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Le Jour du Dauphin Japonais 2014

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Le Jour du Dauphin Japonais dans le Monde

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Message de Ric O’Barry
Nous nous apprêtons tous à rendre hommage aux dauphins du Japon qui ont été et seront tués durant le massacre qui se déroule de septembre à mars, ainsi qu’à ceux actuellement captifs dans le monde entier.

L’Association Japonaise des Zoos et Aquariums (JAZA) et le Musée de la Baleine de Taiji (où la petite delphine albinos Angel et d’autres dauphins arrachés à leur famille lors de chasses au rabattage se trouvent confinés), tolèrent activement, exploitent et subventionnent captures et massacres à Taiji.

Nous exigeons que l’Association Mondiale des Zoos et Aquariums (WAZA) expulse la JAZA de ses rangs et prennent des mesures conséquentes pour arrêter ces crimes, plutôt que de sussurrer du bout des lèvres qu’elle s’oppose à de telles pratiques.
La captivité n’est jamais « humaine » pour les cétacés ! N’achetez pas de billet pour un spectacle de delphinarium ou une séance de « nage avec les dauphins » en piscine.

Les chasses au rabattage à Taiji sont PAS une tradition japonaise. Elles n’existent que pour fournir de gros profits aux pêcheurs impliqués et aux entreprises qui achètent des dauphins vivants pour leurs installations. Les chasses ont commencé en 1969, à l’instigation de SeaWorld. Plusieurs autres villes japonaises (Iki et Futo) ont renoncé à ces chasses. Les arguments des tueurs de Taiji qui prétendent que leurs opposants foulent au pied leur « culture alimentaire » ou leurs « anciennes traditions » est sans fondement.

Nous allons envoyer un message pacifique mais ferme à la WAZA, au Gouvernement japonais et aux grandes industries japonaises et leur dire nous ne tolérons pas la poursuite de ces captures et massacres annuels.
Nous ne ferons pas de déclarations anti-japonaises. La plupart des Japonais ne savent rien de ces horreurs et s’y opposent dès qu’ils en apprennent l’existence.

Nous soutenons le droit du peuple japonais à être informé sur la contamination de la viande de dauphin et de baleine et nos préoccupations incluent donc également le bien-être de la population du Japon, qui doit recevoir de son gouvernement la garantie de ne pas consommer une viande gravement polluée par les PCB et le mercure.

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Angel

Message de Ric (2)
La dernière saison de chasse à Taiji a été brutale. Partout dans le monde, les gens ont réagi dans la presse internationale lorsque des centaines de dauphins ont été rassemblés dans la Baie de Taiji.

L’un de ces dauphins, Angel, est devenu le symbole de la férocité de cette chasse. Elle nous a aidé à rassembler l’opinion et à galvaniser la lutte contre ces pratiques inhumaines. Nous mettrons donc en évidence le sort d’Angel cette année, avec notre nouveau slogan: « Libérer, puis célébrez: une nouvelle ère pour la compassion envers les dauphins ».

Au nom d’Angel, le bébé dauphin albinos qui a été arraché à sa mère et à sa famille pour être exhibée comme une curiosité dans le célèbre Taiji Whale Museum, nous aimerions vous inviter à mettre en place votre propre événement « Journée du Dauphin Japonais » ou de rejoindre une manifestation près de chez vous.

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Les activistes japonais s’opposent aussi à ces atrocités

Le JDD dans le monde

Liège :
https://www.facebook.com/events/312429948928493/?fref=ts
Anvers :
https://www.facebook.com/events/686797814743745
Paris :
https://www.facebook.com/events/1455776361344805/
Ailleurs :
https://mapsengine.google.com/map/edit?mid=zhv8rpEC_fU8.kbGeJVK3bULI

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Taiji : le camp d’extermination

Ce qui se passe à Taiji

Près de 1.500 dauphins ont été rabatus dans la Baie de la Honte durant la saison 2013-2014.
834 d’entre eux ont été massacrés.
158 ont été gardés pour les delphinariums.
457 ont été relâchés seuls, sans leurs parents ni leurs amis, parfois si jeunes qu’ils n’étaient pas encore sevrés.
On a retrouvé leurs corps un peu partout sur les rochers quelques jours plus tard.
Sans famille, un dauphin n’est rien.

En 2014-2015

1.938 meurtres autorisés.

Taiji Dolphin Drive Fishery Catch Quota for 2014/2015

134 Pacific white-sided dolphins;

450 Striped dolphins;

509 Bottlenose dolphins;

400 Pantropical spotted dolphins;

261 Risso’s dolphin;

114 Short-finned pilot whales;

70 False killer whales.

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Lire aussi :

https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2014/01/05/comment-le-japon-tue-ses-dauphins/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/08/09/massacre-a-taiji-saison-2013-2014/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/09/06/taiji-dauphins-captures-6-septembre-2013/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/09/14/taiji-12-septembre-les-images-du-massacre/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/09/14/taiji-12-septembre-premier-massacre-de-globicephales/
http://www.dauphinlibre.be/japon-taiji-massacre-2012.htm
http://www.dauphinlibre.be/japon.htm

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Mère et enfant. L’une sera tuée, l’autre gardé pour les shows.

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La solitude de Tilikum : 6 tonnes d’énergie en cage !

tilly-google-earth1A droite, en bas de l’image : Tilly seul

Par Helene O’Barry Hesselager
Earth Island Institute

David Kirby, journaliste de renom et auteur de «Death at SeaWorld”, a récemment eu une idée brillante. En se servant de l’application cartographique «Google Earth», il a zoomé sur le parc d’attractions SeaWorld d’Orlando en Floride. Une  image satellite de Shamu Stadium est apparue sur son écran. C’est là que plusieurs orques sont incarcérées et utilisées pour des spectacles.
L’une de ces orques est appelée Tilikum.

Lire la suite sur Dauphins Libres


Le cauchemar de SeaWorld : une loi contre la captivité des orques !

Shamu-Sea-World-San-Diego-California

Dans un geste surprenant qui ne manquera d’envoyer des ondes de choc dans toute l’industrie des cétacés captifs, un député de Californie propose des mesures législatives pour interdire les spectacles d’orques au SeaWorld de San Diego.

Richard Bloom, membre de l’Assemblée d’État (Santa Monica) a présenté ce vendredi 7 mars 2014 une loi sur le bien-être et la sécurité des orques. Cette loi rendrait illégal le fait de «détenir en captivité, ou d’utiliser une orque sauvage capturé ou élevé en captivité à des fins de performance ou de divertissement ». Le projet de loi interdirait également l’insémination artificielle des orques en captivité en Californie et bloquerait l’importation de sperme d’orque en provenance d’autres États. Les contrevenants seraient passibles d’une amende allant jusqu’à 100.000 $ et/ou de six mois de prison.

« Il n’existe aucune bonne raison d’exhiber des orques captives à des fins de divertissement », a déclaré le député Bloom avant la conférence de presse qui se tiendra au Santa Monica Pier. « Comme les éléphants, ces belles créatures sont beaucoup trop grandes et trop intelligentes que pour être confinées dans de petits enclos en béton toute leur vie. Il est temps de mettre fin à cette pratique consistant à maintenir des orques en captivité pour l’amusement des humains ».
Selon Bloom, sa loi serait « la plus complète jamais votée pour la protection des orques en captivité aux Etats-Unis depuis 40 ans. »

KillerWhaleSeaWorldSanDiego[1]

Aux termes du projet de loi, les 10 orques maintenues captives dans les bassins de SeaWorld San Diego, le seul établissement de Californie qui possède des cétacés, devraient être réhabilitées et remises en liberté si la chose est possible. Dans le cas contraire, les animaux seraient « transférés dans un enclos marin  ouvert au public mais sans qu’is soient contraints à des shows ou autres activités de divertissement. »
Seraient exemptées de cette législation les orques échouées détenues à des fins de réhabilitation après une opération de sauvetage ou à des fins de recherche. Mais même ces animaux devront être remis à l’eau ou envoyé dans une baie marine.

shamu-show

Ce n’est pas la première fois que les législateurs d’État ont cherché à interdire la captivité de l’épaulard, le plus grand dauphin du monde. La Caroline du Sud a adopté une loi en 1992 contre la captivité des dauphins et des marsouins suite aux efforts déployés par la Humane Society pour bloquer l’ouverture d’un delphinarium à Myrtle Beach.

Le mois dernier, l’Etat de New York, par la voix du sénateur Greg Ball a présenté un projet de loi visant à interdire toute orque captive dans cet état. Bien sûr, il n’y a pas d’orques en captivité en Caroline du Sud ni à New York, ce qui rend le projet de loi californien bien moins symbolique et plus concret.

Au moins cinq pays dans le monde, à savoir l’Inde, la Croatie, la Hongrie, le Chili, le Costa Rica et la Suisse, ont également interdit toute captivité des cétacés.

connyland-babyLe delphinarium de Connyland, aujourd’hui fermé

Le Dr Naomi Rose, spécialiste des mammifères marins à l’Animal Welfare Institute, a déclaré que le projet de loi a été inspiré par le documentaire Blackfish.
« L’effet Blackfish n’a jamais été aussi évident que dans ce cas-ci, a déclaré la scientifique,  « C’est ce qui a conduit à cette première proposition législative sérieuse pour interdire l’exhibition en captivité de cette espèce très intelligente et sociale». Ajoutant : « SeaWorld devrait se joindre à cet effort plutôt que de continuer à combattre. Ils peuvent se replacer dans le bon sens de l’histoire ».

Le député Bloom a demandé à Gabriela Cowperthwaite, la réalisatrice de Blackfish, de l’aider pour son projet de loi. Celle-ci s’est alors tourné vers le Dr Naomi Rose.
« Nous ne sommes pas à l’origine de cette proposition de loi » explique la chercheuse « Mais dès que l’on a fait appel à nous, nous nous sommes plongé de tout coeur dans cette initiative en choisissant les termes juridiques, en fournissant l’information factuelle et en faisant appel à la communauté scientifique».

Naomi Rose a également invité d’anciens dresseurs de SeaWorld qui apparaissent dans le film Blackfish à  soutenir ce projet de loi. Rose, Cowperthwaite, et d’anciens dresseurs de SeaWorld, Carol Ray et John Hargrove, ont comparu avec le député Bloom lors de la conférence de presse du vendredi 7 mars.

Blackfish

Si le projet de loi est voté, SeaWorld devrait alors considérer le succès commercial d’autres aquariums qui ne gardent pas de cétacés dans leurs piscines. L’Aquarium de Monterey en Californie du Nord, par exemple, est régulièrement bondé de visiteurs, sans qu’un seule orque, béluga ou dauphin soit en vue.

En Caroline du Sud, où les orques ne divertiront sans doute jamais le public, le personnel de l’Aquarium de Charleston dirigent régulièrement les visiteurs vers les eaux locales s’ils veulent voir des dauphins.

Le journal « Post and Courier » de « Charleston racontait qu’en 2010, lorsque des touristes demandaient à voir les dauphins de l’aquarium, le directeur de l’établissement, Kevin Mills souriait en répondant : «Eh bien, il suffit de marcher sur notre terrasse d’observation et vous pouvez les voir, en train de nager librement dans le port »

MontereyBayAquariumBackviewMonterey Aquarium

D’après l’article de David Kirby
http://www.takepart.com/article/2014/03/06/seaworlds-worst-nightmare-calif-lawmaker-propose-ban-orcas-captivity

seaworld-kanduMort de Kandu

Réaction de SeaWorld
A court d’argument face à la proposition de loi interdisant la captivité des orques en Californie, SeaWorld ose traiter son initiateur, le député Bloom et tous ceux qui le soutiennent, en ce compris la cétologue de réputation internationale, le Dr Naomi Rose, « d’activistes extrêmes ». SeaWorld use à dessein de ce mot pour défendre ses intérêts commerciaux et susciter la peur chez les Américains en assimilant les associations de défense animale à Al Qaeda.
Cette attitude marque un profond mépris quant au mouvement de fond qui partout dans le monde, fédère des millions de citoyens bien informés, enfants, jeunes, personnes âgées, considérant en leur âme et conscience que l’esclavage des animaux dans les cirques et les zoos doit prendre fin au XXIème siècle. Nous ne sommes PAS des activistes : nous sommes les défenseurs des animaux non-humains et quoiqu’en dise SeaWorld ou d’autres entreprises commerciales du même acabit, rien ne pourra arrêter ce mouvement d’opinion mondial !

SumarMort de Sumar, avec son amie Orkid à ses côtés

Lire aussi :
Planète Info
Les sales petits secrets de SeaWorld
Les orques du Marineland d’Antibes
Il est en effet intéressant de noter qu’outre Corky, qui pleure lorsqu’elle entend la voix de sa mère, le SeaWorld de San Diego détient également une orque française, la jeune Shouka.

shouka-prisonniere


SeaWorld : un dauphin fou mord une fillette

Dolphin-Biting-Girl-at-SeaWorldIncident du 26 février 2014

Une nouvelle fois, un dauphin du Dolphin Cove de SeaWorld  à San Antonio s’est accroché à la main et au poignet d’une fillette de 9 ans. Sa mère n’a pu la libérer, si bien qu’un employé de SeaWorld a du intervenir pour desserrer la mâchoire du dauphin névrotique.

PETA a déposé une plainte officielle auprès de l’USDA en demandant à l’agence d’enquêter et de tenir compte de SeaWorld met en danger tout à la fois le dauphin et le public en violation de la loi fédérale.

Beaucoup d’enfants ont déjà été mordus par des animaux stressés dans les 3 parcs «SeaWorld». Le cas le plus récent date de décembre 2012, quand une gamine de 8 ans a eu la main perforée par les dents d’un dauphin anonyme qu’elle nourrissait dans la petting-pool du SeaWorld d’Orlando, Floride.

Dolphin-Bites-Girl

On peut donc nourrir un dauphin comme on nourrit les canards ?
Mais oui ! Cette pratique dangereuse pour l’enfant et l’animal est depuis longtemps interdite dans la plupart des zoos d’Europe.
En 1957, au Zoo d’Anvers, on pouvait encore  donner à manger aux  éléphants et leur trompe vous chatouillait le creux de la paume. Ces malheureux se bourraient de nic-nacs, de cacahouètes et de bonbons la journée entière et finissaient par en crever.

zoo1_19571957 : Yvon et Catherine au Zoo d’Anvers

Il en est de même dans ces piscines où les dauphins sont caressés sans cesse par des milliers de main et bourés de fish-sticks et d’autres saloperies, sans doute. Il est courant qu’à l’autopsie, l’estomac d’un dauphin soit plein de pièces de monnaie, de languettes de boîtes de bière ou de cigarettes. Ils deviennent obèses, complétement névrosés et souffrent de graves problèmes de digestion.

seaworld-dolphin-1000Dolphin Cove, SeaWorld
Pancho-stomach-contents
Contenu de l’estomac du dauphin Poncho

Malgré cela, SeaWorld offre ce genre d’attractions.
On se souviendra tout de même  que le Boudewijn Seapark a lancé récemment un nouveau programme « éducatif » : entrer dans l’eau avec les dauphins. Quand on sait que même les petits enfants sont admis du moment que leurs parents paient, quand on sait que cet argent est exigé par Aspro Ocio et directement versé dans ses caisses, quand on sait que le jeune Océan est un adolescent nerveux et Beachie un dauphin déprimé avec une infection des poumons, quand on sait que la loi belge interdit en principe le contact direct des visiteurs avec les animaux captifs, on se demande si le Delphinarium de Bruges est vraiment un zoo à part entière.

bruges-touch-dolphinGare à la brucellose !

Pour en revenir aux USA, SeaWorld  a commenté l’incident par ces mots :
«Dolphin Cove offre aux visiteurs la chance de toucher et d’interagir avec les dauphins de l’Atlantique.  A SeaWorld, la sécurité de nos clients et de nos animaux est une priorité absolue. Nous étudions cet incident et nous regrettons ce que notre client a du subir lors de sa visite. SeaWorld fournit des milliers d’interactions sécurisées entre nos clients et nos animaux chaque jour (!), et les incidents de ce genre sont rares. Le personnel de SeaWorld était présent au Dolphin Cove lors de l’incident, et il a réagi rapidement pour aider le client, qui a fait l’objet d’un examen médical sur place. Après l’incident, notre cliente et sa famille a continué leur viste du parc ».

Des milliers d’interactions par jour ?

Lire :
http://www.peta.org/blog/seaworld-problems-dolphin-bites-girl/
http://www.dauphinlibre.be/infanticide_viol_chez_les_dauphins.htm
http://www.wdcs.org/submissions_bin/biting_the_hand.pdf
http://cetaceaninspiration.wordpress.com/2011/12/16/the-dolphin-petting-zoo/
http://www.int-res.com/articles/dao_oa/d081p081.pdf (Health risks for marine mammal workers)
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/07/31/dusty-attaque-la-delphine-en-a-marre/

petting-pool


« Dolphin Boy » : le film et les acteurs

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Une catastrophe ? Ou bien plutôt un coup monté par une compagnie américaine (Disney) à la requête d’une autre (SeaWorld) ? On sait que Sea World vient d’être esquinté par «Blackfish». Il était donc temps de prendre sa revanche et de lâcher un nouveau blockbuster après «Winter le dauphin».
Ce sera « Dolphin Boy, a true story about the healing power of nature » !

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Dauphins « guérisseurs » en Ukraine

Rien de tel qu’un film à grand spectacle pour modeler les esprits et, dans le cas présent, pour les convaincre des vertus de la delphinothérapie ! La plupart des delphinariums, depuis la Russie jusqu’au Japon en passant par Bruges et les USA, pratiquent intensivement cette forme de thérapie dont la science nous dit et nous répète qu’elle est inutile dans les cas sérieux, dangereuse et infondée.

En revanche, elle permet aux delphinariums de justifier moralement la détention de dauphins clowns par les supposés bénéfices qu’ils offrent aux enfants handicapés. Avec cet argument, tout le monde craque et sanglote. Pas de contestation possible. Quoi ? Vous préféreriez le bonheur de simples animaux à celui de malheureux bambins ? Mais vous êtes un monstre !

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De telles séances, qui coûtent parfois des fortunes, épuisent les dauphins captifs, contraints d’être palpés plusieurs fois par jour par des hordes de mioches, mais aussi d’adultes durant d’autres sessions dûment tarifées (trainer for a day, snorkeling, toutche-touche)

Au Mexique, ils croupissent dans des eaux d’égout. Certains d’entre eux ont été capturés très loin, aux Iles Salomon et d’autres au large de Cuba. Au Japon, les détenus sont encore éclaboussés du sang de leurs parents quand on les jette dans ces piscines minuscules où des gens viendront patauger. En Russie, entre deux tournées de cirque ambulant ou un rappel sous les drapeaux de la Marine militaire, les dauphins sont priés eux aussi de guérir, et de force !

dolphin-therapy-chinaEn Chine, avec des dauphins de Taiji

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En Russie, avec des dauphins de la Mer Noire

Même au Dolphin Reef d’Eilat, que certains présentent comme le meilleur delphinarium du monde, les captifs sont soumis à des horaires précis et à des prestations régulières, quoiqu’en dise la publicité.
Certes, les conditions de vie en enclos marin – qui autorisait des sorties autrefois – sont infiniment meilleures que dans un bassin d’eau chloré sous dôme comme à Bruges.

Parmi les 8 dauphins qui bénéficient de cet environnement, 2 ont été capturés en Mer Noire.  Les autres sont nés sur place mais tous appartiennent à l’espèce Turiosps ponticus, endémique à la Mer Noire, supposément protégée par la CITES depuis 2002 et non-réhabilitable en Mer Rouge, au risque de « métissage ». C’est d’ailleurs ce qui a mis fin à leurs escapades au large et entraîné, faute de place, la réhabilitation de Pashosh et  Shandy dans les eaux de leurs ancêtres. Enfin, de manière assez paradoxale dans un contexte aussi marin, 10  dauphins sont morts dans cet établissement à des âges fort précoces.

eilat-snorhelingSnorkeling avec les dauphins d’Eilat,
caricature d’une vraie rencontre

Mais qu’importe : un gentil dauphin qui sauve un gentil malade mental, c’est le succès garanti ! On sanglotera de bonheur dans les salles et on se pressera en foule pour des guérisons miraculeuses au 4 coins du globe.

L’Industrie de la Captivité sera massivement confortée dans sa légitimité, au moment même où le Tsar Poutine, sous l’œil de tous les médias, s’apprête à sacrer ce marché d’avenir : deux  orques fraîchement capturées  et un dauphin captif porteur de la flamme seront présents aux Jeux Olympiques de Sotchi.

belugas-en-attente-de-vente-russieLes bélugas russes sont également très appréciés

Il faudrait 10 000 Blackfish pour compenser la puissance de feu de cette multinationale en pleine expansion.  Et même … La logique de croissance économique infinie et de capitalisme sauvage qui anime le marché du dauphin captif écrase tout devant elle comme un bulldozer. Elle fait brâmer d’extase les médias, étouffe la voix des critiques et ne cessera de s’enrichir jusqu’au jour où  toutes les mers auront été vidées de leurs derniers cétacés libres.

dolphin-therapy-seawater-pool-marmarisMarmaris, Turquie

Alyaexpress News :
«Walt Disney a acheté les droits d’auteur pour le documentaire «Dolphin Boy», avec l’intention d’en faire un long métrage. Le film raconte l’histoire de Morad, un adolescent arabe israélien qui a perdu sa capacité à communiquer après avoir été attaqué par ses camarades de classe, où il réapprend à communiquer avec l’aide des dauphins à Eilat. Dolphin Boy « sera pour Disney, une première acquisition du géant de l’animation en Israël. Les Studios de Walt Disney ont l’intention de transformer l’histoire en un long métrage pour enfants qui montrera que les israéliens ne font aucune différence entre les peuples et aident tous les citoyens israéliens.
Le documentaire qui a été primé et réalisé par Dani Menkin, Yonatan Nir et Judith Manassen Ramon, qui ont travaillé pendant quatre ans, après avoir entendu l’histoire de Morad.
Le jeune garçon de 16 ans de la ville arabe de Qalansawe dans le centre d’Israël, avaient cessé de parler après avoir été attaqué par ses camarades. Compte tenu de son absence de progrès, les médecins ont placé Morad dans un établissement psychiatrique.
  Au lieu de cela, son père a vendu sa ferme de cheval et se dirigea vers Eilat avec Morad, après avoir entendu que des médecins avaient la possibilité de donner une thérapie par les dauphins.  Morad a fini par rester au Dolphin Reef d’Eilat pendant quatre ans, afin d’apprendre à communiquer d’abord avec les dauphins et retrouver ensuite sa capacité à communiquer avec les gens.
Les négociations sur les droits d’acquisition à « Dolphin Boy » ont duré plus d’un an, et des contrats ont été signés cette semaine, selon Hadas Schapira, qui s’occupe des relations publiques pour le film. Le scénario adapté pour « Dolphin Boy » sera écrit par Justin Zackham, en collaboration avec Menkin, Nir et Hansen Ramon. Nir et Menkin, qui ont co-écrit et réalisé le documentaire, ont dit qu’ils étaient «heureux et excité de faire partie du grand succès du cinéma israélien et de la télévision dans le domaine international ».

On notera le fait amusant que l’image promotionnelle nous montre un éphèbe nageant avec des dauphins tachetés, une espèce absente au Dolfin Reef d’Eilat. Et que le slogan « Dolphin Boy, a true story about the healing power of nature » assimile les dauphins à la « Nature » alors qu’il s’agit d’êtres de « culture ».

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A lire d’urgence

La delphinothérapie met votre enfant en danger

WDC : The case against dolphin assisted therapy

DAT explained by Lori marino

Dolphin-Assisted Therapy: More Flawed Data and More Flawed Conclusions
Authors: Marino, Lori; Lilienfeld, Scott O.

eilat-therapy2Dolphin Reef Eilat
Children are enrolled for 1year programme

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Morad – a teenager from an Arab village in the north of Israel disconnects himself from humans following a violent attack that he experienced. As a last resort before hospitalization in a Mental Institution, he is taken by his devoted father to be treated with Dolphins in Eilat. Morad starts speaking again after months of silence, but he erases his past and refuses to go home to his awaiting mother. This documentary about the devastating havoc that human violence can wreak upon the human soul, and about the healing powers of nature and of love, was filmed over the course of the past four years.

dolphins_podLaissez-les tranquilles !


Dawn Brancheau’s death : my SeaWorld Experience

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Tilly grabs Dawn (The Orca Project)

Wednesday, June 2, 2010 at 1:16pm
As a visitor and witness to the tragic events at SeaWorld on February 24, 2010, I think it is sad to consider that Dawn Brancheaus’ death may go down in history as an accident. An accident is an unforeseen event or circumstance. Given past history and my experiences of that day, I believe the word « accidental » misrepresents this tragedy. Although the recent legal conclusion of the Orange County Sheriffs’ Office deems her death an « accident », SeaWorld has shown its’ negligence in its failures to heed the warning signs to prevent this tragedy. Since OSHA warned « it’s not a matter of if, but when the next attack occurs », SeaWorld, the Blackstone Group and their supporters will have to live with the consequences of this and any subsequent attacks should they continue the unnatural captivity, display and human interaction with Orcas. My guess is they will not care and will fight to continue exploiting these intelligent, social animals so long as profits offset the grief… just as it did this time. But I sense the tide is turning and the end is near for greedy owners and representatives of this exploitative entertainment industry.

I was at the park that day and attended the « Believe » killer whale show just minutes prior to the attack on Mrs. Brancheau and witnessed the unusual and aggressive behavior the whales were exhibiting which ultimately led to the show being cancelled. Shortly after, I grew increasingly concerned that SeaWorld had not been truthful and had not provided the Orange County Sheriffs Office, other investigators or the public with an accurate account of the days’ events. Additionally, it does not appear that OCSO sought clarification or testimony of independent witnesses (although they did include my correspondence to them as part of their final report issued 04-28-2010). I understand that they, like me, are not « whale experts » and it may have been beyond the scope of their investigation. However, it became apparent to me that SeaWorld was misrepresenting or failing to disclose the facts of that day and did not offer any information to investigators regarding the problems that were evident with the whales just prior to the Dining with Shamu event in which Dawn was killed. SeaWorld representatives were misleading and outspoken in stating that there were no indications of any problems prior to the attack. As a witness to these events, I take offense to SeaWorlds’ statements and take exception to the accounts of that day.

A synopsis of my experience follows:

30 minutes prior to Dawn Brancheaus’ violent death I attended the « Believe » Killer Whale show at Shamu Stadium with some family members. During this performance the whales did not behave as anticipated.

Toward the end of the show, a second whale entered the performance pool during the « splash » segment and the two whales set-off at a high rate of speed, chasing each other aggressively, nearly smashing into the wall at the far end of the pool while staff manually operated the pool’s gates trying to bring the whales under control and separate the offenders. Guests were asked to stay away from the glass walls surrounding the pool due to these aggressive actions. Giving it little thought at the time we awaited patiently for the show to get back underway.

During this unscheduled intermission, a female trainer spoke to the crowd and explained that, like feuding siblings, the whales were misbehaving and the trainers were just going to « ignore » the whales’ behavior until they settle down, laughingly indicating that they were more interested in « splashing » each other instead of the crowd.

After a 10 minute « cool down » period, and with the whales now separated, an attempt was made to resume the « splash » portion of the performance, but to no avail. It was clear that the whales were agitated, uncooperative and focused on things other than performing. As the whale continued its’ disobedience and refused to follow commands the show was cancelled abruptly. Disappointed, we left Shamu Stadium following the failed performance. Regardless of the whales obvious defiance, the next show went on and approximately 30 minutes later Mrs. Brancheaus life was ended violently by SeaWorlds’ star performer Tilikum as we stood a mere 50 feet from the pool located behind the Dining with Shamu building.

dine-with-shamuNot a glance to the orca…

As the days pressed on I became increasingly dismayed over the initial reports that filtered in, first that a trainer had slipped and fell into the water and drowned, which just made no sense given the information we heard from witnesses that day.
Then we were subjected to reports in the media by SeaWorld staff that there was no indication that the Killer Whales were behaving abnormally prior to Mrs. Brancheau’s tragic death. While I knew this may be true of the few minutes immediately preceding the attack, problems with the killer whales’ behavior were evident during the Believe show a mere 30 minutes prior. And, in hindsight, there appeared to be a problem with one of the gates that separate the main performance pool and the series of backstage pools as all other operations appeared automated. Was it possible that the second whale that entered the main pool was not supposed to be in there? Could this have led to the distraction and agitation of the other whale? I felt it was worth reporting.

Upset by the apparent « oversight », I contacted SeaWorld with a brief description of what I had witnessed and asked that the information be forwarded to interested parties. The response that I received from them did not indicate that this information would be passed along, nor did they inquire further of my observations… which I found odd, but not unexpected, from what I now view as a for-profit organization who says they are conducting a full investigation of themselves.

I of course went ahead and notified investigating parties myself. After filing a complaint with OSHA, I spoke with investigator Lara Padgett, who had already met with SeaWorld concerning this tragedy. She was not told of these earlier problems until I spoke with her. She and I were not surprised, having indicated that SeaWorld has not been very forthcoming with information.
I was becoming increasingly leery of SeaWorlds’ motives and it was becoming abundantly clear that they were more interested in protecting themselves through mistruths than shedding light on the tragedy. I couldn’t help but feel that SeaWorld’s utter discontent for human life and the lives of their captive performers was evidenced by continuing to blame Dawn for the attack rather than taking responsibility for their own shortcomings of placing profit above safety.

I was the first to admit that I was unsure what role, if any, the earlier whale behavior may or may not have had leading to this tragedy. I also did not know if or how Tilikum might have been affected by these events. Nor did I know for sure whether the perceived problem with the gate had any relevance. Perhaps two whales got together that weren’t suppose to be together. Perhaps there were social problems in the pod that day. Maybe the whales never did quite « settle down » and were giving the warning sign « just don’t mess with me today ». Maybe it was the underlying profit-driven pressure that « the show must go on ». Or, it could have been nothing of the sort. I did not know. I am not a whale expert nor claim to be proficient in whale behavior; however, I now know that this strange disobedient behavior can precede attacks. This is a fact that SeaWorld is well aware of and they have attempted to deceive the public and investigators by failing to disclose the unusual behaviors exhibited that day.

Although several other witnesses did come forward in news reports immediately after the attack, it appears that I have been the only witness to the earlier aggressive whale behavior who has chosen to report my observations to investigators and follow through with debunking SeaWorlds’ erroneous reports. So it has been an uphill battle. But it has been a battle I intend to keep fighting because I am infuriated with SeaWorlds behavior. In my initial correspondence to SeaWorld, I also provided my ticket number for verification… easy enough for them to conclude that I was legitimate. They however chose to ignore my observations and I’m sure they hoped I would just go away and leave the investigation up to them.

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They were wrong. In their efforts to squelch the truth, any and all information I later posted on their website, blogs and/or SeaWorld Fan FaceBook page were quickly removed. They also successfully had my FaceBook page shutdown for several days while FaceBook investigated my content and postings. Although my FaceBook account was reactivated, I am blocked from any further postings at SeaWorld… no surprise there.

I am also well aware that they (SeaWorld and its’ fans) have been monitoring my FaceBook account from the moment of it’s inception, awaiting any new information in order to make anything I post « fit » their version of events, so I have been careful in posting only the information I feel they need to know or see at this point. It will be interesting to see how their version of their « internal » investigation is portrayed.

As of May15, 2010, aside from OSHA, no other investigative parties have followed through with my reports and observations. Although the Orange County Sheriff’s Office included my written statements in their final investigative report, they never contacted me prior to completion of their investigation to request any additional information, clarification of my observations and/or photos or videos I took that day. This seems to be indicative of the Sheriff’s Office investigation. They chose not to investigate or interview other independent witnesses such as the Connell family from NH, present at the initial attack and videotaped the moments preceding the attack at the Dining with Shamu event.

Instead, the OCSO chose to rely on SeaWorld employee testimony as the basis for the investigation and its’ conclusions. I also sent correspondence detailing my observations to the USDA’s Animal & Plant Health Inspection Service, NOAA, Florida Fish and Wildlife Conservation Commission and House Subcommittee on Insular Affairs and Wildlife.

Kathleen Hampton, Office of Executive Director, Florida Fish and Wildlife Conservation Commission did respond via email on March 2, 2010 and indicated that « FWC was involved with regard to the issue of captive wildlife on the day of incident. However, FWC is no longer involved » and she gave me contact information for the agencies coordinating the ongoing investigations.

Essentially I never heard anything back from the USDA (APHIS), NOAA or any members of Congress. Regardless of the « investigators » lack of interest in my observations, I have spoken with many experts, and non-experts, that feel that these prior behaviors are compelling and more so that SeaWorld has attempted to conceal these facts from public scrutiny and investigators.

I for one intend to keep pressure on SeaWorld, the public and all investigative bodies until SeaWorld’s lies and unscrupulous practices are revealed and changes are brought about. History should have guided them and the warning signs should not have been ignored. Either way the truth needs to be known and actions taken to prevent further tragedies for « trainers » and marine mammals alike. This will only happen if the full truth is told, all the facts reviewed and the captivity and exploitation ceases.

Until recently, I was not associated with any organization or activist group, nor did I have any desire to. But since that tragic day, I have found that there are so many wonderful people that have been actively involved in exposing the exploitation and captivity of marine mammals long before this event occurred. While my observations pale in comparison to those unfortunate enough to hopelessly witness the initial brutal attack, SeaWorld has shown from the very start that they are not interested in the facts, or the truth, and their only true concern is to protect profits. It has been my intention to expose these truths and share my experiences with the public and investigators and I will continue to post updates on my FaceBook profile and share new information as warranted.

By chance, that February day was my first visit to SeaWorld and I have been deeply affected by what I witnessed and the publicity and misinformation that followed. Prior to this date I had never formed an opinion of SeaWorld or the captivity and « display » of Orcas. Previously aware of SeaWorld’s rescue and conservation efforts, I am now saddened and outraged at what appears to be a primarily profit-driven entertainment industry which operates under the guise of an educational institution.
My first visit to SeaWorld was indeed an educational experience; unfortunately it has not been the experience I anticipated and one which I hope no one else will have to experience in the future.

In my rapid education on this issue over the past few months it has become abundantly clear that the exploitation of these magnificent animals must end. Thank you to all who are working toward that goal.

Sincerely,
John Kielty (posted on Facebook)

Read also :
Pony Theory

Stress of captivity


Orque Morgan : 3ième procès

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23 avril 2014 : le verdict

Le Conseil d’Etat a déclaré dans un communiqué publié ce mercredi que le transfert de Morgan vers Loro Parque était correct car il n’y avait pas d’alternative.
«Le retour de cette orque dans l’océan, tel que proposé par les groupes de protection des animaux dans un plan de libération, n’a pas été considéré comme une « solution alternative satisfaisante », car la tribu d’origne de Morgan n’a pas été trouvée (faux) et qu’elle appartient à une population dont la structure sociale est très complexe », a estimé le tribunal néerlandais.

Les défenseurs de Morgan ont beau affirmer, preuves à l’appui, que l’orque n’est pas correctement soigné en Espagne et se voit constamment attaqué par les autres orques, le Conseil d’Etat n’en a cure. Cela ne fait pas partie de ses compétences. Le verdict délivré aujourd’hui ne portait que sur la validité de la licence d’exportation accordée par Bleeker à l’époque. « L’état de santé de Morgan à l’heure actuelle n’était pas l’objet de la procédure judiciaire » a précisé la Cour.

La vérité, cest que les Pays Bas sont à la botte des USA et que libérer Morgan, ce serait mettre SeaWorld en difficulté en ouvrant la voie à une campagne de libération massive dont les Industriels de l’esclavage cétacéen ne veulent pas.

Depuis sa fondation dans les années 60, le delphinarium de Hardewijk a toujours été le comparse privilégié de SeaWorld en Europe. Ensemble, ils ont capturé les premières orques islandaises dont certaines – comme Freya, Tanouk ou Sharkane – ont directement été livrées au Marineland d’Antibes. Ce à quoi nous assisotns ici, c’est à un déni de justice grave, obtenu sous la double pression de la diplomatie et de la recherche du profit. Le gouvernement des Pays-bas se couvre de honte, mais les amis de Morgan ne baisseront pas les bras.

Morgan sera le symbole même de notre juste combat.

http://www.dutchnews.nl/news/archives/2014/04/export_licence_for_morgan_the.php
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/11/16/orque-morgan-3ieme-proces/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/03/28/seaworld-japon-europe-petits-crimes-entre-amis/

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Le 3 décembre 2013, le cas de l’orque Morgan fera l’objet d’une 3ième procédure judiciaire devant un tribunal à la Haye. Lors du deuxième procès, le 12 décembre  dernier,  le verdict des juges de la Cour d’Amsterdam avait jeté la consternation : «La licence d’exportation accordée pour Morgan l’a été à raison, afin de contribuer à l’éducation du public ». Le tribunal ajoutait qu’il n’y avait aucune raison de penser que la santé de la jeune orque soit en danger dans ce parc d’attractions.


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Les photos prises par le Dr Visser ce 17 Novembre 2013 montrent pourtant que Morgan n’a pas cessé de souffrir depuis lors, malgré les « bons soins » de Loro Parque. Ses dents de devant sont usées jusqu’à la gencive. Les autres sont réduites d’un tiers, sans parler d’un dent brisée. La photo ne montre pas une dent de ??la mâchoire droite, usée jusqu’à la pulpe et qui peut très bien avoir été percée à la vrille. Cette opération est pratiquée lorsqu’une dent s’infecte et qu’elle risque d’entraîner une septicémie puis la mort. L’image montre clairement le préjudice extrême que Morgan s’est infligée à elle-même en se heurtant sans cesse contre les parois du bassin. C’est ce qu’on appelle des «dommages de tissu hypertrophique», qui provoquent souvent des démangeaisons et de vives douleurs. En outre, Morgan s’est cogné la tête contre les murs si souvent qu’elle a ouvert la peau et exposé la chair à vif.  Pourtant, le propriétaire de Loro Parque continue à prétendre que Morgan « se porte bien et qu’elle est en parfaite santé». Il affirme également que le Dr Visser manipule les données. A vous de juger…

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Rappel des faits :
Le 23 juin 2010, on découvrit Morgan qui errait seule le long des côtes de la mer des Wadden, au nord-ouest des Pays-Bas. Elle fi retirée de l’eau et emmenée au delphinarium de Harderwijk par l’équipe « SOS Dolfjin »  attachée au parc marin, afin d’y recevoir des soins.
« Morgan était très faible et très amaigrie. Aussi avons-nous pris la décision, en concertation avec le Ministère de l’Environnement, de la capturer puis de l’emmener au Harderwijck Dolfinarium pour lui rendre des forces», avait déclaré à l’époque M. Bert van Plateringen, porte-parole du parc marin hollandais.
Il avait été convenu– comme l’exige les lois européennes – que cette orque resterait dans un bassin du delphinarium jusqu’à ce qu’elle soit en état d’être remise en liberté et de subvenir elle-même à ses besoins.

orque-Morgan-delphinarium-HarderwijkMorgan en Hollande

Rien de plus facile que de la rendre à ses parents. On sait d’où vient Morgan : sa famille fait partie du Pod P. Un plan précis de réhabilitation a donc été proposé, parfaitement fiable et destiné à réussir.
Pourtant, le 29 novembre 2011, avec l’accord du ministre de l’environnement, M. Henk Bleker et celui de la CITES, la jeune orque a été expédiée vers le zoo de  Loro Parque à Tenerife, dans les îles Canaries.
Elle doit y partager désormais la vie confinée et violente de 5 orques à demi-folles, parmi lesquelles le mâle Keto qui tua son dresseur. Ces orques, nés captives aux USA, sont louées par SeaWorld au parc espagnol. De ce fait, si jamais Morgan tombe enceinte malgré son jeune âge – et les employés de Loro Parque s’y emploient -, ses enfants appartiendraient à Sea World et y seraient envoyés. Un tel apport de gènes frais devient une nécessité pour des parcs marins qui jonglent avec la consanguinité. 2 rédisentes de Loro Parque , Koahan a et Skina, sont nées par insémination artificielle de la semence de Tilikum.

Le Dolfinarium de Hardewijk, gravement soupçonné d’avoir conclu des accords illégaux avec SeaWorld, appartient pour sa part au groupe français « la Compagnie des Alpes ». Ce holding possède également le Parc Astérix, Planète Sauvage, Walibi et le Zoo de Bellewaerde en Belgique.

CMJN de base

Quels sont les enjeux de ce nouveau procès ?

– Morgan est arrivée au Loro Parque à la suite d’une évaluation réalisée par les responsables néerlandais de la CITES.
Avons-nous la copie officielle de cet avis ?

En fait, Morgan a été envoyée à Loro Parque sur recommandation du vétérinaire Niels van Elk, du Dolfinarium de Harderwijk. La CITES n’a rien à voir avec cette décision, sauf que c’est elle qui a délivré ce permis malgré de nombreuses protestations. Sur ses formulaires de plainte, la CITES a répondu qu’elle était satisfaite de l’intégrité des deux delphinariums (espagnol et néerlandais).

Loro Parque est un zoo et il existe des règles spécifiques pour les zoos, que Loro Parque doit suivre. La CITES ont apparemment déduit que Loro Parque était un bon zoo et donc un bon endroit pour Morgan. La Fondation Free Morgan essaie d’obtenir des conseils juridiques sur la façon de contester cette situation.

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Niels Van Elcke, nécropsiste

– Savons-nous à qui appartient Morgan?

Il s’agit d’un élément-clé de cette affaire. Au regard des réglementations européennes, Morgan ne peut être vendue, ni échangée ni utilisée à des fins commerciales. Pourtant, dès le 19 Juillet 2011, le journal Orlando Sentinel annonçait déjà : «SeaWorld Parks & Entertainment est tenté d’acquérir un jeune épaulard femelle secouru l’an dernier au large des Pays-Bas ».  L’article soulignait : «SeaWorld ne dit pas s’il versera une compensation – financière ou sous forme d’autres animaux – au delphinarium hollandais en échange de Morgan ». Enfin, le 29 Novembre 2011, le journal titrait carrément : « L’orque sauvée aux Pays Bas fait désormais partie de la collection de l’entreprise SeaWorld « .

En outre, les documents déposés par SeaWorld lors de la vente publique de ses actions (en particulier la correspondance du 27 Février 2013, du 25 Mars 2013, du 4 Avril 2013 et du 8 Avril 2013, en même temps que le Formulaire S-1 amendé 3 fois) établissent que SeaWorld s’estime propriétaire de Morgan.
SeaWorld «loue» donc Morgan à Loro Parque. Loro Parque paye SeaWorld pour avoir le privilège de garder Morgan dans ses bassins et d’y faire exécuter des shows.

morgan-loro-parque-12-05Morgan à Loro Parque

Avant même que la CITES accorde son permis de transfert de l’orque des Pays Bas à l’Espagne, en date du 27 Juillet 2011, le Dolfinarium de Harderwijk et SeaWorld avaient déjà entamé des discussions au sujet de la vente de Morgan. Il s’agit là d’une transaction commerciale illicite, qui remet en cause l’objectivité du delphinarium hollandais et son prétendu souci du bien-être de l’orque. Envisageait-il sérieusement de placer Morgan dans un enclos marin afin de la remettre au large ensuite et de la rendre à son pod ? On peut en douter.

Comment a-t-on pu en arriver là ? Comment SeaWorld a-t-il pu devenir ainsi le propriétaire légal de Morgan ? Comment le Dolfinarium de Hardewijk a-t-il pu demander puis  obtenir un permis CITES du gouvernement néerlandais pour le transfert de l’orque  à Loro Parque, sans révéler que SeaWorld l’avait déjà achetée ?
Ces questions seront au cœur du prochain débat judiciaire.

– Savons-nous si Morgan est vraiment sourde comme on le prétend ? Où sont les preuves de ce handicap ?

Un rapport en ce sens a en effet été établi par Loro Parque mais il n’est guère convaincant.
Selon le Dr Ingrid Visser (Orca Research Trust/Free Morgan Foudation), l’examen de Loro Parque a observé Morgan assez longtemps que pour se rendre compte qu’elle ne semble pas sourde. Des images volées nous montrent que les dresseurs  utilisent uniquement le sifflet avec elle quand il n’y a pas de public autour.  Peut-être est-elle malentendante. Il existe au moins un exemple d’un dauphin complètement sourd et muet, qui fut capturé heureux et en bonne santé.

Si Morgan est seulement malentendante, cela veut dire alors qu’elle peut parfaitement survivre en milieu naturel plutôt que de rester prisonnière de Loro Parque. En outre, il est tout à fait possible que son problème auditif soit la conséquence de médicaments qu’on lui a donné avant son transfert – à dessein ?  Les dossiers médicaux de Morgan et son bilan de santé ne sont pas accessibles. Mais si la Free Morgan Foundation obtient une inspection médicale, nous pourrons connaître la nature précise des drogues administrées.

morgan-orque-ataque-loro-parqueMorgan agressée à Loro Parque

Le Dr Naomi Rose (HSUS) a déclaré à ce propos : «La personne qui a fait le test, le Dr Dorian Houser, est un acousticien réputé. Mais il s’est appuyé uniquement sur les réactions du cerveau, sans tenir compte du comportement de l’animal.  Cela ne signifie pas que Morgan soit sourde, cela indique simplement qu’elle a perdu une partie de son audition. Cependant, je ne pense pas que cela importe. Sa vision est excellente. Si on la rendait à sa famille, elle serait prise en charge par celle-ci. C’est comme cela que cela fonctionne chez les orques. Je crois même qu’il y a bien plus de cétacés libres affectés de troubles auditifs que nous ne le pensons et qu’ils s’en sortent parfaitement.

Les gens disent souvent : « Une baleine sourde est une baleine morte » mais je ne pense pas que ce soit vrai. Tout d’abord, un déficit auditif n’est pas nécessairement profond. Deuxièmement, j’admets que dans certains cas, cela peut causer de gros problèmes (une baleine sourde est davantage exposée aux collisions avec les bateaux, par exemple), mais que dans d’autres cas, cela ne fait aucune différence, et surtout pas dans un contexte aussi social que le monde des orques ou des dauphins libres ».

orque-handicapee-prise-en-charge-par-son-podJeune orque sans aileron ni nageoire droite
prise en charge par sa famille

– Ne faudrait-il pas se soucier également des 5 autres orques de Loro Parque, dont l’état de santé paraît meilleur ?

Naomi Rose : « Les autres prisonniers ne sont pas oubliés. Mais comme ils sont nés captifs, ils ne sont pas les meilleurs candidats pour la réhabilitation.  Aujourd’hui, nous avons 8 orques capturées en Russie, qui mériteraient de bénéficier de ce type de projet.

Nous nous concentrons sur les 5 orques de Loro Parque à partir des États-Unis. Ce sont des cétacés américains et ils doivent être ramenés aux Etats-Unis. Il faut les mettre à l’abri de l’incompétence  des soigneurs de Loro Parque. Nous travaillons sur cet enjeu, sans grand succès actuellement. Mais nous sommes en contact avec les autorités américaines à ce propos.

Le cas de Morgan est différent : il s’agit là d’une orque européenne et c’est à l’Europe d’en répondre ».

Informations Daniel Turner
ENCAP/BORN FREE

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