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Les bélugas de Valence

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Avril 2014
Une campagne est lancée pour sauver deux bélugas captifs à l’Oceanografico de Valence.
Ce delphinarium appartient à Parques Reunidos, également propriétaire du Marineland d’Antibes.
Merci de signer la pétition !

belugavalence12003 : les gens jettent des mégots et des pièces de monaie sur Kairo.

kairo20062006 : un filet est installé pour protéger les bélugas.
Mais des oiseaux morts gisent au fond d’un bassin puant.

 

4 juillet 2003

Deux bélugas ont été amenés dans l’enceinte du prestigieux Océanografico de Valence, en Espagne.
Il s’agit de Kairo, un mâle âgé d’environ 16 ans, long de 4 mètres et lourd de 817 kilos.
Une jeune femelle du nom de Yulka, âgée de 8 ans, l’accompagne, mesurant pour sa part 3, 43 mètres de long et pesant 491 kilos. Ces deux  cétacés proviennent de l’Aquarium Mar del Plata en Argentine.

Yulka2Yulka 

kairo20062Kairo

 Le mâle y avait été déporté à partir de Moscou, en date du 8 juin 1998. Il avait servi auparavant durant quelques années dans un centre de recherches militaires. La jeune femelle était arrivée, quant à elle, en Argentine fin 1999.
Aujourd’hui, le couple est confiné dans un pavillon nommé « L’Aquarium de l’Arctique ». Ils vivent sous une coupole fermée, étouffante, où le soleil ne pénètre jamais. Le mâle et la femelle sont séparés.

Kairo se tient en permanence devant l’entrée, à gauche, face à la paroi.
Sa caudale ne bouge pas, si ce n’est lors de rares instants, et il passe ainsi ses jours et ses nuits, sans fin, depuis des mois.

La petite Yulka, bien plus jeune, se montre encore à la fois joueuse et curieuse de tout. Elle ne nage pas encore en cercle, comme c’est le cas quand on devient fou. Au contraire, elle va et vient dans son enclos, pénétrant parfois sous la voûte de la « grotte » et en ressortant à nouveau. Son petit bassin ne lui donne guère plus de possibilités.

Malgré le tumulte assourdissant provoqué par les millions de visiteurs qui défilent au pas de charge dans ce local clos et mitraillent avec leurs appareils photo la femelle béluga, celle-ci pousse de temps en temps des cris déchirants, comme des pleurs de détresse.

Ravi, le public y répond à chaque fois avec de grands rires et des applaudissements. Quand la petite béluga tente alors de leur faire comprendre qu’ils l’ennuient en leur envoyant de grandes giclées d’eau à coups de caudale, les gens rient plus fort encore !

 

Erstmals in Europa Weißwal in Gefangenschaft geboren - Walmutter "Yulka"Yulka

C’est dans ce contexte lamentable que l’Oceanográfico prétend pourtant développer un projet de recherche bioacoustique. Il s’agirait d’étudier les échanges vocaux de ces deux bélougas. Ce genre recherche devrait, paraît-il, contribuer à l’amélioration du bien-être de ces « animaux » en captivité et au-delà, aider à la préservation des populations libres de baleines blanches.

Selon Francisco Torner, cette ligne de recherche, à laquelle prendra part également l’Université de Valence, est un « scoop » au niveau international, car peu de delphinariums sont capables de la développer, et que les conclusions que l’on tirera de ces travaux risquent d’être importantes. Ces deux bélougas font donc l’objet d’études sur le « langage ».
On enregistre leurs vocalisations, on leur jette un ballon et l’on voit s’ils émettent alors un son nouveau.
Il faut revenir aux études menées en milieu naturel, notamment par Vladimir Belkovich ou plus récemment, par Denise Herzing, pour prendre toute l’ampleur du non-sens de cette approche.
Comment le vrai langage des bélugas pourrait-il être étudié dans de telles  conditions ?

 

yulka_babyLe bébé de Yulka

Novembre 2006
Naissance d’un bébé béluga à Valences !
Ils y sont arrivés ! Un malheureux avorton blême a réussi à naître dans l’environnement délétère de l’Aquarium de Valence.
Yulka , « l’heureuse maman béluga », a été mise enceinte beaucoup trop tôt (8 ans !) et toute seule, sans que sa mère, sa tante et ses amies aient jamais pu lui apprendre comment on prend soin d’un enfant.
Elle se montre dès lors incapable de nourrir son bébé. Son lait se tarit peu à peu, malgré les efforts de ses « soigneurs » pour le lui pomper de force avec un tire-lait et l’on peut craindre que le premier bébé béluga né de manière « naturelle » en bassin en Europe ne tarde pas à s’éteindre d’ici peu. Pour l’instant (novembre 2006), l’acharnement thérapeutique bat son plein à grands frais autour de ce malheureux enfant, qui n’a pas encore reçu de nom.

Le bébé est mort à la fin du mois.

 

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Le bébé est mort fin novembre 2006

Notons que 19 dauphins survivent également dans les «piscines de taille olympiques» de l’Oceanografico. Les fondateurs ont été capturés à Cuba. Ces chiffres datent de 2006 mais nous n’en avons pas de plus récents.

Les bélougas vivent normalement au sein de vastes sociétés de plusieurs centaines d’individus dans les eaux glacées de l’Arctique, qu’ils parcourent en tous sens sur des milliers de kilomètres.
En captivité, leur univers confiné se réduit à quelques mètres cubes d’eau de mer chimiquement reconstituée. Ils y développent des comportements stéréotypés tel que nager en rond ou « faire des huit» sans fin…
Ces créatures du pôle souffrent, comme tous les autres cétacés captifs, du manque absolu de stimulations environnementales et de l’écho des murs de béton qui renvoient leurs pauvres vocalisations de prisonniers solitaires.
Si la capture des bélougas est interdite au Canada depuis plusieurs années, il faut se souvenir qu’entre 1960 et 1990, plus de 64 bélougas ont été capturés dans les eaux canadiennes afin de participer à des shows commerciaux. En 1998, 50% d’entre ces captifs étaient déjà morts.
La Russie, par contre, s’autorise encore à capturer près de 1270 bélougas par an (chiffres 2005) dans ses eaux territoriales, tant pour la boucherie que pour le spectacle. SeaWorld et le Georgia Aquarium tentent toujours d’obtenir le droit d’en importer aux USA.
Les shows de bélugas n’ont jamais été aussi populaires et même le delphinarium de Hardewijk, au Pays Bas, se montre aujourd’hui intéressé.  L’Oceanografico de Valence n’est donc pas prêt  lâcher ses deux précieux exemplaires.

belgrade4-mars-20142 bélugas livrés pour un cirque ambulant, en Russie

 Aujourd’hui, Kairo et Yulka sont toujours à Valence. Rien n’a changé pour eux. Aucune étude n’a jamais été publiée sur leur langage. Aucun enfant n’est plus jamais né. Ils sont arrivés en 2003. Nous sommes en 2014.
Merci de signer la pétition !

kairo2014

En savoir plus :

Histoires de bélugas

Bélugas libres et captifs


Des dauphins japonais dans les bassins d’Europe ?

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Delphinarium de Varna, en Bulgarie.

En accueillant d’anciens pays de l’Est au sein de l’Union Européenne, c’est aussi leurs delphinariums que nous accueillons. Jamais contrôlés, couverts par des permis d’importation bidons achetés auprès de fonctionnaires corrompus, ces établissements sont peuplés de dauphins capturés au Japon ou en Mer Noire.
Pourtant l’Europe ne sévit pas. Elle ne réagit pas. Au contraire, elle soutient la construction de delphinariums en Roumanie et en Lituanie. Elle tolère l’intolérable cirque aquatique de Varna en Bulgarie.

C’est que cet apport de dauphins frais constitue une aubaine pour nos propres delphinariums, en risque extrême de consanguinité.

Le rapport annuel de l’EAZA indique que « la mortalité néonatale est un problème majeur, qui ne permet pas, jusqu’à présent, de maintenir les effectifs de la population ex situ totale de grands dauphins à des niveaux stables sans apports extérieurs. Malgré des investigations pathologiques poussées, le problème n’a pas pu être résolu » (Van Lint et al., 2006). Une révision de 1998 de l’European bottlenose dolphin studbook [Registre européen d’élevage du grand dauphin] a révélé un autre problème d’importance: « le nombre de dauphins fondateurs, en particulier de mâles, pourrait constituer un facteur critique à la croissance de la population européenne dans le futur » (Hartmann, 2000). Page 20 du Rapport WDCS-Born Free

Mais ouf ! Les pays de l’Est arrivent !

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Shows de dauphins japonais à Constanta, Roumanie

 

ENQUETE EN ROUMANIE

L’organisation ProWal et le WDSF recherchent actuellement des preuves attestant de l’importation illégale de dauphins capturés à Taiji par le delphinarium de Constanta en Roumanie, un pays membre de l’Union Européenne.

Aucun des 30 delphinariums de l’Union Européenne n’a accepté de répondre lorsqu’il leur a été demandé de leur fournir des échantillons d’ADN de leurs dauphins captifs, ce qui aurait sans doute permis d’avoir un aperçu sur l’origine réelle de ces cétacés. On sait que la CITES interdit l’importation de dauphins en Europe pour un usage strictement commercial.

En septembre dernier, ProWal inspecté le delphinarium de Constanta en Roumanie. L’organisation avait été avertie que les dauphins qui y étaient détenus provenaient des chasses brutales au rabattage à Taiji.  ProWal a découvert que deux des trois dauphins d’origine avaient été achetés pour 500.000 euros à un zoo de Pékin, qui affirmait qu’il s’agissait d’animaux nés en captivité. L’un des deux est mort aujourd’hui.

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Aquarium de Pékin


Le propriétaire du delphinarium roumain continue à prétendre que ces dauphins sont nés captifs.
Une telle assertion n’est pas crédible. Le seul succès en matière de reproduction a eu lieu dans ce établissement en 2003 mais le delphineau n’a pas survécu.

En outre, il n’existe aucun document prouvant qu’un dauphin de la seconde génération soit jamais né à Pékin. Bien au contraire, la Chine, la Russie et l’Ukraine font partie des plus gros acheteurs de dauphins capturés lors de chasses sanglantes au Japon.

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Taiji


Le gouvernement roumain à Bucarest a refusé de remettre le moindre échantillon d’ADN, tout comme le propriétaire du delphinarium de Constanta
.  Juergen Ortmueller, directeur à la WDSF, a réagi par ces mots :  « Nous sommes ici devant le manque de transparence typique propre à tous les delphinariums d’Europe, qui se cachent derrière leur propre invention, les fameux « programmes de reproduction EEP», pour que personne d’extérieur au métier ne puisse savoir ce qui se passe ». 

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Dauphin rampant à Constanta, Roumanie

 

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Photos ProWal

 

Un investisseur financier de Suceava en Roumanie, connu sous le nom de Popescu, a contacté ProWal l’automne dernier. Il demandait à l’organisation allemande de l’aider à construire une nouveau delphinarium privé. Il était tombé par hasard sur le site de ProWal et pensait que cette association soutenait les delphinariums !

Le plan proposé était le suivant :
Dès que les dauphins auraient été importés de Chine, da Russie ou d’Ukraine, le delphinarium ouvrirait ses portes au public et ferait d’excellentes affaires. Aucun problème pour se procurer les documents d’importation nécessaires, a encore expliqué ce promoteur roumain en attractions touristiques.

Puisqu’aucun des pays désignés par le correspondant de ProWal (Chine, Russie, Ukraine) n’a jamais réussi à faire se reproduire un dauphin en bassin et n’en a nul besoin, on peut supposer que tous les dauphins achetés auraient été amenés du Japon, en passant par d’autres pays, avant de rejoindre la Roumanie.

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Nage avec les dauphins en Roumanie !

SOUTIEN DE L’EUROPE

ProWal et WDSF ont également découvert au fil de leurs recherches que l’Union européenne soutenait la construction d’un delphinarium en Roumanie, en puisant dans un fonds de construction à hauteur de 900.000 euros. L’Union Européenne avait déjà payé l’essentiel du coût de construction de 11,5 millions d’euros pour le delphinarium de Kleipeda, en Lituanie.

ProWal et la WDSF demande dès lors à l’Union Européenne de cesser immédiatement d’aider à la construction de delphinariums en Roumanie et en Lituanie. Une interdiction sans exception doit être mis en œuvre dans tous les pays européens. Il y a aujourd’hui un grand manque de transparence quant à l’origine des animaux dans les delphinariums existants, où aucun contrôle n’est mené à ce propos.

Lire l’article original.

Delfinarium in Constanta/Rumänien – ProWal

 

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Delphinarium de Constanta. Photo Prowal

INVENTAIRE

Le Delphinarium de Constanta, remis à neuf l’an dernier, détient 3 dauphins. Il s’agit de :
Chen-Chen, femelle capturée en 2003.
Pei-Pei, femelle capturée en 2005
N-Ni, mâle capturé en 2006/2007.
12 dauphins (Tursiops et Communs) et un petit marsouin du nom de Survivor y sont morts.
Il y a de 3 à 5 shows par jour.
Un député indépendant réclame aujourd’hui que soit reconnu aux dauphins la qualité de «personne non humaine».

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Show de dauphins à Varna, Bulgarie


En Bulgarie, le Delphinarium de Varna possède 4 dauphins
: Dolly ( F), Kimbo (M), Poppy (F), Yoanna (M), et Bimbo (M), ces deux derniers dauphins étant nés captifs et leurs parents capturés en des lieux et à des dates non précisées.
6 dauphins, dont des enfants, y seraient morts depuis 1984.
Le delphinarium de Varna a expédié en Inde, à une date inconnue, 3 dauphins capturés. On suppose que ce sont ceux qui sont morts à Chenai en 1997.

En Lituanie, entré plus tôt dans l’Union, le Sea Museum de Klaipedos possède 7 dauphins. Deux d’entre eux ont fait la navette, deux fois dans le cas du mâle, entre la Lituanie et le delphinarium d’Attica en Grèce. 3 ont été capturés en Mer noire. Le delphinarium aurait perdu 5 dauphins dont 2 nés captifs. Il pratique activement la soi-disante « delphinothérapie ».

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Show de dauphins en Lituanie

Si l’Ukraine rejoint jamais l’Europe, nous aurons 18 delphinariums en plus, uniquement peuplés de dauphins fondateurs capturés en mer.  Et si la Turquie nous rejoint, cela fera 10 delphinariums de mieux, toujours garnis de dauphins frais.
On se doute que les directeurs de zoo sont de fervents partisans de l’Europe élargie et des relations avec la Chine… et le Japon !

japon-taiji-capture-25-9-2012

Plus de captures chaque année à Taiji

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Plus de massacres…


Des orques capturées pour les Jeux Olympiques de Sotchi ?

sochi-mascot-dolphinSotchi, vitrine et laboratoire de la Russie de Poutine

orque-russe-narniaNarnia

5/2/2014
Aucune orque ne sera exhibée aux Jeux olympiques de Sotchi. En outre, aucun dauphin ne portera le flambeau olympique, comme cela avait été proposé précédemment par la région.
Ces deux informations ont été confirmées par le président du Comité olympique de Sotchi. Il existait bel et bien un plan pour envoyer des orques à Sotchi (mais pas nécessairement pour les Jeux olympiques) au début du mois de décembre, mais celui-ci a été postposé.
Le Delphinarium de Sotchi est directement impliqué dans la capture de 7 orques en Mer d’Okhotsk en 2013, dont il entendait bien prendre livraison.
Pour l’instant, au moins 2 orques, y compris Narnia, restent dans de petits enclos à Moscou tandis que d’autres ont été expédiées en Chine. Aucune d’entre elles ne se produit pour le moment en spectacle ni en Russie, ni en Chine et l’on suppose que les dresseurs sont en train de « former » ces orques capturées l’an dernier en pleine mer.
La photo montre Narnia en captivité à Nakhodka, près de Vladivostok, avant d’être déplacée à Moscou en Décembre.

https://www.facebook.com/erich.hoyt

Notons aussi que 2 dauphins du delphnarium de Sotchi proviennent de la baie de Taiji, via la Crimée. 

orques-russes-delphinarium-gonflableLe « bassin provisoire » des orques à Moscou

Novembre 2013

«Nous venons d’apprendre que 2 des orques actuellement détenues près de Vladivostok seront bientôt envoyées par avion à travers la Russie jusqu’au delphinarium de Sotchi. Cette ville est extrêmement active, ces jours-ci, du fait de la préparation des Jeux Olympiques d’hiver du 7 au 23 février, 2014″.
Les orques arriveeront le 30 novembre à 8 heures du matin.

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Les ravisseurs de cétacés ont l’intention de s’enrichir pendant ces Jeux en exhibant des orques. Ce seront d’ailleurs les premiers épaulards jamais montrés au public russe, mais sûrement pas les derniers.
Un triste jour pour la Russie, une triste image pour les Jeux olympiques et une  situation encore plus triste pour ces deux orques qui vont devoir traverser pas moins de 7 fuseaux horaires durant leur vol de 7.427 km, avant de passer ce qu’il leur reste de leur pauvre vie en captivité.
Infos Erich Hoyt 


Le Sotchi Aquarium a récemment fait capturer une orque  pour son futur «Primorsky Aquarium» à Russky Island, Vladivostok

Rappelons qu’à défaut d’orques – pas encore assez bien dressées – ce sera un dauphin du Sea Star Dolphinarium de Sotchi, au bord de la Mer Noire, qui prendra le relais de la flamme olympique 3 jours avant la cérémonie d’ouverture, le 4 février prochain.
Lyudmila Chernova, une responsable de la région de Krasnodar a expliqué qu’un dresseur tiendra la nageoire du dauphin d’une main tandis qu’il brandira la torche de l’autre. L’homme et la « bête » feront ensemble le tour de la petite piscine, consacrant à la fois l’esprit olympique et le ferme attachement de la Russie à l’Industrie dela Captivité.

Le cétacé sera choisi parmi les dauphins du Sea Star, un delphinarium ouvert en 2005 et qui enferme Mona, Lada et Basya, ainsique 2 belugas.  Ces 3 dauphins  ont été capturés en Mer Noire pour les besoins du « parc marin ». Ils étaient encore 4 , il y a peu, mais Cleopatra et/ou Omega semble avoir disparue, morte ou bien déplacée.

La Russie s’ilustre en effet par le traitement sommaire qu’elle impose à ses dauphins captifs, souvent mal traités ou expédiés dans de vastes tournées de « cirques aquatiques».  L’un d’eux, Stepan, est actuellement en route vers le Pakistan.
Aucune reproduction en bassin n’est jamais tentée, les dauphins étant librement disponibles en Mer Noire et les bélugas en Mer Blanche. Les orques, quant  à elles, proviennent de l’extrême Est de la Russie,  dans la région du Kamchatka.

sochi1Dauphin et béluga capturés au delpinarium de Sochi

La mascotte choisie pour ces jeux olympiques d’hiver est d’ailleurs un dauphin rigolo monté sur skis. Le symbole même des delphinariums, qui anthropomorphise les cétacés captifs.
Au-delà de la répression féroce dont sont victimes les homosexuels et les militants écologistes, pour ne citer que les plus connus, il serait temps que le monde condamne également le choix de Poutine de s’enrichir en capturant, vendant, louant ou exhibant des dauphins, orques et bélugas capturés dans les eaux russes.

Tout athlète digne de ce nom se doit dès lors de refuser de participer à ces jeux olympiques où presteront sans doute nos 2 orques et un dauphin esclave, comme d’autres auraient du boycotter les Jeux Olympiques de Berlin en 1936.

1389.8 Holocaust E

Lire aussi :

Sochi Olympic games (Digital Journal)

Russian Orcas

Narnia et les orques russes

Nouvelles captures d’orques russes

Les cétacés de Moscou

Dauphins et béluga captif au Pakistan

RUSSIA-DOLPHINS-MEDICINEBeluga capturé au Delphinarium de Sotchi

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Narnia

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Aujourd’hui, quoiqu’en disent les delphinariums européens, la capture, c’est la norme. 
Bien plus de pays la pratiquent que ceux qui prétendent élever des cétacés domestiques en vase clos.
Mais tous travaillent pour le même but : l’argent.


Orques captives : les chiffres et les faits

kshamenk-in-tiny-tankKshamenk en Argentine

En 2011, 42 orques étaient détenues en bassins dans le monde.
Elles sont 58 aujourd’hui, grâce à nos amis russes.

137 orques au moins ont été capturées pour le marché de la captivité depuis 1961, en ce compris Pascuala et Morgan.
124 des ces orques (soit 91% des individus) sont mortes aujourd’hui.

La durée de vie moyenne de ces 124 individus capturés est en moyenne de 4 ans, en allant de 1 ans à 28. En liberté, les mâles vivent en moyenne 30 ans, mais peuvent atteindre de 50 à 60, tandis que la moyenne d’âge de 46 ans prévaut chez les femelles qui peuvent atteindre les 80 et les 90 ans, voire plus.

J2GrannyWithJ1Ruffles 5Granny (102 ans) et Ruffles (63 ans)

Le temps de vie moyen des 32 orques nées en captivité, compte non tenu des fausses couches, est de 4 ans et demi.
Au total, 156 orques sont mortes en captivité. Ce chiffre comprend 28 enfants malformés ou morts-nés.

SeaWorld détient aujourd’hui 19 orques, dispersées dans ses 3 parcs aux Etats-Unis. Il possède également les orques de Loro Parque en Espagne, dont Morgan.

44 orques sont mortes à SeaWorld.


Kiska seule au Canada

Les établissements qui possèdent des orques vivantes :
Kamogawa Sea World, Japon
Port of Nagoya Aquarium, Japon
Seaside Dolphinarium, Nakhokda, Russie (2)
Loro Parque Tenerife, Espagne (9)
Marineland Antibes, France (6 ?)
Marineland Ontario Canada (1)
Miami Seaquarium Floride (1)
Mundo Marino, Buenos Aires (1)
SeaWorld California
SeaWorld Florida
SeaWorld Texas

Depuis 1964, lorsqu’une orque vivante (Orcinus orca) fut exhibée pour la seconde fois en public (Moby Doll survécut 87 jours), l’image de cette icône marine en noir et blanc se trouva réhabilitée presque à l’égal d’un panda des mers.
D’abord mitraillée par les pêcheurs comme un dangereux ravageur de poissons, bombardée par l’aviation, l’orque est devenue aujourd’hui la vedette de grands spectacles à thèmes dans quelques parcs marins.

antibes-marineland-2012-orque1Antibes

Mais ces deux images sont unidimensionnelles.
Elles rendent un bien mauvais mauvais service à une espèce qui pourrait être la seconde après les êtres humains en matière de diversité comportementale, linguistique et écologique. Les orques sont intelligentes, toute leur vie tourne autour de leur famille.   Elles jouissent d’une longue durée de vie et sont conscientes d’elles-mêmes. Leurs sociétés sont complexes et disposent de traditions culturelles.
Mais c’est aussi le plus grand animal, et de loin, le plus énorme prédateur qui ait jamais été détenu en captivité.

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Des données probantes confortent l’évidence que les orques sont mal servies par ces exhibitions publiques. Le principal bénéfice d’un tel enfermement, qui fut de démontrer que ces géants n’étaient pas des tueurs sans cervelle, est aujourd’hui incontesté. Mais il ne s’appuie plus sur des shows dans un stade, mais sur l’observation en mer.

Ce n’est pas une opinion que de dire que les orques s’adaptent mal à la captivité. C’est un fait.

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« Voilà plus de 45 ans que l’on distrait le public avec des spectacles d’orques. Dans le même temps, en les étudiant dans leur milieu naturel, nous en avons assez appris sur eux que pour nous rendre compte que les orques n’appartiennent pas à la captivité ».

Naomi Rose

orque-russe-narniaNarnia et les nouvelles captures en Russie


Une orque centenaire pulvérise les mythes de la captivité

Killer Controversy
Why orcas should no longer be kept in captivity
http://www.hsi.org/assets/pdfs/orca_white_paper.pdf

Orques captives : les noms, les lieux et les statisitiques
http://www.orcahome.de/orcastat.htm

Orques captives : les victimes
http://www.orcahome.de/orcadead.htm

BLACKFISH BRUXELLES 30 OCTOBRE 2013 (FR)
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/12/blackfish-en-europe/

Tilikum et Samantha Berg (FR)
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/10/10/voices-of-the-orcas-la-face-obscure-de-seaworld/

Intelligence et captivité (FR)
http://www.dauphinlibre.be/orque-intelligence-cultures-seaworld.htm

La vie des orques en captivité (FR)
http://www.dauphinlibre.be/orques-en-spectacle-sept-bonnes-raisons-de-boycotter.htm

Morgan-being-bitten-by-another-orcaMorgane mordue par une autre orque

Since 1964, when a killer whale or orca (Orcinus orca) was first put on public display1, the image of this black-and-white marine icon has been rehabilitated from fearsome killer to cuddly sea panda. Once shot at by fishermen as a dangerous pest, the orca is now the star performer in theme park shows. But both these images are one-dimensional, a disservice to a species that may be second only to human beings when it comes to behavioral, linguistic, and ecological diversity and complexity. Orcas are intelligent and family-oriented. They are long-lived and self-aware. They are socially complex, with cultural traditions. They are the largest animal, and by far the largest predator, held in captivity.

Moby Doll

Evidence supports the position that orcas are ill-served by public exhibition. The early benefit of demonstrating to society that they are not mindless killers is uncontested2, but is no longer served by continued display. It is not a matter of opinion that orcas do not adjust to captivity; it is a matter of fact. After more than 45 years of exhibiting orcas for human amusement, while at the same time studying them in the wild, we have learned enough about them in both settings to realize that orcas do not belong in captivity.

Killer Controversy
Why orcas should no longer be kept in captivity
http://www.hsi.org/assets/pdfs/orca_white_paper.pdf

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Le Georgia Aquarium et ses bélugas russes

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D’après un article du Seattle.Pi

Le Georgia Aquarium tente de battre SeaWorld à son propre jeu.
Il maîtrise désormais l’art de transformer les cétacés en clowns de cirque, tout en prétendant éduquer et sensibiliser les visiteurs dont il vide les poches. Ses installations «éducatives» ne cessent de vous proposer sans cesse de nouvelles attractions, de nouvelles sensations. Nagez avec d’énormes mais inoffensifs requins-baleines ! (225 $). Rencontrez nos bélugas en les nourrissant ou en les serrant dans vos bras ! (60 $ – 180 $). On appâte les enfants non plus par la magie de découvertes passionnantes mais par les contes de fées.

L’Aquarium de Géorgie va-t-il réellement obtenir un permis d’importer des bélugas sauvages venus de Russie, rien pour cela ?

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VIDEO

Voilà déjà un an que l’Aquarium a demandé l’autorisation d’importer des bélugas capturés sur commande par les russes.
Le permis ne lui a toujours pas été accordé. Dans l’intervalle, bien qu’il chante la vie heureuse des cétacés captifs et surtout la chance qu’ils ont d’être à l’abri plutôt que d’être livrés aux menaces de la mer cruelle, l’aquarium a manqué sa première tentative de reproduction de béluga en bassin au mois de mai 2012.

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Sans doute le retard dans l’octroi du permis est-il lié au fait qu’après avoir reçu près 8000 observations de la part du public à ce propos, le National Marine Fisheries Service doit maintenant les étudier une par une.

Dans la vidéo qui suit, Bill Hurley, le directeur zoologique du Georgia Aquarium, semble parler à une chaise invisible tout en maniant la langue de bois. Il nous raconte à quel point la mort de ce pauvre nouveau-né fut néanmoins utile, mais causée par personne, bien entendu !

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VIDEO

Sur son site officiel, l’aquarium déclare que les bélugas et les dauphins sont «d’importants ambassadeurs de leur espèce. Ils éduquent les enfants à la connaissance des mammifères marins et engagent des millions de personnes à s’investir dans leur  défense. Une étude du Dr Lori Marino nous dit tout le contraire. Comme ces images…

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Harlem Shake

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Happy Holydays !

Le Georgia Aquarium est fier de prendre des mesures audacieuses afin de fournir les meilleurs soins possibles aux bélugas captifs et pour mieux aider dès lors, sur base de recherches en « laboratoire », leurs homologues sauvages.

« Nous reconnaissons l’immense apport de connaissances et d’éducation que l’étude de ces animaux peut nous amener. Notre seul but est de sensibiliser le public à la conservation et à la protection de l’espèce ». Voici un aperçu du genre d’éducation que l’aquarium fournissait au public en 2011, avec l’aimable complicité des médias.

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VIDEO

« Le nouveau programme interactif Beluga & Friends est une occasion encore jamais offerte de rencontrer en exclusivité nos bélugas bien-aimés à l’Aquarium de Géorgie ! Ce programme éducatif enthousiasmant permet aux clients d’enfiler des combinaisons étanches et de patauger dans l’eau pour interagir avec les animaux aux côtés des soigneurs qualifiés de l’Aquarium ».

Les clients pourront également avoir la chance de rencontrer d’autres animaux dans la Galerie des Eaux Glacées du Pacifique. Nos groupes ne comprennent que huit personnes par session. Vous vivrez là  une expérience intime, que vous et votre famille ne pourrez jamais oublier « .

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La vérité ?
C’est que la plupart des cétacés captifs américains sont devenus trop vieux pour se reproduire et que leur taux de survie des bébés est naturellement  faible.
Les parcs marins ont donc désespérément besoin de nouveaux individus et de nouveaux gènes pour maintenir à flot leurs réserves de captifs. Mais cette fois, les Américains hésitent à laisser les parcs d’attractions détruire les populations sauvages naturelles de baleines et de dauphins.

La solution trouvée pour les parcs d’attractions, confronté à la consanguinité croissante de ses « ambassadeurs », consistait à s’associer aux Russes pour capturer des bélugas et les garder un moment sur place. Ensuite, ils demanderaient de les importer aux USA, puisqu’il s’agit désormais d’un échange de zoo à zoo. Le  gouvernement américain approuvera-t-il ce plan ? Cela reste à voir.

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Les bélugas attendent qu’on décide leur sort

Si le permis est accordé, les 18 bélugas russes  seront répartis comme suit, en tout déni de leurs liens affectifs.
Trois d’entre iront au Georgia Aquarium.  Le Shedd Aquarium recevra quatre cétacés, SeaWorld San Antonio, six, SeaWorld Orlando, deux, et SeaWorld San Diego, trois. Tous resteront la propriété du Georgia Aquarium, de sorte que les transferts seront effectués en vertu des accords de prêt pour reproduction (breeding loan).
Le Mystic Aquarium ne recevra rien dans l’immédiat, mais certains animaux pourraient être amenés dans ses bassins dans le futur.

Quant  à la propagande que cet article évoque, tous les delphinariums d’Europe nous chantent la même chanson et nous récitent les mêmes sornettes.

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For more information, contact Georgia Aquarium Public Relations:
Meghann Gibbons Director 404.581.4109 mgibbons@georgiaaquarium.org
Jessica Fontana Specialist 404.581.4391 jfontana@georgiaaquarium.org

En savoir plus :
Les bélugas du Georgia Aquarium
Les bélugas du Mystic Aquarium
Etude du Dr Lori Marino sur l’utilité pédagogique des delphinariums
Les bélugas en captivité


Dauphins captifs à Prague : stop ou encore ?

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L’arrivée d’un «cirque à dauphins» était programmée dans la ville de Prague du 25 juin au 13 septembre 2013.
Amenés d’Ukraine par camion, les cétacés devaient être placés sous une tente pour y exécuter leurs tours. Mais aussi un peu de delphinothérapie, comme à Bruges. Cette pratique cruelle des delphinariums ambulants – encore très populaire en Russie ou en Indonésie – violait joyeusement quelques lois en vigueur. Il n’existe en effet aucun programme de reproduction pour les dauphins actuellement en cours en Ukraine. Tous ont été capturés.

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Pourtant, la capture de dauphins de la Mer Noire est théoriquement interdite.
L’espèce, Tursiops ponticus, est strictement protégée dans le cadre législatif de l’Union Européenne, ainsi que par les conventions régionales et internationales applicables à la région. Enfin, si le commerce des dauphins de la Mer Noire est prohibé par la CITES, toute importation de cétacés à des fins purement commerciale est interdite au sein de l’Union européenne.

Eh oui ! Il faut pouvoir prouver que cette importation présente un intérêt en termes de conservation, d’éducation et de recherches. Prétextes que nos delphinariums avancent sans sourciller et qui a permis, entre autres, au Boudewijn Seapark d’acquérir Beachie en 2009 et à Planète Sauvage de se pourvoir en dauphins frais auprès de Harderwijk ou de Münster.
Quant à l’Ukraine, elle ne soucie guère de ces réglementations ridicules.

ukraine-crawling-dolphinDauphin rampant en Ukraine

A Prague, c’était juste pour le fun.
Autrement dit, parfaitement illégal. On s’étonnera dès lors qu’aucune autorité européenne n’ait cru bon de réagir à ce projet. En revanche, les activistes locaux l’ont fait avec vigueur, ainsi que la WDC. Le 30 janvier 2013, sous la pression des amis des dauphins, la municipalité de Prague a fini par refuser d’accorder son permis à l’exploitant de cette attraction. La République Tchèque restait donc – mais pour combien de temps ? – un pays sans delphinarium.
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Est-ce si sûr ?

Peut-être a-t-on crié victoire trop tôt.  A en juger par le site du « Cirkus Cirkus: Delfini v Praze » et la promotion touristique toujours active sur Internet, aucune interdiction ne semble avoir interrompu la vente des billets, ni l’annonce des spectacles. Pire encore, il semble qu’en ce mois de mai 2013, les travaux soient déjà bien avancés et le chapiteau déjà monté. (Aktualita ze dne 16.5.2013)

Alors, info ou intox ? Interdit ou pas interdit ?

La pétition, apparemment toujours d’actualité
Page Facebook 

prague-nejvstupenky-2013-04Dolphin show in the Czech Republic


Dauphins captifs : quelle durée de vie ? Quelle qualité ?

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L’un des arguments favoris de l’Industrie de la captivité consiste aujourd’hui à prétendre que leurs détenus vivent désormais plus longtemps en bassin qu’en mer. Insistons sur le mot « désormais » car jusqu’il y a peu, ce genre d’affirmation aurait fait rire.

Rappelons d’abord que selon les chiffres de la NOAA, la MOYENNE D’AGE des dauphins Tursiops libres est de 40-45 pour les mâles et de plus de 50 pour les femelles, lesquelles peuvent encore avoir des enfants à 48 ans. Pour les orques, c’est encore mieux, puisqu’on dépasse les 100 ans !

Au delphinarium du Zoo d’Anvers, fermé en 1999, tous les dauphins capturés en mer – il n’y eut aucune naissance viable à long terme –  décédèrent bien avant la trentaine. Iris et son fils Ivo échappèrent à l’enfer de justesse pour être déportés à Duisburg. Iris y mourut en mars 2003, aux alentours de 34 ans, tandis que son fils Ivo, né vers 1968, survit toujours dans le bassin allemand.

irisgrilleIris à Anvers

Depuis lors, les delphinariums parviennent indéniablement à prolonger l’existence de certains leurs détenus au-delà de la quarantaine. Mais ceux-là sont tous des «fondateurs», qui sont nés et qui ont grandi en milieu naturel avant leur capture. Exception à la règle, en 2013, la vieille delphine Nellie a fêté ses 60 ans au Marineland Dolphin Adventure en Floride. Fille de Spray, le premier dauphin capturé pour ce delphinarium, elle est donc une captive de la 2ième génération. Mais son cas est UNIQUE. Il n’existe pas d’autres nés-captifs aussi âgés, nulle part dans le monde. Dès ses 30 ans, d’ailleurs on fêtait avec une certaine anxiété ce sacré dauphin qui dépassait la prétendue limite d’âge absolue de 25 ans. La propagande de l’Industrie continue d’ailleurs à prétendre aujourd’hui qu’en termes humains, elle aurait au moins 120 ans !

Nellie33Nellie, 30 ans

C’est ainsi qu’on peut lire : « En octobre 2011, Terry décédait à l’âge à 53 ans au Discovery Kingdom de Vallejo.    Selon les responsables du parc, Terry avait dépassé de très loin la durée de vie moyenne des dauphins libres ou captifs qui est de 25 ans. Et malgré son âge, elle était toujours active et toujours prête à faire des pitreries ou à donner des bisous. C’était l’un des dauphins parmi les plus âgés des USA ». Il s’agit ici d’une delphine capturée en mer, dite « fondatrice » ou de la « première génération ».

terry-3-web Terry, morte captive à 53 ans : un ancêtre !

Au Boudewijn Seapark de Bruges, Puck a été capturée aux Caraïbes en 1966, sans doute vers 2 ans comme il est d’usage. Pour Hardewijk, c’est Skinny la doyenne, une femelle capturée en 1968. 3 vieilles delphines survivent au Parc Astérix, toutes capturées à Cuba. Beauty fut enlevée aux siens vers 1982. Femke, en  1984, et Guama, en 1988. Bref, encore aucune sexagénaire en vue de ce côté. Quant aux nés-captifs VIABLES, il ne sont apparus que très tardivement. Difficile donc de juger de leur durée de vie future. Tucker est né en 1981 dans le lagon de Harderwijk. Au Parc Astérix, Aya, la delphine de la 2ième génération la plus âgée, est née en 1996. Pour Bruges, c’est Yotta, née en 1998, suivie d’Indy et d’Ocean (2003). Les deux parents de ces nés-captifs ou a moins l’un d’entre eux ont toujours été capturés en mer.  Nous n’avons pas connaissance de dauphins nés des œuvres de deux nés-captifs. Ce n’est pas mal, mais on peut faire mieux. En mer, notamment…

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Nicklo et sa famille

Côté océan, la durée de vie maximale observée d’un dauphin libre est de 53 ans pour les mâles et de 63 ans pour les femelles.  « Les femelles vivent plus longtemps que les mâles et peuvent encore donner naissance à un enfant au-delà de 48 ans. Les deux plus vieilles delphines connue dans la baie de Sarasota, l’un des rares lieux où des observations sur le long terme ont jamais été sont Nicklo (63 en 2013) et BlackTipDoubleDip, 60 ans ».  Le plus âgé des mâles connus dans la même baie floridienne est Jimmy Durante, 53 ans. A Shark Bay (Monkey Mia), le second et unique endroit où plusieurs générations de dauphins Tursiops ont pu été observés à partir des années 70, Nicky est née en 1975. Elle vit toujours, tout comme Puck (1976) et Surprise (1977).

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Au fil des progrès de la science vétérinaire, l’Industrie parvient sans doute, petit à petit, à maintenir en vie ses captifs plus longtemps.  Ceci ne concerne bien entendu que l’Europe ou les Etats-Unis, interdits de captures et en principe, d’importations. On se doute bien qu’au Japon, en Chine, en Russie, en Turquie ou en Indonésie les dauphins ne font que passer, si l’on peut dire ! Peu importe qu’ils survivent ou se reproduisent, puisqu’on peut en acheter des nouveaux tant qu’on veut ! A cet égard, le marché est aujourd’hui inondé de Tursiops ponticus de la Mer Noire, de Tursiops aduncus capturés dans une mer de sang aux Iles Salomon ou, bien sûr, de ces survivants des massacres perpétrés chaque année à Taiji. La saison 2012-2013 fut très fructueuse pour les vendeurs d’esclaves à nageoires au Japon : sur un total de 1.486 cétacés rabattus dans la Baie Sanglante, 899 furent massacrés, 340 furent relâchés parmi lesquels des enfants non sevrés condamnés à une mort certaine et pas moins de 247 dauphins furent gardés vivants, dressés et revendus dans le monde entier.

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Taiji : mères et enfants capturés. Les enfants seront rejetés en mer

Même les établissements placés sous contrôle de la World Association of Zoo and Aquaria (WAZA) ou de ses succursales (JAZA, EAZA) ne parviennent pas à limiter les dégâts. Au SeaWorld de San Antonio, par exemple, l’espérance de vie moyenne d’un dauphin en captivité est de 4 ans. Au SeaWorld de San Diego, 24 dauphins ont péri d’une pneumonie en 25 ans. Moins de vingt orques ont pu survivre survécu plus de 20 ans en captivité, tandis que l’espérance de vie à l’état sauvage est de 60 à 90 ans pour cette espèce. Au delphinarium de Bruges, félicité par l’EAZA pour la qualité de ses installations, le bilan n’est pas meilleur.

rox-babydead Roxanne et son bébé, mort à 3 jours en 2013

Allan, mâle, né en mer vers 1963, est mort à Bruges par suffocation le 5 août 1988, lors du grand Incendie. Kiana, née en mer vers 1963, est morte par suffocation le 5 août 1988 lors du même incendie. Jasperina, née en mer vers 1974, est morte en 1987 à Bruges. Oshi, née en 1987, fille de Allan et Kiana, est morte par suffocation en 1988. Kim, née en 1985, capturée en 1988 près de Gulfport, est morte de pneumonie en janvier 1989. Son enfant est mort-né en 1989, sans doute avec elle. BS-TT-B9501 est né le 9 juillet 1995 des œuvres de Terry et de Tex. Elle décéda quelques jours plus tard, de même que BS-TT-B9601, sexe inconnu, mort(e) en 1996. William (Ringo) est un mâle né en mer vers 1985, capturé à Gulfport en juin 1988. La date de sa mort précoce n’a jamais été communiquée. Thea, née en 1990 de Tex et Linda, est morte en 1999.

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Milo, mort à 9 ans

Skippy, né à Bruges en 1990, est mort en septembre 2000. Terry, capturée en mer, arrivée à Bruges en 1989, mère de Flo et Fernando, est morte en septembre 2000Fernando, mâle né en bassin, est mort sas laisser de traces. Simo, fils de Terry, est né puis mort en 1995. Iggy, né en 2003, n’a vécu que quelques mois. Milo, fils de Linda et Tex, né le 23 juin 1999, est mort en 2008 d’une infection dentaire sous l’effet d’une anesthésie. Flo est morte à 13 ans en 2012 pour les mêmes raisons : infection dentaire et surdosage d’antibiotiques. En 2012-2013, pas moins de 4 bébés périrent, l’un dans le ventre de Yotta, et les 3 autres à la naissance, des oeuvres de Beachie et de Roxanne.

Pas mal pour un bassin où les « animaux » sont supposés recevoir les meilleurs soins vétérinaires !

tex-terryTex et Terry, morts avant 30 ans

Mais est-ce vraiment cela le plus important ? Paul Geidel, né 1894, passa 68 ans en prison aux USA. Il fut libéré le 7 mai 1980 mais ne mourut que six ans plus tard. Réhabilitation brève mais réussie ! Casanova Agamemnon, 62 ans, cumule pour sa part près de 43 ans de prison, ce qui fait de lui le plus ancien détenu de France. Depuis son incarcération en 1969, il n’a connu que 9 mois de liberté. Malgré le temps qui passe, Casanova Agamemnon n’a pourtant jamais perdu espoir de sortir de prison et de retourner à la Réunion, chez lui, dans son pays ! D’après ses proches, il ne rencontrerait aucun problème de réadaptation sociale si c’était le cas. Peut-on dire cependant que le numéro d’écrou 7697 ait vécu une existence heureuse et épanouie au fond de sa cellule ? casanova Peut-on dire que Puck, la doyenne de Bruges, ait apprécié de voir mourir autour d’elles ses compagnons de bassin et d’être séparés de ses enfants ou de son amie Linda ? Peut-on jurer qu’elle se plaise dans son univers de poche, privée de la lumière du soleil, du vent, des vagues, des fonds marins qu’elle a pourtant connu dans son enfance, elle dont l’un des yeux est devenu blanc sous la morsure du chlore ? Peut-on affirmer que le cirque aquatique où elle croupit depuis des lustres soit réellement sa « maison » et les dresseurs ses « amis » ou bien encore qu’elle se réjouisse d’être nourrie au poisson mort et de n’avoir plus à chasser gaiement avec son pod ? Préfère-t-elle assister aux frasques du clown Bobo ? Sans doute rêve-t-elle, elle aussi, de revenir au pays… Et sans doute en serait-elle capable, comme ces vieux Paul Geidel ou Casanova ! bobo2
L
’Industrie de la Captivité peut aligner tous les records de longévité qu’elle veut. Une vie en bassin, c’est la prison à perpétuité pour un crime que l’on n’a pas commis. C’est une vie confinée dans l’espace minuscule d’un trou d’eau puant le chlore. C’est une vie morne, répétitive, sans rencontres, sans découvertes, sans voyages, sans aventures et sans espoir. Sans doute certains détenus tiennent-ils le coup plus longtemps que d’autres à ce régime, mais dans tous les cas, il est inadmissible qu’on leur impose ce type d’existence.
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Pour en savoir plus : La durée de vie moyenne des dauphins libres est de 40 à 50 ans.  Pas 25 !