Free our last 6 dolphins in Belgium.

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Massacre à Taiji : saison 2015-2016

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Taiji, le 5 mai 2011.
Toute une tribu de globicéphales s’est fait piéger dans la crique. Deux jours et deux nuits durant, ils n’ont pas dormi, entassés derrière ce filet. La terreur leur ronge le ventre, ils tentent en vain de se réconforter l’un l’autre, ils scrutent les mouvements de leurs bourreaux. Aujourd’hui, c’est l’heure du massacre.
Tous périront mais l’un d’eux se retrouve par hasard isolé du groupe, entre le filet et le rivage. Il ne pourra jamais mourir parmi les siens.

Alors il se tourne et se jette contre la paroi rocheuse. Et encore, et encore, il cogne son crâne contre la pierre.
Il n’essaye pas de s’échouer. Il n’est poursuivi par personne. Il se suicide.
Les tueurs n’ont même rien remarqué. Ils discutent entre eux, sans même un regard pour ces mères et ces enfants paniqués.

Mais deux puis trois de ses compagnons l’ont vu. Ils se collent au bord du filet pour regarder leur ami mourir.
Et encore et encore. Une fleur de sang s’épanouit autour de sa tête qui se perd dans l’eau rose. Le globicéphale finit par rouler sur le dos. Il meurt. Il coule. Le massacre commence…

Le 1er septembre 2015, les massacres vont reprendre à Taiji.
Leur seule raison d’être est la capture et la revente de dauphins vivants pour les aquariums. C’est la même industrie transnationale de la captivité qui tue Eclair à Antibes, le dauphin Origi à Bruges et les dauphins de la Baie de la Honte.

« Selon l’ouvrage «Histoire de Taiji», édité et publié par la ville de Taiji en 1979, la première chasse au dauphin est enregistré en 1933, suivie par des rabattages ultérieurs en 1936 et 1944.
Il a fallu attendre 1969 pour que le massacre soit mené sur une grande échelle, assorti de captures pour les delphinariums. La chasse aux dauphins à Taiji ne remonte donc pas à 400 ans mais bien à 45.
En outre, l’objectif principal de la chasse au rabattage de 1969 était de capturer des globicéphales comme attractions nouvelles au Taiji Whale Museum à Taiji. Ces chasses n’ont pour fondement que la recherche de profit et n’ont rien à voir avec notre histoire culturelle».

Sakae Hemmi of the Elsa Nature Conservancy of Japan

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Mourir parmi les siens…

Malgré l’injonction de la WAZA, le Japon persiste à capturer des dauphins pour l’Industrie et à en tuer d’autres pour le folklore. La viande s’entasse dans des chambres froides mais l’on continue à pousser au suicide le peuple innocent des globicéphales, juste pour faire croire qu’il s’agit d’une « tradition ».
Il faut que ces horreurs s’arrêtent ! Il faut que la Wallonie s’exprime par la voix de ses gouvernants pour condamner ces pratiques ! Il faut que les delphinariums se ferment !

Ce dimanche 30 août, à l’appel de Ric O’Barry, le Japan Dolphins Day se tiendra une fois encore à Liège, comme dans bien d’autres régions du monde. Nous vous invitons à nous y rejoindre en nombre ! Pour les dauphins, merci !

Tous les détails pratiques sur la page Face Book de l’évènement.

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Le Japan Dolphins Day à Liège en 2014

 

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Massacre à Taiji : saison 2014-2015

Voir aussi :

http://blog.seattlepi.com/candacewhiting/2014/01/20/taiji-dolphin-drives-started-in-1969-and-are-not-a-part-of-japanese-tradition/

http://www.naturalnews.com/043591_dolphin_hunts_Japan_tradition.html#ixzz3iETtlpMJ


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L’un de ces dauphins vient de mourir au Georgia Aquarium (USA) en n’en laissant qu’un seul. Tous deux venaient du Japon…


Les 3 bélugas de Shanghai

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Jun Jun, Little White et Little Grey.

Le 19 Septembre, l’association Captive Animals’ Protection Society (CAPS) organise une Journée d’action internationale pour les bélugas de Sea Life.
La société mère de Sea Life, Merlin Entertainment, possède le Changfeng Oceanworld Aquarium à Shanghai.
Ce delphinarium détient trois bélugas contraints d’effectuer tous les jours des spectacles humiliants et fort peu pédagogiques devant une foule d’enfants.

SEA LIFE affirme pourtant, dans ses sites comme dans ses centres, qu’il s’oppose à la captivité des cétacés. Merlin Entertainment a également promis que les 3 baleines blanches seront envoyés dans un «sanctuaire» dès qu’il aura pu trouver l’endroit adéquat et y installer le refuge marin, avec l’aide de la Whale and Dolphin Conservation.

Cependant, plus d’un an après le début de la campagne pour libérer les bélugas de Shanghai baleines très peu de progrès semblent avoir été faits.
En revanche, les trois baleines Jun Jun, Petit Blanc et Petit Gris doivent continuer à effectuer des acrobaties, parmi lesquels «la danse» en cercle, le saut pour attraper le poisson ou le « chant » accompagné d’un xylophone. Ils poussent aussi de leur melon des hommes adultes à travers l’eau.

La Journée internationale d’action du 19 Septembre 2015 a donc pour but d’exiger de Merlin Entertainment qu’il doit sortir les bélugas de ce delphinarium tout de suite. Des manifestations se tiendront devant tous les Sea Life du monde, y compris celui de Blankenberge, sur la côte belge.

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La danse en cercle

On peut s’étonner en effet qu’une entreprise aussi puissante financièrement que Merlin soit incapable de construire ce fameux sanctuaire tant promis pour Jun Jun, Little White et Little Grey.

La WDC, qui collabore avec Merlin sur ce projet depuis 2009, répond sur son site que les recherches sont en cours mais que le sanctuaire envisagé en Russie ne convient finalement pas. Merlin Entertainment renchérit en disant qu’il faut que ce lieu de retraite soit parfaitement adapté aux besoins des 3 captifs, au risque de mettre leur santé en danger.

Sans doute. Mais leur santé ne l’est-elle pas déjà suffisamment là où ils sont, dans l’Aquarium ? N’est-ce pas là une situation d’urgence ?
Car ce discours rassurant en rappelle un autre. A plusieurs reprises depuis 2009, la WDC et Sea Life ont annoncé la création de sanctuaires marins pour les dauphins de Gardaland (qui croupissent aujourd’hui à l’Aquarium de Gènes) mais aussi pour tous les captifs d’Europe. Il a même parlé de baies fermées pour les orques, dans les eaux froides de l’Irlande.

Des plans ont été montrés, qui présentaient une sorte de «super delphinarium du futur », une crique dont le sol aurait été tapissé de caméras sous-marines permettant aux visiteurs de voir les orques sous tous les angles.

Mais rien n’est venu jusqu’à présent. Rien n’a été fait. Nulle part.
Pendant ce temps, les bélugas de Shanghai continuent à chanter sur un air de xylophone.
Et lorsque Ric O’Barry a tenté de s’informer sur leur situation lors de son passage en Chine, les gardes l’ont expulsé de l’Aquarium.

Vidéo du spectacle

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Lire aussi :
Sea Life contre SeaWorld
Sea Life condamne la captivité des cétacés
La WDC travaille avec Sea Life (2009)

Les shows de dauphins à l’Aquarium de Gènes.
Certains d’entre eux appartiennent à Sea Life


12 juillet 2015 : bientôt la fin du Marineland d’Antibes ?

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La nouvelle génération

Le 12 juillet dernier, devant les portes du Marineland d’Antibes, près de 600 personnes manifestaient leur colère dans le calme et la dignité. De nombreux français ne veulent plus d’orques ni de dauphins esclaves et ce jour-là, nous le faisions savoir. Les voitures qui passaient devant la foule armée de pancartes et de tracts klaxonnaient leur approbation.

Ric O’Barry et John Hargrove étaient parmi nous. L’un est le fondateur du mouvement qui nous porte, volant aujourd’hui de Taiji à Miami en passant par la Chine et l’Indonésie, au secours des cétacés captifs.
L’autre est le meilleur expert du dressage des orques, y compris celles d’Antibes, dont il dévoile aujourd’hui toutes les horreurs dans son livre «Beneath The Surface». Tous deux s’exprimèrent devant les journalistes avec des mots justes et touchants, tandis que Pierre Robert de Latour nous rappela ce que les orques sont vraiment lorsqu’elles savourent la liberté.

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Tous unis contre l’injustice

C’est la première fois sans doute que le Marineland d’Antibes essuie un tel assaut. La presse ne s’y est pas trompée. On en parle jusqu’au Canada, aux USA et même en France ! Le journal Nice-Matin, jusqu’ici aux ordres la succursale de SeaWorld sur la Côte d’Azur, a eu le courage de publier un compte-rendu correct de l’évènement.

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Même la presse change de cap

Pendant ce temps-là, pourtant, le spectacle continuait.
Sous un soleil de plomb, quelques dauphins faisaient des cabrioles télécommandées, tandis que d’autres subissaient d’incessantes séances de touche-touche dans les eaux trop chaudes d’un lagon tapissé de plastique.
2 d’entre eux sont morts au début 2015, mais le Marineland ne vient de l’avouer …que le jour de la manifestation, lors d’une interview particulièrement grotesque, obscène et mensongère.

Non loin, 5 orques orphelines dansaient de force sur la musique hurlante de Jennifer Lopez. Nul ne sait de quoi est morte leur doyenne, Freya, capturée en Islande. Nul ne sait le sort que le parc d’attractions a pu réserver à son corps supplicié par trop de médicaments, trop de drogues, trop de maladies, trop de fausses couches, trop de désespoir.

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Les orques du Marineland d’Antibes, le 12 juillet 2015 (Photo May-Li O’Barry)

Le spectacle continue ?
Plus pour longtemps.
SeaWorld s’effondre en Bourse. Il s’apprête à quitter les Etats-Unis pour poursuivre en Asie et au Moyen Orient son commerce de mort. Les plus hautes instances scientifiques, les vedettes des médias, la majorité du public condamnent désormais la détention des orques en bassin, qui bientôt n’aura plus sa place aux USA.
Inexorablement, le Marineland d’Antibes subira le même sort, à quelques années près.

Nous lui demandons aujourd’hui de se ressaisir avant la catastrophe. Nous lui demandons d’arrêter de dresser, de droguer, de masturber, d’engrosser artificiellement ses cétacés captifs. Nous lui demandons de collaborer avec nos spécialistes à la création d’un vaste sanctuaire marin où orques et dauphins pourront jouir du rythme des marées et des plongées profondes. Un refuge d’où ils pourront repartir, si un jour ils sont prêts, pour rejoindre les peuples libres de l’Océan sans limites.

Merci à tous d’avoir participé avec tant d’amour et de volonté à ce combat citoyen contre l’injustice.
Il va dans le sens de l’Histoire. Et nous le gagnerons.

Y.G

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Freya a été malade de la captivité toute sa vie


Lire sur le blog de Ric O’Barry
Massive Protest Rocks Marineland Antibes

Lire sur Vegemag
Ils manifestent à Antibes pour demander la fermeture de Marineland

Un évènement organisé par C’est Assez, La Dolphin ConnectionBack to the Sea et Réseau Cétacés.


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Dauphin en esclavage au Marineland d’Antibes

 


Ric O’Barry’s Dolphin Project : le commencement

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Ric O’Barry : le commencement

10 avril 2015
Un article d’Elizabeth Batt

Ric O’Barry était sur le point de connaître une épiphanie. Kathy, la plus aimée des dauphins Flipper qu’il avait dressés pour la série télé à succès, venait de mourir dans ses bras, le cœur brisé.
Six jours plus tard, au printemps de 1970, il prenait un vol pour Bimini … « C’était comme sur un chemin de pèlerinage, à essayer d’effacer au moins une partie de tout le mal que je leur avais fait », écrit Ric dans son livre Le Sourire du Dauphin.

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Richard O’Barry et Kathy en 1968

Au grand amusement du lecteur, le futur directeur du Dolphin Project eut quelques problèmes lors de son séjour à Bimini. Il y était allé pour sauver Charlie Brown, l’un des quatre dauphins qu’il avait capturé sept ans auparavant pour le Bimini Lerner Marine Lab.
Les trois premiers dauphins y étaient déjà tous morts, mais Charlie Brown survivait encore, aveugle d’un œil et très seul.

Le premier Jour de la Terre (en 1970) était une nuit sans lune. Portant au bras son brassard vert du Earthday, Ric prit son matériel de plongée, un coupe-boulon et un coupe-fil et loua un Boston Whaler. Le plan était simple. Il suffisait de couper une section de la clôture qui enfermait Charlie Brown et le dauphin nagerait vers la liberté. Du moins, c’était ça l’idée.
Mais Charlie Brown avait d’autres idées.
«Le dauphin était « d’humeur contraire, » raconte Ric dans son livre. « Pendant au moins une heure, j’ai essayé de le faire sortir de l’enclos. Je l’ai chassé, je l’ai attrapé par les nageoires, j’ai essayé de le traîner dehors ».

En désespoir de cause, Ric a finalement fait entrer son bateau à moteur dans l’enclos pour en chasser Charlie.
«Quand j’allais à gauche, il allait à droite. Ou au milieu ou ailleurs. »

Tandis que le crépuscule tombait sur le Jour de la Terre, Ric se tenait assis sur le rivage, épuisé. Les gens le regardaient. Son bateau était toujours coincé dans l’enclos avec Charlie Brown.

Ric a passé une semaine à la prison de Bimini, afin que les autorités décident du chef d’accusation dont il était coupable. Le Sgt Pepper au regard sévère (c’est le surnom que Ric donnait à son gardien) était convaincu que son prisonnier pourrait être accusé d’avoir volé un poisson, une infraction fédérale.

 

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Ric relâché de la prison de Bimini en 1970

 

Heureusement, l’attention grandissante des médias, associée au désir de ne pas ébruiter l’affaire, ont rapidement réduit l’affaire à une simple charge. Ric a du payer une amende de 5 $ et s’est vu ordonner de monter dans le premier avion en partance, dès midi !

Après le procès de Bimini, Ric O’Barry est rentré chez lui à Coconut Grove, incertain ce qu’il allait faire ensuite.
Fred Neil, le chanteur folk américain des années 60 et du début des années 70 est arrivé chez lui avec un copain. Cet ami était Stephen Stills, le musicien américain multi-instrumentiste de Buffalo Springfield et Crosby, Stills & Nash (and Young).

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Le premier centre de réhabilitation du «Dolphin Project» dans les Florida Keys vers 1971.

Lors d’une sortie d’observation des dauphins sauvages, Stills a proposé à Ric de l’aider dans sa recherche de fonds qu’il destinait à un programme de réhabilitation des dauphins captifs. Il y avait juste une condition.

– « Le seul truc qui m’ennuie », lui a dit Ric Stills, « c’est ton histoire à Bimini. Si je participe à ce projet, ça doit rester tout à fait légal ».
« Ce qui s’est passé à Bimini a eu lieu » fit Ric, «parce que ça devait se passer. Mais cela n’arrivera plus ».

 

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Ric O’Barry portant le premier T-shirt « Dolphin Project » en 1970

 

Avec cette nouvelle cause en main, Ric O’Barry avait besoin de t-shirts. Quand il partit en commander, il n’avait pas d’idées pour le logo.
– « C’est un projet, en quelque sorte? » lui a demandé le propriétaire de la boutique.
Ric fit oui de la tête.
– «Quel genre de projet? »
– « Un projet de dauphin. »
« Alors, pourquoi ne vous appelez-vous pas le Projet Dauphin ? »

Quarante-cinq ans plus tard, le Jour de la Terre du 22 avril, nous sommes là.


Un article d’Elizabeth Batt
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Extracts taken from, Behind the Dolphin Smile; Richard O’Barry with Keith Coulbourn
https://dolphinproject.net/blog/post/ric-obarrys-dolphin-project-the-beginning/

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Massacre à Taiji : saison 2014-2015

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L’hélice du canot mutile à dessein les dauphins piégés.

 

D’après un article de David Kirby

La chasse aux dauphins à Taiji est terminée pour cette saison.
108 dauphins Tursiops, l’espèce la plus convoitée par les delphinariums, ont été rabattus dans la baie.
Durant la saison 2012-2013, leur nombre s’élevait à 551 individus, soit comparativement, une chute extraordinaire de 80%  !

28 des ces 108 dauphins ont été tués, contre 144 la saison dernière, tandis que 41 d’entre ont été gardé vivants pour la vente aux aquariums et 39 autres ont été relâchés.

En 2014-2015, les chasseurs de Taiji ont massacré 751 dauphins de toutes les espèces, soit une baisse de 10% par rapport à la saison dernière, qui avait fait 834 morts. Ces chiffres sont communiqués par Earth Island Institute sur base des données recueillies par Cetabase et les Cove Guardians de Sea Shepherd.

Le nombre total de dauphins capturés vivants a été quant à lui divisé par 2, avec 80 individus au lieu de 158 en 2013-2014. En revanche, le nombre de dauphins libérés dans l’océan a presque doublé, de 251 à 457.

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La sélection des plus beaux spécimens, qu’on arrache à leur pod.

Certains adversaires de ces chasses cruelles, rendues célèbres par le film «The Cove», lauréat d’un Oscar, ne se réjouissent pas nécessairement de la chute du nombre de prises durant cette saison, car elle peut être un indicateur des difficultés que rencontrent les populations de cétacés.

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Le sang des Risso inutiles ou des globicépahles impropres à la captivité rougit la Baie de la Honte.

Mais il existe également des indices qui nous prouvent que de plus en plus de dauphins échappent aux chasses au rabattage et à la capture.

Certains d’entre eux évitent la région lors de leur migration annuelle, tandis que d’autres, qui nagent au large de Taiji, luttent de plus en plus dur pour échapper aux tueurs.
Pourquoi? Parce que les dauphins n’oublient jamais.

« Ces dauphins ont sans doute été déjà capturés précédemment, puis libérés« , ajoute Sehgal. « Ce sont des animaux extrêmement intelligents et dotés d’une mémoire puissante. Ils comprennent parfaitement ce qu’il leur arrive quand les bateaux les encerclent. Nous avons pu les voir se battre et se battre encore pendant des heures, jusqu’à ce que les pêcheurs finissent par perdre la plus grande partie du pod. C’est ainsi que pendant 30 jours consécutifs, durant une saison de chasse qui dure six mois, les bateaux sont revenus au port bredouilles, chaque soir, sans avoir réussi à attraper un seul dauphin ! »

Des activistes disent aussi que la baisse des prises de dauphins destinés à l’abattage ou aux delphinariums reflète peut-être un reflux du marché mondial pour la viande de cétacés et pour les animaux vivants.

« Cela donne à penser que les ventes de viande de dauphin diminuent en raison de notre campagne visant à sensibiliser le public local sur les dangers du mercure présent dans la chair des cétacés« , a déclaré pour sa part Earth Island Institute. En 2004, l’année où l’organisation a commencé sa campagne « Save Japan Dolphins », pas moins de 1.600 dauphins avaient été tués.

Sehgal estime également qu’une «sensibilisation plus globale » à propos de la chasse à Taiji et de ses conséquences a émoussé la demande pour les dauphins vivants.

Actuellement, environ 98 dauphins invendus sont gardés dans les installations de Taiji et leurs enclos portuaires. Cela suggère peut-être un excès de l’offre par rapport à la demande sur le marché mondial du dauphin captif. D’autres disent aussi que les naissances en bassin commencent à permettre d’éviter aux entreprises l’achat coûteux d’un dauphin sauvage.

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Un dauphin de Risso se laisse mourir dans un enclos portuaire

« Le fait que les pêcheurs aient capturé moitié moins d’animaux pour la captivité par rapport à la saison dernière laisse supposer qu’ils ont moins d’acheteurs » a précise Mark Palmer, directeur associé du Earth Island’s International Marine Mammal Project.
«Mais les captures et les meurtres continueront tant que la demande pour les dauphins vivants et morts ne sera pas éradiquée. La pression doit être maintenue ».

Lire aussi
Taiji : saison 2013-2014


REACTION

Le fait que le nom de Ric O’Barry n’ait pas été mentionné une seule fois dans cet article m’avait choqué.
Mais voici Ric qui se met en boule et réagit à cet article !
« Nous ne pouvons rien dire du nombre de morts réel à Taiji cette saison, explique-t-il entre autres choses, dans la mesure où nombre de dauphins coulent déjà au large quand on les encercle. Sans parler des malheureux qu’on relâche, privés de leur famille et qui s’en vont mourir plus loin un peu plus tard, sans que personne ne prenne ces décès en compte ». Et Ric de rappeler sa propre expérience de « ravisseur de dauphins » aux USA dans les années 60, qui regardait les cadavres descendre lentement sous l’eau, tandisque le Miami Seaquairum proclamait fièrement que seulement 6 dauphins avait été capturés.

Rappelons que Ric O’Barry a 50 ans d’expérience avec les dauphins, libres et captifs, qu’il a travaillé comme dresseur de dauphins soldats pour la US Navy, qu’il se bat contre la captivité depuis 1970 sans faillir un seul jour et que sa connaissance de l’Industrie de la captivité est encyclopédique.
Takepart aurait mieux fait de prendre son avis que celui des bureaucrates de Earth Island Institute qui se sont accaparés de son site « Save Japan Dolphins » et du « Dolphin Project » original et ont le toupet de dire qu’il y a moins de captures grâce à leur action ! Quelle action ? C’est toujours Ric qu s’y collait et qui entrait en contact avec les activistes japonais, et ce jusqu’en février dernier !

http://www.takepart.com/article/2015/03/20/opinion-beneath-surface-flawed-body-count-taiji-cove-dolphins
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2015/03/18/massacre-a-taiji-saison-2014-2015/

Et voici l’article de David Kirby qui rectifie le tir et reprend les propos de Ric O’Barry et rappelle qu’il se rendra en Chine au mois d’avril pour y donner des conférences sur la captivité. Un voyage à hauts risques, quand on sait que le nombre de delphinariums explose dans ce pays et remplit les poches des dignitaires du Parti Unique…
http://www.takepart.com/article/2015/03/17/record-low-number-dolphins-captured-killed-cove-japan

 


 

 


Les 3 dauphins de Séoul ont retrouvé la liberté !

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Avril 2014
Des nouvelles de Sampal et Jédol

Janvier 2014
Vous vous souvenez des dauphins captifs de Séoul ? Trois d’entre eux avaient été mis dans un enclos de réhabilitation, supervisé par Ric O’Barry. Sampal fut le premier à filer entre les filets, avant même la fin du processus et à rejoindre sa famille. Puis ce fut le tour de Jédol et de Chunsam. Voici une photo récente de notre ami Jédol, avec son numéro d’indentification (1) sur l’aileron, en train de se promener en mer et en pleine forme ! Juste pour rappeler une fois pour toutes que les dauphins captifs ne sont JAMAIS condamnés à le rester.

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25 Juillet 2013
Les deux derniers dauphins ont été libérés !

Les 3 dauphins Jedol, Chunsam et Sampal ont été remis en mer avec succès après des années de captivité dans des aquariums sud-coréens.  Sampal a pris les devants en s’échappant de son enclos le 22 juin dernier, un mois avant la fin du processus de réhabilitation (voir ci-dessous).

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Chunsam a déjà rejoint deux femelles adultes accompagnées d’un delphineau. Il s’agit selon toute vraisemblance de membres de son « pod » d’origine.  Jedol, enfin, a été aperçu à quelque 1.6 miles de son enclos, encore seul mais montrant tous les signes d’un comportement sain et naturel. Aucun des 3 n’avait oublié les techniques de chasse au poisson vivant !

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Ric O’Barry, qui a supervisé l’opération, s’inquiète cependant de ce que des filets de pêche continuent à être tendus dans les environs et rappelle que de nombreux dauphins s’y sont déjà noyés. Il n’en demeure pas moins que cette opération rondement menée est une superbe réussite, qui nous conforte sur la résilience des dauphins et leur capacité à retrouver la vie libre. Elle honore également les êtres humains qui l’ont menée.

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22 juin 2013

Après 4 ans de captivité, Sampal s’échappe de son enclos de réhabilitation et rejoint sa famille en mer. Voici l’histoire d’une delphine nommée Sampal.

Sampal a passé les 10 premières années de sa vie dans les eaux entourant l’Ile de Jeju, au sud de la Corée. Malheureusement, l’exploitation et les maltraitances ont ensuite marqué sa vie. Son histoire connaît aujourd’hui une conclusion heureuses, qui devrait nous amener à réfléchir sur la façon dont nous traitons ces créatures superbes.

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Lorsque Sampal était âgée alors d’environ 10 ans, elle fut accidentellement prise au piège dans l’un des nombreux filets de pêche tendus dans les eaux tout autour de l’île.
Mais au lieu d’être relâchée, elle fut vendue illégalement au Pacific Land Aquarium (Corée du Sud), où elle survécut 3 ans dans un minuscule bassin souterrain.
Affamée, elle était obligée d’effectuer tous les jours divers tours et acrobaties afin de recevoir à manger en récompense. Il s’agit là d’une pratique courante dans les prisons pour dauphins que sont les delphinariums.

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Il y a environ un an, grâce aux efforts de plusieurs personnalités comme le Maire de Séoul, M. Park Won-soon, une décision de la Haute Cour de Justice coréenne a ordonné la remise en liberté de Sampal et de ses deux compagnons du Pacific Land.
Les dauphins ont alors été transférés vers un enclos temporaire en mer, en vue de leur réhabilitation et de leur remise en liberté, prévue normalement pour cet été.

Tel qu’il avait été conçu et mis en œuvre par des associations comme la « Korean Animal Welfare Association/Korea Animal Rights Advocates », l’Université des femmes Ewha ou le « Cetacean Research Center », le projet de réhabilitation suivait son cours et se déroulait bien.

Ric O’Barry, directeur du « Dolphin Project » au sein de l’association Earth Island Institute, fut invité en Corée afin de s’assurer de l’état physique et psychologique des dauphins. Il se montra impressionné par leurs progrès. «Ces dauphins doivent « désapprendre » tout ce qui leur a été appris au Pacific Land, puis «réapprendre» à vivre en mer », a-t-il indiqué, tout en prédisant qu’ils s’en sortiraient parfaitement bien une fois rendus à leur milieu de vie naturel.

Cependant, le 22 juin dernier, soit à peu près 1 mois après son arrivée dans cet enclos, Sampal a profité d’une déchirure dans un filet pour quitter l’enclos. Elle a nagé un moment à proximité mais, alors que plusieurs personnes arrivaient et tentaient de la ramener à l’intérieur de l’enclos, elle est partie vers le large, pour ne plus revenir.

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5 jours plus tard, alors que certains s’inquiétaient pour son bien-être, craignant qu’elle ne soit pas prête à retourner à l’océan, le Cetacean Research Institute a confirmé l’avoir vue.
Elle a été repérée à 100 kilomètres de là, nageant avec un groupe d’environ 50 dauphins – ceux qu’elle avait quitté il y a de nombreuses années…

Ric O’Barry n’a pas été surpris en entendant cette nouvelle. «Je pense que les deux autres dauphins se débrouilleront aussi très bien une fois libérés », a-t-il commenté. « Ils savent exactement quoi faire; il faut juste leur laisser la possibilité de le faire ».

Bien trop souvent en effet, les dauphins n’ont pas cette possibilité. Ils représentent des millions de dollars de revenus annuels pour ces parcs qui, comme le Pacific Land, achètent ces créatures et parviennent à les garder en vie en bassin. L’industrie de la captivité prétend que les projets de réhabilitation et de remise en liberté, comme celui entrepris pour Sampal, sont voués à l’échec et sont même dangereux pour les dauphins. En réalité, ces inquiétudes ne concernent pas les dauphins, mais plutôt l’impact commercial et financier négatif que ces projets ont et pourraient avoir sur les entreprises qui exploitent ces vies innocentes…

Bien que la remise en liberté de Sampal ne soit pas la première  du genre pour Ric O’Barry, qui a déjà été impliqué dans des dizaines de projets de ce type auparavant, il s’agit ici d’une réussite partciulièrement réjouissante, qui nous montre combien il est juste et sensé de rendre les dauphins à leur habitat légitime.

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On ne saura jamais précisément ce que Sampal a ressenti lorsqu’elle s’est évadée en juin dernier. Mais on peut facilement déduire qu’elle a pris cette décision de quitter l’enclos en toute conscience. Surout quand on sait que les dauphins ont tendance, d’ordinaire, à éviter de nager à travers des passages étroits. Sampal s’est ensuite dirigée vers son lieu de vie initial, ce qui suggère qu’elle s’en souvenait. Elle a retrouvé son ancien groupe, les membres de sa famille qui semblent l’avoir bien accueillie, ce qui suggère qu’ils se souvenaient d’elle, eux aussi. Ces prouesses intellectuelles apparemment simples – avoir de la mémoire et des capacités à prendre des décisions – indiquent que Sampal et les autres dauphins sont beaucoup plus que des machines répondant à des stimuli et fonctionnant seulement à l’instinct.

L’histoire de Sampal nous apprend que les dauphins nous ressemblent beaucoup. Il est vrai que l’on ne peut pas prouver scientifiquement que Sampal désirait retrouver sa famille ou que celle-ci l’attendait, mais le fardeau que représente la recherche de ce genre de preuves devrait plutôt incomber à ceux qui tentent d’expliquer ces événements par une suite de coïncidences, engendrées par l’instinct.

Avec les preuves croissantes dont nous disposons – scientifiques et non scientifiques, il n’est tout simplement plus possible de prétendre que les dauphins ne sont pas des êtres complexes sur le plan cognitif, des êtres pensants et conscients d’eux-mêmes. Et, en conséquence, il est impossible de continuer à justifier l’emprisonnement de ces êtres pour notre divertissement.

L’histoire de Sampal n’est pas finie, mais la delphine a retrouvé sa famille grâce aux efforts de gens qui comprennent et respectent les dauphins. Nous devons espérer que Sampal évitera d’autres interactions avec les humains, de peur qu’elle ne soit à nouveau la proie de leur cupidité. Mais chacun d’entre nous peut l’aider, et aider les autres dauphins, en considérant désormais les dauphins différemment – en les traitant de façon juste et en leur accordant tout simplement le droit de vivre, sains et saufs, dans les mers et océans avec leurs semblables.

Ils méritent notre respect. Et nous le leur devons.

Un article de Laura Bridgeman.
Traduction Christelle B.

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