicaux de Morgan et son bilan de santé ne sont pas accessibles. Mais si la Free Morgan Foundation obtient une inspection médicale, nous pourrons connaître la nature précise des drogues administrées.

morgan-orque-ataque-loro-parqueMorgan agressée à Loro Parque

Le Dr Naomi Rose (HSUS) a déclaré à ce propos : «La personne qui a fait le test, le Dr Dorian Houser, est un acousticien réputé. Mais il s’est appuyé uniquement sur les réactions du cerveau, sans tenir compte du comportement de l’animal.  Cela ne signifie pas que Morgan soit sourde, cela indique simplement qu’elle a perdu une partie de son audition. Cependant, je ne pense pas que cela importe. Sa vision est excellente. Si on la rendait à sa famille, elle serait prise en charge par celle-ci. C’est comme cela que cela fonctionne chez les orques. Je crois même qu’il y a bien plus de cétacés libres affectés de troubles auditifs que nous ne le pensons et qu’ils s’en sortent parfaitement.

Les gens disent souvent : « Une baleine sourde est une baleine morte » mais je ne pense pas que ce soit vrai. Tout d’abord, un déficit auditif n’est pas nécessairement profond. Deuxièmement, j’admets que dans certains cas, cela peut causer de gros problèmes (une baleine sourde est davantage exposée aux collisions avec les bateaux, par exemple), mais que dans d’autres cas, cela ne fait aucune différence, et surtout pas dans un contexte aussi social que le monde des orques ou des dauphins libres ».

orque-handicapee-prise-en-charge-par-son-podJeune orque sans aileron ni nageoire droite
prise en charge par sa famille

– Ne faudrait-il pas se soucier également des 5 autres orques de Loro Parque, dont l’état de santé paraît meilleur ?

Naomi Rose : « Les autres prisonniers ne sont pas oubliés. Mais comme ils sont nés captifs, ils ne sont pas les meilleurs candidats pour la réhabilitation.  Aujourd’hui, nous avons 8 orques capturées en Russie, qui mériteraient de bénéficier de ce type de projet.

Nous nous concentrons sur les 5 orques de Loro Parque à partir des États-Unis. Ce sont des cétacés américains et ils doivent être ramenés aux Etats-Unis. Il faut les mettre à l’abri de l’incompétence  des soigneurs de Loro Parque. Nous travaillons sur cet enjeu, sans grand succès actuellement. Mais nous sommes en contact avec les autorités américaines à ce propos.

Le cas de Morgan est différent : il s’agit là d’une orque européenne et c’est à l’Europe d’en répondre ».

Informations Daniel Turner
ENCAP/BORN FREE

Lire aussi :

Dressage inusité pour Morgan  à Loro Parque

La famille de Morgan

Orques de Norvège

Liberté pour Morgan !

SeaWorld en bourse

Petits crimes entre amis

Du sang, du sperme et des larmes

Le Dolfinarium de Hardewiik

Free Morgan Foundation

L’enfer des orques à Loro Parque

Morgane à Loro Parque

orques-libres-maman-enfant


« BLACKFISH » EN BELGIQUE !

blackfish-posterTous les horaires et les détails pratiques
sur la page Facebook Blackfish Belgique

BLACKFISH EN BELGIQUE !

« Un thriller psychologique intense avec une orque en vedette, qui illustre comment la nature peut se venger lorsque l’homme la pousse dans ses derniers retranchements.  Blackfish, c’est l’histoire de Tilikum, un orque condamné à devenir une bête de spectacle. Durant ses 30 années de captivité,  Tilikum a tué et blessé plusieurs personnes.
Gabriela Cowperthwaite, la réalisatrice du film, a interviewé des témoins directs. Elle dresse un portrait hallucinant de la manière dont ces animaux particulièrement intelligents sont maintenus en détention par l’industrie des parcs de loisir, avec pour seul objectif l’appât du gain.
Cette histoire interpellante pose une question cruciale : ces animaux peuvent-ils être détenus de la sorte ? »

Enfin ! Distribué par Remain in light / Filmfreak Distributie, le documentaire américain Blackfish sort en Belgique à partir du 30 octobre 2013, ainsi qu’en Allemagne, aux Pays Bas et en Espagne. La France ne s’est malheureusement pas montrée intéressée, malgré la présence de 5 misérables orques captives sur son territoire.

Entre le 26 et le 30 octobre, Samantha Berg, l’ancienne dresseuse de Tilikum sera présente à Bruxelles. Samantha lutte maintenant contre la captivité et gère un remarquable site web avec d’autres anciens dresseurs, également interviewés dans ce documentaire.

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Un site web a été conçu pour fournir toutes les informations utiles et même AGIR contre la captivité, puisqu’une pétition y figure.
http://be.blackfish-film.be/


Shamu Show, le cirque romain !

Voici les dates des premières projections.
Samantha Berg nous arrivera de l’Alaska où elle exerce le métier d’acupunctrice et se rendra en Italie, en Espagne (Loro Parque), en Allemagne, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Belgique.
Lire sur la page Face Book le détail des horaires et rencontres avec Samantha.

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Cinema Zed – Louvain (à partir du 23/10/13)
CineAriston – Esch-sur-Alzette (à partir du 25/10/13)
Vendôme – Bruxelles (avant première avec S.B le 29/10 à 7h 25)

Cinema Aventure – Bruxelles (à partir du 30/10/13)
Sphinx – Gand (à partir du 13/11/13)
CineKursaal – Rumelange (à partir du 6/11/13)
CineWaasserhaus – Mondorf-les-Bains (à partir du 13/11/13)
Buda – Courtrai ( partir du 4/12/13)

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A venir (dates non encore précisées) :
Le Parc / Churchill – Liège
Le Parc – Charleroi
Plaza – Mons


Tilikum pleure et les gens rient.

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TILIKUM

Tilikum est né vers 1980 à l’Est de l’Islande, dans une mer glaciale le long d’une côte creusée de fjords. Il n’y vécut que 3 ou 4 ans, collé aux flancs d’une sage matriarche et protégé par les nombreux  membres de sa communauté. Puis des hommes sont venus, ils ont dispersé sa famille et l’ont emmené pour toujours, avec deux autres enfants.
Au début, Tilly se montra coopérant avec ses ravisseurs. Mais bien vite, les bassins surpeuplés du Sealand of Pacific firent de lui un rebelle. Quelques années suffirent à en faire un tueur. Ses deux premiers meurtres furent soigneusement tus mais le dernier mena SeaWorld devant les tribunaux. En mer libre, aucune orque jamais n’a blessé un humain. Les dresseurs agressés ou tués se comptent en revanche par dizaines.

Malgré sa taille énorme, Tilikum était pourtant le souffre-douleur du bassin, grand gosse grandi sans mère, socialement maladroit, rendu fou par l’ennui et le manque d’espace. Une bagarre avait éclaté entre orques peu avant le show fatal. Le géant s’est acharné sur le corps de Dawn Brancheau avec une rage inouïe, avant de lui manger le bras puis de reposer doucement sa tête près du cadavre immergé. Consterné par son acte.

Aujourd’hui, King Kong a retrouvé ses chaînes. Isolé plus d’un an, assommé par les drogues, il flotte. Toute la journée, il dort et quand vient l’heure du spectacle, il se contente de nager en rond, sans même avoir la force de bondir au sifflet. Tilikum est psychiquement mort. Mais son sperme congelé a déjà servi à faire naître 2/3 des bébés orques de la compagnie Sea World. Et on le masturbe encore.

En 2011, 42 orques étaient détenues en bassins dans le monde.
Elles sont 48 aujourd’hui, du fait des récentes captures russes et due « sauvetage » de Morgan en Mer de Norvège par le Dolfinarium de Harderwijk puis de sa vente à SeaWorld.
Depuis 1961, 137 orques au moins ont été capturées pour le marché de la captivité. 124 d’entre elles (soit 91% des prises) sont déjà mortes aujourd’hui.
La durée de vie moyenne des 124 individus capturés est de 4 ans, avec un maximum de 28 ans. Le temps de vie moyen des 32 orques nées en captivité est de 4 ans et demi.
En milieu naturel, les mâles vivent peuvent atteindre 60 ans et les femelles devenir centenaires.
Au total, 156 orques sont mortes en captivité. Ce chiffre comprend 28 enfants difformes malformés ou morts nés.

BLACKFISH pose clairement la question : pourquoi toute cette souffrance ? Pourquoi perpétuer ces jeux de cirques cruels, ces captures et ces inséminations artificielles ?  Dans quel but, si ce n’est le profit ?  Ne vaudrait-il pas mieux plutôt se soucier des orques libres, dont les cultures et l’intelligence sont comparables en complexité à celles des êtres humains ?

Déjà diffusé sur CNN,  BLACKFISH sera projeté en Belgique et dans toute l’Europe à partir du 30 octobre, Cet événement précède une vaste campagne orchestré par Born Free, SOS Defines et la WDC en vue de réclamer l’interdiction des delphinariums sur tout le territoire européen. Pour mémoire, la France détient encore 5 orques captives, dont 4 nées captives. Freya est la seule survivante des captures initiales. Elle vivait en Islande, comme Tilikum.


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Samantha à Sea World
http://www.flickr.com/photos/48521903@N00/sets/72157624823226253/ at SeaWorld
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Lire aussi :
Tous les horaires et les détails pratiques sur la page Facebook Blackfish Belgique

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L’enfance de Tilikum (article D.Kirby traduit par YG)

Blackfish, le film

Blackfish en Europe

Samantha Berg à Bruxelles

Sea World contre Blackfish, la guerre a commencé !

Les mystérieuses cultures des orques de l’Antarctique

Orques captives : les chiffres et les faits

Orques psychotiques en captivité

Tilikum, reproducteur en chef

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samantha-berg-talk-to-Midori-BrusselsSamantha Berg, « Blackfish » Bruxelles 29/10/2013


Orques captives : les chiffres et les faits

kshamenk-in-tiny-tankKshamenk en Argentine

En 2011, 42 orques étaient détenues en bassins dans le monde.
Elles sont 58 aujourd’hui, grâce à nos amis russes.

137 orques au moins ont été capturées pour le marché de la captivité depuis 1961, en ce compris Pascuala et Morgan.
124 des ces orques (soit 91% des individus) sont mortes aujourd’hui.

La durée de vie moyenne de ces 124 individus capturés est en moyenne de 4 ans, en allant de 1 ans à 28. En liberté, les mâles vivent en moyenne 30 ans, mais peuvent atteindre de 50 à 60, tandis que la moyenne d’âge de 46 ans prévaut chez les femelles qui peuvent atteindre les 80 et les 90 ans, voire plus.

J2GrannyWithJ1Ruffles 5Granny (102 ans) et Ruffles (63 ans)

Le temps de vie moyen des 32 orques nées en captivité, compte non tenu des fausses couches, est de 4 ans et demi.
Au total, 156 orques sont mortes en captivité. Ce chiffre comprend 28 enfants malformés ou morts-nés.

SeaWorld détient aujourd’hui 19 orques, dispersées dans ses 3 parcs aux Etats-Unis. Il possède également les orques de Loro Parque en Espagne, dont Morgan.

44 orques sont mortes à SeaWorld.


Kiska seule au Canada

Les établissements qui possèdent des orques vivantes :
Kamogawa Sea World, Japon
Port of Nagoya Aquarium, Japon
Seaside Dolphinarium, Nakhokda, Russie (2)
Loro Parque Tenerife, Espagne (9)
Marineland Antibes, France (6 ?)
Marineland Ontario Canada (1)
Miami Seaquarium Floride (1)
Mundo Marino, Buenos Aires (1)
SeaWorld California
SeaWorld Florida
SeaWorld Texas

Depuis 1964, lorsqu’une orque vivante (Orcinus orca) fut exhibée pour la seconde fois en public (Moby Doll survécut 87 jours), l’image de cette icône marine en noir et blanc se trouva réhabilitée presque à l’égal d’un panda des mers.
D’abord mitraillée par les pêcheurs comme un dangereux ravageur de poissons, bombardée par l’aviation, l’orque est devenue aujourd’hui la vedette de grands spectacles à thèmes dans quelques parcs marins.

antibes-marineland-2012-orque1Antibes

Mais ces deux images sont unidimensionnelles.
Elles rendent un bien mauvais mauvais service à une espèce qui pourrait être la seconde après les êtres humains en matière de diversité comportementale, linguistique et écologique. Les orques sont intelligentes, toute leur vie tourne autour de leur famille.   Elles jouissent d’une longue durée de vie et sont conscientes d’elles-mêmes. Leurs sociétés sont complexes et disposent de traditions culturelles.
Mais c’est aussi le plus grand animal, et de loin, le plus énorme prédateur qui ait jamais été détenu en captivité.

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Des données probantes confortent l’évidence que les orques sont mal servies par ces exhibitions publiques. Le principal bénéfice d’un tel enfermement, qui fut de démontrer que ces géants n’étaient pas des tueurs sans cervelle, est aujourd’hui incontesté. Mais il ne s’appuie plus sur des shows dans un stade, mais sur l’observation en mer.

Ce n’est pas une opinion que de dire que les orques s’adaptent mal à la captivité. C’est un fait.

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« Voilà plus de 45 ans que l’on distrait le public avec des spectacles d’orques. Dans le même temps, en les étudiant dans leur milieu naturel, nous en avons assez appris sur eux que pour nous rendre compte que les orques n’appartiennent pas à la captivité ».

Naomi Rose

orque-russe-narniaNarnia et les nouvelles captures en Russie


Une orque centenaire pulvérise les mythes de la captivité

Killer Controversy
Why orcas should no longer be kept in captivity
http://www.hsi.org/assets/pdfs/orca_white_paper.pdf

Orques captives : les noms, les lieux et les statisitiques
http://www.orcahome.de/orcastat.htm

Orques captives : les victimes
http://www.orcahome.de/orcadead.htm

BLACKFISH BRUXELLES 30 OCTOBRE 2013 (FR)
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/12/blackfish-en-europe/

Tilikum et Samantha Berg (FR)
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/10/10/voices-of-the-orcas-la-face-obscure-de-seaworld/

Intelligence et captivité (FR)
http://www.dauphinlibre.be/orque-intelligence-cultures-seaworld.htm

La vie des orques en captivité (FR)
http://www.dauphinlibre.be/orques-en-spectacle-sept-bonnes-raisons-de-boycotter.htm

Morgan-being-bitten-by-another-orcaMorgane mordue par une autre orque

Since 1964, when a killer whale or orca (Orcinus orca) was first put on public display1, the image of this black-and-white marine icon has been rehabilitated from fearsome killer to cuddly sea panda. Once shot at by fishermen as a dangerous pest, the orca is now the star performer in theme park shows. But both these images are one-dimensional, a disservice to a species that may be second only to human beings when it comes to behavioral, linguistic, and ecological diversity and complexity. Orcas are intelligent and family-oriented. They are long-lived and self-aware. They are socially complex, with cultural traditions. They are the largest animal, and by far the largest predator, held in captivity.

Moby Doll

Evidence supports the position that orcas are ill-served by public exhibition. The early benefit of demonstrating to society that they are not mindless killers is uncontested2, but is no longer served by continued display. It is not a matter of opinion that orcas do not adjust to captivity; it is a matter of fact. After more than 45 years of exhibiting orcas for human amusement, while at the same time studying them in the wild, we have learned enough about them in both settings to realize that orcas do not belong in captivity.

Killer Controversy
Why orcas should no longer be kept in captivity
http://www.hsi.org/assets/pdfs/orca_white_paper.pdf

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SOS Delfines contre Loro Parque !

loroparque-dolphinsOu comment le delphinarium de Ténériffe tente d’étouffer toute critique
Un article de Delphine Giraud (Dolphin Connection Espagne)

LE CONTEXTE

Du 2 au 7 juillet 2013, le groupe SOS Delfines s’est rendu à Ténériffe afin d’informer habitants et touristes sur la captivité des cétacés et ses effets. L’objectif était également de recueillir des signatures pour la pétition à présenter au Ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, en charge de zoos, afin qu’il fasse respecter son propre guide d’application de la loi relative aux zoos qui stipule que ceux-ci “ne devraient pas consentir l’utilisation de leur animaux pour la réalisation de spectacles ou autres représentations de cirques”.

SOS Delfines avait bien préparé sa campagne, envoyant de nombreux communiqués de presse. Les médias des Canaries se sont donc fait écho de la campagne et de son message, comme par exemple dans « La Voix de Ténérife » :

« L’opération a été un succès selon SOS Delfines, qui a publié sur sa page de Facebook le communiqué suivant:
6 jours, 4 plages, 600 signatures contre les spectacles utilisant les dauphins et orques, plus de 2.000 personnes informées et 2 plaintes portées par le Loro Parque. La campagne de SOS Delfines a été un succès, grâce à vous !

Du 2 au 7 Juillet, SOS Delfines a installé une tente d’information sur les problèmes des cétacés captifs sur les plages du Camisón, Troya, Las Vistas et Los Cristianos au sud de Ténériffe. Ayant pour fin d’offrir à locaux et touristes de l’information sur la souffrance des dauphins et des orques en captivité, l’objectif a été plus que rempli. Plus de 2.000 personnes ont obtenu un flyer et un cadeau avec la web de SOS Delfines en 5 langues, et 600 ont signé pour demander plus de respect envers ses animaux ».

Aussitôt, 2 plaintes ont été déposées par le Loro Parque… Il semble évidemment que la campagne n’a pas plu à tout le monde…

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Le propriétaire de Loro Parque, Wolfgang Kiessling (à droite) avec
Brad Andrews, Chief Zoological Officer de SeaWorld (à gauche).

LA PRESSE EN PARLE

Article publié par AquiSurInfo, journal online local du sud de l’île de Ténériffe :
Loro Parque tente de freiner la campagne de SOS Delfines à Ténériffe Sud

* Un notaire commandité par Loro Parque s’est présenté sur le stand d’information installé sur la plage Los Cristianos pour exiger la rectification des déclarations sur la souffrance des cétacés captifs dans des parques comme le leur.

* En outre, la Police Local de Arona a informé la porte-parole de SOS Delfines que l’entreprise avait déposé une plainte.

* Les volontaires de SOS Delfines, heureuses de l’appui reçu à Ténériffe Sud, demeurent tranquilles face aux actions de Loro Parque.

Succès complet de la campagne d’information et de collecte de signatures de SOS Delfines dans le sud de Ténériffe: la population locale et touristique s’implique pour appuyer la pétition demandant que le Ministère de l’Environnement applique le guide d’application de la Loi sur les Zoos et qu’ils cessent d’utiliser les animaux captifs pour la réalisation de spectacles de cirque. L’un des trois parcs ténériffiens contre lesquels pointe cette initiative, le Loro Parque, s’est senti visé par les critiques de SOS Delfines contre la captivité des cétacés.

Pour l’instant, le parc a exigé via la voie notariale que la porte-parole de cette plateforme à l’échelle nationale et internationale, Jennifer Berengueras, se rétracte de ses déclarations faites au journal « La Voix de Ténériffe » sur la souffrance, le stress et la tristesse des cétacés en captivité et sur les réactions agressives que cela provoque, citant en exemple la mort d’un entraîneur attaqué par une orque du Loro Parque en 2009.

Loroparque-alexis-martinezAlexis Martinez fut tué par Keto

Cette sommation a été remise jeudi par un notaire. Les services juridiques de SOS Delfines, à qui Jennifer Berengueras a transmis cette mise en demeure, ont décidé de l’ignorer, nous explique-t-elle. “Tout ce que nous disons repose sur des études scientifiques et nous n’avons donc rien à rectifier”, conclut-elle.

Il semble que Loro Parque ignorait que les-dites déclarations n’avaient pas seulement été publiées seulement par le journal en question, mais aussi par AquíSur et dans un grand nombre de medias nationaux et internationaux qui ont reçu le communiqué de presse de SOS Delfines et qui ne subissent pas l’influence du parapluie publicitaire de parcs de cétacés comme le leur.

De plus, hier, nous raconte Berengueras, la Police Locale de Arona lui a demandé de présenter toutes les autorisations d’occupation de la voie publique par le point d’information installé et, alors qu’elle vérifiait que tout était en règle, l’a informée du fait que cette installation avait fait l’objet d’une plainte. « Nous avons tous les permis et autorisations nécessaires, aussi bien ceux du Littoral que ceux de la Mairie de Arona, et ils ne vont donc pas nous faire taire non plus avec ça”.

SOS Delfines sera sur la plage de Los Cristianos jusqu’à aujourd’hui dimanche.

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La tente de SOS Delfines restera donc installée en bord de mer selon le calendrier prévu. La porte-parole de la campagne d’information et de collecte de signatures en défense des cétacés explique qu’ils se situeront sur le marché de Los Cristianos jusqu’à 14h aujourd’hui (dernier jour de la campagne).

En ce qui concerne la réponse de la population locale et touristique, la porte-parole de la plateforme souligne que l’appui “est impressionnant”. Elle explique qu’ “il n’est pas nécessaire d’inciter les gens à signer ni de les convaincre. Aussi bien les habitants que les touristes viennent à nous et nous offre leur appui” ce qui est, nous indique-t-elle “spécialement gratifiant, parce que cela démontre un grand degré de prise de conscience par rapport à la souffrance des cétacés en captivité”.

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ESPAGNE ET CANARIES : RECORD EN DAUPHINS CAPTIFS

Cette initiative naît de la collaboration de plusieurs organisations de protection des animaux et de la vie marine, nationales et internationales, pour informer les habitants de la zone et les touristes de la souffrance des cétacés en captivité. Elle se développe en Espagne car ce pays est le pays européen avec le plus de cétacés captifs (90 dauphins, 2 belugas et 6 orques dans 11 centres différents).

Et les Canaries sont la deuxième communauté autonome d’Espagne avec le plus grand nombre de cétacés en captivité (25 dauphins et 6 orques), derrière la région de Valence, raison pour laquelle la plateforme considère fondamental informer dans des zones comme le sud de Ténériffe.

Sur Ténériffe, ils nous ont indiqué que des 21 dauphins captifs sur l’île “9 d’entre eux – plus 3 de 7 qui sont morts ces dernières années – ont été capturés à l’état sauvage”.

“Il y a 3 semaines, l’orque Vicky de Loro Parque est morte, âgée de 10 mois à peine, mettant en évidence le manque de bien-être et les difficultés d’adaptation de ces animaux aux conditions de la captivité, même pour ceux nés dans les zoos et les delphinariums”, explique Berengueras.

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Elle ajoute qu’en 2009, une orque de Loro Parque a attaqué mortellement son entraîneur. Cette attaque, et de nombreuses autres qui ont fréquemment lieu dans ces parcs, poursuit la représentante de SOS Delfines, démontrent l’état de stress dont souffrent ces animaux. Et elle commente que pour réduire l’agressivité de ces animaux, l’administration de tranquillisants et d’hormones et une pratique fréquente.

L’information offerte par cette campagne comprend une récente analyse des spectacles qui se réalisent dans les delphinariums espagnols qui a démontré que Loro Parque et Aqualand Costa Adeje destinaient seulement 3.33% et 0.33% de leur temps, respectivement, à parler de la nature et de la conservation de ces animaux, et que Palmitos Park, situé à Gran Canaria, lui dédiait 6.66%.

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