Free our last 6 dolphins in Belgium.

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Sea World contre Blackfish : la guerre a commencé !

La guerre a commencé. Elle sera décisive.

Si 2 autres documentaires ont déjà dévoilé la face cachée des delphinariums, A Fall from Freedom  et The Cove , Blackfish vient de se planter dans le flanc de SeaWorld comme un ultime carreau d’arbalète. Avec une sobriété remarquable, ce film n’expose que des faits accablants. Aux spectateurs de tirer les conclusions.

Cela rend la tâche de SeaWorld extrêmement difficile. La compagnie en est à son second communiqué, avançant sans rougir une série d’assertions irréalistes et niant l’évidence. Le débat ne fait que commencer, mais la défense est maladroite.

SeaWorld va devoir justifier publiquement l’existence même de ses spectacles de cirque. La conservation, les recherches, et l’éducation, que les delphinariums sont supposés fournir au détriment de l’animal, devront être prouvés.

Nous allons peut-être assister bientôt au même genre de débats que ceux qui ont précédé la Proclamation d’émancipation d’Abraham Lincoln et la fin de l’esclavage aux Etats-Unis.

SeaWorld est un empire, qui s’étend bien au-delà des accords entre delphinariums. Il contrôle les médias par ses mannes financières. Le public continue à apprécier ses shows. Les bénéfices sont effarants.
Mais pour combien de temps encore ? Fondamentalement, un show de dauphins ou d’orques, c’est toujours la même chose. Quelque soit la mise en scène choisie, de la plus minable à la plus somptueuse, le répertoire se limite à des sauts, des jets de ballon et à des chevauchées sur le dos des détenus.

On a tenté souvent de varier le menu, en enfermant des espèces exotiques, en transformant les spectacles en véritables concerts rock, selon les mots de John Kershaw, chef-dresseur à Antibes.
Mais tout passe et tout lasse.
Surtout si des documentaires viennent mettre à mal l’image enchanteresse de ces usines à cétacés.

La communauté scientifique se désintéresse de plus en plus des recherches menées en bassin. Le tour semble avoir été fait de ce qu’il y avait à découvrir dans de telles conditions. On se soucie à présent essentiellement de mettre au point des techniques pour maintenir  en vie les détenus aussi longtemps que possible et améliorer leur reproduction en bassin.

Les découvertes importantes de Louis Herman ou de Diana Reiss ont par ailleurs été obtenues sur des sujets vivants, dont la vie fut réduite aux dimensions d’un cachot et qui moururent pour la plupart bien avant l’âge de manière dramatique.

Les vrais chercheurs se tournent aujourd’hui vers la vie socioculturelle et psychologique des mammifères marins en milieu naturel. Dans ce domaine, les découvertes s’enchaînent : rituels funéraires, entraide, alliances, adoption, empathie avec des espèces autres que la leur, usage de nom, usage d’outils, dialectes, art des bulles, etc. Tout un monde s’ouvre à nous.

Quant à la conservation, si l’on ne peut nier le travail de SeaWorld et de ses associés quant au sauvetage de cétacés échoués, il faut rappeler que bon nombre de dauphins (ou d’orques) recueillis et soignés ne sont jamais réhabilités et intègrent aussitôt le circuit des cirques aquatique. Le cas de Morgan est le mieux connu.

L’éducation, enfin, est aussi peu crédible que la dolphin therapy. Il suffit de voir un seul spectacle au delphinarium, n’importe lequel, pour comprendre qu’elle peut gravement nuire à une vision respectueuse de la nature par l’enfant.

Dès lors que Blackfish sera diffusé à la télévision, que des versions pirates circuleront sur le Net, les jours de la compagnie SeaWorld seront comptés. L’Industrie tout entière commence à vaciller. C’est pour nous, amis des cétacés libres, le moment d’accélérer sa fin.

A propos de Blackfish :
http://abcnews.go.com/GMA/video/blackfish-documentary-takes-seaworld-19790943
http://keepwhaleswild.wordpress.com/2013/07/14/seaworld-riposte-seaworld-lashes-back/
http://abcnews.go.com/GMA/video/blackfish-documentary-takes-seaworld-19790943
http://blackfishmovie.com/
http://www.theatlanticwire.com/entertainment/2013/07/seaworld-afraid-new-documentary-will-make-you-never-want-visit/67345/

https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/04/20/seaworld-a-la-bourse-de-new-york-le-triomphe-de-lesclavagisme/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/12/blackfish-en-europe/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/03/23/blackfish-le-film/

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L’orque Hyak adorait les Stones !

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Shana

Dans le Pacifique Nord Ouest, les orques vivent paisiblement le long des côtes. Mais vers la moité des années 60, des hommes surgissent qui les capturent pour divertir le public.

C’est ainsi que le 16 février 1967, Ted Griffin, directeur du Seattle Marine Aquarium, capture 15 orques en une fois. Beaucoup d’entre elles meurent lors de l’opération. Les autres sont vendues à divers parcs marins.
Parmi elles, l’orque Skana, fut d’abord cédée à un « bateau-show » pour lui faire de la publicité. Puis ses propriétaires la revendent pour 25000 dollars au Vancouver Aquarium, où elle vivra jusqu’à sa mort.

Les vieux résidents de Vancouver se souviennent d’elle : c’était l’attraction vedette ! Une décennie de photos nous la montre en train de sauter en l’air et de remplir les gradins d’un tout petit stadium.
Ses journées se passent en shows répétées, monotones.

Très tôt, pourtant, le Dr. Paul Spong vient l’examiner. Spong est un biologiste neo-zélandais qui a conçu une expérience simple pour tester la vue des cétacés. Il découvre que quand l’orque en a assez de distinguer 2 cartes qui flottent sur l’eau, elle se retire de l’expérience.

Tant pis si cela veut dire pour elle qu’il y aura moins de morceaux de poisson en récompense. Skana demande plus de stimulations.
Paul se rend alors compte que Skana répond plus favorablement aux sons qu’aux images.
A l’aide d’un micro sous-marin, il diffuse des sons de flûtes et de sifflements,  en espérant Skana s’anime et nage autour du bassin, ou s’approche du micro et reste à l’écouter.

Le Dr Spong se surprend lui-même en se mettant à se forger une très haute opinion de l’intelligence des orques.
Lors d’une discussion avec des scientifiques, il déclare que selon lui, il vaudrait mieux relâcher l’orque. Sa remarque est relayée dans les médias, et son contrat de recherches n’est pas renouvelé.

En quittant Vancouver, Paul Song fonde aussitôt une ONG dédiée à la protection des orques.
Il exige que celles-ci ne soient plus capturées en Colombie Britannique et s’en va les étudier en liberté, en s’intéressant tout particulièrement à leurs vocalisations.

orcalab-paul-spongOrcalab

Mais revenons en arrière :
Quand il travaillait avec Skala, Paul pouvait passer des heures à lui faire entendre différents sons. L’orque se montrait extrêmement énervée s’il lui jouait deux fois la même chose trop souvent.

Pendant ce temps, Hyak, une orque mâle récemment capturée, demeurait isolé dans un bassin proche. Lorsque Paul Spong décida d’évaluer chez lui les réactions aux signaux sonores, les choses devinrent encore plus intéressantes.

hyak-1968Capture de Hyak

Paul disposait de tout l’équipement technique nécessaire pour synthétiser autant de sons qu’il voulait.
Mais David Kirby, l’auteur de Death at Sea World, raconte que le scientifique essaya bientôt d’autres sources sonores. Cela se passait en 1968, une époque où les orques et les humains convergèrent l’un vers l’autre.

Paul jouait tout le temps de la musique pour la petite orque : Mozart, Miles Davis, the Moody Blues.

Hyack semblait aimer tous les morceaux. Mais ceux qu’elle préférait étaient les nouveautés.
Un jour, Le Dr Spong lui passa un album de sitar, joué par le célèbre Ravi Shankar. Il se montra très intéressé et réagit à ces sons avec enthousiasme. « Le jour suivant, explique le chercheur, je descendis jouer avec lui. Au bout de quelques secondes, Hyak fila dans son coin. Il resta là en  attendant que je lui fasse entendre quelque chose. Il se souvenait de ce que j’avais joué la veille et il ne voulait plus le réentendre encore ».

Paul réalisa que cette petite orque disposait d’une mémoire acoustique extraordinaire. Comme Skana, Hyack essayait en outre de se servir d’un conditionnement opérant, pour obtenir de l’humain une action attendue, et nullement le contraire !

hyak-bassinHyak dans son petit bassin

Bref, Hyack demandait désormais sans cesse de la nouvelle musique.
Heureusement en 1968, ce n’était pas cela qui manquait !  L’album Beggars banquet des Rollings Stones venait de sortir, avec son single numéro un : « Jumpin’ Jack Flash ». Hyack semblait adorer le Rock and Roll ! En revanche, le département de conservation de l’aquarium n’aimait guère ces Anglais aux cheveux longs avec leurs guitares électriques, mais Paul s’en fichait. Quelle importance ?  Alors il repassait  les Stones. Il sortait le 33 tours et le mettait sur la platine.

« Dès que Hyack entendait cela, il fonçait vers moi en faisant de grandes vagues qui éclaboussaient » raconte Paul. « L’orque plongeait d’un coté d’un bassin, resurgissait dans un grand saut, gagnait le coin opposé et revenait à toute vitesse  ! Ensuite, il se mettait à frapper l’eau de sa nageoire pectorale. Il restait là un moment puis envoyait de grandes gerbes d’eau avec sa gueule. La transformation de son comportement était extraordinaire !
Et je me dis en moi-même : Wow ! Il aime vraiment les Stones ! »

Hyack appréciait également la musique classique et tapait parfois la mesure en avec sa nageoire pectorale, en rythme avec la mélodie du concerto. Mais j’aime à penser qu’il préférait vraiment écouter «Jumpin Jack Flash».

Hyack aimait aussi beaucoup les livres, surtout ceux qui montraient des orques.

Capturé en avril 1968, « Hyack Tung-Jen » est mort à l’Aquarium de  Vancouver en février 1991. Il avait 23 ans. C’était un membre du pod A5 (Colombie britannique). Son corps a été explosé à la dynamite et ses restes sanglants se sont répandus sur la plage.

Traduction : Hurricane Warrior

Circa 1968, Even Killer Whales Dug the Rolling Stones

Hyak, l’orque qui aimait les livres

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Tillikum, Spartacus parmi les orques !

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FREE TILLY NOW

« Dans la nature, Tilikum aurait fait partie d’une tribu d’orques
Il aurait eu de nombreux enfants, nés de plusieurs femelles différentes, il aurait eu des frères et des sœurs qu’il aurait aider à grandir, il aurait joué un rôle important dans les expéditions de chasse, car c’est un mâle puissant.
Avoir réduit tout cela à l’isolement dans une piscine latérale, sauf lorsqu’on a besoin de lui quelques minutes pour un spectacle, je pense que c’est vraiment triste. D’un point de vue éthique, c’est un peu dérangeant. « 

Naomi Rose, Ph.D., The Humane Society of US
The case against captivity

tilikumspartacus

FREE TILLY NOW

In the wild, Tilikum would have been an integral part of an Orca pod.
He would have had many calves from many different females, he would have had siblings that he would help to raise, he would have been important in the group foraging and hunting process because he is such a big bull. To have all of that reduced to solitary confinement in a side pool except when he is needed for a few minutes in a show, I think that’s really sad. From an ethical point of view, it’s kind of disturbing.”

Naomi Rose, PhD, The Humane Society of the United States
The case against captivity

wild-orcas

http://www.dauphinlibre.be/ky.htm
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/12/blackfish-en-europe/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/category/orque-orca/
http://www.dauphinlibre.be/orque-intelligence-cultures-seaworld.htm
http://www.blog-les-dauphins.com/tilikum-reproducteur-en-chef-des-orques-de-seaworld/
http://www.digitaljournal.com/article/352177

tillikum-seul

Keeping a 12,000+ pound Orca whale in a pool, (that is less than a fraction of 1% of his natural habitat) is simply illogical.
“Extracting” an animal from his natural environment, where he would normally swim vast distances, dive to extreme depths and spend his entire life with his close knit family pod is simply unethical.
To use a living, breathing, self-aware and extremely intelligent sentient being as a sperm bank in a forced captive breeding program, and as a part-time splash-machine for the enjoyment of the paying public is, considered by many, simply appalling.
To claim that this is ocean conservation is simply inaccurate and grossly misleading.
This Orca’s name is Tilikum and he has been living in a cement pool since he was taken from his mother’s side in the ocean at the young age of approximately 2 years old. He was captured in November of 1982.

Unlike other cetaceans living in captivity, Tilikum’s interaction with the SeaWorld’s trainers and with the other whales kept there is very limited because of his proneness to aggression.
SeaWorld, however, despite Tilikum’s obvious aggression, has thus far refused to humanely release him to a seapen for rehab, and instead continues to use him as their primary stud in their “superior breeding program”, not knowing whether his aggression will be passed on to his many offspring. (56% of SeaWorld’s Orca whales carry Tilikum’s genes.)

We believe that 29 years of forced breeding, splashing audiences, and performing for SeaWorld’s profit is enough.
Our goal is quite simple: we want to gather 1,000,000 signatures to free Tilikum.

If you agree that this situation is illogical and simply unethical, please add your name to this petition and help us reach our goal by sharing it with your friends. By signing this petition, you’ll be sending a clear, responsible message to the leadership at SeaWorld and the Blackstone Group (the owner of SeaWorld)- a message that cries out for the release of Tilikum to a seapen for rehab.

It’s time to end the archaic use of these beautiful cetaceans for entertainment and profit. I
t’s time to free Tilikum !

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FREE TILLY NOW

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POUR UNE EUROPE SANS DELPHINARIUM !

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L’exploitation commerciale de dauphins captifs a démarré dans les années 50.
Très vite, le succès du feuilleton Flipper en a fait une Industrie aussi puissante, létale et mensongère que celle du tabac ou de l’alcool.
Celle-ci ne frappe que les cétacés, dont la science reconnaît  aujourd’hui les prodigieuses capacités cognitives, affectives, sociales et culturelles.

A l’heure où l’Inde vient d’interdire les delphinariums pour cause de maltraitance, il est inadmissible que 34 établissements dans 15 pays d’Europe, détenant quelques 300 dauphins orques ou bélugas, puissent encore exister au XXième siècle.

C’est pour le faire savoir aux responsables européens et nationaux, c’est pour exiger la fermeture de tous les parcs marins que des manifestants venus de l’Europe entière se réuniront lors d’une manifestation pacifique et familiale le 28 juin 2013, place Victor Bara, à Bruxelles.
M. Ric O’Barry, l’ex-entraîneur de Flipper, sera présent parmi eux.

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 CONTACT
dauphinlibre@gmail.com

VIDEOS
13 videos in 22 languages + petition
https://docs.google.com/document/d/1xOAP8qZ-s2obCem1Ut86czwovU-mtihhdCKQi302z6M/edit?pli=1

PETITIONS

https://secure.avaaz.org/en/petition/All_dolphinaria_must_be_closed_in_Europe/
http://www.avaaz.org/fr/petition/Pour_une_Belgique_sans_delphinarium/ http://www.avaaz.org/fr/petition/Wir_fordern_die_Schliessung_aller_Delfinarien_in_Europa/
http://www.avaaz.org/en/petition/Por_el_cierre_de_todos_los_delfinarios_en_Europa/

INFORMATIONS
http://www.cetaceanrights.org/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/04/18/for-delphinarium-free-europe/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/04/19/sluit-alle-dolphinaria-in-europa-demonstratie-in-brussel-op-28-juni-2013/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/04/18/fermons-tous-les-delphinariums-deurope-manifestation-a-bruxelles-le-28-juin-2013/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/11/pas-de-prison-pour-les-dauphins/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/04/19/demonstration-against-captivity-of-cetaceans-in-europe-a-call-from-ric-obarry/
http://www.wdcs.org/stop/captivity/eu_campaign/introduction.php

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« Blackfish » en Europe

blackfish-brancheau_killedAprès avoir été puni, isolé, assommé de calmants,
Tilly crie désormais son désespoir

Le film Blackfish vient d’être diffusé ce 10 mai 2013 à Louvain, lors d’un festival des documentaires fort discret.
Qui en a parlé ? Personne. Pas un ligne dans les médias. Et c’est dommage, car bien peu de gens connaissent en Belgique les souffrances que les cétacés captifs endurent, qu’ils soient nés en bassin ou kidnappés en mer.
A Séoul, par exemple, la séance aura plus d’ampleur et d’audience, car des anciens dresseurs viendront témoigner après le film et répondre aux questions des spectateurs. Aux USA, le film a fait grand bruit et recueilli les éloges de la presse.
Mais chez nous, rien. Un silence radio vraiment regrettable.
Car ce documentaire nous apportait ici un éclairage global sur le vrai visage de l’Industrie de la Captivité, en plein essor financier partout dans le monde.

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L’argument de base se fonde sur la tragique histoire de Tilikum.
Cet orque mâle, on le sait, fut arraché brutalement à sa famille en Islande quand il avait 2 ans. Timide, privé d’éducation, mal dans sa peau, rossé par ses compagnes de cellule, il a fini par tuer 3 fois.
Sa première  victime fut une jeune dresseuse du nom de Keltie Byrne, qu’il noya avec l’aide de ses camarades, Haida II et Nootka IV. La seconde fut Daniel P. Dukes dont on retrouva le corps nu, couvert de contusions, drapé sur le dos de Tilikum un matin.  L’homme s’était caché dans le parc après la fermeture pour plonger durant la nuit dans la piscine du Sealand of Pacific.

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Le 24 février 2010, enfin, ce fut le tour de Dawn Brancheau au SeaWorld d’Orlando. Inconsciente du danger, cette femme d’expérience qui ignorait pourtant les antécédents de son esclave fut littéralement réduite en miettes, broyée, lacérée puis noyée par le géant.
Après avoir été dûment drogué et mis en isolement presque une année entière, ce Spartacus parmi les orques est retourné au boulot. Mais son état est encore pire. Amorphe et dépressif, à peine capable d’exécuter un show, il n’est plus qu’une machine à donner du sperme pour la reproduction d’orques en batterie. Un véritable vol au-dessus d’un nid de coucou

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Tilikum ne fut pas le seul à agir ainsi.
Plusieurs dizaines d’orques ont agressé leur dresseur en bassin, alors qu’aucun incident de ce type n’a jamais été relevé en mer.
Blackfish nous donne à entendre la souffrance insondable de Kastaka, dont Ken Peters vient d’enlever la fille, Kalia, et qui hurle son désespoir avec des cris à vous déchirer le cœur. Avant de se venger sur le dresseur, qu’elle maintient calmement sous l’eau jusqu’aux limites de la noyade.
Il nous montre d’anciens ravisseurs d’orques ravagés par la honte et des dresseurs repentis.
Il nous fait voir, face caméra, une représentante de SeaWorld en train de mentir effrontément devant un tribunal ou accusant la dresseuse morte d’incompétence devant les médias, alors que sa compagnie savait que Tilikum avait déjà tué deux fois.
Enfin, Blackfish nous emmène à Loro Parque en Espagne, où Keto, l’un des mâles venus de SeaWorld Texas, tua Alexis Martinez.

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Kasatka jouant à noyer son dresseur

C’est donc toute la face sombre, l’envers du décor pimpant de SeaWorld que nous révèle Blackfish : mensonges, négations, menaces de procès, omissions, lobbying, nettoyage du web, propagande insensée, offres publiques en bourse, tout est bon pour faire prospérer un secteur financier en plein boom.

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Aujourd’hui, le Boudewijn Seapark fête en grande pompe son 50ième anniversaire.
Sait-on vraiment ce que des dizaines de dauphins ont du subir sous son dôme sombre, dans un trou d’eau chlorée où pas une sardine ne survirait plus d’un quart d’heure ? Le public est-il au courant de la façon dont Puck, Roxanne ou Beachie sont arrivés chez nous ? Est-il informé de la manière dont Tex ou Terry sont morts ?

En 2010, le delphinarium belge a refusé de communiquer aux enquêteurs d’ENCAP, de Born Free et de la WDCS la moindre information sur l’état de ses dauphins. Il n’existe en Europe aucun registre public des cétacés captifs en Europe, alors que tout un chacun peut accéder à des bases de données officielles à propos des grands singes ou des éléphants sur Internet.

Pourquoi tant de mystères autour des dossiers médicaux des détenus et de leurs autopsies ? Pourquoi tant de secrets autour d’une Commission fédérale du Conseil du Bien-être animal qui planche depuis 2010 sur l’amélioration des conditions d’accueil du delphinarium de Bruges ?
Au nom de quoi, enfin, ces maltraitances sont-elles commises ?

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A cet égard, la réponse est simple : le profit.

C’est la SEULE raison d’être de ces entreprises commerciales. C’est le seul moteur de ces succédanés de SeaWorld en Europe, par ailleurs étroitement liés au grand holding américain. Et pour faire du profit, tous les moyens sont bons, tous les mensonges, toutes les propagandes, toutes les alliances avec le secteur public ou privé.
Même en Europe, il y a des orques qui souffrent et qui attaquent. Même en Europe, il y a des dauphins si mal en point que leurs propriétaires n’oseraient pas révéler pourquoi. A cet égard, le film Blackfish ne nous parle pas seulement des orques aux USA. Il nous parle d’une Industrie esclavagiste obscène que nos gouvernements auraient du interdire depuis bien longtemps, comme l’ont fait le Brésil et la Croatie ou bien comme l’Inde s’apprête à le faire.

seaworld-show-dauphinsPlus d’infos
Blackfish le film
Blackfish sur facebook
Blackfish le site
Prochaines projections (rien en France !)
La captivité abolie aux USA ?

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Retour Blackfish


Blackfish, le film !

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Bande-annonce

Un thriller psychologique fascinant dont une orque est le héros, Blackfish nous montre comment la nature peut se venger de l’homme quand on la pousse dans ses derniers retranchements.

Blackfish, c’est en quelque sorte la version filmée de Death at Seaworld, bien que le livre et le film aient été conçus indépendamment.
Gabriela Cowperthwaite, sa réalisatrice, a commencé à enquêter sur la mort de Dawwn Brancheau, la jeune dresseuse massacrée par une orque captive lors d’un Dîner avec Shamu, l’un des attractions phares du SeaWorld d’Orlando.
Très vite, Gabriela a découvert que ce drame dissimulait une situation bien plus choquante et de plus bien plus large grande envergure, cachée par les rideaux de fumée d’une industrie qui se fait plus d’un milliard de dollars de bénéfice.

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Tilikum est au cœur de l’histoire que nous raconte Blackfish.
Depuis qu’il a été arraché à la mer et à sa famille lorsqu’il était enfant, Tilikum déteste les humains. Le 20 février 1991, une jeune apprentie dresseuse du nom de Keltie Byrne perdit l’équilibre et tomba dans le bassin du Sealand of the Pacific (fermé aujourd’hui) juste après le show. Trois orques l’attrapèrent et l’entraînèrent sous l’eau à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’elle se noie. Tilikum faisait partie du trio.

En 1999, expédié au Sea World d’Orlando, il tua un « visiteur » nocturne, ivre sans doute, qui avait cru marrant de plonger avec les orques et dont on retrouva le cadavre le lendemain matin sur le bord de son bassin.
Enfin, en 2010, il trasforma Dawn Brancheau en poupée de chiffon désarticulée, après l’avoir saisie par sa queue de cheval et joué avec elle comme un chat avec une souris.

Aujourd’hui, Tilikum n’a plus les dents à la mâchoire inférieure à force de ronger continuellement les barres d’acier qui ferment son bassin.  La monotonie absolue de son existence l’a rendu fou. Son sperme congelé a déjà servi à produire près des 2/3 de toutes les orques nées captives par insémination artificielle.

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Tilikum puni après son « crime ».
Il restera confiné ainsi durant 13 mois, drogué, malade et fou d’ennui. 

Gabriela Cowperthwaite a aussi découvert qu’il n’était pas le seul à s’en être pris à ses dresseurs.
De nombreux accidents similaires avaient déjà eu lieu  dans plusieurs parcs marins à travers le monde, mais  JAMAIS en pleine mer !
Illustré par les témoignages d’experts et d’anciens dresseurs aussi bien que par des images d’une rare violence jusqu’ici jamais diffusées, Blackfish explore de manière puissante la relation complexe que nous avons avec ce genre de divertissements mettant en scène la nature encagée, ainsi que les terribles conséquences qu’entraîne l’enfermement à vie de créatures sensibles et intelligentes.

Dans la lignée de Fall from Freedom ou The Cove , Blakfish est le troisième film à dénoncer les crimes de l’Industrie de la Captivité.
Peu de chances donc de le voir jamais sur nos écrans en version française. Car des orques captives qui attaquent leur dresseur, il y en a eu au Marineland d’Antibes, il y en a eu à Loro Parque et c’est toujours SeaWorld qui tire les ficelles de cet immense marché d’esclaves, plein de souffrances et de morts. La puissance de ce consortium est tel qu’il est à même de faire taire, aujourd’hui encore, toute critique à son égard avec la complicité de ses innombrables avocats, sponsors et média affidés.
Le film a néanmoins remporté un vif succès aux USA et sera présenté à Londres du 25 au 28 avril 2013.

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KenPeeters et Kasatka en 2006

Pour en savoir plus
Blackfish movie
Interview de la réalisatrice
L’histoire de Tilikum
Dawn Brancheau vantant les mérites de SeaWorld avant sa mort
Tilikum en isolement après son « crime » 
Tilikum immobile
Aujourdhui, Tilikum est encore bon à donner son sperme comme un taureau d’élévage
Voir aussi sur la Dolphin Connection
Capture d’orque au japon : voilà le véritable crime !
Shamu se révolte !
L’affaire Kasatka et les roques du marineland d’Antibes
Vengeance à Loro parque
L’intelligence des orques et la captivité
L’esclavage a-t-il vraiment été aboli ?

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Libérons Tilikum !