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Le cauchemar de SeaWorld : une loi contre la captivité des orques !

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Dans un geste surprenant qui ne manquera d’envoyer des ondes de choc dans toute l’industrie des cétacés captifs, un député de Californie propose des mesures législatives pour interdire les spectacles d’orques au SeaWorld de San Diego.

Richard Bloom, membre de l’Assemblée d’État (Santa Monica) a présenté ce vendredi 7 mars 2014 une loi sur le bien-être et la sécurité des orques. Cette loi rendrait illégal le fait de «détenir en captivité, ou d’utiliser une orque sauvage capturé ou élevé en captivité à des fins de performance ou de divertissement ». Le projet de loi interdirait également l’insémination artificielle des orques en captivité en Californie et bloquerait l’importation de sperme d’orque en provenance d’autres États. Les contrevenants seraient passibles d’une amende allant jusqu’à 100.000 $ et/ou de six mois de prison.

« Il n’existe aucune bonne raison d’exhiber des orques captives à des fins de divertissement », a déclaré le député Bloom avant la conférence de presse qui se tiendra au Santa Monica Pier. « Comme les éléphants, ces belles créatures sont beaucoup trop grandes et trop intelligentes que pour être confinées dans de petits enclos en béton toute leur vie. Il est temps de mettre fin à cette pratique consistant à maintenir des orques en captivité pour l’amusement des humains ».
Selon Bloom, sa loi serait « la plus complète jamais votée pour la protection des orques en captivité aux Etats-Unis depuis 40 ans. »

KillerWhaleSeaWorldSanDiego[1]

Aux termes du projet de loi, les 10 orques maintenues captives dans les bassins de SeaWorld San Diego, le seul établissement de Californie qui possède des cétacés, devraient être réhabilitées et remises en liberté si la chose est possible. Dans le cas contraire, les animaux seraient « transférés dans un enclos marin  ouvert au public mais sans qu’is soient contraints à des shows ou autres activités de divertissement. »
Seraient exemptées de cette législation les orques échouées détenues à des fins de réhabilitation après une opération de sauvetage ou à des fins de recherche. Mais même ces animaux devront être remis à l’eau ou envoyé dans une baie marine.

shamu-show

Ce n’est pas la première fois que les législateurs d’État ont cherché à interdire la captivité de l’épaulard, le plus grand dauphin du monde. La Caroline du Sud a adopté une loi en 1992 contre la captivité des dauphins et des marsouins suite aux efforts déployés par la Humane Society pour bloquer l’ouverture d’un delphinarium à Myrtle Beach.

Le mois dernier, l’Etat de New York, par la voix du sénateur Greg Ball a présenté un projet de loi visant à interdire toute orque captive dans cet état. Bien sûr, il n’y a pas d’orques en captivité en Caroline du Sud ni à New York, ce qui rend le projet de loi californien bien moins symbolique et plus concret.

Au moins cinq pays dans le monde, à savoir l’Inde, la Croatie, la Hongrie, le Chili, le Costa Rica et la Suisse, ont également interdit toute captivité des cétacés.

connyland-babyLe delphinarium de Connyland, aujourd’hui fermé

Le Dr Naomi Rose, spécialiste des mammifères marins à l’Animal Welfare Institute, a déclaré que le projet de loi a été inspiré par le documentaire Blackfish.
« L’effet Blackfish n’a jamais été aussi évident que dans ce cas-ci, a déclaré la scientifique,  « C’est ce qui a conduit à cette première proposition législative sérieuse pour interdire l’exhibition en captivité de cette espèce très intelligente et sociale». Ajoutant : « SeaWorld devrait se joindre à cet effort plutôt que de continuer à combattre. Ils peuvent se replacer dans le bon sens de l’histoire ».

Le député Bloom a demandé à Gabriela Cowperthwaite, la réalisatrice de Blackfish, de l’aider pour son projet de loi. Celle-ci s’est alors tourné vers le Dr Naomi Rose.
« Nous ne sommes pas à l’origine de cette proposition de loi » explique la chercheuse « Mais dès que l’on a fait appel à nous, nous nous sommes plongé de tout coeur dans cette initiative en choisissant les termes juridiques, en fournissant l’information factuelle et en faisant appel à la communauté scientifique».

Naomi Rose a également invité d’anciens dresseurs de SeaWorld qui apparaissent dans le film Blackfish à  soutenir ce projet de loi. Rose, Cowperthwaite, et d’anciens dresseurs de SeaWorld, Carol Ray et John Hargrove, ont comparu avec le député Bloom lors de la conférence de presse du vendredi 7 mars.

Blackfish

Si le projet de loi est voté, SeaWorld devrait alors considérer le succès commercial d’autres aquariums qui ne gardent pas de cétacés dans leurs piscines. L’Aquarium de Monterey en Californie du Nord, par exemple, est régulièrement bondé de visiteurs, sans qu’un seule orque, béluga ou dauphin soit en vue.

En Caroline du Sud, où les orques ne divertiront sans doute jamais le public, le personnel de l’Aquarium de Charleston dirigent régulièrement les visiteurs vers les eaux locales s’ils veulent voir des dauphins.

Le journal « Post and Courier » de « Charleston racontait qu’en 2010, lorsque des touristes demandaient à voir les dauphins de l’aquarium, le directeur de l’établissement, Kevin Mills souriait en répondant : «Eh bien, il suffit de marcher sur notre terrasse d’observation et vous pouvez les voir, en train de nager librement dans le port »

MontereyBayAquariumBackviewMonterey Aquarium

D’après l’article de David Kirby
http://www.takepart.com/article/2014/03/06/seaworlds-worst-nightmare-calif-lawmaker-propose-ban-orcas-captivity

seaworld-kanduMort de Kandu

Réaction de SeaWorld
A court d’argument face à la proposition de loi interdisant la captivité des orques en Californie, SeaWorld ose traiter son initiateur, le député Bloom et tous ceux qui le soutiennent, en ce compris la cétologue de réputation internationale, le Dr Naomi Rose, « d’activistes extrêmes ». SeaWorld use à dessein de ce mot pour défendre ses intérêts commerciaux et susciter la peur chez les Américains en assimilant les associations de défense animale à Al Qaeda.
Cette attitude marque un profond mépris quant au mouvement de fond qui partout dans le monde, fédère des millions de citoyens bien informés, enfants, jeunes, personnes âgées, considérant en leur âme et conscience que l’esclavage des animaux dans les cirques et les zoos doit prendre fin au XXIème siècle. Nous ne sommes PAS des activistes : nous sommes les défenseurs des animaux non-humains et quoiqu’en dise SeaWorld ou d’autres entreprises commerciales du même acabit, rien ne pourra arrêter ce mouvement d’opinion mondial !

SumarMort de Sumar, avec son amie Orkid à ses côtés

Lire aussi :
Planète Info
Les sales petits secrets de SeaWorld
Les orques du Marineland d’Antibes
Il est en effet intéressant de noter qu’outre Corky, qui pleure lorsqu’elle entend la voix de sa mère, le SeaWorld de San Diego détient également une orque française, la jeune Shouka.

shouka-prisonniere

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Des orques capturées pour les Jeux Olympiques de Sotchi ?

sochi-mascot-dolphinSotchi, vitrine et laboratoire de la Russie de Poutine

orque-russe-narniaNarnia

5/2/2014
Aucune orque ne sera exhibée aux Jeux olympiques de Sotchi. En outre, aucun dauphin ne portera le flambeau olympique, comme cela avait été proposé précédemment par la région.
Ces deux informations ont été confirmées par le président du Comité olympique de Sotchi. Il existait bel et bien un plan pour envoyer des orques à Sotchi (mais pas nécessairement pour les Jeux olympiques) au début du mois de décembre, mais celui-ci a été postposé.
Le Delphinarium de Sotchi est directement impliqué dans la capture de 7 orques en Mer d’Okhotsk en 2013, dont il entendait bien prendre livraison.
Pour l’instant, au moins 2 orques, y compris Narnia, restent dans de petits enclos à Moscou tandis que d’autres ont été expédiées en Chine. Aucune d’entre elles ne se produit pour le moment en spectacle ni en Russie, ni en Chine et l’on suppose que les dresseurs sont en train de « former » ces orques capturées l’an dernier en pleine mer.
La photo montre Narnia en captivité à Nakhodka, près de Vladivostok, avant d’être déplacée à Moscou en Décembre.

https://www.facebook.com/erich.hoyt

Notons aussi que 2 dauphins du delphnarium de Sotchi proviennent de la baie de Taiji, via la Crimée. 

orques-russes-delphinarium-gonflableLe « bassin provisoire » des orques à Moscou

Novembre 2013

«Nous venons d’apprendre que 2 des orques actuellement détenues près de Vladivostok seront bientôt envoyées par avion à travers la Russie jusqu’au delphinarium de Sotchi. Cette ville est extrêmement active, ces jours-ci, du fait de la préparation des Jeux Olympiques d’hiver du 7 au 23 février, 2014″.
Les orques arriveeront le 30 novembre à 8 heures du matin.

sotchi-orque

Les ravisseurs de cétacés ont l’intention de s’enrichir pendant ces Jeux en exhibant des orques. Ce seront d’ailleurs les premiers épaulards jamais montrés au public russe, mais sûrement pas les derniers.
Un triste jour pour la Russie, une triste image pour les Jeux olympiques et une  situation encore plus triste pour ces deux orques qui vont devoir traverser pas moins de 7 fuseaux horaires durant leur vol de 7.427 km, avant de passer ce qu’il leur reste de leur pauvre vie en captivité.
Infos Erich Hoyt 


Le Sotchi Aquarium a récemment fait capturer une orque  pour son futur «Primorsky Aquarium» à Russky Island, Vladivostok

Rappelons qu’à défaut d’orques – pas encore assez bien dressées – ce sera un dauphin du Sea Star Dolphinarium de Sotchi, au bord de la Mer Noire, qui prendra le relais de la flamme olympique 3 jours avant la cérémonie d’ouverture, le 4 février prochain.
Lyudmila Chernova, une responsable de la région de Krasnodar a expliqué qu’un dresseur tiendra la nageoire du dauphin d’une main tandis qu’il brandira la torche de l’autre. L’homme et la « bête » feront ensemble le tour de la petite piscine, consacrant à la fois l’esprit olympique et le ferme attachement de la Russie à l’Industrie dela Captivité.

Le cétacé sera choisi parmi les dauphins du Sea Star, un delphinarium ouvert en 2005 et qui enferme Mona, Lada et Basya, ainsique 2 belugas.  Ces 3 dauphins  ont été capturés en Mer Noire pour les besoins du « parc marin ». Ils étaient encore 4 , il y a peu, mais Cleopatra et/ou Omega semble avoir disparue, morte ou bien déplacée.

La Russie s’ilustre en effet par le traitement sommaire qu’elle impose à ses dauphins captifs, souvent mal traités ou expédiés dans de vastes tournées de « cirques aquatiques».  L’un d’eux, Stepan, est actuellement en route vers le Pakistan.
Aucune reproduction en bassin n’est jamais tentée, les dauphins étant librement disponibles en Mer Noire et les bélugas en Mer Blanche. Les orques, quant  à elles, proviennent de l’extrême Est de la Russie,  dans la région du Kamchatka.

sochi1Dauphin et béluga capturés au delpinarium de Sochi

La mascotte choisie pour ces jeux olympiques d’hiver est d’ailleurs un dauphin rigolo monté sur skis. Le symbole même des delphinariums, qui anthropomorphise les cétacés captifs.
Au-delà de la répression féroce dont sont victimes les homosexuels et les militants écologistes, pour ne citer que les plus connus, il serait temps que le monde condamne également le choix de Poutine de s’enrichir en capturant, vendant, louant ou exhibant des dauphins, orques et bélugas capturés dans les eaux russes.

Tout athlète digne de ce nom se doit dès lors de refuser de participer à ces jeux olympiques où presteront sans doute nos 2 orques et un dauphin esclave, comme d’autres auraient du boycotter les Jeux Olympiques de Berlin en 1936.

1389.8 Holocaust E

Lire aussi :

Sochi Olympic games (Digital Journal)

Russian Orcas

Narnia et les orques russes

Nouvelles captures d’orques russes

Les cétacés de Moscou

Dauphins et béluga captif au Pakistan

RUSSIA-DOLPHINS-MEDICINEBeluga capturé au Delphinarium de Sotchi

narnia
Narnia

carte-dauphins-captifs

Aujourd’hui, quoiqu’en disent les delphinariums européens, la capture, c’est la norme. 
Bien plus de pays la pratiquent que ceux qui prétendent élever des cétacés domestiques en vase clos.
Mais tous travaillent pour le même but : l’argent.


L’orque et les 2 pêcheurs

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Deux pêcheurs sont venus à la rescousse d’une orque, lorsque celle-ci s’est échouée sur un rocher. L’incident s’est produit le 30 septembre 2013 à Klakas Inlet sur l’île du Prince de Galles, au sud de l’Alaska.

Jason Vonick et Nick Segal ont raconté que le cétacé essayait de se saisir d’un phoque. Dans son élan, il s’est retrouvé coincé sur les rochers à marée basse.

Les vidéos postées sur YouTube nous montrent leurs efforts pour apaiser l’orque  en aspergeant d’eau ses nageoires et son dos et en la caressant.

VIDEO NO. 1

VIDEO NO. 2

Deux autres orques nageaient à proximité, en gardant l’œil sur leur amie coincée.
« Ils sont restés à côté d’elle jusqu’à ce qu’elle soit libérée », déclarent les pêcheurs  «C’était un peu angoissant. Nous ne savions pas s’ils se rendaient que nous étions en train d’aider leur amie ou s’ils pensaient que nous lui faisons du mal »

A la marée montante, Vonick et Segal ont craint que l’orque puisse se noyer, faute de maintenir son évent au-dessus de l’eau.
«Quand la marée est venue, elle ne pouvait pas tenir la tête hors de l’eau. Elle a commencé à se noyer, à faire des bruits terribles, à paniquer.
Nous avons aussitôt utilisé les rames de notre esquif comme un levier pour la pousser de la roche vers l’eau profonde« .

Vonick et Segal ont parlé de leur expérience à l’émission de télé « Right This Minute ».

Un article de SUSAN WYATT / KING 5 News NWCN.com
Posted on November 4, 2013 at 12:51 PM

Lire aussi :
Une famille d’orque prend soin d’un handicapé et le nourrit

Kenai_Fjords_orques-alaskaLe monde des orques de l’Alaska

Le plus frappant dans cette histoire, ce sont évidemment les images.
Elles nous montrent une orque qui se sait entre des mains amies. Elle sait que ces gens vont pouvoir l’aider, car ils se servent d’outils.  Et ses compagnes le savent aussi. Elles attendent patiemment que les humains libèrent leur compagne, sans les craindre, sans les agresser, prête à la reprendre en charge.
Cette confiance mutuelle nous interpelle sur le sort qu’on réserve aujourd’hui à la petite Morgan. Elle aussi se trouva en grande difficulté, il y a 3 ans de cela. Elle aussi pensait que les hommes allait l’aider, alors qu’elle s’ait égarée en jouant trop loin de sa maman.  Ce ne fut pas le cas.
Au lieu de gentils pêcheurs, ce furent des marchands d’esclaves qui se saisirent d’elle.
Le 2 décembre, dernier procès en appel pour Morgan à La Haye.


« BLACKFISH » EN BELGIQUE !

blackfish-posterTous les horaires et les détails pratiques
sur la page Facebook Blackfish Belgique

BLACKFISH EN BELGIQUE !

« Un thriller psychologique intense avec une orque en vedette, qui illustre comment la nature peut se venger lorsque l’homme la pousse dans ses derniers retranchements.  Blackfish, c’est l’histoire de Tilikum, un orque condamné à devenir une bête de spectacle. Durant ses 30 années de captivité,  Tilikum a tué et blessé plusieurs personnes.
Gabriela Cowperthwaite, la réalisatrice du film, a interviewé des témoins directs. Elle dresse un portrait hallucinant de la manière dont ces animaux particulièrement intelligents sont maintenus en détention par l’industrie des parcs de loisir, avec pour seul objectif l’appât du gain.
Cette histoire interpellante pose une question cruciale : ces animaux peuvent-ils être détenus de la sorte ? »

Enfin ! Distribué par Remain in light / Filmfreak Distributie, le documentaire américain Blackfish sort en Belgique à partir du 30 octobre 2013, ainsi qu’en Allemagne, aux Pays Bas et en Espagne. La France ne s’est malheureusement pas montrée intéressée, malgré la présence de 5 misérables orques captives sur son territoire.

Entre le 26 et le 30 octobre, Samantha Berg, l’ancienne dresseuse de Tilikum sera présente à Bruxelles. Samantha lutte maintenant contre la captivité et gère un remarquable site web avec d’autres anciens dresseurs, également interviewés dans ce documentaire.

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Un site web a été conçu pour fournir toutes les informations utiles et même AGIR contre la captivité, puisqu’une pétition y figure.
http://be.blackfish-film.be/


Shamu Show, le cirque romain !

Voici les dates des premières projections.
Samantha Berg nous arrivera de l’Alaska où elle exerce le métier d’acupunctrice et se rendra en Italie, en Espagne (Loro Parque), en Allemagne, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Belgique.
Lire sur la page Face Book le détail des horaires et rencontres avec Samantha.

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Cinema Zed – Louvain (à partir du 23/10/13)
CineAriston – Esch-sur-Alzette (à partir du 25/10/13)
Vendôme – Bruxelles (avant première avec S.B le 29/10 à 7h 25)

Cinema Aventure – Bruxelles (à partir du 30/10/13)
Sphinx – Gand (à partir du 13/11/13)
CineKursaal – Rumelange (à partir du 6/11/13)
CineWaasserhaus – Mondorf-les-Bains (à partir du 13/11/13)
Buda – Courtrai ( partir du 4/12/13)

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A venir (dates non encore précisées) :
Le Parc / Churchill – Liège
Le Parc – Charleroi
Plaza – Mons


Tilikum pleure et les gens rient.

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TILIKUM

Tilikum est né vers 1980 à l’Est de l’Islande, dans une mer glaciale le long d’une côte creusée de fjords. Il n’y vécut que 3 ou 4 ans, collé aux flancs d’une sage matriarche et protégé par les nombreux  membres de sa communauté. Puis des hommes sont venus, ils ont dispersé sa famille et l’ont emmené pour toujours, avec deux autres enfants.
Au début, Tilly se montra coopérant avec ses ravisseurs. Mais bien vite, les bassins surpeuplés du Sealand of Pacific firent de lui un rebelle. Quelques années suffirent à en faire un tueur. Ses deux premiers meurtres furent soigneusement tus mais le dernier mena SeaWorld devant les tribunaux. En mer libre, aucune orque jamais n’a blessé un humain. Les dresseurs agressés ou tués se comptent en revanche par dizaines.

Malgré sa taille énorme, Tilikum était pourtant le souffre-douleur du bassin, grand gosse grandi sans mère, socialement maladroit, rendu fou par l’ennui et le manque d’espace. Une bagarre avait éclaté entre orques peu avant le show fatal. Le géant s’est acharné sur le corps de Dawn Brancheau avec une rage inouïe, avant de lui manger le bras puis de reposer doucement sa tête près du cadavre immergé. Consterné par son acte.

Aujourd’hui, King Kong a retrouvé ses chaînes. Isolé plus d’un an, assommé par les drogues, il flotte. Toute la journée, il dort et quand vient l’heure du spectacle, il se contente de nager en rond, sans même avoir la force de bondir au sifflet. Tilikum est psychiquement mort. Mais son sperme congelé a déjà servi à faire naître 2/3 des bébés orques de la compagnie Sea World. Et on le masturbe encore.

En 2011, 42 orques étaient détenues en bassins dans le monde.
Elles sont 48 aujourd’hui, du fait des récentes captures russes et due « sauvetage » de Morgan en Mer de Norvège par le Dolfinarium de Harderwijk puis de sa vente à SeaWorld.
Depuis 1961, 137 orques au moins ont été capturées pour le marché de la captivité. 124 d’entre elles (soit 91% des prises) sont déjà mortes aujourd’hui.
La durée de vie moyenne des 124 individus capturés est de 4 ans, avec un maximum de 28 ans. Le temps de vie moyen des 32 orques nées en captivité est de 4 ans et demi.
En milieu naturel, les mâles vivent peuvent atteindre 60 ans et les femelles devenir centenaires.
Au total, 156 orques sont mortes en captivité. Ce chiffre comprend 28 enfants difformes malformés ou morts nés.

BLACKFISH pose clairement la question : pourquoi toute cette souffrance ? Pourquoi perpétuer ces jeux de cirques cruels, ces captures et ces inséminations artificielles ?  Dans quel but, si ce n’est le profit ?  Ne vaudrait-il pas mieux plutôt se soucier des orques libres, dont les cultures et l’intelligence sont comparables en complexité à celles des êtres humains ?

Déjà diffusé sur CNN,  BLACKFISH sera projeté en Belgique et dans toute l’Europe à partir du 30 octobre, Cet événement précède une vaste campagne orchestré par Born Free, SOS Defines et la WDC en vue de réclamer l’interdiction des delphinariums sur tout le territoire européen. Pour mémoire, la France détient encore 5 orques captives, dont 4 nées captives. Freya est la seule survivante des captures initiales. Elle vivait en Islande, comme Tilikum.


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Samantha à Sea World
http://www.flickr.com/photos/48521903@N00/sets/72157624823226253/ at SeaWorld
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Lire aussi :
Tous les horaires et les détails pratiques sur la page Facebook Blackfish Belgique

orcas-islande

L’enfance de Tilikum (article D.Kirby traduit par YG)

Blackfish, le film

Blackfish en Europe

Samantha Berg à Bruxelles

Sea World contre Blackfish, la guerre a commencé !

Les mystérieuses cultures des orques de l’Antarctique

Orques captives : les chiffres et les faits

Orques psychotiques en captivité

Tilikum, reproducteur en chef

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samantha-berg-talk-to-Midori-BrusselsSamantha Berg, « Blackfish » Bruxelles 29/10/2013


Sea World contre Blackfish : la guerre a commencé !

La guerre a commencé. Elle sera décisive.

Si 2 autres documentaires ont déjà dévoilé la face cachée des delphinariums, A Fall from Freedom  et The Cove , Blackfish vient de se planter dans le flanc de SeaWorld comme un ultime carreau d’arbalète. Avec une sobriété remarquable, ce film n’expose que des faits accablants. Aux spectateurs de tirer les conclusions.

Cela rend la tâche de SeaWorld extrêmement difficile. La compagnie en est à son second communiqué, avançant sans rougir une série d’assertions irréalistes et niant l’évidence. Le débat ne fait que commencer, mais la défense est maladroite.

SeaWorld va devoir justifier publiquement l’existence même de ses spectacles de cirque. La conservation, les recherches, et l’éducation, que les delphinariums sont supposés fournir au détriment de l’animal, devront être prouvés.

Nous allons peut-être assister bientôt au même genre de débats que ceux qui ont précédé la Proclamation d’émancipation d’Abraham Lincoln et la fin de l’esclavage aux Etats-Unis.

SeaWorld est un empire, qui s’étend bien au-delà des accords entre delphinariums. Il contrôle les médias par ses mannes financières. Le public continue à apprécier ses shows. Les bénéfices sont effarants.
Mais pour combien de temps encore ? Fondamentalement, un show de dauphins ou d’orques, c’est toujours la même chose. Quelque soit la mise en scène choisie, de la plus minable à la plus somptueuse, le répertoire se limite à des sauts, des jets de ballon et à des chevauchées sur le dos des détenus.

On a tenté souvent de varier le menu, en enfermant des espèces exotiques, en transformant les spectacles en véritables concerts rock, selon les mots de John Kershaw, chef-dresseur à Antibes.
Mais tout passe et tout lasse.
Surtout si des documentaires viennent mettre à mal l’image enchanteresse de ces usines à cétacés.

La communauté scientifique se désintéresse de plus en plus des recherches menées en bassin. Le tour semble avoir été fait de ce qu’il y avait à découvrir dans de telles conditions. On se soucie à présent essentiellement de mettre au point des techniques pour maintenir  en vie les détenus aussi longtemps que possible et améliorer leur reproduction en bassin.

Les découvertes importantes de Louis Herman ou de Diana Reiss ont par ailleurs été obtenues sur des sujets vivants, dont la vie fut réduite aux dimensions d’un cachot et qui moururent pour la plupart bien avant l’âge de manière dramatique.

Les vrais chercheurs se tournent aujourd’hui vers la vie socioculturelle et psychologique des mammifères marins en milieu naturel. Dans ce domaine, les découvertes s’enchaînent : rituels funéraires, entraide, alliances, adoption, empathie avec des espèces autres que la leur, usage de nom, usage d’outils, dialectes, art des bulles, etc. Tout un monde s’ouvre à nous.

Quant à la conservation, si l’on ne peut nier le travail de SeaWorld et de ses associés quant au sauvetage de cétacés échoués, il faut rappeler que bon nombre de dauphins (ou d’orques) recueillis et soignés ne sont jamais réhabilités et intègrent aussitôt le circuit des cirques aquatique. Le cas de Morgan est le mieux connu.

L’éducation, enfin, est aussi peu crédible que la dolphin therapy. Il suffit de voir un seul spectacle au delphinarium, n’importe lequel, pour comprendre qu’elle peut gravement nuire à une vision respectueuse de la nature par l’enfant.

Dès lors que Blackfish sera diffusé à la télévision, que des versions pirates circuleront sur le Net, les jours de la compagnie SeaWorld seront comptés. L’Industrie tout entière commence à vaciller. C’est pour nous, amis des cétacés libres, le moment d’accélérer sa fin.

A propos de Blackfish :
http://abcnews.go.com/GMA/video/blackfish-documentary-takes-seaworld-19790943
http://keepwhaleswild.wordpress.com/2013/07/14/seaworld-riposte-seaworld-lashes-back/
http://abcnews.go.com/GMA/video/blackfish-documentary-takes-seaworld-19790943
http://blackfishmovie.com/
http://www.theatlanticwire.com/entertainment/2013/07/seaworld-afraid-new-documentary-will-make-you-never-want-visit/67345/

https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/04/20/seaworld-a-la-bourse-de-new-york-le-triomphe-de-lesclavagisme/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/12/blackfish-en-europe/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/03/23/blackfish-le-film/