Free our last 6 dolphins in Belgium.

Sea World

Le Marineland du Canada : charniers, tortures et bonnes affaires !

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Beyli, mort à 25 ans, le visage lacéré.

10 septembre 2014

La mort du béluga Beyli au Marineland du Canda a donné lieu à un article mensonger dans le journal « Toronto Sun ».

Tout d’abord, les rapports de la CITES nous indiquent que Beyli est né entre 1989 et 1991.
Il n’avait donc pas plus de 25 ans, et non 40 comme l’affirment les communiqués de presse.

Nous savons aujourd’hui que les bélugas vivent au-delà de 60 ans à l’état sauvage.
Si un décès à l’âge de 25 reste exceptionnel, 40 est l’âge moyen des baleines blanches en liberté.

Ensuite, le Marineland du Canada était supposé posséder 41 bélugas, selon les mêmes documents officiels de la CITES.
Or, d’après ce qu’on peut lire, il n’en reste plus que 36, en ce compris les derniers nés captifs.
Cela signifie donc que 5 bélugas au moins sont morts durant les 2 dernières années, sans qu’on en sache rien.

Cela étant dit, les morts sont les plus chanceux car les survivants vivent l’enfer.
Et nous n’avons aucune raison de croire que la situation pourrait changer bientôt.

(Message de Julie, Cetacean Freedom Network)

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43 bélugas russes entassés dans les bassins du Marineland

 


La solitude de Tilikum : 6 tonnes d’énergie en cage !

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tilly-google-earth1A droite, en bas de l’image : Tilly seul

Par Helene O’Barry Hesselager
Earth Island Institute

David Kirby, journaliste de renom et auteur de «Death at SeaWorld”, a récemment eu une idée brillante. En se servant de l’application cartographique «Google Earth», il a zoomé sur le parc d’attractions SeaWorld d’Orlando en Floride. Une  image satellite de Shamu Stadium est apparue sur son écran. C’est là que plusieurs orques sont incarcérées et utilisées pour des spectacles.
L’une de ces orques est appelée Tilikum.

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Le cauchemar de SeaWorld : une loi contre la captivité des orques !

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Dans un geste surprenant qui ne manquera d’envoyer des ondes de choc dans toute l’industrie des cétacés captifs, un député de Californie propose des mesures législatives pour interdire les spectacles d’orques au SeaWorld de San Diego.

Richard Bloom, membre de l’Assemblée d’État (Santa Monica) a présenté ce vendredi 7 mars 2014 une loi sur le bien-être et la sécurité des orques. Cette loi rendrait illégal le fait de «détenir en captivité, ou d’utiliser une orque sauvage capturé ou élevé en captivité à des fins de performance ou de divertissement ». Le projet de loi interdirait également l’insémination artificielle des orques en captivité en Californie et bloquerait l’importation de sperme d’orque en provenance d’autres États. Les contrevenants seraient passibles d’une amende allant jusqu’à 100.000 $ et/ou de six mois de prison.

« Il n’existe aucune bonne raison d’exhiber des orques captives à des fins de divertissement », a déclaré le député Bloom avant la conférence de presse qui se tiendra au Santa Monica Pier. « Comme les éléphants, ces belles créatures sont beaucoup trop grandes et trop intelligentes que pour être confinées dans de petits enclos en béton toute leur vie. Il est temps de mettre fin à cette pratique consistant à maintenir des orques en captivité pour l’amusement des humains ».
Selon Bloom, sa loi serait « la plus complète jamais votée pour la protection des orques en captivité aux Etats-Unis depuis 40 ans. »

KillerWhaleSeaWorldSanDiego[1]

Aux termes du projet de loi, les 10 orques maintenues captives dans les bassins de SeaWorld San Diego, le seul établissement de Californie qui possède des cétacés, devraient être réhabilitées et remises en liberté si la chose est possible. Dans le cas contraire, les animaux seraient « transférés dans un enclos marin  ouvert au public mais sans qu’is soient contraints à des shows ou autres activités de divertissement. »
Seraient exemptées de cette législation les orques échouées détenues à des fins de réhabilitation après une opération de sauvetage ou à des fins de recherche. Mais même ces animaux devront être remis à l’eau ou envoyé dans une baie marine.

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Ce n’est pas la première fois que les législateurs d’État ont cherché à interdire la captivité de l’épaulard, le plus grand dauphin du monde. La Caroline du Sud a adopté une loi en 1992 contre la captivité des dauphins et des marsouins suite aux efforts déployés par la Humane Society pour bloquer l’ouverture d’un delphinarium à Myrtle Beach.

Le mois dernier, l’Etat de New York, par la voix du sénateur Greg Ball a présenté un projet de loi visant à interdire toute orque captive dans cet état. Bien sûr, il n’y a pas d’orques en captivité en Caroline du Sud ni à New York, ce qui rend le projet de loi californien bien moins symbolique et plus concret.

Au moins cinq pays dans le monde, à savoir l’Inde, la Croatie, la Hongrie, le Chili, le Costa Rica et la Suisse, ont également interdit toute captivité des cétacés.

connyland-babyLe delphinarium de Connyland, aujourd’hui fermé

Le Dr Naomi Rose, spécialiste des mammifères marins à l’Animal Welfare Institute, a déclaré que le projet de loi a été inspiré par le documentaire Blackfish.
« L’effet Blackfish n’a jamais été aussi évident que dans ce cas-ci, a déclaré la scientifique,  « C’est ce qui a conduit à cette première proposition législative sérieuse pour interdire l’exhibition en captivité de cette espèce très intelligente et sociale». Ajoutant : « SeaWorld devrait se joindre à cet effort plutôt que de continuer à combattre. Ils peuvent se replacer dans le bon sens de l’histoire ».

Le député Bloom a demandé à Gabriela Cowperthwaite, la réalisatrice de Blackfish, de l’aider pour son projet de loi. Celle-ci s’est alors tourné vers le Dr Naomi Rose.
« Nous ne sommes pas à l’origine de cette proposition de loi » explique la chercheuse « Mais dès que l’on a fait appel à nous, nous nous sommes plongé de tout coeur dans cette initiative en choisissant les termes juridiques, en fournissant l’information factuelle et en faisant appel à la communauté scientifique».

Naomi Rose a également invité d’anciens dresseurs de SeaWorld qui apparaissent dans le film Blackfish à  soutenir ce projet de loi. Rose, Cowperthwaite, et d’anciens dresseurs de SeaWorld, Carol Ray et John Hargrove, ont comparu avec le député Bloom lors de la conférence de presse du vendredi 7 mars.

Blackfish

Si le projet de loi est voté, SeaWorld devrait alors considérer le succès commercial d’autres aquariums qui ne gardent pas de cétacés dans leurs piscines. L’Aquarium de Monterey en Californie du Nord, par exemple, est régulièrement bondé de visiteurs, sans qu’un seule orque, béluga ou dauphin soit en vue.

En Caroline du Sud, où les orques ne divertiront sans doute jamais le public, le personnel de l’Aquarium de Charleston dirigent régulièrement les visiteurs vers les eaux locales s’ils veulent voir des dauphins.

Le journal « Post and Courier » de « Charleston racontait qu’en 2010, lorsque des touristes demandaient à voir les dauphins de l’aquarium, le directeur de l’établissement, Kevin Mills souriait en répondant : «Eh bien, il suffit de marcher sur notre terrasse d’observation et vous pouvez les voir, en train de nager librement dans le port »

MontereyBayAquariumBackviewMonterey Aquarium

D’après l’article de David Kirby
http://www.takepart.com/article/2014/03/06/seaworlds-worst-nightmare-calif-lawmaker-propose-ban-orcas-captivity

seaworld-kanduMort de Kandu

Réaction de SeaWorld
A court d’argument face à la proposition de loi interdisant la captivité des orques en Californie, SeaWorld ose traiter son initiateur, le député Bloom et tous ceux qui le soutiennent, en ce compris la cétologue de réputation internationale, le Dr Naomi Rose, « d’activistes extrêmes ». SeaWorld use à dessein de ce mot pour défendre ses intérêts commerciaux et susciter la peur chez les Américains en assimilant les associations de défense animale à Al Qaeda.
Cette attitude marque un profond mépris quant au mouvement de fond qui partout dans le monde, fédère des millions de citoyens bien informés, enfants, jeunes, personnes âgées, considérant en leur âme et conscience que l’esclavage des animaux dans les cirques et les zoos doit prendre fin au XXIème siècle. Nous ne sommes PAS des activistes : nous sommes les défenseurs des animaux non-humains et quoiqu’en dise SeaWorld ou d’autres entreprises commerciales du même acabit, rien ne pourra arrêter ce mouvement d’opinion mondial !

SumarMort de Sumar, avec son amie Orkid à ses côtés

Lire aussi :
Planète Info
Les sales petits secrets de SeaWorld
Les orques du Marineland d’Antibes
Il est en effet intéressant de noter qu’outre Corky, qui pleure lorsqu’elle entend la voix de sa mère, le SeaWorld de San Diego détient également une orque française, la jeune Shouka.

shouka-prisonniere


SeaWorld : un dauphin fou mord une fillette

Dolphin-Biting-Girl-at-SeaWorldIncident du 26 février 2014

Une nouvelle fois, un dauphin du Dolphin Cove de SeaWorld  à San Antonio s’est accroché à la main et au poignet d’une fillette de 9 ans. Sa mère n’a pu la libérer, si bien qu’un employé de SeaWorld a du intervenir pour desserrer la mâchoire du dauphin névrotique.

PETA a déposé une plainte officielle auprès de l’USDA en demandant à l’agence d’enquêter et de tenir compte de SeaWorld met en danger tout à la fois le dauphin et le public en violation de la loi fédérale.

Beaucoup d’enfants ont déjà été mordus par des animaux stressés dans les 3 parcs «SeaWorld». Le cas le plus récent date de décembre 2012, quand une gamine de 8 ans a eu la main perforée par les dents d’un dauphin anonyme qu’elle nourrissait dans la petting-pool du SeaWorld d’Orlando, Floride.

Dolphin-Bites-Girl

On peut donc nourrir un dauphin comme on nourrit les canards ?
Mais oui ! Cette pratique dangereuse pour l’enfant et l’animal est depuis longtemps interdite dans la plupart des zoos d’Europe.
En 1957, au Zoo d’Anvers, on pouvait encore  donner à manger aux  éléphants et leur trompe vous chatouillait le creux de la paume. Ces malheureux se bourraient de nic-nacs, de cacahouètes et de bonbons la journée entière et finissaient par en crever.

zoo1_19571957 : Yvon et Catherine au Zoo d’Anvers

Il en est de même dans ces piscines où les dauphins sont caressés sans cesse par des milliers de main et bourés de fish-sticks et d’autres saloperies, sans doute. Il est courant qu’à l’autopsie, l’estomac d’un dauphin soit plein de pièces de monnaie, de languettes de boîtes de bière ou de cigarettes. Ils deviennent obèses, complétement névrosés et souffrent de graves problèmes de digestion.

seaworld-dolphin-1000Dolphin Cove, SeaWorld
Pancho-stomach-contents
Contenu de l’estomac du dauphin Poncho

Malgré cela, SeaWorld offre ce genre d’attractions.
On se souviendra tout de même  que le Boudewijn Seapark a lancé récemment un nouveau programme « éducatif » : entrer dans l’eau avec les dauphins. Quand on sait que même les petits enfants sont admis du moment que leurs parents paient, quand on sait que cet argent est exigé par Aspro Ocio et directement versé dans ses caisses, quand on sait que le jeune Océan est un adolescent nerveux et Beachie un dauphin déprimé avec une infection des poumons, quand on sait que la loi belge interdit en principe le contact direct des visiteurs avec les animaux captifs, on se demande si le Delphinarium de Bruges est vraiment un zoo à part entière.

bruges-touch-dolphinGare à la brucellose !

Pour en revenir aux USA, SeaWorld  a commenté l’incident par ces mots :
«Dolphin Cove offre aux visiteurs la chance de toucher et d’interagir avec les dauphins de l’Atlantique.  A SeaWorld, la sécurité de nos clients et de nos animaux est une priorité absolue. Nous étudions cet incident et nous regrettons ce que notre client a du subir lors de sa visite. SeaWorld fournit des milliers d’interactions sécurisées entre nos clients et nos animaux chaque jour (!), et les incidents de ce genre sont rares. Le personnel de SeaWorld était présent au Dolphin Cove lors de l’incident, et il a réagi rapidement pour aider le client, qui a fait l’objet d’un examen médical sur place. Après l’incident, notre cliente et sa famille a continué leur viste du parc ».

Des milliers d’interactions par jour ?

Lire :
http://www.peta.org/blog/seaworld-problems-dolphin-bites-girl/
http://www.dauphinlibre.be/infanticide_viol_chez_les_dauphins.htm
http://www.wdcs.org/submissions_bin/biting_the_hand.pdf
http://cetaceaninspiration.wordpress.com/2011/12/16/the-dolphin-petting-zoo/
http://www.int-res.com/articles/dao_oa/d081p081.pdf (Health risks for marine mammal workers)
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/07/31/dusty-attaque-la-delphine-en-a-marre/

petting-pool


Plongée dans la conscience d’une orque

killerwhale-orca-seaworld-tilikum-animalrights-captivity-dawnbrancheau-blackfish-deathatseaworldInside the mind of a killer whale
Une interview du Dr Lori Marino par Aviva Hope Rutkin (2013)


Il y a deux semaines, j’ai vu Blackfish, le documentaire fascinant sur les orques en captivité.  J’ai beaucoup apprécié le film mais un tas de questions me trottaient en tête. Des questions de neurosciences. Qu’est-ce qui différencie les orques des autres animaux, par exemple ? Comment les cétacés perçoivent-ils les humains ? Que voulaient dire les réalisateurs du film quand ils parlaient de l’intensité des émotions de ces mammifères marins ? A quel niveau d’intelligence ces animaux se situent-ils vraiment ? Et donc, j’ai appelé le Dr Lori Marino, spécialiste en neurosciences qui apparaît dans Blackfish et je lui a demandé de satisfaire ma curiosité.

Q- Vous êtes professeur en «neurosciences des cétacés» à l’Université d’Emory et vous travaillez dans ce domaine depuis plus de 20 ans. Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette discipline ?

R- Pendant mes études supérieures, tout le monde avait choisi les primates. Je voulais étudier un autre animal – un groupe d’espèces comparables en intelligence mais à propos desquelles nous ne savions presque rien. Je me suis donc tourné vers les  dauphins et les baleines. Quand j’ai vu pour la première fois la photo d’un cerveau de dauphin dans un livre, je suis devenue accro. J’ai pensé: «Wow. Ca, c’est vraiment quelque chose !». Nous savions si peu de choses sur le cerveau d’un dauphin ou une baleine, il y a 25 ans. J’ai donc pris cela comme une opportunité.

Q – Il semble que ce soit plus difficile d’étudier un cerveau de baleine que, par exemple, un cerveau de rat ou de singe. L’étude d’un aussi grand animal pose-t-elle des défis particuliers ?

R- Oui, c’est plus difficile, parce que le cerveau lui-même est tellement différent de celui de tout autre mammifère. Cela fait partie des choses qui m’ont attiré vers ce champ de recherches : l’énorme taille de cet encéphale ! Mais aussi le fait qu’il était construit de manière différente des autres cerveaux mammaliens.

L’autre difficulté liée à l’énorme taille de ce cerveau est que vous ne pouvez pas utiliser facilement les mêmes techniques que pour des cerveaux plus petits. Cet encéphale est beaucoup plus grand que le plus grand cerveau de primate non-humain. Et le cerveau d’un dauphin est même plus grand que celui d’un humain. C’est très difficile à étudier.

Mais dès lors que nous avons pu utiliser des techniques telles que l’imagerie par résonance magnétique, les choses ont vraiment décollé. Nous pouvions prendre le cerveau, le mettre dans un scanner, obtenir des images numériques en 3D et faire ce que nous aurions normalement pu faire avec n’importe quel autre cerveau en le disséquant. L’imagerie magnétique nous a vraiment ouvert un vaste champ des recherches.

orca-brainLe cerveau d’une orque et la zone paralimbique

Q – Quels sont les caractéristiques qui font que le cerveau des épaulards est si différent de celui des humains ? Dans Blackfish, vous et les autres scientifiques, vous déclarez qu’une zone particulière de leur cerveau s’est agrandie.

R- En fait, si vous regardez le système limbique – la zone de traitement de l’émotion dans tous les cerveaux de mammifères – vous découvrez quelque chose de vraiment intéressant. Certaines parties du système limbique se sont modifiées chez les dauphins et les baleines et se sont réduites. Mais d’autres zones adjacentes sont au contraire devenues beaucoup plus grandes et plus élaborées que dans le cerveau humain. Cette aire du cerveau est appelée la “région paralimbique”.

Les cétacés disposent donc d’une sorte de lobe supplémentaire à côté de leur système limbique et de leur néocortex. Et bien sûr, vous pouvez tirer des déductions de ce fait. Ce lobe paralimbique a quelque chose à voir avec le traitement des émotions mais il est également lié au traitement de la pensée.

Il est très fortement développé chez la plupart des cétacés, mais beaucoup moins chez les humains et pas du tout chez d’autres mammifères. Cela suggère qu’il y a quelque chose qui a évolué ou qui s’est adapté dans ce cerveau au fil du temps, alors que cela ne s’est pas produit pour les autres mammifères, y compris les humains.

Q- Dans le film, on  dit qu’un tel développement pourrait indiquer l’existence d’une gamme d’émotions surpassant celles de l’homme.

R- Oui. Je pense qu’il est difficile de dire qu’il surpasse…. Si vous regardez, par exemple, le cerveau d’un orque et celui d’un être humain, il serait difficile d’affirmer que le cerveau humain est capable de la profondeur émotionnelle du cerveau de l’orque, parce que – encore une fois – ce que vous voyez dans le cerveau de l’orque est une élaboration sur la zone limbique que le cerveau humain ne possède pas.

Donc, si cette partie du cerveau d’orque fait ce qu’elle est sensée faire, comme elle le fait chez tous les mammifères – à savoir, traiter les émotions – cela suggère que ces animaux traitent leurs émotions de façon très sophistiquée. Je pense aussi que lorsque vous regardez le comportement des dauphins et des baleines, en particulier dans la nature, vous observez un niveau de cohésion sociale absolument sans équivalent chez d’autres mammifères, y compris les humains.

orca-pod-johnstone-strait-canada-flip-nicklinPod au Canada

Q- Justement, je voulais vous poser la question. On dit aussi dans Blackfish que les orques pourraient avoir un sens du Soi « partagé ».

C’est une idée très intéressante qui tourne en effet depuis un moment, mais cela risque d’être très difficile à tester.
Quand vous regardez la façon dont ils communiquent les uns avec les autres, la manière dont ils se déplacent les uns par rapport aux autres et comment s’organise leur vie sociale, vous comprenez que le fait d’être une orque ou un dauphin – ou n’importe quel autre de ces cétacés très sociaux – pourrait en fait être quelque chose d’un peu différent que d’être juste un individu. Il suffit de voir comment ils communiquent entre eux quand ils voyagent et comment ils réagissent quand l’un des leurs est détenu, blessé ou attaqué.

C’est vraiment intéressant. On a beaucoup discuté à propos des raisons pour lesquelles ils s’échouent parfois en masse ou sur le fait qu’ils pouvaient êter capturés tous ensemble en même temps. À Taiji, au Japon, quand les pêcheurs les  massacrent, pourquoi certains dauphins ne s’échappent-ils pas du filet ? Il leur suffirait de sauter !

Lors d’un échouage de masse, un groupe de cétacés sort de l’eau, se jette sur la plage, et finit généralement par mourir.
Un échouage peut impliquer des centaines d’animaux à la fois, tous vivants, souvent en bonne santé mais manifestement en détresse. Les scientifiques ne s’accordent pas sur les causes de ces échouages.

Ce phénomène peut être lié au sens du soi chez les cétacés, où l’individu est intimement relié à son groupe social. S’en déconnecter n’est pas envisageable dans le cadre de leur psychologie, comme des humains pourraient le faire en pareille circonstance. Bon, il ne s’agit à ce stade que d’une hypothèse mais qui répond bien à certains comportements difficilement explicables.

Quand un animal est malade et se dirige vers la rive, pourquoi l’ensemble du groupe le suit-il ? Prenons aussi le cas de certaines orques mâles. Si leur mère meurt, ils meurent aussi. Ils arrêtent de manger et s’enfoncent dans une sorte de dépression clinique dont ils finissent par mourir. Pas tous, mais certains d’entre eux. Nous avons observé cela. Qu’est-ce que cela signifie ? De quel type de cohésion sociale disposent-ils donc ?

taiji-oceanwatch-mother-child-2-9-2013Taiji : mère et enfant

Q-Y a-t-il d’autres mammifères susceptibles de vivre dans ce type d’environnement social?

R- Les ongulés sont des animaux à sabots. Par exemple, les chevaux, les cerfs, les chameaux, les rhinocéros, les porcs, les hippopotames et les girafes sont tous des ongulés. Vous savez, c’est très intéressant, parce que vous devez vous souvenir d’où les cétacés sont venus. Ce sont des ongulés, eux aussi ou plutôt, il le furent dans un lointain passé. Leurs parents les plus proches sont des animaux à sabots qui vivent en troupeaux. Donc, quand vous regardez les cétacés, vous voyez que le  troupeau est toujours là. Mais ils semblent l’avoir élevé à un autre niveau.

Si vous regardez les animaux terrestres qui vivent en troupeau … Il n’est pas évident que le sentiment de soi «diffus» existe chez eux comme chez les dauphins ou les baleines. Les cétacés se soutiennent mutuellement. Ils ne s’échappent pas même quand ils peuvent le faire. Et leur comportement est lié plus étroitement au groupe que chez les autres ongulés ou d’autres animaux vivant en troupeau. D’une certaine manière, nous pensons que leur comportement grégaire s’est  intensifié, mais comment et pourquoi cela s’est passé, nous ne le comprenons pas exactement. C’est un peu comme s’il s’agissait de “super-troupeaux” !

Wild_HorsesUn troupeau

Q- Peut-être n’est-ce pas la bonne façon de formuler cette question, mais je  la pose  : jusqu’à quel point les orques sont-elles intelligentes ?

L’encéphalisation est une technique utilisée pour décrire le cerveau. Les scientifiques attribuent aux animaux un quotient d’encéphalisation en mesurant la taille de leur cerveau, puis en la comparant avec celle de leur corps. Un haut quotient encéphalique signifie que le cerveau d’un animal est proportionnellement plus grand que la taille de son corps ne le laisserait prévoir. Les êtres humains possèdent le quotient d’encéphalisation le plus élevé de toutes les espèces. Certains scientifiques estiment que le critère d’encéphalisation peut être utilisée pour mesurer l’intelligence d’un animal.

C’est une question difficile mais importante et fondée. Vous savez, pendant très longtemps, j’ai essayé de comprendre l’intelligence des orques en comparant leur niveau d’ encéphalisation par rapport à celui d’autres animaux, en particulier les humains et les grands singes. Si vous utilisez cela comme une échelle d’inférence – ou si vous ne tenez compte que des données physiques – les humains se placent toujours au niveau le plus élevé. Juste derrière lui arrivent plusieurs espèces de cétacés, puis les grands singes, les éléphants, et un certain nombre d’autres espèces.

Donc, si vous envisagez la question de l’intelligence en tenant compte de ce quotient encéphalique, ou en étudiant la façon dont le cerveau est élaboré, les cétacés semblent remporter un beau score.

Mais si vous observez leur comportement, cela devient une évidence. Lors d’études antérieures, on a pu faire la preuve de leurs capacités à comprendre le langage symbolique, à posséder une mémoire ou à résoudre des problèmes. Diana Reiss et moi-même avons démontré que les grands dauphins se reconnaissent dans un miroir. Ils possèdent toutes ces capacités, qui sont assez rares dans le règne animal.

Mieux encore, quand vous travaillez sur terrain, vous constatez que les cétacés disposent de cultures, qu’ils font usage d’outils et que leurs réseaux sociaux sont extrêmement sophistiqués. Toutes ces données tendent à prouver qu’il s’agit là d’un animal très intelligent.

dolphin-mirrorLe test du miroir

Q- Excusez-moi : vous parlez bien d’outils ?

Mais oui ! Les cétacés se servent d’outils. Il y a toutes sortes de choses qu’ils font.
Les dauphins, par exemple. Il existe une population au large de la côte australienne qui se sert d’outils. Je ne dirais pas qu’il s’agit de fabrication, juste d’une utilisation, puisqu’il s’agit d’éponges.

Ils vont les chercher sur le fond et les placent sur ??leur rostre. De cette façon, ils peuvent fouiller le sable pour trouver des poissons, sans que leur rostre ne soit griffé. Nous savons que cette technique est transmise culturellement, puisque nous connaissons les individus qui l’ont découverte et ceux auxquels ils l’ont enseigné. La coutume passe de mère à filles, à la fois latéralement et verticalement. Donc, nous avons aujourd’hui un groupe de dauphins porteurs d’éponges, qui se caractérise par cette tradition.

Les baleines à bosse utilisent également des « filets de bulles » pour attraper leur proie. Ce n’est pas génétique. Ce n’est pas quelque chose d’inhérent ou d’acquis et ce n’est pas quelque chose que tous les individus d’un groupe feront nécessairement. Cet usage semble avoir été transmis seulement à certaines personnes, en particulier des femmes. Les femelles adultes ont tendance à être celles qui  innovent. Il en va de même chez primates.

Et nous savons maintenant – ce qui est vraiment intéressant – que les dauphins porteurs d’éponges ont tendance à fréquenter davantage d’autres dauphins à éponges ! C’est ce qu’on appelle l’Eponge Club. Nous voyons là en quelque sorte le début d’une ségrégation sociale fondée sur un comportement transmis et crée par un individu femelle.

Dauphin-eponge_Eric-PattersonL’usage d’outil chez le dauphin

Q- «Blackfish» nous montre également le lien étroit qui existe entre les dresseurs et les cétacés avec lesquels ils travaillent. Comment les orques que nous voyons  dans le film nous perçoivent-elles ?

R- Vous savez, c’est un sujet à propos duquel les dresseurs eux-mêmes ont beaucoup à dire. J’ai travaillé avec des dauphins captifs et votre question nous vient évidement à l’esprit dès qu’on est en face d’eux. Comment nous perçoivent-ils ? Des gens pensent qu’il existe une vraie relation intime entre les cétacés et leurs dresseurs. D’autres diront que c’est une relation contrainte. Je veux dire par là que vous êtes celui qui donne des récompenses ou celui qui punit. Il y a beaucoup d’injustice évidente dans cette relation… En fait, personne ne sait vraiment.

Je pense que les incidents tragiques décrits par Blackfish nous disent que ces relations ne peuvent pas être ce que vous pensez qu’elles sont. Dans le film, l’un des dresseurs déclare : «Vous savez, je veux croire que ça va plus loin que le simple fait de les nourrir ».  Je ne pense pas que quiconque sait vraiment. …

Quand vous songez à la psychologie du dresseur et de son captif, ce n’est pas une relation saine, clairement. D’un côté vous avez quelqu’un qui a un contrôle complet de la situation. De l’autre, quelqu’un qui n’en a aucun. Donc, oui, dans la mesure où un prisonnier peut avoir, comme on le sait, une relation étroite avec son ravisseur un capteur, cette relation existe sans doute mais je ne suis pas sûr quelle soit très saine.

tilikum-brancheauTilikum et Dawn Brancheau

Q- « Blackfish »souligne le fait que la détention des orques à Seaworld est inhumaine et psychologiquement dommageable pour ces animaux. Que pensez-vous qu’il faudrait faire des orques actuellement captives ?

Je pense que cela dépend de l’individu. Il y en a beaucoup parmi eux qui pourraient être de bons candidats à la réhabilitation et à la liberté. Il y en a d’autres qui ne le sont pas. Le gros problème pour le moment, c’est que n’avons pas de sanctuaires pour les dauphins et les baleines, comme nous en avons pour les éléphants, les chimpanzés et d’autres animaux.
Donc les cétacés captifs n’ont nulle part où aller, sauf dans l’océan, à moins que nous ne trouvions un moyen de les garder dans un lieu aussi proche que possible du milieu naturel. Bien entendu, sans qu’ils doivent faire des tours de cirque ou rester dans une petite piscine.

C’est quelque chose qu’il est vraiment important de développer: des sanctuaires pour les cétacés captifs, afin qu’ils puissent disposer de ce choix. Mais je pense que certains d’entre sont libérables au terme d’une réadaptation. Nous avons eu récemment 3 grands dauphins qui ont été réhabilités puis libérés d’un aquarium coréen. Ils sont maintenant de retour dans leur famille. Tout dépend de combien de temps ils sont restés en captivité, s’ils y sont nés, ce genre de choses. Quand vous enlevez un animal telle qu’une orque à sa mère et à sa famille, alors qu’il n’a que deux ans, vous faites des dégâts. La question est juste de savoir comment ce préjudice psychologique s’exprimera par la suite.

seoul-rehables 3 dauphins de Séoul ont chosi la liberté

Une interview du Dr Lori Marino par Aviva Hope Rutkin (2013).
Aviva est une journaliste scientifique qui travaille à Boston. Elle publie couramment des articles pour la MIT Technology Review. Follow her @realavivahr.

Si vous voulez en savoir plus, écoutez cet exposé de Lori Marino au sein de son université à propos de «Blackfish».

« Les orques ne sont pas plus intelligentes que mon chien».
Brad Andrews, Chief Zoological Officer SeaWorld

A propos de la pensée dauphin, lire aussi :

« Mais qu’en est-il finalement de ce moi central au cœur de ce monde circulaire sans relief , sans couleurs constitué de pixels sonores ? C’est là que les difficultés deviennent insurmontables tant qu’un « contact » n’aura pas été vraiment établi par le dialogue car le « soi » lui-même, le « centre de la personne » est sans doute construit de façon profondément différente chez l’homme et chez le dauphin.

H.Jerison parle carrément d’une « conscience collective ». Les mouvements de groupe parfaitement coordonnés et quasi-simultanés, à l’image des bancs de poissons ou des troupeaux de gnous, que l’on observe régulièrement chez eux, suppose à l’évidence une pensée « homogène » au groupe, brusquement transformé en une « personne plurielle ».

On peut imaginer ce sentiment lors d’un concert de rock ou d’une manifestation, lorsqu’une foule entière se tend vers un même but mais ces attitudes-là sont grossières, globales, peu nuancées.

Toute autre est la mise à l’unisson de deux, trois, cinq (les  » gangs  » de juvéniles mâles associés pour la vie) ou même de plusieurs centaines de dauphins ensemble (de formidables « lignes de front » pour la pêche, qui s’étendent sur des kilomètres) et là, bien sûr, nous avons un comportement qui traduit un contenu mental totalement inconnu de nous.

On sait que lorsqu’un dauphin voit, tout le monde l’entend. En d’autres termes chaque fois qu’un membre du groupe focalise son faisceau de clicks sur une cible quelconque, l’écho lui revient mais également à tous ceux qui l’entourent.

Imaginons que de la même manière, vous regardiez un beau paysage. La personne qui vous tournerait le dos et se tiendrait à l’arrière derrière vous pourrait le percevoir alors aussi bien que vous le faites. Cette vision commune, qui peut faire croire à de la télépathie, n’est pas sans conséquence sur le contenu mental de chaque dauphin du groupe, capable de fusionner son esprit à ceux des autres quand la nécessité s’en fait sentir. Ceci explique sans doute la formidable capacité d’empathie des dauphins mais aussi leur fidélité « jusqu’à la mort » quand il s’agit de suivre un compagnon qui s’échoue. Chez eux, on ne se sépare pas plus d’un ami en détresse qu’on ne se coupe le bras quand il est coincé dans une portière de métro !

En d’autres circonstances, bien sûr, le dauphin voyage seul et il « rassemble » alors sa conscience en un soi individualisé, qui porte un nom, fait des choix et s’intègre dans une lignée.

Il en serait de même pour l’homme si les mots pouvaient faire surgir directement les images qu’ils désignent dans notre cerveau, sans passer par le filtre d’une symbolisation intermédiaire. Si quelqu’un me raconte sa journée, je dois d’abord déchiffrer ses mots, les traduire en image et ensuite me les « représenter ». Notre système visuel étant indépendant de notre système auditif, un processus de transformation préalable est nécessaire à la prise de conscience du message. Au contraire, chez le dauphin, le système auditif est à la fois un moyen de communication et un moyen de cognition « constructiviste » (analyse sensorielle de l’environnement).  La symbolisation n’est donc pas nécessaire aux transferts d’images, ce qui n’empêche nullement qu’elle puisse exister au niveau des concepts abstraits. Quant à cette conscience fusion-fission, cet « ego fluctuant à géométrie variable », ils préparent tout naturellement le dauphin à s’ouvrir à d’autres consciences que la sienne.
D’où sans doute, son besoin de nous sonder, de nous comprendre et de nous « faire » comprendre. Un dauphin aime partager son cerveau avec d’autres, tandis que l’homme vit le plus souvent enfermé dans son crâne. Ces êtres-là ont décidemment beaucoup à nous apprendre…. »
Moi Dauphin

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Dawn Brancheau’s death : my SeaWorld Experience

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Tilly grabs Dawn (The Orca Project)

Wednesday, June 2, 2010 at 1:16pm
As a visitor and witness to the tragic events at SeaWorld on February 24, 2010, I think it is sad to consider that Dawn Brancheaus’ death may go down in history as an accident. An accident is an unforeseen event or circumstance. Given past history and my experiences of that day, I believe the word « accidental » misrepresents this tragedy. Although the recent legal conclusion of the Orange County Sheriffs’ Office deems her death an « accident », SeaWorld has shown its’ negligence in its failures to heed the warning signs to prevent this tragedy. Since OSHA warned « it’s not a matter of if, but when the next attack occurs », SeaWorld, the Blackstone Group and their supporters will have to live with the consequences of this and any subsequent attacks should they continue the unnatural captivity, display and human interaction with Orcas. My guess is they will not care and will fight to continue exploiting these intelligent, social animals so long as profits offset the grief… just as it did this time. But I sense the tide is turning and the end is near for greedy owners and representatives of this exploitative entertainment industry.

I was at the park that day and attended the « Believe » killer whale show just minutes prior to the attack on Mrs. Brancheau and witnessed the unusual and aggressive behavior the whales were exhibiting which ultimately led to the show being cancelled. Shortly after, I grew increasingly concerned that SeaWorld had not been truthful and had not provided the Orange County Sheriffs Office, other investigators or the public with an accurate account of the days’ events. Additionally, it does not appear that OCSO sought clarification or testimony of independent witnesses (although they did include my correspondence to them as part of their final report issued 04-28-2010). I understand that they, like me, are not « whale experts » and it may have been beyond the scope of their investigation. However, it became apparent to me that SeaWorld was misrepresenting or failing to disclose the facts of that day and did not offer any information to investigators regarding the problems that were evident with the whales just prior to the Dining with Shamu event in which Dawn was killed. SeaWorld representatives were misleading and outspoken in stating that there were no indications of any problems prior to the attack. As a witness to these events, I take offense to SeaWorlds’ statements and take exception to the accounts of that day.

A synopsis of my experience follows:

30 minutes prior to Dawn Brancheaus’ violent death I attended the « Believe » Killer Whale show at Shamu Stadium with some family members. During this performance the whales did not behave as anticipated.

Toward the end of the show, a second whale entered the performance pool during the « splash » segment and the two whales set-off at a high rate of speed, chasing each other aggressively, nearly smashing into the wall at the far end of the pool while staff manually operated the pool’s gates trying to bring the whales under control and separate the offenders. Guests were asked to stay away from the glass walls surrounding the pool due to these aggressive actions. Giving it little thought at the time we awaited patiently for the show to get back underway.

During this unscheduled intermission, a female trainer spoke to the crowd and explained that, like feuding siblings, the whales were misbehaving and the trainers were just going to « ignore » the whales’ behavior until they settle down, laughingly indicating that they were more interested in « splashing » each other instead of the crowd.

After a 10 minute « cool down » period, and with the whales now separated, an attempt was made to resume the « splash » portion of the performance, but to no avail. It was clear that the whales were agitated, uncooperative and focused on things other than performing. As the whale continued its’ disobedience and refused to follow commands the show was cancelled abruptly. Disappointed, we left Shamu Stadium following the failed performance. Regardless of the whales obvious defiance, the next show went on and approximately 30 minutes later Mrs. Brancheaus life was ended violently by SeaWorlds’ star performer Tilikum as we stood a mere 50 feet from the pool located behind the Dining with Shamu building.

dine-with-shamuNot a glance to the orca…

As the days pressed on I became increasingly dismayed over the initial reports that filtered in, first that a trainer had slipped and fell into the water and drowned, which just made no sense given the information we heard from witnesses that day.
Then we were subjected to reports in the media by SeaWorld staff that there was no indication that the Killer Whales were behaving abnormally prior to Mrs. Brancheau’s tragic death. While I knew this may be true of the few minutes immediately preceding the attack, problems with the killer whales’ behavior were evident during the Believe show a mere 30 minutes prior. And, in hindsight, there appeared to be a problem with one of the gates that separate the main performance pool and the series of backstage pools as all other operations appeared automated. Was it possible that the second whale that entered the main pool was not supposed to be in there? Could this have led to the distraction and agitation of the other whale? I felt it was worth reporting.

Upset by the apparent « oversight », I contacted SeaWorld with a brief description of what I had witnessed and asked that the information be forwarded to interested parties. The response that I received from them did not indicate that this information would be passed along, nor did they inquire further of my observations… which I found odd, but not unexpected, from what I now view as a for-profit organization who says they are conducting a full investigation of themselves.

I of course went ahead and notified investigating parties myself. After filing a complaint with OSHA, I spoke with investigator Lara Padgett, who had already met with SeaWorld concerning this tragedy. She was not told of these earlier problems until I spoke with her. She and I were not surprised, having indicated that SeaWorld has not been very forthcoming with information.
I was becoming increasingly leery of SeaWorlds’ motives and it was becoming abundantly clear that they were more interested in protecting themselves through mistruths than shedding light on the tragedy. I couldn’t help but feel that SeaWorld’s utter discontent for human life and the lives of their captive performers was evidenced by continuing to blame Dawn for the attack rather than taking responsibility for their own shortcomings of placing profit above safety.

I was the first to admit that I was unsure what role, if any, the earlier whale behavior may or may not have had leading to this tragedy. I also did not know if or how Tilikum might have been affected by these events. Nor did I know for sure whether the perceived problem with the gate had any relevance. Perhaps two whales got together that weren’t suppose to be together. Perhaps there were social problems in the pod that day. Maybe the whales never did quite « settle down » and were giving the warning sign « just don’t mess with me today ». Maybe it was the underlying profit-driven pressure that « the show must go on ». Or, it could have been nothing of the sort. I did not know. I am not a whale expert nor claim to be proficient in whale behavior; however, I now know that this strange disobedient behavior can precede attacks. This is a fact that SeaWorld is well aware of and they have attempted to deceive the public and investigators by failing to disclose the unusual behaviors exhibited that day.

Although several other witnesses did come forward in news reports immediately after the attack, it appears that I have been the only witness to the earlier aggressive whale behavior who has chosen to report my observations to investigators and follow through with debunking SeaWorlds’ erroneous reports. So it has been an uphill battle. But it has been a battle I intend to keep fighting because I am infuriated with SeaWorlds behavior. In my initial correspondence to SeaWorld, I also provided my ticket number for verification… easy enough for them to conclude that I was legitimate. They however chose to ignore my observations and I’m sure they hoped I would just go away and leave the investigation up to them.

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They were wrong. In their efforts to squelch the truth, any and all information I later posted on their website, blogs and/or SeaWorld Fan FaceBook page were quickly removed. They also successfully had my FaceBook page shutdown for several days while FaceBook investigated my content and postings. Although my FaceBook account was reactivated, I am blocked from any further postings at SeaWorld… no surprise there.

I am also well aware that they (SeaWorld and its’ fans) have been monitoring my FaceBook account from the moment of it’s inception, awaiting any new information in order to make anything I post « fit » their version of events, so I have been careful in posting only the information I feel they need to know or see at this point. It will be interesting to see how their version of their « internal » investigation is portrayed.

As of May15, 2010, aside from OSHA, no other investigative parties have followed through with my reports and observations. Although the Orange County Sheriff’s Office included my written statements in their final investigative report, they never contacted me prior to completion of their investigation to request any additional information, clarification of my observations and/or photos or videos I took that day. This seems to be indicative of the Sheriff’s Office investigation. They chose not to investigate or interview other independent witnesses such as the Connell family from NH, present at the initial attack and videotaped the moments preceding the attack at the Dining with Shamu event.

Instead, the OCSO chose to rely on SeaWorld employee testimony as the basis for the investigation and its’ conclusions. I also sent correspondence detailing my observations to the USDA’s Animal & Plant Health Inspection Service, NOAA, Florida Fish and Wildlife Conservation Commission and House Subcommittee on Insular Affairs and Wildlife.

Kathleen Hampton, Office of Executive Director, Florida Fish and Wildlife Conservation Commission did respond via email on March 2, 2010 and indicated that « FWC was involved with regard to the issue of captive wildlife on the day of incident. However, FWC is no longer involved » and she gave me contact information for the agencies coordinating the ongoing investigations.

Essentially I never heard anything back from the USDA (APHIS), NOAA or any members of Congress. Regardless of the « investigators » lack of interest in my observations, I have spoken with many experts, and non-experts, that feel that these prior behaviors are compelling and more so that SeaWorld has attempted to conceal these facts from public scrutiny and investigators.

I for one intend to keep pressure on SeaWorld, the public and all investigative bodies until SeaWorld’s lies and unscrupulous practices are revealed and changes are brought about. History should have guided them and the warning signs should not have been ignored. Either way the truth needs to be known and actions taken to prevent further tragedies for « trainers » and marine mammals alike. This will only happen if the full truth is told, all the facts reviewed and the captivity and exploitation ceases.

Until recently, I was not associated with any organization or activist group, nor did I have any desire to. But since that tragic day, I have found that there are so many wonderful people that have been actively involved in exposing the exploitation and captivity of marine mammals long before this event occurred. While my observations pale in comparison to those unfortunate enough to hopelessly witness the initial brutal attack, SeaWorld has shown from the very start that they are not interested in the facts, or the truth, and their only true concern is to protect profits. It has been my intention to expose these truths and share my experiences with the public and investigators and I will continue to post updates on my FaceBook profile and share new information as warranted.

By chance, that February day was my first visit to SeaWorld and I have been deeply affected by what I witnessed and the publicity and misinformation that followed. Prior to this date I had never formed an opinion of SeaWorld or the captivity and « display » of Orcas. Previously aware of SeaWorld’s rescue and conservation efforts, I am now saddened and outraged at what appears to be a primarily profit-driven entertainment industry which operates under the guise of an educational institution.
My first visit to SeaWorld was indeed an educational experience; unfortunately it has not been the experience I anticipated and one which I hope no one else will have to experience in the future.

In my rapid education on this issue over the past few months it has become abundantly clear that the exploitation of these magnificent animals must end. Thank you to all who are working toward that goal.

Sincerely,
John Kielty (posted on Facebook)

Read also :
Pony Theory

Stress of captivity


Orque Morgan : 3ième procès

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23 avril 2014 : le verdict

Le Conseil d’Etat a déclaré dans un communiqué publié ce mercredi que le transfert de Morgan vers Loro Parque était correct car il n’y avait pas d’alternative.
«Le retour de cette orque dans l’océan, tel que proposé par les groupes de protection des animaux dans un plan de libération, n’a pas été considéré comme une « solution alternative satisfaisante », car la tribu d’origne de Morgan n’a pas été trouvée (faux) et qu’elle appartient à une population dont la structure sociale est très complexe », a estimé le tribunal néerlandais.

Les défenseurs de Morgan ont beau affirmer, preuves à l’appui, que l’orque n’est pas correctement soigné en Espagne et se voit constamment attaqué par les autres orques, le Conseil d’Etat n’en a cure. Cela ne fait pas partie de ses compétences. Le verdict délivré aujourd’hui ne portait que sur la validité de la licence d’exportation accordée par Bleeker à l’époque. « L’état de santé de Morgan à l’heure actuelle n’était pas l’objet de la procédure judiciaire » a précisé la Cour.

La vérité, cest que les Pays Bas sont à la botte des USA et que libérer Morgan, ce serait mettre SeaWorld en difficulté en ouvrant la voie à une campagne de libération massive dont les Industriels de l’esclavage cétacéen ne veulent pas.

Depuis sa fondation dans les années 60, le delphinarium de Hardewijk a toujours été le comparse privilégié de SeaWorld en Europe. Ensemble, ils ont capturé les premières orques islandaises dont certaines – comme Freya, Tanouk ou Sharkane – ont directement été livrées au Marineland d’Antibes. Ce à quoi nous assisotns ici, c’est à un déni de justice grave, obtenu sous la double pression de la diplomatie et de la recherche du profit. Le gouvernement des Pays-bas se couvre de honte, mais les amis de Morgan ne baisseront pas les bras.

Morgan sera le symbole même de notre juste combat.

http://www.dutchnews.nl/news/archives/2014/04/export_licence_for_morgan_the.php
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/11/16/orque-morgan-3ieme-proces/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/03/28/seaworld-japon-europe-petits-crimes-entre-amis/

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Le 3 décembre 2013, le cas de l’orque Morgan fera l’objet d’une 3ième procédure judiciaire devant un tribunal à la Haye. Lors du deuxième procès, le 12 décembre  dernier,  le verdict des juges de la Cour d’Amsterdam avait jeté la consternation : «La licence d’exportation accordée pour Morgan l’a été à raison, afin de contribuer à l’éducation du public ». Le tribunal ajoutait qu’il n’y avait aucune raison de penser que la santé de la jeune orque soit en danger dans ce parc d’attractions.


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Les photos prises par le Dr Visser ce 17 Novembre 2013 montrent pourtant que Morgan n’a pas cessé de souffrir depuis lors, malgré les « bons soins » de Loro Parque. Ses dents de devant sont usées jusqu’à la gencive. Les autres sont réduites d’un tiers, sans parler d’un dent brisée. La photo ne montre pas une dent de ??la mâchoire droite, usée jusqu’à la pulpe et qui peut très bien avoir été percée à la vrille. Cette opération est pratiquée lorsqu’une dent s’infecte et qu’elle risque d’entraîner une septicémie puis la mort. L’image montre clairement le préjudice extrême que Morgan s’est infligée à elle-même en se heurtant sans cesse contre les parois du bassin. C’est ce qu’on appelle des «dommages de tissu hypertrophique», qui provoquent souvent des démangeaisons et de vives douleurs. En outre, Morgan s’est cogné la tête contre les murs si souvent qu’elle a ouvert la peau et exposé la chair à vif.  Pourtant, le propriétaire de Loro Parque continue à prétendre que Morgan « se porte bien et qu’elle est en parfaite santé». Il affirme également que le Dr Visser manipule les données. A vous de juger…

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Rappel des faits :
Le 23 juin 2010, on découvrit Morgan qui errait seule le long des côtes de la mer des Wadden, au nord-ouest des Pays-Bas. Elle fi retirée de l’eau et emmenée au delphinarium de Harderwijk par l’équipe « SOS Dolfjin »  attachée au parc marin, afin d’y recevoir des soins.
« Morgan était très faible et très amaigrie. Aussi avons-nous pris la décision, en concertation avec le Ministère de l’Environnement, de la capturer puis de l’emmener au Harderwijck Dolfinarium pour lui rendre des forces», avait déclaré à l’époque M. Bert van Plateringen, porte-parole du parc marin hollandais.
Il avait été convenu– comme l’exige les lois européennes – que cette orque resterait dans un bassin du delphinarium jusqu’à ce qu’elle soit en état d’être remise en liberté et de subvenir elle-même à ses besoins.

orque-Morgan-delphinarium-HarderwijkMorgan en Hollande

Rien de plus facile que de la rendre à ses parents. On sait d’où vient Morgan : sa famille fait partie du Pod P. Un plan précis de réhabilitation a donc été proposé, parfaitement fiable et destiné à réussir.
Pourtant, le 29 novembre 2011, avec l’accord du ministre de l’environnement, M. Henk Bleker et celui de la CITES, la jeune orque a été expédiée vers le zoo de  Loro Parque à Tenerife, dans les îles Canaries.
Elle doit y partager désormais la vie confinée et violente de 5 orques à demi-folles, parmi lesquelles le mâle Keto qui tua son dresseur. Ces orques, nés captives aux USA, sont louées par SeaWorld au parc espagnol. De ce fait, si jamais Morgan tombe enceinte malgré son jeune âge – et les employés de Loro Parque s’y emploient -, ses enfants appartiendraient à Sea World et y seraient envoyés. Un tel apport de gènes frais devient une nécessité pour des parcs marins qui jonglent avec la consanguinité. 2 rédisentes de Loro Parque , Koahan a et Skina, sont nées par insémination artificielle de la semence de Tilikum.

Le Dolfinarium de Hardewijk, gravement soupçonné d’avoir conclu des accords illégaux avec SeaWorld, appartient pour sa part au groupe français « la Compagnie des Alpes ». Ce holding possède également le Parc Astérix, Planète Sauvage, Walibi et le Zoo de Bellewaerde en Belgique.

CMJN de base

Quels sont les enjeux de ce nouveau procès ?

– Morgan est arrivée au Loro Parque à la suite d’une évaluation réalisée par les responsables néerlandais de la CITES.
Avons-nous la copie officielle de cet avis ?

En fait, Morgan a été envoyée à Loro Parque sur recommandation du vétérinaire Niels van Elk, du Dolfinarium de Harderwijk. La CITES n’a rien à voir avec cette décision, sauf que c’est elle qui a délivré ce permis malgré de nombreuses protestations. Sur ses formulaires de plainte, la CITES a répondu qu’elle était satisfaite de l’intégrité des deux delphinariums (espagnol et néerlandais).

Loro Parque est un zoo et il existe des règles spécifiques pour les zoos, que Loro Parque doit suivre. La CITES ont apparemment déduit que Loro Parque était un bon zoo et donc un bon endroit pour Morgan. La Fondation Free Morgan essaie d’obtenir des conseils juridiques sur la façon de contester cette situation.

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Niels Van Elcke, nécropsiste

– Savons-nous à qui appartient Morgan?

Il s’agit d’un élément-clé de cette affaire. Au regard des réglementations européennes, Morgan ne peut être vendue, ni échangée ni utilisée à des fins commerciales. Pourtant, dès le 19 Juillet 2011, le journal Orlando Sentinel annonçait déjà : «SeaWorld Parks & Entertainment est tenté d’acquérir un jeune épaulard femelle secouru l’an dernier au large des Pays-Bas ».  L’article soulignait : «SeaWorld ne dit pas s’il versera une compensation – financière ou sous forme d’autres animaux – au delphinarium hollandais en échange de Morgan ». Enfin, le 29 Novembre 2011, le journal titrait carrément : « L’orque sauvée aux Pays Bas fait désormais partie de la collection de l’entreprise SeaWorld « .

En outre, les documents déposés par SeaWorld lors de la vente publique de ses actions (en particulier la correspondance du 27 Février 2013, du 25 Mars 2013, du 4 Avril 2013 et du 8 Avril 2013, en même temps que le Formulaire S-1 amendé 3 fois) établissent que SeaWorld s’estime propriétaire de Morgan.
SeaWorld «loue» donc Morgan à Loro Parque. Loro Parque paye SeaWorld pour avoir le privilège de garder Morgan dans ses bassins et d’y faire exécuter des shows.

morgan-loro-parque-12-05Morgan à Loro Parque

Avant même que la CITES accorde son permis de transfert de l’orque des Pays Bas à l’Espagne, en date du 27 Juillet 2011, le Dolfinarium de Harderwijk et SeaWorld avaient déjà entamé des discussions au sujet de la vente de Morgan. Il s’agit là d’une transaction commerciale illicite, qui remet en cause l’objectivité du delphinarium hollandais et son prétendu souci du bien-être de l’orque. Envisageait-il sérieusement de placer Morgan dans un enclos marin afin de la remettre au large ensuite et de la rendre à son pod ? On peut en douter.

Comment a-t-on pu en arriver là ? Comment SeaWorld a-t-il pu devenir ainsi le propriétaire légal de Morgan ? Comment le Dolfinarium de Hardewijk a-t-il pu demander puis  obtenir un permis CITES du gouvernement néerlandais pour le transfert de l’orque  à Loro Parque, sans révéler que SeaWorld l’avait déjà achetée ?
Ces questions seront au cœur du prochain débat judiciaire.

– Savons-nous si Morgan est vraiment sourde comme on le prétend ? Où sont les preuves de ce handicap ?

Un rapport en ce sens a en effet été établi par Loro Parque mais il n’est guère convaincant.
Selon le Dr Ingrid Visser (Orca Research Trust/Free Morgan Foudation), l’examen de Loro Parque a observé Morgan assez longtemps que pour se rendre compte qu’elle ne semble pas sourde. Des images volées nous montrent que les dresseurs  utilisent uniquement le sifflet avec elle quand il n’y a pas de public autour.  Peut-être est-elle malentendante. Il existe au moins un exemple d’un dauphin complètement sourd et muet, qui fut capturé heureux et en bonne santé.

Si Morgan est seulement malentendante, cela veut dire alors qu’elle peut parfaitement survivre en milieu naturel plutôt que de rester prisonnière de Loro Parque. En outre, il est tout à fait possible que son problème auditif soit la conséquence de médicaments qu’on lui a donné avant son transfert – à dessein ?  Les dossiers médicaux de Morgan et son bilan de santé ne sont pas accessibles. Mais si la Free Morgan Foundation obtient une inspection médicale, nous pourrons connaître la nature précise des drogues administrées.

morgan-orque-ataque-loro-parqueMorgan agressée à Loro Parque

Le Dr Naomi Rose (HSUS) a déclaré à ce propos : «La personne qui a fait le test, le Dr Dorian Houser, est un acousticien réputé. Mais il s’est appuyé uniquement sur les réactions du cerveau, sans tenir compte du comportement de l’animal.  Cela ne signifie pas que Morgan soit sourde, cela indique simplement qu’elle a perdu une partie de son audition. Cependant, je ne pense pas que cela importe. Sa vision est excellente. Si on la rendait à sa famille, elle serait prise en charge par celle-ci. C’est comme cela que cela fonctionne chez les orques. Je crois même qu’il y a bien plus de cétacés libres affectés de troubles auditifs que nous ne le pensons et qu’ils s’en sortent parfaitement.

Les gens disent souvent : « Une baleine sourde est une baleine morte » mais je ne pense pas que ce soit vrai. Tout d’abord, un déficit auditif n’est pas nécessairement profond. Deuxièmement, j’admets que dans certains cas, cela peut causer de gros problèmes (une baleine sourde est davantage exposée aux collisions avec les bateaux, par exemple), mais que dans d’autres cas, cela ne fait aucune différence, et surtout pas dans un contexte aussi social que le monde des orques ou des dauphins libres ».

orque-handicapee-prise-en-charge-par-son-podJeune orque sans aileron ni nageoire droite
prise en charge par sa famille

– Ne faudrait-il pas se soucier également des 5 autres orques de Loro Parque, dont l’état de santé paraît meilleur ?

Naomi Rose : « Les autres prisonniers ne sont pas oubliés. Mais comme ils sont nés captifs, ils ne sont pas les meilleurs candidats pour la réhabilitation.  Aujourd’hui, nous avons 8 orques capturées en Russie, qui mériteraient de bénéficier de ce type de projet.

Nous nous concentrons sur les 5 orques de Loro Parque à partir des États-Unis. Ce sont des cétacés américains et ils doivent être ramenés aux Etats-Unis. Il faut les mettre à l’abri de l’incompétence  des soigneurs de Loro Parque. Nous travaillons sur cet enjeu, sans grand succès actuellement. Mais nous sommes en contact avec les autorités américaines à ce propos.

Le cas de Morgan est différent : il s’agit là d’une orque européenne et c’est à l’Europe d’en répondre ».

Informations Daniel Turner
ENCAP/BORN FREE

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