Free our last 6 dolphins in Belgium.

USA

Le cauchemar de SeaWorld : une loi contre la captivité des orques !

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Dans un geste surprenant qui ne manquera d’envoyer des ondes de choc dans toute l’industrie des cétacés captifs, un député de Californie propose des mesures législatives pour interdire les spectacles d’orques au SeaWorld de San Diego.

Richard Bloom, membre de l’Assemblée d’État (Santa Monica) a présenté ce vendredi 7 mars 2014 une loi sur le bien-être et la sécurité des orques. Cette loi rendrait illégal le fait de «détenir en captivité, ou d’utiliser une orque sauvage capturé ou élevé en captivité à des fins de performance ou de divertissement ». Le projet de loi interdirait également l’insémination artificielle des orques en captivité en Californie et bloquerait l’importation de sperme d’orque en provenance d’autres États. Les contrevenants seraient passibles d’une amende allant jusqu’à 100.000 $ et/ou de six mois de prison.

« Il n’existe aucune bonne raison d’exhiber des orques captives à des fins de divertissement », a déclaré le député Bloom avant la conférence de presse qui se tiendra au Santa Monica Pier. « Comme les éléphants, ces belles créatures sont beaucoup trop grandes et trop intelligentes que pour être confinées dans de petits enclos en béton toute leur vie. Il est temps de mettre fin à cette pratique consistant à maintenir des orques en captivité pour l’amusement des humains ».
Selon Bloom, sa loi serait « la plus complète jamais votée pour la protection des orques en captivité aux Etats-Unis depuis 40 ans. »

KillerWhaleSeaWorldSanDiego[1]

Aux termes du projet de loi, les 10 orques maintenues captives dans les bassins de SeaWorld San Diego, le seul établissement de Californie qui possède des cétacés, devraient être réhabilitées et remises en liberté si la chose est possible. Dans le cas contraire, les animaux seraient « transférés dans un enclos marin  ouvert au public mais sans qu’is soient contraints à des shows ou autres activités de divertissement. »
Seraient exemptées de cette législation les orques échouées détenues à des fins de réhabilitation après une opération de sauvetage ou à des fins de recherche. Mais même ces animaux devront être remis à l’eau ou envoyé dans une baie marine.

shamu-show

Ce n’est pas la première fois que les législateurs d’État ont cherché à interdire la captivité de l’épaulard, le plus grand dauphin du monde. La Caroline du Sud a adopté une loi en 1992 contre la captivité des dauphins et des marsouins suite aux efforts déployés par la Humane Society pour bloquer l’ouverture d’un delphinarium à Myrtle Beach.

Le mois dernier, l’Etat de New York, par la voix du sénateur Greg Ball a présenté un projet de loi visant à interdire toute orque captive dans cet état. Bien sûr, il n’y a pas d’orques en captivité en Caroline du Sud ni à New York, ce qui rend le projet de loi californien bien moins symbolique et plus concret.

Au moins cinq pays dans le monde, à savoir l’Inde, la Croatie, la Hongrie, le Chili, le Costa Rica et la Suisse, ont également interdit toute captivité des cétacés.

connyland-babyLe delphinarium de Connyland, aujourd’hui fermé

Le Dr Naomi Rose, spécialiste des mammifères marins à l’Animal Welfare Institute, a déclaré que le projet de loi a été inspiré par le documentaire Blackfish.
« L’effet Blackfish n’a jamais été aussi évident que dans ce cas-ci, a déclaré la scientifique,  « C’est ce qui a conduit à cette première proposition législative sérieuse pour interdire l’exhibition en captivité de cette espèce très intelligente et sociale». Ajoutant : « SeaWorld devrait se joindre à cet effort plutôt que de continuer à combattre. Ils peuvent se replacer dans le bon sens de l’histoire ».

Le député Bloom a demandé à Gabriela Cowperthwaite, la réalisatrice de Blackfish, de l’aider pour son projet de loi. Celle-ci s’est alors tourné vers le Dr Naomi Rose.
« Nous ne sommes pas à l’origine de cette proposition de loi » explique la chercheuse « Mais dès que l’on a fait appel à nous, nous nous sommes plongé de tout coeur dans cette initiative en choisissant les termes juridiques, en fournissant l’information factuelle et en faisant appel à la communauté scientifique».

Naomi Rose a également invité d’anciens dresseurs de SeaWorld qui apparaissent dans le film Blackfish à  soutenir ce projet de loi. Rose, Cowperthwaite, et d’anciens dresseurs de SeaWorld, Carol Ray et John Hargrove, ont comparu avec le député Bloom lors de la conférence de presse du vendredi 7 mars.

Blackfish

Si le projet de loi est voté, SeaWorld devrait alors considérer le succès commercial d’autres aquariums qui ne gardent pas de cétacés dans leurs piscines. L’Aquarium de Monterey en Californie du Nord, par exemple, est régulièrement bondé de visiteurs, sans qu’un seule orque, béluga ou dauphin soit en vue.

En Caroline du Sud, où les orques ne divertiront sans doute jamais le public, le personnel de l’Aquarium de Charleston dirigent régulièrement les visiteurs vers les eaux locales s’ils veulent voir des dauphins.

Le journal « Post and Courier » de « Charleston racontait qu’en 2010, lorsque des touristes demandaient à voir les dauphins de l’aquarium, le directeur de l’établissement, Kevin Mills souriait en répondant : «Eh bien, il suffit de marcher sur notre terrasse d’observation et vous pouvez les voir, en train de nager librement dans le port »

MontereyBayAquariumBackviewMonterey Aquarium

D’après l’article de David Kirby
http://www.takepart.com/article/2014/03/06/seaworlds-worst-nightmare-calif-lawmaker-propose-ban-orcas-captivity

seaworld-kanduMort de Kandu

Réaction de SeaWorld
A court d’argument face à la proposition de loi interdisant la captivité des orques en Californie, SeaWorld ose traiter son initiateur, le député Bloom et tous ceux qui le soutiennent, en ce compris la cétologue de réputation internationale, le Dr Naomi Rose, « d’activistes extrêmes ». SeaWorld use à dessein de ce mot pour défendre ses intérêts commerciaux et susciter la peur chez les Américains en assimilant les associations de défense animale à Al Qaeda.
Cette attitude marque un profond mépris quant au mouvement de fond qui partout dans le monde, fédère des millions de citoyens bien informés, enfants, jeunes, personnes âgées, considérant en leur âme et conscience que l’esclavage des animaux dans les cirques et les zoos doit prendre fin au XXIème siècle. Nous ne sommes PAS des activistes : nous sommes les défenseurs des animaux non-humains et quoiqu’en dise SeaWorld ou d’autres entreprises commerciales du même acabit, rien ne pourra arrêter ce mouvement d’opinion mondial !

SumarMort de Sumar, avec son amie Orkid à ses côtés

Lire aussi :
Planète Info
Les sales petits secrets de SeaWorld
Les orques du Marineland d’Antibes
Il est en effet intéressant de noter qu’outre Corky, qui pleure lorsqu’elle entend la voix de sa mère, le SeaWorld de San Diego détient également une orque française, la jeune Shouka.

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« BLACKFISH » EN BELGIQUE !

blackfish-posterTous les horaires et les détails pratiques
sur la page Facebook Blackfish Belgique

BLACKFISH EN BELGIQUE !

« Un thriller psychologique intense avec une orque en vedette, qui illustre comment la nature peut se venger lorsque l’homme la pousse dans ses derniers retranchements.  Blackfish, c’est l’histoire de Tilikum, un orque condamné à devenir une bête de spectacle. Durant ses 30 années de captivité,  Tilikum a tué et blessé plusieurs personnes.
Gabriela Cowperthwaite, la réalisatrice du film, a interviewé des témoins directs. Elle dresse un portrait hallucinant de la manière dont ces animaux particulièrement intelligents sont maintenus en détention par l’industrie des parcs de loisir, avec pour seul objectif l’appât du gain.
Cette histoire interpellante pose une question cruciale : ces animaux peuvent-ils être détenus de la sorte ? »

Enfin ! Distribué par Remain in light / Filmfreak Distributie, le documentaire américain Blackfish sort en Belgique à partir du 30 octobre 2013, ainsi qu’en Allemagne, aux Pays Bas et en Espagne. La France ne s’est malheureusement pas montrée intéressée, malgré la présence de 5 misérables orques captives sur son territoire.

Entre le 26 et le 30 octobre, Samantha Berg, l’ancienne dresseuse de Tilikum sera présente à Bruxelles. Samantha lutte maintenant contre la captivité et gère un remarquable site web avec d’autres anciens dresseurs, également interviewés dans ce documentaire.

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Un site web a été conçu pour fournir toutes les informations utiles et même AGIR contre la captivité, puisqu’une pétition y figure.
http://be.blackfish-film.be/


Shamu Show, le cirque romain !

Voici les dates des premières projections.
Samantha Berg nous arrivera de l’Alaska où elle exerce le métier d’acupunctrice et se rendra en Italie, en Espagne (Loro Parque), en Allemagne, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Belgique.
Lire sur la page Face Book le détail des horaires et rencontres avec Samantha.

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Cinema Zed – Louvain (à partir du 23/10/13)
CineAriston – Esch-sur-Alzette (à partir du 25/10/13)
Vendôme – Bruxelles (avant première avec S.B le 29/10 à 7h 25)

Cinema Aventure – Bruxelles (à partir du 30/10/13)
Sphinx – Gand (à partir du 13/11/13)
CineKursaal – Rumelange (à partir du 6/11/13)
CineWaasserhaus – Mondorf-les-Bains (à partir du 13/11/13)
Buda – Courtrai ( partir du 4/12/13)

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A venir (dates non encore précisées) :
Le Parc / Churchill – Liège
Le Parc – Charleroi
Plaza – Mons


Tilikum pleure et les gens rient.

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TILIKUM

Tilikum est né vers 1980 à l’Est de l’Islande, dans une mer glaciale le long d’une côte creusée de fjords. Il n’y vécut que 3 ou 4 ans, collé aux flancs d’une sage matriarche et protégé par les nombreux  membres de sa communauté. Puis des hommes sont venus, ils ont dispersé sa famille et l’ont emmené pour toujours, avec deux autres enfants.
Au début, Tilly se montra coopérant avec ses ravisseurs. Mais bien vite, les bassins surpeuplés du Sealand of Pacific firent de lui un rebelle. Quelques années suffirent à en faire un tueur. Ses deux premiers meurtres furent soigneusement tus mais le dernier mena SeaWorld devant les tribunaux. En mer libre, aucune orque jamais n’a blessé un humain. Les dresseurs agressés ou tués se comptent en revanche par dizaines.

Malgré sa taille énorme, Tilikum était pourtant le souffre-douleur du bassin, grand gosse grandi sans mère, socialement maladroit, rendu fou par l’ennui et le manque d’espace. Une bagarre avait éclaté entre orques peu avant le show fatal. Le géant s’est acharné sur le corps de Dawn Brancheau avec une rage inouïe, avant de lui manger le bras puis de reposer doucement sa tête près du cadavre immergé. Consterné par son acte.

Aujourd’hui, King Kong a retrouvé ses chaînes. Isolé plus d’un an, assommé par les drogues, il flotte. Toute la journée, il dort et quand vient l’heure du spectacle, il se contente de nager en rond, sans même avoir la force de bondir au sifflet. Tilikum est psychiquement mort. Mais son sperme congelé a déjà servi à faire naître 2/3 des bébés orques de la compagnie Sea World. Et on le masturbe encore.

En 2011, 42 orques étaient détenues en bassins dans le monde.
Elles sont 48 aujourd’hui, du fait des récentes captures russes et due « sauvetage » de Morgan en Mer de Norvège par le Dolfinarium de Harderwijk puis de sa vente à SeaWorld.
Depuis 1961, 137 orques au moins ont été capturées pour le marché de la captivité. 124 d’entre elles (soit 91% des prises) sont déjà mortes aujourd’hui.
La durée de vie moyenne des 124 individus capturés est de 4 ans, avec un maximum de 28 ans. Le temps de vie moyen des 32 orques nées en captivité est de 4 ans et demi.
En milieu naturel, les mâles vivent peuvent atteindre 60 ans et les femelles devenir centenaires.
Au total, 156 orques sont mortes en captivité. Ce chiffre comprend 28 enfants difformes malformés ou morts nés.

BLACKFISH pose clairement la question : pourquoi toute cette souffrance ? Pourquoi perpétuer ces jeux de cirques cruels, ces captures et ces inséminations artificielles ?  Dans quel but, si ce n’est le profit ?  Ne vaudrait-il pas mieux plutôt se soucier des orques libres, dont les cultures et l’intelligence sont comparables en complexité à celles des êtres humains ?

Déjà diffusé sur CNN,  BLACKFISH sera projeté en Belgique et dans toute l’Europe à partir du 30 octobre, Cet événement précède une vaste campagne orchestré par Born Free, SOS Defines et la WDC en vue de réclamer l’interdiction des delphinariums sur tout le territoire européen. Pour mémoire, la France détient encore 5 orques captives, dont 4 nées captives. Freya est la seule survivante des captures initiales. Elle vivait en Islande, comme Tilikum.


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Samantha à Sea World
http://www.flickr.com/photos/48521903@N00/sets/72157624823226253/ at SeaWorld
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Lire aussi :
Tous les horaires et les détails pratiques sur la page Facebook Blackfish Belgique

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L’enfance de Tilikum (article D.Kirby traduit par YG)

Blackfish, le film

Blackfish en Europe

Samantha Berg à Bruxelles

Sea World contre Blackfish, la guerre a commencé !

Les mystérieuses cultures des orques de l’Antarctique

Orques captives : les chiffres et les faits

Orques psychotiques en captivité

Tilikum, reproducteur en chef

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samantha-berg-speech-Brussels

samantha-berg-talk-to-Midori-BrusselsSamantha Berg, « Blackfish » Bruxelles 29/10/2013


« Voices of the orcas » : la face obscure de SeaWorld

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«Voices of the orcas » est un site émouvant.
Son équipe rédactionnelle est composée d’anciens dresseurs employés par SeaWorld dont la plupart ont travaillé avec Tilikum.
C’est à l’occasion du tournage de «Blackfish»  que leur témoignage a été sollicité. Et ce n’est la moindres des scènes frappantes  de ce film que des le voir, ensemble, naviguant dans les eaux de Puget Sound où tant d’orques furent capturés ou moururent, dont la petite Lolita solitaire au Miami Seaquarium.

Tous ont les larmes aux yeux quand ils regardent ces bons géants vivre en famille, chassant, plongeant, voyageant dans leur propre pays, la mer. Tous attestent que jamais à SeaWolrd , on ne leur avait parlé de cela mais qu’au contraire, on les obligeait à mentir, en déclarant par exemple que les orques vivaient plus longtemps en captivité qu’en milieu naturel.

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Parmi eux, Samantha Berg.
Samantha sera à Bruxelles fin octobre. Elle nous racontera comment elle fut engagée à 22 ans sur base de tests essentiellement physiques, (endurance et sex-appeal), plutôt que sur sa connaissance des mammifères marins. Comme Ric O’Barry, elle nous décrira cette ivresse de la scène : nager avec des cétacés amène sur vous la notoriété, l’envie et même parfois un peu d’argent.
Mais aussi cet amour sincère des dauphins, souvent acquis depuis l’enfance, qui pousse à vouloir se trouver près d’eux.

Elle nous dira enfin comment, suite aux insinuations visant à mettre en cause la compétence de Dawn Brancheau, l’ultime victime de Tilly, elle découvrit qu’elle ne savait rien du passé criminel de l’orque ni des nombreux accidents survenus lorsque la captivité fait péter les plombs aux cétacés.

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Car le décor fastueux de Sea World, l’image sympathique d’une institution tout au service des loisirs, de l’éducation, de la protection et de la recherche, cache une tout autre réalité. Il ne s’agit là que d’une formidable entreprise commerciale cotée en bourse, imposant une vie réduite et déprimante aux esclaves qu’elle enferme.

tilikum-sealand-of-pacificTilly vient d’arriver d’Islande, encore couvert de la pommade
destinée à empêcher le désséchement de sa peau.

Tilikum en est l’exemple même.
Capturé à l’âge de 2 ans au large de l’Islande, son parcours fut celui d’un orphelin solitaire, humilié puis rebelle. Après avoir réduit en morceaux le corps de Dawn Brancheau, il est devenue désormais une sorte de zombie, semblable aux protagonistes du «Vol au-dessus d’un nid de coucou». Ses shows se réduisent à l’extrême et pour le reste, on le masturbe pour recueillir son sperme, revendu à prix d’or.

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Le site « Voice of the Orcas » témoigne de cette cruauté.
Il fournit des textes et des vidéos inédites et réclame que l’on fournisse aux 42 orques actuellement prisonnières dans le monde, une baie fermée en eaux froides, où elle pourront finir leurs jours dans la paix et la dignité.

Samantha Berg sera à Bruxelles à partir du 26 octobre 2013 et participera aux premières de la projection du film « Blackfish » en Belgique et dans plusieurs pays d’Europe.

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http://blackfish-film.nl/ (Version française imminente)
http://blackfishmovie.com/
https://sites.google.com/site/voiceoftheorcas/home
http://voiceoftheorcas.blogspot.be/

Lire aussi en français :

Tilikum, Spartacus parmi les orques

Kasatka, dont on prit l’enfant

Blackfish en Europe


Tilikum refuse de faire le clown


Sea World contre Blackfish : la guerre a commencé !

La guerre a commencé. Elle sera décisive.

Si 2 autres documentaires ont déjà dévoilé la face cachée des delphinariums, A Fall from Freedom  et The Cove , Blackfish vient de se planter dans le flanc de SeaWorld comme un ultime carreau d’arbalète. Avec une sobriété remarquable, ce film n’expose que des faits accablants. Aux spectateurs de tirer les conclusions.

Cela rend la tâche de SeaWorld extrêmement difficile. La compagnie en est à son second communiqué, avançant sans rougir une série d’assertions irréalistes et niant l’évidence. Le débat ne fait que commencer, mais la défense est maladroite.

SeaWorld va devoir justifier publiquement l’existence même de ses spectacles de cirque. La conservation, les recherches, et l’éducation, que les delphinariums sont supposés fournir au détriment de l’animal, devront être prouvés.

Nous allons peut-être assister bientôt au même genre de débats que ceux qui ont précédé la Proclamation d’émancipation d’Abraham Lincoln et la fin de l’esclavage aux Etats-Unis.

SeaWorld est un empire, qui s’étend bien au-delà des accords entre delphinariums. Il contrôle les médias par ses mannes financières. Le public continue à apprécier ses shows. Les bénéfices sont effarants.
Mais pour combien de temps encore ? Fondamentalement, un show de dauphins ou d’orques, c’est toujours la même chose. Quelque soit la mise en scène choisie, de la plus minable à la plus somptueuse, le répertoire se limite à des sauts, des jets de ballon et à des chevauchées sur le dos des détenus.

On a tenté souvent de varier le menu, en enfermant des espèces exotiques, en transformant les spectacles en véritables concerts rock, selon les mots de John Kershaw, chef-dresseur à Antibes.
Mais tout passe et tout lasse.
Surtout si des documentaires viennent mettre à mal l’image enchanteresse de ces usines à cétacés.

La communauté scientifique se désintéresse de plus en plus des recherches menées en bassin. Le tour semble avoir été fait de ce qu’il y avait à découvrir dans de telles conditions. On se soucie à présent essentiellement de mettre au point des techniques pour maintenir  en vie les détenus aussi longtemps que possible et améliorer leur reproduction en bassin.

Les découvertes importantes de Louis Herman ou de Diana Reiss ont par ailleurs été obtenues sur des sujets vivants, dont la vie fut réduite aux dimensions d’un cachot et qui moururent pour la plupart bien avant l’âge de manière dramatique.

Les vrais chercheurs se tournent aujourd’hui vers la vie socioculturelle et psychologique des mammifères marins en milieu naturel. Dans ce domaine, les découvertes s’enchaînent : rituels funéraires, entraide, alliances, adoption, empathie avec des espèces autres que la leur, usage de nom, usage d’outils, dialectes, art des bulles, etc. Tout un monde s’ouvre à nous.

Quant à la conservation, si l’on ne peut nier le travail de SeaWorld et de ses associés quant au sauvetage de cétacés échoués, il faut rappeler que bon nombre de dauphins (ou d’orques) recueillis et soignés ne sont jamais réhabilités et intègrent aussitôt le circuit des cirques aquatique. Le cas de Morgan est le mieux connu.

L’éducation, enfin, est aussi peu crédible que la dolphin therapy. Il suffit de voir un seul spectacle au delphinarium, n’importe lequel, pour comprendre qu’elle peut gravement nuire à une vision respectueuse de la nature par l’enfant.

Dès lors que Blackfish sera diffusé à la télévision, que des versions pirates circuleront sur le Net, les jours de la compagnie SeaWorld seront comptés. L’Industrie tout entière commence à vaciller. C’est pour nous, amis des cétacés libres, le moment d’accélérer sa fin.

A propos de Blackfish :
http://abcnews.go.com/GMA/video/blackfish-documentary-takes-seaworld-19790943
http://keepwhaleswild.wordpress.com/2013/07/14/seaworld-riposte-seaworld-lashes-back/
http://abcnews.go.com/GMA/video/blackfish-documentary-takes-seaworld-19790943
http://blackfishmovie.com/
http://www.theatlanticwire.com/entertainment/2013/07/seaworld-afraid-new-documentary-will-make-you-never-want-visit/67345/

https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/04/20/seaworld-a-la-bourse-de-new-york-le-triomphe-de-lesclavagisme/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/12/blackfish-en-europe/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/03/23/blackfish-le-film/


Du cirque, rien que du cirque au Six Flags Discovery Kingdom !

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Cirque Dreams Splashtastic, the Most Amazing Show Above H2O !
Voilà qui a le mérite d’être clair ! Au diable les fumeux prétextes de pédagogie, de recherches ou de conservation : c’est bien un spectacle de CIRQUE que nous vend le delphinarium américain Six Flags Discovery Kingdom, sous la direction d’un maître du genre, Neil Goldberg directeur à Broadway et fondateur du très populaire Cirque Dreams entertainment group.

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« Cirque Dreams s’article en 7 actes : un prélude amusant, une ouverture impressionnante, quatre scènes successives qui vous coupent le souffle et une finale à la hauteur du spectacle. Chacun de ces actes se concentre sur un thème différent, comme la force physique ou l’équilibre. Ils sont joués tout à la fois par des acrobates, des dresseurs et des dauphins, dont on se demande lesquels sont les plus remarquables ! » écrit un critique enthousiaste.

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VIDEO

Rappelons que près de 23 cétacés sont morts dans la piscine de cet établissement. 
20 autres y survivent, dont plusieurs capturés en mer et l’inévitable « dauphin échoué sauvé des eaux » en 2003, du nom de Cupid.

Souvenons-nous aussi que la petite Shouka, arrachée à sa mère Sharkane (morte de chagrin quelques semaines plus tard) y survécut de longues années solitaires avant que la pression internationale n’exige qu’elle soit mise en contact avec d’autres cétacés de son espèce. Elle est donc détenue aujourd’hui au SeaWorld de San Diego.

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A en juger par le dernier show en date du Boudewijn Seapark et par les mises en scènes wagnériennes de SeaWorld ou du Marineland d’Antibes, nul doute que le futur des delphinariums est de revenir à ce qu’ils n’ont jamais cessé d’être : des cirques !

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Six Flags Discovery Kingdom is selling its new « Cirque Dreams Splashtastic » as « the Most Amazing Show Above H2O, » a production that blends the talents of acrobats, aerialists and other skilled (human) entertainers with performances by bottlenose dolphins. It sounds like Cirque Du Soleil meets the traditional dolphin show, a hybrid concept that is kind of hard to wrap your head around.
(Read article)


« Blackfish » en Europe

blackfish-brancheau_killedAprès avoir été puni, isolé, assommé de calmants,
Tilly crie désormais son désespoir

Le film Blackfish vient d’être diffusé ce 10 mai 2013 à Louvain, lors d’un festival des documentaires fort discret.
Qui en a parlé ? Personne. Pas un ligne dans les médias. Et c’est dommage, car bien peu de gens connaissent en Belgique les souffrances que les cétacés captifs endurent, qu’ils soient nés en bassin ou kidnappés en mer.
A Séoul, par exemple, la séance aura plus d’ampleur et d’audience, car des anciens dresseurs viendront témoigner après le film et répondre aux questions des spectateurs. Aux USA, le film a fait grand bruit et recueilli les éloges de la presse.
Mais chez nous, rien. Un silence radio vraiment regrettable.
Car ce documentaire nous apportait ici un éclairage global sur le vrai visage de l’Industrie de la Captivité, en plein essor financier partout dans le monde.

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L’argument de base se fonde sur la tragique histoire de Tilikum.
Cet orque mâle, on le sait, fut arraché brutalement à sa famille en Islande quand il avait 2 ans. Timide, privé d’éducation, mal dans sa peau, rossé par ses compagnes de cellule, il a fini par tuer 3 fois.
Sa première  victime fut une jeune dresseuse du nom de Keltie Byrne, qu’il noya avec l’aide de ses camarades, Haida II et Nootka IV. La seconde fut Daniel P. Dukes dont on retrouva le corps nu, couvert de contusions, drapé sur le dos de Tilikum un matin.  L’homme s’était caché dans le parc après la fermeture pour plonger durant la nuit dans la piscine du Sealand of Pacific.

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Le 24 février 2010, enfin, ce fut le tour de Dawn Brancheau au SeaWorld d’Orlando. Inconsciente du danger, cette femme d’expérience qui ignorait pourtant les antécédents de son esclave fut littéralement réduite en miettes, broyée, lacérée puis noyée par le géant.
Après avoir été dûment drogué et mis en isolement presque une année entière, ce Spartacus parmi les orques est retourné au boulot. Mais son état est encore pire. Amorphe et dépressif, à peine capable d’exécuter un show, il n’est plus qu’une machine à donner du sperme pour la reproduction d’orques en batterie. Un véritable vol au-dessus d’un nid de coucou

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Tilikum ne fut pas le seul à agir ainsi.
Plusieurs dizaines d’orques ont agressé leur dresseur en bassin, alors qu’aucun incident de ce type n’a jamais été relevé en mer.
Blackfish nous donne à entendre la souffrance insondable de Kastaka, dont Ken Peters vient d’enlever la fille, Kalia, et qui hurle son désespoir avec des cris à vous déchirer le cœur. Avant de se venger sur le dresseur, qu’elle maintient calmement sous l’eau jusqu’aux limites de la noyade.
Il nous montre d’anciens ravisseurs d’orques ravagés par la honte et des dresseurs repentis.
Il nous fait voir, face caméra, une représentante de SeaWorld en train de mentir effrontément devant un tribunal ou accusant la dresseuse morte d’incompétence devant les médias, alors que sa compagnie savait que Tilikum avait déjà tué deux fois.
Enfin, Blackfish nous emmène à Loro Parque en Espagne, où Keto, l’un des mâles venus de SeaWorld Texas, tua Alexis Martinez.

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Kasatka jouant à noyer son dresseur

C’est donc toute la face sombre, l’envers du décor pimpant de SeaWorld que nous révèle Blackfish : mensonges, négations, menaces de procès, omissions, lobbying, nettoyage du web, propagande insensée, offres publiques en bourse, tout est bon pour faire prospérer un secteur financier en plein boom.

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Aujourd’hui, le Boudewijn Seapark fête en grande pompe son 50ième anniversaire.
Sait-on vraiment ce que des dizaines de dauphins ont du subir sous son dôme sombre, dans un trou d’eau chlorée où pas une sardine ne survirait plus d’un quart d’heure ? Le public est-il au courant de la façon dont Puck, Roxanne ou Beachie sont arrivés chez nous ? Est-il informé de la manière dont Tex ou Terry sont morts ?

En 2010, le delphinarium belge a refusé de communiquer aux enquêteurs d’ENCAP, de Born Free et de la WDCS la moindre information sur l’état de ses dauphins. Il n’existe en Europe aucun registre public des cétacés captifs en Europe, alors que tout un chacun peut accéder à des bases de données officielles à propos des grands singes ou des éléphants sur Internet.

Pourquoi tant de mystères autour des dossiers médicaux des détenus et de leurs autopsies ? Pourquoi tant de secrets autour d’une Commission fédérale du Conseil du Bien-être animal qui planche depuis 2010 sur l’amélioration des conditions d’accueil du delphinarium de Bruges ?
Au nom de quoi, enfin, ces maltraitances sont-elles commises ?

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A cet égard, la réponse est simple : le profit.

C’est la SEULE raison d’être de ces entreprises commerciales. C’est le seul moteur de ces succédanés de SeaWorld en Europe, par ailleurs étroitement liés au grand holding américain. Et pour faire du profit, tous les moyens sont bons, tous les mensonges, toutes les propagandes, toutes les alliances avec le secteur public ou privé.
Même en Europe, il y a des orques qui souffrent et qui attaquent. Même en Europe, il y a des dauphins si mal en point que leurs propriétaires n’oseraient pas révéler pourquoi. A cet égard, le film Blackfish ne nous parle pas seulement des orques aux USA. Il nous parle d’une Industrie esclavagiste obscène que nos gouvernements auraient du interdire depuis bien longtemps, comme l’ont fait le Brésil et la Croatie ou bien comme l’Inde s’apprête à le faire.

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Blackfish le film
Blackfish sur facebook
Blackfish le site
Prochaines projections (rien en France !)
La captivité abolie aux USA ?

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Retour Blackfish


Seaworld à la Bourse de New York : le triomphe de l’esclavagisme !

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L’attraction animalière est un marché d’avenir

PETA achète des parts de SeaWorld !

Les delphinariums et autres parcs d’attractions animaliers sont des entreprises commerciales.
Par définition même, leur raison d’être est de gagner de l’argent. Manipulant de plus en plus de « matériel vivant » derrière les pieux mensonges de la recherche, de la conservation et de la pédagogie. De gros holdings sont aux commandes de ces enfers aquatiques. En Europe, ce sont principalement la Compagnie des Alpes, Aspro Ocio, Grévin et Parques Reunidos. Tous prospèrent.

Mais le fait que SeaWorld, ce géant dont l’ombre couvre les delphinariums du monde entier, affiche aujourd’hui une aussi insolente santé financière a de quoi faire frémir. Car des sociétés de cette taille peuvent désormais tout se permettre : importer des bélugas russes, acheter les politiciens, les médias, les juges et les scientifiques ou criminaliser ses détracteurs.

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Le Dr Ingrid Visser fait ainsi l’objet de poursuites judiciaires de la part de Loro Parque, au prétexte qu’elle l’aurait calomnié en dénonçant le triste état de l’orque Morgan.  Bonne nouvelle tout de même : Death at Seaworld, le livre et Blackfish, le film, sont les deux derniers médias en date qui font trembler le colosse. Le public commence peu à peu à saisir toute l’horreur de ces shows wagnériens dignes d’un concert de rock, fouettées de rayons laser et relayées sur écran géant. Il commence à deviner la souffrance des acteurs qui rejouent jusqu’à la mort la même pièce imbécile.

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Des pingouins de SeaWorld ont été apportés à la Bourse de New York pour promouvoir les premiers appels d’offres publics.

Aux yeux de nombreux Américains, la société SeaWorld est sympathique : elle leur propose de s’amuser en famille au milieu des pingouins et des orques. Pour le Groupe Blackstone, elle représente surtout un potentiel de rendements lucratifs.

Ce 17 avril 2013, SeaWorld Divertissement a fait ses grands débuts sur le New York Stock Exchange, lors de l’une des plus grandes offres d’une société  d’investissement de capital privé au cours des derniers mois. SeaWorld est devenu une affaire en or pour Blackstone, dont les bureaux de Park Avenue ont également reçu la visite des deux manchots dressés.

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L’offre publique initiale a bénéficié d’un envol prometteur dès le jeudi soir, avec des parts de tarification SeaWorld à 27 $ chacune. A ce prix, l’affaire a grimpé jusqu’à  702 000 000  dollars et valorisé la société de 2,5 milliards de dollars. Si Blackstone, qui a payé environ 2,3 milliards de dollars pour SeaWorld en 2009, vend désormais des actions en offre publique, il n’en conservera pas moins le contrôle complet de l’entreprise. Après avoir investi environ 1 milliard de dollars de capitaux propres dans l’affaire, Blackstone a reçu des dividendes de 500 millions de dollars l’an dernier et 110,1 millions de dollars l’année précédente.

La compagnie SeaWorld, qui comprend d’autres attractions que les dauphins, n’était naguère qu’une diversification commerciale du fabricant de bière géant Anheuser-Busch InBev. Blackstone a racheté la société, qui ne faisait pas partie du vrai métier d’Anheuser-Busch InBev, en pariant sur la force des marques déposées et connues de SeaWorld et de Busch Gardens.

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Depuis lors, SeaWorld a ajouté des produits, y compris des applications pour iPhone et Android.
Elle a également acquis un parc d’attraction supplémentaire l’an passé, soit le 11ième du lot.  SeaWorld met tout en oeuvre pour s’appuyer sur d’autres marques bien connues, comme Coca-Cola ou le WWF, afin de les associer à l’introduction d’un personnage animé, Puck le Pingouin, dans son parc d’Orlando en Floride.

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SeaWorld acquiert des bénéfices issus de ses spectacles de cetacés, manèges et autres attractions, gagnant 77,4 millions de dollars l’an dernier, soit 4 fois plus qu’en 2011. Afin de fidéliser ses nouveaux investisseurs, elle envisage de leur verser un dividende de 20 cents par action à partir de ce trimestre.

Mais une entreprise aussi prospère que SeaWorld n’en est pas moins vulnérable à une chute de l’économie. La crise et la récession rendent le consommateur frugal. La société tire l’essentiel de son argent des entrées dans ses parcs à thème, assorties de ventes d’aliments et de souvenirs. Le prix moyen de son billet est plus élevé que celui de ses principaux concurrents, Six Flags et Cedar Fair. Dès lors, SeaWorld essaie d’attirer le plus large public.

« Il s’agit plus d’une stratégie de lieu de destination », a déclaré M. Corydon. « Orlando ou les parcs de Californie du Sud sont connus dans le monde entier et attirent les clients hors de leur ville et même de leur pays ».

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Une seule ombre au tableau mais de taille : celle de Tilikum qui plane toujours au-dessus de SeaWorld, depuis ce jour de 2010 où l’orque massacra sa dresseuse sous les yeux horrifiés des visiteurs.

Cet « accident » a soulevé de vives critiques dans les médias et constitue d’ailleurs le thème central du documentaire Blackfish.
Après avoir été contraint  de revoir à la hausse ses protocoles de sécurité, SeaWorld continue à faire face aux conséquences juridiques de la mise à mort de Dawn Brancheau. La compagnie a du affronter l’organisme gouvernemental Occupational Safety and Health Administration à plusieurs reprises. « Une fois qu’un dresseur se trouve dans l’eau avec une orque qui choisit de se comporter de manière indésirable, ce dresseur est à la merci du cétacé» a même écrit Ken S. Welsch, un juge fédéral de droit administratif travaillant pour l’OSHA, lors d’un rendu judiciaire l’an dernier.

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Blackstone, la plus grande firme de placements alternatifs au monde, a néanmoins donné la preuve de sa santé économique dans toutes ses activités. Jeudi, Blacksone a déclaré que son bénéfice avait augmenté de 28% au premier trimestre, atteignant les 628 millions de dollars et que ses actifs sous gestion étaient en croissance.

L’offre a été gérée par Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Citigroup, Bank of America Merrill Lynch, Barclays et Wells Fargo Securities. Blackstone a fait un joli coup en investissant dans SeaWorld.

En Janvier, l’entreprise a invité deux manchots de Magellan dans ses bureaux de Manhattan. Les pingouins se sont bien comportés, paraît-il. Mais ils se sont montrés mal élevés en quittant la table de conférence et laissant là les cadeaux inattendus qu’on leur offrait sur le tapis.

D’après Dealbook-NYTimes

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SeaWorld : petits crimes en amis
The Global Theme Park Industry
Sauvez les esclaves de SeaWorld

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Le propriétaire de Loro Parque, Wolfgang Kiessling (à droite)
avec Brad Andrews, Chief Zoological Officer de SeaWorld Parks & Entertainment ( à gauche).

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http://dealbook.nytimes.com/2013/04/18/seaworld-prices-i-p-o-at-top-of-range/?emc=eta1

On Friday, SeaWorld Entertainment will make its debut as a public company on the New York Stock Exchange in one of the biggest offerings of a private-equity-backed company in recent months. SeaWorld has become a signature investment for Blackstone, which recently played host to a pair of penguins in its Park Avenue offices.

The initial public offering had a promising start Thursday evening, with SeaWorld pricing shares at $27 each, at the top of an expected range, according to a person briefed on the matter who was not authorized to speak publicly. At that price, the deal raised $702 million and valued the company at $2.5 billion. Blackstone, which paid about $2.3 billion for SeaWorld in 2009, is selling shares in the public offering but will retain control of the company. After investing about $1 billion of equity in the deal, Blackstone received dividends of $500 million last year and $110.1 million the year before. The theme park company, which includes other attractions, was once a division of the giant beer maker Anheuser-Busch InBev. Blackstone bought the company, which was not part of Anheuser-Busch InBev’s core business, in a bet on the strength of brands like SeaWorld and Busch Gardens. Since then, SeaWorld has added products, including iPhone and Android apps, and acquired an additional theme park last year, bringing the total to 11. It is also trying to build on its well-known brands, with plans to introduce an animated penguin character, Puck, at its theme park in Orlando, Fla. SeaWorld has turned a profit from live shows, thrill rides and other attractions, earning $77.4 million last year, four times what it made in 2011. As a sweetener for its new investors, it plans to pay a dividend of 20 cents a share starting this quarter. But SeaWorld’s business model is vulnerable to a weak economy and to consumers who remain frugal in the wake of the recession. The company gets most of its money from admissions at its theme parks, and relies on sales of food and merchandise. Its average ticket price is higher than those of two main rivals, Six Flags and Cedar Fair, according to a research note from Ian Corydon, an analyst with B. Riley & Company. Still, SeaWorld is trying to attract a broad swath of visitors. “It’s more of a destination park strategy,” Mr. Corydon said. “The Orlando and Southern California parks are known the world over and draw guests from out of town.” SeaWorld is still haunted by an incident at its theme park in Orlando, where a trainer was killed by an Orca whale in full view of visitors in 2010. The accident drew intense criticism in the news media, and it is the subject of the documentary “Blackfish,” which is scheduled for release this summer. After revising its safety protocols, SeaWorld continues to deal with the legal fallout from the killing. The company has clashed with the Occupational Safety and Health Administration, which issued several citations. “Once a trainer is in the water with a killer whale that chooses to engage in undesirable behavior, the trainer is at the whale’s mercy,” wrote Ken S. Welsch, a federal administrative law judge for the Occupational Safety and Health Review Commission, in a ruling last year. Blackstone, the largest alternative investment firm in the world, has shown strength in its business over all. On Thursday, the firm said its profit in the first quarter rose 28 percent, to $628 million, as it reported growth in its assets under management. Before holding the initial public offering, Blackstone was reported to have fielded takeover offers for SeaWorld. But it turned them down, according to reports, betting that the public market would offer better returns. The offering was handled by Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Citigroup, Bank of America Merrill Lynch, Barclays and Wells Fargo Securities. Blackstone has had some fun with its SeaWorld investment. In January, the firm invited two Magellanic penguins to its Manhattan offices. The penguins were well-behaved, a person with knowledge of their visit said at the time. But not being housebroken, they left unexpected gifts on a carpet and a conference table.

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