Free our last 6 dolphins in Belgium.

Articles tagués “delphinariums

Taiji 2015 : l’horreur va continuer !

angel-new

Angel

Juillet 2015

L’Association Japonaise des Zoos et Aquariums (JAZA) est donc restée au sein de la WAZA, l’association internationale qui avait ordonné à ses membres de ne plus acquérir de dauphins issus d’une chasse au rabattage à Taiji dans la préfecture de Wakayama. Chaque année, les pêcheurs y rabattent des dauphins  par centaines et les massacrent. Le plus beaux sont gardés pour les delphinariums.

La World Association of Zoos and Aquaria regroupe plus de 50 associations internationales d’aquarium et de zoos dans le monde entier. Elle exige de ses membres qu’ils adhèrent à certaines normes de protection des animaux.

Le 21 avril 2015, la WAZA a suspendu son antenne japonaise, dont les delphinariums se fournissent à Taiji , sous réserve qu’elle se plie à ses exigences.

Le 12 juin 2015, la JAZA a accepté les conditions de la WAZA qui la menaçait d’expulsion.
« Nous nous sommes conformés à toutes les exigences de la WAZA et nous avons modifié notre code d’éthique en fonction de celles-ci» a déclaré M. Okada, porte-parole de la JAZA.

Il a invité son association à chercher des sources alternatives de dauphins vivants et à consacrer davantage d’efforts aux programmes d’élevage en captivité.

Le groupe a également introduit un système de traçage (photos d’aileron, registre), que la WAZA exige de ses membres, afin de fournir des données fiables concernant leurs mammifères marins.
La JAZA ne pouvait pas se permettre de quitter la maison mère. Pour d’autres espèces que les dauphins, les zoos japonais sont dépendants des importations ou de l’aide que leur apportent leurs homologues internationaux.
Ils pâtissent en outre de la mauvaise image des massacres à Taiji.

abino-baby-and-mother

Angel, sa maman et sa famille juste avant la capture. Sa mère s’est suicidée, tous les autres ont été tués. Photo Ric O’Barry Dolphin Project.

Le 10 juillet 2015, les représentants des delphinariums sous tutelle de la JAZA se sont réunis pendant deux jours dans la ville de Miura, Préfecture de Kanagawa. Aucun des représentants d’aquariums ayant participé à cette réunion n’a démissionné de la JAZA. Tous ont promis au contraire d’investir dans l’élevage et d’améliorer la qualité de vie de leurs dauphins.

Kazutaka Sangen, le maire de Taiji, a déclaré en revanche qu’il poursuivrait les tueries dans sa baie sanglante quoi qu’il arrive et qu’il allait fonder d’ici 4 ou 5 ans une nouvelle association composée de delphinariums japonais qui s’approvisionnent à Taiji.
« Cette chasse est légale et nous continuerons” a-t-il ajouté.

Il faut savoir que de nombreux delphinariums japonais sont incapables de se livrer à la reproduction en bassin. Ils n’en possèdent de toutes façons pas les compétences vétérinaires.
Les 34 delphinariums au Japon possédaient un total de 287 dauphins à la fin 2012, dont la plupart venait de la baie sanglante. Pour pouvoir élever du dauphin en aquariums, un bassin séparé est indispensable.
La future mère doit être étroitement surveillée pendant environ un an et ralentir ses performances.
Le taux de survie des bébés dauphins est faible. Sur 31 enfants nés captifs au Japon, 11 seulement survivaient encore fin 2012. Une autre option aurait pu être d’importer des dauphins depuis les Etats-Unis, avec la technologie de pointe pour la reproduction, mais cela supposait d’énormes coûts d’achat et de transport.

Acheter régulièrement des dauphins neufs pour remplacer les morts est bien meilleur marché.
L’horreur à Taiji n’est pas prête de finir.

Taiji Tank Barnes SMALL 5-11

Les bassins à Taiji. Photo Ric O’Barry’s Dolphin Project

Saison 2013-2014

Ric O’Barry’s Dolphin Project

Sea Shepherd Cove Guardians

taiji-tursiops-noyade-17-12-2012

Photo Cove Guardians Sea Shepherd


27 juin 2015 : Fermons tous les delphinariums en Europe !

europe-demo-2015

Pour une Europe sans delphinarium

antibes-marineland-orques

Freya est décédée le 20 juin 2015. Puisse sa mort tragique être aussi celle de l’industrie qui l’a réduite en esclavage !

Troisième Manifestation pour une Europe sans Delphinarium
27  juin 2015 de 14 à 17 heures au pied de l’Atomium à Bruxelles



free-europe-juin-2015
28 juin 2015
Ce fut une très belle manifestation contre la détention des cétacés en Europe. Sur une initiative d’Annelies Mullens et d’Yvon Godefroid (La DC Belgique/Dauphins Libres), cet évènement international était cette année encore organisée de main de maître par l’association flamande Bite Back

YG-europe-close-dolphinaria-june-27

Yvon Godefroid introduit la manifestation en évoquant le souvenir de l’orque Freya, morte une semaine auparavant.

free-atomium-4

Une préparation minutieuse orchestrée par Benjmain Loison (Bite back)

free-europe-juin-2015-2

Le résultat impresionant, photographié depuis l’Atomium.

 

free-europe-juin-2015-1

free-atomium2

Une foule nombreuse et convaincue.

Photos Bite Back/Flo Verelst :
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.956778821012346.1073741912.140313349325568&type=3

https://www.facebook.com/flo.verelst/media_set?set=a.10153442748223894&type=3&pnref=story

 


APPEL

Il faut fermer tous les delphinariums d’Europe !
Les dauphins sont conscients d’eux-mêmes.
Ils pensent, ils parlent, ils se souviennent, ils anticipent et s’interpellent par leurs noms. Ils jouent, ils aiment, ils se disputent, ils se plaisent à vivre en famille, entre amis, au sein de clans et de vastes alliances. Ils adorent voyager, fendre les vagues, plonger profond ou chasser tous ensemble.

Dotés d’un cerveau surpuissant, ils éduquent leurs enfants durant de longues années, rendent hommage à leurs morts et se transmettent savoirs et dialectes au fil des générations. Ils sculptent leurs bulles avec art et font usage d’outils. Leur intelligence vaut celle des humains, même si elle monte vers d’autres sommets dans un monde aquatique inacessible à nos sens. En revanche, leurs émotions ne diffèrent pas des nôtres, du deuil le plus atroce à la joie de vivre en liberté.

atlantique-nord-dauphin

Dauphin libre de l’Atlantique au large de l’Europe

Nous n’avons pas le droit de condamner ces personnes non-humaines à la prison à perpétuité !
Nous n’avons pas le droit de les priver de nourriture pour les faire obéir et sauter dans le cerceau.
Nous n’avons pas le droit de leur infliger l’ennui mortel de cachots d’eau chlorée, dans lesquels une sardine ne pourrait pas survivre.
Aucun bassin, aucun lagon, ne peut remplacer la richesse prodigieuse du monde des cétacés. Aucun dauphin capturé ou né captif ne peut s’épanouir pleinement, en toute dignité, dans une piscine de béton nu.

 Le Brésil, l’Inde, la Croatie, la Slovénie, Chypres et d’autres pays ont compris que la captivité était si cruelle pour les cétacés qu’elle ne pouvait être tolérée. Par contre, 15 pays européens, maintiennent encore plus de 307 orques, dauphins, marsouins et bélugas en bassin. 15 gouvernements et d’innombrables entreprises commerciales soutiennent ces «parcs marins» cotés en bourse où les enfants apprennent que les dauphins sont des clowns.

Nous ne pouvons plus accepter que de tels cirques aquatiques existent encore au 21ième siècle.
C’est pourquoi nous demandons à l’Union Européenne d’organiser la fermeture de tous les delphinariums dans tous ses états membres.
C’est pourquoi nous lui demandons d’interdire toute nouvelle ouverture de ces entreprises commerciales.
C’est pourquoi nous lui demandons que les quelque 300 cétacés actuellement détenus par 34 delphinariums en Europe soient déplacés vers des baies marines closes puis rendus à la mer, dès qu’ils en sont capables.
Nous sommes fatigués d’entendre des mensonges.
Nous refusons que des êtres innocents soient jetés en prison.
L’Europe doit interdire les delphinariums et protéger ses dauphins sauvages !

bulgarie-dauphins-varna-show1

Dauphins captifs en Bulgarie

DETAILS PRATIQUES
27 juin 2015: Fermons tous les delphinariums en Europe !

La troisième manifestation: « Fermons les delphinariums en Europe aura lieu de 14 à 17 heures au pied de l’Atomium à Bruxelles.
Nous vous demandons de bien vouloir porter des vêtements bleus, de la couleur de l’océan.
Nous commencerons par faire tous ensemble une formation humaine sur le gazon de la place pour écrire le mot «FREEDOM». Cette performance sera photographiée depuis le haut de l’Atomium pour frapper l’attention des média internationaux.

free-atomium

Le mot « FREE » écrit en lettres humaines en juin 2014

Le lieu :
Atomium square
http://www.atomium.be/getthere.aspx?lang=fr
B-1020 Brussel (Laken)

Pour nous rejoindre en voiture :
1. Prendre la « grande ceinture » de Bruxelles
2. Sortie 8 « Wemmel »
3. Suivre les indications vers l’Atomium

Par train :
1. Descendre à la station Gare Centrale
2. Prendre le métro ligne 1A « Roi Baudouin »
3. Sortir à la station « Heysel »

atomium3-6-2014

Tous les delphinariums d’Europe (2014)

1. Allemagne
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinariums-allemagne-nuremberg-duisburg/

2. Belgique
http://www.blog-les-dauphins.com/le-delphinarium-boudewijn-seapark-en-belgique/

3. Bulgarie
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinarium-bulgarie/

4. Danemark
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinariums-danemark/

5. Espagne
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinariums-espagne/

6. France
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinariums-france-marineland-antibes-parc-asterix-planete-sauvage/

7. Finlande
http://www.blog-les-dauphins.com/finlande-le-delphinarium-adventure-park-a-sarkanniemi/

8. Grèce
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinarium-grece/

9. Italie
http://www.blog-les-dauphins.com/les-delphinariums-en-italie/

10. Lituanie
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinarium-lithuanie/

11. Malte
http://www.blog-les-dauphins.com/le-delphinarium-de-malte/

12. Pays-Bas
http://www.blog-les-dauphins.com/dolfinarium-harderwijk-delphinarium-pays-bas/

13. Portugal
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinariums-portugal/

14. Roumanie
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinarium-roumanie/

15. Suède
http://www.blog-les-dauphins.com/le-delphinarium-kolmarden-djurpark-a-ostergotland-en-suede/

 

CORPOR12Q902_DAUPHINS2

Grand Dauphin en Méditerranée

Pétition 

Photos 2014

Manifestation en 2014

Manifestation en 2013 (1)

Manifestation en 2013 (2)

We want to make the European Union a dolphinarium-free zone

 

Belgique-bruges2

Enfermé à vie dans un cuve en béton nu. Ici à Bruges en 2014

 


Cétacés captifs : l’empire des holdings

aspro-ocio-palmitos

Palmitos en Espagne (Aspro Ocio)

34 delphinariums se partagent aujourd’hui l’espace européen.
Comme nombre d’entreprises initialement indépendantes, ils ont été peu à peu avalés par de vastes holdings cotés en bourse. Ces empires financiers investissent dans bien d’autres domaines que l’exhibition de dauphins captifs.

La Compagnie des Alpes, par exemple, qui détient le Parc Astérix, celui de Planète Sauvage et le Dolfinarium de Harderwijk, est également propriétaire des parcs d’attractions Walibi, Aqualibi et Bellewaerde en Belgique.
Elle détient les domaines skiables de la Plagne, des Arcs, de Chamonix, d’Avoriaz et bien d’autres encore. Les chiffres d’affaires fièrement affichés sur Internet attestent de l’excellente santé financière de ce groupe.

Parques Reunidos est également un poids lourds. Son empire s’étend au-delà de l’Atlantique, jusqu’à Hawai et son SeaLife Park. A côté du Marineland d’Antibes et de l’Oceanografico de Valences, le holding possède une multitude d’autres delphinariums et de parcs d’attractions en tous genres, en ce compris Bobbejaanland en Belgique. Ses bénéfices continuent de croître de manière exponentielle.

Antibes-Marineland

Le Marineland d’Antibes

Enfin, en concurrence directe avec les deux holdings précités, il existe un troisième géant de l’industrie de la captivité en Europe : le groupe espagnol Aspro Ocio.

Aspro Ocio dispose de 41 parcs (delphinariums, parcs d’attractions, aquariums, zoos et jardins botaniques), dont 12 en Espagne et le reste en France, au Royaume-Uni, en Finlande, en Suisse, aux Pays-Bas, en Belgique et au Portugal. Les quatre parcs qui gagnent le plus d’argent sont ceux des Iles Canaries, car ils restent ouverts 365 jours par an.  Le moins rentable est sans doute le petit Boudewijn Seapark de Bruges, qui peine à rentabiliser ses dauphins sous dôme.

bruges-dolphinarium-google-earth

Le delphinarium de Bruges

Mais ce n’est pas assez pour cet empire financier.
En 2013, Aspro Ocio prévoyait de doubler son chiffre d’affaires au cours des cinq prochaines années. C’est ce que déclarait son président, Juan Carlos Smith, dans un communiqué du 7 juillet 2013.
Pour ce faire, selon M. Smith, la société espagnole, déjà présente dans plusieurs pays européens, devrait atteindre le marché asiatique, celui qui a « le plus fort potentiel de croissance. »

La société engrangeait déjà 179 000 000 euros de chiffres d’affaires, et plus de 30 millions de bénéfices en 2012. Aspro Ocio n’envisage pas l’entrée de nouveaux capitaux, puisqu’il est le groupe européen du secteur avec une plus grande capacité financière.
Aspro Ocio désire donc acquérir de nouveaux parcs en Espagne, dans d’autres pays européens mais surtout sur le marché asiatique. «Il faut être là, car il s’agit d’un « marché avec une croissance très rapide » conclut le responsable d’Aspro Ocio, lorgnant sans doute sur le marché chinois, où TVA et charges salariales sont moins pesantes qu’en Europe.

En 2003, le groupe Aspro Ocio était responsable de la vie de 22.500 animaux, parmi lesquels des tigres de Sibérie. Il va donc s’occuper aujourd’hui des dauphins de Taiji et des orques et bélugas fraîchement capturés en Russie.

Sous la houlette de son propriétaire, le delphinarium de Bruges se verra donc associé au sein d’une seule et grande famille, aux cruels delphinariums chinois, japonais ou thaïlandais.

Il en sera de même pour le Marineland d’Antibes, dont le grand patron, Parques Reunidos, ne fait pas mystère de son envie d’investir à Dubaï – où croupissent les survivants d’un groupe de 28 dauphins capturés aux Iles Salomon – ou ailleurs en Asie, voire en Russie, qui sait ?
En attendant, il s’est déjà emparé du Miami Seaquarium, qui possède l’une des orques les plus solitaires au monde, Lolita-Tolitae.

lolita-tank2

Lolita à Miami

Que faut-il penser de ce glissement vers l’Est ?
« C’est là que ça se passe», bien sûr. Le marché du dauphin captif est en plein boom en Asie, comme il le fut en Europe au début des années 70, et plus tôt encore aux USA, avec le succès du feuilleton Flipper.
Mais c’est faire acte de prudence aussi. L’effet Blackfish a mis à mal la maison-mère de tous les delphinariums, la gigantesque entreprise SeaWorld. Elle aussi a déclaré récemment qu’elle allait investir davantage en Asie.

Cet effet gagne peu à peu l’Europe. Sans doute, nous n’en sommes pas encore à interdire les spectacles d’orques en France ou en Espagne, mais les réseaux sociaux informent et les masques tombent. Les mensonges éhontés que les delphinariums ont pu servir à leur public durant des décennies apparaissent pour ce qu’ils sont : de l’escroquerie. Les parents hésitent aujourdhui à montrer à leur bambin le spectacle d’un esclave affamé faisant des cabrioles pour gagner son poisson. Est-ce bientôt la fin des grands empires esclavagistes en Europe ?
Nous en sommes loin.

 

Seaworld_logo.svg
Aux USA :
SeaWorld Entertainement possède 3 parcs aux USA. Il développe également ses activités vers Dubaï
http://d1lge852tjjqow.cloudfront.net/NYSE-SEAS/bd8f0a36-c992-4c6f-bfea-4700b64a9411.pdf

En Russie : 
3 compagnies se partagent le marché du cétacé captif : White Sphere, White Whale et Aquatoriya. La première construit les delphinariums, la seconde capture les orques, dauphins et bélugas et la troisième gère les établissements.
http://timzimmermann.com/2014/02/10/who-is-white-sphere-the-barely-disguised-conglomerate-behind-russias-wild-orca-captures/

white-sphere

White Sphere, Russie.

 La Compagnie des Alpes
http://www.compagniedesalpes.com/fr/bourse
http://www.compagniedesalpes.com/amf_en/2010%20Reference%20Document.pdf
http://www.compagniedesalpes.com/fr/parcs
http://www.compagniedesalpes.com/fr/dom_ski
http://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_des_Alpes

Aspro Ocio
http://www.parqueplaza.net/2013/07/el-grupo-aspro-ocio-espera-doblar-su.html
http://www.asproparks.com/portfolio-de-parques/zoologicos-botanicos-delfinarios/
http://www.dauphinlibre.be/aspro.htm

Parque Reunidos.
http://www.parquesreunidos.com/parques-zoologicos-naturaleza.php

palmitos-park-NN-picture

Palmitos Park (Aspro Ocio)

 

 


Combien de dauphins captifs dans le monde ?

singapour-sentosa-pink-dolphins

Dauphins roses à Singapour. Cette espèce est en danger d’extinction

 Combien ?

On estime qu’environ 2.000 dauphins de plusieurs espèces (Tursiops truncatus, Tursiops aduncus, obliquidens Lagenorhynchus, Stenella attenuent, Grampus griseus, Inia geoffrensis), 227 bélugas (Delphinapterus leucas), 56 orques (Orcinus orca), 37 marsouins (Phocoena phocoena, Neophocaena phocaenoides) et 17 faux orques (de Pseudorca crassidens) sont détenus dans  343 delphinariums à travers le monde.

 

cirques-ambulants-russie-1

Cirque ambulant en Russie.

Où ?

Ces entreprises existent dans 63 pays. Le plus grand nombre se trouve au Japon (57 delphinariums), en Chine (44), aux États-Unis (34), en Russie (24) et au Mexique (24).

Le développement de  ce commerce est particulièrement fréquents dans les destinations touristiques populaires, comme la Floride (USA), la péninsule du Yucatan (Mexique), la République dominicaine, Cuba, les Caraïbes, les îles Canaries (Espagne) et dans les stations balnéaires de Turquie.

Ces entreprises peuvent se trouver dans des zoos, des hôtels, des delphinariums, des parcs d’attractions, des ménageries ambulantes ou dans des lagons de « swim with dolphins ». Ceux-ci sont généralement considérés comme « meilleurs » par les médias et l’industrie du voyage et recommandés en tant que centres de divertissement.

belugas-valences

Béluga à Valence (Espagne)


Qui ?

 Quelques pays ont cependant interdit la détention de cétacés. Il s’agit notamment: de la Croatie, de Chypre, de la Hongrie, de la Slovénie et de la Suisse, qui ont principalement justifié leur décision par le caractère commercial des delphinariums. Le Chili et le Costa Rica ont interdit l’enfermement de cétacés depuis 2005. En 2013, l’Inde, la plus grande démocratie du monde, a adopté une loi interdisant l’ouverture de delphinariums, se référant aux dauphins comme à des «personnes non-humaines».

La Grèce a interdit les shows d’animaux sauvages en 2012, tandisque d’autres pays, comme le Royaume-Uni, n’ont pas les moyens d’ouvrir un delphinarium, tant les normes imposées sont exigeantes et supposeraient des installations extrêmement coûteuses et non rentables localement.

La Flandre (Belgique) compte encore 1 delphinarium, celui de Bruges, dont les captifs sont enfermés toute l’année sous un dôme.

La France en possède 4, en ce compris celui de Moorea. L’un d’entre eux, le Marineland d’Antibes, enferme 6 orques.
 

D’après la synthèse de Born Free

 

kiska-orque-2

Kiska, seule et folle, au Marineland du Canada

 

http://www.bornfree.org.uk/campaigns/zoo-check/captive-whales-dolphins/global/


DÉFENDRE LES DAUPHINS : LA NOUVELLE FRONTIERE MORALE

DÉFENDRE LES DAUPHINS :
LA NOUVELLE FRONTIÈRE MORALE

defense-dolphins2

THOMAS I. WHITE
RÉSUMÉ DU CONTENU TRADUIT PAR CHRISTELLE BORNAUW

CE LIVRE EXPOSE DEUX QUESTIONS :

1) Quel genre d’êtres sont les dauphins ? Que nous révèle la recherche scientifique à propos de leurs capacités cognitives et affectives, et quelles sont les implications philosophiques de ces découvertes ?

2) A la lumière de ce que nous savons ce qu’ils sont, l’état actuel des interactions hommes-dauphins est-il acceptable d’un point de vue éthique ?

Ce livre soutient que les dauphins ont des capacités intellectuelles et émotionnelles suffisamment sophistiquées pour qu’on leur accorde un statut moral.
Ils devraient donc au minimum être considérés comme des « personnes non humaines ».
Quant aux relations hommes-dauphins (caractérisées par la mort et les blessures infligés à de nombreux dauphins, dommages directement liés avec l’industrie de la pêche et l’utilisation de dauphins captifs par l’industrie du divertissement, pour des visées thérapeutiques ou à des fins militaires) elles sont dès lors indéfendables d’un point de vue éthique.

En conséquence, ce livre jette les bases de l’affirmation selon laquelle les relations actuelles entre hommes et dauphins sont, en fait, équivalentes aux relations entre hommes blancs et esclaves noirs, il y a deux siècles.

LES DAUPHINS : CONSCIENCE, INTELLIGENCE, PERSONNALITÉ ET STATUT

Les dauphins possèdent les capacités cognitives et émotionnelles caractéristiques du type de conscience qui constitue la base, chez les humains, de la possession d’un statut moral. Si des individus humains ont droit à une considération particulière, alors les individus dauphins devraient en bénéficier aussi.

Les dauphins possèdent le matériel biologique pour soutenir de telles facultés.
Comme le cerveau humain, le cerveau du dauphin a un large cortex cérébral et une quantité importante de néocortex associatif.
La plupart des ratios anatomiques qui permettent d’évaluer les capacités cognitives (poids du cerveau, quotient encéphalique) placent le cerveau du dauphin en seconde place seulement après le cerveau humain.

Cependant, le fait que les dauphins aient une histoire évolutive différente et plus longue que les humains a probablement engendré d’importantes différences dans la façon dont les cerveaux de ces deux mammifères fonctionnent. Par exemple, des informations limbiques ou émotionnelles pourraient jouer un plus grand rôle dans le cerveau des dauphins que dans celui des humains. Et le cerveau humain pourrait davantage mettre l’accent sur le détail alors que le cerveau des dauphins mettrait l’accent davantage sur la vitesse.

La recherche scientifique dans le « monde intérieur » des dauphins révèle des signes d’une conscience avancée que l’on croyait traditionnellement spécifique aux humains seulement : conscience de soi, émotions, autoréflexion consciente sur les contenus de la conscience, résolution de problèmes par l’utilisation de la pensée abstraite, saisie de la structure causale de son propre environnement, pensée innovante et créative, fonctionnement dans des environnements cognitifs étrangers, et utilisation d’outils.

LES DAUPHINS SE RECONNAISSENT DANS LE MIROIR ET SE FONT DES GRIMACES (VIDEO)

Les dauphins ont aussi démontré leur capacité à travailler avec les éléments de base du langage humain : vocabulaire, règles et catégories grammaticales qui combinent des symboles pour en faire des phrases pleines de sens, phrases complexes (5 articulations de mots) qui incluent des modificateurs et des objets directs et indirects, ainsi que des questions et des demandes.

L’essentiel des preuves de l’intelligence des dauphins concernent toutefois leur niveau élevé d’organisation sociale.
Les dauphins coopèrent les uns avec les autres – formant même des alliances de second voire de troisième ordre dans certaines communautés – pour gérer les principales tâches liées à leur survie. Ils empêchent l’agression de devenir incontrôlable. Ils semblent disposer à la fois des moyens acoustiques et non acoustiques pour communiquer des informations vitales aux autres membres de leur pod.

Ils consacrent également beaucoup de temps et d’énergie à développer et à maintenir de relations fortes avec ces membres. En effet, le rôle central des contacts interindividuels dans leur vie signifie probablement qu’ils gèrent davantage d’informations émotionnelles et sont appelés à les utiliser davantage au quotidien que ne le font les humains. Il est difficile de prendre en compte toutes ces données et de ne pas en conclure qu’il y a un niveau impressionnant d’intelligence derrière ces comportements.

Les dauphins, donc, peuvent être clairement qualifiés de « personnes non humaines » avec un statut moral équivalent à celui des humains.
Les « personnes » sont traditionnellement considérées comme des êtres vivants conscients de leur environnement, capables d’éprouver du plaisir ou de la souffrance, dotés d’émotions et de notion de « soi », capables en outre de contrôler leurs actions, de reconnaître les autres personnes et de les les traiter de façon adéquate. Ils se doivent également de posséder une grande variété de compétences intellectuelles supérieures (incluant les capacités d’apprendre, de communiquer, de résoudre des problèmes complexes et de manier la pensée abstraite).

La recherche scientifique nous apprend que les dauphins rassemblent toutes ces caractéristiques.
Ce sont donc incontestablement des « qui », et non des « quoi ».
Ce sont des personnes, pas des objets ou des propriétés.

Notre espèce est cependant confrontée à un défi particulier quand il s’agit de fonder les bases d’une éthique inter-espèce. L’anthropocentrisme doit être évité.
Les philosophes pourraient utiliser le concept de « personnalité » pour éviter les préjugés liés à l’espèce, mais la façon dont le concept est défini revient toujours à dire que les autres êtres vivants ne méritent une attention particulière que s’ils sont «semblables à nous ».

Le travers est perceptible, dès l’abord, quand on voit la place occupée par la question du langage dans les discussions sur les capacités cognitives des non-humains (ont-ils ou non un « langage » ?). Pourtant, comme l’intelligence, le langage est à considérer comme un trait spécifique lié aux impératifs de survie de l’environnement particulier dans lequel l’espèce évolue. (A ce propos, l’affirmation selon laquelle le langage a été le produit de la co-évolution du cerveau humain et de la main humaine est particulièrement importante.)

Le second problème que pose la définition traditionnelle de la personnalité est qu’elle échoue à reconnaître quelques-unes des différences cognitives et affectives majeures qui séparent les humains des dauphins. Les cétacés ont évolué dans l’eau vers un « soi » fondamentalement social et vers une dilution de l’individualité (chez les dauphins en tous cas). Tout ceci suggère des différences fondamentales dans les univers mentaux des différentes espèces – un fait à prendre particulièrement en compte quand on se pose la question d’un traitement des dauphins acceptable sur le plan éthique.

ETHIQUE INTER-ESPÈCE

Les deux industries dont les comportements mettent à l’heure actuelle en grand danger les dauphins sont les industries de la pêche et du divertissement.

– La poursuite de la pêche au thon continue à tuer et à blesser de nombreux dauphins chaque année. Il est difficile par ailleurs d’imaginer comment la pêche au dauphin (et les autres pratiques de pêche qui nuisent aux dauphins, comme les filets dérivants et les « chasses » japonaises) peuvent encore être défendues.

– Plus de 1500 dauphins captifs sont utilisés dans le monde à des fins de divertissement.
Ces dauphins vivent en général avec un petit nombre d’autres dauphins dans des réservoirs en béton exigus.
Les défenseurs de la captivité évoquent des bénéfices pour les humains comme pour les dauphins. Les humains sont divertis, et notre curiosité sur les dauphins est satisfaite grâce à la recherche scientifique. Les dauphins captifs reçoivent de la nourriture et des soins médicaux.
Même des dauphins sauvages pourraient bénéficier de l’attrait que développaient les humains pour les dauphins après les avoir vus. Les dauphins captifs comme les sauvages pourraient bénéficier de multiples façons de ce que l’on a appris par la recherche. Les programmes d’élevage réussis auraient pratiquement mis fin à la pratique de la capture des dauphins pour l’industrie du divertissement.

Cependant, même les meilleures installations ne sont pas défendables sur le plan éthique.
Les dauphins n’apprécient pas leur statut de prisonniers et les conditions sociales limitées et précaires qu’on leur impose ne permettent pas à leur personnalité de s’épanouir de façon saine et compète.

Les avantages ne l’emportent pas sur les inconvénients. Les avantages vont quasiment tous dans le même sens : vers les humains.
Quant aux dauphins, ils ne sont pas traités d’une façon correcte, en fonction de leurs caractéristiques psychophysiologiques ni à leurs besoins complexes.

De plus, l’idée de traiter une telle espèce – composée d’êtres conscients d’eux-mêmes disposant d’une intelligence sophistiquée – comme des « propriétés » et non comme des « personnes », et de les élever en pensant uniquement à ce qui les rendra utiles sur un plan commercial, présente de glaçantes similitudes avec la pratique de l’esclavage humain. Capturer, vendre, acheter et/ou élever est incompatible avec la dignité due à un être conscient.

– La même critique peut être faite concernant les dauphins utilisés à des fins thérapeutiques ou militaires.

QUE POUVONS-NOUS FAIRE FACE À CES PRATIQUES INACCEPTABLES ?

– L’obligation la plus urgente de l’humanité est de trouver des moyens de mettre fin aux pratiques de pêche qui nuisent aux dauphins.

– Les installations pour dauphins captifs devraient cesser tous leurs programmes d’élevage. Vu le potentiel de divertissement et le rapport coût-efficacité de technologies audio-visuelles tels que les films IMAX montrant des dauphins en liberté, les parcs d’attraction qui commencent à intégrer ces technologies devraient pouvoir continuer à faire des bénéfices.

– Il n’y a pas de solution idéale pour les centaines de dauphins qui vivent actuellement en captivité. Il est peu probable que beaucoup d’entre eux (voire même un seul) puissent jamais réintégrer la vie sauvage. Donc, de façon réaliste, ils devront probablement rester là où ils sont pour le restant de leurs jours. La génération captive actuelle décèdera donc dans les 40 à 50 prochaines années.
(Ce qui nous semble beaucoup, compte tenu du fait que la moyenne d’age des nés-captifs est de 5 à 7 ans et que rares sont ceux qui atteignent la trentaine. YG).

– Compte tenu de la fin prévisible des dauphins captifs, les nouveaux chercheurs devraient être dirigés par leurs mentors vers la recherche en milieu sauvage.