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Fondation Helga Heidrich : aider les animaux !

Photo YG 2015

Ali Baba le gentil dromadaire est le symbole du refuge. Deux fois, on est venu l’atraquer la nuit par pure méchanceté. Il a besoin d’un enclos plus ombragé et plus sûr. Il aime bien les melons, aussi.


Depuis des décennies, Helga Heidrich mène un combat sans relâche pour le bien-être des animaux de Marrakech. Elle les sauve, les transporte, les fait soigner et les recueille. Elle abrite aujourd’hui dans son refuge d’Agafay près de 500 pensionnaires. Chiens, chats, singes, dromadaire, ânes, chevaux, rapace, paons et tortue s’y partagent des enclos séparés sur un vaste terrain grillé par le soleil, à plus de 20 km de la ville.
Lire notre reportage en juin 2014

Cheval et chien au refuge d'Agafay

Cheval et chien au refuge d’Agafay

 


Mais depuis l’an dernier, les choses ne s’arrangent pas.
Des pluies torrentielles ont ravagé nombre d’installations cet hiver.
Après le départ de son plus proche collaborateur, Helga travaille désormais seule, à l’exception de quelques ouvriers locaux et d’une bonne qui l’aident pour les gros travaux. Des gens qu’il faut payer.

Or, l’argent manque, car il ne rentre pas. Le fourrage est cher, autant que l’eau qu’on livre en cubitainers et les croquettes, parfois, ne peuvent être payées au commerçant furieux.
Le puits n’a toujours pas de pompe, les capteurs solaires ne sont toujours pas installés, l’îlot des macaques est toujours en projet et le site web de la Fondation n’a toujours pas à été remis à jour, ni sa page Facebook et ne peuvent donc toucher un plus large public.

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Helga Heidrich, un concentré de courage et de persévérance. Ses animaux sont sa vie.

Dans le même temps, bien sûr, les animaux du refuge vivent en paix, loin de la violence, des cris, du danger. Les chiens reçoivent de l’amour et des croquettes, plutôt que des cailloux et les ânes n’ont plus à craindre d’être battu à sang.
Helga Heidrich court en tous sens, de l’aube au crépuscule, pour les nourrir, les soigner, leur parler et les caresser.
Et même pour en sauver d’autres, encore et encore, car la misère animale ne cesse jamais à Marrakech.
Ce travail de titan repose désormais sur les épaules d’une seule personne. Ce n’est pas normal.
Ce n’est plus possible.

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Un chien heureux au coucher de soleil. Nourri, aimé, entouré d’autres chiens.

 


 

Il est temps d’aider les animaux du refuge d’Agafay de manière rapide, concrète et définitive.
Il faut soutenir Helga pour qu’elle poursuive sa mission si spécifique d’un refuge où jamais les animaux ne seront euthanasiés, celle d’un havre où afflue des êtres en souffrance qu’elle sauve d’une mort certaine.
Toute forme d’aide est la bienvenue, financière, technique, médiatique, logistique ou autre.
Les points les plus urgents à résoudre sont (notamment) les suivants :

Mise en place des panneaux solaires de grande taille, de batteries solaires et de régulateurs solaires pour disposer d’une alimentation électrique en toutes circonstances.

Mise en fonction d’une pompe pour assurer l’extraction de l’eau du puits et installation de canalisations pour assurer sa distribution à travers tout le domaine.

Plantation d’arbres adaptés aux réalités du terrain. Au Maghreb, « les ouvrages de conservation du sol et de l’eau sur les terrains en pente dans les zones agricoles comportent souvent l’implantation d’espèces horticoles et polyvalentes (figuiers, pistachiers, abricotiers, amandiers, oliviers, caroubiers, Acacia cyanophylla). La présence de ces espèces contribue sensiblement à la production et à la protection de l’environnement. D’autre part, les brise-vent d’espèces polyvalentes telles que peupliers, eucalyptus, noyers, pins et cyprès fournissent le bois d’oeuvre, le bois de feu et le fourrage nécessaires aux habitants des pays du Proche-Orient ». (FAO)
Dans un second temps, des prairies, pelouses et massifs floraux pourront être implantés sur l’ensemble du domaine, dûment irrigué et ombragé.

Construction d’une « île aux singes » de grande dimension dans les délais les plus rapides, entourée d’eau et d’une clôture électrifiée, équipé d’un enrichissement environemental susceptible de satisfaire les besoins physiologiques, psychiques et sociaux des 5 macaques berbères actuellement maintenus dans une structure provisoire.

Engagement d’un superviseur chargé de l’organisation du travail des ouvriers employés au sein du refuge. Cette personne pourrait également prendre en charge une partie des tâches que Helga assume seule aujourd’hui et la seconder utilement.

Remise à neuf du site web de la Fondation et de sa page Facebook. Outre les versions française, anglaise et allemande, une page de présentation et de contact en langue arabe serait souhaitable. Le simple récit de la vie de chacun des résidents suffirait à alimenter un site pendant des années et à tenir ses lecteurs en haleine.

Envoi régulier d’une newsletter aux membres cotisants, donnant des nouvelles de leurs animaux « adoptés » à distance.

Développement d’un espace d’accueil des visiteurs (rafraîchissements, snacks, boutique cadeaux, etc.), pour faire du refuge un lieu de visite.

Création de goodies et autres porte-clés souvenirs à l’image des animaux résidents, également disponibles sur Internet.

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Voilà le genre d’arbre à ombre large et pousse ultra-rapide qui conviendrait au refuge de la Fondation. On dit qu’il pousse de 9 mètres en un an.

 


Enfin, le travail en réseau est toujours plus efficace.  

La collaboration avec la SPANA pourrait devrait d’être intensifiée et programmée en toute confiance sur le long terme. Le travail de cette association en faveur des chevaux de calèche est remarquable et ses actions de sensibilisation des enfants au respect de la vie naturelle force le respect. La SPANA confie également chats et chiens en adoption, avec toutes les garanties de sérieux.

Mais parfois, le refuge de la SAPNA accueille un âne battu presque à mort par son maître. On le soigne, on le nourrit, on lui redonne des forces… et puis on le rend à son propriétaire. Celui-ci n’est inquiété, semble-t-il, par aucune loi sur la protection animale.

C’est évidement là que la Fondation Helga Heidrich pourrait intervenir, en rachetant le petit âne et en lui offrant les vastes espaces du domaine d’Agafay et la compagnie d’autres rescapés, désormais à l’abri.
Il en va de même pour les chiens irrécupérables, trop vieux ou trop « abîmés » dont la SPANA sait d’avance qu’ils ne seront jamais adoptés.
En retour, cette association pourrait aider la Fondation Helga Heidrich à procéder à des mises en adoption dûment contrôlées, ce qui permettrait à certains chiens du refuge d’Agafay de trouver un foyer.  Même si nombre d’entre eux sont heureux là où ils sont, en pensionnaires à vie de ce home, et se doivent d’y rester, des adoptions régulières permettrait d’accueillir davantage de nouveaux chiens maltraités sans alourdir les charges de nourriture et d’entretien. Il va de soi que cette approche vaut aussi pour les chats.

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Ce petit âne battu, une fois soigné, va être rendu à son maître. (SPANA 2015. Photo Caroline)

 


 

Une collaboration pourrait également être mise en place avec l’association Barbary Macaques qui sauve et protège les macaques au nord du Maroc, dans la région du Rif.
La situation des magots de la Fondation ne peut pas durer plus longtemps. Il avait été prévu de leur construire une «île aux singes» cernée d’eau et plantée de verdure, entouré d’une clôture électrique où les primates auraient pu reprendre une vie sociale, si essentielle dans leur espèce. Mais rien n’a été fait depuis l’an dernier, rien n’a pu être dans les conditions actuelles.
Il est pourtant impératif que ces 5 macaques disposent au plus vite d’un espace de retraite conforme à leurs besoins, car leur équilibre psychologique s’altére progressivement. Désormais isolés chacun dans leur cage, leur retour à une vie commune se fait problématique. Leur dangerosité augmente et si rien n’est fait, la situation deviendra irréversible.
Les connaissances de Sian S. Waters, primatologue de la Durham University et spécialiste des macaques berbères au sein de l’association Barbary Macaques, seraient d’une grande utilité pour conseiller la Fondation à propos de ces singes. Il est hélas hors de question de les relâcher dans une nature qu’ils n’ont presque pas connue. Et moins encore de les envoyer au zoo, où les macaques sont déjà en surnombre et où l’euthanasie se pratique comme en Europe.
Le grand centre de sauvetage et de réhabilitation de Barbary Macaques est malheureusement, lui aussi, en peine de financement, alors même que ces singes appartiennent à une espèce gravement menacée.

YG avec un singe à la Fondation. Photo Caroline

Carottes pour le singe. Quand je lui donnerai un petit Gervais, il soulèvera délicatement la languette avant d’ôter le couvercle et de se régaler.

 


Voilà trop d’années que la Fondation Helga Heidrich rame contre des courants contraires. Trop d’années que le sort de ses résidents reste suspendu à un fil.
Il est temps aujourd’hui que le refuge d’Agafay devienne enfin un petit paradis de verdure et de fleurs perché sur la colline, que les touristes et les locaux viendront visiter avec leurs enfants pour leur montrer que les miracles existent, et que Helga Heidrich en fait tous les jours.

Au nom d’Alibaba le dromadaire et de son ami coq, du petit chien à 3 pattes, de la grosse tortue sage et de tous nos amis à plumes, à poils ou à écailles du refuge d’Agafay, merci de votre soutien.

YG


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Fondation Helga Heidrich SOS Animaux

Fondation Helga Heidrich SOS Animaux
BP: 7066 Sidi Abbad
40 000 Marrakech Maroc

Commerzbank
BLZ: 250 80020
Kontonummer: 0561400400
IBAN: DE39 250800200561400400
SWIFT: DRESDEFF250

Des nouvelles du refuge sont régulièrement données sur le site d’une grande amie de Helga et des animaux, Caroline Vasik.
https://fr-fr.facebook.com/caroline.vasik


Photos mai 2015

 

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Ali Baba

 

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Ali Baba au soir couchant. Photo Caroline

 

 

YG à la Fondation Photo Caroline

YG à la Fondation. L’accueil enthousiaste des chiens vous met les larmes aux yeux. Photo Caroline

 

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L’un des 5 macaques de la Fondation

 

 

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Un contact fragile à maintenir et à renforcer

 

Chien du refuge Helga Heidrich

Chiens paisibles et croquettes

 

 

tortue géante à Marrakech

La tortue arrive en soufflant. Un être d’une grande douceur.

 

 

ânes à Agafay

Les ânes n’ont plus rien à porter, plus rien à tirer et plus personne ne les fouette ou ne les assoiffe. Ils vivent en troupeaux, ils sont calmes et tranquilles.

 

cheval à Agafay

Le cheval se promène jusqu’à la porte de la maison, curieux.

 


Lire aussi :

Helga Heidrich à Marrakech : l’espoir des animaux (reportage 2014)

Macaques berbères à Marrakech

âne Helga Heidrich

Un petit âne qui revient de loin…

 


 

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Helga Heidrich à Marrakech : l’espoir des animaux

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Helga Heidrich ! J’entendais son nom depuis si longtemps !
Comme tout le monde, j’avais vu passer les images terribles de chiens des rues tués à la strychnine ou à coups de fusil, j’avais vu les ânes à l’agonie abandonnés le long des routes comme des outils usagés. Comme tout le monde, j’avais entendu les appels de cette citoyenne allemande implantée au Maroc et qui luttait depuis des décennies pour aider ces malheureux. C’était un peu la Madonne des Chiens de Rue, comme Jane Goodal est celle des chimpanzés.

Mais il y a tant de souffrances dans le monde, n’est pas ? Si peu de temps pour s’en occuper. Et si peu d’espoir, aussi.
Si peu d’espoir ? Pas sûr….

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En juin dernier, j’ai eu le privilège de rencontrer cette grande figure de la défense animale, dans le nouveau refuge qu’elle a construit à une vingtaine de kilomètres du centre de Marrakech.

Son fils vient me chercher dans une voiture toute cabossée. Au terme du parcours sous 45°, je découvre un espace immense, semé de larges enclos parfaitement entretenus où se reposent de leurs souffrances plus d’une centaine de rescapés de tous poils et toutes plumes.

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Les chiens m’accueillent avec enthousiasme, battant de la queue, gambadant en tous sens, me léchant les mains, aboyant gaiement. Le dromadaire vient me saluer d’un air plein de noblesse. Les ânes se laissent pensivement gratouiller la crinière. Les moutons et les chèvres se tiennent à l’ombre, plus timides.

Dans leurs nouvelles et vastes cages, les singes magots paraissent un peu stressés. Depuis l’arrivée d’un mâle récemment sauvé, l’ambiance n’est plus la même. Cela va s’arranger, bien sûr, et bientôt, très bientôt, un magnifique sanctuaire arboré, agrémenté de rochers et d’un plan d’eau pourra accueillir ces macaques berbères.

Des chevaux, des mulets, un chien à trois pattes qui bondit gaiement, et même un paon, tous semblent bien nourris, heureux et apaisés. Helga gère ce petit royaume avec l’aide de son fils Marc, d’un ouvrier du pays et quelquefois de bénévoles. Elle me reçoit dans sa demeure austère, au sommet d’une colline écrasée de soleil. Au loin les collines nues, érodées, qui ne demandent pourtant qu’à reverdir.

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« Il n’y a plus d’arbres ici, ni d’herbe. Tout a été coupé pour le bois de chauffage avant que nous arrivions. Et nous manquons terriblement d’eau, m’explique Helga. Nous avons bien un puits, mais il descend jusqu’à 160 mètres et sans pompe ni électricité, c’est difficile d’en remonter des seaux à mains nues ! ».

Un générateur à essence poussif assure pour l’instant le minimum. Quant à l’eau, on la livre par camion dans des containers en plastique. Mais ce n’est pas suffisant.

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– «Dès que nous pourrons acheter une centrale solaire, la pompe fonctionnera» précise Marc. «Des arbres, du foin, de l’herbe pourront être plantés partout et transformer ce désert en jardin. Nous pourrons enfin faire bâtir ce sanctuaire géant dont nous rêvons pour nos macaques ».

-« Impossible de les remettre en forêt ? »

– « Impossible, malheureusement. On les a brisé dès l’enfance. De plus, leurs sociétés sauvages sont très complexes, fondées sur le rang de la mère. Il serait difficile pour eux de s’y réintégrer».

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Et puis, il y a les adoptions. Tous ces animaux qu’on apporte, où repartent-ils ?

-«Le plus souvent nulle part. Ils restent ici. Qui voudrait d’un vieil âne ou d’un chat mutilé ? Eux-mêmes n’aiment plus être déplacés, ils sont devenus trop vieux ou trop fragiles. En revanche, on peut les parrainer et venir leur rendre visite !

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Beldy goes to New York !

Même pour ceux qui sont adoptables, la situation n’est pas simple au Maroc.
Bien sûr, il existe des associations de protection animale et d’excellents vétérinaires, qui nous aident. Certains citadins apprécient les animaux de compagnie, mais les chiens de rue, personne n’en veut, sauf de rares étrangers de passage. Nous aimerions rendre l’adoption internationale plus simple, tout en la contrôlant de façon stricte. A cet égard, nous avons déjà eu de beaux succès.
Beldy, l’un de nos protégés, est parti aux Etats-Unis. Mais si ! Je vous assure ! J’ai sa photo à l’arrière d’une Cadillac. Vous imaginez cela ? Un chien de rue de Marrakech tout pouilleux roulant en limousine !»

L’image la fait sourire. Mark enchaîne :

«Notre mission, c’est d’aider les animaux domestiques en difficulté. Mais c’est aussi de prévenir la vente d’espèces gravement menacées dans les souks. Dans un pays tel que le Maroc, la protection des animaux reste encore une cause largement méconnue, malgré l’influence d’Internet. Nous devons continuer à sensibiliser les gens, de tous les milieux».

 

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Photo Facebook


Car ce n’est pas la misère qui rend cruel.
C’est l’ignorance. C’est l’indifférence à la douleur de l’autre, quel qu’il soit, humain ou non-humain. En Inde, les Bishnoïs sont extrêmement pauvres, ils mènent une vie très rude. Mais ils ne maltraitent aucun animal. Ni ne détruisent la nature.
Au Maroc comme dans tant d’autres pays, l’information est déficitaire, les gens croient que les «bêtes» sont des machines. Le mulet souffre pourtant autant que nous quand on le bat. Et il ne travaille certainement pas mieux lorsqu’il est affamé ou à demi mort de soif. Un animal heureux est un animal fort.

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«Mais sans moyens, ce combat difficile», soupire Helga. «Nous aurions besoin de plus de publicité, d’un plus grand site Internet. Et de l’argent surtout pour payer les croquettes, le fourrage, les soins vétérinaires. De l’argent pour sauver plus d’animaux encore. De l’argent pour engager des jeunes du pays qui pourront nous aider à construire le plus beau de tous les refuges».

Helga parle avec conviction, elle s’emporte, elle rit, elle se met en colère mais jamais elle ne désespère. Sa force morale semble inébranlable. Cette femme est un monument de courage et de détermination. Cela fait pourtant tellement d’années qu’elle se bat, tellement d’années qu’elle doit faire face chaque jour à des spectacles atroces mais qu’elle opère aussi des sauvetages magnifiques.

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Marrakech, elle connaît ! Et tout le monde la connaît. Il faut l’entendre plaisanter en arabe avec l’accent allemand avec les employés de la clinique vétérinaire où le jour suivant, nous allons déposer un petit chien totalement décharné couvert de parasites. Dans une semaine, il sera retapé.

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Helga est une visionnaire, aussi, car elle sait qu’un jour, elle gagnera cette bataille.
Le Maroc change. C’est un pays moderne, ouvert aux idées neuves, qui promeut les énergies douces. Un jour ou l’autre, il ne pourra que montrer l’exemple en matière de protection animale et de sauvegarde des espèces menacées aux autres pays du Maghreb.
Même s’il reste encore beaucoup à faire pour changer les mentalités et faire simplement appliquer les lois….

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C’est pour cela qu’il faut soutenir Helga. Son combat est le nôtre.
Nous devons aider ces chevaux, ces mulets vacillant sous la charge. Nous devons aider ces chats à l’abandon, ces chiens jetés dans des bennes à ordure, ces ânes abandonnés, ces rapaces à la longe, ces tortues, ces iguanes, ces cobras, ces reptiles rares exhibés ou vendus sur les marchés.

Nous devons aider ces singes drogués, battus, qui restent enfermés dans des caisses de bois minuscules sur la place Jemaâ el-Fna sous un soleil de plomb et qui n’en sont tirés que pour être perchés sur les épaules de touristes hilares.

Yvon Godefroid.
Juin 2014
(A suivre… )

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Fondation Helga Heidrich
Route Régional 212 C.R. Agafay, Douar Ait Dauod, Région Ait Timour 40000 Marrakech.
http://www.fhh-sos-animaux.com/?lang=fr

Bitte-Helfen-Sie

Pour aider concrètement en versant un don, en devenant membre ou parrain d’un animal :
http://www.fhh-sos-animaux.com/?page_id=1429&lang=fr

L’histoire de Sunny-Boy
http://www.fhh-sos-animaux.com/?p=3272&lang=fr

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Sunny-Boy, le chien à 3 pattes

 

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L’histoire de Whisky
Un texte d’Helga Heidrich

1 abandon

Salut tout le monde, j’ai envie de vous hennir quelque chose :
Je suis un petit bébé âne et m’appelle Whisky. Il y a quelques mois j’ai été très gravement blessé, ma patte avant toute fragile était cassée et perforée – et personne ne voulait de moi ! J’ai donc été abandonné…
La nuit, j’avais affreusement peur, j’entendais des sangliers rôder autour et même les chiens errants commençaient à m’entourer ! Une nuit, un énorme orage s’est abattu sur moi, des pluies torrides… Avec mes dernières forces je mes suis plaqué contre un arbre pour que les masses d’eau ne m’emportent pas.

1 day after

Mais j’ai eu de la chance dans mon malheur. À cause de la tempête une piste n’était pas praticable le lendemain, et une voiture est passée. Oh mon dieu, j’ai henni aussi fort que je pouvais. Et on m’a entendu. Deux hommes ont fait demi-tour et lorsqu’il ont vu ma blessure, ils m’ont embarqué. Ils m’ont donné de la paille et de l’eau propre. Mais ma jambe me faisait tant souffrir !

2 special ambulance

L’un des hommes a téléphoné et une autre voiture est arrivée, m’a chargé et conduit dans une ville. Oh là là, jamais encore je n’avais vu autant de voitures !! Mais même pas peur ! Nous nous sommes arrêtés devant une clinique vétérinaire où on m’a obtenu un rendez-vous pour le lendemain matin. Nous sommes repartis et j’ai découvert mon nouveau foyer, plein d’animaux : chevaux, ânes, chiens, chèvres, moutons, chats, singes, paons, perroquets, dromadaires, sangliers et, et, et….

Ensuite ma blessure fut nettoyée des parasites, des vers, du pus, puis soignée et pansée. J’étais très sage. Et enfin de la nourriture ! Même des carottes et des pommes se trouvaient dans mon box, hmmm. Je n’en avais jamais mangé auparavant.

Et je pouvais dormir !! J’ai dormi si tranquillement sur ma paille comme je n’avais pas dormi depuis longtemps. Le lendemain matin donc départ direction clinique. Le véto a regardé ma jambe et a dit «ah, ça n’a pas l’air terrible ! » Et l’heure de la vérité était arrivée : les radios ont démontré que ma jambe était cassée. Normalement cela signifie la piqûre fatale !!!

14 oh lala who is my Doc every - day hi has arbic appointment

Mon dieu, qu’est-ce que mon petit cœur a battu tellement j’ai eu peur, parce que je suis encore si petit, si jeune… Mais soudain j’ai entendu avec mes grandes oreilles : « OK, si tu le souhaites, je suis prêt à tenter une expérience pour toi : une opération. » – Oui mes amis, vous avez bien lu ! Moi, le petit Whisky, ai eu la chance d’être opéré, alors qu’au Maroc on n’opère pas les ânes !!! Mais pour moi on était prêt de le faire ! Alors j’ai assemblé tout mon courage.

L’opération a duré une heure. Ensuite on m’a récupéré, et peu de temps après j’ai même eu droit à manger !
J’ai pris mon mal en patience lors des voyages en voiture, des piqûres, soins et bandages au quotidien, car à chaque fois j’ai eu droit à des friandises, juste après. J’ai alors supporté ce « plus petit mal » tous les jours !
Et , au bout de six semaines et une radio de contrôle, je peux vous annoncer la bonne nouvelle : mon os s’est restitué à merveille, ma blessure est pratiquement guérie, aucune infection, et dans bientôt, la plaque et les vis seront enlevées – et je serai complètement rétabli !!

Je remercie de tout cœur tous mes nouveaux amis de la clinique, et particulièrement mon véto favori, le Dr. Lamrani ! Comme j’ai pu entendre avec mes longues oreilles, il y a les hommes sur terre qui ont un cœur pour les animaux ! C’est à ceux-ci que je voudrais hennir 1001 Merci’s et leur envoyer plein de bisous d’âne !!
Depuis quelques semaines, j’ai un nouvel ami: Puschkin.
Il a été abandonné dans la même région comme moi.

Votre Whisky

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Fondation Helga Heidrich SOS Animaux
Succes – Storry from Morocco: Whisky