Free our last 6 dolphins in Belgium.

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Libérez les orques et les éléphants captifs !

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Spectacle d’éléphants à Pairi Daiza

Editorial du « Scientific American»

Après avoir finalement rejoint le reste des pays civilisés en limitant sévèrement les tests médicaux sur les grands singes, les États-Unis procèdent actuellement au transfert de centaines de chimpanzés de laboratoire vers des sanctuaires gérés par le gouvernement.
L’une des raisons de ce changement d’attitude est que les animaux ne sont plus aussi essentiels à la recherche biomédicale qu’ils pouvaient l’être auparavant. Les chercheurs ont appris à utiliser des souris génétiquement modifiées et de cultures cellulaires à la place. Pour beaucoup de gens, un argument encore plus convaincant est que les tests médicaux menés sur les chimpanzés sont inhumains. Comme nous, ils sont en effet très intelligents, sujets aux émotions et  conscients d’eux-mêmes. (….)

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Lire la suite sur Dauphins Libres
L’orque est un éléphant de mer


Le langage des éléphants

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Comment dites-vous en éléphant : «Il est temps de quitter l’abreuvoir» ? Apparemment, vous utilisez un grondement qui veut dire : «Allons-y !».
Dans la revue Bioacoustics, Dr Caitlin O’Connell-Rodwell a publié une étude sur la communication chez les éléphants. Celle-ci révèle comment les pachydermes usent de « conversations » (constitué de grondements, d’infrasons et d’appels claironnants) pour communiquer et, entre autres choses, pour indiquer que c’est le moment de s’en aller.

Le Dr O’Connell-Rodwell et ses collègues se sont servi d’instruments acoustiques pour étudier les vocalisations des éléphants au parc national d’Etosha. Les scientifiques ont mesuré les données sonores et cartographié le comportement des éléphants à cinq points d’eau différents. Ils ont catalogué les vocalisations des éléphants à partir du moment de leur arrivée au niveau des auges jusqu’à ce qu’ils décident qu’il était temps de partir.

 «Ecouter leurs grondements, c’est comme écouter des camions qui passent à distance. Ils utilisent des fréquences étonnement basses», a déclaré le Dr O’Connell-Rodwell. « Vous pouvez presque imaginer le cycle de l’onde sonore. C’est une sorte de battement dans votre poitrine « .

Les appels sont coordonnés entre les éléphants et la «conversation» peut compter plusieurs interlocuteurs répartis sur une large surface.

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« Ce n’est pas seulement un chœur», continue la chercheuse, «Dès qu’un appel se termine, un autre appel commence, puis un suivant, puis encore un suivant. Ces messages sont connectés comme une chaîne. En fait, les éléphants reçoivent un appel de 3 secondes et le transforment en un appel de 9 secondes ». Cet appel est sonore et infrasonore : il se diffuse aussi par le sol et permet d’atteindre d’autres hardes à de très longues distances.
Les scientifiques ont découvert que ces conversations n’impliquaient que quelques membres du troupeau, situés en haut de l’échelle hiérarchique.

«Ils ont un chef de famille, » dit O’Connell-Rodwell. « Puis il y a une sorte de personnage qui joue le secrétaire d’état, et enfin vous avez le général qui ferme la marche. Puisque de nombreuses familles d’éléphants se rendent dans un trou d’eau en même temps, la cohue dans ces lieux peut être très importante. J’ai vu ainsi de 200 à 300 éléphants entassés dans le même trou d’eau, tous en même temps ! A ce moment là, il y a beaucoup de vocalisations, de bousculades, de cris et de rugissements ».

Selon O’Connell-Rodwell, les vocalisations et autres grondements représentent quelque chose de bien plus pour les éléphants qu’une simple façon de communiquer. Elle estime que la façon dont ils échangent les aide à former une société plus étroitement liée et mieux organisée sur une large échelle.

« Ces vocalisations facilitent les relations entre les éléphants et leur permettent de collaborer entre eux. Elles sont à la mesure d’une société complexe et démontre qu’un autre groupe d’animaux sociaux peut s’organiser comme nous à l’aide d’émissions sonores », conclut la scientifique.

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La recherche a révélé que les éléphants augmentaient leurs vocalisations lors du départ d’un des trous d’eaux.  Selon leurs données, environ un tiers des conversations a lieu avant le départ et deux tiers au moment où ils se mettent en route.

 « Les échanges augmentent en nombre lorsque les éléphants quittent les points d’eau», signale l’étude, « et semblent constituer des moments intenses de communication. »

Les scientifiques pensent aussi que leur recherche permet de mieux comprendre la façon dont les éléphants femelles travaillent si bien ensemble pour résoudre des problèmes stressants. Disposant d’un niveau élevé de communication et d’un chef de file matriarcal clairement reconnu, le leader assiste les autres éléphants en gardant son calme et en donnant des ordres en cas de besoin.

« Sur notre site d’observation, nous voyons de temps en temps des nouveau-nés tomber dans l’auge. Parfois, les jeunes mères prennent peur et balancent leur tronc en tous sens en paniquant » explique O’Connell-Rodwell. «Elles ne savent plus que faire. J’ai vu la matriarche et une autre femelle de haut rang s’agenouiller et enrouler leur trompe autour du corps du petit, avant de le tirer de la boue. Les frères et sœurs plus âgés viennent aussitôt calmer l’éléphanteau ».

The study was funded by United States Agency for International Development/World Wildlife Fund-US, Namibia Nature Foundation, the University of California-Davis, Stanford’s Bio-X Program, a Stanford faculty grant and the Seaver Institute.Sunil Puria, PhD, consulting associate professor of mechanical engineering and of otolaryngology, is also an author of the study.

http://med.stanford.edu/ism/2012/october/elephant.html

Lire aussi :
http://www.birds.cornell.edu/brp/elephant/cyclotis/language/eletalk.html
http://newswatch.nationalgeographic.com/2013/04/24/elephants-communicate-in-sophisticated-sign-language-researchers-say/
http://www.dauphinlibre.be/elephants_cultures_intelligence_compassion.htm

Les éléphants sont des gens. Ils ont un langage et des cultures. Leurs sociétés sont aussi complexes et fascinantes que celles des dauphins.Il est cruel et inutile de les enfermer dans des zoos. Tout doit être mis en oeuvre au niveau international pour les protéger dans leur propre pays.
Aidons-les !

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAfrique à Aywaille : qui pourrait-il appeler au loin ?


Anvers 2014 : grands singes et autres détenus

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Voilà bien des années que la situation des grands singes au Zoo d’Anvers nous interpelle.
Voilà bien des années aussi que des éthologues plaident pour que chimpanzés et gorilles puissent y bénéficier d’un environnement mieux adapté à leurs besoins physiques et psychiques.

Ailleurs en Europe ou aux USA, dans les zoos les mieux tenus, un espace gazonné au grand air est considéré comme un minimum vital pour nos plus proches cousins.
Un minimum, car dans les grands sanctuaires construits à leur intention aux USA ou en Afrique, il ne s’agit pas de simple gazon mais également d’une quantitié d’activités ludiques et sociales qui rendent leur vie plus proche de celle des vrais grands singes.

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Le climat n’arrange rien. En Belgique, les animaux issus de pays subtropicaux sont enfermés près de huit mois de l’année dans des locaux à l’abri du froid. On frémit à l’idée du temps que les orang-outans du Monde Sauvage d’Aywaille passent dans leur casemate minuscule en hiver, ou bien les bonobos de Planckendael dans leur salle de bains souterraine !

OLYMPUS DIGITAL CAMERABonobos à Planckendael (été)

bonobo-planckendael-hiver.Bonobos à Planckendael (automne-hiver)

Sans doute, depuis les années 50, le Zoo d’Anveres a-t-il réalisé d’indéniables progrès. Les chimpanzés ne sont plus enfermés derrière des barreaux, ils ne reçoivent plus de nourriture des visiteurs et ne meurent plus de pneumonie à la chaîne. De nombreux agrès et même quelque rares jeux d’intelligence ont été ajoutés. Des touffes de paille leur permettent désormais de faire leur nid le soir.

Mais l’espace reste insuffisant et les chimpanzés s’entassent les uns sur les autres dans ces pièces verdâtres percées de portes arrière d’où les gardiens leur jettent des pommes pour les calmer. Ils passent leur temps à se bagarrer, à hurler et à se poursuivre.

DSCN1362Des conflits permanents à huis clos

A cet égard, les chimpanzés sont identiques aux Hommes : ils aiment la politique et ils aiment dominer. Mais dans cet univers de cages communiquantes, il n’y a pas de ligne de fuite, aucun arbre où grimper et se faire tout petit, aucun frère ou cousin pour former une alliance. C’est le passage à tabac permanent des faibles.
On notera par ailleurs que le zoo n’enregistre plus de naissances de chimpanzés depuis 1992. Quinta n’a fait que passer en 1990. On voit mal en effet comment une maman pourrait élever son petit dans un environnement aussi brutal et confiné.

anvers-chimpanzees-dos-griffe-smallLe dos est lacéré de griffures

anvers-chimpanze-debout-decembre-2013-dominantEt le dominant règne sans partage 

Les griffures, les poils arrachés et les morsures sanglantes dont s’ornent leur nuque attestent de la violence croissante des conflits. Le contraste est frappant d’avec 2011. En deux ans, tous les chimpanzés, à l’exception d’un seul, semblent avoir attrapé la gale. Tous ressemblent désormais à Maaike, la vieille guenon pelée qui a tant vu et tant vécu…

Maaike3Maaike l’ancienne tentant de dormir tranquille

Un déménagement de tous les chimpanzés à Planckendael dans un environnement arboré est donc indispensable, ainsi que davantage d’enrichissement environnemental (Game Boys, Ipads, DVD, revues illustrées, apprentissage de l’AMESLAN, etc.), qui irait au-delà de la recherche de nourriture dans des petits trous…

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Il en va de même pour les gorilles.
Leur habitat s’est un peu agrandi depuis le départ des orang-outans, en 2011.
Mais il s’agit toujours d’une véranda sans air frais ni gazon ni soleil sur la peau, où l’on patauge dans sa propre urine et de pièces en sous-sol. Ces bons géants sont de nature paisible, nous avons là un mâle stérile et son harem, et au moins ne se battent-ils pas ! Leur principale souffrance reste un ennui pesant, l’absence d’accès à la moindre verdure et la pauvreté ahurissante de l’enrichissement environnemental qui leur est accordé. Ici non plus, pas de télévision, pas d’apprentissage de langages signés, pas de jeux vidéos. Rien. Il s’agit que le public ne perde pas de vie qu’il s’agit « d’animaux » et non pas d’hominiens, comme nous.

OLYMPUS DIGITAL CAMERALes journées se passent à ne rien faire .

En 2012, le Zoo d’Anvers annonçait pourtant la création d’un enclos extérieur pour tous ses Grands Singes.
Promesse non tenue : nous voici en 2014 et c’est un espace pour enfants qui a été construit à la place.
Considérés sans doute comme prioritaires, la nouvelle voilière et le nouveau bassin à pingouins figurent au programme des grands travaux de l’année !

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En 2012, un enclos extérieur était promis pour 2013

enclos-futur-des-grands-singes2014A cet endroit, l’espace des grands singes
est devenu une plaine de jeux pour les enfants.
N’est-ce pas pour eux que ce zoo existe ?

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OLYMPUS DIGITAL CAMERAPromesses, promesses ?

Du côté des éléphants, on continue à exposer de jeunes mâles pour rien. Un zoo sans éléphant n’est pas un zoo, tout comme un cirque sans fauves n’est plus un cirque dans l’esprit du grand public.
Rappelons que Budi-Billy, l’ancien copain de Ming Jung est parti en Denver en avion. Il s’est vu remplacé par Kanvar (5 ans). Ces deux éléphanteaux arrachés à leur mère bien trop tôt ne reçoivent d’éducation qu’humaine. Ils seront bientôt séparés à nouveau pour errer de zoo en zoo répandre leur semence jusqu’à ce mort s’ensuive. Chez les éléphants, comme chez les dauphins, les orques ou les humains, les amitiés peuvent durent une vie entière.
Pour l’instant, les bagarres semblent fréquentes, mais il s’agit d’un jeu.

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Enfin, les grands félins posent toujours problème.
Voilà des années que l’on nous promet de la même manière des  enclos plus vastes. Les lions en ont bénéficié – et encore ne peut-on pas parler ici d’un terrain de foot-ball ! – mais ce n’est pas le cas des tigres.

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Quant aux panthères….


La liste est longue encore des détenus de ce zoo qui ne sont pas accueillis dans des conditions adéquates. Terminons pour cette fois avec les okapis. Dans son rapport sur les zoos belges, l’association Born Free rappelait que ces doux herbivores vivent normalement dans les taillis épais de la forêt congolaise.  Il est donc assez surprenant de les voir paître dans une prairie boueuse, exposée au froid piquant de ce dimanche de décembre…

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Nous demandons donc instamment au Zoo d’Anvers de prendre des mesures rapides pour assurer un cadre de vie décent aux grands singes captifs qu’il possède.
Nous lui demandons de se pencher également sur le sort de ses grands félins, dont beaucoup sont encore zoopsychotiques.
Nous demandons enfin aux autorités compétentes d’exiger du Zoo d’Anvers qu’il respecte la loi, comme devraient le faire aussi Pairi Daiza, le Monde Sauvage d’Aywaille et tous ces autres parcs d’attractions aux prétentions conservationnistes qui pullulent dans notre pays en dépit du bon sens.

anvers-girafes-froidDes girafes s’abritant du vent froid.

 Les gorilles du Zoo d’Anvers en 2013

 Les chimpanzés du Zoo d’Anvers en 2011

Les chimpanzés du Zoo d’Anvers et autres captifs en 2012

Ming Jung, Budi, Kanvar : des bébés éléphants au Zoo d’Anvers

Le Rapport Born Free

 DSCN0606Une bonne nouvelle pour les rapaces : on a peint de jolis décors sur leur murs.
Voilà qui va changer leur vie…

Photos et vidéos : YG-Hurricane Warrior. 2014


Suzy et les éléphants

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On l’a nommée Suzy. Elle portait sûrement un autre nom au sein de sa harde. Aujourd’hui, elle est enfermée dans un enclos assez vaste, en compagnie de Gitana, au parc Pari Daiza.

Quant elle était petite, on a tué sa mère. C’était au Zimbabwe en 1988.

L’ivoire, sans doute. Ou bien les zoos. Ou encore, le culling tel qu’on le pratiquait il y a peu au parc Krüger et qui consiste à massacre un nombre précis d’éléphants pour réduire leurs populations.

Ces prélèvements se mènent le plus souvent par voie des airs. Le tireur dans l’hélicoptère peut ainsi tout à loisir choisir sa cible et l’abattre à l’arme de guerre. Cela revenait chaque année. Les anciennes connaissaient les dates et elles tentaient alors d’emmener leur famille à l’abri des bosquets. En vain. Au jeu de la mort, l’homme reste le champion.

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Suzy se tient sagement auprès du corps de sa maman, bien consciente que quelque chose de terrible venait d’arriver. Quand on emmena le cadavre, elle le suivit comme un petit chien Pas besoin de l’attacher. Il n’y avait plus personne. Tous partis. Tous morts. Ses tantes, ses sœurs, ses petits frères, ses grands frères toujours au loin, à se battre et à chercher des filles, mais qui revenaient au galop, toutes défenses dehors, quand un danger menaçait les leurs.
Tous partis. Tous morts ?

Elle eut de terribles cauchemars les nuits suivantes. Elle revivait la scène sans cesse et se réveillait en barrissant. Aucun des humains présents ne se soucia de son chagrin. Personne ne la prit dans ses bras. Très vite, on la dressa, on la frappa, on l’enchaîna, on lui mordit l’oreille avec un hook crochu, et le creux de l’aine, On la réduisit en esclavage, sans qu’elle comprit jamais pourquoi.

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Le Harry Malter Familypark de Gand la donna au parc Pairi Daïza le 28 août 2010,
Sa compagne Chamba venait de mourir. On l’amena donc dans le Hainaut. Gitana vient la rejoindre ensuite. Susy a été la vedette de la Foire de Libramont, aux côtés d’un cheval de trait. Elle vit mourir Mausi, l’éléphante de cirque torturée, qui s’effondra quelques jours après son arrivée. De tristes souvenirs ont du lui revenir.  Un éléphant a bonne mémoire.

Toute petite, elle a du en voir, des massacres, des mâles superbes abattus par des chasseurs friqués, d’autres mutilés de leur trompe et de leurs défenses.  Elle a du en fuir, des humains féroces mais c’est parmi eux quelle vit aujourd’hui. Pour sauver l’espèce, paraît-il. Elle n’a encore jamais eu d’enfants.

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Là-bas, chez elle, de nouvelles matriarches ont pris les commandes de nouvelles hardes. Elles affrontent aujourd’hui la plus grande vague de massacre de toute l’histoire des éléphants. La Chine veut l’ivoire. Al Qaeda veut l’argent. L’Afrique ramasse la donne.

Le temps est proche où les savanes d’Afrique et les forêts d’Asie seront vides de tout éléphant.
Seuls survivront des personnes comme Suzy, qu’on exhibe dans des parcs et qui, péniblement, engendreront peut-être un éléphanteau. Pas de quoi sauver l’espèce, ni assurer son renouvellement génétique. Rien non plus qui reproduise les conditions de vie réelle d’un éléphant. Plutôt que de céder à la fougue d’un mâle triomphant et superbe dont elle connaît le clan depuis des années,  on lui amènera un étalon choisi par les homme, un inconnu. Elle finira ses jours dans la somnolence et l’ennui. Dans 50 ans, il n’y aura plus d’éléphants de zoo non plus.

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Voilà ce que notre gouvernement protège, voilà ce que nos médias encensent.
Mais que fait-on pour les « vrais » éléphants, ceux qui vivent encore libres et dignes ? Quelle somme la Belgique investit-elle pour sécuriser les parcs nationaux congolais, pour assurer leur bonne gestion et leur promotion internationale ? Quel est le nombre de soldats dévolus à la stricte protection des Monts Virunga, ce trésor de biodiversité  ? Pourquoi autorise-t-on une compagnie pétrolière à  s’y installer ? Pourquoi la CITES se montre-telle si conciliante avec un trafic dont on connaît les auteurs et les lieux ?
Que dit l’Europe de ce génocide annoncé ? Quels moyens la communauté internationale met-elle en œuvre pour sauver ces êtres dotés de cultures et de conscience de soi, qui partageaient déjà la savane avec les premiers hominiens ?

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Dans quelques années, les dernières tribus d’éléphants libres auront disparus de la planète.  Sauf si nous agissons.

ACTION INTERNATIONALE 4/10/2013

Pari Daiza

Eléphants

Le Voyage du Petit Eléphant

Suzy

elephant-95Pourquoi Pari Daiza ne se joint-il pas à ce genre de campagnes ?


La Marche pour les éléphants. 4/10/2013. Bruxelles.

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Nous affrontons aujourd’hui la plus grande crise de braconnage de tous les temps. Chaque année, des dizaines de milliers d’éléphants sont abattus pour leur ivoire. Les braconniers tuent les éléphants de tous âges. Nous avons pu voir que parmi les plus récentes des expéditions illicites d’ivoire, on trouvait les défenses d’éléphants très jeunes.
De même, les rhinocéros sont tués à un rythme sans précédent en Afrique et en Asie. De nombreuses espèces et sous-espèces de rhinocéros ont déjà disparu ces  dernières années.

Les tigres sont chassés pour leur fourrure peaux et leurs os. Mais au fur et à mesure que leur espèce s’éteint, les lions d’Afrique sont en train de prendre leur place dans le commerce illégal d’espèces sauvages.
Et ce sont là que des espèces bien connues du public, du fait des grandes compagnies  de protection de la nature et les médias.
Mais il y a tellement d’autres encore !

Saviez-vous que chaque année, plus de 180.000 pangolins sont tués pour leur viande et leurs écailles ?
Saviez-vous que plus d’un million de serpents et de crocodiles sont tués chaque année pour fabriquer des chaussures, des ceintures, des portefeuilles et des sacs à main ? Saviez-vous que la Namibie et le Canada vendent des centaines de milliers de peaux de phoques et d’otaries chaque année ?
Chaque année, près de 2 millions de perroquets sont vendus et la Chine consomme à elle seule 150 millions d’hippocampes.

marche-Parrot-trade-in-W-AfricaPerroquet du Sénégal, le plus vendu de tous.

Le plus affligeant dans tout cela, c’est que personne n’a vraiment besoin d’ivoire, personne n’a vraiment besoin de corne de rhinocéros, d’ossements de lion, de peaux de serpents ou de peaux de phoques.  Personne n’a vraiment besoin d’un perroquet en cage.

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Voiture plaquée ivoire

Notre monde devrait progresser au-delà de ce massacre de la faune, d’autant plus que nos enfants ne verront jamais ces espèces si le commerce continue. Nos organisations internationales ont échoué en matière de conservation de la faune. La CITES favorise le commerce de l’ivoire, la chasse à l’ours polaire et les trophées de chasse au lion. La CITES permet le commerce de rhinocéros vivants entre l’Afrique du Sud et la Chine.

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Pieter’s Blog (Lion Aid)

La CITES est une organisation régulant le commerce de la faune sauvage avec plus de 170 pays membres. La CITES est totalement inefficace pour prévenir ce trafic illicite et le promeut  au contraire en permettant ainsi à un commerce illégal de vendre et d’acheter légalement des milliers d’espèces ayant une valeur financière.

marche-wild-lionsUn être magnifique, une culture fascinante

Il faut que ce soit des gens comme nous, des citoyens, qui réclament la fin du commerce des espèces sauvages.
Les animaux ne sont pas une marchandise. Nous ne permettrons pas cela, nous n’en consommerons pas, et nous ne garderons plus le silence sur les pays qui en consomment.
Si ce que nous défendons ici n’est pas entendu de nos gouvernements, nous ne verrons plus de lion que dans un zoo, plus d’hippocampe que dans un aquarium et plus de perroquet que dans une cage.

march-elephantsincaptivity1L’éléphant survit mal au zoo et s’y reproduit peu

Si nous parvenons pas à faire entendre nos voix, nous devrons vivre avec des savanes silencieuses, des forêts silencieuses, des océans et des cieux vides.

Pieter Kat/ LionAid


marche-deforestation-report-finds-organized-crime-responsible-for-ninty-percentLa main du crime

INFOS
Marche Internationale pour les éléphants, les rhinocéros et les lions
Bruxelles, vendredi 4 octobre à 14 heures.
Place Victor Horta (Gare du Midi)

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Image Marie-France Rivière

Pétition pour réveiller la CITES

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Echo, la matriarche des éléphants

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Echo est morte en 2009, à l’âge de 65 ans. C’était une matriarche aimée et respectée, d’une infinie sagesse. Elle avait survécu aux plus graves périls tout au long de son existence et a pu bénéficier de la vigilante protection des hommes dans le parc d’Amboseli au Kenya.
C’est ainsi que nous voudrions voir vivre tous les éléphants du monde : libres et heureux dans leur propre pays, à l’abri de l’abject commerce de l’ivoire et des trafiquants internationaux.

On massacre ces peuples depuis tant de siècles ! Déjà, dans l’ancienne Egypte, on importait l’ivoire depuis l’Abyssinie. Et l’on tuait massivement, comme l’ont fait les Romains après les pharaons, puis les Arabes puis les colons européens et puis enfin les contrebandiers, payés par des trafiquants internationaux ou des groupes islamistes. Il est temps que ce génocide prenne fin. Tout de suite. Et qu’il soit puni comme il doit l’être, par les états les plus puissants. Les éléphants ont presque disparu. S’il vous plaît, laissez–les enfin tranquilles !

Echo l’inoubliable

Echo, la célèbre éléphante matriarche du Parc national d’Amboseli est morte le 4 Mai 2009. Elle était âgée de 65 ans.
Selon l’Amboseli Trust for Elephants (ATE), son décès fut causé tout à la fois à la  vieillesse et par une longue période de sécheresse d’un durée de 3 ans qui a épuisé les réserves alimentaires dans le sud du Kenya.
Echo est morte à 14 heures, le dimanche 3 mai 2009. Elle s’est effondrée le samedi matin et ne s’est plus relevée pendant plus de 24 heures, jusqu’à ce qu’elle finisse par s’éteindre.

« Katito et Robert, du staff de l’ATE sont restés avec elle jusqu’au bout », a déclaré Cynthia Moss, qui avait appris la mort d’Echo lors d’un voyage de collecte de fonds aux Etats-Unis. Mme  Moss a interrompu son périple américain pour retourner au Kenya afin de rejoindre le personnel du parc en deuil et d’observer comment la famille d’Echo allait réagir à cette perte soudaine.

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Lorsque Cynthia Moss a identifié Echo pour la première fois en 1973, la famille de l’éléphante se composait de 7 membres. Au moment de sa mort, 36 ans plus tard, Echo était le chef d’une famille deplus de  40 éléphants qui parcouraient les plaines d’Amboseli, à l’ombre majestueuse du Kilimandjaro.

Echo est peut-être le plus célèbre éléphant sauvage au monde, depuis qu’elle est apparue dans plusieurs films. Le premier et le plus mémorable d’entre eux fut diffusé en 1993 sous le titre « Echo des Eléphants». Ce documentaire, produit par l’Unité d’Histoire Naturelle de la BBC, était commenté par la chercheuse internationalement connue, Cynthia Moss, avec Marty Colbeck de la BBC derrière la caméra. Echo est apparue ensuite dans d’autres films, généralement connus comme « La Trilogie d’Echo ».

Cette suite inclut « Echo des éléphants » (1993), «Echo des Eléphants: la nouvelle génération » (1996) suivi d’«Echo des Eléphants: le chapitre final » (2005). Plus récemment, Echo est apparue dans le film consacré au travail de Martyn Colbeck, «Un œil pour un éléphant ».

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Parmi les images disponibles sur le web, citons cette scène étonnante où Ebony, l’un des petits enfants d’Echo est kidnappée par une harde rivale. Cet incident marque simplement la volonté de la matriarche adverse, d’imposer la dominance de son groupe familial. Au terme de négociations, d’affrontements verbaux et de bousculades, le bébé sera récupéré.

Echo est connue aussi pour avoir donné naissance à Ely, presque incapable de marcher juste après l’accouchement.  Son handicap bloquait toute la harde et l’obligeait à jeûner. Pourtant, ses membres attendirent que le petit puisse se déplacer pour repartir enfin.

7 ans plus tard,  le même Ely fut blessé par une lance. Les vétérinaires du parc voulurent l’endormir et l’emporter pour le soigner, mais sa mère et tous les membres du groupe s’y opposèrent violemment. Même des coups de feu tirés en l’air ne purent les éloigner.
La matriarche fut bientôt sollicitée par la naissance d’un nouvel enfant. Les vétérinaires purent alors s’emparer du petit et le guérir. Le biologiste Mark Bekoff nota à ce propos toute la cruauté des zoos et des cirques qui séparent sans états d’âmes les enfants de leurs mères.

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Ely disparut brusquement en 2001. Tout le monde le croyait mort. Pourtant, 9 ans plus tard, il revint triomphalement parmi les siens, dans toute la force de l’âge !

Selon Cynthia Moss, la perte d’Echo risquait de poser des problèmes à sa famille. « Pour chacun de ses membres, à l’exception de sa soeur Ella, Echo a été le seul chef qu’ils aient jamais connu».

«Echo a été d’une grande valeur pour la science », a continué la chercheuse, « Elle nous a permis d’obtenir de précieuses informations sur le comportement des éléphants, le leadership, la communication, les relations sociales et l’intelligence. Mais Echo n’était pas seulement un projet de recherche. «Elle était plus que cela. Elle était une présence quotidienne, presque une compagne pour nous tous. Elle nous a donné tant de joie et nous a rempli d’émerveillement « 

Pour tous ceux qui ont connu Echo, c’est en effet une grande perte. Le Dr Paula Kahumbu a demandé aux lecteurs du blog Baraza d’allumer une bougie pour cette mère magnifique, tandis que Joyce Poole et Peter Granli évoquaient les moments passés avec Echo quand ils étudiaent la communication vocale chez les éléphants sur leur blog Elephant Voices”.

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En fait, après la mort d’Echo, matriarche d’une harde de 45 personnes, des changements devaient survenir. Ce fut le cas : sa fille Ella partir avec 10 des siens, rejointe parfois par Eudora et son groupe de 5. Edwina est aujourd’hui à la tête de 8 autres éléphants tndisque le reste de la tribu initiale se rassembla autour d’Enid. Tous es sous-groupes se recombinent  de façon complexe mais ils ne forment qu’une seule famille, le groupe EB. En 2013, celui-ci s’est encore agrandi et compte dans ses rangs des arrière-petits-enfants d’Echo.

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Le rôle d’une matriarche
En Afrique, le troupeau d’éléphants est dirigé par la plus ancienne et la plus grande femelle, que l’on appelle une «matriarche ». Elle est généralement celle qui était le plus étroitement liée à la matriarche précédente.

Le reste de la harde est constitué par les filles de la matriarche et ses petits enfants. Tous gravitent naturellement autour de l’ancienne, la rendant facile à identifier. Elle influe sur le comportement de sa harde plus que tout autre groupe ou individu. En cas de crise, tous attendront d’elle qu’elle prennent  les grandes décisions et déterminent un plan d’action. Il est probable que la personnalité de la matriarche et la constitution génétique du troupeau joue un rôle majeur dans la désignation à ce «poste de responsablité».

Comme les humains, certains éléphants sont nés pour être des leaders. Ce ne sont pas toujours eux qui deviennent une matriarche. Celle-ci, en revanche, établira sa dominance en s’appuyant sur de telles personnes. Les dirigeants efficaces gagnent le respect des autres grâce à leur sagesse, la confiance qu’ils inspirent et les liens qu’ils tissent avec d’autres éléphants.

Leur rôle est de veiller aux besoins de leur propre harde, de faire preuve de compassion à l’égard des leurs mais aussi envers les membres d’autres hardes. L’éléphant qui parvient à cela peut dominer la matriarche existante et prendre sa place lorsqu’elle devient âgée. Cette prise de pouvoir ne résulte pas d’une action de force, elle résulte souvent d’une simple contestation de l’autorité, ou d’une décision de la part du reste du troupeau d’élire une autre personne aux fonctions de leader.

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Les troupeaux sont généralement constitués entre 6 et 12 éléphants. Cependant, les groupes de 12 et 20 éléphants ne sont pas rares. Si le troupeau devient trop grand, certains éléphantes le quitteront en y laissant leur enfants et partiront créer de nouvelles unités familiales sur instruction de la matriarche. Cela se produit lorsque les vivres et l’eau sont insuffisants pour sustenter l’ensemble du groupe quand il se déplace à travers un territoire spécifique.

Quand ils se déplacent, les filles et leurs enfants suivent l’exemple de la matriarche, et marchent derrière elle en file indienne. Les plus jeunes suivent docilement leurs mères, en se tenant à leur queue avec leurs puissantes petites trompes.

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En tant que la première et la plus ancienne des mères, la matriarche joue un rôle important dans la transmission des savoirs. Elle enseigne à ses filles comment prendre soin de leurs bébés. Ceux-ci seront pris en charge par l’ensemble des sœurs, comme dans une petite crèche. Ce rôle de puéricultrice permettra aux plus jeunes d’apprendre les gestes de la maternité.

Les éléphantes font d’excellentes mères, extrêmement attentives aux besoins de leurs petits. A l’image de ceux de l’homme, les éléphanteaux naissent presque sans aucun comportement inné ou instinctif. Tout doit leur être enseigné par leurs mères et leurs tantes. Ce qu’ils apprendront dépendra de la matriarche et sa harde : différents groupes font face à différents dangers et portent des responsabilités différentes. La matriarche déterminera ce qui est important pour le troupeau ou ne l’est pas. Les mères éduqueront leurs enfants en fonction de ces paramètres.

Quand elle meurt, la matriarche est normalement remplacé par sa plus proche parente au sein du troupeau, généralement sa fille aînée. La société des éléphants ne se limite pas aux matriaches et ses cultures sont riches et complexes.

Mais cela ne compte pour rien quand il s’agit d’ivoire et d’argent sale.
Il faut sauver les éléphants !

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En savoir plus :

La marche pour les éléphants

http://www.elephanttrust.org/
http://www.savetheelephants.org/home.html
http://elephantvoices.wildlifedirect.org/2009/05/04/matriarch-and-world-renown-echo-dies/
http://globalvoicesonline.org/2009/05/10/kenya-world-renowned-elephant-matriarch-dies-in-amboseli/
http://www.elephantvoices.org/studies-a-projects/amboseli-national-park-kenya.html
http://www.eurekalert.org/pub_releases/2008-08/wcs-sfe081108.php
http://www.elephantsforever.co.za/matriarch-elephant.html#.UixSgL5V3IU


Les éléphants de Pairi Daïza

 

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Farina et son enfant à Pairi Daiza


Jadis, il n’y avait là que les ruines d’un château et d’une abbaye. En 1993, Eric Domb, qui devint par la suite président de l’Union Wallonne des Entreprises, y créa le parc Paradisio. Il y eut d’abord de grandes volières. Puis des poissons rejoignirent les oiseaux (Nautilus 2001), suivis en 2002 par les singes écureuils (Madidi Islands), les lémuriens (Nosy Komba), les phoques à fourrure (Algoa Bay) les rapaces dressés pour les shows, les girafes et enfin, en 2009, les éléphants du Royaume de Ganesha, tandis que le parc changeait de nom et devenait Pairi Daiza. Des fauves ne tardèrent pas à s’ajouter à la collection, et sans doute, bien d’autres espèces animales encore à l’avenir.

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Bref, les ruines abandonnées se sont transformées en un immense succès commercial, dont l’économie wallonne ne peut que se réjouir. Un succès d’autant plus mérité, semble-t-il, qu’il a été porté par la volonté de son créateur de fonder un véritable «zoo du futur ». Un zoo qui serait respectueux du bien-être de ses animaux tout autant que de l’éducation de son public, dans le cadre d’un superbe environnement. Y est-il parvenu ? Pour nombre d’animaux, le fait est sans doute indéniable.
Mais qu’en est-il des éléphants ?

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Zoopsychose au pied du Palais d’Anni

http://www.dauphinlibre.be/pairi-daiza-paradis-elephants/