Free our last 6 dolphins in Belgium.

USA

Le Marineland du Canada : charniers, tortures et bonnes affaires !

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Beyli, mort à 25 ans, le visage lacéré.

10 septembre 2014

La mort du béluga Beyli au Marineland du Canda a donné lieu à un article mensonger dans le journal « Toronto Sun ».

Tout d’abord, les rapports de la CITES nous indiquent que Beyli est né entre 1989 et 1991.
Il n’avait donc pas plus de 25 ans, et non 40 comme l’affirment les communiqués de presse.

Nous savons aujourd’hui que les bélugas vivent au-delà de 60 ans à l’état sauvage.
Si un décès à l’âge de 25 reste exceptionnel, 40 est l’âge moyen des baleines blanches en liberté.

Ensuite, le Marineland du Canada était supposé posséder 41 bélugas, selon les mêmes documents officiels de la CITES.
Or, d’après ce qu’on peut lire, il n’en reste plus que 36, en ce compris les derniers nés captifs.
Cela signifie donc que 5 bélugas au moins sont morts durant les 2 dernières années, sans qu’on en sache rien.

Cela étant dit, les morts sont les plus chanceux car les survivants vivent l’enfer.
Et nous n’avons aucune raison de croire que la situation pourrait changer bientôt.

(Message de Julie, Cetacean Freedom Network)

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43 bélugas russes entassés dans les bassins du Marineland

 


La solitude de Tilikum : 6 tonnes d’énergie en cage !

tilly-google-earth1A droite, en bas de l’image : Tilly seul

Par Helene O’Barry Hesselager
Earth Island Institute

David Kirby, journaliste de renom et auteur de «Death at SeaWorld”, a récemment eu une idée brillante. En se servant de l’application cartographique «Google Earth», il a zoomé sur le parc d’attractions SeaWorld d’Orlando en Floride. Une  image satellite de Shamu Stadium est apparue sur son écran. C’est là que plusieurs orques sont incarcérées et utilisées pour des spectacles.
L’une de ces orques est appelée Tilikum.

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Le cauchemar de SeaWorld : une loi contre la captivité des orques !

Shamu-Sea-World-San-Diego-California

Dans un geste surprenant qui ne manquera d’envoyer des ondes de choc dans toute l’industrie des cétacés captifs, un député de Californie propose des mesures législatives pour interdire les spectacles d’orques au SeaWorld de San Diego.

Richard Bloom, membre de l’Assemblée d’État (Santa Monica) a présenté ce vendredi 7 mars 2014 une loi sur le bien-être et la sécurité des orques. Cette loi rendrait illégal le fait de «détenir en captivité, ou d’utiliser une orque sauvage capturé ou élevé en captivité à des fins de performance ou de divertissement ». Le projet de loi interdirait également l’insémination artificielle des orques en captivité en Californie et bloquerait l’importation de sperme d’orque en provenance d’autres États. Les contrevenants seraient passibles d’une amende allant jusqu’à 100.000 $ et/ou de six mois de prison.

« Il n’existe aucune bonne raison d’exhiber des orques captives à des fins de divertissement », a déclaré le député Bloom avant la conférence de presse qui se tiendra au Santa Monica Pier. « Comme les éléphants, ces belles créatures sont beaucoup trop grandes et trop intelligentes que pour être confinées dans de petits enclos en béton toute leur vie. Il est temps de mettre fin à cette pratique consistant à maintenir des orques en captivité pour l’amusement des humains ».
Selon Bloom, sa loi serait « la plus complète jamais votée pour la protection des orques en captivité aux Etats-Unis depuis 40 ans. »

KillerWhaleSeaWorldSanDiego[1]

Aux termes du projet de loi, les 10 orques maintenues captives dans les bassins de SeaWorld San Diego, le seul établissement de Californie qui possède des cétacés, devraient être réhabilitées et remises en liberté si la chose est possible. Dans le cas contraire, les animaux seraient « transférés dans un enclos marin  ouvert au public mais sans qu’is soient contraints à des shows ou autres activités de divertissement. »
Seraient exemptées de cette législation les orques échouées détenues à des fins de réhabilitation après une opération de sauvetage ou à des fins de recherche. Mais même ces animaux devront être remis à l’eau ou envoyé dans une baie marine.

shamu-show

Ce n’est pas la première fois que les législateurs d’État ont cherché à interdire la captivité de l’épaulard, le plus grand dauphin du monde. La Caroline du Sud a adopté une loi en 1992 contre la captivité des dauphins et des marsouins suite aux efforts déployés par la Humane Society pour bloquer l’ouverture d’un delphinarium à Myrtle Beach.

Le mois dernier, l’Etat de New York, par la voix du sénateur Greg Ball a présenté un projet de loi visant à interdire toute orque captive dans cet état. Bien sûr, il n’y a pas d’orques en captivité en Caroline du Sud ni à New York, ce qui rend le projet de loi californien bien moins symbolique et plus concret.

Au moins cinq pays dans le monde, à savoir l’Inde, la Croatie, la Hongrie, le Chili, le Costa Rica et la Suisse, ont également interdit toute captivité des cétacés.

connyland-babyLe delphinarium de Connyland, aujourd’hui fermé

Le Dr Naomi Rose, spécialiste des mammifères marins à l’Animal Welfare Institute, a déclaré que le projet de loi a été inspiré par le documentaire Blackfish.
« L’effet Blackfish n’a jamais été aussi évident que dans ce cas-ci, a déclaré la scientifique,  « C’est ce qui a conduit à cette première proposition législative sérieuse pour interdire l’exhibition en captivité de cette espèce très intelligente et sociale». Ajoutant : « SeaWorld devrait se joindre à cet effort plutôt que de continuer à combattre. Ils peuvent se replacer dans le bon sens de l’histoire ».

Le député Bloom a demandé à Gabriela Cowperthwaite, la réalisatrice de Blackfish, de l’aider pour son projet de loi. Celle-ci s’est alors tourné vers le Dr Naomi Rose.
« Nous ne sommes pas à l’origine de cette proposition de loi » explique la chercheuse « Mais dès que l’on a fait appel à nous, nous nous sommes plongé de tout coeur dans cette initiative en choisissant les termes juridiques, en fournissant l’information factuelle et en faisant appel à la communauté scientifique».

Naomi Rose a également invité d’anciens dresseurs de SeaWorld qui apparaissent dans le film Blackfish à  soutenir ce projet de loi. Rose, Cowperthwaite, et d’anciens dresseurs de SeaWorld, Carol Ray et John Hargrove, ont comparu avec le député Bloom lors de la conférence de presse du vendredi 7 mars.

Blackfish

Si le projet de loi est voté, SeaWorld devrait alors considérer le succès commercial d’autres aquariums qui ne gardent pas de cétacés dans leurs piscines. L’Aquarium de Monterey en Californie du Nord, par exemple, est régulièrement bondé de visiteurs, sans qu’un seule orque, béluga ou dauphin soit en vue.

En Caroline du Sud, où les orques ne divertiront sans doute jamais le public, le personnel de l’Aquarium de Charleston dirigent régulièrement les visiteurs vers les eaux locales s’ils veulent voir des dauphins.

Le journal « Post and Courier » de « Charleston racontait qu’en 2010, lorsque des touristes demandaient à voir les dauphins de l’aquarium, le directeur de l’établissement, Kevin Mills souriait en répondant : «Eh bien, il suffit de marcher sur notre terrasse d’observation et vous pouvez les voir, en train de nager librement dans le port »

MontereyBayAquariumBackviewMonterey Aquarium

D’après l’article de David Kirby
http://www.takepart.com/article/2014/03/06/seaworlds-worst-nightmare-calif-lawmaker-propose-ban-orcas-captivity

seaworld-kanduMort de Kandu

Réaction de SeaWorld
A court d’argument face à la proposition de loi interdisant la captivité des orques en Californie, SeaWorld ose traiter son initiateur, le député Bloom et tous ceux qui le soutiennent, en ce compris la cétologue de réputation internationale, le Dr Naomi Rose, « d’activistes extrêmes ». SeaWorld use à dessein de ce mot pour défendre ses intérêts commerciaux et susciter la peur chez les Américains en assimilant les associations de défense animale à Al Qaeda.
Cette attitude marque un profond mépris quant au mouvement de fond qui partout dans le monde, fédère des millions de citoyens bien informés, enfants, jeunes, personnes âgées, considérant en leur âme et conscience que l’esclavage des animaux dans les cirques et les zoos doit prendre fin au XXIème siècle. Nous ne sommes PAS des activistes : nous sommes les défenseurs des animaux non-humains et quoiqu’en dise SeaWorld ou d’autres entreprises commerciales du même acabit, rien ne pourra arrêter ce mouvement d’opinion mondial !

SumarMort de Sumar, avec son amie Orkid à ses côtés

Lire aussi :
Planète Info
Les sales petits secrets de SeaWorld
Les orques du Marineland d’Antibes
Il est en effet intéressant de noter qu’outre Corky, qui pleure lorsqu’elle entend la voix de sa mère, le SeaWorld de San Diego détient également une orque française, la jeune Shouka.

shouka-prisonniere


Plongée dans la conscience d’une orque

killerwhale-orca-seaworld-tilikum-animalrights-captivity-dawnbrancheau-blackfish-deathatseaworldInside the mind of a killer whale
Une interview du Dr Lori Marino par Aviva Hope Rutkin (2013)


Il y a deux semaines, j’ai vu Blackfish, le documentaire fascinant sur les orques en captivité.  J’ai beaucoup apprécié le film mais un tas de questions me trottaient en tête. Des questions de neurosciences. Qu’est-ce qui différencie les orques des autres animaux, par exemple ? Comment les cétacés perçoivent-ils les humains ? Que voulaient dire les réalisateurs du film quand ils parlaient de l’intensité des émotions de ces mammifères marins ? A quel niveau d’intelligence ces animaux se situent-ils vraiment ? Et donc, j’ai appelé le Dr Lori Marino, spécialiste en neurosciences qui apparaît dans Blackfish et je lui a demandé de satisfaire ma curiosité.

Q- Vous êtes professeur en «neurosciences des cétacés» à l’Université d’Emory et vous travaillez dans ce domaine depuis plus de 20 ans. Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette discipline ?

R- Pendant mes études supérieures, tout le monde avait choisi les primates. Je voulais étudier un autre animal – un groupe d’espèces comparables en intelligence mais à propos desquelles nous ne savions presque rien. Je me suis donc tourné vers les  dauphins et les baleines. Quand j’ai vu pour la première fois la photo d’un cerveau de dauphin dans un livre, je suis devenue accro. J’ai pensé: «Wow. Ca, c’est vraiment quelque chose !». Nous savions si peu de choses sur le cerveau d’un dauphin ou une baleine, il y a 25 ans. J’ai donc pris cela comme une opportunité.

Q – Il semble que ce soit plus difficile d’étudier un cerveau de baleine que, par exemple, un cerveau de rat ou de singe. L’étude d’un aussi grand animal pose-t-elle des défis particuliers ?

R- Oui, c’est plus difficile, parce que le cerveau lui-même est tellement différent de celui de tout autre mammifère. Cela fait partie des choses qui m’ont attiré vers ce champ de recherches : l’énorme taille de cet encéphale ! Mais aussi le fait qu’il était construit de manière différente des autres cerveaux mammaliens.

L’autre difficulté liée à l’énorme taille de ce cerveau est que vous ne pouvez pas utiliser facilement les mêmes techniques que pour des cerveaux plus petits. Cet encéphale est beaucoup plus grand que le plus grand cerveau de primate non-humain. Et le cerveau d’un dauphin est même plus grand que celui d’un humain. C’est très difficile à étudier.

Mais dès lors que nous avons pu utiliser des techniques telles que l’imagerie par résonance magnétique, les choses ont vraiment décollé. Nous pouvions prendre le cerveau, le mettre dans un scanner, obtenir des images numériques en 3D et faire ce que nous aurions normalement pu faire avec n’importe quel autre cerveau en le disséquant. L’imagerie magnétique nous a vraiment ouvert un vaste champ des recherches.

orca-brainLe cerveau d’une orque et la zone paralimbique

Q – Quels sont les caractéristiques qui font que le cerveau des épaulards est si différent de celui des humains ? Dans Blackfish, vous et les autres scientifiques, vous déclarez qu’une zone particulière de leur cerveau s’est agrandie.

R- En fait, si vous regardez le système limbique – la zone de traitement de l’émotion dans tous les cerveaux de mammifères – vous découvrez quelque chose de vraiment intéressant. Certaines parties du système limbique se sont modifiées chez les dauphins et les baleines et se sont réduites. Mais d’autres zones adjacentes sont au contraire devenues beaucoup plus grandes et plus élaborées que dans le cerveau humain. Cette aire du cerveau est appelée la “région paralimbique”.

Les cétacés disposent donc d’une sorte de lobe supplémentaire à côté de leur système limbique et de leur néocortex. Et bien sûr, vous pouvez tirer des déductions de ce fait. Ce lobe paralimbique a quelque chose à voir avec le traitement des émotions mais il est également lié au traitement de la pensée.

Il est très fortement développé chez la plupart des cétacés, mais beaucoup moins chez les humains et pas du tout chez d’autres mammifères. Cela suggère qu’il y a quelque chose qui a évolué ou qui s’est adapté dans ce cerveau au fil du temps, alors que cela ne s’est pas produit pour les autres mammifères, y compris les humains.

Q- Dans le film, on  dit qu’un tel développement pourrait indiquer l’existence d’une gamme d’émotions surpassant celles de l’homme.

R- Oui. Je pense qu’il est difficile de dire qu’il surpasse…. Si vous regardez, par exemple, le cerveau d’un orque et celui d’un être humain, il serait difficile d’affirmer que le cerveau humain est capable de la profondeur émotionnelle du cerveau de l’orque, parce que – encore une fois – ce que vous voyez dans le cerveau de l’orque est une élaboration sur la zone limbique que le cerveau humain ne possède pas.

Donc, si cette partie du cerveau d’orque fait ce qu’elle est sensée faire, comme elle le fait chez tous les mammifères – à savoir, traiter les émotions – cela suggère que ces animaux traitent leurs émotions de façon très sophistiquée. Je pense aussi que lorsque vous regardez le comportement des dauphins et des baleines, en particulier dans la nature, vous observez un niveau de cohésion sociale absolument sans équivalent chez d’autres mammifères, y compris les humains.

orca-pod-johnstone-strait-canada-flip-nicklinPod au Canada

Q- Justement, je voulais vous poser la question. On dit aussi dans Blackfish que les orques pourraient avoir un sens du Soi « partagé ».

C’est une idée très intéressante qui tourne en effet depuis un moment, mais cela risque d’être très difficile à tester.
Quand vous regardez la façon dont ils communiquent les uns avec les autres, la manière dont ils se déplacent les uns par rapport aux autres et comment s’organise leur vie sociale, vous comprenez que le fait d’être une orque ou un dauphin – ou n’importe quel autre de ces cétacés très sociaux – pourrait en fait être quelque chose d’un peu différent que d’être juste un individu. Il suffit de voir comment ils communiquent entre eux quand ils voyagent et comment ils réagissent quand l’un des leurs est détenu, blessé ou attaqué.

C’est vraiment intéressant. On a beaucoup discuté à propos des raisons pour lesquelles ils s’échouent parfois en masse ou sur le fait qu’ils pouvaient êter capturés tous ensemble en même temps. À Taiji, au Japon, quand les pêcheurs les  massacrent, pourquoi certains dauphins ne s’échappent-ils pas du filet ? Il leur suffirait de sauter !

Lors d’un échouage de masse, un groupe de cétacés sort de l’eau, se jette sur la plage, et finit généralement par mourir.
Un échouage peut impliquer des centaines d’animaux à la fois, tous vivants, souvent en bonne santé mais manifestement en détresse. Les scientifiques ne s’accordent pas sur les causes de ces échouages.

Ce phénomène peut être lié au sens du soi chez les cétacés, où l’individu est intimement relié à son groupe social. S’en déconnecter n’est pas envisageable dans le cadre de leur psychologie, comme des humains pourraient le faire en pareille circonstance. Bon, il ne s’agit à ce stade que d’une hypothèse mais qui répond bien à certains comportements difficilement explicables.

Quand un animal est malade et se dirige vers la rive, pourquoi l’ensemble du groupe le suit-il ? Prenons aussi le cas de certaines orques mâles. Si leur mère meurt, ils meurent aussi. Ils arrêtent de manger et s’enfoncent dans une sorte de dépression clinique dont ils finissent par mourir. Pas tous, mais certains d’entre eux. Nous avons observé cela. Qu’est-ce que cela signifie ? De quel type de cohésion sociale disposent-ils donc ?

taiji-oceanwatch-mother-child-2-9-2013Taiji : mère et enfant

Q-Y a-t-il d’autres mammifères susceptibles de vivre dans ce type d’environnement social?

R- Les ongulés sont des animaux à sabots. Par exemple, les chevaux, les cerfs, les chameaux, les rhinocéros, les porcs, les hippopotames et les girafes sont tous des ongulés. Vous savez, c’est très intéressant, parce que vous devez vous souvenir d’où les cétacés sont venus. Ce sont des ongulés, eux aussi ou plutôt, il le furent dans un lointain passé. Leurs parents les plus proches sont des animaux à sabots qui vivent en troupeaux. Donc, quand vous regardez les cétacés, vous voyez que le  troupeau est toujours là. Mais ils semblent l’avoir élevé à un autre niveau.

Si vous regardez les animaux terrestres qui vivent en troupeau … Il n’est pas évident que le sentiment de soi «diffus» existe chez eux comme chez les dauphins ou les baleines. Les cétacés se soutiennent mutuellement. Ils ne s’échappent pas même quand ils peuvent le faire. Et leur comportement est lié plus étroitement au groupe que chez les autres ongulés ou d’autres animaux vivant en troupeau. D’une certaine manière, nous pensons que leur comportement grégaire s’est  intensifié, mais comment et pourquoi cela s’est passé, nous ne le comprenons pas exactement. C’est un peu comme s’il s’agissait de “super-troupeaux” !

Wild_HorsesUn troupeau

Q- Peut-être n’est-ce pas la bonne façon de formuler cette question, mais je  la pose  : jusqu’à quel point les orques sont-elles intelligentes ?

L’encéphalisation est une technique utilisée pour décrire le cerveau. Les scientifiques attribuent aux animaux un quotient d’encéphalisation en mesurant la taille de leur cerveau, puis en la comparant avec celle de leur corps. Un haut quotient encéphalique signifie que le cerveau d’un animal est proportionnellement plus grand que la taille de son corps ne le laisserait prévoir. Les êtres humains possèdent le quotient d’encéphalisation le plus élevé de toutes les espèces. Certains scientifiques estiment que le critère d’encéphalisation peut être utilisée pour mesurer l’intelligence d’un animal.

C’est une question difficile mais importante et fondée. Vous savez, pendant très longtemps, j’ai essayé de comprendre l’intelligence des orques en comparant leur niveau d’ encéphalisation par rapport à celui d’autres animaux, en particulier les humains et les grands singes. Si vous utilisez cela comme une échelle d’inférence – ou si vous ne tenez compte que des données physiques – les humains se placent toujours au niveau le plus élevé. Juste derrière lui arrivent plusieurs espèces de cétacés, puis les grands singes, les éléphants, et un certain nombre d’autres espèces.

Donc, si vous envisagez la question de l’intelligence en tenant compte de ce quotient encéphalique, ou en étudiant la façon dont le cerveau est élaboré, les cétacés semblent remporter un beau score.

Mais si vous observez leur comportement, cela devient une évidence. Lors d’études antérieures, on a pu faire la preuve de leurs capacités à comprendre le langage symbolique, à posséder une mémoire ou à résoudre des problèmes. Diana Reiss et moi-même avons démontré que les grands dauphins se reconnaissent dans un miroir. Ils possèdent toutes ces capacités, qui sont assez rares dans le règne animal.

Mieux encore, quand vous travaillez sur terrain, vous constatez que les cétacés disposent de cultures, qu’ils font usage d’outils et que leurs réseaux sociaux sont extrêmement sophistiqués. Toutes ces données tendent à prouver qu’il s’agit là d’un animal très intelligent.

dolphin-mirrorLe test du miroir

Q- Excusez-moi : vous parlez bien d’outils ?

Mais oui ! Les cétacés se servent d’outils. Il y a toutes sortes de choses qu’ils font.
Les dauphins, par exemple. Il existe une population au large de la côte australienne qui se sert d’outils. Je ne dirais pas qu’il s’agit de fabrication, juste d’une utilisation, puisqu’il s’agit d’éponges.

Ils vont les chercher sur le fond et les placent sur ??leur rostre. De cette façon, ils peuvent fouiller le sable pour trouver des poissons, sans que leur rostre ne soit griffé. Nous savons que cette technique est transmise culturellement, puisque nous connaissons les individus qui l’ont découverte et ceux auxquels ils l’ont enseigné. La coutume passe de mère à filles, à la fois latéralement et verticalement. Donc, nous avons aujourd’hui un groupe de dauphins porteurs d’éponges, qui se caractérise par cette tradition.

Les baleines à bosse utilisent également des « filets de bulles » pour attraper leur proie. Ce n’est pas génétique. Ce n’est pas quelque chose d’inhérent ou d’acquis et ce n’est pas quelque chose que tous les individus d’un groupe feront nécessairement. Cet usage semble avoir été transmis seulement à certaines personnes, en particulier des femmes. Les femelles adultes ont tendance à être celles qui  innovent. Il en va de même chez primates.

Et nous savons maintenant – ce qui est vraiment intéressant – que les dauphins porteurs d’éponges ont tendance à fréquenter davantage d’autres dauphins à éponges ! C’est ce qu’on appelle l’Eponge Club. Nous voyons là en quelque sorte le début d’une ségrégation sociale fondée sur un comportement transmis et crée par un individu femelle.

Dauphin-eponge_Eric-PattersonL’usage d’outil chez le dauphin

Q- «Blackfish» nous montre également le lien étroit qui existe entre les dresseurs et les cétacés avec lesquels ils travaillent. Comment les orques que nous voyons  dans le film nous perçoivent-elles ?

R- Vous savez, c’est un sujet à propos duquel les dresseurs eux-mêmes ont beaucoup à dire. J’ai travaillé avec des dauphins captifs et votre question nous vient évidement à l’esprit dès qu’on est en face d’eux. Comment nous perçoivent-ils ? Des gens pensent qu’il existe une vraie relation intime entre les cétacés et leurs dresseurs. D’autres diront que c’est une relation contrainte. Je veux dire par là que vous êtes celui qui donne des récompenses ou celui qui punit. Il y a beaucoup d’injustice évidente dans cette relation… En fait, personne ne sait vraiment.

Je pense que les incidents tragiques décrits par Blackfish nous disent que ces relations ne peuvent pas être ce que vous pensez qu’elles sont. Dans le film, l’un des dresseurs déclare : «Vous savez, je veux croire que ça va plus loin que le simple fait de les nourrir ».  Je ne pense pas que quiconque sait vraiment. …

Quand vous songez à la psychologie du dresseur et de son captif, ce n’est pas une relation saine, clairement. D’un côté vous avez quelqu’un qui a un contrôle complet de la situation. De l’autre, quelqu’un qui n’en a aucun. Donc, oui, dans la mesure où un prisonnier peut avoir, comme on le sait, une relation étroite avec son ravisseur un capteur, cette relation existe sans doute mais je ne suis pas sûr quelle soit très saine.

tilikum-brancheauTilikum et Dawn Brancheau

Q- « Blackfish »souligne le fait que la détention des orques à Seaworld est inhumaine et psychologiquement dommageable pour ces animaux. Que pensez-vous qu’il faudrait faire des orques actuellement captives ?

Je pense que cela dépend de l’individu. Il y en a beaucoup parmi eux qui pourraient être de bons candidats à la réhabilitation et à la liberté. Il y en a d’autres qui ne le sont pas. Le gros problème pour le moment, c’est que n’avons pas de sanctuaires pour les dauphins et les baleines, comme nous en avons pour les éléphants, les chimpanzés et d’autres animaux.
Donc les cétacés captifs n’ont nulle part où aller, sauf dans l’océan, à moins que nous ne trouvions un moyen de les garder dans un lieu aussi proche que possible du milieu naturel. Bien entendu, sans qu’ils doivent faire des tours de cirque ou rester dans une petite piscine.

C’est quelque chose qu’il est vraiment important de développer: des sanctuaires pour les cétacés captifs, afin qu’ils puissent disposer de ce choix. Mais je pense que certains d’entre sont libérables au terme d’une réadaptation. Nous avons eu récemment 3 grands dauphins qui ont été réhabilités puis libérés d’un aquarium coréen. Ils sont maintenant de retour dans leur famille. Tout dépend de combien de temps ils sont restés en captivité, s’ils y sont nés, ce genre de choses. Quand vous enlevez un animal telle qu’une orque à sa mère et à sa famille, alors qu’il n’a que deux ans, vous faites des dégâts. La question est juste de savoir comment ce préjudice psychologique s’exprimera par la suite.

seoul-rehables 3 dauphins de Séoul ont chosi la liberté

Une interview du Dr Lori Marino par Aviva Hope Rutkin (2013).
Aviva est une journaliste scientifique qui travaille à Boston. Elle publie couramment des articles pour la MIT Technology Review. Follow her @realavivahr.

Si vous voulez en savoir plus, écoutez cet exposé de Lori Marino au sein de son université à propos de «Blackfish».

« Les orques ne sont pas plus intelligentes que mon chien».
Brad Andrews, Chief Zoological Officer SeaWorld

A propos de la pensée dauphin, lire aussi :

« Mais qu’en est-il finalement de ce moi central au cœur de ce monde circulaire sans relief , sans couleurs constitué de pixels sonores ? C’est là que les difficultés deviennent insurmontables tant qu’un « contact » n’aura pas été vraiment établi par le dialogue car le « soi » lui-même, le « centre de la personne » est sans doute construit de façon profondément différente chez l’homme et chez le dauphin.

H.Jerison parle carrément d’une « conscience collective ». Les mouvements de groupe parfaitement coordonnés et quasi-simultanés, à l’image des bancs de poissons ou des troupeaux de gnous, que l’on observe régulièrement chez eux, suppose à l’évidence une pensée « homogène » au groupe, brusquement transformé en une « personne plurielle ».

On peut imaginer ce sentiment lors d’un concert de rock ou d’une manifestation, lorsqu’une foule entière se tend vers un même but mais ces attitudes-là sont grossières, globales, peu nuancées.

Toute autre est la mise à l’unisson de deux, trois, cinq (les  » gangs  » de juvéniles mâles associés pour la vie) ou même de plusieurs centaines de dauphins ensemble (de formidables « lignes de front » pour la pêche, qui s’étendent sur des kilomètres) et là, bien sûr, nous avons un comportement qui traduit un contenu mental totalement inconnu de nous.

On sait que lorsqu’un dauphin voit, tout le monde l’entend. En d’autres termes chaque fois qu’un membre du groupe focalise son faisceau de clicks sur une cible quelconque, l’écho lui revient mais également à tous ceux qui l’entourent.

Imaginons que de la même manière, vous regardiez un beau paysage. La personne qui vous tournerait le dos et se tiendrait à l’arrière derrière vous pourrait le percevoir alors aussi bien que vous le faites. Cette vision commune, qui peut faire croire à de la télépathie, n’est pas sans conséquence sur le contenu mental de chaque dauphin du groupe, capable de fusionner son esprit à ceux des autres quand la nécessité s’en fait sentir. Ceci explique sans doute la formidable capacité d’empathie des dauphins mais aussi leur fidélité « jusqu’à la mort » quand il s’agit de suivre un compagnon qui s’échoue. Chez eux, on ne se sépare pas plus d’un ami en détresse qu’on ne se coupe le bras quand il est coincé dans une portière de métro !

En d’autres circonstances, bien sûr, le dauphin voyage seul et il « rassemble » alors sa conscience en un soi individualisé, qui porte un nom, fait des choix et s’intègre dans une lignée.

Il en serait de même pour l’homme si les mots pouvaient faire surgir directement les images qu’ils désignent dans notre cerveau, sans passer par le filtre d’une symbolisation intermédiaire. Si quelqu’un me raconte sa journée, je dois d’abord déchiffrer ses mots, les traduire en image et ensuite me les « représenter ». Notre système visuel étant indépendant de notre système auditif, un processus de transformation préalable est nécessaire à la prise de conscience du message. Au contraire, chez le dauphin, le système auditif est à la fois un moyen de communication et un moyen de cognition « constructiviste » (analyse sensorielle de l’environnement).  La symbolisation n’est donc pas nécessaire aux transferts d’images, ce qui n’empêche nullement qu’elle puisse exister au niveau des concepts abstraits. Quant à cette conscience fusion-fission, cet « ego fluctuant à géométrie variable », ils préparent tout naturellement le dauphin à s’ouvrir à d’autres consciences que la sienne.
D’où sans doute, son besoin de nous sonder, de nous comprendre et de nous « faire » comprendre. Un dauphin aime partager son cerveau avec d’autres, tandis que l’homme vit le plus souvent enfermé dans son crâne. Ces êtres-là ont décidemment beaucoup à nous apprendre…. »
Moi Dauphin

conscience-keiko-bassin

La nature des dauphins

Pourquoi défendre les dauphins ?

La science qui détruit

Les dauphins trop intelligents pour être captifs ?

Le dauphin est une personne

Défendre les dauphins !

Le langage des dauphins

L’intelligence des dauphins

Ethologie et intelligence des dauphins

Conscience dauphin


Orque Morgan : 3ième procès

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23 avril 2014 : le verdict

Le Conseil d’Etat a déclaré dans un communiqué publié ce mercredi que le transfert de Morgan vers Loro Parque était correct car il n’y avait pas d’alternative.
«Le retour de cette orque dans l’océan, tel que proposé par les groupes de protection des animaux dans un plan de libération, n’a pas été considéré comme une « solution alternative satisfaisante », car la tribu d’origne de Morgan n’a pas été trouvée (faux) et qu’elle appartient à une population dont la structure sociale est très complexe », a estimé le tribunal néerlandais.

Les défenseurs de Morgan ont beau affirmer, preuves à l’appui, que l’orque n’est pas correctement soigné en Espagne et se voit constamment attaqué par les autres orques, le Conseil d’Etat n’en a cure. Cela ne fait pas partie de ses compétences. Le verdict délivré aujourd’hui ne portait que sur la validité de la licence d’exportation accordée par Bleeker à l’époque. « L’état de santé de Morgan à l’heure actuelle n’était pas l’objet de la procédure judiciaire » a précisé la Cour.

La vérité, cest que les Pays Bas sont à la botte des USA et que libérer Morgan, ce serait mettre SeaWorld en difficulté en ouvrant la voie à une campagne de libération massive dont les Industriels de l’esclavage cétacéen ne veulent pas.

Depuis sa fondation dans les années 60, le delphinarium de Hardewijk a toujours été le comparse privilégié de SeaWorld en Europe. Ensemble, ils ont capturé les premières orques islandaises dont certaines – comme Freya, Tanouk ou Sharkane – ont directement été livrées au Marineland d’Antibes. Ce à quoi nous assisotns ici, c’est à un déni de justice grave, obtenu sous la double pression de la diplomatie et de la recherche du profit. Le gouvernement des Pays-bas se couvre de honte, mais les amis de Morgan ne baisseront pas les bras.

Morgan sera le symbole même de notre juste combat.

http://www.dutchnews.nl/news/archives/2014/04/export_licence_for_morgan_the.php
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/11/16/orque-morgan-3ieme-proces/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/03/28/seaworld-japon-europe-petits-crimes-entre-amis/

Morgan-being-bitten-by-another-orca

Le 3 décembre 2013, le cas de l’orque Morgan fera l’objet d’une 3ième procédure judiciaire devant un tribunal à la Haye. Lors du deuxième procès, le 12 décembre  dernier,  le verdict des juges de la Cour d’Amsterdam avait jeté la consternation : «La licence d’exportation accordée pour Morgan l’a été à raison, afin de contribuer à l’éducation du public ». Le tribunal ajoutait qu’il n’y avait aucune raison de penser que la santé de la jeune orque soit en danger dans ce parc d’attractions.


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Les photos prises par le Dr Visser ce 17 Novembre 2013 montrent pourtant que Morgan n’a pas cessé de souffrir depuis lors, malgré les « bons soins » de Loro Parque. Ses dents de devant sont usées jusqu’à la gencive. Les autres sont réduites d’un tiers, sans parler d’un dent brisée. La photo ne montre pas une dent de ??la mâchoire droite, usée jusqu’à la pulpe et qui peut très bien avoir été percée à la vrille. Cette opération est pratiquée lorsqu’une dent s’infecte et qu’elle risque d’entraîner une septicémie puis la mort. L’image montre clairement le préjudice extrême que Morgan s’est infligée à elle-même en se heurtant sans cesse contre les parois du bassin. C’est ce qu’on appelle des «dommages de tissu hypertrophique», qui provoquent souvent des démangeaisons et de vives douleurs. En outre, Morgan s’est cogné la tête contre les murs si souvent qu’elle a ouvert la peau et exposé la chair à vif.  Pourtant, le propriétaire de Loro Parque continue à prétendre que Morgan « se porte bien et qu’elle est en parfaite santé». Il affirme également que le Dr Visser manipule les données. A vous de juger…

Morgan-being-bitten-by-another-orca

Rappel des faits :
Le 23 juin 2010, on découvrit Morgan qui errait seule le long des côtes de la mer des Wadden, au nord-ouest des Pays-Bas. Elle fi retirée de l’eau et emmenée au delphinarium de Harderwijk par l’équipe « SOS Dolfjin »  attachée au parc marin, afin d’y recevoir des soins.
« Morgan était très faible et très amaigrie. Aussi avons-nous pris la décision, en concertation avec le Ministère de l’Environnement, de la capturer puis de l’emmener au Harderwijck Dolfinarium pour lui rendre des forces», avait déclaré à l’époque M. Bert van Plateringen, porte-parole du parc marin hollandais.
Il avait été convenu– comme l’exige les lois européennes – que cette orque resterait dans un bassin du delphinarium jusqu’à ce qu’elle soit en état d’être remise en liberté et de subvenir elle-même à ses besoins.

orque-Morgan-delphinarium-HarderwijkMorgan en Hollande

Rien de plus facile que de la rendre à ses parents. On sait d’où vient Morgan : sa famille fait partie du Pod P. Un plan précis de réhabilitation a donc été proposé, parfaitement fiable et destiné à réussir.
Pourtant, le 29 novembre 2011, avec l’accord du ministre de l’environnement, M. Henk Bleker et celui de la CITES, la jeune orque a été expédiée vers le zoo de  Loro Parque à Tenerife, dans les îles Canaries.
Elle doit y partager désormais la vie confinée et violente de 5 orques à demi-folles, parmi lesquelles le mâle Keto qui tua son dresseur. Ces orques, nés captives aux USA, sont louées par SeaWorld au parc espagnol. De ce fait, si jamais Morgan tombe enceinte malgré son jeune âge – et les employés de Loro Parque s’y emploient -, ses enfants appartiendraient à Sea World et y seraient envoyés. Un tel apport de gènes frais devient une nécessité pour des parcs marins qui jonglent avec la consanguinité. 2 rédisentes de Loro Parque , Koahan a et Skina, sont nées par insémination artificielle de la semence de Tilikum.

Le Dolfinarium de Hardewijk, gravement soupçonné d’avoir conclu des accords illégaux avec SeaWorld, appartient pour sa part au groupe français « la Compagnie des Alpes ». Ce holding possède également le Parc Astérix, Planète Sauvage, Walibi et le Zoo de Bellewaerde en Belgique.

CMJN de base

Quels sont les enjeux de ce nouveau procès ?

– Morgan est arrivée au Loro Parque à la suite d’une évaluation réalisée par les responsables néerlandais de la CITES.
Avons-nous la copie officielle de cet avis ?

En fait, Morgan a été envoyée à Loro Parque sur recommandation du vétérinaire Niels van Elk, du Dolfinarium de Harderwijk. La CITES n’a rien à voir avec cette décision, sauf que c’est elle qui a délivré ce permis malgré de nombreuses protestations. Sur ses formulaires de plainte, la CITES a répondu qu’elle était satisfaite de l’intégrité des deux delphinariums (espagnol et néerlandais).

Loro Parque est un zoo et il existe des règles spécifiques pour les zoos, que Loro Parque doit suivre. La CITES ont apparemment déduit que Loro Parque était un bon zoo et donc un bon endroit pour Morgan. La Fondation Free Morgan essaie d’obtenir des conseils juridiques sur la façon de contester cette situation.

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Niels Van Elcke, nécropsiste

– Savons-nous à qui appartient Morgan?

Il s’agit d’un élément-clé de cette affaire. Au regard des réglementations européennes, Morgan ne peut être vendue, ni échangée ni utilisée à des fins commerciales. Pourtant, dès le 19 Juillet 2011, le journal Orlando Sentinel annonçait déjà : «SeaWorld Parks & Entertainment est tenté d’acquérir un jeune épaulard femelle secouru l’an dernier au large des Pays-Bas ».  L’article soulignait : «SeaWorld ne dit pas s’il versera une compensation – financière ou sous forme d’autres animaux – au delphinarium hollandais en échange de Morgan ». Enfin, le 29 Novembre 2011, le journal titrait carrément : « L’orque sauvée aux Pays Bas fait désormais partie de la collection de l’entreprise SeaWorld « .

En outre, les documents déposés par SeaWorld lors de la vente publique de ses actions (en particulier la correspondance du 27 Février 2013, du 25 Mars 2013, du 4 Avril 2013 et du 8 Avril 2013, en même temps que le Formulaire S-1 amendé 3 fois) établissent que SeaWorld s’estime propriétaire de Morgan.
SeaWorld «loue» donc Morgan à Loro Parque. Loro Parque paye SeaWorld pour avoir le privilège de garder Morgan dans ses bassins et d’y faire exécuter des shows.

morgan-loro-parque-12-05Morgan à Loro Parque

Avant même que la CITES accorde son permis de transfert de l’orque des Pays Bas à l’Espagne, en date du 27 Juillet 2011, le Dolfinarium de Harderwijk et SeaWorld avaient déjà entamé des discussions au sujet de la vente de Morgan. Il s’agit là d’une transaction commerciale illicite, qui remet en cause l’objectivité du delphinarium hollandais et son prétendu souci du bien-être de l’orque. Envisageait-il sérieusement de placer Morgan dans un enclos marin afin de la remettre au large ensuite et de la rendre à son pod ? On peut en douter.

Comment a-t-on pu en arriver là ? Comment SeaWorld a-t-il pu devenir ainsi le propriétaire légal de Morgan ? Comment le Dolfinarium de Hardewijk a-t-il pu demander puis  obtenir un permis CITES du gouvernement néerlandais pour le transfert de l’orque  à Loro Parque, sans révéler que SeaWorld l’avait déjà achetée ?
Ces questions seront au cœur du prochain débat judiciaire.

– Savons-nous si Morgan est vraiment sourde comme on le prétend ? Où sont les preuves de ce handicap ?

Un rapport en ce sens a en effet été établi par Loro Parque mais il n’est guère convaincant.
Selon le Dr Ingrid Visser (Orca Research Trust/Free Morgan Foudation), l’examen de Loro Parque a observé Morgan assez longtemps que pour se rendre compte qu’elle ne semble pas sourde. Des images volées nous montrent que les dresseurs  utilisent uniquement le sifflet avec elle quand il n’y a pas de public autour.  Peut-être est-elle malentendante. Il existe au moins un exemple d’un dauphin complètement sourd et muet, qui fut capturé heureux et en bonne santé.

Si Morgan est seulement malentendante, cela veut dire alors qu’elle peut parfaitement survivre en milieu naturel plutôt que de rester prisonnière de Loro Parque. En outre, il est tout à fait possible que son problème auditif soit la conséquence de médicaments qu’on lui a donné avant son transfert – à dessein ?  Les dossiers médicaux de Morgan et son bilan de santé ne sont pas accessibles. Mais si la Free Morgan Foundation obtient une inspection médicale, nous pourrons connaître la nature précise des drogues administrées.

morgan-orque-ataque-loro-parqueMorgan agressée à Loro Parque

Le Dr Naomi Rose (HSUS) a déclaré à ce propos : «La personne qui a fait le test, le Dr Dorian Houser, est un acousticien réputé. Mais il s’est appuyé uniquement sur les réactions du cerveau, sans tenir compte du comportement de l’animal.  Cela ne signifie pas que Morgan soit sourde, cela indique simplement qu’elle a perdu une partie de son audition. Cependant, je ne pense pas que cela importe. Sa vision est excellente. Si on la rendait à sa famille, elle serait prise en charge par celle-ci. C’est comme cela que cela fonctionne chez les orques. Je crois même qu’il y a bien plus de cétacés libres affectés de troubles auditifs que nous ne le pensons et qu’ils s’en sortent parfaitement.

Les gens disent souvent : « Une baleine sourde est une baleine morte » mais je ne pense pas que ce soit vrai. Tout d’abord, un déficit auditif n’est pas nécessairement profond. Deuxièmement, j’admets que dans certains cas, cela peut causer de gros problèmes (une baleine sourde est davantage exposée aux collisions avec les bateaux, par exemple), mais que dans d’autres cas, cela ne fait aucune différence, et surtout pas dans un contexte aussi social que le monde des orques ou des dauphins libres ».

orque-handicapee-prise-en-charge-par-son-podJeune orque sans aileron ni nageoire droite
prise en charge par sa famille

– Ne faudrait-il pas se soucier également des 5 autres orques de Loro Parque, dont l’état de santé paraît meilleur ?

Naomi Rose : « Les autres prisonniers ne sont pas oubliés. Mais comme ils sont nés captifs, ils ne sont pas les meilleurs candidats pour la réhabilitation.  Aujourd’hui, nous avons 8 orques capturées en Russie, qui mériteraient de bénéficier de ce type de projet.

Nous nous concentrons sur les 5 orques de Loro Parque à partir des États-Unis. Ce sont des cétacés américains et ils doivent être ramenés aux Etats-Unis. Il faut les mettre à l’abri de l’incompétence  des soigneurs de Loro Parque. Nous travaillons sur cet enjeu, sans grand succès actuellement. Mais nous sommes en contact avec les autorités américaines à ce propos.

Le cas de Morgan est différent : il s’agit là d’une orque européenne et c’est à l’Europe d’en répondre ».

Informations Daniel Turner
ENCAP/BORN FREE

Lire aussi :

Dressage inusité pour Morgan  à Loro Parque

La famille de Morgan

Orques de Norvège

Liberté pour Morgan !

SeaWorld en bourse

Petits crimes entre amis

Du sang, du sperme et des larmes

Le Dolfinarium de Hardewiik

Free Morgan Foundation

L’enfer des orques à Loro Parque

Morgane à Loro Parque

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« BLACKFISH » EN BELGIQUE !

blackfish-posterTous les horaires et les détails pratiques
sur la page Facebook Blackfish Belgique

BLACKFISH EN BELGIQUE !

« Un thriller psychologique intense avec une orque en vedette, qui illustre comment la nature peut se venger lorsque l’homme la pousse dans ses derniers retranchements.  Blackfish, c’est l’histoire de Tilikum, un orque condamné à devenir une bête de spectacle. Durant ses 30 années de captivité,  Tilikum a tué et blessé plusieurs personnes.
Gabriela Cowperthwaite, la réalisatrice du film, a interviewé des témoins directs. Elle dresse un portrait hallucinant de la manière dont ces animaux particulièrement intelligents sont maintenus en détention par l’industrie des parcs de loisir, avec pour seul objectif l’appât du gain.
Cette histoire interpellante pose une question cruciale : ces animaux peuvent-ils être détenus de la sorte ? »

Enfin ! Distribué par Remain in light / Filmfreak Distributie, le documentaire américain Blackfish sort en Belgique à partir du 30 octobre 2013, ainsi qu’en Allemagne, aux Pays Bas et en Espagne. La France ne s’est malheureusement pas montrée intéressée, malgré la présence de 5 misérables orques captives sur son territoire.

Entre le 26 et le 30 octobre, Samantha Berg, l’ancienne dresseuse de Tilikum sera présente à Bruxelles. Samantha lutte maintenant contre la captivité et gère un remarquable site web avec d’autres anciens dresseurs, également interviewés dans ce documentaire.

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Un site web a été conçu pour fournir toutes les informations utiles et même AGIR contre la captivité, puisqu’une pétition y figure.
http://be.blackfish-film.be/


Shamu Show, le cirque romain !

Voici les dates des premières projections.
Samantha Berg nous arrivera de l’Alaska où elle exerce le métier d’acupunctrice et se rendra en Italie, en Espagne (Loro Parque), en Allemagne, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Belgique.
Lire sur la page Face Book le détail des horaires et rencontres avec Samantha.

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Cinema Zed – Louvain (à partir du 23/10/13)
CineAriston – Esch-sur-Alzette (à partir du 25/10/13)
Vendôme – Bruxelles (avant première avec S.B le 29/10 à 7h 25)

Cinema Aventure – Bruxelles (à partir du 30/10/13)
Sphinx – Gand (à partir du 13/11/13)
CineKursaal – Rumelange (à partir du 6/11/13)
CineWaasserhaus – Mondorf-les-Bains (à partir du 13/11/13)
Buda – Courtrai ( partir du 4/12/13)

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A venir (dates non encore précisées) :
Le Parc / Churchill – Liège
Le Parc – Charleroi
Plaza – Mons


Tilikum pleure et les gens rient.

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TILIKUM

Tilikum est né vers 1980 à l’Est de l’Islande, dans une mer glaciale le long d’une côte creusée de fjords. Il n’y vécut que 3 ou 4 ans, collé aux flancs d’une sage matriarche et protégé par les nombreux  membres de sa communauté. Puis des hommes sont venus, ils ont dispersé sa famille et l’ont emmené pour toujours, avec deux autres enfants.
Au début, Tilly se montra coopérant avec ses ravisseurs. Mais bien vite, les bassins surpeuplés du Sealand of Pacific firent de lui un rebelle. Quelques années suffirent à en faire un tueur. Ses deux premiers meurtres furent soigneusement tus mais le dernier mena SeaWorld devant les tribunaux. En mer libre, aucune orque jamais n’a blessé un humain. Les dresseurs agressés ou tués se comptent en revanche par dizaines.

Malgré sa taille énorme, Tilikum était pourtant le souffre-douleur du bassin, grand gosse grandi sans mère, socialement maladroit, rendu fou par l’ennui et le manque d’espace. Une bagarre avait éclaté entre orques peu avant le show fatal. Le géant s’est acharné sur le corps de Dawn Brancheau avec une rage inouïe, avant de lui manger le bras puis de reposer doucement sa tête près du cadavre immergé. Consterné par son acte.

Aujourd’hui, King Kong a retrouvé ses chaînes. Isolé plus d’un an, assommé par les drogues, il flotte. Toute la journée, il dort et quand vient l’heure du spectacle, il se contente de nager en rond, sans même avoir la force de bondir au sifflet. Tilikum est psychiquement mort. Mais son sperme congelé a déjà servi à faire naître 2/3 des bébés orques de la compagnie Sea World. Et on le masturbe encore.

En 2011, 42 orques étaient détenues en bassins dans le monde.
Elles sont 48 aujourd’hui, du fait des récentes captures russes et due « sauvetage » de Morgan en Mer de Norvège par le Dolfinarium de Harderwijk puis de sa vente à SeaWorld.
Depuis 1961, 137 orques au moins ont été capturées pour le marché de la captivité. 124 d’entre elles (soit 91% des prises) sont déjà mortes aujourd’hui.
La durée de vie moyenne des 124 individus capturés est de 4 ans, avec un maximum de 28 ans. Le temps de vie moyen des 32 orques nées en captivité est de 4 ans et demi.
En milieu naturel, les mâles vivent peuvent atteindre 60 ans et les femelles devenir centenaires.
Au total, 156 orques sont mortes en captivité. Ce chiffre comprend 28 enfants difformes malformés ou morts nés.

BLACKFISH pose clairement la question : pourquoi toute cette souffrance ? Pourquoi perpétuer ces jeux de cirques cruels, ces captures et ces inséminations artificielles ?  Dans quel but, si ce n’est le profit ?  Ne vaudrait-il pas mieux plutôt se soucier des orques libres, dont les cultures et l’intelligence sont comparables en complexité à celles des êtres humains ?

Déjà diffusé sur CNN,  BLACKFISH sera projeté en Belgique et dans toute l’Europe à partir du 30 octobre, Cet événement précède une vaste campagne orchestré par Born Free, SOS Defines et la WDC en vue de réclamer l’interdiction des delphinariums sur tout le territoire européen. Pour mémoire, la France détient encore 5 orques captives, dont 4 nées captives. Freya est la seule survivante des captures initiales. Elle vivait en Islande, comme Tilikum.


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Samantha à Sea World
http://www.flickr.com/photos/48521903@N00/sets/72157624823226253/ at SeaWorld
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Lire aussi :
Tous les horaires et les détails pratiques sur la page Facebook Blackfish Belgique

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L’enfance de Tilikum (article D.Kirby traduit par YG)

Blackfish, le film

Blackfish en Europe

Samantha Berg à Bruxelles

Sea World contre Blackfish, la guerre a commencé !

Les mystérieuses cultures des orques de l’Antarctique

Orques captives : les chiffres et les faits

Orques psychotiques en captivité

Tilikum, reproducteur en chef

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samantha-berg-talk-to-Midori-BrusselsSamantha Berg, « Blackfish » Bruxelles 29/10/2013


Orques captives : les chiffres et les faits

kshamenk-in-tiny-tankKshamenk en Argentine

En 2011, 42 orques étaient détenues en bassins dans le monde.
Elles sont 58 aujourd’hui, grâce à nos amis russes.

137 orques au moins ont été capturées pour le marché de la captivité depuis 1961, en ce compris Pascuala et Morgan.
124 des ces orques (soit 91% des individus) sont mortes aujourd’hui.

La durée de vie moyenne de ces 124 individus capturés est en moyenne de 4 ans, en allant de 1 ans à 28. En liberté, les mâles vivent en moyenne 30 ans, mais peuvent atteindre de 50 à 60, tandis que la moyenne d’âge de 46 ans prévaut chez les femelles qui peuvent atteindre les 80 et les 90 ans, voire plus.

J2GrannyWithJ1Ruffles 5Granny (102 ans) et Ruffles (63 ans)

Le temps de vie moyen des 32 orques nées en captivité, compte non tenu des fausses couches, est de 4 ans et demi.
Au total, 156 orques sont mortes en captivité. Ce chiffre comprend 28 enfants malformés ou morts-nés.

SeaWorld détient aujourd’hui 19 orques, dispersées dans ses 3 parcs aux Etats-Unis. Il possède également les orques de Loro Parque en Espagne, dont Morgan.

44 orques sont mortes à SeaWorld.


Kiska seule au Canada

Les établissements qui possèdent des orques vivantes :
Kamogawa Sea World, Japon
Port of Nagoya Aquarium, Japon
Seaside Dolphinarium, Nakhokda, Russie (2)
Loro Parque Tenerife, Espagne (9)
Marineland Antibes, France (6 ?)
Marineland Ontario Canada (1)
Miami Seaquarium Floride (1)
Mundo Marino, Buenos Aires (1)
SeaWorld California
SeaWorld Florida
SeaWorld Texas

Depuis 1964, lorsqu’une orque vivante (Orcinus orca) fut exhibée pour la seconde fois en public (Moby Doll survécut 87 jours), l’image de cette icône marine en noir et blanc se trouva réhabilitée presque à l’égal d’un panda des mers.
D’abord mitraillée par les pêcheurs comme un dangereux ravageur de poissons, bombardée par l’aviation, l’orque est devenue aujourd’hui la vedette de grands spectacles à thèmes dans quelques parcs marins.

antibes-marineland-2012-orque1Antibes

Mais ces deux images sont unidimensionnelles.
Elles rendent un bien mauvais mauvais service à une espèce qui pourrait être la seconde après les êtres humains en matière de diversité comportementale, linguistique et écologique. Les orques sont intelligentes, toute leur vie tourne autour de leur famille.   Elles jouissent d’une longue durée de vie et sont conscientes d’elles-mêmes. Leurs sociétés sont complexes et disposent de traditions culturelles.
Mais c’est aussi le plus grand animal, et de loin, le plus énorme prédateur qui ait jamais été détenu en captivité.

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Des données probantes confortent l’évidence que les orques sont mal servies par ces exhibitions publiques. Le principal bénéfice d’un tel enfermement, qui fut de démontrer que ces géants n’étaient pas des tueurs sans cervelle, est aujourd’hui incontesté. Mais il ne s’appuie plus sur des shows dans un stade, mais sur l’observation en mer.

Ce n’est pas une opinion que de dire que les orques s’adaptent mal à la captivité. C’est un fait.

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« Voilà plus de 45 ans que l’on distrait le public avec des spectacles d’orques. Dans le même temps, en les étudiant dans leur milieu naturel, nous en avons assez appris sur eux que pour nous rendre compte que les orques n’appartiennent pas à la captivité ».

Naomi Rose

orque-russe-narniaNarnia et les nouvelles captures en Russie


Une orque centenaire pulvérise les mythes de la captivité

Killer Controversy
Why orcas should no longer be kept in captivity
http://www.hsi.org/assets/pdfs/orca_white_paper.pdf

Orques captives : les noms, les lieux et les statisitiques
http://www.orcahome.de/orcastat.htm

Orques captives : les victimes
http://www.orcahome.de/orcadead.htm

BLACKFISH BRUXELLES 30 OCTOBRE 2013 (FR)
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/12/blackfish-en-europe/

Tilikum et Samantha Berg (FR)
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/10/10/voices-of-the-orcas-la-face-obscure-de-seaworld/

Intelligence et captivité (FR)
http://www.dauphinlibre.be/orque-intelligence-cultures-seaworld.htm

La vie des orques en captivité (FR)
http://www.dauphinlibre.be/orques-en-spectacle-sept-bonnes-raisons-de-boycotter.htm

Morgan-being-bitten-by-another-orcaMorgane mordue par une autre orque

Since 1964, when a killer whale or orca (Orcinus orca) was first put on public display1, the image of this black-and-white marine icon has been rehabilitated from fearsome killer to cuddly sea panda. Once shot at by fishermen as a dangerous pest, the orca is now the star performer in theme park shows. But both these images are one-dimensional, a disservice to a species that may be second only to human beings when it comes to behavioral, linguistic, and ecological diversity and complexity. Orcas are intelligent and family-oriented. They are long-lived and self-aware. They are socially complex, with cultural traditions. They are the largest animal, and by far the largest predator, held in captivity.

Moby Doll

Evidence supports the position that orcas are ill-served by public exhibition. The early benefit of demonstrating to society that they are not mindless killers is uncontested2, but is no longer served by continued display. It is not a matter of opinion that orcas do not adjust to captivity; it is a matter of fact. After more than 45 years of exhibiting orcas for human amusement, while at the same time studying them in the wild, we have learned enough about them in both settings to realize that orcas do not belong in captivity.

Killer Controversy
Why orcas should no longer be kept in captivity
http://www.hsi.org/assets/pdfs/orca_white_paper.pdf

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