Free our last 6 dolphins in Belgium.

Russie / Russia

« Dolphin Boy » : le film et les acteurs

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Une catastrophe ? Ou bien plutôt un coup monté par une compagnie américaine (Disney) à la requête d’une autre (SeaWorld) ? On sait que Sea World vient d’être esquinté par «Blackfish». Il était donc temps de prendre sa revanche et de lâcher un nouveau blockbuster après «Winter le dauphin».
Ce sera « Dolphin Boy, a true story about the healing power of nature » !

Delfinoterapiya-Ukraine
Dauphins « guérisseurs » en Ukraine

Rien de tel qu’un film à grand spectacle pour modeler les esprits et, dans le cas présent, pour les convaincre des vertus de la delphinothérapie ! La plupart des delphinariums, depuis la Russie jusqu’au Japon en passant par Bruges et les USA, pratiquent intensivement cette forme de thérapie dont la science nous dit et nous répète qu’elle est inutile dans les cas sérieux, dangereuse et infondée.

En revanche, elle permet aux delphinariums de justifier moralement la détention de dauphins clowns par les supposés bénéfices qu’ils offrent aux enfants handicapés. Avec cet argument, tout le monde craque et sanglote. Pas de contestation possible. Quoi ? Vous préféreriez le bonheur de simples animaux à celui de malheureux bambins ? Mais vous êtes un monstre !

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De telles séances, qui coûtent parfois des fortunes, épuisent les dauphins captifs, contraints d’être palpés plusieurs fois par jour par des hordes de mioches, mais aussi d’adultes durant d’autres sessions dûment tarifées (trainer for a day, snorkeling, toutche-touche)

Au Mexique, ils croupissent dans des eaux d’égout. Certains d’entre eux ont été capturés très loin, aux Iles Salomon et d’autres au large de Cuba. Au Japon, les détenus sont encore éclaboussés du sang de leurs parents quand on les jette dans ces piscines minuscules où des gens viendront patauger. En Russie, entre deux tournées de cirque ambulant ou un rappel sous les drapeaux de la Marine militaire, les dauphins sont priés eux aussi de guérir, et de force !

dolphin-therapy-chinaEn Chine, avec des dauphins de Taiji

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En Russie, avec des dauphins de la Mer Noire

Même au Dolphin Reef d’Eilat, que certains présentent comme le meilleur delphinarium du monde, les captifs sont soumis à des horaires précis et à des prestations régulières, quoiqu’en dise la publicité.
Certes, les conditions de vie en enclos marin – qui autorisait des sorties autrefois – sont infiniment meilleures que dans un bassin d’eau chloré sous dôme comme à Bruges.

Parmi les 8 dauphins qui bénéficient de cet environnement, 2 ont été capturés en Mer Noire.  Les autres sont nés sur place mais tous appartiennent à l’espèce Turiosps ponticus, endémique à la Mer Noire, supposément protégée par la CITES depuis 2002 et non-réhabilitable en Mer Rouge, au risque de « métissage ». C’est d’ailleurs ce qui a mis fin à leurs escapades au large et entraîné, faute de place, la réhabilitation de Pashosh et  Shandy dans les eaux de leurs ancêtres. Enfin, de manière assez paradoxale dans un contexte aussi marin, 10  dauphins sont morts dans cet établissement à des âges fort précoces.

eilat-snorhelingSnorkeling avec les dauphins d’Eilat,
caricature d’une vraie rencontre

Mais qu’importe : un gentil dauphin qui sauve un gentil malade mental, c’est le succès garanti ! On sanglotera de bonheur dans les salles et on se pressera en foule pour des guérisons miraculeuses au 4 coins du globe.

L’Industrie de la Captivité sera massivement confortée dans sa légitimité, au moment même où le Tsar Poutine, sous l’œil de tous les médias, s’apprête à sacrer ce marché d’avenir : deux  orques fraîchement capturées  et un dauphin captif porteur de la flamme seront présents aux Jeux Olympiques de Sotchi.

belugas-en-attente-de-vente-russieLes bélugas russes sont également très appréciés

Il faudrait 10 000 Blackfish pour compenser la puissance de feu de cette multinationale en pleine expansion.  Et même … La logique de croissance économique infinie et de capitalisme sauvage qui anime le marché du dauphin captif écrase tout devant elle comme un bulldozer. Elle fait brâmer d’extase les médias, étouffe la voix des critiques et ne cessera de s’enrichir jusqu’au jour où  toutes les mers auront été vidées de leurs derniers cétacés libres.

dolphin-therapy-seawater-pool-marmarisMarmaris, Turquie

Alyaexpress News :
«Walt Disney a acheté les droits d’auteur pour le documentaire «Dolphin Boy», avec l’intention d’en faire un long métrage. Le film raconte l’histoire de Morad, un adolescent arabe israélien qui a perdu sa capacité à communiquer après avoir été attaqué par ses camarades de classe, où il réapprend à communiquer avec l’aide des dauphins à Eilat. Dolphin Boy « sera pour Disney, une première acquisition du géant de l’animation en Israël. Les Studios de Walt Disney ont l’intention de transformer l’histoire en un long métrage pour enfants qui montrera que les israéliens ne font aucune différence entre les peuples et aident tous les citoyens israéliens.
Le documentaire qui a été primé et réalisé par Dani Menkin, Yonatan Nir et Judith Manassen Ramon, qui ont travaillé pendant quatre ans, après avoir entendu l’histoire de Morad.
Le jeune garçon de 16 ans de la ville arabe de Qalansawe dans le centre d’Israël, avaient cessé de parler après avoir été attaqué par ses camarades. Compte tenu de son absence de progrès, les médecins ont placé Morad dans un établissement psychiatrique.
  Au lieu de cela, son père a vendu sa ferme de cheval et se dirigea vers Eilat avec Morad, après avoir entendu que des médecins avaient la possibilité de donner une thérapie par les dauphins.  Morad a fini par rester au Dolphin Reef d’Eilat pendant quatre ans, afin d’apprendre à communiquer d’abord avec les dauphins et retrouver ensuite sa capacité à communiquer avec les gens.
Les négociations sur les droits d’acquisition à « Dolphin Boy » ont duré plus d’un an, et des contrats ont été signés cette semaine, selon Hadas Schapira, qui s’occupe des relations publiques pour le film. Le scénario adapté pour « Dolphin Boy » sera écrit par Justin Zackham, en collaboration avec Menkin, Nir et Hansen Ramon. Nir et Menkin, qui ont co-écrit et réalisé le documentaire, ont dit qu’ils étaient «heureux et excité de faire partie du grand succès du cinéma israélien et de la télévision dans le domaine international ».

On notera le fait amusant que l’image promotionnelle nous montre un éphèbe nageant avec des dauphins tachetés, une espèce absente au Dolfin Reef d’Eilat. Et que le slogan « Dolphin Boy, a true story about the healing power of nature » assimile les dauphins à la « Nature » alors qu’il s’agit d’êtres de « culture ».

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A lire d’urgence

La delphinothérapie met votre enfant en danger

WDC : The case against dolphin assisted therapy

DAT explained by Lori marino

Dolphin-Assisted Therapy: More Flawed Data and More Flawed Conclusions
Authors: Marino, Lori; Lilienfeld, Scott O.

eilat-therapy2Dolphin Reef Eilat
Children are enrolled for 1year programme

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Morad – a teenager from an Arab village in the north of Israel disconnects himself from humans following a violent attack that he experienced. As a last resort before hospitalization in a Mental Institution, he is taken by his devoted father to be treated with Dolphins in Eilat. Morad starts speaking again after months of silence, but he erases his past and refuses to go home to his awaiting mother. This documentary about the devastating havoc that human violence can wreak upon the human soul, and about the healing powers of nature and of love, was filmed over the course of the past four years.

dolphins_podLaissez-les tranquilles !

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Des orques capturées pour les Jeux Olympiques de Sotchi ?

sochi-mascot-dolphinSotchi, vitrine et laboratoire de la Russie de Poutine

orque-russe-narniaNarnia

5/2/2014
Aucune orque ne sera exhibée aux Jeux olympiques de Sotchi. En outre, aucun dauphin ne portera le flambeau olympique, comme cela avait été proposé précédemment par la région.
Ces deux informations ont été confirmées par le président du Comité olympique de Sotchi. Il existait bel et bien un plan pour envoyer des orques à Sotchi (mais pas nécessairement pour les Jeux olympiques) au début du mois de décembre, mais celui-ci a été postposé.
Le Delphinarium de Sotchi est directement impliqué dans la capture de 7 orques en Mer d’Okhotsk en 2013, dont il entendait bien prendre livraison.
Pour l’instant, au moins 2 orques, y compris Narnia, restent dans de petits enclos à Moscou tandis que d’autres ont été expédiées en Chine. Aucune d’entre elles ne se produit pour le moment en spectacle ni en Russie, ni en Chine et l’on suppose que les dresseurs sont en train de « former » ces orques capturées l’an dernier en pleine mer.
La photo montre Narnia en captivité à Nakhodka, près de Vladivostok, avant d’être déplacée à Moscou en Décembre.

https://www.facebook.com/erich.hoyt

Notons aussi que 2 dauphins du delphnarium de Sotchi proviennent de la baie de Taiji, via la Crimée. 

orques-russes-delphinarium-gonflableLe « bassin provisoire » des orques à Moscou

Novembre 2013

«Nous venons d’apprendre que 2 des orques actuellement détenues près de Vladivostok seront bientôt envoyées par avion à travers la Russie jusqu’au delphinarium de Sotchi. Cette ville est extrêmement active, ces jours-ci, du fait de la préparation des Jeux Olympiques d’hiver du 7 au 23 février, 2014″.
Les orques arriveeront le 30 novembre à 8 heures du matin.

sotchi-orque

Les ravisseurs de cétacés ont l’intention de s’enrichir pendant ces Jeux en exhibant des orques. Ce seront d’ailleurs les premiers épaulards jamais montrés au public russe, mais sûrement pas les derniers.
Un triste jour pour la Russie, une triste image pour les Jeux olympiques et une  situation encore plus triste pour ces deux orques qui vont devoir traverser pas moins de 7 fuseaux horaires durant leur vol de 7.427 km, avant de passer ce qu’il leur reste de leur pauvre vie en captivité.
Infos Erich Hoyt 


Le Sotchi Aquarium a récemment fait capturer une orque  pour son futur «Primorsky Aquarium» à Russky Island, Vladivostok

Rappelons qu’à défaut d’orques – pas encore assez bien dressées – ce sera un dauphin du Sea Star Dolphinarium de Sotchi, au bord de la Mer Noire, qui prendra le relais de la flamme olympique 3 jours avant la cérémonie d’ouverture, le 4 février prochain.
Lyudmila Chernova, une responsable de la région de Krasnodar a expliqué qu’un dresseur tiendra la nageoire du dauphin d’une main tandis qu’il brandira la torche de l’autre. L’homme et la « bête » feront ensemble le tour de la petite piscine, consacrant à la fois l’esprit olympique et le ferme attachement de la Russie à l’Industrie dela Captivité.

Le cétacé sera choisi parmi les dauphins du Sea Star, un delphinarium ouvert en 2005 et qui enferme Mona, Lada et Basya, ainsique 2 belugas.  Ces 3 dauphins  ont été capturés en Mer Noire pour les besoins du « parc marin ». Ils étaient encore 4 , il y a peu, mais Cleopatra et/ou Omega semble avoir disparue, morte ou bien déplacée.

La Russie s’ilustre en effet par le traitement sommaire qu’elle impose à ses dauphins captifs, souvent mal traités ou expédiés dans de vastes tournées de « cirques aquatiques».  L’un d’eux, Stepan, est actuellement en route vers le Pakistan.
Aucune reproduction en bassin n’est jamais tentée, les dauphins étant librement disponibles en Mer Noire et les bélugas en Mer Blanche. Les orques, quant  à elles, proviennent de l’extrême Est de la Russie,  dans la région du Kamchatka.

sochi1Dauphin et béluga capturés au delpinarium de Sochi

La mascotte choisie pour ces jeux olympiques d’hiver est d’ailleurs un dauphin rigolo monté sur skis. Le symbole même des delphinariums, qui anthropomorphise les cétacés captifs.
Au-delà de la répression féroce dont sont victimes les homosexuels et les militants écologistes, pour ne citer que les plus connus, il serait temps que le monde condamne également le choix de Poutine de s’enrichir en capturant, vendant, louant ou exhibant des dauphins, orques et bélugas capturés dans les eaux russes.

Tout athlète digne de ce nom se doit dès lors de refuser de participer à ces jeux olympiques où presteront sans doute nos 2 orques et un dauphin esclave, comme d’autres auraient du boycotter les Jeux Olympiques de Berlin en 1936.

1389.8 Holocaust E

Lire aussi :

Sochi Olympic games (Digital Journal)

Russian Orcas

Narnia et les orques russes

Nouvelles captures d’orques russes

Les cétacés de Moscou

Dauphins et béluga captif au Pakistan

RUSSIA-DOLPHINS-MEDICINEBeluga capturé au Delphinarium de Sotchi

narnia
Narnia

carte-dauphins-captifs

Aujourd’hui, quoiqu’en disent les delphinariums européens, la capture, c’est la norme. 
Bien plus de pays la pratiquent que ceux qui prétendent élever des cétacés domestiques en vase clos.
Mais tous travaillent pour le même but : l’argent.


Béluga, otarie et dauphin rose au Pakistan

Béluga, otarie et dauphin rose au Pakistan

 

boris-barbus

 

 


Orques captives : les chiffres et les faits

kshamenk-in-tiny-tankKshamenk en Argentine

En 2011, 42 orques étaient détenues en bassins dans le monde.
Elles sont 58 aujourd’hui, grâce à nos amis russes.

137 orques au moins ont été capturées pour le marché de la captivité depuis 1961, en ce compris Pascuala et Morgan.
124 des ces orques (soit 91% des individus) sont mortes aujourd’hui.

La durée de vie moyenne de ces 124 individus capturés est en moyenne de 4 ans, en allant de 1 ans à 28. En liberté, les mâles vivent en moyenne 30 ans, mais peuvent atteindre de 50 à 60, tandis que la moyenne d’âge de 46 ans prévaut chez les femelles qui peuvent atteindre les 80 et les 90 ans, voire plus.

J2GrannyWithJ1Ruffles 5Granny (102 ans) et Ruffles (63 ans)

Le temps de vie moyen des 32 orques nées en captivité, compte non tenu des fausses couches, est de 4 ans et demi.
Au total, 156 orques sont mortes en captivité. Ce chiffre comprend 28 enfants malformés ou morts-nés.

SeaWorld détient aujourd’hui 19 orques, dispersées dans ses 3 parcs aux Etats-Unis. Il possède également les orques de Loro Parque en Espagne, dont Morgan.

44 orques sont mortes à SeaWorld.


Kiska seule au Canada

Les établissements qui possèdent des orques vivantes :
Kamogawa Sea World, Japon
Port of Nagoya Aquarium, Japon
Seaside Dolphinarium, Nakhokda, Russie (2)
Loro Parque Tenerife, Espagne (9)
Marineland Antibes, France (6 ?)
Marineland Ontario Canada (1)
Miami Seaquarium Floride (1)
Mundo Marino, Buenos Aires (1)
SeaWorld California
SeaWorld Florida
SeaWorld Texas

Depuis 1964, lorsqu’une orque vivante (Orcinus orca) fut exhibée pour la seconde fois en public (Moby Doll survécut 87 jours), l’image de cette icône marine en noir et blanc se trouva réhabilitée presque à l’égal d’un panda des mers.
D’abord mitraillée par les pêcheurs comme un dangereux ravageur de poissons, bombardée par l’aviation, l’orque est devenue aujourd’hui la vedette de grands spectacles à thèmes dans quelques parcs marins.

antibes-marineland-2012-orque1Antibes

Mais ces deux images sont unidimensionnelles.
Elles rendent un bien mauvais mauvais service à une espèce qui pourrait être la seconde après les êtres humains en matière de diversité comportementale, linguistique et écologique. Les orques sont intelligentes, toute leur vie tourne autour de leur famille.   Elles jouissent d’une longue durée de vie et sont conscientes d’elles-mêmes. Leurs sociétés sont complexes et disposent de traditions culturelles.
Mais c’est aussi le plus grand animal, et de loin, le plus énorme prédateur qui ait jamais été détenu en captivité.

orca-capture-1968

Des données probantes confortent l’évidence que les orques sont mal servies par ces exhibitions publiques. Le principal bénéfice d’un tel enfermement, qui fut de démontrer que ces géants n’étaient pas des tueurs sans cervelle, est aujourd’hui incontesté. Mais il ne s’appuie plus sur des shows dans un stade, mais sur l’observation en mer.

Ce n’est pas une opinion que de dire que les orques s’adaptent mal à la captivité. C’est un fait.

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« Voilà plus de 45 ans que l’on distrait le public avec des spectacles d’orques. Dans le même temps, en les étudiant dans leur milieu naturel, nous en avons assez appris sur eux que pour nous rendre compte que les orques n’appartiennent pas à la captivité ».

Naomi Rose

orque-russe-narniaNarnia et les nouvelles captures en Russie


Une orque centenaire pulvérise les mythes de la captivité

Killer Controversy
Why orcas should no longer be kept in captivity
http://www.hsi.org/assets/pdfs/orca_white_paper.pdf

Orques captives : les noms, les lieux et les statisitiques
http://www.orcahome.de/orcastat.htm

Orques captives : les victimes
http://www.orcahome.de/orcadead.htm

BLACKFISH BRUXELLES 30 OCTOBRE 2013 (FR)
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/12/blackfish-en-europe/

Tilikum et Samantha Berg (FR)
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/10/10/voices-of-the-orcas-la-face-obscure-de-seaworld/

Intelligence et captivité (FR)
http://www.dauphinlibre.be/orque-intelligence-cultures-seaworld.htm

La vie des orques en captivité (FR)
http://www.dauphinlibre.be/orques-en-spectacle-sept-bonnes-raisons-de-boycotter.htm

Morgan-being-bitten-by-another-orcaMorgane mordue par une autre orque

Since 1964, when a killer whale or orca (Orcinus orca) was first put on public display1, the image of this black-and-white marine icon has been rehabilitated from fearsome killer to cuddly sea panda. Once shot at by fishermen as a dangerous pest, the orca is now the star performer in theme park shows. But both these images are one-dimensional, a disservice to a species that may be second only to human beings when it comes to behavioral, linguistic, and ecological diversity and complexity. Orcas are intelligent and family-oriented. They are long-lived and self-aware. They are socially complex, with cultural traditions. They are the largest animal, and by far the largest predator, held in captivity.

Moby Doll

Evidence supports the position that orcas are ill-served by public exhibition. The early benefit of demonstrating to society that they are not mindless killers is uncontested2, but is no longer served by continued display. It is not a matter of opinion that orcas do not adjust to captivity; it is a matter of fact. After more than 45 years of exhibiting orcas for human amusement, while at the same time studying them in the wild, we have learned enough about them in both settings to realize that orcas do not belong in captivity.

Killer Controversy
Why orcas should no longer be kept in captivity
http://www.hsi.org/assets/pdfs/orca_white_paper.pdf

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Le Georgia Aquarium et ses bélugas russes

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D’après un article du Seattle.Pi

Le Georgia Aquarium tente de battre SeaWorld à son propre jeu.
Il maîtrise désormais l’art de transformer les cétacés en clowns de cirque, tout en prétendant éduquer et sensibiliser les visiteurs dont il vide les poches. Ses installations «éducatives» ne cessent de vous proposer sans cesse de nouvelles attractions, de nouvelles sensations. Nagez avec d’énormes mais inoffensifs requins-baleines ! (225 $). Rencontrez nos bélugas en les nourrissant ou en les serrant dans vos bras ! (60 $ – 180 $). On appâte les enfants non plus par la magie de découvertes passionnantes mais par les contes de fées.

L’Aquarium de Géorgie va-t-il réellement obtenir un permis d’importer des bélugas sauvages venus de Russie, rien pour cela ?

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VIDEO

Voilà déjà un an que l’Aquarium a demandé l’autorisation d’importer des bélugas capturés sur commande par les russes.
Le permis ne lui a toujours pas été accordé. Dans l’intervalle, bien qu’il chante la vie heureuse des cétacés captifs et surtout la chance qu’ils ont d’être à l’abri plutôt que d’être livrés aux menaces de la mer cruelle, l’aquarium a manqué sa première tentative de reproduction de béluga en bassin au mois de mai 2012.

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Sans doute le retard dans l’octroi du permis est-il lié au fait qu’après avoir reçu près 8000 observations de la part du public à ce propos, le National Marine Fisheries Service doit maintenant les étudier une par une.

Dans la vidéo qui suit, Bill Hurley, le directeur zoologique du Georgia Aquarium, semble parler à une chaise invisible tout en maniant la langue de bois. Il nous raconte à quel point la mort de ce pauvre nouveau-né fut néanmoins utile, mais causée par personne, bien entendu !

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VIDEO

Sur son site officiel, l’aquarium déclare que les bélugas et les dauphins sont «d’importants ambassadeurs de leur espèce. Ils éduquent les enfants à la connaissance des mammifères marins et engagent des millions de personnes à s’investir dans leur  défense. Une étude du Dr Lori Marino nous dit tout le contraire. Comme ces images…

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Harlem Shake

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Happy Holydays !

Le Georgia Aquarium est fier de prendre des mesures audacieuses afin de fournir les meilleurs soins possibles aux bélugas captifs et pour mieux aider dès lors, sur base de recherches en « laboratoire », leurs homologues sauvages.

« Nous reconnaissons l’immense apport de connaissances et d’éducation que l’étude de ces animaux peut nous amener. Notre seul but est de sensibiliser le public à la conservation et à la protection de l’espèce ». Voici un aperçu du genre d’éducation que l’aquarium fournissait au public en 2011, avec l’aimable complicité des médias.

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VIDEO

« Le nouveau programme interactif Beluga & Friends est une occasion encore jamais offerte de rencontrer en exclusivité nos bélugas bien-aimés à l’Aquarium de Géorgie ! Ce programme éducatif enthousiasmant permet aux clients d’enfiler des combinaisons étanches et de patauger dans l’eau pour interagir avec les animaux aux côtés des soigneurs qualifiés de l’Aquarium ».

Les clients pourront également avoir la chance de rencontrer d’autres animaux dans la Galerie des Eaux Glacées du Pacifique. Nos groupes ne comprennent que huit personnes par session. Vous vivrez là  une expérience intime, que vous et votre famille ne pourrez jamais oublier « .

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La vérité ?
C’est que la plupart des cétacés captifs américains sont devenus trop vieux pour se reproduire et que leur taux de survie des bébés est naturellement  faible.
Les parcs marins ont donc désespérément besoin de nouveaux individus et de nouveaux gènes pour maintenir à flot leurs réserves de captifs. Mais cette fois, les Américains hésitent à laisser les parcs d’attractions détruire les populations sauvages naturelles de baleines et de dauphins.

La solution trouvée pour les parcs d’attractions, confronté à la consanguinité croissante de ses « ambassadeurs », consistait à s’associer aux Russes pour capturer des bélugas et les garder un moment sur place. Ensuite, ils demanderaient de les importer aux USA, puisqu’il s’agit désormais d’un échange de zoo à zoo. Le  gouvernement américain approuvera-t-il ce plan ? Cela reste à voir.

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Les bélugas attendent qu’on décide leur sort

Si le permis est accordé, les 18 bélugas russes  seront répartis comme suit, en tout déni de leurs liens affectifs.
Trois d’entre iront au Georgia Aquarium.  Le Shedd Aquarium recevra quatre cétacés, SeaWorld San Antonio, six, SeaWorld Orlando, deux, et SeaWorld San Diego, trois. Tous resteront la propriété du Georgia Aquarium, de sorte que les transferts seront effectués en vertu des accords de prêt pour reproduction (breeding loan).
Le Mystic Aquarium ne recevra rien dans l’immédiat, mais certains animaux pourraient être amenés dans ses bassins dans le futur.

Quant  à la propagande que cet article évoque, tous les delphinariums d’Europe nous chantent la même chanson et nous récitent les mêmes sornettes.

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For more information, contact Georgia Aquarium Public Relations:
Meghann Gibbons Director 404.581.4109 mgibbons@georgiaaquarium.org
Jessica Fontana Specialist 404.581.4391 jfontana@georgiaaquarium.org

En savoir plus :
Les bélugas du Georgia Aquarium
Les bélugas du Mystic Aquarium
Etude du Dr Lori Marino sur l’utilité pédagogique des delphinariums
Les bélugas en captivité


Bientôt de nouvelles captures pour les delphinariums européens ?

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La mortalité néonatale est le problème majeur.
Les auteurs du rapport EU Dolphinaria Report 2010 ont tenté, à plusieurs reprises, d’obtenir des informations sur la reproduction du grand dauphin en captivité, auprès du Programme sur les espèces menacées de l’European Association of Zoos and Aquaria (EAZA), qui s’emploie à coordonner l’élevage de nombreuses espèces détenues dans les zoos de l’UE.

Ces tentatives ont échoué, mais le rapport annuel de l’EAZA, en 2004, indique que « la mortalité néonatale est un problème majeur, qui ne permet pas, jusqu’à présent, de maintenir les effectifs de la population ex situ totale de grands dauphins à des niveaux stables sans apports extérieurs. Malgré des investigations pathologiques poussées, le problème n’a pas pu être résolu ». (Van Lint et al., 2006).

Une révision de 1998 de l’European Bottlenose Dolphin Studbook [Registre européen d’élevage du grand dauphin] a révélé un autre problème d’importance : « Le nombre de dauphins fondateurs, en particulier de mâles, pourrait constituer un facteur critique à la croissance de la population européenne dans le futur » (Hartmann, 2000).

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Le fils de Roxanne est mort à 3 jours

Face aux échecs de reproduction en captivité et à la mort prématurée de leurs cétacés, de nombreux delphinariums à travers le monde se tournent encore et toujours vers l’acquisition d’animaux issus de populations sauvages.
Le cas de SeaWorld et du Georgia Aquarium, qui ont commandé des bélugas sauvages et des dauphins japonais, en est un exemple.
La plupart des pays hors UE ou USA ne se gênent pas pour faire de même et ne se donnent même pas la peine de prétendre à des programmes de reproduction ou à quelque visée scientifque ou pédagogique que ce soit.

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Bélugas russes attendant leur départ aux USA

Si le nombre de delphinariums en Union européenne reste stable ou augmente, les importations de nouveaux dauphins prélevés à l’état sauvage pourraient s’avérer nécessaires, en dépit de l’interdiction sur l’importation de cétacés dans l’UE à des fins principalement commerciales, imposée par le règlement (CE) n° 338/97 du Conseil relatif à la protection des espèces de faune et de flore sauvages par le contrôle de leur commerce.

Beachie, l’étalon du Boudewijn Seapark, a cependant été « sauvé » d’un échouage, avant de partir à SeaWorld, de passer par Hardewijck et d’aboutir à Bruges. Une façon comme une autre de contourner la loi, comme le blanchiment d’argent sale…
Rappelons en outre que JAMAIS, un couple de dauphins nés captifs n’est parvenu à faire naître un enfant au Boudewijn Seapark.  Tex -né libre, mort à Antibes – est le père de tous les nés captifs actuellement en vie dans cet établissement.

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Réintroduction dans la nature ?
La directive Zoo de l’UE a été adoptée pour répondre à l’obligation de la Communauté européenne d’adopter des mesures pour la conservation ex situ, conformément à l’article 9 de la Convention pour la diversité biologique.

L’article 9 exige des Parties qu’ils adoptent des mesures pour « la reconstitution et la régénération des espèces menacées et la réintroduction de ces espèces dans leur habitat naturel dans de bonnes conditions ».

A l’exception des cétacés qui se sont échoués sur le littoral européen et qui ont suivi une réhabilitation à court-terme en captivité, avant d’être remis en liberté, il n’y a plus eu d’incidences de cétacés détenus dans des delphinariums en UE et qui aient été réintroduits dans leur milieu naturel, depuis le début des années 1990.

En 1991, trois grands dauphins captifs dans un delphinarium du Royaume-Uni (RU) ont été relâchés dans les eaux des îles Turcs-et-Caïcos. Néanmoins, la réintroduction des dauphins n’est survenue qu’après la fermeture du delphinarium en question, suite à une campagne menée avec succès contre la captivité des dauphins et pour l’ajout de nouvelles exigences sur la détention des cétacés à l’UK Zoo Licensing Act (Born Free Foundation 2010 et Simmonds, 2011).

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Rocky, Silver et Missie : libérés !

A notre connaissance, aucun delphinarium en UE n’a été impliqué dans la réintroduction de dauphins captifs en milieu naturel à des fins de conservation.
Des tentatives ont été faites dans d’autres parties du monde pour maintenir en captivité et élever des espèces de cétacés menacées d’extinction, comme le Baiji ou dauphin de Yangtze, mais ces animaux, comme les autres cétacés, ont montré de faibles taux de survie en captivité (Dudgeon, 2005).  De plus, la reproduction de dauphins appartenant à différentes populations, au sein des delphinariums en UE, a donné naissance à des animaux qui n’ont pas de valeur dans la nature, en termes de conservation, dus aux problèmes de brassage génétique. (Rose et al., 2009).

Références :
«EU Dolphinaria Report 2010 » sur la Dolphin Connection
Dossier sur Dauphins libres


Les cétacés de Moscou

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Capture de l’une de la douzaine d’orques prises entre 2013 et 2014

Septembre 2014

Narnia et son compagnon mâle sont stockés près du delphinarium géant de Moscou, toujours en construction à Moscou. Les deux orques ne pourront y être exhibées que l’an prochain.
Pour rappel : « En 2013, trois orques ont été capturés, sans doute pour le marché chinois. Il s’agissait d’un jeune mâle, d’une femelle juvénile et d’une femelle mature. Il s’agirait d’orques «transient», qui se nourrissent de mammifères marins. La plupart des orques de cette zone géographique le sont.  Aucune information ne permet en revanche d’estimer la taille initiale du pod ou la famille dont ils ont été enlevés de force. Les trois cétacés ont été transportés par camions sur plus de 1000 km au sud, vers l’enclos près de Nakhodka dans la région de Vladivostok. Quand Narnia a rencontré ses nouveaux compagnons de cellule, les trois captifs auraient été en si mauvais état après le transport qu’ils refusaient de manger. Les dresseurs ne pouvaient pas les forcer. C’est finalement Narnia elle-même qui a tenté de leur venir en aide. Elle a apporté du poisson aux trois détenus et le leur mis dans la bouche ».

http://www.themoscowtimes.com/news/article/moscow-s-vdnkh-to-get-aquarium-with-killer-whales/506792.html

 

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En 2011, le milliardaire russe Nisanov God Semenovich a déclaré dans une inteview au magazine « Forbes » son intention de construire un nouveau  delphinarium à Moscou, plus grand que celui de n’importe quel pays d’Europe. 
Il a également ajouté qu’une orque et quelques bélugas avaient déjà été capturés en Russie extrême-orientale et qu’il avait passé commande au Japon de 17 dauphins fraîchement capturés. Une pétition a été lancée contre ce nouveau projet commercial, qui non seulement imposera de grandes souffrances aux cétacés captifs mais donnera un sacré coup de fouet aux massacres de Taiji, s’il en était besoin !

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Faut-il ajouter que M. Semenovich fait partie de la mafia dorée  prospèrant aujourd’hui à l’ombre de Poutine ?
Pour cet homme d’affaire aussi véreux que discret, impliqué tout à la fois dans le pétrole, le diamant, les fournitures militaires, la construction d’hôtels de luxe et de grands magasins, les dauphins ne sont qu’une nouvelle façon de s’enrichir plus encore.

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La capitale de la Russie possède pourtant déjà un delphinarium construit en 2011 en annexe du Zoo.
«Chaque année, clame son site web, notre équipe grandit et nos acteurs – entendez : les mammifères marins – améliorent leurs compétences. Nos merveilleux spectacles ne sont pas seulement  effectués par des dauphins de la Mer Noire mais aussi par des bélugas, des otaries, des morses et des phoques à fourrure. Chacun d’entre eux exécute des tours incroyables pendant les shows !».

Et peu importe si l’IUCN et la CITES considèrent les dauphins de la Mer Noire comme une espèce en danger interdite au commerce ?
M. Poutine n’a que faire de ces mises en garde.
Mais il y a mieux encore.

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Le même Zoo de Moscou part à la rencontre de ses spectateurs ! 
Il dispose en effet d’un delphinarium mobile, sans doute le dernier du genre en Occident. Sous la tente aux allures d’igloo de ce cirque aquatique, au sens propre du terme, 3 dauphins et 4 bélougas se livrent à d’amusantes pitreries dans toute la Sainte Russie. Si cette attraction tourne depuis 2009 au moins, en revanche, les clowns à nageoires qu’il exhibe semblent subir un turn-over important.
Les voyages en camion ne conviennent pas vraiment aux cétacés…

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Liste Cetacean Cousins septembre 2012 : 3 dauphins et 4 bélougas (sexe non précisé).
Liste Ceta Base : 5 dauphins, dont un né-captif en 2011. 4 bélugas, dont 2 femelles.

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Rappelons enfin que sur la totalité du territoire russe, s’élèvent pas moins de 16 delphinariums !
Ici comme ailleurs, l’Industrie de la Captivité retrouve un nouveau souffle, avec l’incontestable avantage de pouvoir capturer ses victimes elle-même et de les revendre aux plus offrants !

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Pétition pour Narnia

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