Free our last 6 dolphins in Belgium.

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Massacre à Taiji : saison 2015-2016

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Taiji, le 5 mai 2011.
Toute une tribu de globicéphales s’est fait piéger dans la crique. Deux jours et deux nuits durant, ils n’ont pas dormi, entassés derrière ce filet. La terreur leur ronge le ventre, ils tentent en vain de se réconforter l’un l’autre, ils scrutent les mouvements de leurs bourreaux. Aujourd’hui, c’est l’heure du massacre.
Tous périront mais l’un d’eux se retrouve par hasard isolé du groupe, entre le filet et le rivage. Il ne pourra jamais mourir parmi les siens.

Alors il se tourne et se jette contre la paroi rocheuse. Et encore, et encore, il cogne son crâne contre la pierre.
Il n’essaye pas de s’échouer. Il n’est poursuivi par personne. Il se suicide.
Les tueurs n’ont même rien remarqué. Ils discutent entre eux, sans même un regard pour ces mères et ces enfants paniqués.

Mais deux puis trois de ses compagnons l’ont vu. Ils se collent au bord du filet pour regarder leur ami mourir.
Et encore et encore. Une fleur de sang s’épanouit autour de sa tête qui se perd dans l’eau rose. Le globicéphale finit par rouler sur le dos. Il meurt. Il coule. Le massacre commence…

Le 1er septembre 2015, les massacres vont reprendre à Taiji.
Leur seule raison d’être est la capture et la revente de dauphins vivants pour les aquariums. C’est la même industrie transnationale de la captivité qui tue Eclair à Antibes, le dauphin Origi à Bruges et les dauphins de la Baie de la Honte.

« Selon l’ouvrage «Histoire de Taiji», édité et publié par la ville de Taiji en 1979, la première chasse au dauphin est enregistré en 1933, suivie par des rabattages ultérieurs en 1936 et 1944.
Il a fallu attendre 1969 pour que le massacre soit mené sur une grande échelle, assorti de captures pour les delphinariums. La chasse aux dauphins à Taiji ne remonte donc pas à 400 ans mais bien à 45.
En outre, l’objectif principal de la chasse au rabattage de 1969 était de capturer des globicéphales comme attractions nouvelles au Taiji Whale Museum à Taiji. Ces chasses n’ont pour fondement que la recherche de profit et n’ont rien à voir avec notre histoire culturelle».

Sakae Hemmi of the Elsa Nature Conservancy of Japan

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Mourir parmi les siens…

Malgré l’injonction de la WAZA, le Japon persiste à capturer des dauphins pour l’Industrie et à en tuer d’autres pour le folklore. La viande s’entasse dans des chambres froides mais l’on continue à pousser au suicide le peuple innocent des globicéphales, juste pour faire croire qu’il s’agit d’une « tradition ».
Il faut que ces horreurs s’arrêtent ! Il faut que la Wallonie s’exprime par la voix de ses gouvernants pour condamner ces pratiques ! Il faut que les delphinariums se ferment !

Ce dimanche 30 août, à l’appel de Ric O’Barry, le Japan Dolphins Day se tiendra une fois encore à Liège, comme dans bien d’autres régions du monde. Nous vous invitons à nous y rejoindre en nombre ! Pour les dauphins, merci !

Tous les détails pratiques sur la page Face Book de l’évènement.

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Le Japan Dolphins Day à Liège en 2014

 

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Massacre à Taiji : saison 2014-2015

Voir aussi :

http://blog.seattlepi.com/candacewhiting/2014/01/20/taiji-dolphin-drives-started-in-1969-and-are-not-a-part-of-japanese-tradition/

http://www.naturalnews.com/043591_dolphin_hunts_Japan_tradition.html#ixzz3iETtlpMJ


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L’un de ces dauphins vient de mourir au Georgia Aquarium (USA) en n’en laissant qu’un seul. Tous deux venaient du Japon…

Chester la fausse orque se mutile à Vancouver

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Chester à l’Aquarium de Vancouver. Sur cette photo, on distingue déjà la blessure au menton.

Août 2015

Chester est une pseudorque mâle (Pseudorca crassidens) qui fut secouru en juillet 2014 près de Tofino, en Colombie-Britannique, alors qu’il n’était encore qu’un bébé de quelques semaines.
L’équipe du Vancouver Rescue Center est parvenue à le maintenir en vie avec acharnement. On a nourri l’enfant au au biberon, il a été baigné dans un environnement humain depuis un an et il a été déclaré de ce fait « non réhabilitable ».
Une aubaine pour le Vancouver Aquarium, qui a déjà renoncé à ses orques et ne possède plus que deux bélugas et deux dauphins japonais.  Chester est donc destiné au spectacle. Mais la captivité lui pèse.

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Chester nourri au « biberon ».

Ingrid Visser, une biologiste marine de Nouvelle-Zélande, lui  a rendu visite cette semaine.
Selon elle, l’animal présente des signes d’automutilation.
« Chester s’automutile », a-t-elle déclaré. « On distingue bien des plaies ouvertes sur sa mâchoire. On dirait qu’il fait cela depuis un certain temps », ajoutant :  » C’est le genre de chose que vous voyez souvent chez les cétacés captifs.
Ils ne supportent tout simplement pas d’être gardés dans des piscines en béton. »

 


 

Ce n’est pas l’avis du spécialiste des cétacés Robin Baird, co-fondateur de la liste Marmam peu susceptible d’être un opposant à la captivité. Selon lui, il n’y a évidemment aucune raison de se faire du souci.
« Je ne vois rien sur ces photos qui laisse penser que Chester se fasse du mal à lui-même» a déclaré Baird. « Les assertions d’Ingrid Visser me semblent un peu exagérées. »
Baird a expliqué que la pseudorque était encore jeune et un peu maladroite, ce qui est normal. Elle explore son environnement, en se cognant sans doute aux parois, et fait connaissance avec sa nouvelle colocataire, Helen le dauphin à flancs blancs.
Troy Neale, coordinateur des mammifères marins à l’Aquarium de Vancouver, renchérit en disant que Chester va beaucoup mieux depuis qu’il a rejoint le delphinarium. « On le surveille du rostre à la caudale chaque jour et on continuera à le faire !».

En revanche, d’autres témoignages vont dans le sens de celui d’Ingrid Viser, que l’on sait digne de confiance. Chester se frapperait régulièrement la tête contre les parois et sa « colocataire » Helen se montrerait agressive à son égard. Il faut savoir qu’en mer, les fausses orques sont de redoutables prédateurs qui chassent le marsouin et le dauphin. On peut comprendre que la delphine n’apprécie guère ce voisinage.
Le fait qu’elle soit âgée d’une vingtaine d’années et que Chester soit encore un enfant rend également les relations difficiles.

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La delphine Hana en soins intensifs. Elle ne survivra pas.

Enfin, Helen vient de perdre sa seule amie Hana en mai dernier. Son moral est donc au plus bas.
Toutes deux étaient détenues à l’Enoshima Aquarium, au Japon. Des pêcheurs les auraient sauvées en même temps en 2003, alors qu’elles s’étaient malencontreusement empêtrées dans un filet de pêche.
Voilà un acte de compassion assez remarquable de la part de pêcheurs japonais. Mais puisque l’Aquarium de Vancouver nous demandent de croire cela…

Quoiqu’il en soit, le destin de Chester semble tout tracé : il « performera » jusqu’à sa mort, auto-mutilation ou pas !

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Chester. Le sauvetage de cétacés est désormais le meilleur moyen pour les delphinariums de renouveler leurs stocks d’animaux de spectacle.


Sources :
https://instagram.com/p/55pccDwKOj/?taken-by=wildforwhales
http://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/chester-the-false-killer-whale-at-vancouver-aquarium-is-self-harming-says-marine-biologist-1.3177371
http://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/false-killer-whale-calf-recovering-at-vancouver-rescue-centre-1.2703713
http://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/rescued-false-killer-whale-chester-moves-to-bigger-pool-1.2751516
http://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/false-killer-whale-calf-recovering-at-vancouver-rescue-centre-1.2703713
https://instagram.com/p/58KM14QKPj/
http://www.ottawacitizen.com/technology/Chester+false+killer+whale+thrives+Vancouver+Aquarium+rescue/10383035/story.html

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Helen et Hana au Vancouver Aquarium. Depuis le mois de mai 2015, Helen est seule.

 

 

Les 3 bélugas de Shanghai

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Jun Jun, Little White et Little Grey.

Le 19 Septembre, l’association Captive Animals’ Protection Society (CAPS) organise une Journée d’action internationale pour les bélugas de Sea Life.
La société mère de Sea Life, Merlin Entertainment, possède le Changfeng Oceanworld Aquarium à Shanghai.
Ce delphinarium détient trois bélugas contraints d’effectuer tous les jours des spectacles humiliants et fort peu pédagogiques devant une foule d’enfants.

SEA LIFE affirme pourtant, dans ses sites comme dans ses centres, qu’il s’oppose à la captivité des cétacés. Merlin Entertainment a également promis que les 3 baleines blanches seront envoyés dans un «sanctuaire» dès qu’il aura pu trouver l’endroit adéquat et y installer le refuge marin, avec l’aide de la Whale and Dolphin Conservation.

Cependant, plus d’un an après le début de la campagne pour libérer les bélugas de Shanghai baleines très peu de progrès semblent avoir été faits.
En revanche, les trois baleines Jun Jun, Petit Blanc et Petit Gris doivent continuer à effectuer des acrobaties, parmi lesquels «la danse» en cercle, le saut pour attraper le poisson ou le « chant » accompagné d’un xylophone. Ils poussent aussi de leur melon des hommes adultes à travers l’eau.

La Journée internationale d’action du 19 Septembre 2015 a donc pour but d’exiger de Merlin Entertainment qu’il doit sortir les bélugas de ce delphinarium tout de suite. Des manifestations se tiendront devant tous les Sea Life du monde, y compris celui de Blankenberge, sur la côte belge.

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La danse en cercle

On peut s’étonner en effet qu’une entreprise aussi puissante financièrement que Merlin soit incapable de construire ce fameux sanctuaire tant promis pour Jun Jun, Little White et Little Grey.

La WDC, qui collabore avec Merlin sur ce projet depuis 2009, répond sur son site que les recherches sont en cours mais que le sanctuaire envisagé en Russie ne convient finalement pas. Merlin Entertainment renchérit en disant qu’il faut que ce lieu de retraite soit parfaitement adapté aux besoins des 3 captifs, au risque de mettre leur santé en danger.

Sans doute. Mais leur santé ne l’est-elle pas déjà suffisamment là où ils sont, dans l’Aquarium ? N’est-ce pas là une situation d’urgence ?
Car ce discours rassurant en rappelle un autre. A plusieurs reprises depuis 2009, la WDC et Sea Life ont annoncé la création de sanctuaires marins pour les dauphins de Gardaland (qui croupissent aujourd’hui à l’Aquarium de Gènes) mais aussi pour tous les captifs d’Europe. Il a même parlé de baies fermées pour les orques, dans les eaux froides de l’Irlande.

Des plans ont été montrés, qui présentaient une sorte de «super delphinarium du futur », une crique dont le sol aurait été tapissé de caméras sous-marines permettant aux visiteurs de voir les orques sous tous les angles.

Mais rien n’est venu jusqu’à présent. Rien n’a été fait. Nulle part.
Pendant ce temps, les bélugas de Shanghai continuent à chanter sur un air de xylophone.
Et lorsque Ric O’Barry a tenté de s’informer sur leur situation lors de son passage en Chine, les gardes l’ont expulsé de l’Aquarium.

Vidéo du spectacle

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Lire aussi :
Sea Life contre SeaWorld
Sea Life condamne la captivité des cétacés
La WDC travaille avec Sea Life (2009)

Les shows de dauphins à l’Aquarium de Gènes.
Certains d’entre eux appartiennent à Sea Life

L’intelligence des cétacés selon le Marineland d’Antibes

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Cerveau humain, cerveau dauphin. On notera les circonvolutions plus nombreuses chez le cétacé, ce qui implique davantage de surface corticale disponible pour une cognition fine.

Jon Kershaw. Interview dans « Libération » le 17 juillet 2012
«Quadrupède terrestre carnivore, le dauphin vit d’abord dans l’eau. en sort puis y retourne au fil de son évolution.
Il vit dans l’eau mais respire de l’air par son nez au-dessus de sa tête. C’est un animal bricolé, en quelque sorte.
Sa survie – qu’il ne maîtrise pas, contrairement à nous les humains, les êtres les plus feignants de la création – il la doit à la communication active. Il utilise des bruits, par exemple, et a une petite dosette d’intelligence qu’il lui faut vider régulièrement pour ne pas s’ennuyer. »

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Les orques d’Antibes en 2014 : une « dosette » d’intelligence !

Jon Kershaw. Interview dans Planète Animaux 12 juillet 2015
Que pensez-vous de l’intelligence des dauphins ?
JK : Ce sont des animaux très intelligents, mais quand même à des années lumières de l’homme.
Par exemple, des orques n’auront jamais une conversation comme nous avons une actuellement. Les besoins de cet animal restent relativement primitifs. Ils ont une structure sociale, ce qui dénote un début d’intelligence, mais il ne faut pas les prendre pour nos cousins. Ils sont vraiment très loin de notre niveau d’intelligence (…) ».


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L’orque varie à volonté ses techniques de chasse et les transmet par la culture.

Dr Lori Marino, neurobiologiste :

Q – « Quels sont les caractéristiques qui font que le cerveau des épaulards est si différent de celui des humains ? »

–  » En fait, si vous regardez le système limbique – la zone de traitement de l’émotion dans tous les cerveaux de mammifères – vous découvrez quelque chose de vraiment intéressant. Certaines parties du système limbique se sont modifiées chez les dauphins et les baleines et se sont réduites. Mais d’autres zones adjacentes sont au contraire devenues beaucoup plus grandes et plus élaborées que dans le cerveau humain. Cette aire du cerveau est appelée la “région paralimbique”.
Les cétacés disposent donc d’une sorte de lobe supplémentaire à côté de leur système limbique et de leur néocortex. Et bien sûr, vous pouvez tirer des déductions de ce fait. Ce lobe paralimbique a quelque chose à voir avec le traitement des émotions mais il est également lié au traitement de la pensée.
Il est très fortement développé chez la plupart des cétacés, mais beaucoup moins chez les humains et pas du tout chez d’autres mammifères. Cela suggère qu’il y a quelque chose qui a évolué ou qui s’est adapté dans ce cerveau au fil du temps, alors que cela ne s’est pas produit pour les autres mammifères, y compris les humains.

Q- « Jusqu’à quel point les orques sont-elles intelligentes ? »

– « L’encéphalisation est une technique utilisée pour décrire le cerveau. Les scientifiques attribuent aux animaux un quotient d’encéphalisation en mesurant la taille de leur cerveau, puis en la comparant avec celle de leur corps.
Un haut quotient encéphalique signifie que le cerveau d’un animal est proportionnellement plus grand que la taille de son corps ne le laisserait prévoir. Les êtres humains possèdent le quotient d’encéphalisation le plus élevé de toutes les espèces. Certains scientifiques estiment que le critère d’encéphalisation peut être utilisée pour mesurer l’intelligence d’un animal.
C’est une question difficile mais importante et fondée. Vous savez, pendant très longtemps, j’ai essayé de comprendre l’intelligence des orques en comparant leur niveau d’ encéphalisation par rapport à celui d’autres animaux, en particulier les humains et les grands singes. Si vous utilisez cela comme une échelle d’inférence – ou si vous ne tenez compte que des données physiques – les humains se placent toujours au niveau le plus élevé. Juste derrière lui arrivent plusieurs espèces de cétacés, puis les grands singes, les éléphants, et un certain nombre d’autres espèces. Donc, si vous envisagez la question de l’intelligence en tenant compte de ce quotient encéphalique, ou en étudiant la façon dont le cerveau est élaboré, les cétacés semblent remporter un beau score.

Mais si vous observez leur comportement, cela devient une évidence.
Lors d’études antérieures, on a pu faire la preuve de leurs capacités à comprendre le langage symbolique, à posséder une mémoire ou à résoudre des problèmes. Diana Reiss et moi-même avons démontré que les grands dauphins se reconnaissent dans un miroir. Ils possèdent toutes ces capacités, qui sont assez rares dans le règne animal.
Mieux encore, quand vous travaillez sur terrain, vous constatez que les cétacés disposent de cultures, qu’ils font usage d’outils et que leurs réseaux sociaux sont extrêmement sophistiqués. Toutes ces données tendent à prouver qu’il s’agit là d’un animal hautement intelligent ».


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Au Marineland d’Antibes, la vie, c’est obéir.


Jon Kershaw, Marineland d’Antibes :

« Nous, on arrive à faire passer des informations avec notre langage, et, soyons clairs, c’est quelque chose que ces animaux n’ont pas. Ils ont des sons qui veulent dire certaines choses, ils ont un système de sonar, ils ont des bruits signatures (un petit sifflement qui veut dire «c’est moi », que l’animal conserve toute sa vie et émet quand il arrive dans un groupe). Les bruits émis par ces animaux sont très loin d’être un langage avec une syntaxe et des mots individuels. Il y a en revanche des appels, des chants, des bruits qui veulent dire certaines choses comme « je suis en colère », « je joue », « je ronronne ».
Les bruits émis par ces animaux sont très loin d’être un langage avec une syntaxe et des mots individuels. Il y a en revanche des appels, des chants, des bruits qui veulent dire certaines choses comme « je suis en colère », « je joue », « je ronronne » ».


 

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Le dauphin est un être de langage

Dr Vladimir I.Markov et Dr Vera M. Ostrovskaya « Organisation du système de communication chez le dauphin Tursiops Montague« (1990) :

« Sur base de l’ensemble de nos recherches, nous pouvons conclure aujourd’hui que les dauphins Tursiops disposent d’un système de communication de type ouvert. Outillés d’organes phonatoires d’un extrême flexibilité, ils peuvent en outre se livrer à des combinaisons sonores à de multiples niveaux et se construire de la sorte un vocabulaire virtuellement illimité, un ensemble de signaux acoustiques formant eux-mêmes une multitude de messages organisés comme des textes à partir de ces unités de base (que sont les blocs structuraux). Un tel degré de complexité semble unique et le système de communication des dauphins semble ne trouver aucun équivalent dans aucune autre espèce animale existante »
« Lorsque l’un des quatre générateurs de sons fonctionne en régime tonal, il produit des signaux en modulation de fréquence (des sifflements) sur une bande étroite. En variant la direction et le degré de variation de la fréquence, un dauphin peut produire diverses structures acoustiques parfois bizarres. Lorsqu’on les analyse de plus près, on note que ces structures sont produites par des sections alternant de manière arbitraire avec une rapide augmentation ou diminution de la fréquence assortis d’autres segments dotés d’une fréquence variant peu ou lentement ».

« La structure du signal devient une chaîne de différents éléments acoustiques et développe ainsi les possibilités de contrastes nécessaires à l’encodage d’une information. Les capacités de stockage de l’information fournie par ce système peut encore être augmentée en modifiant l’angulaire des contours de ces segments, en changeant les limites du domaine de fréquence, le registre (position du contour sur l’axe de fréquence) et la durée, aussi bien qu’en augmentant le nombre total d’éléments composant le signal »

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Chaque dauphin porte un nom ou « singanture sifflée », donné par sa mère à la naissance. Et chaque dauphin ainsi nommé appelle les autres par leur nom.

Plongée dans la conscience d’une orque

Intelligence des Cétacés

Défendre les dauphins, la nouvelle frontière morale

Le langage des dauphins.

Dolphin Intelligence and Captivity Issue

Dolphin Cognition & Behaviour. A comparative Approach

Sensory Abilities of Cetaceans: Laboratory and Field Evidence 


Kershaw

L’interview complète de Jon Kershaw par Planète Animaux fera bientôt l’objet d’une analyse critique par l’équipe de La Dolphin Connection qui sera exclusivement fondée sur des données scientifiques publiées dans des revues reconnues et indépendantes de l’Industrie de la Captivité.

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Cerveau de dauphin, coupe latérale

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July 12th 2015 : soon the end of Antibes Marineland ?

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The new generation is rising. « I’m little but I understood »

Last July the 12th, in front of the doors of the Antibes Marineland, about 600 people demonstrated in calm and dignity. Numerous French people do not want slave orcas or slave dolphins anymore, and that day, we have made it clear. Cars passing in front of this army of posters and leaflets also honked as a sign of approval and support.

Ric O’Barry and John Hargrove were with us. One is the founder of our movement, travelling regularly from Taiji to Miami, also through China and Indonesia, to save captive cetaceans. The other is the best expert of tamed orcas, including Antibes’ orcas, revealing today all the horrors of the industry in his book « Beneath the surface ».
Both of them have talked with the press, with very adequate and touching words, while Pierre Robert de Latour reminded us what orcas really are when they are free.

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All united against injustice

It was probably the first time that the Antibes Marineland was confronted to such an assault.
And the press knew this. The demonstration has been reported all the way to Canada, and even in France ! The Nice-Matin newspaper, until now at the orders of SeaWorld’s branch in Antibes, has had the courage to publish a whole and complete article about the demonstration.

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« Behind the business, the distress ». Even the press changes its point of view

During that time though, the show did go on.
Under a burning sun, a few dolphins were doing various somersaults and jumps, while others had to go through repeated petting sessions in the too hot waters of a plastic lagoon.
Two of them died beginning of this year 2015, but the Marineland has only admitted it… the day of the demonstration.
Eclair (M), died of prostate cancer and Mila (F), died of « eating bits of leaves » in early 2015.
Without our article and the huge protesting demonstration in front of Marineland this weekend, John Kershaw, director of Marineland, would never have announced these deaths in a particularly ridiculous interview, also very indecent and full of lies.

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The lagoon. If you pay more, you can now swim with the dolphins.

Not far from there, 5 orphan orcas were forced to dance on Jennifer Lopez very loud music. Nobody knows how Freya, the eldest, captured in Island, died. Nobody knows what happened to her corpse, already damaged by too many meds, too many drugs, too many diseases, too many miscarriages, and too much despair.

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Orcas in Marineland on July 12th 2015. Photo Dolphinproject.net

So the show does go on ?
But not for long.
SeaWorld is collapsing. The « empire » is getting ready to leave the States and to start its deadly business again in Asia and in the Middle East. The highest scientific organisms, a lot of the stars of the media and most of the public do condemn now the imprisonment of orcas. It will soon be banished from the States.
Eventually, the Marineland in Antibes will know the same fate. Maybe a few years later.

We demand now the Marineland to act before the catastrophy. We demand that it stops taming, drugging, masturbating and putting artificially pregnant its captive cetaceans. We demand the Marineland to start collaborating with our specialists to create a large and big marine sanctuary where orcas and dolphins will be able to live and reproduce to the rhythm of the tides and the deep plunges. A shelter that they will be able to leave, if one day they are ready, to join the free people of the ocean.

A big thank you to everyone taking part in this fight against injustice, with so much love, courage and will. It is going in the course of History. And we shall win.

Y.G
Translation : Christelle Bornauw

Read also on Dolphin Project.net
Massive Protest Rocks Marineland Antibes

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Captivity has made Freya sick throughout her life

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Kim2 mastubated in Antibes Marineland before his death

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Regumate seringe and other meds for dolphins (Valium, Speciafoldine, Itraconazole, Amoxicillin, Thiamin, etc.)

3 dauphins disparus au Marineland d’Antibes

dolphin-show1/Photo ww.1mamanblogueuse.com
Juillet 2015

Le Marineland confirme la mort des deux dauphins
….7 mois plus tard ! 

Après la manifestation du 12 juillet 2015,  et la publication sur ce blog en juin dernier d’une information relative à la disparition de 3 dauphins, Jon Kershaw, le directeur « scientifique » de Marineland déclare à Planète Animaux :

Pouvez-vous nous donner des nouvelles des dauphins Eclair, Mila-Tami et Alizé, que certains estiment disparus ?

JK : Eclair est mort en février 2015 d’un cancer de la prostate, Mila-Tami en janvier 2015 d’une occlusion gastrique provoquée principalement par des matières végétales. Alizé est toujours là, dans le bassin à spectacles, je viens de lui dire au revoir avant de partir. Quand vous travaillez avec un animal qui vit moins longtemps que vous, forcément, un jour ou l’autre, vous avez à faire à la mort. Nous avons chez nous plus de 3000 animaux, donc il y a des morts tout le temps. Le taux de mortalité chez nous est de 100%, inévitablement. Mais personne ne vous parle des 5 naissances que nous avons eu l’année dernière… ».
Il est frappant de constater que si l’article ci-dessous n’avait pas été publié, nous n’aurions jamais rien su de la mort de ces deux dauphins.

Alizé vivant ? Cela reste à vérifier. Nous avons appris récemment qu’un dauphin mâle du nom de Sting, né le 9 septembre 2008 des oeuvres d’Ariel (née captive) et de Pichi (capturé), serait bientôt envoyé en France ou en Espagne depuis le delphinarium de Kolmarden en Suède.
Rien de plus simple que de le rebaptiser Alizé.
Il semble cependant qu’Alizé soit effectivement vivant, mais qu’il ait été écarté pendant plusieurs mois. En revanche, il y a bien deux dauphins manquants et donc de la place pour Sting…

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Le dauphin Sting a-t-il remplacé Alizé ?

Il y a des morts tout le temps, M. Kershaw ? Depuis le temps que vous exercez ce métier, c’est en effet un vrai charnier. « Nous avons chez nous plus de 3000 animaux ? »
Oui, mais plus que 11 dauphins… Et plus de 29 autres morts dans vos bassins.
Le cancer de la prostate et la mort par ingestion de matières végétales est plutôt rare en mer. Mais il est fréquent qu’un dauphin captif ingère par ennui des corps étrangers – comme des algues gorgées de chlore sur le fond du bassin ou des feuilles mortes dans le  lagon – qui finissent par le tuer.
Un dauphin peut vivre plus de 60 ans dans de bonnes conditions. Ce n’est manifestement pas le cas à Marineland où aucun dauphin n’a jamais atteint la quarantaine.
Pour le reste, John Kershaw ferait bien de s’informer davantage sur l’intelligence des cétacés. Il existe d’excellentes études scientifiques à ce propos.


 Juin 2015
3 dauphins disparus au Marineland d’Antibes

Eclair. Photo privée.

Le dauphin Eclair serait mort au début 2015.

 Selon deux sources bien informées, les dauphins Eclair et Mila-Tami seraient morts au Marineland d’Antibes au début de l’année 2015. Alizé semble également avoir disparu, soit qu’il est mort, soit qu’il a été transféré, soit qu’on l’a écarté.

Eclair était un jeune mâle, né le 13 septembre 1990 des oeuvres de Joséphine (décédée) et de Oum (décédé)
Mila-Tami, une jeune femelle née en 2007, était la fille de Sharky et d’Eclair (décédé).
Alizé, quant à lui, était né le 19 mars 1992. C’était le fils de Aurore (décédée) et de Oum (décédé).

Il ne reste actuellement que 8 dauphins dans le bassin de spectacle, à savoir :
Sharky, capturée en Floride en octobre 1983,
Lotty, capturée en Floride en juin 1983,
Malou, capturée à Cuba en 1985,
Jo, née à Antibes en juin 2011,
Ania, née à Antibes en mai 2011,
Rocky, né à Madrid en mai 1999
Dam, né à Madrid en mai 1997,
Kai, né à Antibes en avril 2014.

Dans le « lagon » de rencontre, se trouvent :
Nala, née à Antibes en juin 2010
Neo, né à Antibes en décembre 2006

Eclair, Mila-Tami et Alize ont donc bel et bien disparu.
On notera que sur le site du parc, aucune rubrique « Nos animaux » n’existe. Contrairement à certains delphinariums européens, comme celui de Bruges par exemple, aucune liste nominative des dauphins présents n’est fournie par le Marineland, assortie de leurs photos.

Rappelons aussi que le jeune Silver, une vedette du lagon arrivé d’Espagne, s’est effacé des écrans radars après la mort de son amie Ona en 2004.  Son transfert au Marineland de Catalunya n’a jamais été annoncé, un « oubli » qui ne semble donc pas exceptionnel à Antibes.

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Notez le dos lacéré du dauphin, indices de bagarres dans le bassin. Photo Marineland

Il est donc temps que le Marineland d’Antibes fasse état de l’identité de chacun de ses dauphins actuels et qu’il nous explique où sont passé les autres.

Au manque de transparence de cette entreprise commerciale s’ajoute un problème récurrent : l’absence de tout registre officiel accessible au public, reprenant l’ensemble des dauphins captifs en Europe et la photo de leur aileron dorsal, comme c’est l’usage pour les communautés de cétacés libres étudiées par des scientifiques.

Aucun équivalent du Marine Mammal Inventory Report (USA) n’existe en effet au niveau de l’Union européenne et tous les décès ou transferts peuvent se faire en l’absence de contrôle.

Pire encore, des importations secrètes peuvent alors lieu depuis des pays étrangers sans que personne ne s’en rende compte (du moment que le nombre de dauphins reste le même). De lourdes suspicions pèsent à cet égard sur certains delphinariums européens, qui pourraient se fournir via un filière Asie-Iran-Russie-Europe.
Nous savons déjà que des dauphins de Taiji se trouvent sur le territoire de l’Union européenne….

 

(Correction 18 juillet 2015 : Alizé est vivant. Ce qui s’est passé ne peut être dit sur cette page).   

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Un message du collectif « C’est assez » lancé après la publication de cet article.

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Eclair. Photo privée.

 

Témoignage :
« Eclair était si gentil, mais tellement malmené par les cadences hallucinantes des spectacles et du nombre d’interactions qu’il a du faire au bassin spectacle .
Il arrivait même aux dresseurs de lui donner moins à manger si des VIP été prévu .
Il n’a jamais pu être heureux. Il passait beaucoup de temps dans le coin du bassin et ne venait que lorsque la faim le tenaillait. Un jour, il a contracté une infection. On l’a bourré d’amoxiciline en grande quantité, ce qui le rendait très faible, mais on lui faisait quand même exécuter les shows, car il disposait de comportements dans son répertoire que les autres n’avaient pas . But the show must go on… »

 


 

Le Marineland d’Antibes masturbe ses orques

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Antibes Marineland laughing trainer Anke when she masturbates Kim2

Une dresseuse du Marineland d’Antibes masturbe Kim2 en riant. Le 23 novembre 2005, une septicémie et une pneumonie ont eu raison de ce malheureux, qui n’avait que 27 ans. C’était l’amant de Freya et son meilleur ami, peut-être même son frère. Les accouplements incestueux auxquels furent contraints ces deux orques capturées dans le même pod en Islande, donnèrent naissance à 4  enfants morts et à un seul toujours en vie, Valentin.

En revanche, le sperme de ce mâle islandais valait de l’or pour les autres parcs marins.
On peut donc supposer que la semence de Valentin et d’Inouk est également revendue aujourd’hui à SeaWorld, Loro Parque, Marineland du Canada ou aux delphinariums chinois, russes et japonais qui détiennent des orques. Les bénéfices peuvent être important, même si le sperme de nés-captifs ne vaut pas, bien sûr, celui des « fondateurs » comme Tilikum, Kshamenk ou Nord, tous nés en mer de manière naturelle sans risque de consanguinité.

Ce n’est pas vraiment le genre d’image que le Marineland afficherait sur sa page Face Book. Pourtant, le parc français est  leader en matière de procréation assistée.
Son premier sujet d’expérience se nommait Calypso.
SeaWorld la fit capturer le 11 décembre 1969 en Colombie-Britannique puis  l’expédia jusqu’au Zoo de Cleethorpes (UK), afin d’y attendre que le Marineland d’Antibes répare les fuites de son futur bassin.
Durant ce séjour, la petite orque avait été soumise aux tout premiers essais d’insémination artificielle jamais réalisés sur cette espèce. Le vétérinaire David Taylor (qui soigna Freya) utilisa le sperme de Cuddles, un mâle du Flamingoland mort à 5 ans en 1976. Calypso décéda un an plus tard à Antibes en décembre 1970, à l’âge estimé de 11 ans. Elle ne put donc donner naissance à aucun enfant.

Après bien d’autres tentatives, l’entreprise ne fut couronnée de succès que le 16 mars 2011, avec la naissance de Moana. Sa mère, Wikie, n’avait pas dix ans quand elle fut engrossée par le sperme d’Ulysses, expédié sous colis depuis les bassins de SeaWorld.
Le Daily Mail déclara à l’époque «Cette naissance fait suite à une décennie de travail mené par le parc français et le chercheur américain Todd Robeck, de SeaWorld San Antonio, Texas ».

Et voilà donc pourquoi les orques sont heureuses, puisqu’elles ont des enfants !

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 Lire aussi :

20/6/2015 : Freya décède à 34 ans

La naissance de Keijo

La mort de Kim2

Les orques du Marineland d’Antibes

Les dresseurs Nicolas, Christophe, Fabien et l’Américaine Lindsay posent, le 17 juillet 2002 au parc d’attractions de Marineland d’Antibes. Ils aiment leurs orques au point de leur faire l’amour !

How Does SeaWorld Masturbate their Stud Killer Whales?

Five of the worst examples of SeaWorld’s captive breeding practices

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Kim2 Photo Pamela Carzon

 

Kev Adams nage avec les dauphins

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Kev Adams nage avec les dauphins à Tahiti

«Moment Magique !! Love Tahiti ! »
Par ce simple message posté sur Instagram puis sur sa page Facebook (plus de 4 millions 600 «like» à l’heure actuelle), le comédien Kev Adams vient de signer l’arrêt de mort de centaines de dauphins.

Il ne s’agit certes pas des malheureux cétacés de Moorea avec lesquels il a nagé. Le vieux soldat retraité de la US Navy et les deux nés-captifs ont accepté leur sort, depuis le temps qu’ils vivent là, enfermés sous le soleil près de leurs semblables en liberté.

Non, ce sont tous les nouveaux dauphins qui seront capturés bientôt qui paieront le prix des propos de Kev Adams.  Tous ces dauphins noyés lors de la capture, toutes ces familles brisées, tous ces jeunes traînés en esclavage pour qu’on nage avec eux au pied d’hôtels partout dans le monde, au Mexique, à Cuba, en Jamaïque, en Turquie, au Japon, à Dubaï, en Russie, partout. Ce seront eux les victimes.

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Dauphin captif à Kas, en Turquie. Son rostre est lacéré par la grillage.

En vantant la « magie » de nager avec des captifs, Kev a suscité une vague de commentaires.
Certains s’offusquent et dénoncent, parfois maladroitement, son ignorance. Mais la plupart du temps, le message est le même : «Wow ! Trop top ! Moi aussi, je veux nager avec les dauphins ! »

Pas de souci ! Ce n’est pas l’offre qui manque au rayon touristique !
Le problème, c’est que les dauphins ne survivent pas longtemps aux séances de touche-touche qu’ils subissent jour après jour, des heures durant, de la part de baigneurs gluants d’huile solaire, d’ados décérébrés incapables de réfléchir plus loin que le bout de leur smartphone. Les morts se succèdent et sans cesse, il faut renouveler le cheptel.

Dès lors, tant que des «people» continueront à vanter ce genre de prisons, le business tournera et des dauphins ébétés d’ennui et de désespoir continueront à heurter sans fin du rostre le grillage de leur enclos.

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Les dauphins de Kas, en Turquie

M. Kev Adams, ce n’est pas drôle. Ce n’est pas un moment magique.
On peut comprendre qu’à votre âge, occupé comme vous l’êtes, vous ne vous êtes pas rendu compte du mal que vous faisiez. Des gens vous ont menti.
Maintenant, soyez gentil. Informez-vous. Dénoncez haut et fort toute nage avec les dauphins en piscine ou lagon, toute forme de capture ou d’enfermement pour ces êtres merveilleux doués de conscience et d’amour.
C’est le moins que vous puissiez faire pour limiter les dégâts.

Merci d’avance, Kev !

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La femme s’amuse, le dauphin travaille. Ici à Marmaris, en Turquie.

 Lire :

«Kev Adams ne s’arrête pas. Tandis qu’on le retrouvera dès le 1er juillet au cinéma dans Les Profs 2, l’acteur continue de faire rire ses très nombreux fans sur scène avec son spectacle Voilà Voilà, récemment diffusé sur M6. De passage à Tahiti, l’humoriste en a profité pour se détendre et… nager avec les dauphins. Découvrez la photo ».

http://www.purebreak.com/news/kev-adams-moment-magique-avec-des-dauphins-en-pleine-tournee/87224
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/12/nager-avec-des-dauphins/
http://www.dauphinlibre.be/turquie-dauphins-captifs-taiji-sealanya.htm
http://www.dauphinlibre.be/Kas-nager-avec-les-dauphins-en-turquie.htm
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/05/le-delphinarium-de-kas-a-ferme-ses-portes/
http://www.blog-les-dauphins.com/les-dauphins-meritent-les-memes-droits-que-les-humains-selon-les-scientifiques/
https://www.thedodo.com/swim-dolphins-caribbean-1094674999.html

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Capture à Taiji pour le marché chinois. Photo Cove Guardians 2012

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Ce commentaire de Justine Dorel reflète une opinion encore largement partagée par des millions de gens qui ne veulent PAS savoir.

June 27th : International action for the closure of dolphinaria in Europe

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PRESS RELEASE

International action at the Atomium in Brussels for the closure of dolphinaria in Europe

For a few hours on June 27th the field under the Atomium in Brussels will be the scene of an impressive protest. Five different animal rights groups will work together that day, to express their displeasure through visual figures like the word FREEDOM and a huge dolphin. Their message will be addressed to the governments of EU Member States that still allow exploitation of dolphinariums.

The European legislation prohibits the commercial use of marine mammals, but makes an exception for scientific or educational purposes. However, campaigners believe that the trapping and conditioning of dolphins affects their behaviour and suppresses their natural instincts, so that they can not contribute to educational purposes anymore. In the wild these animals roam hundreds of kilometres every day and live and hunt in complex close social and family relationships. They are taken away from their natural environment, ripped apart from their family and placed in chlorinated concrete tanks. The hunting instinct is reduced to begging for a dead fish thrown to them after they perform senseless tricks.

In a dolphinarium, the animals are not able to use their echolocation. This unique orientation and hunting system consists of emitting sonar, allowing them to determine the location, distance, shape and density of prey and objects. In a concrete tank their sonar is bounced against the walls like an echo that reverberates in their heads. This leads to serious confusion of the sensory apparatus. Therefore, several dolphinariums use antidepressants to keep the dolphins quiet and active for shows. The protesters believe that it is not possible to study the natural behaviour of dolphins in aquariums, since that behaviour is destroyed.

Europe also requires that the enclosures in zoos are as close as possible to the natural environment of the captive animal. However, recent scientific research has shown that it is impossible to mimic a living environment of the ocean. Nothing can beat the wind, waves, algae and live fish found in the ocean. Nothing can mimic the immense space, movement and pressure of the ocean depths.

Nothing can replace the Dolphins natural instinct to hunt as a team and the distance all marine mammals travel whilst migrating.  The infrastructure of the Bruges Boudewijnpark (where four of the seven dolphins were born in the ocean) is totally inadequate to meet the needs of the animals. Their situation is even worse than those in neighbouring countries. Since the pool is indoors, the Dolphins never see daylight and they never breathe fresh air. This lack of essential necessary care is reflected in poor health and laborious reproduction. Since 2003, only one pregnancy has been successfully completed in the Boudewijnpark, and Origi a baby born in 2014 died after only a week. Origi is the 22nd dolphin that has died in Boudewijnpark.

10 European Member States (Austria, Cyprus, Ireland, Czech Republic, Slovakia, Estonia, Latvia, Hungary, Poland and Luxembourg) have already banned dolphinariums. These states find that keeping marine mammals in captivity is no longer ethical in this century.

The protest in Brussels was organised for the first time two years ago by Yvon Godefroid of Dauphins Libres and Annelies Mullens, a doctor in the endocrine medicine, assisted by La Dolphin Connection France. In 2014 both Yvon & Annelies were assisted by the animal rights organization BiteBack and La Dolphin Connection, 400 participants from nine different European countries joined them.

This year, with the cooperation of Bite Back, Sea Shepherd Belgium, Blue Shark Conservation, the Dutch Dolphin Motion and animal lover actor Pol Goossen they have the ambition for an even larger number. The initiators of the action welcome anyone with a heart for animals on Saturday, June 27th at 14:00 in the area under the Atomium in Brussels.

For more information about cetaceans in captivity:

A Fall From Freedom trailer:

A Fall From Freedom film (with French subtitles): https://www.youtube.com/watch?v=p7kQYj2MgAY

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Contacts Dutch press:

Annelies Mullens
Bite Back Limburg
0474 / 52.73.61 – annelies.mullens@jessazh.be

Katrien Vandevelde
Media Responsible Sea Shepherd Belgium / Founder Blue Shark Conservation
0473 / 39.51.30 – katrien.vandevelde@blueshark.be

Contacts French press:
Yvon Godefroid
Dauphin Libres
0473 28 22 98 – dauphinlibre@gmail.com


Dauphins Libres is fighting for an end to dolphinaria in Belgium and all over the world since 1995.
In 1988 Dauphins Libres organised the first demo for the closure of the dolphinarium in Antwerp (Zoo). The organisation investigated the living circumstances of the dolphins in the dolphinarium and published how many dolphins died there. In 1999 the dolphinarium was closed thanks to the efforts of Dauphins Libres and Ric O’Barry.
Dauphins Libres inquires also the living conditions of the dolphins in Boudewijn Seapark, Marineland, Parc Astérix and Planète Sauvage. Dauphins Libres publishes a succesfull website and is member of the French association « La Dolphin Connection”.

Sea Shepherd Conservation Society is an independent organization with the aim of protecting the world’s oceans and marine life. Oceans are being emptied of fish species and these species are threatened with extinction. There are international treaties and agreements to protect nature and the oceans but the plunder continues unabated because no agency monitors compliance with the laws and treaties. Sea Shepherd carries out direct action to enforce the existing regulations.

Bite Back provides information to businesses and consumers and asks them to consume animal friendly products. In addition, they actively promote veganism, animal-free products, animal friendly clothing and entertainment where animals are not being exploited. Because animals have a value, irrespective of their possible usefulness to man.

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Morgan at Loro Parque

Blue Shark Conservation is a Belgian unincorporated association dedicated to the protection of the oceans and its inhabitants, through the initiation of specific targeted projects. Depending on its mission Blue Shark often works with national and international non-profit organizations and NGOs, providing agencies with support services during their campaigns, for a sustainable use of marine ecosystem services. In addition, Blue Shark also provides information through publishing articles, giving lectures on the overfishing of sharks and donating photographic material about the underwater world.

Dolphin Motion actively works against the exploitation of cetaceans and was the coordinator of the actions and lawsuits around the struggle for Morgan the orca.

Text : Katrien Vandevelde. Media Responsible Sea Shepherd Belgium/Founder Blue Shark Conservation

Internationale actie voor de sluiting van dolfinaria in Europa

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PERSBERICHT

Internationale actie aan het Brusselse Atomium voor de sluiting van dolfinaria in Europa

Op 27 juni wordt het terrein onder het Atomium te Brussel voor een paar uur het toneel van een een indrukwekkende protestactie. Vijf verschillende dierenrechtenorganisaties werken die dag samen om hun gemeenschappelijke ongenoegen via visuele figuren kenbaar te maken. Hun boodschap is gericht aan de regeringen van Europese lidstaten die het uitbaten van dolfinaria nog steeds toelaten.

De Europese wetgeving verbiedt het commerciële gebruik van zeezoogdieren, maar maakt een uitzondering voor wetenschappelijke of educatieve doeleinden. De actievoerders zijn echter van mening dat het opsluiten en conditioneren van dolfijnen hun gedrag en natuurlijke instincten zodanig beïnvloedt dat ze geen bijdrage meer kunnen leveren in die zin. In de vrije natuur zwerven deze dieren tot honderd kilometer per dag en leven en jagen ze in complexe en hechte sociale familieverbanden. Ze worden van deze natuurlijke leefwereld en hun familie weggerukt en geplaatst in gechloreerde betonnen bassins. Het jachtinstinct wordt gereduceerd tot een bedelen voor dode vis, die ze toegegooid krijgen na het verplicht uitvoeren van zinloze kunstjes.

In een dolfinarium kunnen de dieren bovendien geen gebruik maken van hun echolocatie. Dit unieke oriëntatie- en jachtsysteem bestaat uit het uitstoten van sonargolven. Het laat hen toe de locatie, afstand, vorm en dichtheid van prooien en voorwerpen te bepalen. In een betonnen tank stuitert die sonar echter tegen de muren, als een echo die in hun hoofd blijft nagalmen. Dat leidt tot ernstige verwarring van het zintuigelijke apparaat. Verschillende dolfinaria grijpen daarom naar antidepressiva om hun dolfijnen welwillend en actief te houden voor shows. De actievoerders zijn ervan overtuigd dat het niet mogelijk is om in dolfinaria de essentie van dolfijnen te bestuderen, vermits die essentie er wordt vernietigd.

Europa eist ook dat de verblijven in dierentuinen zoveel mogelijk de natuurlijke omgeving benaderen. Recent wetenschappelijk onderzoek heeft echter aangetoond dat het onmogelijk is om een leefomgeving als de oceaan na te bootsen. Niets kan de wind, de golven, de algen, de vissen, de immense ruimte en de druk van de dieptes nabootsen. Niets kan de jacht in teamverband en de verre reizen die migrerende zeezoogdieren maken, vervangen.

Ook de infrastructuur van het Brugse Boudewijn Seapark – waar vier van de zeven dolfijnen die er huizen in de vrije natuur werden geboren – is volstrekt ontoereikend om in de noden van de dieren te voorzien. Hun situatie is zo mogelijk zelfs nog driester dan die van lotgenoten in de omringende landen. Vermits het bassin overdekt is zien deze dieren immers nooit direct daglicht en ademen ze nooit buitenlucht. Dit gebrek aan noodzakelijke zorg uit zich in een zwakke gezondheid en een moeizame voortplanting. Sinds 2003 werd er slechts één zwangerschap succesvol volbracht in het Boudewijn Seapark en de in 2014 geboren baby Origi bezweek reeds na een week. Origi was de 22ste dolfijn die in het Boudewijnpark overleed.

10 Europese lidstaten (Oostenrijk, Cyprus, Ireland, Tsjechië, Slovakije, Estland, Letland, Hongarije, Polen en Luxemburg) hebben dolfinaria reeds verbannen. Ze vinden dat het houden van zeezoogdieren in gevangenschap niet meer ethisch te verantwoorden is in deze tijd.

Het protest in Brussel werd twee jaar geleden voor het eerst georganiseerd door Yvon Godefroid van Dauphins Libres en Annelies Mullens, een arts in de endocriene geneeskunde. In 2014 brachten ze bijgestaan door de dierenrechtenorganisatie Bite Back, 400 deelnemers uit negen verschillende Europese landen op de been. Dit jaar gaan ze aangesterkt met Sea Shepherd Belgium, BlueShark Conservation, de Nederlandse Dolphinmotion en dierenvriend acteur Pol Goossen voor een nog groter aantal.
De initiatiefnemers van de actie verwelkomen iedereen met een hart voor dieren, op zaterdag 27 juni om 14:00 op het terrein onder het Atomium te Brussel.

Meer informatie rond dolfijnachtigen in gevangenschap:
A Fall From Freedom trailer:

A Fall From Freedom film (met Franstalige ondertiteling): https://www.youtube.com/watch?v=p7kQYj2MgAY

Contactpersoon Nederlandstalig:
Annelies Mullens
Coördinator Bite Back Limburg en initiatiefneemster van de actie voor sluiting van Europese aquaria
0474/52.73.61 – annelies.mullens@jessazh.be
Contactpersoon Franstalig:
Yvon Godefroid
Oprichter Dauphins Libres en initiatiefnemer van de actie voor sluiting van Europese aquaria
0473/28.22.98 – dauphinlibre@gmail.com


Dauphins Libres strijdt voor de vrijlating van alle walvisachtigen internationaal en voor een dolfinariumvrij België sinds 1995. Dauphins Libres organiseerde in 1998 de allereerste Belgische actie voor de sluiting van het toenmalige dolfinarium in de Antwerpse Zoo. De organisatie onderzocht de omstandigheden in het aquarium en bracht aan het licht hoeveel dolfijnen er reeds gestorven waren. Met de hulp van Ric O’Barry (The Cove) en andere organisaties werd het dolfinarium uiteindelijk verplicht te sluiten. Sindsdien inventariseert en volgt Dauphins Libres de levens en levensomstandigheden van alle dolfijnen in Boudewijn Seapark, Marineland, Parc Astérix en Planète Sauvage. De vereniging voerde ook succesvolle campagnes in Quebec en Mauritius. Daarnaast is ze nog lid van de Franse ‘La Dolphin Connection’ en schrijft artikels voor hen.

Sea Shepherd Conservation Society is een onafhankelijke organisatie met als doel: wereldwijd beschermen van oceanen en zeeleven. Oceanen worden leeggevist, soorten zijn met uitsterven bedreigd. Er bestaan internationale verdragen en afspraken om natuur en oceanen te beschermen maar de plundering gaat onverminderd door omdat geen enkele instantie het naleven van de wetten en verdragen controleert. Sea Shepherd voert directe actie om de bestaande regelgeving te doen naleven.

Bite Back geeft voorlichting aan bedrijven en consumenten en vraagt hen om diervriendelijk te consumeren. Bovendien promoten wij actief veganisme, diervrije producten, diervriendelijke kleding en amusement waar geen dieren voor worden uitgebuit. Want dieren hebben een waarde op zich, ongeacht hun eventuele nut voor de mens.

BlueShark Conservation is een Belgische feitelijke vereniging die zich inzet voor de bescherming van de oceanen en zijn bewoners via het initiëren van specifiek gerichte projecten. In functie van haar missie werkt BlueShark vaak samen met nationale en internationale non-profitorganisaties en NGO’s en ze verleent deze instanties ondersteunende diensten tijdens hun campagnes voor een duurzaam gebruik van mariene ecosysteemdiensten. Daarnaast geeft BlueShark ook voorlichting via het publiceren van artikels, het verzorgen van lezingen betreffende de overbevissing van haaien en het doneren van fotografisch materiaal over de onderwaterwereld.

Dolphinmotion werkt actief tegen de uitbuiting van dolfijnachtigen en was de coördinator van de acties en rechtzaken rond de strijd om orka Morgan.

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Action internationale pour la fermeture des delphinariums en Europe

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En mémoire de Freya, capturée en Islande et morte au Marineland d’Antibes le 20 juin 2015 à l’âge de 33 ans.

Communiqué de presse

Action internationale pour la fermeture des delphinariums en Europe

Ce samedi 27 Juin, les pelouses de l’Atomium de Bruxelles seront une nouvelle fois le théâtre d’une manifestation impressionnante. 5 groupes de défense des droits des animaux s’uniront pour exprimer leur mécontentement en formant avec leurs corps le mot LIBERTÉ et l’image d’un énorme dauphin.
Leur message s’adresse aux gouvernements des États membres de l’UE qui autorisent encore l’exploitation des delphinariums sur leur territoire.
La législation européenne interdit en principe l’utilisation commerciale des mammifères marins, mais prévoit une exception à des fins scientifiques ou éducatives. Les défenseurs des animaux considèrent cette clause comme un piège, estimant que le confinement des dauphins a une telle incidence sur leur comportement et détruisent à ce point leurs instincts naturels qu’ils ne peuvent contribuer valablement à des fins éducatives ou scientifiques.
En milieu naturel, les dauphins peuvent parcourir plus de 150 km par jour. Ils vivent et chassent au sein de réseaux sociaux complexes et intenses.

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Le delphinarium de Bruges

Lorsqu’ils sont capturés ou qu’ils naissent dans des cuves en béton remplies d’eau chlorée, leur instinct de chasse se réduit à mendier des poissons morts qu’on leur jette après qu’ils aient exécuté des tours insensés. Cette vie monotone dans un espace clos affecte la santé mentale et physique des cétacés captifs.
Plusieurs delphinariums (à Nuremberg, notamment) ont donc recours à des tranquillisants et à des antidépresseurs pour garder leurs dauphins calmes et actifs pendant les spectacles.

L’Europe exige que les installations des zoos reproduisent aussi étroitement que possible l’environnement naturel des animaux captifs. Mais il est impossible de reproduire, même de loin, un milieu de vie tel que l’océan. Rien ne peut remplacer le vent, les vagues, les algues, les poissons ou imiter l’espace immense et la pression des profondeurs. Rien ne peut remplacer la chasse en groupe ni les lointains voyages que ces mammifères marins migrateurs effectuent.

L’infrastructure du Boudewijn Seapark à Bruges – dont 4 dauphins sur 7 sont nés en mer – est totalement insuffisante pour répondre aux besoins de ces animaux. Leur situation est encore pire que dans les pays voisins. Dans leur piscine sous dôme, ils ne voient jamais la lumière du jour et ils ne peuvent respirer l’air frais. Ce manque de soins essentiels se manifeste par une mauvaise santé et une reproduction laborieuse. Depuis 2003, une seule grossesse a été menée avec succès au Boudewijn SeaPark. Né en 2014, Origi est mort après seulement une semaine. C’était le 22ième dauphin à mourir au delphinarium de Bruges.

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Origi et Roxanne.

En France, où le Marineland d’Antibes dispose pourtant de bassins à ciel ouvert bien plus vastes que ceux de Bruges, l’orque Freya vient de mourir d’une longue maladie à l’âge de 33 ans, après 4 fausses-couches et un seul enfant viable.
A l’inverse, en Colombie britannique, l’orque Granny (J2) est âgée de 104 ans. Elle guide toujours ses enfants et ses petits-enfants à travers l’océan, de la Californie jusqu’au Canada, et peut encore couvrir 1.300 kilomètres en une semaine.

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Granny (J2) et son amie Ruffles (J1) de la Communauté des Orques Résidentes du Sud

10 Etats membres de l’Union Européenne (Autriche, Chypre, l’Irlande, la République tchèque, la Slovaquie, l’Estonie, la Lettonie, la Hongrie, la Pologne et le Luxembourg) ont déjà interdit les delphinariums. Ces pays estiment que le maintien de mammifères marins en captivité est désormais contraire à l’éthique du XXième siècle.

La première manifestation pour une Europe sans delphinariums a été organisée à Bruxelles en 2013 par Annelies Mullens, médecin endocrinologue et par Yvon Godefroid (Dauphins Libres), avec l’aide de La Dolphin Connection.
En 2014, ils ont également été aidés par l’organisation de défense des droits des animaux Bite Back. 400 participants venus de 9 pays européens se sont alors joints à cette manifestation.
Cette année, avec la coopération de Bite Back, Sea Shepherd Belgique, Blue Shark Conservation, Dolphin Motion (Pays-Bas) et l’acteur Pol Goossen, un grand ami des animaux, un nombre encore plus important de manifestants est attendu.

Les initiateurs de cette action accueillent toute personne ayant un coeur pour les animaux, le samedi 27 Juin à 14h00 sous l’Atomium à Bruxelles.
Plus d’informations sur les cétacés en captivité:
A Fall from Freedom (sous-titres : La Dolphin Connection)
https://www.youtube.com/watch?v=p7kQYj2MgAY


Contacts presse néerlandaise:

Annelies Mullens
Bite Back Limburg
0474 / 52.73.61 – annelies.mullens@jessazh.be

Katrien Vandevelde
Responsable média pour Sea Shepherd Belgique / Fondateur de Blue Shark
0473 / 39.51.30 – katrien.vandevelde@blueshark.be

Contacts presse francophone :
Yvon Godefroid
Dauphin Libres
0473 28 22 98 – dauphinlibre@gmail.com
Lire aussi : Il faut fermer tous les delphinariums d’Europe


Dauphins Libres lutte pour une Belgique sans delphinarium et contre la captivité des cétacés dans le monde depuis 1995. Il a notamment contribué à la fermeture du delphinarium du Zoo d’Anvers en 1999.

Bite Back fournit des informations aux entreprises et aux consommateurs et leur demande de consommer respectueusement les animaux. En outre, Bite Back encourage activement le végétalisme ainsi que l’usage de produits sans animaux, les vêtements et les divertissements conviviaux où les animaux ne sont pas exploités. Parce que les animaux ont une valeur en soi, indépendamment de leur utilité possible pour l’homme.

Sea Shepherd Conservation Society est une organisation indépendante dont le but est de protéger les océans de la planète et la vie marine. Les océans sont vidés de leurs poissons et les espèces marines sont menacées d’extinction. Il existe des traités et accords internationaux pour protéger la nature et les océans, mais le pillage se poursuit sans relâche, car aucune agence ne surveille l’application des lois et traités. Sea Shepherd mène une action directe pour faire respecter les règlements existants.

Blue Shark Conservation est une association non constituée en société belge dédié à la protection des océans et de ses habitants à travers le lancement de projets spécifiques ciblés. En fonction de ses missions, Blue Shark travaille souvent avec des organisations et des ONG à but non lucratif nationaux et internationaux, et leur fournit les services pour une utilisation durable de l’écosystème marin. En outre Blue Shark fournit également des informations par le biais de publication d’articles, de conférences sur la surpêche des requins et de don de matériel photographique sur le monde sous-marin.

Dolphin Motion travaille activement contre l’exploitation des cétacés et a été le coordinateur des actions et des poursuites judiciaires lors de la lutte pour l’orque Morgan.


Lire aussi :
27 juin 2015 : Fermons tous les delphinariums en Europe !

 

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Morgan à Loro Parque

 D’après le texte de Katrien Vandevelde. Media Responsible Sea Shepherd Belgium/Founder Blue Shark Conservation

Manifestation au Marineland d’Antibes le 12 juillet 2015

antibes-logo-demoPage Facebook de la Manifestation

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Capturée en Islande, Freya est morte le 20 juin 2015 à l’âge très précoce de 33 ans. La manifestation du 12 juillet sera dédiée à cette nouvelle victime de l’Industrie de la Captivité.

 


Le Marineland d’Antibes, c’est SeaWorld en France. Dès le début, en 1969, les deux entreprises nouent des liens étroits : c’est SeaWorld qui capture Calypso puis Clovis, Betty, Kim et d’autres encore, tous morts depuis longtemps. Mais ce sont aussi les même shows qu’à SeaWorld, les mêmes drames, les mêmes agressions, les mêmes médicaments, les mêmes vilains secrets que nous révèlent le film « Blackfish » et le livre « Beneath the surface ».

Aux USA, SeaWorld est en train de couler. La dernière déclaration du champion de surf Kelly Slater l’enfonce un peu plus. De façon presque irrémédiable, SeaWorld devra un jour se résoudre à déplacer ses orques dans un lagon de retraite. Le règne des delphinariums touche à sa fin aux USA et dans d’autres pays qui les ont déjà interdits.

L’engouement pour les spectacles de dauphins nous est venu de Floride dans les années 60.
Flipper en fut l’ambassadeur. Aujourd’hui, la vague contraire de l’Effet Blackfish, portée par Tilikum,  s’apprête à submerger l’Europe. Déjà, les premières vagues lèchent le pied du Parc Astérix et de Planète Sauvage. Bientôt, ce sera l’un des deux seuls delphinariums d’Europe à garder encore des orques en bocal qui devra y faire face : le Marineland d’Antibes.

Il n’est pas question ici de jugement, d’opinion, de « pour ou contre » ou de demi-mesures.
L’évidence est là, proclamée dès 1970 par Ric O’Barry, et qui pénètre enfin la conscience du public : la captivité des cétacés est cruelle, inutile, anti-pédagogique et totalement indéfendable sur le plan éthique.

Le 12 juillet prochain, Ric O’Barry, John Hargrove, Ilaria Ferri et Pierre Robert Delatour se tiendront à nos côtés pour réclamer une France, une Europe, un monde sans delphinarium.

Au nom de Freya qui vient de mourir à 33 ans loin des eaux islandaises qu’elle n’aurait jamais du quitter, au nom des 27 dauphins morts dans les piscines du Marineland et de ceux qui y survivent encore, merci de nous rejoindre à Antibes et de faire de cette manifestation un évènement historique.

Page Event :
https://fr-fr.facebook.com/events/1550115381889494/

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Entre deux shows. (Photo K.)

Plus d’infos
http://www.fondationbrigittebardot.fr/agir/participer-a-une-manifestation/marineland2015

http://www.blog-les-dauphins.com/manifestation-contre-la-captivite-des-delphinides-a-antibes-juillet-2015/
http://www.blog-les-dauphins.com/orques-marineland-antibes/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/category/marineland-antibes/
http://www.dauphinlibre.be/shouka-orque-antibes-histoire.htm
http://www.ceta-base.com/phinventory/dph/dph_mlf.html

Pour tout savoir sur la Captivité…
http://www.reseaucetaces.fr/archive/2015/06/07/9377.aspx

Orques d’Islande, le grand massacre
http://bdmlr-orcaaware.blogspot.be/2014/03/icelandic-orca-in-captivity.html

YG
Dauphins Libres
La Dolphin Connection Belgique


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Demonstration at Antibes Marineland (July 12th 2015)
Dedicated to Freya

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Antibes Marineland, this is SeaWorld in France. The two companies are linked from the beginning: this is SeaWorld who captured Calypso for Marineland in 1969 then Clovis, Betty, Kim and others, all dead for long. And it’s also almost the same show and the same ugly secrets that reveal « Blackfish » the movie and « Beneath the surface » the book.

Now, SeaWorld is sinking in the US. The last declaration of Kelly Slater may bring it the fatal thrust. The company is already exhausted, under the battering of « Blackfish ». Irremediably, SeaWorld will be obliged to move its orcas in a retirement lagoon. The reign of dolphinariums is coming to an end in the US and other countries which have already banned these aquatic circuses.

In the early 60s, the popularity of this dolphin shows came to us from Florida. Flipper was its ambassador. Today, the opposite wave of Blackfish Effect is about to overwhelm Europe. Already the first waves lick the foot of the Parc Asterix and Planète Sauvage. But soon, one of the only two dolphinariums in Europe still keeping orcas, the Antibes Marineland,  will be also cope with it.

This is not a question of judgment or opinion.
It is a scientific evidence, proclaimed since 1970 by Ric O’Barry and that finally enters the mind of the largest audience: captivity is cruel, useless, unethical and non-educational.

On July 12 2015, Ric O’Barry, John Hargrove, Ilaria Ferri and Pierre Robert Delatour will stand by our sides to claim for a France, an Europe, a World without cetacean slavery and murders.
On behalf of Freya who dreams about her native Icelandic waters and of all Russian orcas who are captured today, in the name of the 27 dolphins died in jail and of those that still survive, thank for joining us and making this demo an historical event.

All information on La Dolphin Connection event page
https://www.facebook.com/events/1523407717922823/

Antibes-Marineland

La mort du bébé beluga n’est pas un mystère

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Le bébé béluga du Georgia Aquarium (Juin 2015)

8 juin 2015
Un article de Lori Marino

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Le 5 juin 2015, un bébé béluga, né de Maris et de Beethoven, rendait son dernier souffle au Georgia Aquarium. La petite femelle n’était âgée que de 26 jours. C’était le second enfant des mêmes parents à mourir dans cet aquarium en trois ans. Avant elle, sa sœur était morte moins d’une semaine après la naissance.

Le vétérinaire en chef et l’équipe soignante de l’Aquarium de Géorgie semblent tous fort déconcertés par cette mort prématurée d’un nouveau bébé béluga. Selon eux, l’enfant ne se nourrissait pas bien et n’a pas pu prendre du poids comme prévu. Elle était devenue léthargique et puis son cœur a cessé de battre. L’Aquarium a déclaré à l’Atlanta Journal Constitution que sa mort « pourrait rester un mystère ».

Mais cette mort n’est pas un mystère du tout.
C’est un cas classique d’un état médical bien connu sous le nom de Failure to Thrive syndrome (FTTS), qui est observé chez les enfants humains et chez d’autres animaux. Il est appelé Fading Puppy and Kitten Syndrome chez les chiens et les chats et se définit par une incapacité pour l’enfant à se développer normalement tant sur le plan physique que mental.

Ce «retard staturo-pondéral» est associé à de nombreuses maladies, mais aussi à des conditions environnementales dans lesquelles un enfant est soit maltraité soit négligé. Il n’est pas rare dans les orphelinats et il est aussi observé chez d’autres mammifères cognitivement complexes, tels que les chimpanzés et les éléphants maintenus dans des conditions artificielles. Ainsi, l’équipe des soigneurs du Georgia Aquarium n’avait pas besoin d’aller chercher plus loin que le Manuel de Médecine Merck pour comprendre pourquoi les bélugas ne se reproduisent pas bien dans les aquariums et les parcs d’attractions.

Mais pourquoi de si nombreux mammifères marins succombent-ils au FTTS en captivité ?
Initialement, cette naissance a été saluée comme la première reproduction réussie de deux bélugas nés eux-mêmes en bassin, suscitant l’espoir parmi les aquariums qu’ils pourraient désormais remédier à la diminution de leurs populations captives. Les faits nous prouvent pourtant que ces tentatives de reproduction continuent à être vouées à l’échec et que l’élevage de bélugas en piscine ne fonctionnera jamais.

Les bélugas sont des mammifères très intelligents, dotés d’une vie sociale complexe et de cerveaux dépassant deux fois et demie la taille attendue par rapport à leur masse corporelle. Comme d’autres mammifères hautement conscients, ils doivent passer par une longue période d’apprentissage avant de pouvoir assumer leurs rôles de parents, de frères, de sœurs, d’amis ou de membres de leurs réseaux sociaux. Ils se sont adaptés à la vie au sein de groupes fluides qui peuvent varier, dans l’océan ouvert, de quelques individus à plusieurs milliers.
En milieu naturel, ce sont les bélugas femelles qui choisissent quand et avec qui elles veulent s’accoupler. Leurs enfants restent tout près d’elles pendant 4 à 5 ans ou plus, un temps au cours duquel une fille apprendra de sa mère et d’autres femelles expérimentées du groupe comment devenir une mère elle-même et comment élever ses propres enfants.

Lorsque la jeune femelle béluga donne naissance à son premier bébé, d’autres femelles de sa famille élargie sont présentes pour l’aider et pour accueillir le nouveau-né au sein d’une nurserie protégée et bienveillante.
C’est cela, la culture béluga. C’est un mode de vie auquel ces baleines blanches se sont adaptées depuis des millions d’années et dont elles ont besoin pour prospérer.

Maintenant, regardez la situation à l’Aquarium de Géorgie. Maris, mère à 20 ans, est née à l’Aquarium de New York, dont elle a partagée les bassins avec d’autres bélugas arrachés à leur vie sauvage. Sa mère, Natasha, a été enlevée à sa famille quand elle était âgée de seulement quatre ans. De ce fait, Maris n’a jamais pu profiter d’une mère capable de lui transmettre l’information culturelle, essentielle pour elle, sur la façon d’élever un enfant.

A peine sortie de l’enfance, Maris a été transportée cinq fois dans différents delphinariums.
Au Georgia Aquarium, on ne lui a pas laissé le choix de s’accoupler ou non avec le mâle Beethoven, qui avait été choisi non par elle, mais par le personnel de l’établissement. Lequel Beethoven est maintenant devenu un « breeding loan » (prêté pour la reproduction) au Shedd Aquarium de Chicago.

Pour Maris, il n’y eut pas d’autonomie, pas de continuité et aucune possibilité de se développer dans un environnement social et physique naturel. Elle et ses deux enfants sont tous nés dans un monde entièrement artificiel, auquel ils ne sont nullement adaptés.

Il suffit de voir les photos de ce bébé béluga entouré par plusieurs humains en combinaison de plongée. L’Aquarium de Géorgie décrit ces scènes comme « un enfant dans les bras des soigneurs ».
Bien qu’elle soit sans doute animée des meilleurs intentions, la présence de ces hommes autour d’un nouveau-né n’est pas une situation à laquelle les bélugas nourrissons sont adaptés, et il est douteux que le bébé ou sa mère ait vécu ces intrusions humaines comme des interactions chaleureuses et réconfortantes, ainsi que le proclame l’aquarium.

Les études menées sur le bien-être des bélugas en captivité confirment que ceux-ci ne peuvent pas vivre, et encore moins prospérer, dans un contexte dans lequel ils n’ont jamais évolué.
En captivité, leurs vies sont plus courtes et leur taux de mortalité plus élevés. Ils meurent le plus souvent de maladies liées au stress qui détruisent le fonctionnement de leur système immunitaire. Ils ne parviennent pas à s’épanouir.

Donc, quand les vétérinaires et le personnel de l’Aquarium de Géorgie prétendent être déconcertés par la mort de deux bébés bélugas, ils n’ont pas besoin de chercher plus loin que dans le premier manuel de base d’écologie des mammifères marins pour trouver la réponse à leur « mystère » : les bélugas ne pourront jamais prospérer dans les delphinariums.

Traduction Y.G.


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Maris et son enfant au Georgia Aquarium

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Source :
http://www.kimmela.org/2015/06/08/infant-beluga-death-is-no-mystery/
http://www.kimmela.org/
https://www.facebook.com/pages/The-Kimmela-Center-for-Animal-Advocacy-Inc/161740197224236

Lire aussi :
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/12/27/plongee-dans-la-conscience-dune-orque/
http://www.dauphinlibre.be/dauphins-trop-intelligents-que-pour-rester-captifs.htm
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/24/le-georgia-aquarium-et-ses-belugas-russes/

27 juin 2015 : Fermons tous les delphinariums en Europe !

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Pour une Europe sans delphinarium

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Freya est décédée le 20 juin 2015. Puisse sa mort tragique être aussi celle de l’industrie qui l’a réduite en esclavage !

Troisième Manifestation pour une Europe sans Delphinarium
27  juin 2015 de 14 à 17 heures au pied de l’Atomium à Bruxelles



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28 juin 2015
Ce fut une très belle manifestation contre la détention des cétacés en Europe. Sur une initiative d’Annelies Mullens et d’Yvon Godefroid (La DC Belgique/Dauphins Libres), cet évènement international était cette année encore organisée de main de maître par l’association flamande Bite Back

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Yvon Godefroid introduit la manifestation en évoquant le souvenir de l’orque Freya, morte une semaine auparavant.

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Une préparation minutieuse orchestrée par Benjmain Loison (Bite back)

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Le résultat impresionant, photographié depuis l’Atomium.

 

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Une foule nombreuse et convaincue.

Photos Bite Back/Flo Verelst :
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.956778821012346.1073741912.140313349325568&type=3

https://www.facebook.com/flo.verelst/media_set?set=a.10153442748223894&type=3&pnref=story

 


APPEL

Il faut fermer tous les delphinariums d’Europe !
Les dauphins sont conscients d’eux-mêmes.
Ils pensent, ils parlent, ils se souviennent, ils anticipent et s’interpellent par leurs noms. Ils jouent, ils aiment, ils se disputent, ils se plaisent à vivre en famille, entre amis, au sein de clans et de vastes alliances. Ils adorent voyager, fendre les vagues, plonger profond ou chasser tous ensemble.

Dotés d’un cerveau surpuissant, ils éduquent leurs enfants durant de longues années, rendent hommage à leurs morts et se transmettent savoirs et dialectes au fil des générations. Ils sculptent leurs bulles avec art et font usage d’outils. Leur intelligence vaut celle des humains, même si elle monte vers d’autres sommets dans un monde aquatique inacessible à nos sens. En revanche, leurs émotions ne diffèrent pas des nôtres, du deuil le plus atroce à la joie de vivre en liberté.

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Dauphin libre de l’Atlantique au large de l’Europe

Nous n’avons pas le droit de condamner ces personnes non-humaines à la prison à perpétuité !
Nous n’avons pas le droit de les priver de nourriture pour les faire obéir et sauter dans le cerceau.
Nous n’avons pas le droit de leur infliger l’ennui mortel de cachots d’eau chlorée, dans lesquels une sardine ne pourrait pas survivre.
Aucun bassin, aucun lagon, ne peut remplacer la richesse prodigieuse du monde des cétacés. Aucun dauphin capturé ou né captif ne peut s’épanouir pleinement, en toute dignité, dans une piscine de béton nu.

 Le Brésil, l’Inde, la Croatie, la Slovénie, Chypres et d’autres pays ont compris que la captivité était si cruelle pour les cétacés qu’elle ne pouvait être tolérée. Par contre, 15 pays européens, maintiennent encore plus de 307 orques, dauphins, marsouins et bélugas en bassin. 15 gouvernements et d’innombrables entreprises commerciales soutiennent ces «parcs marins» cotés en bourse où les enfants apprennent que les dauphins sont des clowns.

Nous ne pouvons plus accepter que de tels cirques aquatiques existent encore au 21ième siècle.
C’est pourquoi nous demandons à l’Union Européenne d’organiser la fermeture de tous les delphinariums dans tous ses états membres.
C’est pourquoi nous lui demandons d’interdire toute nouvelle ouverture de ces entreprises commerciales.
C’est pourquoi nous lui demandons que les quelque 300 cétacés actuellement détenus par 34 delphinariums en Europe soient déplacés vers des baies marines closes puis rendus à la mer, dès qu’ils en sont capables.
Nous sommes fatigués d’entendre des mensonges.
Nous refusons que des êtres innocents soient jetés en prison.
L’Europe doit interdire les delphinariums et protéger ses dauphins sauvages !

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Dauphins captifs en Bulgarie

DETAILS PRATIQUES
27 juin 2015: Fermons tous les delphinariums en Europe !

La troisième manifestation: « Fermons les delphinariums en Europe aura lieu de 14 à 17 heures au pied de l’Atomium à Bruxelles.
Nous vous demandons de bien vouloir porter des vêtements bleus, de la couleur de l’océan.
Nous commencerons par faire tous ensemble une formation humaine sur le gazon de la place pour écrire le mot «FREEDOM». Cette performance sera photographiée depuis le haut de l’Atomium pour frapper l’attention des média internationaux.

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Le mot « FREE » écrit en lettres humaines en juin 2014

Le lieu :
Atomium square
http://www.atomium.be/getthere.aspx?lang=fr
B-1020 Brussel (Laken)

Pour nous rejoindre en voiture :
1. Prendre la « grande ceinture » de Bruxelles
2. Sortie 8 « Wemmel »
3. Suivre les indications vers l’Atomium

Par train :
1. Descendre à la station Gare Centrale
2. Prendre le métro ligne 1A « Roi Baudouin »
3. Sortir à la station « Heysel »

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Tous les delphinariums d’Europe (2014)

1. Allemagne
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinariums-allemagne-nuremberg-duisburg/

2. Belgique
http://www.blog-les-dauphins.com/le-delphinarium-boudewijn-seapark-en-belgique/

3. Bulgarie
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinarium-bulgarie/

4. Danemark
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinariums-danemark/

5. Espagne
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinariums-espagne/

6. France
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinariums-france-marineland-antibes-parc-asterix-planete-sauvage/

7. Finlande
http://www.blog-les-dauphins.com/finlande-le-delphinarium-adventure-park-a-sarkanniemi/

8. Grèce
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinarium-grece/

9. Italie
http://www.blog-les-dauphins.com/les-delphinariums-en-italie/

10. Lituanie
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinarium-lithuanie/

11. Malte
http://www.blog-les-dauphins.com/le-delphinarium-de-malte/

12. Pays-Bas
http://www.blog-les-dauphins.com/dolfinarium-harderwijk-delphinarium-pays-bas/

13. Portugal
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinariums-portugal/

14. Roumanie
http://www.blog-les-dauphins.com/delphinarium-roumanie/

15. Suède
http://www.blog-les-dauphins.com/le-delphinarium-kolmarden-djurpark-a-ostergotland-en-suede/

 

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Grand Dauphin en Méditerranée

Pétition 

Photos 2014

Manifestation en 2014

Manifestation en 2013 (1)

Manifestation en 2013 (2)

We want to make the European Union a dolphinarium-free zone

 

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Enfermé à vie dans un cuve en béton nu. Ici à Bruges en 2014

 

Fondation Helga Heidrich : aider les animaux !

Photo YG 2015

Ali Baba le gentil dromadaire est le symbole du refuge. Deux fois, on est venu l’atraquer la nuit par pure méchanceté. Il a besoin d’un enclos plus ombragé et plus sûr. Il aime bien les melons, aussi.


Depuis des décennies, Helga Heidrich mène un combat sans relâche pour le bien-être des animaux de Marrakech. Elle les sauve, les transporte, les fait soigner et les recueille. Elle abrite aujourd’hui dans son refuge d’Agafay près de 500 pensionnaires. Chiens, chats, singes, dromadaire, ânes, chevaux, rapace, paons et tortue s’y partagent des enclos séparés sur un vaste terrain grillé par le soleil, à plus de 20 km de la ville.
Lire notre reportage en juin 2014

Cheval et chien au refuge d'Agafay

Cheval et chien au refuge d’Agafay

 


Mais depuis l’an dernier, les choses ne s’arrangent pas.
Des pluies torrentielles ont ravagé nombre d’installations cet hiver.
Après le départ de son plus proche collaborateur, Helga travaille désormais seule, à l’exception de quelques ouvriers locaux et d’une bonne qui l’aident pour les gros travaux. Des gens qu’il faut payer.

Or, l’argent manque, car il ne rentre pas. Le fourrage est cher, autant que l’eau qu’on livre en cubitainers et les croquettes, parfois, ne peuvent être payées au commerçant furieux.
Le puits n’a toujours pas de pompe, les capteurs solaires ne sont toujours pas installés, l’îlot des macaques est toujours en projet et le site web de la Fondation n’a toujours pas à été remis à jour, ni sa page Facebook et ne peuvent donc toucher un plus large public.

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Helga Heidrich, un concentré de courage et de persévérance. Ses animaux sont sa vie.

Dans le même temps, bien sûr, les animaux du refuge vivent en paix, loin de la violence, des cris, du danger. Les chiens reçoivent de l’amour et des croquettes, plutôt que des cailloux et les ânes n’ont plus à craindre d’être battu à sang.
Helga Heidrich court en tous sens, de l’aube au crépuscule, pour les nourrir, les soigner, leur parler et les caresser.
Et même pour en sauver d’autres, encore et encore, car la misère animale ne cesse jamais à Marrakech.
Ce travail de titan repose désormais sur les épaules d’une seule personne. Ce n’est pas normal.
Ce n’est plus possible.

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Un chien heureux au coucher de soleil. Nourri, aimé, entouré d’autres chiens.

 


 

Il est temps d’aider les animaux du refuge d’Agafay de manière rapide, concrète et définitive.
Il faut soutenir Helga pour qu’elle poursuive sa mission si spécifique d’un refuge où jamais les animaux ne seront euthanasiés, celle d’un havre où afflue des êtres en souffrance qu’elle sauve d’une mort certaine.
Toute forme d’aide est la bienvenue, financière, technique, médiatique, logistique ou autre.
Les points les plus urgents à résoudre sont (notamment) les suivants :

Mise en place des panneaux solaires de grande taille, de batteries solaires et de régulateurs solaires pour disposer d’une alimentation électrique en toutes circonstances.

Mise en fonction d’une pompe pour assurer l’extraction de l’eau du puits et installation de canalisations pour assurer sa distribution à travers tout le domaine.

Plantation d’arbres adaptés aux réalités du terrain. Au Maghreb, « les ouvrages de conservation du sol et de l’eau sur les terrains en pente dans les zones agricoles comportent souvent l’implantation d’espèces horticoles et polyvalentes (figuiers, pistachiers, abricotiers, amandiers, oliviers, caroubiers, Acacia cyanophylla). La présence de ces espèces contribue sensiblement à la production et à la protection de l’environnement. D’autre part, les brise-vent d’espèces polyvalentes telles que peupliers, eucalyptus, noyers, pins et cyprès fournissent le bois d’oeuvre, le bois de feu et le fourrage nécessaires aux habitants des pays du Proche-Orient ». (FAO)
Dans un second temps, des prairies, pelouses et massifs floraux pourront être implantés sur l’ensemble du domaine, dûment irrigué et ombragé.

Construction d’une « île aux singes » de grande dimension dans les délais les plus rapides, entourée d’eau et d’une clôture électrifiée, équipé d’un enrichissement environemental susceptible de satisfaire les besoins physiologiques, psychiques et sociaux des 5 macaques berbères actuellement maintenus dans une structure provisoire.

Engagement d’un superviseur chargé de l’organisation du travail des ouvriers employés au sein du refuge. Cette personne pourrait également prendre en charge une partie des tâches que Helga assume seule aujourd’hui et la seconder utilement.

Remise à neuf du site web de la Fondation et de sa page Facebook. Outre les versions française, anglaise et allemande, une page de présentation et de contact en langue arabe serait souhaitable. Le simple récit de la vie de chacun des résidents suffirait à alimenter un site pendant des années et à tenir ses lecteurs en haleine.

Envoi régulier d’une newsletter aux membres cotisants, donnant des nouvelles de leurs animaux « adoptés » à distance.

Développement d’un espace d’accueil des visiteurs (rafraîchissements, snacks, boutique cadeaux, etc.), pour faire du refuge un lieu de visite.

Création de goodies et autres porte-clés souvenirs à l’image des animaux résidents, également disponibles sur Internet.

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Voilà le genre d’arbre à ombre large et pousse ultra-rapide qui conviendrait au refuge de la Fondation. On dit qu’il pousse de 9 mètres en un an.

 


Enfin, le travail en réseau est toujours plus efficace.  

La collaboration avec la SPANA pourrait devrait d’être intensifiée et programmée en toute confiance sur le long terme. Le travail de cette association en faveur des chevaux de calèche est remarquable et ses actions de sensibilisation des enfants au respect de la vie naturelle force le respect. La SPANA confie également chats et chiens en adoption, avec toutes les garanties de sérieux.

Mais parfois, le refuge de la SAPNA accueille un âne battu presque à mort par son maître. On le soigne, on le nourrit, on lui redonne des forces… et puis on le rend à son propriétaire. Celui-ci n’est inquiété, semble-t-il, par aucune loi sur la protection animale.

C’est évidement là que la Fondation Helga Heidrich pourrait intervenir, en rachetant le petit âne et en lui offrant les vastes espaces du domaine d’Agafay et la compagnie d’autres rescapés, désormais à l’abri.
Il en va de même pour les chiens irrécupérables, trop vieux ou trop « abîmés » dont la SPANA sait d’avance qu’ils ne seront jamais adoptés.
En retour, cette association pourrait aider la Fondation Helga Heidrich à procéder à des mises en adoption dûment contrôlées, ce qui permettrait à certains chiens du refuge d’Agafay de trouver un foyer.  Même si nombre d’entre eux sont heureux là où ils sont, en pensionnaires à vie de ce home, et se doivent d’y rester, des adoptions régulières permettrait d’accueillir davantage de nouveaux chiens maltraités sans alourdir les charges de nourriture et d’entretien. Il va de soi que cette approche vaut aussi pour les chats.

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Ce petit âne battu, une fois soigné, va être rendu à son maître. (SPANA 2015. Photo Caroline)

 


 

Une collaboration pourrait également être mise en place avec l’association Barbary Macaques qui sauve et protège les macaques au nord du Maroc, dans la région du Rif.
La situation des magots de la Fondation ne peut pas durer plus longtemps. Il avait été prévu de leur construire une «île aux singes» cernée d’eau et plantée de verdure, entouré d’une clôture électrique où les primates auraient pu reprendre une vie sociale, si essentielle dans leur espèce. Mais rien n’a été fait depuis l’an dernier, rien n’a pu être dans les conditions actuelles.
Il est pourtant impératif que ces 5 macaques disposent au plus vite d’un espace de retraite conforme à leurs besoins, car leur équilibre psychologique s’altére progressivement. Désormais isolés chacun dans leur cage, leur retour à une vie commune se fait problématique. Leur dangerosité augmente et si rien n’est fait, la situation deviendra irréversible.
Les connaissances de Sian S. Waters, primatologue de la Durham University et spécialiste des macaques berbères au sein de l’association Barbary Macaques, seraient d’une grande utilité pour conseiller la Fondation à propos de ces singes. Il est hélas hors de question de les relâcher dans une nature qu’ils n’ont presque pas connue. Et moins encore de les envoyer au zoo, où les macaques sont déjà en surnombre et où l’euthanasie se pratique comme en Europe.
Le grand centre de sauvetage et de réhabilitation de Barbary Macaques est malheureusement, lui aussi, en peine de financement, alors même que ces singes appartiennent à une espèce gravement menacée.

YG avec un singe à la Fondation. Photo Caroline

Carottes pour le singe. Quand je lui donnerai un petit Gervais, il soulèvera délicatement la languette avant d’ôter le couvercle et de se régaler.

 


Voilà trop d’années que la Fondation Helga Heidrich rame contre des courants contraires. Trop d’années que le sort de ses résidents reste suspendu à un fil.
Il est temps aujourd’hui que le refuge d’Agafay devienne enfin un petit paradis de verdure et de fleurs perché sur la colline, que les touristes et les locaux viendront visiter avec leurs enfants pour leur montrer que les miracles existent, et que Helga Heidrich en fait tous les jours.

Au nom d’Alibaba le dromadaire et de son ami coq, du petit chien à 3 pattes, de la grosse tortue sage et de tous nos amis à plumes, à poils ou à écailles du refuge d’Agafay, merci de votre soutien.

YG


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Fondation Helga Heidrich SOS Animaux

Fondation Helga Heidrich SOS Animaux
BP: 7066 Sidi Abbad
40 000 Marrakech Maroc

Commerzbank
BLZ: 250 80020
Kontonummer: 0561400400
IBAN: DE39 250800200561400400
SWIFT: DRESDEFF250

Des nouvelles du refuge sont régulièrement données sur le site d’une grande amie de Helga et des animaux, Caroline Vasik.
https://fr-fr.facebook.com/caroline.vasik


Photos mai 2015

 

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Ali Baba

 

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Ali Baba au soir couchant. Photo Caroline

 

 

YG à la Fondation Photo Caroline

YG à la Fondation. L’accueil enthousiaste des chiens vous met les larmes aux yeux. Photo Caroline

 

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L’un des 5 macaques de la Fondation

 

 

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Un contact fragile à maintenir et à renforcer

 

Chien du refuge Helga Heidrich

Chiens paisibles et croquettes

 

 

tortue géante à Marrakech

La tortue arrive en soufflant. Un être d’une grande douceur.

 

 

ânes à Agafay

Les ânes n’ont plus rien à porter, plus rien à tirer et plus personne ne les fouette ou ne les assoiffe. Ils vivent en troupeaux, ils sont calmes et tranquilles.

 

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Le cheval se promène jusqu’à la porte de la maison, curieux.

 


Lire aussi :

Helga Heidrich à Marrakech : l’espoir des animaux (reportage 2014)

Macaques berbères à Marrakech

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Un petit âne qui revient de loin…

 


 

Deux dauphins de Corée en route pour la réhabilitation

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Taeshan et Boksun ont rejoint leur pod

17 juillet 2015
Libération réussie !

Taeshan (un mâle âgé de 20 ans) et Boksun (une jeune femelle de 17 ans) ont été observés 10 jours après leur libération en compagnie d’un groupe de dauphins sauvages. Ils sont facilement identifiables grâce à leur balise satelitte attachée à l’aileron dorsal (une balise qui se détachera d’elle même au bout de quelque temps).
Ces deux dauphins ont été libérés le 6 juillet 2015 au large de Jeju, en Corée du Sud.
Jedol, Chunsam,  Sampal, Taeshan et Boksun, les 5 détenus capturés illégalement, sont donc tous rentrés chez eux !

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La balise satellite se détachera d’elle-même au bout de quelques semaines


http://english.hani.co.kr/arti/english_edition/e_national/691503.html

Taesan et Boksoon dans leur enclos avant libération


Début juillet 2015

Le 25 Juillet 2013, les 3 dauphins Jedol, Chunsam et Sampal avaient été remis en mer avec succès après des années de captivité dans des aquariums sud-coréens. Sampal avait pris les devants en s’échappant de son enclos le 22 juin 2013, un mois avant la fin du processus de réhabilitation. Chunsam a rejoint ensuite deux femelles adultes accompagnées d’un delphineau. Il s’agissait là aussi de membres de son pod d’origine. Jedol, enfin, a été aperçu à quelque 1.6 miles de son enclos, encore seul mais montrant tous les signes d’un comportement sain et naturel.
Aucun des 3 n’avait oublié les techniques de chasse au poisson vivant !

Aujourd’hui, 2 ans après cette tripe réhabilitation, deux autres dauphins, Taesan et Boksoon, ont rejoint l’enclos marin de l’île de Jeju pour y être libérés à leur tour.


Lire aussi :
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/07/12/sampal-dauphin-captif-a-rejoint-sa-famille-en-mer/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/07/28/la-delphine-sampal-choisit-la-liberte/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/04/13/dauphins-captifs-bientot-liberes-en-coree-du-sud/
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/05/20/coree-du-sud-le-dauphin-jedol-a-quitte-seoul/

 

http://english.hani.co.kr/arti/english_edition/e_national/691503.html

Le statut de protection du loup tiendra-t-il longtemps en France ?

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Jusqu’au dernier…


Ah ! Des emplois ! De la chasse ! Du vrai sport ! Les électeurs du coin en redemandent et Madame le Préfet le sait bien. Donc, sus au loup ! Après les tirs renforcés et les caméras thermiques, pourquoi ne pas passer aux explosifs, au lance-flamme, à la bombe au phospore, au gaz sarin tant qu’on y est ?
Question de nettoyer définitivement la France de toute trace de ce loup honni ?
Et de venger enfin le petit Chaperon Rouge !

Combien de loups en France ? On en comptait 301 en 2014.
548 chasseurs, assistés des éleveurs, vont donc les affronter à armes très inégales. Oui, la question se pose : « le statut de protection du loup tiendra-t-il longtemps ? ». A vrai dire, il vient d’être amendé en France à la veille des élections. La carrière de Ségolène Royal vaut bien quelques massacres.

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Le loup est protégé par la Convention de Berne

La Provence 27/04/2015 à 05H48

« Le loup et la prédation constituent un enjeu prioritaire dans notre département. » Un voeu pieux répété mille fois par les responsables locaux, mais qui a pris tout son sens ce week-end, à l’occasion de l’assemblée générale de la Fédération départementale des chasseurs des Alpes-de-Haute-Provence. Car le préfet, Patricia Willaert, ne s’est pas contenté de cette introduction politiquement correcte.
Après un rappel des « dégâts occasionnés », soit 1 261 bêtes indemnisées en 2014 et 47 entre janvier et mars 2015 (+104 %), le représentant de l’État a évoqué la mise en oeuvre du protocole d’intervention sur le loup.

D’abord par le biais des chasseurs habilités et formés pour participer aux opérations de tirs de prélèvement, soit 548 personnes désignées par arrêté préfectoral en décembre dernier.
Ensuite, Patricia Willaert a listé les dispositions envisagées dans le cadre du nouvel arrêté ministériel relatif au protocole d’intervention sur la population de loup, qui devra être signé avant le 30 juin.

Il s’agira, en premier lieu, d’autoriser des tirs de défense pluriannuels (jusqu’à 5 ans) pour les éleveurs, afin de les décharger des contraintes administratives. Puis de faciliter le recours aux tirs renforcés, c’est-à-dire de prélèvement de plusieurs loups lors de chasses à l’approche, à l’affût ou en battue au grand gibier, sur un périmètre défini. Autre nouveauté, en 2015, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) va expérimenter l’utilisation de caméras thermiques et de chiens pisteurs pour les tirs de prélèvement.
Des brigades devraient être constituées avec des emplois d’avenir pour aider à la mise en oeuvre des tirs de défense renforcée et des tirs de prélèvement ».

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A 5 contre 3, et mieux armés.

« En Europe, le loup est protégé par la Convention de Berne (1979) transcrite dans le droit français en 1989. Il est inscrit dans les annexes II et IV de la directive « Habitats » de l’Union Européenne et fait partie des espèces prioritaires.
En France, l’espèce est protégée sur le territoire national par l’arrêté ministériel du 22 juillet 1993 publié à la suite des premières observations attestées du loup en France (mis à jour le 23 avril 2007). Ce statut implique pour les Etats, donc pour la France, de veiller à la conservation de l’espèce et de ses habitats. Sur la liste rouge des espèces menacées en France (IUCN), le loup, Canis lupus, est classé « vulnérable ».
La Buvette des Alpages

En savoir plus et arrêter le massacre :
Pétition
Cap Loup

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Qui fait le plus de ravages ? L’homme ou le loup ?

 

Mensonges et dauphins roses à Singapour

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November 1 2014

« Peu de choses sont aussi magiques que de contempler un double arc en ciel. Nager avec les dauphins fait partie de ces merveilles. Malheureusement, contrairement à des pays comme Hawaii ou l’Australie, il n’y  pas de dauphins dans les eaux de Singapour, et tout le monde ne peut pas se permettre de voyager à l’étranger pour les voir.
La meilleure alternative ? Participez aux Programmes d’interaction Dolphin Island organisés par le Resorts World Sentosa Life Marine Park« .

 

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Aussi magique qu’elle puisse paraître, la réalité est bien différente.
Cette publicité publiée sur le blog du Marine Life Park est même carrément mensongère. Il y a bel et bien des dauphins dans les eaux de Singapour.
Les amoureux de la nature qui fréquentent ses îles méridionales rapportent régulièrement la présence de dauphins libres. L’observation la plus récente de dauphins à Singapour a été faite par René Ong,  le mois dernier près de l’île Kusu.

D’autres indices prouvent leur présence. Ainsi, des carcasses de dauphins morts ont été rejetés sur le rivage, le plus récent échouage ayant eu lieu en juillet dernier.

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L’espèce la plus fréquemment observée dans les eaux de Singapour est le dauphin à bosse de l’Indo-Pacifique, mieux connu sous le nom de « dauphin rose ».  On en exhibe d’ailleurs au Parc Marin de l’Underwater World Singapore (UWS), le second pôle de l’entreprise.  

Au début de la semaine, un rapport de la Wildlife Watcher Singapore, en collaboration avec la Sea Shepherd Conservation Society, avait alerté l’opinion sur le fait que ces dauphins  y vivaient dans de très mauvaises conditions.
L’UWS a répondu que Han, l’un de ses dauphins roses du Dolphin Lagoon, souffrait en effet d’une forme non-transmissible de cancer de la peau. Mais rien à craindre pour les visiteurs, donc. Et les organismes de contrôle officiels ont d’ailleurs jugé que tout allait bien !

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Ce n’est sans doute pas avec ce malheureux dauphin rose que les citoyens désargentés de Singapour (qui ne peuvent aller jusqu’à Hawaï), iront s’offrir une expérience digne du « spectacle d’un double arc-en-ciel. »

Et l’on ne s’étonnera pas des mensonges du Resorts World Sentosa , puisqu’en Espagne, en Italie, au Pakistan, en France, en Belgique et même au Japon (pourtant une île cernée par la mer de toutes parts !), que l’on nous ressert à l’identique la même propagande.
Les dauphins libres sont présents partout dans le monde et il n’est pas bien difficile ni coûteux d’aller les observer à distance et avec respect.

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Les dauphins capturés aux Iles Salomon sont amenés à Singapour. Un mort en vol et plusieurs autres ensuite.

Info
Marine Connection

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SINGAPOUR: L’Association Mondiale des Zoos & Aquariums (WAZA) vient d’accorder son accréditation au  Resort World Sentosa’s (RWS) SEA Aquarium and Dolphin Island, à Singapour. Dans un communiqué de presse daté du  26 septembre 2014, Jim Maddy,  le président de  la WAZA explique :
« En répondant aux normes les plus élevées, le SEA Aquarium et Dolphin Island se classe parmi les meilleurs zoos et aquariums du monde. Lorsque les gens visitent ce lieu, ils peuvent être assurés qu’ils soutiennent une entreprise leader dans le domaine de conservation de la faune et des soins aux animaux ».
«L’éducation à la vie marine, la conservation et la recherche, ainsi que le bien-être de nos animaux ont toujours été nos priorités absolues», a renchéri le vice-président de l’aquarium philippin, John Hallenbeck. «Nous sommes ravis d’être l’un des rares établissements à l’extérieur des États-Unis à recevoir l’accréditation de l’AZA, et nous nous réjouissons d’inspirer à plus de visiteurs encore notre souci pour les océans ».

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Le Resort World Sentosa’s (RWS) SEA Aquarium and Dolphin Island a déclaré que ses deux sites avaient subi des examens approfondis quant aux soins donnés aux  animaux, aux programmes vétérinaires, à la conservation, à l’éducation et à la sécurité afin de s’assurer que les installations correspondent bien aux normes les plus strictes de l’AZA. Un contrôle est effectué tous les 5 ans.

Toutefois, les défenseurs des dauphins de l’association ACRES ont remis en cause cette accréditation, en demandant que le RWS soit également contrôlée par des  organisations non gouvernementales de protection des animaux et non « pas seulement par le professionnels de la même industrie ».
L’ACRES souligne également que l’acquisition par le parc de 27 dauphins capturés aux îles Salomon a surtout contribué à l’épuisement de cette espèce au niveau local et non à sa conservation .
« 4 de ces dauphins sauvages sont déjà morts entre les mains du RWS, et l’on pu filmer un dauphin  tournant en rond sans fin dans les bassins de Sentosa, ce qui est un signe de stress »
Il note aussi que les programme de conservation des raies manta lancé par l’aquarium avait déjà tué deux d’entre elles en un an.

La WAZA est une organisation à but non lucratif. Elle représente l’organisme d’accréditation pour les zoos et les aquariums aux Etats-Unis et dans six autres pays. En Belgique, c’est sa filiale européenne (l’EAZA) qui décerne régulièrement des certificats d’excellence au Boudewijn Seapark de Bruges, pourtant coupable de la mort de plus de 22 dauphins. 7 survivants y sont actuellement maintenus  dans des conditions de vie indignes et confinées.

Notons que l’aquarium de Sentosa a récemment été classé comme le 7ième meilleur delphinarium d’Asie pour Aquariums par le site de Voyage TripAdvisor.

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En savoir plus :
https://www.facebook.com/Wildlifewatchersg
http://www.dauphinlibre.be/singapour.htm
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/category/thailande/

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27 dauphins ont été capturés aux îles Salomon dans l’Océan Pacifique en 2011. Deux d’entre eux ont été transportés à Langkawi, en Malaisie, tandis que les autres ont été maintenus à Subic Bay, aux Philippines. Lorsque les deux dauphins de Langkawi sont morts, Resorts World a vendu les 25 survivants à Singapour.

 

Norvège : Heiko, la petite baleine enceinte, trouble un peuple de baleiniers !

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La saison de la chasse à la baleine vient de prendre fin en Norvège pour cette année, et elle fut historiquement l’une des plus dévastatrices pour les petites baleines de Minke, depuis que la Norvège a défié ouvertement les décisions de la Commission Baleinière Internationale et le moratoire signé en 1993, interdisant de tels massacres.

La Norvège peut être fière de son tableau de chasse : plus de 720 baleines tuées en 2014 !  L’essentiel de la viande ainsi « prélevée » – comme dirait Ségolène Royal à propos des loups – est destinée…

Lire la suite sur Dauphins Libres  

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Kim Kardashian nage avec les dauphins

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Kim Kardashian et les dauphins

J’ignorais jusqu’ici l’existence de cette dame mais à lire l’article, elle semble assez connue. Après divers autres « people », c’est donc au tour de Kim Kardashian de se laisser tirer par la nageoire d’un dauphin esclave capturé à Cuba ou aux Iles Salomon.

Que l’on sache d’abord que les dauphins détestent qu’on les tiennent par la nageoire. En mer, quand vous nagez avec des dauphins libres, il faut prendre bien soin de ne pas les toucher. C’est eux qui, le cas échéant, prendront l’initiative d’entrer en contact physique avec vous.
Mais il ne faut en aucun cas limiter leurs mouvements en s’accrochant à eux ou en les entourant dans vos bras.

Les cétacés doivent régulièrement remonter en surface pour respirer. Quand quelqu’un semble les en empêcher, ils peuvent se mettre à paniquert et se montrer agressifs.
Heureusement, les Tursiops que Kim a côtoyé sont drogués, affamés, maltraités de toutes les façons et trop malins que pour risquer une punition en s’en prenant à une touriste…

 

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Kim Kardashian et le dauphin dressé

Le Mexique abrite aujourd’hui un nombre insensé de delphinariums. Tous sont gérés par une dangereuse mafia locale qui ne se soucie en rien du bien-être animal. Cautionner leurs spectacles est inadmissible.
Et que le prétexte de l’ignorance ne viennent pas ici justifier les actes de ceux qui, en vacances, s’offrent une séance de « nage avec les dauphins » au Mexique, au Portugal, en Egype ou ailleurs.
Comme la plupart des gens, Kim Kardashian dispose d’une connection internet. Il n’est donc pas trop difficile pour elle de s’informer un peu.

C’est d’aileurs le moment idéal pour rappeler à tous les vacanciers de ne jamais, nulle part, céder à la tentation de visiter un delphinarium.

 

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Luna la delphine après usage

 Pour l’anecdote (en 2001) :
« Le Dolphin Learning Centre (FINS) propose ainsi depuis peu toute la gamme des services de « dolphin therapy  » et de « dolphin swimming » dans un complexe récemment mis en place au sein de l’Hôtel La Concha, sur la plage de la La Paz au Mexique.

Au mois de janvier 2001, huit dauphins Tursiops ont été sauvagement capturés dans la Baie de  Magdalena (Océan pacifique) et amenés sur place, afin de servir la santé humaine et de nager avec les touristes.
Plusieurs spécialistes qui ont pu voir les installations ont déclaré qu’elles étaient les pires que l’on puissent trouver dans le pays.
Les dauphins y survivent dans des conditions épouvantables : l’eau est si peu profonde – moins de cinquante centimètres – qu’il est peu probable que les dauphins survivent aux chaleurs de l’été. L’embarcadère voisin qui mène vers les bateaux est extrêmement bruyant et fréquenté, tandis que la sortie des égouts voisine rend hygiéniquement inacceptable l’eau où nagent les dauphins.

Le 3 février 2001, l’un de ces huit dauphins est mort.
Il s’agissait d’une femelle baptisée « Luna  » qui avait environ 8 ans et mesurait 2,30 mètres. Luna est décédée au terme d’une « maladie gastrique », a indiqué le directeur du Centre, le Dr. Javier Enriquez, mais depuis que son autopsie a pas été réalisée, il semble que la cause du décès soit le stress du aux conditions scandaleuses dans lesquelles ces animaux ont été transportés. Des images montrent l’un des responsables en train de taper au marteau sur une caisse qui contient un dauphin ! Quant au bébé de Luna, il refuse de s’alimenter et mourra sans doute dans les prochains jours… »

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Royal Swim Cancun !

Le FINS a disparu mais à sa place, mille autre centres ont fleuri comme des pâquerettes sur un fumier d’argent.
Pour 160 euros, vous pourrez bénéficier à Cancun du « Royal Swim with Dolphins ».

« Ce qui rend le Royal Swim différent de tout autre programme de nage avec les dauphins est la fameuse poussée du pied, où deux dauphins vous éjectent hors de l’eau. Impressionnant ! Le programme de dauphin interactif comprend également le « dorsal tow », où deux dauphins vous tirent à travers l’eau cristalline tandis que vous vous accrochez à leurs ailerons.
Nos sympathiques dauphins vous salueront, vous donneront une poignée de main, des embrassades et des baisers et de vous montreront tous les jeux passionnants auxquels ils aiment se livrer à Cancun Isla Mujeres.
Pendant que vous êtes à Cancun, découvrez l’expérience uniques de nager avec les dauphins, les requins, les raies, et beaucoup d’autres mammifères marins. Profitez de notre club de plage situé dans un environnement naturel de la belle Isla Mujeres à Cancun au Mexique ».

Il semble bien que c’est le programme  que Kim Kardashian s’est offert.

 

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Kim Kardashian

Rapports :
http://csiwhalesalive.org/newsletters/pdf/Alaniz.wspaReporteDelfinesMexDReng1010.pdf
http://www.huffingtonpost.com/candace-calloway-whiting/adfasdf_b_4851026.html

Sources :
http://www.melty.fr/kim-kardashian-nage-avec-des-dauphins-un-scandale-pour-la-peta-a318468.html
http://www.calgaryherald.com/news/Kardashian+faces+waves+criticism+after+riding+dolphin+Mexico/10084053/story.html

Dauphins Libres :
http://www.dauphinlibre.be/lapazfr.htm

La delphine Roxanne est deux fois grand-mère mais ne le saura jamais !

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Un programme de reproduction scientifique, vraiment ?

«Depuis 1991, la société Zoomarine mène avec succès un programme de reproduction sous l’œil vigilant de dresseurs et de biologistes hautement qualifiés. Tous étaient présents à la naissance, qui a eu lieu dans la matinée du lundi 16 Juin 2014.
Sam est né des œuvres de la delphine Luna, née au Boudewijn Seapark en Belgique, et de Dino, un dauphin mâle né à Kolmarden en Suède. Ce sont deux parcs marins avec qui Zoomarine coopère au niveau institutionnel et scientifique. La première apparition publique du bébé a été un tel évènement qu’il a été couvert par les chaînes d’information nationales RTP, SIC et TVI « .

Voilà pour la propagande, dûment relayée comme on peut le lire, par les médias portugais.

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Le Zoomarine est l’un des rares delphinariums d’Europe à autoriser la nage directe avec les dauphins. Non sans risques…

Venons-en à présent aux faits :

Luna est la fille de Roxanne et de Tex (mort au Marineland d’Antibes à 30 ans).
Elle est née sous la coupole du delphinarium de Bruges le 3 décembre 1996, avant d’être séparée très jeune de sa maman et déportée au delphinarium du Zoomarine Portugal le 5 janvier 2001.

De là, elle fut expédiée avec son frère Marco (né en 1998) vers Zoomarine Italie à Rome en 2005 avant de revenir une nouvelle fois au Portugal en 2008. Comme chacun sait, les dauphins adorent voyager en camion et Luna n’en fut pas privée !

Luna eut eu un premier enfant, Bio, né en 2010 des oeuvres de Sam I, le plus vieux dauphin captif mâle au monde, puisque décédé le 16 Février 2011 à l’âge de 50 ans.
Aujourd’hui, elle a donné naissance à son second fils, Sam II, dans les bassins du petit delphinarium portugais.

Le jeune Sam II serait donc un dauphin de la troisième génération,  issu de deux nés captifs, un fait assez exceptionnel que pour être souligné. A ce titre, sa santé risque d’être extrêmement fragile. Au fil des générations, en effet, ces dauphins privés de mouvements, de stimulations, de vie sociale, bourrés de médicaments et nourris au poisson mort, deviendront de plus en plus faibles, de moins en moins capables de se reproduire. Leur temps de vie risque d’être bref.
Comme pour les éléphants, l’élevage en captivité est une impasse pour les cétacés. On ne fabriquera jamais un « dauphin domestique », dont rêvaient dès les années 60 les exploitants de cirques aquatiques et les militaires ela US Navy. Même les chevaux doivent encore être débourrés et les éléphants dressés dès la naissance.

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– Roxanne, qui vient de perdre ses bébés Bruce puis Origi à un an d’intervalle, ne saura jamais qu’elle est devenue grand-mère pour la seconde fois.
En mer, toute la tribu aurait fêté cela ! Si Roxanne vivait encore libre, elle serait sans doute même devenue arrière grand-mère et se serait fait un bonheur de prendre soins de ses petits-enfants. Elle aurait formé sa fille au rôle de matriarche, tandis que de temps à autre, son fils Marco serait venu lui rendre visite.
Les sociétés dauphins sont de type fission-fusion. On se quitte, on se retrouve mais on ne se perd jamais de vue.
Cathy a aujourd’hui 48 ans. Elle vit libre dans la baie de Sarasota et jouit du bonheur d’être arrière-arrière-grand-mère, entourée de toute sa marmaille ! Rien de pareil en bassin, où mère et enfants sont séparées à jamais.

Pour ce qui est de Luna, elle ne sait rien de tout cela, bien sûr. Elle n’a jamais connu que la vie en bassin fermé, dont on fait le tour en deux coups de caudale. Quand elle donne naissance à un enfant, ce ne sont ni sa mère ni la marraine du petit qui l’accompagnent.  Une fois placée en isolement, ce sont des humains qui se sont chargés d’elle.

La première chose que le petit Sam a vu en sortant de son ventre, ce sont les murs nus d’un bassin. La première chose qu’il ait entendu, ce sont les bruits de fêtes foraines alentour, et non les joyeux bavardages d’une tribu de 150 personnes et le son du ressac sur le sable marin. La première chose qu’il apprendra, ce sera à se produire en public, à faire des tours pour amuser les foules et à se laisser chatouiller par des centaines d’humains gluants d’huile solaire qui pataugeront dans sa piscine.
Ce n’est pas là une vie de dauphin : c’est une vie de clown et une vie d’esclave.

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Roxanne et Origi, mort au bout d’une semaine.

 

Les dauphins Tursiops n’ont nul besoin de «programmes de reproduction». Ils se reproduisent bien mieux en liberté. La seule et unique raison de ces accouplements programmés par l’homme est la nécessité de maintenir en fonction une industrie du spectacle florissante, sans recourir à des captures, puisqu’elles sont (pour l’instant) toujours interdites en Europe. Mais un bébé dauphin qui naît, c’est 60% de bénéfices en plus, au bas mot.
En outre, si l’on considère l »ensemble des dauphins actuellement détenus dans le monde, seule une minorité d’entre eux sont nés de parents captifs (et bien moins encore de deux parents nés captifs. Le delphinarium de Bruges n’est jamais parvenu à réaliser cette prouesse !).
La plupart ont été kidnappés en mer, car c’est plus simple et moins cher de se fournir au Japon ou en Russie que de développer une surveillance sanitaire de tous les instants pour garder en vie des avortons dans de l’eau chlorée.

Et c’est là, finalement, que réside tout le problème : en affichant leurs succès commerciaux et leurs époustouflantes cotations en bourse, les delphinariums d’Europe et des USA encouragent le développement d’une industie autrement criminelle.
Sans le Zoomarine, sans le delphinarium de Bruges, sans SeaWorld, sans ce business qui fascinent tant les hommes d’affaires d’Asie et du Moyen-Orient, il n’y aurait  pas de massacres à Taiji.

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En savoir plus :
Dauphins au Portugal
Les enfants de Roxanne

On notera que les bases de données ne s’accordent pas sur les noms et le nombre de dauphins actuellement présents au Zoomarine Portugal.  Cetacean Cousins déclaire que Marco, le frère de Luna, s’y  trouve toujours, alors que Ceta base le place en Italie.
Ces deux sites font comme nous : ils tentent d’obtenir des données sur base d’une série de documents, de photos et de témoingnages. C’est sans doute là le plus grand scandale des delphinariums en Europe : l’absence d’un registre officiel européen semblable au Marime Mammal Inventory Report des USA.
Dans ces conditions, tous les transferts, toutes les morts, toutes les naissances peuvent être dissimulées au public et les réglements de la CITES allégrement foulés au pied. Le Portugal a importé depuis Cuba ou la Floride quantité de dauphins de manière illégale, bien après la mise en application des réglements CITES. Mais allez donc le prouver !

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Luna, née à Bruges et son fils Sam. Pour combien de temps ?

 

Helga Heidrich à Marrakech : l’espoir des animaux

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Helga Heidrich ! J’entendais son nom depuis si longtemps !
Comme tout le monde, j’avais vu passer les images terribles de chiens des rues tués à la strychnine ou à coups de fusil, j’avais vu les ânes à l’agonie abandonnés le long des routes comme des outils usagés. Comme tout le monde, j’avais entendu les appels de cette citoyenne allemande implantée au Maroc et qui luttait depuis des décennies pour aider ces malheureux. C’était un peu la Madonne des Chiens de Rue, comme Jane Goodal est celle des chimpanzés.

Mais il y a tant de souffrances dans le monde, n’est pas ? Si peu de temps pour s’en occuper. Et si peu d’espoir, aussi.
Si peu d’espoir ? Pas sûr….

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En juin dernier, j’ai eu le privilège de rencontrer cette grande figure de la défense animale, dans le nouveau refuge qu’elle a construit à une vingtaine de kilomètres du centre de Marrakech.

Son fils vient me chercher dans une voiture toute cabossée. Au terme du parcours sous 45°, je découvre un espace immense, semé de larges enclos parfaitement entretenus où se reposent de leurs souffrances plus d’une centaine de rescapés de tous poils et toutes plumes.

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Les chiens m’accueillent avec enthousiasme, battant de la queue, gambadant en tous sens, me léchant les mains, aboyant gaiement. Le dromadaire vient me saluer d’un air plein de noblesse. Les ânes se laissent pensivement gratouiller la crinière. Les moutons et les chèvres se tiennent à l’ombre, plus timides.

Dans leurs nouvelles et vastes cages, les singes magots paraissent un peu stressés. Depuis l’arrivée d’un mâle récemment sauvé, l’ambiance n’est plus la même. Cela va s’arranger, bien sûr, et bientôt, très bientôt, un magnifique sanctuaire arboré, agrémenté de rochers et d’un plan d’eau pourra accueillir ces macaques berbères.

Des chevaux, des mulets, un chien à trois pattes qui bondit gaiement, et même un paon, tous semblent bien nourris, heureux et apaisés. Helga gère ce petit royaume avec l’aide de son fils Marc, d’un ouvrier du pays et quelquefois de bénévoles. Elle me reçoit dans sa demeure austère, au sommet d’une colline écrasée de soleil. Au loin les collines nues, érodées, qui ne demandent pourtant qu’à reverdir.

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« Il n’y a plus d’arbres ici, ni d’herbe. Tout a été coupé pour le bois de chauffage avant que nous arrivions. Et nous manquons terriblement d’eau, m’explique Helga. Nous avons bien un puits, mais il descend jusqu’à 160 mètres et sans pompe ni électricité, c’est difficile d’en remonter des seaux à mains nues ! ».

Un générateur à essence poussif assure pour l’instant le minimum. Quant à l’eau, on la livre par camion dans des containers en plastique. Mais ce n’est pas suffisant.

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– «Dès que nous pourrons acheter une centrale solaire, la pompe fonctionnera» précise Marc. «Des arbres, du foin, de l’herbe pourront être plantés partout et transformer ce désert en jardin. Nous pourrons enfin faire bâtir ce sanctuaire géant dont nous rêvons pour nos macaques ».

-« Impossible de les remettre en forêt ? »

– « Impossible, malheureusement. On les a brisé dès l’enfance. De plus, leurs sociétés sauvages sont très complexes, fondées sur le rang de la mère. Il serait difficile pour eux de s’y réintégrer».

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Et puis, il y a les adoptions. Tous ces animaux qu’on apporte, où repartent-ils ?

-«Le plus souvent nulle part. Ils restent ici. Qui voudrait d’un vieil âne ou d’un chat mutilé ? Eux-mêmes n’aiment plus être déplacés, ils sont devenus trop vieux ou trop fragiles. En revanche, on peut les parrainer et venir leur rendre visite !

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Beldy goes to New York !

Même pour ceux qui sont adoptables, la situation n’est pas simple au Maroc.
Bien sûr, il existe des associations de protection animale et d’excellents vétérinaires, qui nous aident. Certains citadins apprécient les animaux de compagnie, mais les chiens de rue, personne n’en veut, sauf de rares étrangers de passage. Nous aimerions rendre l’adoption internationale plus simple, tout en la contrôlant de façon stricte. A cet égard, nous avons déjà eu de beaux succès.
Beldy, l’un de nos protégés, est parti aux Etats-Unis. Mais si ! Je vous assure ! J’ai sa photo à l’arrière d’une Cadillac. Vous imaginez cela ? Un chien de rue de Marrakech tout pouilleux roulant en limousine !»

L’image la fait sourire. Mark enchaîne :

«Notre mission, c’est d’aider les animaux domestiques en difficulté. Mais c’est aussi de prévenir la vente d’espèces gravement menacées dans les souks. Dans un pays tel que le Maroc, la protection des animaux reste encore une cause largement méconnue, malgré l’influence d’Internet. Nous devons continuer à sensibiliser les gens, de tous les milieux».

 

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Photo Facebook


Car ce n’est pas la misère qui rend cruel.
C’est l’ignorance. C’est l’indifférence à la douleur de l’autre, quel qu’il soit, humain ou non-humain. En Inde, les Bishnoïs sont extrêmement pauvres, ils mènent une vie très rude. Mais ils ne maltraitent aucun animal. Ni ne détruisent la nature.
Au Maroc comme dans tant d’autres pays, l’information est déficitaire, les gens croient que les «bêtes» sont des machines. Le mulet souffre pourtant autant que nous quand on le bat. Et il ne travaille certainement pas mieux lorsqu’il est affamé ou à demi mort de soif. Un animal heureux est un animal fort.

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«Mais sans moyens, ce combat difficile», soupire Helga. «Nous aurions besoin de plus de publicité, d’un plus grand site Internet. Et de l’argent surtout pour payer les croquettes, le fourrage, les soins vétérinaires. De l’argent pour sauver plus d’animaux encore. De l’argent pour engager des jeunes du pays qui pourront nous aider à construire le plus beau de tous les refuges».

Helga parle avec conviction, elle s’emporte, elle rit, elle se met en colère mais jamais elle ne désespère. Sa force morale semble inébranlable. Cette femme est un monument de courage et de détermination. Cela fait pourtant tellement d’années qu’elle se bat, tellement d’années qu’elle doit faire face chaque jour à des spectacles atroces mais qu’elle opère aussi des sauvetages magnifiques.

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Marrakech, elle connaît ! Et tout le monde la connaît. Il faut l’entendre plaisanter en arabe avec l’accent allemand avec les employés de la clinique vétérinaire où le jour suivant, nous allons déposer un petit chien totalement décharné couvert de parasites. Dans une semaine, il sera retapé.

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Helga est une visionnaire, aussi, car elle sait qu’un jour, elle gagnera cette bataille.
Le Maroc change. C’est un pays moderne, ouvert aux idées neuves, qui promeut les énergies douces. Un jour ou l’autre, il ne pourra que montrer l’exemple en matière de protection animale et de sauvegarde des espèces menacées aux autres pays du Maghreb.
Même s’il reste encore beaucoup à faire pour changer les mentalités et faire simplement appliquer les lois….

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C’est pour cela qu’il faut soutenir Helga. Son combat est le nôtre.
Nous devons aider ces chevaux, ces mulets vacillant sous la charge. Nous devons aider ces chats à l’abandon, ces chiens jetés dans des bennes à ordure, ces ânes abandonnés, ces rapaces à la longe, ces tortues, ces iguanes, ces cobras, ces reptiles rares exhibés ou vendus sur les marchés.

Nous devons aider ces singes drogués, battus, qui restent enfermés dans des caisses de bois minuscules sur la place Jemaâ el-Fna sous un soleil de plomb et qui n’en sont tirés que pour être perchés sur les épaules de touristes hilares.

Yvon Godefroid.
Juin 2014
(A suivre… )

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Fondation Helga Heidrich
Route Régional 212 C.R. Agafay, Douar Ait Dauod, Région Ait Timour 40000 Marrakech.
http://www.fhh-sos-animaux.com/?lang=fr

Bitte-Helfen-Sie

Pour aider concrètement en versant un don, en devenant membre ou parrain d’un animal :
http://www.fhh-sos-animaux.com/?page_id=1429&lang=fr

L’histoire de Sunny-Boy
http://www.fhh-sos-animaux.com/?p=3272&lang=fr

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Sunny-Boy, le chien à 3 pattes

 

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L’histoire de Whisky
Un texte d’Helga Heidrich

1 abandon

Salut tout le monde, j’ai envie de vous hennir quelque chose :
Je suis un petit bébé âne et m’appelle Whisky. Il y a quelques mois j’ai été très gravement blessé, ma patte avant toute fragile était cassée et perforée – et personne ne voulait de moi ! J’ai donc été abandonné…
La nuit, j’avais affreusement peur, j’entendais des sangliers rôder autour et même les chiens errants commençaient à m’entourer ! Une nuit, un énorme orage s’est abattu sur moi, des pluies torrides… Avec mes dernières forces je mes suis plaqué contre un arbre pour que les masses d’eau ne m’emportent pas.

1 day after

Mais j’ai eu de la chance dans mon malheur. À cause de la tempête une piste n’était pas praticable le lendemain, et une voiture est passée. Oh mon dieu, j’ai henni aussi fort que je pouvais. Et on m’a entendu. Deux hommes ont fait demi-tour et lorsqu’il ont vu ma blessure, ils m’ont embarqué. Ils m’ont donné de la paille et de l’eau propre. Mais ma jambe me faisait tant souffrir !

2 special ambulance

L’un des hommes a téléphoné et une autre voiture est arrivée, m’a chargé et conduit dans une ville. Oh là là, jamais encore je n’avais vu autant de voitures !! Mais même pas peur ! Nous nous sommes arrêtés devant une clinique vétérinaire où on m’a obtenu un rendez-vous pour le lendemain matin. Nous sommes repartis et j’ai découvert mon nouveau foyer, plein d’animaux : chevaux, ânes, chiens, chèvres, moutons, chats, singes, paons, perroquets, dromadaires, sangliers et, et, et….

Ensuite ma blessure fut nettoyée des parasites, des vers, du pus, puis soignée et pansée. J’étais très sage. Et enfin de la nourriture ! Même des carottes et des pommes se trouvaient dans mon box, hmmm. Je n’en avais jamais mangé auparavant.

Et je pouvais dormir !! J’ai dormi si tranquillement sur ma paille comme je n’avais pas dormi depuis longtemps. Le lendemain matin donc départ direction clinique. Le véto a regardé ma jambe et a dit «ah, ça n’a pas l’air terrible ! » Et l’heure de la vérité était arrivée : les radios ont démontré que ma jambe était cassée. Normalement cela signifie la piqûre fatale !!!

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Mon dieu, qu’est-ce que mon petit cœur a battu tellement j’ai eu peur, parce que je suis encore si petit, si jeune… Mais soudain j’ai entendu avec mes grandes oreilles : « OK, si tu le souhaites, je suis prêt à tenter une expérience pour toi : une opération. » – Oui mes amis, vous avez bien lu ! Moi, le petit Whisky, ai eu la chance d’être opéré, alors qu’au Maroc on n’opère pas les ânes !!! Mais pour moi on était prêt de le faire ! Alors j’ai assemblé tout mon courage.

L’opération a duré une heure. Ensuite on m’a récupéré, et peu de temps après j’ai même eu droit à manger !
J’ai pris mon mal en patience lors des voyages en voiture, des piqûres, soins et bandages au quotidien, car à chaque fois j’ai eu droit à des friandises, juste après. J’ai alors supporté ce « plus petit mal » tous les jours !
Et , au bout de six semaines et une radio de contrôle, je peux vous annoncer la bonne nouvelle : mon os s’est restitué à merveille, ma blessure est pratiquement guérie, aucune infection, et dans bientôt, la plaque et les vis seront enlevées – et je serai complètement rétabli !!

Je remercie de tout cœur tous mes nouveaux amis de la clinique, et particulièrement mon véto favori, le Dr. Lamrani ! Comme j’ai pu entendre avec mes longues oreilles, il y a les hommes sur terre qui ont un cœur pour les animaux ! C’est à ceux-ci que je voudrais hennir 1001 Merci’s et leur envoyer plein de bisous d’âne !!
Depuis quelques semaines, j’ai un nouvel ami: Puschkin.
Il a été abandonné dans la même région comme moi.

Votre Whisky

15 the next, please

Fondation Helga Heidrich SOS Animaux
Succes – Storry from Morocco: Whisky

 

Another baby dolphin dies at the Boudewijn Seapark (Bruges–Belgium)

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Roxanne’s child has lived less than a week

« Tragic news for the Boudewijn Seapark in Bruges : Origi, the baby dolphin born last week, is dead.
The young female died in her pool on Thursday night (on the 3rd of July 2014). Her mother, Roxanne, 29, has tried to push her child to the surface to save her, but in vain. The guards were there because Origi was monitored 24 hours a day ».

« But it all happened too quickly », said the chief trainer, Sander Van der Heul, to VTM television. «Dolphins are born without immunity. That allows the bacteria they ingest to be fatal. An autopsy has to be carried on to determine the cause of the death.
Origi was born on the 23rd of June and was given the name of the Red Devil who has scored against Russia
.

The slaughter of innocent beings goes on. Since 2011, Roxanne has lost 4 children : first her twins, then the little Bruce the following year (BS-TT-B1201), and now Origi/Alcatraz. The arguments of the Boudewijn Seapark remain the same, with the same words, the same muddy explanations, the same unbelievable statistics. For the press they can release the same communiqué, they just need to change the names.

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Here is what the worst dolphinarium in Europe wrote about the death of the previous newborn in September 2012 : « The dolphin Roxanne gave birth to a male dolphin named Bruce at the Boudewijn Seapark, on the 3rd of September. The newborn was healthy and breastfeeding well. Despite the care provided by the staff of the park, the baby dolphin died suddenly on the friday afternoon. « The staff noticed on that afternoon that he suddenly stopped swimming », says the press release. « Roxanne, his mother, immediately tried to bring her son to the surface to let it breathe. Trainers and the veterinarian also tried to save the newborn, but it was too late. The first three weeks are crucial in the development of young dolphins because their immune system is still very low. Half of them do not reach the end of their first year. An autopsy has to be carried on to determine the precise cause of the death. »

And, of course, the results of these autopsies are never mentioned…

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Bruce and Roxanne

Origi, just like Bruce before her, and just like the twins, would have been killed by bacteria.
It could seem normal, couldn’t it, considering their immune system was not yet developed. Bacteria? So does it mean that the water in the pools of Bruges is not filtered? Did the baby not receive those massive doses of antibiotics ? Or at the contrary did he already have too much of them in its blood ?

With all the « best care » they receive and with the highly sanitized environment in which they are forced to live, the babies that were born captive shouldn’t know the usual high mortality that they know in the wild. However, the proportion of deaths is higher in Bruges! It has to be said : the mortality rate is lower in other dolphinaria. In Harderwijk, most of the newborns do survive. But the conditions in Bruges are particularly outrageous and inadequate for breeding. No baby has survived since the birth of Ocean in 2003.

And nothing is said about the suffering of Roxanne. Even though the death of a child is, for a mother dolphin, just as painful as for a human mother.

For dolphin mothers, losing a child is a tragedy. Some of them carry the corpse of their newborn for weeks, until the body decomposes. But the family supports those young mothers and, eventually, life goes on.

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Dolphin mothers in the wild mourn their child sometimes during several weeks…

In a pool, where the arrival of a child is like a ray of sunshine in a world of darkness and trouble, the pain is even more intense. It goes with a feeling of despair, which sometimes leads to acts of infanticide during the following births. It happened to Mavis, at the West Edmonton Mall, who drowned her child, and also probably to Iris, in Duisburg, with her last baby. Freya, the orca in Antibes, had to receive massive doses of antidepressants to bear the loss of her numerous children.

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The Boudewijn Seapark must IMMEDIATELY renounce to any future attempt of breeding in a pool. At this rate, Roxanne is going to die, and we can already imagine she received antidepressants.
Further than that, the Boudewijn Seapark must be NOW put under investigation and its managers must be prosecuted for bad treatments towards dolphins!

Let’s remember them all :

Gorky (M) : born on the 14th of August 1993, transferred to the Zoomarine (Portugal) on the 16th of January 2001. He died in 2003.
Simo (M) : born on the 8th of July 1995. He died by accident during a fight between adults at the age of 2,5 months.
Luna (F) : born on the 3rd of December, deported also to the Zoomarine (Portugal) on the 16th of January 2001. Then to Zoomarine Italy in 2005. Then back to Pourugal in 2008. Her brother Marco is still alive in Italy.
Iggy (M) : born and dead in 2002.
Unnamed twins : 5th of August 2011 : « One of the twins that Roxanne was carrying just died. The veterinarians have found out that the heart of one of the fetuses had stopped. The second one is doing well, just like her mother, Roxanne. The Bruges dolphinarium expected this death, knowing that twin pregnancies amongst dolphins are extremely rare and very risky. The amniotic cavity of the young dolphin who died is still intact, so there is no danger of ignition for the mother and the other little dolphin. The dead fetus normally has to come out spontaneously so that the other can grow up properly until birth » Boudewijn Seapark explained.
– 30th of August 2011 : the second twin also dies ! Born before term, he was no longer viable ; The mother is doing well, if you can say that…
– 7th of September 2012 : Bruce dies. Roxanne had given birth to this male dolphin (BS-TT-B1201) on the 3rd of September. The newborn was healthy and breastfeeding well. Despite all the care provided by the staff, he dies suddenly on the Friday afternoon. Except the best « care » would be not to confine dolphins!
Origi, born on the 23rd of June 2014 and dead on the 3rd of July 2014.

 

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Mother mourning her baby in the wild.

Origi has only lived a week. The despair of Roxanne is probably impossible to evaluate, but she will surely receive increased doses of antidepressants. Let’s remember that, in the wild, female dolphins give birth to a child every 2 to 4 years, and well beyond 40.
Let’s remember that in Sarasota, in 2010, Cathy was already a grand-grand-grandmother at the age of 44…

 

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Origi and Roxanne : such a short happiness…

 

Roxanne’s bio :
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2014/04/12/boudewijn-seapark-in-bruges-the-time-of-the-catches/

Ceta Base :
http://www.ceta-base.com/phinventory/dph/dph_bsp.html

Text Y.G.
Traduction Christelle Bornauw

 

Ligue des Familles : un concours pour aller voir les dauphins de Bruges !

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La prison aquatique de Bruges. Plus de 20 dauphins sont morts sous ce dôme.


Le Ligueur  lance aujourd’hui un concours qui permettra à des familles de 4 personnes d’aller voir d’autres familles psychiquement détruites au delphinarium de Bruges.

Le Ligueur est le journal de la Ligue des Familles, une honorable organisation belge qui « défend des propositions politiques de soutien à la parentalité, encourage des solidarités collectives entre citoyenparents et permet des échanges d’expériences individuelles de parents ». Nul doute qu’elle ne s’applique à cette mission avec zèle et efficacité.

 

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Roxanne et Bruce, mort au bout de 4 jours

La delphine Roxanne et son bébé seront certainement les vedettes de cette belle visite offerte par  Le Ligueur.
Quel spectacle émouvant ! Quelle tendre maman ! Quel mignon delphineau !

Mais sait-on que Roxanne fut arachée à sa famille dans le Golfe du Mexique en 1988, qu’elle a vu ses frères mourir l’un après l’autre après la capture et que d’innombrables grossesses lui ont été imposées, années après années, car « quand un dauphin naît, cela veut dire que les dauphins sont heureux » mais surtout qu’ils font grimper le chiffre d’affaires.

Heureuse ?
Roxanne a aussi vu mourir Flo, sa fille bien-aimée décédée à 13 ans en 2010. Elle a vu partir à jamais ses enfants Gorki, Luna et Marco, expédiés vers d’autres prisons aquatiques. Elle a perdu Iggy, Simo, puis ses jumeaux en 2011 et enfin Bruce, mort à l’âge de 3 jours en 2012.

Quant au bébé qui vient de naître, s’il survit, il finira à son tour par être expédié à jamais loin de sa mère. Chez les dauphins libres comme chez nous, les contacts familiaux persistent toute la vie et les mères font le deuil de leur enfant mort…

NOTE 3 juin 2014 : le petit dauphin est mort au bout d’une semaine.

 

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Yotta : une fausse couche a failli la tuer. A-t-elle eu d’autres bébés morts depuis, que l’on nous aurait caché ?

 

Comment la Ligue des Familles peut-elle encourager un tel  spectacle ? Des dauphins blêmes, malades, drogués, souvent inséminés et maintenus toute leur vie sous un dôme dans une piscine chlorée d’où l’on ne voit le soleil qu’à travers des vitres ?

Comment peut-elle encourager une industrie esclavagiste qui désinforme systématiquement les enfants sur la vraie nature des dauphins et leur fait croire qu’ils sont de gentils toutous saluant de la nageoire ?

Une organisation aussi soucieuse de parentalité devrait proposer au contraire les voyages éco-responsables, où des familles humaines pourraient s’émerveiller du bonheur d’autres familles cétacées, nageant libres et joyeuses dans un océan sans limite.

Les opérateurs de whale-watching respectueux, animés par des scientfiques, ne manquent pourtant pas en Europe, tout près de chez nous.  Voilà un beau cadeau de concours que la Ligue aurait pu offrir !

 

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Grands dauphins à Cherbourg. Photo Florent GECC

Les dauphins sont des êtres sensibles et supérieurement intelligents. Ils aiment leurs enfants autant que nous et leurs liens familiaux sont d’une intensité extrême.
Merci à la Ligue de respecter cela à l’avenir !

 

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A Bruges, 4 dauphins sur 4 ont été capturés en mer.

Site du concours :
https://www.laligue.be/leligueur/concours/concours-236-gagnez-un-de-nos-6-packs-famille-pour-le-boudewijn-seapark

Dix bonnes raisons de ne pas aller dans un delphinarium :
http://www.blog-les-dauphins.com/10-bonnes-raisons-de-ne-pas-se-rendre-dans-un-delphinarium/

Les dauphins ne jouentpas au ballon !
http://www.dhnet.be/actu/belgique/les-dauphins-ne-jouent-pas-au-ballon-53af89bf3570c0e74345931d

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Beachie à Bruges, malade des bronches à cause du chlore

Coupe du Monde : des dauphins jouent au foot tous les jours !

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A l’heure où le Mundial sature tous les médias, rappelons que les humains ne sont pas les seuls à jouer au ballon.
Des dauphins le font aussi, 2 ou 3 fois par jour, sous la contrainte de la faim et du dressage, lors de shows de cirque obscènes.

Rien qu’en Europe, dans 15 pays de l’Union, 34 delphinariums enferment plus de 300 petits cétacés, orques, dauphins, bélugas et marsouins. Ces mammifères marins nés pour l’océan libre alimentent une industrie du loisir formidablement lucrative.

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Il suffirait pourtant de modifier deux Directives européennes pour interdire à jamais ce marché criminel, qui se développe aujourd’hui dans le monde entier au prix de grandes souffrances.

Afin d’exiger de l’Union Européenne qu’elle mette fin aux delphinariums, une manifestation spectaculaire se tiendra au pied de l’Atomium le 28 juin 2014 à 14heures.

Ric O’Barry, ex-dresseur de dauphin Flipper et acteur principal du film «The Cove» sera présent en Belgique à cette occasion.

 

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Infos complémentaires :
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2014/06/09/pour-une-europe-sans-delphinariums-manifestation-a-bruxelles/

 

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Photo 1 :
En mer, aucun dauphin ne joue au ballon. Pourquoi montrer cela aux enfants ?
Ici, à Duisburg. Ivo, le joueur de foot, a été capturé en mer. Il a survécu à l’enfer du delphinarium d’Anvers avant d’échouer en Allemagne.

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Photo 2 :
Le delphinarium de Bruges est contraint par un avis de la Commission du Bien-être Animal d’élargir ses installations et de renforcer l’enrichissement environnemental de ses captifs. Au lieu de quoi, il acquiert aussitôt deux nouveaux dauphins et laisse mourir le vieux Beachie, malade des poumons et à moitié fou.
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Photo 3 :
Cette orque du Marineland d’Antibes a les dents brisées à force de ronger les barreaux de sa cage. Il s’agit de Wikie, la mère de Moana (née par insémination artificielle) et de Keijo (né de l’inceste).

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Photo Hellen


A propos de la manifestation de 2013 :

http://rue89.nouvelobs.com/rue89-planete/2013/06/15/dauphins-orques-belugas-liberons-les-cetaces-captifs-243203

 

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For a dolphinaria-free Europe : demonstration in Brussels 2014

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On the 28th of June 2014, an important demonstration will take place in Brussels to demand the closure of all the dolphinaria in Europe.
This event will bring together hundreds of dolphin defenders from all around the world. They will meet at the Atomium around Ric O’Barry, the former trainer of Flipper and main actor of « The Cove », and they will demand – like last year – to urgently stop the slavery of cetaceans in Europe.

 

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Currently, 15 countries within the EU are housing 34 dolphinaria, places that exhibit more than 300 small cetaceans, orcas, belugas, dolphins and porpoises. These places are selling circus shows to children, photo or contact sessions, therapies or «swimming with dolphins» sessions.

Annex A of the Directive No.338/97 of the European Council normally prohibits any commercial use of these marine mammals. But an exception exists in the text, an exception which allows their importation for scientific, educational or conservation purposes. This article should be suppressed, as dolphinaria do not contribute at all to science, education or protection of the species. EC Directive 1999/22 also requires – for all the animals in zoos – an environment that is as close as possible to the conditions of life in their natural environment.

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The most recent scientific research tells us that it is strictly impossible to give those cetaceans the exact same life than the one they have in the ocean. Nothing can imitate the wind, the waves, the algae, the fish, the space or the pressure in the depths. Nothing can replace the joy to be hunting together and to travel far.

Nothing can replace the complex and friendly societies of these marine creatures, with such a high intelligence and a deep sensitivity.
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To keep these lucrative attractions in Europe these days encourages the emerging countries (China, Middle East, Iran, Iraq, Pakistan, Vietnam, Thailand) to open hundreds of new aquatic prisons and to increase the catches in Japan, Russia, Cuba, Mexico or the Solomon Islands.

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In the US, the film «Blackfish» is shaking SeaWorld and, with it, all the captivity industry. Certain schools refuse to send their kids to the delphinarium, rock stars boycott the shows, members of parliament suggest laws to ban captivity.

It is time for Europe to follow the same path and to put an end, once and for all, to this degrading industry, that inseminates dolphins like cattle, imprisons them in bare tanks and misinforms the public about the real life of cetaceans.

 

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Informations :
https://www.facebook.com/events/754282354598398/

Petition
https://secure.avaaz.org/en/petition/All_dolphinaria_must_be_closed_in_Europe/

 

morgan-12-05Morgan in Loro Parque

 

Kiska, l’orque solitaire du Marineland de l’Ontario

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Kiska est une orque solitaire âgée de 39 ans.
Avec la petite Morgan à Ténériffe et Kshamenk en Argentine, elle est le symbole même de toute l’horreur de la captivité, qui frappe aujourd’hui 53 orques dans le monde et un nombre indéfini d’autres cétacés captifs. Kiska survit aujourd’hui au Marineland du Canada.
(….)

Lire la suite sur Dauphins Libres :
Kiska, l’orque folle

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Baleines à bec de Baird massacrées au Japon

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La première baleine à bec de Baird de cette année a été débarquée à Hakodate, Hokkaido, Japon.
Longue de 9.5 mètres et pesant 10,8 tonnes, le corps de cette cette femelle a été découpé et vendu aux enchères à des entreprises locales de produits marins locales, qui la préparent pour la consommation humaine.
Afin de faire croire à une « recherche scientifique », un fonctionnaire de l’Agence des Pêches était présent pour examiner le contenu de l’estomac mais pour autant que nous le sachions, aucune mesure de radioactivité n’a été menée sur le cadavre, alors que la centrale de Fukushima continue à déverser ses eaux empoisonnées dans le Pacifique.

 

Japanese Whale Slaughter

Depuis 1987, au moins 1000 baleines à bec de Baird ont été chassés dans les eaux japonaises. Les captures de cette espèce continuent encore aujourd’hui, le Japon disposant d’un quota national de 66 prises annuelles dans ses eaux territoriales.

La saison de chasse a débuté le 25 mai 2014 et se poursuivra jusqu’au 30 juin, ou plus tard, dès lors que les quota auront été atteints.
Les baleiniers de Hakodate ont le droit de tuer 10 de ces magnifiques et mystérieux mammifères marins, dont on ne sait rien des cultures, des langages ou des modes de vie, mais apparemment un peu plus sur le contenu de leur estomac. La population mondiale de ces plongeurs en eau très profonde est actuellement de 30 000 individus.

Les baleines à bec de Baird, malgré leur taille, sont considérées comme des « petits cétacés » et ne disposent donc d’aucune protection de la part de la Commission Baleinière Internationale.

Sources :
http://www.theepochtimes.com/news/7-4-23/54432.html
https://www.facebook.com/pages/International-Wildlife-Investigation/129521473905441
http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9rardie_de_Baird
http://www.dauphinlibre.be/japon-dauphins-massacres.htm

Boudewijn Seapark in Bruges : the time of the catches

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Puck, Tex & Linda at the Dolfirado

The Boudewijn Seapark opens in Bruges in 1972.
At the time, dolphins are considered like “the” new American attraction that can bring a lot of money quickly. Dolphinaria open all over Europe.

Harderwijk (in The Netherlands) is the first to dig ponds in 1962. While Marineland in Antibes (France) orders its orcas from SeaWorld, while England multiplies small structures filled with young and sick cetaceans and while the Duisburg Zoo starts its sinister massacre. Belgium won’t take much time to follow.

The first dolphinarium was born in 1968 in Mellen in Flanders. Maupertuus Park – that’s his name – brought 5 dolphins back from Florida. Only two of them are still alive when the plane lands, one mother and her child, which will rapidly die too.

On the 17th of December 1969, the Antwerp Zoo opens its new facility, this time for “scientific” purposes. The zoo orders its first victims in Florida. Jerry Mitchell and James Tiebor are its main suppliers for dolphins, dolphins that they capture in the Gulf of Mexico. From the beginning, it’s a massacre. At least 30 dolphins will perish.

orcellesanversBurma Irrawaddy dolphins
at the Antwerp Zoo

 A dolphinarium also opens in the “Plaine de la Sarte”, in Huy, in 1977.
Like Bruges, it is here also a sort of Walloon branch of Harderwijk. Two dolphins of the company are sent to these very small basins (10 meters long and 1,5 meter deep). But commercial success does not come. Harderwijk then takes back Jasperina, the last surviving dolphin, in its facilities in Bruges in 1978. The site is now called “Mont Mosan” and only exhibits sea lions and parrots.

 

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 Between 1976 and 1984, dolphins were also exhibited in a 6 degrees water in the Walibi Park in Wavre. They were called Boy, Leo, Missy, Kiki, Niky, Nemo and Girl. Some of them had been captured in Taiwan. They all died miserably.

walibi_dolphinsWalibi

Then the folly falls down again. The fashion for dolphinaria gradually loses its appeal in the nineties, with the closure of all the English sites and of the dolphinarium of the Antwerp Zoo in 1999, under the pressure of the activists. The dolphinarium of Bruges, however, still holds and is enthusiastically supported by the local politicians. They all mention the “well-being” of its residents, but especially the economic interests of such an attraction in terms of employment.

Managers of this park (under a dome), that is one of the last dolphinaria in Europe that deprives its dolphins from light and fresh air, can therefore regularly tell lies in the columns of our main newspapers, and affirm without a laugh that their dolphins live much longer in captivity and breed pretty well. No one dares to contradict them. So it is time to tell, here, how the Boudewijn Seapark was built, on a mountain of corpses…

deadDead captives

 

From 1972 to 2009, the Boudewijn Seapark imported wild dolphins from Florida and probably the  Caribbean, through his Dutch counterpart, the Harderwijk Dolphinarium, or through the “Dolfirado” in Stein (Limburg). In only one case, as we will see below, the Boudewijn Seapark received its dolphins directly from its supplier, without them going first through Harderwijk.

In this regard, the dolphinarium of Bruges bears a heavy responsibility.

The dolphins in the Gulf of Mexico have indeed paid very expensive this “Flippermania” outbreak, that all the emerging countries are now discovering, from Asia to Africa.

Between 1960 and 1993, more than 1600 marine mammals have been taken from the U.S. waters for the local and the international market. In the early nineties, a terrible epidemic has decimated the dolphins in the Gulf, and the USA had to prohibit all the commercial catches in 1993. This was also because the catches for the dolphinaria were finishing to deplete the populations…

Since then, Western aquatic circuses are forced to stick to breeding farms. Some dolphinaria succeed (with a relative success). But the births are insufficient and the life of these dolphins is too short to ensure the viability of a genetically healthy population on the long term. This will require new captures one day.

pieter-vetoRoxanne, 3 missed births in 2 years

Unlike Antwerp Zoo, which makes no secret of its archives, Boudewijn Seapark never mentions the period between 1972 and 1988, during which the dolphinarium took part, with his Dutch accomplices, to the depopulation of the Gulf of Mexico.

The park even does everything to erase the past. For example, on the signs mentioning the six captive dolphins at the entrance of the dome, the name of Tex does not even appear. Yotta, Indy and Ocean, 3 only dolphins that were born captive and that are still alive, simply have no father.

Many researches are therefore needed to trace back the path of the cetaceans of Bruges. And this path remains incomplete, fragmentary, sometimes censored. The more we find clues on the true story of the dolphins in Bruges, the more the skein of the incessant transactions between the 6 Dutch dolphinaria and the 4 Belgian dolphinaria, under the leadership of Harderwijk, becomes difficult to unknot. The story of our 3 last dolphins founders in Bruges is very tumultuous, dramatic and confused.

 

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capture-dauphins2Capture with a hoop in the 60’s

 

The “Marine Mammal Inventory Report”, responsible for recording all the exports from the U.S.A., mentions that 3 big bottlenose dolphins (Tursiops truncatus) arrived in Bruges in 1974. No other animal is mentioned before that.

This is curious. Because there had to be at least ONE dolphin for the opening of the dolphinarium in 1972! Several dolphins have thus lived at the dolphinarium during these first two years (1972-1974) without anyone remembering them. Their arrival in Belgium is nowhere mentioned, nor their death, in official documents. But there are traces…

Japan dolphin in the Netherlands

Japanese dolphin in the Netherlands (70’s)


In 1972, Dr. W.H. Dudok Van Heel, sent by the company Harderwijk BV, conducted a scientific investigation about the frequent and early deaths amongts the dolphins
that his company imports, stands, keeps or distributes.

The author of this study obviously does not attribute these rapid deaths to the despair linked to containment – the dolphins arrive shortly after their capture, still shocked – but to a too high level of mercury in their blood. Van Heel mentions some of the dolphins present in Belgium.

During the winter of 1970-1971, he says, we helped build the Boudewijn Seapark. « To be able to fill the basins with dolphins “proper to educate the public”, we brought four freshly caught dolphins: Allan, a young adult male; Yogi, a juvenile male in poor health; Kiana, a young adult female; and Sherry, a juvenile female ».
A table is presented, which shows the distribution of this global purchase (22 dolphins) for four dolphinaria (Bruges, Harderwijk, Rotterdam and Zandvoort).

« All these dolphins were captured by Milton Santini in Marco Island, southwest Florida, except four of them, captured by James Tiebor. Animals delivered to Sweden (Kolmarden) were captured by Jerry Mitchell in Key Largo ». Jerry Mitchell was already providing the Antwerp Zoo. He was sentenced later for illegal catches in the Bahamas.

 

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Marco Islands, Florida

 

The dolphins chosen for shows in Bruges are, however, not those that have just been imported (Allan, Kiana and the others). You have there Milly and Sanny, two adult females perfectly tamed and healthy.
You have George and James, two young males also pre-tamed and whose health is improving. These dolphins belong to the Harderwijk dolphinarium but they travel from one dolphinarium to the other quite frequently. They are often moved at the time. Street aquatic circuses also travel around Europe, but Van Heel opposes them. He’s in favour of a stable habitat.

 “The dolphins in Bruges didn’t cause us any problems”, he continues, “until the conclusion of this investigation in May 1972. From that moment, Georges and James started to lose their vitality. Kiana and Allan, despite of having been prepared in Harderwijk, could not stand the pressure of the training anymore, and we had to reduce it. We had to remove Allan from the shows and send him to rest in Holland. The health problems of the animals and the uncomfortable situation of the dolphinarium in Rotterdam, located in the heart of the city, led us not to renew the contract with this site. Hazel was transferred to Bruges in October 1971. In May 1972, his condition had slightly improved while Doris and Kiana’s health had deteriorated to such an extent that we had to send them again to Harderwijk in order to regain strength. Georges and James were doing well then ».

And it stops there. From Sherry, Yogi, Georges, Hazel or James, we will know nothing more. They probably all perished in Netherlands or Germany, but dolphins were dying so quickly that there was not enough time to record all the deaths…

 

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Harderwijk in the sixties

 

In January 1974, the MMIR tells us that Bruges receives 3 dolphins from Harderwijk.
Allan and Kiana are leaving Holland to come back to Belgium. Jasperina joins them in 1978, after a really difficult time in Huy.

And time passes. In 1987, 3 dolphins are still held in Bruges: Allan, Kiana and Jasperina.
Jasperina dies rapidly. A study indeed confirms a case of septicemia concerning “a 13 year old female, living in the park since 7 years with 2 companions”. It’s Jasperina, who dies in September 1987, after two days of agony.

Oshin was born in January 1987, from Tex, still in Holland, and from an unknown mother (?). Is Kiana the mother ? The child settles with the couple. But not for long.

On the 11th of May 1988, a terrible fire destroys the wooden facilities of the Bruges dolphinarium. The 3 captive dolphins, 2 adults and a child, perish, suffocated, under the beams of the dolphinarium, in terror and suffering. Death by the fire is, for a dolphin, probably worse than the worst hell, an unimaginable pain. But the show must go on…

 

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Fire at the Dolfirado

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The ashes are still smoking when the dome is rebuilt and the basins repopulated.
  The “new” site will be officially inaugurated in 1990.

On the 24th of June 1988, the first group of dolphins arrives from the Dolfirado in Stein (Limburg), a place that has also just been ravaged by the fire. It’s Puck, Tex & Linda.

The presence of Puck is attested in a “holding pen” in 1979 (not specified), with an immediate departure towards the Dolfirodam of Rotterdam on the 26th of July 1979. A highly polluted and lethal place, where the captives are dying very fast.

She was then moved to Dolfirado Stein in 1981. She also resisted this rotten dolphinarium, haunted by insane dolphins, and that also took fire in 1987. Happily, neither Puck nor the other dolphins had to endure this suspicious accident, that was probably set up to try to cover/to hide an announced bankruptcy. They were then in the other aquatic circus of the owner, the Dolfirama of Zandvoort.

 

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Dolfirama of Zandvoort

The Dolfirama opened in Holland in April 1969. At the time, it is considered like the largest dolphinarium in Europe, with its pool of one million liters and its combined spectacles of dolphins and sea lions. The building still exists today, but the shows of dolphins have stopped since 1988. The living conditions were so deplorable that the law has forced the dolphinarium to close.

 

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Zandvoort Dolfirama


Tex was supposedly born in 1974 and his capture took place between 1978 and 1980 in Rockport, Texas.

Linda was born in 1976. She was captured at the same time, on the southeast coast of Texas, thanks to the Permit #299, directly issued to the Dolfirado. Both of them are listed in the directory of the dolphinarium in Stein.

But weirdly, Puck is not mentioned. The MMIR doesn’t indicate any precise origin for her. Nobody knows what she has done between her birth in the wild and her arrival in Rotterdam in July 1979.

Just like the first dolphins of Bruges, Allan, Yogi, Kiana and Sherry, Puck has probably been captured near Grassy Keys by Milton Santini in 1966. The Boudewijn Seapark associates this date to her birth and makes her come from the Caribbean.

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Milton Santini and his seapen in the Keyes


Milton Santini
was a mackerel fisherman.
  After shooting down a first dolphin who was rummaging in his nets and after hearing him « cry like a baby » before he died, he catches a second dolphin. This time, he keeps the animal alive. The dolphin is intelligent, we will tame him without any difficulty and M. Santini then launches his business.

He catches a lot of other dolphins, amongst which probably Puck, and teaches them tricks. Tourists enjoy, but also a film director named Ivan Tors, who decides to make a film. The series « Flipper » was born. And the affairs of Mr. Santini start to flourish, until 1993. The company converts into a “research center”, the Dolphin Research Center, well known to tourists who can swim there with captive (but supposed not captured) dolphins.

 

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Santini « rescuing » a Risso dolphin


___________________________

On the 11th of July 1988, Bruges receives a second group of dolphins, numbered #620, including Kim (Gulfport), Roxanne (Gulfport), Terry (Gulfport) and William (Gulfport). This order is directly addressed by the Boudewijn Seapark to Mr. Moby Solangi, Gulfport.

Kim dies the following year and Ringo disappears at an unknown date. Terry will die devoured by fungi. From this “delivery” #620, Roxanne is the only one who has survived.

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Roxanne was taken away very young from her mother. She was only 3 when she was captured, on the 6th of May 1988. Less than two months later, she flies to Belgium and finds herself forever trapped under the dome of the Bruges dolphinarium (in July 1988). The interesting point is that, this time, the place where she was captured is known: Gulfport !

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Gulfport

Marine Mammal Productions was located in Gulfport. Its manager, Moby Solangi, has captured over 200 dolphins in the estuary of the Mississippi between 1956 and 1989. These animals have been sold to national and international dolphinaria, but also to the U.S. Navy.

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US Navy is allowed to capture for its needs.


Solangi was also putting his catches to rent.
For a certain fee paid each month, the dolphinarium could receive a “package” with several tamed dolphins and sea lions, the services of a veterinarian and of a trainer, and also food for the marine mammals. If an animal was sick or died, Marine Mammal Productions, founded in 1965, pledged to replace it.

Many dolphins were dying due to stress or drowning during their capture. A former employee of Solangi has witnessed the death of 20 dolphins during a single operation. On another occasion, a mother and her child were caught in the nets. The baby sank to the bottom.

An eyewitness said: “Every diver was grabbing a dolphin, but not all of them could keep their vents above the water (…) you could tell by the floats of the nets that were sinking underwater that the dolphins were drowning. We could not help them, we could just watch until they die. It did not take long for dolphins to start drowning, probably because of their extreme efforts to resist and their panic. (…) A dolphin had a rope attached to the caudal (…) we continued to remove the net of the dolphins, and they just slowly sank to the bottom.”

 

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Capture in Florida, for Disney

 

This witness adds: “The permanent employees of Marine Life who captured this group were called by Moby later. He told them not to discuss the affairs of Marine Life with other employees or anyone outside the company (…) I learned later that there were good reasons for that. Marine Animal had already delivered at least 23 dolphins to the U.S. Navy in 1988. The death of more than 20 other dolphins would have made him exceed his quota of at least 18 units.”

Milton Santini, Jerry Mitchell, James Tiebor, Jay Sweeney and many others used the same methods and killed just as many dolphins. You have to imagine what Roxanne and his companions endured.

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Disney dolphin capture

 

Roxanne probably has seen, right next to her, her little sister sinking, or her little brother. She probably has called her mother with all her strength, like Angel did in Taiji, and she probably heard her family and friends call her by her name, beg their torturers and drown before their eyes.

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Angel in Taiji

Once in Bruges, Tex & Linda have had a first baby, born on the 1st of July 1990. Skippy died in September 2000, at the same time than Terry and from the same disease : their skin and their vent were covered by fungi, and they died in an atrocious agony.

Puck also gave birth to Yotta on the 24th of August 1998, and to Indy, on the 13th of July 2003. Both are still alive today, besides here, but Tex, their father, died at age 20 at the Marineland (Antibes) in 2006, victim of a journey too much.

Roxanne is also lucky. In 2014, her son Ocean is still with her, when he should be traveling – in the wild – to form a coalition with other males of his age. However, she lost Flo, her beloved daughter, and she saw disappear forever.

Gorky, Luna, Marco  were sent abroad. Simo, Iggy, her twins in 2011 and her youngest child, dead after only four days, in 2012 are now buried somewhere. In the wild, dolphins never really lose contact. Just like chimpanzees, they form a “fission-fusion” society, in which individuals move away and get closer at will, in the same region.

 

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Luna and Marco were sent to Zoomarine facilities


Linda
, finally, the old friend of Puck and Roxanne, has been coldly deported to Italy with her son Mateo, just to make room after living 20 years all together under the dome. Nobody took into account the friendship and the bonds between her and the rest of her artificial pod. She still lives today amongst strangers in an overcrowded aquarium in Genoa. Her son has been sent to Spain as stallion.

The father of ALL these children, Tex, died in 2005 as a breeding loan at Antibes Marineland, where he probably committed suicide.

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Linda alone in Genoa

 

As for Beachie, the story is a little different. Beachie was rescued by SeaWorld Orlando when he stranded in Florida. He was released once and re-stranded, it is how he got his name. He was held at SeaWorld Orlando until being transferred to Harderwijk in 1997, then Bruges in 2009.

 

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Beachie sick in 2013

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A « deaf » dolphin rescued by Moby Solangi

 

Do Puck and Roxanne remember those horrible catches, the screaming and the crying of the mothers deprived of their children ? Do they remember all those companions who died next to them, or those babies, condemned to live a few days only in the chlorinated pool water ?

Yes. They do. A recent study showed that dolphins had a prodigious memory and could recognize the voice of old friends more than 20 years after being separated from them. In the wild, they mourn their deaths.

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Why is it important to tell those old stories ? Because they are not old stories !
Massive catches are still held in Japan, in Russia, Turkey, Indonesia, in the Solomon Islands, in Cuba, worldwide. The U.S. are only waiting for a signal to recover their former hunting licenses. Meanwhile, SeaWorld has already sponsored the capture of beluga whales in Russia.

For the dolphins, the pain is still the same, in 1980 or in 2014. Emerging countries are now imposing to captives what we were imposing them in the 70s and 80s. The tragic story of the dolphins in Bruges illuminates the present times.

This will happen tomorrow, and again and again, as long as the dolphinarium in Bruges and its colleagues of the EAZA will continue to claim that their aquatic circuses serve education, research and conservation. As long as they will send that sort of message to countries like Iraq, Pakistan, China, Russia, North Korea, and as long as they will say to them “Look! We make a lot of money! Just do like us!”

 

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Aquatic circuses make money

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Note:
If there are errors in this text, we thank in advance Bruges dolphinarium to kindly correct them. A little transparency always improves the image of a company. Thanks to Ceta Base for its help. Thanks to Christelle Bornauw for her excellent and courageous translation of this long article.

 

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Puck in Dolfirado : such a long story…

 

© Boudewijn Seapark

© Boudewijn Seapark

 

Original article :

Boudewijn Seapark, le temps des captures

Read also :

Ceta-Base Bruges 2014

Process fails dolphins in Bruges

The life of Beachie

Bruges 200-2004

Free Disney dolphins

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Boudewijn Seapark was built on dead corpses

References :

http://www.wspa-usa.org/wspaswork/oceans/USdolphinregs.aspx

http://www.dauphinlibre.be/linda2012.htm

http://www.dauphinlibre.be/dauphinsbruges.htm

http://www.dauphinlibre.be/raptor.htm

https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/03/28/seaworld-japon-europe-petits-crimes-entre-amis/

http://fishbull.noaa.gov/904/miller.pdf

http://stand-up-today.blogspot.be/2010/12/mobashir-moby-solangi-part-l.html

https://www.facebook.com/notes/real-coastal-warriors/moby-solangi-entrusted-with-telling-us-the-truth-about-the-dying-dolphin-calves-/182023905177506

http://www.izn.org.uk/Archive/384/384Robens.html

http://www.marineanimalwelfare.com/Dolphinaria/Web%20Pages/Margate.htm

http://antwerpen-zoo.pictura-dp.nl/index.php?option=com_memorix&mrx_mod=result&Itemid=36&mrx_offset=5&PHPSESSID=296da0e2e1b0258cabff3e3b0f2ccd72&PHPSESSID=296da0e2e1b0258cabff3e3b0f2ccd72

http://en.wikipedia.org/wiki/Dolphinarium#History

http://www.naplesnews.com/news/2006/apr/20/trail_tale_bottlenose_dolphin_and_legend_emflipper/?eagle

http://aquaticmammalsjournal.org/share/AquaticMammalsIssueArchives/1972/Aquatic_Mammals_1_2/Dudok.pdf

http://www.freewebs.com/showbanded/dolfiramazandvoort.htm

http://www.ad.nl/ad/nl/1038/Rotterdam/article/detail/2093730/2008/09/06/Vis-werd-duur-betaald-in-Dolfirodam.dhtml

http://www.johndineley.com/zoo/Zandvoort/Zandvoort.html

http://cetacousin.com/captive/park/asprogroup/boudewijn/boudewijn.html

http://www.ceta-base.com/phinventory/hph/hph_bsp.html

http://www.rockisland.com/~orcasurv/releases.htm

http://www.marineanimalwelfare.com/review.htm

http://www.geheugenvannederland.nl/?/nl/items/ANP01:15387070

http://www.digibron.nl/search/detail/012ea84f84dde53c830d4136/dolfinarium-rotterdam-gaat-dicht

http://www.izn.org.uk/Archive/385/385robeyns.html

Preliminary Report on The Demographic Status of the Bottlenosed Dolphin in the E.E.EC (July 1981)
HELGA DE BOIS, PAUL VAN DEN SANDE

 

 

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Boudewijn Seapark : more than 20 dolphins died there

Les bélugas de Valence

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Avril 2014
Une campagne est lancée pour sauver deux bélugas captifs à l’Oceanografico de Valence.
Ce delphinarium appartient à Parques Reunidos, également propriétaire du Marineland d’Antibes.
Merci de signer la pétition !

belugavalence12003 : les gens jettent des mégots et des pièces de monaie sur Kairo.

kairo20062006 : un filet est installé pour protéger les bélugas.
Mais des oiseaux morts gisent au fond d’un bassin puant.

 

4 juillet 2003

Deux bélugas ont été amenés dans l’enceinte du prestigieux Océanografico de Valence, en Espagne.
Il s’agit de Kairo, un mâle âgé d’environ 16 ans, long de 4 mètres et lourd de 817 kilos.
Une jeune femelle du nom de Yulka, âgée de 8 ans, l’accompagne, mesurant pour sa part 3, 43 mètres de long et pesant 491 kilos. Ces deux  cétacés proviennent de l’Aquarium Mar del Plata en Argentine.

Yulka2Yulka 

kairo20062Kairo

 Le mâle y avait été déporté à partir de Moscou, en date du 8 juin 1998. Il avait servi auparavant durant quelques années dans un centre de recherches militaires. La jeune femelle était arrivée, quant à elle, en Argentine fin 1999.
Aujourd’hui, le couple est confiné dans un pavillon nommé « L’Aquarium de l’Arctique ». Ils vivent sous une coupole fermée, étouffante, où le soleil ne pénètre jamais. Le mâle et la femelle sont séparés.

Kairo se tient en permanence devant l’entrée, à gauche, face à la paroi.
Sa caudale ne bouge pas, si ce n’est lors de rares instants, et il passe ainsi ses jours et ses nuits, sans fin, depuis des mois.

La petite Yulka, bien plus jeune, se montre encore à la fois joueuse et curieuse de tout. Elle ne nage pas encore en cercle, comme c’est le cas quand on devient fou. Au contraire, elle va et vient dans son enclos, pénétrant parfois sous la voûte de la « grotte » et en ressortant à nouveau. Son petit bassin ne lui donne guère plus de possibilités.

Malgré le tumulte assourdissant provoqué par les millions de visiteurs qui défilent au pas de charge dans ce local clos et mitraillent avec leurs appareils photo la femelle béluga, celle-ci pousse de temps en temps des cris déchirants, comme des pleurs de détresse.

Ravi, le public y répond à chaque fois avec de grands rires et des applaudissements. Quand la petite béluga tente alors de leur faire comprendre qu’ils l’ennuient en leur envoyant de grandes giclées d’eau à coups de caudale, les gens rient plus fort encore !

 

Erstmals in Europa Weißwal in Gefangenschaft geboren - Walmutter "Yulka"Yulka

C’est dans ce contexte lamentable que l’Oceanográfico prétend pourtant développer un projet de recherche bioacoustique. Il s’agirait d’étudier les échanges vocaux de ces deux bélougas. Ce genre recherche devrait, paraît-il, contribuer à l’amélioration du bien-être de ces « animaux » en captivité et au-delà, aider à la préservation des populations libres de baleines blanches.

Selon Francisco Torner, cette ligne de recherche, à laquelle prendra part également l’Université de Valence, est un « scoop » au niveau international, car peu de delphinariums sont capables de la développer, et que les conclusions que l’on tirera de ces travaux risquent d’être importantes. Ces deux bélougas font donc l’objet d’études sur le « langage ».
On enregistre leurs vocalisations, on leur jette un ballon et l’on voit s’ils émettent alors un son nouveau.
Il faut revenir aux études menées en milieu naturel, notamment par Vladimir Belkovich ou plus récemment, par Denise Herzing, pour prendre toute l’ampleur du non-sens de cette approche.
Comment le vrai langage des bélugas pourrait-il être étudié dans de telles  conditions ?

 

yulka_babyLe bébé de Yulka

Novembre 2006
Naissance d’un bébé béluga à Valences !
Ils y sont arrivés ! Un malheureux avorton blême a réussi à naître dans l’environnement délétère de l’Aquarium de Valence.
Yulka , « l’heureuse maman béluga », a été mise enceinte beaucoup trop tôt (8 ans !) et toute seule, sans que sa mère, sa tante et ses amies aient jamais pu lui apprendre comment on prend soin d’un enfant.
Elle se montre dès lors incapable de nourrir son bébé. Son lait se tarit peu à peu, malgré les efforts de ses « soigneurs » pour le lui pomper de force avec un tire-lait et l’on peut craindre que le premier bébé béluga né de manière « naturelle » en bassin en Europe ne tarde pas à s’éteindre d’ici peu. Pour l’instant (novembre 2006), l’acharnement thérapeutique bat son plein à grands frais autour de ce malheureux enfant, qui n’a pas encore reçu de nom.

Le bébé est mort à la fin du mois.

 

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Le bébé est mort fin novembre 2006

Notons que 19 dauphins survivent également dans les «piscines de taille olympiques» de l’Oceanografico. Les fondateurs ont été capturés à Cuba. Ces chiffres datent de 2006 mais nous n’en avons pas de plus récents.

Les bélougas vivent normalement au sein de vastes sociétés de plusieurs centaines d’individus dans les eaux glacées de l’Arctique, qu’ils parcourent en tous sens sur des milliers de kilomètres.
En captivité, leur univers confiné se réduit à quelques mètres cubes d’eau de mer chimiquement reconstituée. Ils y développent des comportements stéréotypés tel que nager en rond ou « faire des huit» sans fin…
Ces créatures du pôle souffrent, comme tous les autres cétacés captifs, du manque absolu de stimulations environnementales et de l’écho des murs de béton qui renvoient leurs pauvres vocalisations de prisonniers solitaires.
Si la capture des bélougas est interdite au Canada depuis plusieurs années, il faut se souvenir qu’entre 1960 et 1990, plus de 64 bélougas ont été capturés dans les eaux canadiennes afin de participer à des shows commerciaux. En 1998, 50% d’entre ces captifs étaient déjà morts.
La Russie, par contre, s’autorise encore à capturer près de 1270 bélougas par an (chiffres 2005) dans ses eaux territoriales, tant pour la boucherie que pour le spectacle. SeaWorld et le Georgia Aquarium tentent toujours d’obtenir le droit d’en importer aux USA.
Les shows de bélugas n’ont jamais été aussi populaires et même le delphinarium de Hardewijk, au Pays Bas, se montre aujourd’hui intéressé.  L’Oceanografico de Valence n’est donc pas prêt  lâcher ses deux précieux exemplaires.

belgrade4-mars-20142 bélugas livrés pour un cirque ambulant, en Russie

 Aujourd’hui, Kairo et Yulka sont toujours à Valence. Rien n’a changé pour eux. Aucune étude n’a jamais été publiée sur leur langage. Aucun enfant n’est plus jamais né. Ils sont arrivés en 2003. Nous sommes en 2014.
Merci de signer la pétition !

kairo2014

En savoir plus :

Histoires de bélugas

Bélugas libres et captifs

Des dauphins japonais dans les bassins d’Europe ?

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Delphinarium de Varna, en Bulgarie.

En accueillant d’anciens pays de l’Est au sein de l’Union Européenne, c’est aussi leurs delphinariums que nous accueillons. Jamais contrôlés, couverts par des permis d’importation bidons achetés auprès de fonctionnaires corrompus, ces établissements sont peuplés de dauphins capturés au Japon ou en Mer Noire.
Pourtant l’Europe ne sévit pas. Elle ne réagit pas. Au contraire, elle soutient la construction de delphinariums en Roumanie et en Lituanie. Elle tolère l’intolérable cirque aquatique de Varna en Bulgarie.

C’est que cet apport de dauphins frais constitue une aubaine pour nos propres delphinariums, en risque extrême de consanguinité.

Le rapport annuel de l’EAZA indique que « la mortalité néonatale est un problème majeur, qui ne permet pas, jusqu’à présent, de maintenir les effectifs de la population ex situ totale de grands dauphins à des niveaux stables sans apports extérieurs. Malgré des investigations pathologiques poussées, le problème n’a pas pu être résolu » (Van Lint et al., 2006). Une révision de 1998 de l’European bottlenose dolphin studbook [Registre européen d’élevage du grand dauphin] a révélé un autre problème d’importance: « le nombre de dauphins fondateurs, en particulier de mâles, pourrait constituer un facteur critique à la croissance de la population européenne dans le futur » (Hartmann, 2000). Page 20 du Rapport WDCS-Born Free

Mais ouf ! Les pays de l’Est arrivent !

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Shows de dauphins japonais à Constanta, Roumanie

 

ENQUETE EN ROUMANIE

L’organisation ProWal et le WDSF recherchent actuellement des preuves attestant de l’importation illégale de dauphins capturés à Taiji par le delphinarium de Constanta en Roumanie, un pays membre de l’Union Européenne.

Aucun des 30 delphinariums de l’Union Européenne n’a accepté de répondre lorsqu’il leur a été demandé de leur fournir des échantillons d’ADN de leurs dauphins captifs, ce qui aurait sans doute permis d’avoir un aperçu sur l’origine réelle de ces cétacés. On sait que la CITES interdit l’importation de dauphins en Europe pour un usage strictement commercial.

En septembre dernier, ProWal inspecté le delphinarium de Constanta en Roumanie. L’organisation avait été avertie que les dauphins qui y étaient détenus provenaient des chasses brutales au rabattage à Taiji.  ProWal a découvert que deux des trois dauphins d’origine avaient été achetés pour 500.000 euros à un zoo de Pékin, qui affirmait qu’il s’agissait d’animaux nés en captivité. L’un des deux est mort aujourd’hui.

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Aquarium de Pékin


Le propriétaire du delphinarium roumain continue à prétendre que ces dauphins sont nés captifs.
Une telle assertion n’est pas crédible. Le seul succès en matière de reproduction a eu lieu dans ce établissement en 2003 mais le delphineau n’a pas survécu.

En outre, il n’existe aucun document prouvant qu’un dauphin de la seconde génération soit jamais né à Pékin. Bien au contraire, la Chine, la Russie et l’Ukraine font partie des plus gros acheteurs de dauphins capturés lors de chasses sanglantes au Japon.

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Taiji


Le gouvernement roumain à Bucarest a refusé de remettre le moindre échantillon d’ADN, tout comme le propriétaire du delphinarium de Constanta
.  Juergen Ortmueller, directeur à la WDSF, a réagi par ces mots :  « Nous sommes ici devant le manque de transparence typique propre à tous les delphinariums d’Europe, qui se cachent derrière leur propre invention, les fameux « programmes de reproduction EEP», pour que personne d’extérieur au métier ne puisse savoir ce qui se passe ». 

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Dauphin rampant à Constanta, Roumanie

 

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Photos ProWal

 

Un investisseur financier de Suceava en Roumanie, connu sous le nom de Popescu, a contacté ProWal l’automne dernier. Il demandait à l’organisation allemande de l’aider à construire une nouveau delphinarium privé. Il était tombé par hasard sur le site de ProWal et pensait que cette association soutenait les delphinariums !

Le plan proposé était le suivant :
Dès que les dauphins auraient été importés de Chine, da Russie ou d’Ukraine, le delphinarium ouvrirait ses portes au public et ferait d’excellentes affaires. Aucun problème pour se procurer les documents d’importation nécessaires, a encore expliqué ce promoteur roumain en attractions touristiques.

Puisqu’aucun des pays désignés par le correspondant de ProWal (Chine, Russie, Ukraine) n’a jamais réussi à faire se reproduire un dauphin en bassin et n’en a nul besoin, on peut supposer que tous les dauphins achetés auraient été amenés du Japon, en passant par d’autres pays, avant de rejoindre la Roumanie.

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Nage avec les dauphins en Roumanie !

SOUTIEN DE L’EUROPE

ProWal et WDSF ont également découvert au fil de leurs recherches que l’Union européenne soutenait la construction d’un delphinarium en Roumanie, en puisant dans un fonds de construction à hauteur de 900.000 euros. L’Union Européenne avait déjà payé l’essentiel du coût de construction de 11,5 millions d’euros pour le delphinarium de Kleipeda, en Lituanie.

ProWal et la WDSF demande dès lors à l’Union Européenne de cesser immédiatement d’aider à la construction de delphinariums en Roumanie et en Lituanie. Une interdiction sans exception doit être mis en œuvre dans tous les pays européens. Il y a aujourd’hui un grand manque de transparence quant à l’origine des animaux dans les delphinariums existants, où aucun contrôle n’est mené à ce propos.

Lire l’article original.

Delfinarium in Constanta/Rumänien – ProWal

 

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Delphinarium de Constanta. Photo Prowal

INVENTAIRE

Le Delphinarium de Constanta, remis à neuf l’an dernier, détient 3 dauphins. Il s’agit de :
Chen-Chen, femelle capturée en 2003.
Pei-Pei, femelle capturée en 2005
N-Ni, mâle capturé en 2006/2007.
12 dauphins (Tursiops et Communs) et un petit marsouin du nom de Survivor y sont morts.
Il y a de 3 à 5 shows par jour.
Un député indépendant réclame aujourd’hui que soit reconnu aux dauphins la qualité de «personne non humaine».

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Show de dauphins à Varna, Bulgarie


En Bulgarie, le Delphinarium de Varna possède 4 dauphins
: Dolly ( F), Kimbo (M), Poppy (F), Yoanna (M), et Bimbo (M), ces deux derniers dauphins étant nés captifs et leurs parents capturés en des lieux et à des dates non précisées.
6 dauphins, dont des enfants, y seraient morts depuis 1984.
Le delphinarium de Varna a expédié en Inde, à une date inconnue, 3 dauphins capturés. On suppose que ce sont ceux qui sont morts à Chenai en 1997.

En Lituanie, entré plus tôt dans l’Union, le Sea Museum de Klaipedos possède 7 dauphins. Deux d’entre eux ont fait la navette, deux fois dans le cas du mâle, entre la Lituanie et le delphinarium d’Attica en Grèce. 3 ont été capturés en Mer noire. Le delphinarium aurait perdu 5 dauphins dont 2 nés captifs. Il pratique activement la soi-disante « delphinothérapie ».

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Show de dauphins en Lituanie

Si l’Ukraine rejoint jamais l’Europe, nous aurons 18 delphinariums en plus, uniquement peuplés de dauphins fondateurs capturés en mer.  Et si la Turquie nous rejoint, cela fera 10 delphinariums de mieux, toujours garnis de dauphins frais.
On se doute que les directeurs de zoo sont de fervents partisans de l’Europe élargie et des relations avec la Chine… et le Japon !

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Plus de captures chaque année à Taiji

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Plus de massacres…

Le Marineland du Canada : charniers, tortures et bonnes affaires !

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Beyli, mort à 25 ans, le visage lacéré.

10 septembre 2014

La mort du béluga Beyli au Marineland du Canda a donné lieu à un article mensonger dans le journal « Toronto Sun ».

Tout d’abord, les rapports de la CITES nous indiquent que Beyli est né entre 1989 et 1991.
Il n’avait donc pas plus de 25 ans, et non 40 comme l’affirment les communiqués de presse.

Nous savons aujourd’hui que les bélugas vivent au-delà de 60 ans à l’état sauvage.
Si un décès à l’âge de 25 reste exceptionnel, 40 est l’âge moyen des baleines blanches en liberté.

Ensuite, le Marineland du Canada était supposé posséder 41 bélugas, selon les mêmes documents officiels de la CITES.
Or, d’après ce qu’on peut lire, il n’en reste plus que 36, en ce compris les derniers nés captifs.
Cela signifie donc que 5 bélugas au moins sont morts durant les 2 dernières années, sans qu’on en sache rien.

Cela étant dit, les morts sont les plus chanceux car les survivants vivent l’enfer.
Et nous n’avons aucune raison de croire que la situation pourrait changer bientôt.

(Message de Julie, Cetacean Freedom Network)

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43 bélugas russes entassés dans les bassins du Marineland

 

La solitude de Tilikum : 6 tonnes d’énergie en cage !

tilly-google-earth1A droite, en bas de l’image : Tilly seul

Par Helene O’Barry Hesselager
Earth Island Institute

David Kirby, journaliste de renom et auteur de «Death at SeaWorld”, a récemment eu une idée brillante. En se servant de l’application cartographique «Google Earth», il a zoomé sur le parc d’attractions SeaWorld d’Orlando en Floride. Une  image satellite de Shamu Stadium est apparue sur son écran. C’est là que plusieurs orques sont incarcérées et utilisées pour des spectacles.
L’une de ces orques est appelée Tilikum.

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Le Monde Sauvage d’Aywaille sous le regard du loup

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Toutes les photos de la démo sont de Nath
AnimaVeg

C’est la première fois, sans doute, qu’une manifestation se tient pour dénoncer les zoos en Belgique. Certes, nombre de démonstrations ont eu lieu contre le delphinarium d’Anvers puis contre celui de Bruges. Mais jamais, nous semble-t-il, l’existence même des zoos n’a été remise en question de façon globale comme elle le fut ce 15 mars 2014.

aywaille-jm-stasseJean-Michel Stasse

Cet évènement a été organisé par une toute petite et courageuse association, Wolf Eyes.
Jean Michel Stasse, son responsable, est un ancien dresseur de loups du Monde Sauvage d’Aywaille. Ce n’est pas par vengeance qu’il s’est élevé d’abord contre son ancien employeur. Mais bien pour rappeler à la mémoire publique l’invraisemblable drame qui s’est déroulé récemment aux abords de ce parc : l’abattage de sang froid de la petite Morgi.

Le décès tragique de cette panthère des neiges a secoué la Belgique. Ce crime mettait crûment en exergue les mensonges des zoos à propos de leur prétendue mission de conservation et la façon cavalière dont des espèces en grave danger d’extinction étaient traitées à Aywaille.

cage-brisée-panthère-aywailleEst-ce dans un kiosque vermoulu qu’on accueille une panthère ?

Jean-Michel, qui avait déjà eu maille à partir avec le Zoo à propos de certains loups blancs que l’on voulait euthanasier, est reparti au combat. Il a fait de Morgi l’étendard d’une revendication citoyenne aussi simple qu’éthique : « Il est temps  que les zoos changent et fassent leur vrai boulot ».

MarteLa martre en Wallonie 

Au lieu d’être un supermarché aux rayons débordant d’espèces exotiques épinglées dans leur enclos comme des papillons dans leur boîte, le zoo du futur devrait accueillir des espèces indigènes, loutres, chauve-souris, castors, loups, lynx, martres, belettes, oiseaux, batraciens, etc.

Il devrait les faire se reproduire à distance des humains en espace semi-naturels et les remettre en liberté pour repeupler nos champs et nos forêts. En visitant ces lieux, nos enfants apprendraient à respecter les animaux de chez eux, si petits soient-ils, tandis que les zoos soutiendraient financièrement les projets de sauvegarde des éléphants, des  grands singes….ou des panthères des neiges in situ .

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Mais voilà : trop sensibles aux seuls arguments économiques, le bourgmestre MR d’Aywaille, M. Dodrimont, n’a pas voulu entendre ce message réformateur. Il a interdit la manifestation, tandis que le Monde Sauvage traînait Wolf Eyes en justice et qu’il l’y traîne encore. La commune a voulu faire taire les amis des animaux. Et elle le payera cher en termes d’image publique.

Car toute la presse suit cette affaire depuis des semaines.
Toute la presse se montre impressionnée par la ténacité de Wolf Eyes et le fait qu’il ait passé outre l’interdiction du bourgmestre. Et toute la presse enfin n’a pas manqué de noter que les piliers de la défense animale en Belgique, Gaia, Bite Back, Animaux en Péril, Anima Veg, Animal Sans Toit, LRPO,  Végétik, Poils&Moustaches et Dauphins Libres, soutiennent d’un seul front Jean-Michel et Marjo dans leur juste combat.

aywaille-union-fait-la-forceUn mouvement qui se lève et que rien n’arrêtera

Reconnaissons que la manifestation  fut encadrée par une police efficace et courtoise. Mais elle fut aussi écourtée à 20 minutes et les manifestants ont été contraints de laisser par terre leurs panneaux. Le fait d’interdire un évènement de ce type est dangereux pour la démocratie.  Les citoyens doivent avoir le droit d’exprimer publiquement leurs opinions, dès lors que cela ne nuit pas à l’ordre public.  Or, sur les vastes chemins de cette magnifique campagne aux alentours du Monde Sauvage, il y avait bien peu de chances qu’une centaine de manifestants puissent menacer quoique ce soit.

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Chaque mois Bite Back organise une manifestation devant le Boudewijn Seapark et personne n’y trouve rien  redire. Chaque année, en septembre, j’organise une manifestation devant l’ambassade du Japon contre les massacres à Taiji. Cela fait 15 ans que la commune de Bruxelles m’accorde son feu vert.
En interdisant le rassemblement de ce jour – qui a tout de même eu lieu – la commune d’Aywaille lui a assuré son succès médiatique.

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Ne doutons pas que M. Dodrimont ait compris le message et qu’il s’y reprendra à deux fois avant d’interdire. Mais le parc Pari Daiza le comprendra-t-il, quand nous serons devant ses portes ? Et Forestia ?
Ce qui est sûr, c’est qu’un mouvement nouveau s’est levé face aux zoos que plus rien n’arrêtera.
Et il faut ici en remercier Wolf Eyes, « les yeux du loup » !

YG
Dauphins Libres
Free Dolphins Belgium
Pour une Belgique sans Delphinarium

Pour aider Wolf Eyes à payer ses frais de justice :
001-6369489-60 IBAN BE73 0016 3694 8960 BIC GEBABEBB

Lire aussi :

La Dernière Heure

Elle s’appelait Morgi, elle avait les yeux bleus

Le Monde Sauvage d’Aywaille

Born Free : rapport sur les zoos belges

chien-militantUn courageux chien militant à 3 pattes.
Photo Marjo 

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Libérez les orques et les éléphants captifs !

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Spectacle d’éléphants à Pairi Daiza

Editorial du « Scientific American»

Après avoir finalement rejoint le reste des pays civilisés en limitant sévèrement les tests médicaux sur les grands singes, les États-Unis procèdent actuellement au transfert de centaines de chimpanzés de laboratoire vers des sanctuaires gérés par le gouvernement.
L’une des raisons de ce changement d’attitude est que les animaux ne sont plus aussi essentiels à la recherche biomédicale qu’ils pouvaient l’être auparavant. Les chercheurs ont appris à utiliser des souris génétiquement modifiées et de cultures cellulaires à la place. Pour beaucoup de gens, un argument encore plus convaincant est que les tests médicaux menés sur les chimpanzés sont inhumains. Comme nous, ils sont en effet très intelligents, sujets aux émotions et  conscients d’eux-mêmes. (….)

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L’orque est un éléphant de mer

Le cauchemar de SeaWorld : une loi contre la captivité des orques !

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Dans un geste surprenant qui ne manquera d’envoyer des ondes de choc dans toute l’industrie des cétacés captifs, un député de Californie propose des mesures législatives pour interdire les spectacles d’orques au SeaWorld de San Diego.

Richard Bloom, membre de l’Assemblée d’État (Santa Monica) a présenté ce vendredi 7 mars 2014 une loi sur le bien-être et la sécurité des orques. Cette loi rendrait illégal le fait de «détenir en captivité, ou d’utiliser une orque sauvage capturé ou élevé en captivité à des fins de performance ou de divertissement ». Le projet de loi interdirait également l’insémination artificielle des orques en captivité en Californie et bloquerait l’importation de sperme d’orque en provenance d’autres États. Les contrevenants seraient passibles d’une amende allant jusqu’à 100.000 $ et/ou de six mois de prison.

« Il n’existe aucune bonne raison d’exhiber des orques captives à des fins de divertissement », a déclaré le député Bloom avant la conférence de presse qui se tiendra au Santa Monica Pier. « Comme les éléphants, ces belles créatures sont beaucoup trop grandes et trop intelligentes que pour être confinées dans de petits enclos en béton toute leur vie. Il est temps de mettre fin à cette pratique consistant à maintenir des orques en captivité pour l’amusement des humains ».
Selon Bloom, sa loi serait « la plus complète jamais votée pour la protection des orques en captivité aux Etats-Unis depuis 40 ans. »

KillerWhaleSeaWorldSanDiego[1]

Aux termes du projet de loi, les 10 orques maintenues captives dans les bassins de SeaWorld San Diego, le seul établissement de Californie qui possède des cétacés, devraient être réhabilitées et remises en liberté si la chose est possible. Dans le cas contraire, les animaux seraient « transférés dans un enclos marin  ouvert au public mais sans qu’is soient contraints à des shows ou autres activités de divertissement. »
Seraient exemptées de cette législation les orques échouées détenues à des fins de réhabilitation après une opération de sauvetage ou à des fins de recherche. Mais même ces animaux devront être remis à l’eau ou envoyé dans une baie marine.

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Ce n’est pas la première fois que les législateurs d’État ont cherché à interdire la captivité de l’épaulard, le plus grand dauphin du monde. La Caroline du Sud a adopté une loi en 1992 contre la captivité des dauphins et des marsouins suite aux efforts déployés par la Humane Society pour bloquer l’ouverture d’un delphinarium à Myrtle Beach.

Le mois dernier, l’Etat de New York, par la voix du sénateur Greg Ball a présenté un projet de loi visant à interdire toute orque captive dans cet état. Bien sûr, il n’y a pas d’orques en captivité en Caroline du Sud ni à New York, ce qui rend le projet de loi californien bien moins symbolique et plus concret.

Au moins cinq pays dans le monde, à savoir l’Inde, la Croatie, la Hongrie, le Chili, le Costa Rica et la Suisse, ont également interdit toute captivité des cétacés.

connyland-babyLe delphinarium de Connyland, aujourd’hui fermé

Le Dr Naomi Rose, spécialiste des mammifères marins à l’Animal Welfare Institute, a déclaré que le projet de loi a été inspiré par le documentaire Blackfish.
« L’effet Blackfish n’a jamais été aussi évident que dans ce cas-ci, a déclaré la scientifique,  « C’est ce qui a conduit à cette première proposition législative sérieuse pour interdire l’exhibition en captivité de cette espèce très intelligente et sociale». Ajoutant : « SeaWorld devrait se joindre à cet effort plutôt que de continuer à combattre. Ils peuvent se replacer dans le bon sens de l’histoire ».

Le député Bloom a demandé à Gabriela Cowperthwaite, la réalisatrice de Blackfish, de l’aider pour son projet de loi. Celle-ci s’est alors tourné vers le Dr Naomi Rose.
« Nous ne sommes pas à l’origine de cette proposition de loi » explique la chercheuse « Mais dès que l’on a fait appel à nous, nous nous sommes plongé de tout coeur dans cette initiative en choisissant les termes juridiques, en fournissant l’information factuelle et en faisant appel à la communauté scientifique».

Naomi Rose a également invité d’anciens dresseurs de SeaWorld qui apparaissent dans le film Blackfish à  soutenir ce projet de loi. Rose, Cowperthwaite, et d’anciens dresseurs de SeaWorld, Carol Ray et John Hargrove, ont comparu avec le député Bloom lors de la conférence de presse du vendredi 7 mars.

Blackfish

Si le projet de loi est voté, SeaWorld devrait alors considérer le succès commercial d’autres aquariums qui ne gardent pas de cétacés dans leurs piscines. L’Aquarium de Monterey en Californie du Nord, par exemple, est régulièrement bondé de visiteurs, sans qu’un seule orque, béluga ou dauphin soit en vue.

En Caroline du Sud, où les orques ne divertiront sans doute jamais le public, le personnel de l’Aquarium de Charleston dirigent régulièrement les visiteurs vers les eaux locales s’ils veulent voir des dauphins.

Le journal « Post and Courier » de « Charleston racontait qu’en 2010, lorsque des touristes demandaient à voir les dauphins de l’aquarium, le directeur de l’établissement, Kevin Mills souriait en répondant : «Eh bien, il suffit de marcher sur notre terrasse d’observation et vous pouvez les voir, en train de nager librement dans le port »

MontereyBayAquariumBackviewMonterey Aquarium

D’après l’article de David Kirby
http://www.takepart.com/article/2014/03/06/seaworlds-worst-nightmare-calif-lawmaker-propose-ban-orcas-captivity

seaworld-kanduMort de Kandu

Réaction de SeaWorld
A court d’argument face à la proposition de loi interdisant la captivité des orques en Californie, SeaWorld ose traiter son initiateur, le député Bloom et tous ceux qui le soutiennent, en ce compris la cétologue de réputation internationale, le Dr Naomi Rose, « d’activistes extrêmes ». SeaWorld use à dessein de ce mot pour défendre ses intérêts commerciaux et susciter la peur chez les Américains en assimilant les associations de défense animale à Al Qaeda.
Cette attitude marque un profond mépris quant au mouvement de fond qui partout dans le monde, fédère des millions de citoyens bien informés, enfants, jeunes, personnes âgées, considérant en leur âme et conscience que l’esclavage des animaux dans les cirques et les zoos doit prendre fin au XXIème siècle. Nous ne sommes PAS des activistes : nous sommes les défenseurs des animaux non-humains et quoiqu’en dise SeaWorld ou d’autres entreprises commerciales du même acabit, rien ne pourra arrêter ce mouvement d’opinion mondial !

SumarMort de Sumar, avec son amie Orkid à ses côtés

Lire aussi :
Planète Info
Les sales petits secrets de SeaWorld
Les orques du Marineland d’Antibes
Il est en effet intéressant de noter qu’outre Corky, qui pleure lorsqu’elle entend la voix de sa mère, le SeaWorld de San Diego détient également une orque française, la jeune Shouka.

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Le langage des éléphants

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Comment dites-vous en éléphant : «Il est temps de quitter l’abreuvoir» ? Apparemment, vous utilisez un grondement qui veut dire : «Allons-y !».
Dans la revue Bioacoustics, Dr Caitlin O’Connell-Rodwell a publié une étude sur la communication chez les éléphants. Celle-ci révèle comment les pachydermes usent de « conversations » (constitué de grondements, d’infrasons et d’appels claironnants) pour communiquer et, entre autres choses, pour indiquer que c’est le moment de s’en aller.

Le Dr O’Connell-Rodwell et ses collègues se sont servi d’instruments acoustiques pour étudier les vocalisations des éléphants au parc national d’Etosha. Les scientifiques ont mesuré les données sonores et cartographié le comportement des éléphants à cinq points d’eau différents. Ils ont catalogué les vocalisations des éléphants à partir du moment de leur arrivée au niveau des auges jusqu’à ce qu’ils décident qu’il était temps de partir.

 «Ecouter leurs grondements, c’est comme écouter des camions qui passent à distance. Ils utilisent des fréquences étonnement basses», a déclaré le Dr O’Connell-Rodwell. « Vous pouvez presque imaginer le cycle de l’onde sonore. C’est une sorte de battement dans votre poitrine « .

Les appels sont coordonnés entre les éléphants et la «conversation» peut compter plusieurs interlocuteurs répartis sur une large surface.

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« Ce n’est pas seulement un chœur», continue la chercheuse, «Dès qu’un appel se termine, un autre appel commence, puis un suivant, puis encore un suivant. Ces messages sont connectés comme une chaîne. En fait, les éléphants reçoivent un appel de 3 secondes et le transforment en un appel de 9 secondes ». Cet appel est sonore et infrasonore : il se diffuse aussi par le sol et permet d’atteindre d’autres hardes à de très longues distances.
Les scientifiques ont découvert que ces conversations n’impliquaient que quelques membres du troupeau, situés en haut de l’échelle hiérarchique.

«Ils ont un chef de famille, » dit O’Connell-Rodwell. « Puis il y a une sorte de personnage qui joue le secrétaire d’état, et enfin vous avez le général qui ferme la marche. Puisque de nombreuses familles d’éléphants se rendent dans un trou d’eau en même temps, la cohue dans ces lieux peut être très importante. J’ai vu ainsi de 200 à 300 éléphants entassés dans le même trou d’eau, tous en même temps ! A ce moment là, il y a beaucoup de vocalisations, de bousculades, de cris et de rugissements ».

Selon O’Connell-Rodwell, les vocalisations et autres grondements représentent quelque chose de bien plus pour les éléphants qu’une simple façon de communiquer. Elle estime que la façon dont ils échangent les aide à former une société plus étroitement liée et mieux organisée sur une large échelle.

« Ces vocalisations facilitent les relations entre les éléphants et leur permettent de collaborer entre eux. Elles sont à la mesure d’une société complexe et démontre qu’un autre groupe d’animaux sociaux peut s’organiser comme nous à l’aide d’émissions sonores », conclut la scientifique.

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La recherche a révélé que les éléphants augmentaient leurs vocalisations lors du départ d’un des trous d’eaux.  Selon leurs données, environ un tiers des conversations a lieu avant le départ et deux tiers au moment où ils se mettent en route.

 « Les échanges augmentent en nombre lorsque les éléphants quittent les points d’eau», signale l’étude, « et semblent constituer des moments intenses de communication. »

Les scientifiques pensent aussi que leur recherche permet de mieux comprendre la façon dont les éléphants femelles travaillent si bien ensemble pour résoudre des problèmes stressants. Disposant d’un niveau élevé de communication et d’un chef de file matriarcal clairement reconnu, le leader assiste les autres éléphants en gardant son calme et en donnant des ordres en cas de besoin.

« Sur notre site d’observation, nous voyons de temps en temps des nouveau-nés tomber dans l’auge. Parfois, les jeunes mères prennent peur et balancent leur tronc en tous sens en paniquant » explique O’Connell-Rodwell. «Elles ne savent plus que faire. J’ai vu la matriarche et une autre femelle de haut rang s’agenouiller et enrouler leur trompe autour du corps du petit, avant de le tirer de la boue. Les frères et sœurs plus âgés viennent aussitôt calmer l’éléphanteau ».

The study was funded by United States Agency for International Development/World Wildlife Fund-US, Namibia Nature Foundation, the University of California-Davis, Stanford’s Bio-X Program, a Stanford faculty grant and the Seaver Institute.Sunil Puria, PhD, consulting associate professor of mechanical engineering and of otolaryngology, is also an author of the study.

http://med.stanford.edu/ism/2012/october/elephant.html

http://www.youtube.com/watch?v=zjk4Xn5y200

Lire aussi :
http://www.birds.cornell.edu/brp/elephant/cyclotis/language/eletalk.html
http://newswatch.nationalgeographic.com/2013/04/24/elephants-communicate-in-sophisticated-sign-language-researchers-say/
http://www.dauphinlibre.be/elephants_cultures_intelligence_compassion.htm

Les éléphants sont des gens. Ils ont un langage et des cultures. Leurs sociétés sont aussi complexes et fascinantes que celles des dauphins.Il est cruel et inutile de les enfermer dans des zoos. Tout doit être mis en oeuvre au niveau international pour les protéger dans leur propre pays.
Aidons-les !

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAfrique à Aywaille : qui pourrait-il appeler au loin ?

Les cétacés captifs peuvent-ils être remis en liberté ?

keiko-willyFree Willy !

En 1993, Warner Bros produisait «Free Willy». Ce film très populaire raconte l’histoire d’une orque captive et de son jeune ami humain de 12 ans. Le récit s’achève avec le retour spectaculaire de Willy à l’océan, même s’il n’a eu qu’à sauter un mur pour y parvenir. Pendant ce temps, Keiko, l’orque capturée en Islande qui avait joué le rôle de Willy, continuait à se languir dans sa piscine du Reino Aventura, un établissement délabré au Mexique.

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Après la diffusion de «Free Willy», une puissante campagne internationale s’est élevée pour exiger que Keiko retourne à l’état sauvage. Grâce à la collaboration de groupes environnementaux, de cinéastes et d’un mécène privé, Keiko a été transféré dans un immense enclos en mer, au cœur de ses eaux natales islandaises.

En 1998, Keiko retrouvait la santé. Il s’était adapté à son nouvel environnement. On l’emmenait dans de longues balades, à la suite d’un bateau de recherches et on lui avait placé une balise satellite sur l’aileron, afin de suivre ses mouvements. En juillet 2002, après un contact avec des orques sauvages, Keiko s’est lancé dans un voyage de cinq semaines, seul, à travers l’Atlantique, pour finalement parvenir en Norvège en bonne santé.

keiko-freeKeiko, The Untold Story

Bien qu’il n’ait jamais rejoint une tribu d’orques sauvages, à sa mort, en décembre 2003, Keiko était un cétacé libre. Peu d’orques ou de dauphins ont été rendus à la vie sauvage au terme d’une longue captivité. Keiko n’était peut-être pas le meilleur candidat : on ignorait le lieu exact de sa naissance et l’identité de se parents.

Dans certains cas, les libérations ont lieu lorsque les dauphins parvenaient à s’échapper des filets de leurs lagons ou qu’une tornade les avaient rejeté tous à la mer.
D’autres efforts ont été plus délibérés, souvent à la suite de la fermeture d’un delphinarium. Pendant des semaines ou des mois, des dauphins ont été rééduqués à ne plus obéir, ils ont réappris des compétences essentielles à leur survie, comme la chasse au poisson vivant  ou l’évitement des navires. Des Tursiops captifs ont été rendus  à l’état sauvage au Brésil, au Guatemala, au Nicaragua, en Russie, aux États-Unis et plus récemment, en Turquie. 3 dauphins ont été libérés dans les îles Turks and Caicos, après des années de captivité au Royaume-Uni.

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Rocky à Morecambe, UK

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Rocky, Missie et Silver en route vers la liberté

Dans la plupart des cas, les individus ont été suivis pendant des mois ou même des années après leur libération. La WDC recommande que le retour d’un cétacé en milieu naturel soit soumis à des  directives strictes.
Toute libération doit, si possible, aider à la conservation des populations sauvages. Elle doit également prendre en compte les risques sanitaires et les conséquences à long terme de la remise en mer d’individus captifs.

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Les cétacés doivent être libérés au sein même ou à proximité d’une population de cétacés dont ils sont issus. La zone où on les libère ne doit pas être fortement polluée.

Des experts locaux doivent participer au processus de réhabilitation. Seuls des individus sains, sans maladie susceptible d’affecter les populations sauvages, seront choisis pour le retour en mer.

Ceux-ci doivent être capables de chasser les poissons vivants et d’éviter les comportements qui pourraient mettre en péril leur survie à long terme. C’est le cas lorsque d’anciens captifs se rapprochent des bateaux pour quémander de la nourriture.

Dans la mesure du possible, les cétacés doivent être pris en charge par les populations locales, à l’aide de campagnes d’éducation positives. La surveillance des personnes relâchées est essentielle pour savoir si cette libération a été ou non couronnée de succès.

seoul-dauphins-enclosLes 3 dauphins de Séoul

L’opinion publique s’élève de plus en plus contre le maintien en captivité de ces créatures très intelligentes adaptées aux grands espaces marins. Plusieurs individus sont susceptibles d’être candidats à la réhabilitation, lorsque les installations qui les détiennent ne peuvent plus les garder.

Les cétacés captifs, même de longue date, sont capables d’apprendre à chasser à nouveau et de survivre à l’état sauvage. Même les nés captifs peuvent apprendre ces techniques de chasse des autres cétacés qui ont vécu à l’état sauvage, dès lors qu’on les libère en un groupe social.

Korea_dolphinsJédol libre en Corée, après 5 ans de prison

Un plan de réhabilitation en plusieurs étapes devrait être élaboré pour chaque individu. La WDC, dans le cadre du groupe d’experts de la Fondation Free Morgan, prend en charge un tel plan pour Morgan, l’orque sauvage retrouvée seule au large de la côte néerlandaise en 2010 et actuellement détenue dans de très mauvaises conditions au Loro Parque de Tenerife.

D’autres orques, y compris Lolita et Corky, détenues en captivité aux États-Unis, peuvent également être de bons candidats pour une libération. Les chercheurs connaissent en effet les membres de leur famille proche, encore vivant et en pleine forme à l’état sauvage. Si le public est prêt à soutenir leur retour à la nature ou vers un lagon de retraite marin, en revanche, aucun delphinarium possédant des orques ne paraît décidé à accepter de tels projets. Sans doute craignent-ils qu’une libération réussie n’ouvre la porte à toutes les orques en captivité.

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Il n’est cependant pas possible de remettre en mer tous les captifs. Après de longues périodes de détention, certains d’entre eux peuvent avoir été trop physiquement ou mentalement marqué que pour pouvoir survivre sans les soins de l’homme. Ces dauphins ou ces orques devraient alors avoir la chance de pouvoir prendre leur retraite et de vivre le reste de leur vie dans une baie marine close bien protégée. Leurs besoins sanitaires de santé et leur bien-être seraient pris en charge par les humains, mais ils pourraient développer des comportements plus proches de leur vraie nature et cesser d’être contraints d’exécuter des shows.

Les gens pourraient les voir, mais seulement à distance. La WDC travaille sur un projet passionnant avec Merlin Entertainments, qui vise à établir un tel sanctuaire pour les cétacés captifs. Ce sera le premier de son genre dans le monde.

D’après un article de Cathy Williamson (WDC)
Can captive whales be returned to the wild ?
26 Février 2014
Images et liens : Free Dolphins Belgium

Lire aussi :
L’enfant de Keiko
Into the Blue
Tom et Misha
Morgan et Springer

L’orque Lolita, prochaine candidate ?
How to free a killer whale ?
(Dr Naomi Rose)
Réhabiliter les dauphins, c’est possible

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SeaWorld : un dauphin fou mord une fillette

Dolphin-Biting-Girl-at-SeaWorldIncident du 26 février 2014

Une nouvelle fois, un dauphin du Dolphin Cove de SeaWorld  à San Antonio s’est accroché à la main et au poignet d’une fillette de 9 ans. Sa mère n’a pu la libérer, si bien qu’un employé de SeaWorld a du intervenir pour desserrer la mâchoire du dauphin névrotique.

PETA a déposé une plainte officielle auprès de l’USDA en demandant à l’agence d’enquêter et de tenir compte de SeaWorld met en danger tout à la fois le dauphin et le public en violation de la loi fédérale.

Beaucoup d’enfants ont déjà été mordus par des animaux stressés dans les 3 parcs «SeaWorld». Le cas le plus récent date de décembre 2012, quand une gamine de 8 ans a eu la main perforée par les dents d’un dauphin anonyme qu’elle nourrissait dans la petting-pool du SeaWorld d’Orlando, Floride.

Dolphin-Bites-Girl

On peut donc nourrir un dauphin comme on nourrit les canards ?
Mais oui ! Cette pratique dangereuse pour l’enfant et l’animal est depuis longtemps interdite dans la plupart des zoos d’Europe.
En 1957, au Zoo d’Anvers, on pouvait encore  donner à manger aux  éléphants et leur trompe vous chatouillait le creux de la paume. Ces malheureux se bourraient de nic-nacs, de cacahouètes et de bonbons la journée entière et finissaient par en crever.

zoo1_19571957 : Yvon et Catherine au Zoo d’Anvers

Il en est de même dans ces piscines où les dauphins sont caressés sans cesse par des milliers de main et bourés de fish-sticks et d’autres saloperies, sans doute. Il est courant qu’à l’autopsie, l’estomac d’un dauphin soit plein de pièces de monnaie, de languettes de boîtes de bière ou de cigarettes. Ils deviennent obèses, complétement névrosés et souffrent de graves problèmes de digestion.

seaworld-dolphin-1000Dolphin Cove, SeaWorld
Pancho-stomach-contents
Contenu de l’estomac du dauphin Poncho

Malgré cela, SeaWorld offre ce genre d’attractions.
On se souviendra tout de même  que le Boudewijn Seapark a lancé récemment un nouveau programme « éducatif » : entrer dans l’eau avec les dauphins. Quand on sait que même les petits enfants sont admis du moment que leurs parents paient, quand on sait que cet argent est exigé par Aspro Ocio et directement versé dans ses caisses, quand on sait que le jeune Océan est un adolescent nerveux et Beachie un dauphin déprimé avec une infection des poumons, quand on sait que la loi belge interdit en principe le contact direct des visiteurs avec les animaux captifs, on se demande si le Delphinarium de Bruges est vraiment un zoo à part entière.

bruges-touch-dolphinGare à la brucellose !

Pour en revenir aux USA, SeaWorld  a commenté l’incident par ces mots :
«Dolphin Cove offre aux visiteurs la chance de toucher et d’interagir avec les dauphins de l’Atlantique.  A SeaWorld, la sécurité de nos clients et de nos animaux est une priorité absolue. Nous étudions cet incident et nous regrettons ce que notre client a du subir lors de sa visite. SeaWorld fournit des milliers d’interactions sécurisées entre nos clients et nos animaux chaque jour (!), et les incidents de ce genre sont rares. Le personnel de SeaWorld était présent au Dolphin Cove lors de l’incident, et il a réagi rapidement pour aider le client, qui a fait l’objet d’un examen médical sur place. Après l’incident, notre cliente et sa famille a continué leur viste du parc ».

Des milliers d’interactions par jour ?

Lire :
http://www.peta.org/blog/seaworld-problems-dolphin-bites-girl/
http://www.dauphinlibre.be/infanticide_viol_chez_les_dauphins.htm
http://www.wdcs.org/submissions_bin/biting_the_hand.pdf
http://cetaceaninspiration.wordpress.com/2011/12/16/the-dolphin-petting-zoo/
http://www.int-res.com/articles/dao_oa/d081p081.pdf (Health risks for marine mammal workers)
https://freedolphinsbelgium.wordpress.com/2013/07/31/dusty-attaque-la-delphine-en-a-marre/

petting-pool

Un bon delphinarium est un delphinarium mort

step-foodPétition contre l’avis du Conseil du Bien-être animal

« Le Conseil du bien-être animal présentera ses nouvelles recommandations pour la détention de dauphins en captivité, ce jeudi 30 janvier à 13 heures. Le conseil a créé un groupe de travail en 2011 constitué de scientifiques, d’organisations de bien-être animal et des représentants de delphinariums afin d’étudier les normes actuelles pour la détention des dauphins. Les recommandations seront exposées jeudi, en présence de madame Maya Detiège (présidente de la commission parlementaire Santé publique), de Dirk Lips (président du Conseil Bien-être animal), de Sander Vandenheul (Zoological Manager du  Boudewijn Seapark) et de Michel Vandenbosch (Président de Gaia). Après la conférence de presse, toutes les parties concernées signeront l’accord ».

brugedemo3Bruges 2004

Ce fut chose faite le lendemain :
« Ces dernières décennies, le bien-être des animaux est de plus en plus l’objet d’attention. Si les études scientifiques dans les delphinariums modernes en Europe ne peuvent démontrer un indicateur de stress clair et unanime auprès de cette espèce, il existe toutefois une demande de la société pour adapter les lieux de vie de ces animaux ». (….)
Comme s’il ne s’agissait que de stress !

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Ainsi donc, fruit amer du long combat qui nous a mené de la Grande Manifestation de 2004 devant le Boudewijn Seapark puis à la proposition de résolution de loi jamais votée interdisant tout delphinarium à l’avenir en Belgique jusqu’à deux commissions successives, de nouvelles normes minimales de bien-être sont prises pour les 6 dauphins du delphinarium de Bruges. Celles-ci permettent à l’établissement de continuer à exercer son négoce en dauphins vivants et au marché de la captivité de prospérer longtemps encore, avec son cortège d’avortements, d’enfants morts nés, de séparations, de  conflits et d’ennui.

TexTex, le père de tous les nés-captifs à Bruges, mort à Antibes pour raisons inconnues

Afin de satisfaire à la demande du public et non aux besoins des cétacés sous dôme, parfaitement heureux comme l’a prouvé une étude d’un spécialiste de la malaria et des rats de laboratoire à l’Université d’Utrecht, « le Conseil du Bien-être animal est arrivé à un compromis. Un comité d’accompagnement veillera à ce que le delphinarium respecte les accords destinés à améliorer le bien-être des dauphins, tels l’agrandissement des piscines et la mise en place d’un bassin extérieur. A court terme, le delphinarium devra actualiser son programme éducatif (avec une attention particulière portée au milieu naturel des dauphins) et offrir un environnement plus riche et plus varié. De plus, l’avis du Conseil devra être sollicité en cas d’extension de l’autorisation pour la population des dauphins ».  Un lagon extérieur ? Le directeur du cirque n’est déjà pas d’accord : c’est dangereux à cause des crottes d’oiseaux, paraît-il.

Harderwijck lagon IILe lagon aux dauphins de Harderwijk

Pouvant difficilement se vanter de son taux de reproduction, Bruges met en avant dans la presse l’âge de ses dauphins. Puck a 48 ans ! Ce qui est remarquable, car « Les dauphins ont une moyenne de vie de 10 ans en liberté et de 22 en captivité ». L’ignorance de ce responsable du Boudewijn Seapark inquiète. Les plus éminentes autorités scientifiques attestent pourtant que la moyenne d’âge d’un dauphin libre – dans de bonnes conditions – est de 40-50 ans pour les mâles et jusqu’à 63 ans et plus pour certaines femelles de la Baie de Sarasota.
Les dauphins captifs vivent plus longtemps qu’avant, c’est un fait. Les progrès de l’éthologie et de la médecine vétérinaire ont permis cette évolution. Mais la question n’est pas là.

dauphin-captureCapture des dauphins « belges » en Floride, années 80

La vraie question, c’est : quelle qualité de vie est meilleure que l’autre ? Dans la mer « terrifiante pleine de dangers sans vétérinaires » ou dans un cachot chloré, nourri au poisson mort ?

Lorsqu’on lit la vie de Beachie, on voit comment la captivité tue les fondements mêmes de la culture dauphin. Elle foule au pied les usages sociaux, le plaisir immémorial que les dauphins ont de se regrouper en bandes, de voyager par trois, de socialiser avec des centaines de personnes qu’on appelle par leur nom, de rester entre femmes en cajolant des delphineaux, de filer droit dans l’océan ou de chasser en groupe selon des techniques inventives et variées. La captivité réduit la personnalité sensible et subtile d’un cétacé à l’état de chien.

Dolphins-capture-free-disney-dolphinsAinsi furent transportés Puck, Roxanne et Beachie.

D’autres crimes peut être imputé à cette industrie du cirque aquatique. Le succès flamboyant des delphinariums à l’Est est entretenu par la bonne santé commerciale de nos propres structures. Si ça marche à  SeaWorld, ça cartonnera au Pakistan ! Là-bas, on n’a pas le temps de faire se reproduire des dauphins, bien sûr : on les achète au Japon, à Cuba, à la Russie ou aux Iles Salomon. Le turn-over est rapide. Europe et USA salivent devant cette liberté de capturer ce qu’ils veulent où ils veulent, perdue dans les années 90.

En cela, le Boudewijn Seapark, comme tous ses homologues, est co-responsable de ce qui se passe à Taiji, ne serait-ce qu’en tant que membre européen de la WAZA et de l’IMATA, qui accueillent aussi les delphinariums japonais.

Taiji-nightmare aspro-ocio-palmitosPalmitos, propriété d’Aspro Ocio

Les dauphins de Bruges doivent être transportés dans l’un des vastes bassins ensoleillés dont leur propriétaire Aspro Ocio dispose en Espagne. Le delphinarium doit être fermé. Et l’ouverture de tout autre delphinarium en Belgique doit être interdite à l’avenir.  Il en va de la survie même de cette espèce.

pakistan7-borisPakistan

Mais l’argent manque et l’exhibition de dauphins vivants est un créneau d’avenir.  Si l’industrie des pesticides continue impunément à prospérer, au détriment des abeilles et de la santé humaine, si l’esclavage humain revient en force, comment s’étonner que l’esclavage cétacéen refleurisse à nouveau  dans un monde où le Profit l’emporte sur l’Ethique ?

Le combat pour une Belgique sans delphinarium va donc bien au-delà de la seule interdiction des parcs marins. Il est aussi un combat pour la Planète et TOUS ses habitants. Et il ne prendra fin qu’avec la fin du dernier delphinarium.

cirques-ambulants-russie-1Russie aujourd’hui, Belgique hier.
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Walibi

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Ancienne affiche du zoo d’Anvers

Lire aussi :

Pétition contre l’avis du Conseil du Bien-être animal 

AVIS DE LA COMMISSION

A PROPOS DE L’ÉLARGISSEMENT ANNONCÉ  DES INSTALLATIONS DE L’AQUARIUM DE VANCOUVER

QUEL AVENIR POUR LES DAUPHINS DE BRUGES (2005)

LE DELPHINARIUM DE BRUGES DOIT  ETRE FERME

bruges-roxanne-enfantLe bébé de Roxanne, mort à 4 jours

 SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement

Le Conseil du Bien-être animal a présenté aujourd’hui son nouvel avis sur les mesures à suivre pour les dauphins en captivité. Suite aux protestations d’organisations œuvrant pour les droits des animaux, la Chambre a approuvé une résolution appelant à la création d’une commission spéciale pour enquêter sur le bien-être des dauphins dans les delphinariums et plaidant pour un moratoire pour les delphinariums.  Le Conseil a fondé un groupe de travail en 2011 afin d’étudier les normes existantes. Ce groupe de travail a rassemblé des scientifiques, des représentants d’organisations de défense du bien-être animal et de delphinariums.

Ces dernières décennies, le bien-être des animaux est de plus en plus l’objet d’attention. Si les études scientifiques dans les delphinariums modernes en Europe ne peuvent démontrer un indicateur de stress clair et unanime auprès de cette espèce, il existe toutefois une demande de la société pour adapter les lieux de vie de ces animaux.

En Belgique, les dauphins en captivité vivent au delphinarium “Boudewijn Seapark”, à Bruges. Après de nombreuses discussions avec ce parc et les organisations œuvrant pour les droits des animaux, le Conseil du Bien-être animal est arrivé à un compromis. Un comité d’accompagnement veillera à ce que le delphinarium respecte les accords destinés à améliorer le bien-être des dauphins, tels l’agrandissement des piscines et la mise en place d’un bassin extérieur. A court terme, le delphinarium devra actualiser son programme éducatif (avec une attention particulière portée au milieu naturel des dauphins) et offrir un environnement plus riche et plus varié. De plus, l’avis du Conseil devra être sollicité en cas d’extension de l’autorisation pour la population des dauphins..

Dirk Lips, le président du Conseil du Bien-être animal, est satisfait de ce compromis. L’ASBL GAIA, qui milite pour l’intérêt des animaux, estime également qu’il s’agit d’une belle avancée, qui permettra d’améliorer les conditions de vie des dauphins dans le delphinarium brugeois. Le  compromis a été laborieux, mais honnête.

Le Conseil du Bien-être animal demande également que les normes belges existantes soient adaptées sur base de cet avis.

Vous trouverez l’avis complet et toutes les recommandations sur le site http://www.conseilbienetreanimal.be.

Contact :

Sven Heyndrickx

Porte-parole adjoint SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement 0473/83.64.90

Michel Vandenbosch

Président GAIA

0475/45.20.15

Geertrui Quaghebeur

Porte-parole Boudewijn Seapark

0478/36.62.68

Nager avec les dauphins martyrs en Tunisie !

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Friguia Park en Tunisie

Entre  2010 et 2011, la Tunisie a importé 11 dauphins capturés dans une mer de sang aux Iles Salomon et dans la baie de Taiji, au Japon.
C’est au Friguia park d’Hammamet, que vous pourrez nager avec les 4 derniers survivants. (…)
Lire la suite sur Dauphins Libres et Dauphins Captifs

Friguia Park en Tunisie : nagez avec de vrais dauphins de Taiji !

Comment le Japon tue ses dauphins

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Suicide d’un dauphin de Risso
en décembre 2013

 

2013-2014 s’avère sans doute l’une des saisons de chasse parmi les plus terribles qu’ait connu le Japon.
Les captures n’ont jamais été aussi importantes et les massacres aussi cruels, comme si, talonnés par l’opinion internationale, le Japon voulait nous faire un doigt d’honneur. C’est à dessein que les tueurs de Taiji rejettent en mer des bébés orphelins voués à une mort sinistre, alors que sont braqués sur eux les caméras des Cove Guardians et des Cove Monitors.

taiji-bleu-et-blanc-mere-enfant-20-decembre-2012L’enfant verra sa mère mourir
puis sera rejeté seul en mer

Derrière le rideau des massacres barbares qui s’enchaînent ainsi jour après jour, année après année, c’est toujours l’Industrie de la Captivité qui tire les ficelles. La même logique de profit, les même « professionnels » du dauphin clown que ceux qui gèrent le Boudewijn Seapark, SeaWorld ou le Marineland d’Antibes opèrent au Japon comme dans le reste du monde.

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Des dauphins japonais sont détenus en Tunisie

Aujourd’hui, le 4 janvier 2014, une petite famille, mères, soeurs, grands frères et bébés, vient d’être mise à mort au terme d’une trêve de Noël particulièrement courte. Ces 8 dauphins de Risso ont été exterminés, car ils n’étaient pas demandés par les delphinariums. Trop d’individus de cette espèce ont déjà capturés. Il s’agit là d’un cétacé, certes amusant pour le public, mais difficile à nourrir, puisqu’il est teutophage. Il mange des poulpes et des calmars, ce qui est cher et compliqué à  fournir en bassin.

risso-killingC’était une petite famille tranquille et heureuse

Bien plus appréciés sont les dauphins Tursiops, qui parviennent à la mort de leur proches, au dressage intensif et aux voyages interminables vers Subic Bay aux Philippines, la Tunisie, l’Egypte, la Chine, à Dubaï et partout dans le monde. Il y en eut même en Belgique, du temps du delphinarium de Walibi, à Wavre.

walibi_dolphinsIl y eut des dauphins japonais en Belgique

Ceux-là sont promis à une vie courte et désespérée dans des bassins minuscules.
Mais les autres ? Comment les tue-t-on ?

Depuis le film The Cove et d’autres reportages antérieurs de l’association Blue Voice, la mise à mort des dauphins s’est faite aujourd’hui plus discrète. On pourrait croire qu’elle s’est faite plus humaine, si tant est que tuer un innocent puisse être « humain ». Les égorgements à vif ou les échouages forcés sur une plage brûlante ont pris fin, que nous montraient les anciennes vidéos de Futo ou d’Iki, où des pêcheurs sautaient en riant sur le ventre de cétacés à l’agonie. Mais derrière les bâches de plastique bleu, le cauchemar est peut-être encore pire…

massacre-a-FutoFuto 1999

En avril 2013, Dieter Hagmann, un militant de Blue Voice, est parvenu à filmer la méthode. Il a caché sa caméra dans un recoin rocheux et l’a activée à distance. Sa vidéo a été tournée dans la crique de Taiji. Elle nous montre un pêcheur enfonçant à plusieurs reprises une tige métallique dans la base de la tête d’un dauphin, juste derrière l’évent. Un autre homme enfonce alors un bouchon en bois dans la plaie pour empêcher que le sang ne s’échappe et que la mer ne devienne rouge sous l’oeil des médias occidentaux.

Le Ministère de la Pêche japonais a prétendu durant plus d’une décennie que cette méthode était moins cruelle que de tuer des dauphins en utilisant des lances, des harpons ou des couteaux, à la manière « traditionnelle ». Cependant, humaine ou pas, les pêcheurs de Taiji préfèrent ne pas montrer comment ils procèdent.

tue-dauphinLes armes du crime

Avant de conduire les cétacés dans les eaux peu profondes d’une petite anse, les pêcheurs et quelques soigneurs de la Taiji Dolphin Base érigent un échafaudage complexe sur les rives environnantes et y accrochent des bâches afin de dissimuler leurs actes.

Ce jour-là, Dieter avait pourtant réussi à cacher une caméra controlâble à distance au creux des falaises, avec vue plongeante sur le «rideau de l’horreur». Le meurtre a pu être filmé de très près pour la toute première fois.
Ces images ont permis à une vétérinaire britannique de rédiger un rapport dévastateur sur ce mode d’abattage, durant lequel, affirme-t-elle, les animaux subissent une mort «profondément pénible, douloureuse et traumatisante ».

taiji-dauphins-mise-a-mortLa cheville en bois n’est pas toujours très efficace
pour limiter le sang

Le Dr Andrew Butterworth, de la University of Bristol Veterinary School, s’est chargée d’étudier la vidéo image par image. Elle estime dans son rapport que la « ponction lombaire » prolonge en fait l’agonie du dauphin de 4 interminables minutes, voire plus. Le Dr Butterworth conclut: «Cette méthode de mise à mort n’est pas conforme à l’exigence reconnue d’une insensibilisation immédiate et ne serait jamais tolérée dans aucun processus d’abattage réglementé dans le monde civilisé ».

Le Dr Butterworth a précisé que la méthode avait été mise en place il y a 13 ans, après que deux scientifiques japonais aient demandé que l’on réduise le temps de mise à mort des dauphins à Taiji. Elle compare dans son étude la réalité des faits avec les assertions des scientifiques japonais quant à la rapidité de cette technique.

Dieter Hagmann peg close-up.jpgLe bouchon dans la blessure ralentit la mort

En voici  le processus :
Après avoir été conduits dans une zone d’accès restreint et confiné, les animaux sont attachés aux bateaux par leur nageoire caudale et tirés jusqu’à l’endroit de la mise à mort. La vidéo nous montre des dauphins incapables de nager normalement et qui sont engloutis sous l’eau à plusieurs reprises par la traction du bateau et sous la pression des autres animaux attachés à côté d’eux.

Leur incapacité à contrôler le moment de la respiration, en raison de l’immersion forcée, leur cause une vive détresse. Leurs mouvements pour échapper à cette situation nous le montre d’évidence. Certains dauphins connaissent les souffrances d’une asphyxie forcée.

Il faut savoir que les cétacés sont capables de retenir leur souffle longtemps lors d’une plongée prévue par eux.
Ils  disposent d’adaptations physiologiques à cet effet, telles que le stockage de l’oxygène dans le sang et les muscles, la bradycardie (ralentissement cardiaque), et la redistribution du sang oxygéné dans certains organes.

dauphins-risso-tires-par-la-caudaleDauphins de Risso traînés par la caudale

Cependant, dans le cas d’immersions profondes forcées et répétées, (chaque immersion étant d’une durée inconnue et hors du contrôle de l’animal), il est peu probable que les dauphins soient en mesure de déclencher ces mécanismes. Le fait d’être traîné par la caudale provoque chez eux une grande panique.

Le matériel vidéo disponible ne permet pas de calculer les durées de submersion, mais les réactions comportementales montrent que les dauphins tentent de résister à cette procédure et que certains sont déjà inconscients ou noyés, avec leurs têtes immergées sous l’eau, lorsqu’ils arrivent à destination.

taiji-SEA-SHEPHERD-CONSERVATION-SOCIETY-574Globicéphale noyé

Les dauphins sont placés à proximité les uns des autres au cours de la mise à mort. Ils ne cessent de siffler et de s’appeler tout au long du processus. Ce sont là des mammifères très sociaux qui ont des relations à long terme et vivent en groupes sociaux complexes étroitement liés. Chaque individu possède une signature sifflée qui lui permet de se nommer et de nommer ses compagnons. Ce sont ces appels au secours qu’on entend lors des tueries.

taiji-THE-SEA-SHEPHERD-CONSERVATION-SOCIETY-576Les globicéphales sont presque tous massacrés.
Leur dressage est plus dificile.

Ces mammifères marins conscients d’eux-mêmes et d’une très haute intelligence subissent une suite de souffrances partagées, incluant  non seulement le rabattage en groupe, le confinement, la détention près de la rive et enfin, la mise à mort des membres de leur famille et de leur pod à côté d’eux. L’ensemble du processus peut durer plusieurs plusieurs jours.

Dans les abattoirs européens et américains, « il est recommandé que la mise à mort soit effectuée d’une manière qui évite la détresse des animaux. Dans certains cas, des cris et le dégagement de certaines phéromones sont émis pendant l’abattage. Pour cette raison, les autres animaux ne devraient pas être présents lorsqu’elle est pratiquée » (AVMA, 2007). Les règlements et directives régissant le traitement humain et l’abattage des animaux aux États-Unis et le Royaume-Uni interdisent l’abattage d’un animal en présence d’autres animaux ( Humane Slaughter Act, 2003 ) . D’un point de vue scientifique, humain et éthique, le traitement des dauphins dans les chasses au rabattage va totalement à l’encontre des normes de protection des animaux utilisés actuellement dans la plupart des sociétés modernes et technologiquement avancées.

En se fondant sur la fin des mouvements de l’animal et son immobilité finale – une estimation déjà contestée en ce qui concerne les baleines – les scientifiques japonais affirment que cette méthode permet de tuer  un dauphin de Risso en 5 secondes, un dauphin tacheté en 8 secondes, un globicéphale en 25 secondes avec un temps moyen estimé pour le dauphin de Risso à 13, 7 secondes. Ces affirmations sont contredites par les images de la vidéo qui nous montrent ici un dauphin qui bouge encore après 7 minutes ! 

Les dommages infligés aux vaisseaux sanguins vertébraux et au réseau vasculaire par l’insertion de la tige métallique entraînent une hémorragie importante. Mais celle-ci ne suffit pas pour produire une mort rapide chez un grand mammifère.
Et ceci d’autant moins qu’une cheville de bois est insérée dans le trou créé par la tige. Ceci empêche que le sang se répande et il est donc possible que la mise en place de ce bouchon allonge encore la durée de l’agonie.  Ce risque est reconnu par Iwasaki et Kai (2010). Cela remet en question l’affirmation que cette nouvelle méthode de mise à mort permettrait un décès plus rapide.

La vidéo nous montre que l’opérateur doit enfoncer la tige métallique à plusieurs reprises dans les tissus situés à proximité de l’arrière du crâne. Elle nous montre que l’animal fait des mouvements vigoureux pendant l’insertion de la tige et continue à s’agiter par à coups après que la tige ait été retirée. Ceci suggère fortement que la méthode est invasive et pénible et n’apporte pas aucune insensibilité immédiate. Le cerveau continue à fonctionner et à ressentir.
Une résection complète et rapide du tronc cérébral aurait entraîné la destruction des voies sensorielles et donc de la douleur, mais ce qui est observé chez les dauphins prouve que la mort n’est ni immédiate ni indolore et que le tronc cérébral n’a pas été tranché.

Quand la tige métallique est violemment enfoncée dans les tissus sensibles, le dauphin devient paraplégique.
Son corps se paralyse. Les dommages causés à la moelle épinière et au tronc cérébral entraînent dans un premier temps une immobilisation de l’animal et finalement la mort en raison d’un manque de coordination de la fonction respiratoire et motrice. Le dauphin meurt donc tout à la fois d’asphyxie et  d’hémorragie lente, dans une terreur abominable.

C’est ainsi que les dauphins de Risso ont été tués ce 4 janvier 2014.
C’est ainsi que des milliers d’autres l’ont été avant eux et des milliers encore, après eux, si nous ne faisons rien pour arrêter cela.

risso-janvier-2014Ils sont tous morts

A Veterinary and Behavioral Analysis of Dolphin Killing Methods Currently Used in the “Drive Hunt” in Taiji, Japan

Study Confirms Taiji Kills Are Inhumane

Taiji : saison 2013-2014

Japon , l’enfer des cétacés

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Cette mère a pris en charge 5 bambins terrifiés qui se collent à elle.

Leur cauchemar ne fait que commencer.

Ambassade du Japon en France

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Plongée dans la conscience d’une orque

killerwhale-orca-seaworld-tilikum-animalrights-captivity-dawnbrancheau-blackfish-deathatseaworldInside the mind of a killer whale
Une interview du Dr Lori Marino par Aviva Hope Rutkin (2013)


Il y a deux semaines, j’ai vu Blackfish, le documentaire fascinant sur les orques en captivité.  J’ai beaucoup apprécié le film mais un tas de questions me trottaient en tête. Des questions de neurosciences. Qu’est-ce qui différencie les orques des autres animaux, par exemple ? Comment les cétacés perçoivent-ils les humains ? Que voulaient dire les réalisateurs du film quand ils parlaient de l’intensité des émotions de ces mammifères marins ? A quel niveau d’intelligence ces animaux se situent-ils vraiment ? Et donc, j’ai appelé le Dr Lori Marino, spécialiste en neurosciences qui apparaît dans Blackfish et je lui a demandé de satisfaire ma curiosité.

Q- Vous êtes professeur en «neurosciences des cétacés» à l’Université d’Emory et vous travaillez dans ce domaine depuis plus de 20 ans. Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette discipline ?

R- Pendant mes études supérieures, tout le monde avait choisi les primates. Je voulais étudier un autre animal – un groupe d’espèces comparables en intelligence mais à propos desquelles nous ne savions presque rien. Je me suis donc tourné vers les  dauphins et les baleines. Quand j’ai vu pour la première fois la photo d’un cerveau de dauphin dans un livre, je suis devenue accro. J’ai pensé: «Wow. Ca, c’est vraiment quelque chose !». Nous savions si peu de choses sur le cerveau d’un dauphin ou une baleine, il y a 25 ans. J’ai donc pris cela comme une opportunité.

Q – Il semble que ce soit plus difficile d’étudier un cerveau de baleine que, par exemple, un cerveau de rat ou de singe. L’étude d’un aussi grand animal pose-t-elle des défis particuliers ?

R- Oui, c’est plus difficile, parce que le cerveau lui-même est tellement différent de celui de tout autre mammifère. Cela fait partie des choses qui m’ont attiré vers ce champ de recherches : l’énorme taille de cet encéphale ! Mais aussi le fait qu’il était construit de manière différente des autres cerveaux mammaliens.

L’autre difficulté liée à l’énorme taille de ce cerveau est que vous ne pouvez pas utiliser facilement les mêmes techniques que pour des cerveaux plus petits. Cet encéphale est beaucoup plus grand que le plus grand cerveau de primate non-humain. Et le cerveau d’un dauphin est même plus grand que celui d’un humain. C’est très difficile à étudier.

Mais dès lors que nous avons pu utiliser des techniques telles que l’imagerie par résonance magnétique, les choses ont vraiment décollé. Nous pouvions prendre le cerveau, le mettre dans un scanner, obtenir des images numériques en 3D et faire ce que nous aurions normalement pu faire avec n’importe quel autre cerveau en le disséquant. L’imagerie magnétique nous a vraiment ouvert un vaste champ des recherches.

orca-brainLe cerveau d’une orque et la zone paralimbique

Q – Quels sont les caractéristiques qui font que le cerveau des épaulards est si différent de celui des humains ? Dans Blackfish, vous et les autres scientifiques, vous déclarez qu’une zone particulière de leur cerveau s’est agrandie.

R- En fait, si vous regardez le système limbique – la zone de traitement de l’émotion dans tous les cerveaux de mammifères – vous découvrez quelque chose de vraiment intéressant. Certaines parties du système limbique se sont modifiées chez les dauphins et les baleines et se sont réduites. Mais d’autres zones adjacentes sont au contraire devenues beaucoup plus grandes et plus élaborées que dans le cerveau humain. Cette aire du cerveau est appelée la “région paralimbique”.

Les cétacés disposent donc d’une sorte de lobe supplémentaire à côté de leur système limbique et de leur néocortex. Et bien sûr, vous pouvez tirer des déductions de ce fait. Ce lobe paralimbique a quelque chose à voir avec le traitement des émotions mais il est également lié au traitement de la pensée.

Il est très fortement développé chez la plupart des cétacés, mais beaucoup moins chez les humains et pas du tout chez d’autres mammifères. Cela suggère qu’il y a quelque chose qui a évolué ou qui s’est adapté dans ce cerveau au fil du temps, alors que cela ne s’est pas produit pour les autres mammifères, y compris les humains.

Q- Dans le film, on  dit qu’un tel développement pourrait indiquer l’existence d’une gamme d’émotions surpassant celles de l’homme.

R- Oui. Je pense qu’il est difficile de dire qu’il surpasse…. Si vous regardez, par exemple, le cerveau d’un orque et celui d’un être humain, il serait difficile d’affirmer que le cerveau humain est capable de la profondeur émotionnelle du cerveau de l’orque, parce que – encore une fois – ce que vous voyez dans le cerveau de l’orque est une élaboration sur la zone limbique que le cerveau humain ne possède pas.

Donc, si cette partie du cerveau d’orque fait ce qu’elle est sensée faire, comme elle le fait chez tous les mammifères – à savoir, traiter les émotions – cela suggère que ces animaux traitent leurs émotions de façon très sophistiquée. Je pense aussi que lorsque vous regardez le comportement des dauphins et des baleines, en particulier dans la nature, vous observez un niveau de cohésion sociale absolument sans équivalent chez d’autres mammifères, y compris les humains.

orca-pod-johnstone-strait-canada-flip-nicklinPod au Canada

Q- Justement, je voulais vous poser la question. On dit aussi dans Blackfish que les orques pourraient avoir un sens du Soi « partagé ».

C’est une idée très intéressante qui tourne en effet depuis un moment, mais cela risque d’être très difficile à tester.
Quand vous regardez la façon dont ils communiquent les uns avec les autres, la manière dont ils se déplacent les uns par rapport aux autres et comment s’organise leur vie sociale, vous comprenez que le fait d’être une orque ou un dauphin – ou n’importe quel autre de ces cétacés très sociaux – pourrait en fait être quelque chose d’un peu différent que d’être juste un individu. Il suffit de voir comment ils communiquent entre eux quand ils voyagent et comment ils réagissent quand l’un des leurs est détenu, blessé ou attaqué.

C’est vraiment intéressant. On a beaucoup discuté à propos des raisons pour lesquelles ils s’échouent parfois en masse ou sur le fait qu’ils pouvaient êter capturés tous ensemble en même temps. À Taiji, au Japon, quand les pêcheurs les  massacrent, pourquoi certains dauphins ne s’échappent-ils pas du filet ? Il leur suffirait de sauter !

Lors d’un échouage de masse, un groupe de cétacés sort de l’eau, se jette sur la plage, et finit généralement par mourir.
Un échouage peut impliquer des centaines d’animaux à la fois, tous vivants, souvent en bonne santé mais manifestement en détresse. Les scientifiques ne s’accordent pas sur les causes de ces échouages.

Ce phénomène peut être lié au sens du soi chez les cétacés, où l’individu est intimement relié à son groupe social. S’en déconnecter n’est pas envisageable dans le cadre de leur psychologie, comme des humains pourraient le faire en pareille circonstance. Bon, il ne s’agit à ce stade que d’une hypothèse mais qui répond bien à certains comportements difficilement explicables.

Quand un animal est malade et se dirige vers la rive, pourquoi l’ensemble du groupe le suit-il ? Prenons aussi le cas de certaines orques mâles. Si leur mère meurt, ils meurent aussi. Ils arrêtent de manger et s’enfoncent dans une sorte de dépression clinique dont ils finissent par mourir. Pas tous, mais certains d’entre eux. Nous avons observé cela. Qu’est-ce que cela signifie ? De quel type de cohésion sociale disposent-ils donc ?

taiji-oceanwatch-mother-child-2-9-2013Taiji : mère et enfant

Q-Y a-t-il d’autres mammifères susceptibles de vivre dans ce type d’environnement social?

R- Les ongulés sont des animaux à sabots. Par exemple, les chevaux, les cerfs, les chameaux, les rhinocéros, les porcs, les hippopotames et les girafes sont tous des ongulés. Vous savez, c’est très intéressant, parce que vous devez vous souvenir d’où les cétacés sont venus. Ce sont des ongulés, eux aussi ou plutôt, il le furent dans un lointain passé. Leurs parents les plus proches sont des animaux à sabots qui vivent en troupeaux. Donc, quand vous regardez les cétacés, vous voyez que le  troupeau est toujours là. Mais ils semblent l’avoir élevé à un autre niveau.

Si vous regardez les animaux terrestres qui vivent en troupeau … Il n’est pas évident que le sentiment de soi «diffus» existe chez eux comme chez les dauphins ou les baleines. Les cétacés se soutiennent mutuellement. Ils ne s’échappent pas même quand ils peuvent le faire. Et leur comportement est lié plus étroitement au groupe que chez les autres ongulés ou d’autres animaux vivant en troupeau. D’une certaine manière, nous pensons que leur comportement grégaire s’est  intensifié, mais comment et pourquoi cela s’est passé, nous ne le comprenons pas exactement. C’est un peu comme s’il s’agissait de “super-troupeaux” !

Wild_HorsesUn troupeau

Q- Peut-être n’est-ce pas la bonne façon de formuler cette question, mais je  la pose  : jusqu’à quel point les orques sont-elles intelligentes ?

L’encéphalisation est une technique utilisée pour décrire le cerveau. Les scientifiques attribuent aux animaux un quotient d’encéphalisation en mesurant la taille de leur cerveau, puis en la comparant avec celle de leur corps. Un haut quotient encéphalique signifie que le cerveau d’un animal est proportionnellement plus grand que la taille de son corps ne le laisserait prévoir. Les êtres humains possèdent le quotient d’encéphalisation le plus élevé de toutes les espèces. Certains scientifiques estiment que le critère d’encéphalisation peut être utilisée pour mesurer l’intelligence d’un animal.

C’est une question difficile mais importante et fondée. Vous savez, pendant très longtemps, j’ai essayé de comprendre l’intelligence des orques en comparant leur niveau d’ encéphalisation par rapport à celui d’autres animaux, en particulier les humains et les grands singes. Si vous utilisez cela comme une échelle d’inférence – ou si vous ne tenez compte que des données physiques – les humains se placent toujours au niveau le plus élevé. Juste derrière lui arrivent plusieurs espèces de cétacés, puis les grands singes, les éléphants, et un certain nombre d’autres espèces.

Donc, si vous envisagez la question de l’intelligence en tenant compte de ce quotient encéphalique, ou en étudiant la façon dont le cerveau est élaboré, les cétacés semblent remporter un beau score.

Mais si vous observez leur comportement, cela devient une évidence. Lors d’études antérieures, on a pu faire la preuve de leurs capacités à comprendre le langage symbolique, à posséder une mémoire ou à résoudre des problèmes. Diana Reiss et moi-même avons démontré que les grands dauphins se reconnaissent dans un miroir. Ils possèdent toutes ces capacités, qui sont assez rares dans le règne animal.

Mieux encore, quand vous travaillez sur terrain, vous constatez que les cétacés disposent de cultures, qu’ils font usage d’outils et que leurs réseaux sociaux sont extrêmement sophistiqués. Toutes ces données tendent à prouver qu’il s’agit là d’un animal très intelligent.

dolphin-mirrorLe test du miroir

Q- Excusez-moi : vous parlez bien d’outils ?

Mais oui ! Les cétacés se servent d’outils. Il y a toutes sortes de choses qu’ils font.
Les dauphins, par exemple. Il existe une population au large de la côte australienne qui se sert d’outils. Je ne dirais pas qu’il s’agit de fabrication, juste d’une utilisation, puisqu’il s’agit d’éponges.

Ils vont les chercher sur le fond et les placent sur ??leur rostre. De cette façon, ils peuvent fouiller le sable pour trouver des poissons, sans que leur rostre ne soit griffé. Nous savons que cette technique est transmise culturellement, puisque nous connaissons les individus qui l’ont découverte et ceux auxquels ils l’ont enseigné. La coutume passe de mère à filles, à la fois latéralement et verticalement. Donc, nous avons aujourd’hui un groupe de dauphins porteurs d’éponges, qui se caractérise par cette tradition.

Les baleines à bosse utilisent également des « filets de bulles » pour attraper leur proie. Ce n’est pas génétique. Ce n’est pas quelque chose d’inhérent ou d’acquis et ce n’est pas quelque chose que tous les individus d’un groupe feront nécessairement. Cet usage semble avoir été transmis seulement à certaines personnes, en particulier des femmes. Les femelles adultes ont tendance à être celles qui  innovent. Il en va de même chez primates.

Et nous savons maintenant – ce qui est vraiment intéressant – que les dauphins porteurs d’éponges ont tendance à fréquenter davantage d’autres dauphins à éponges ! C’est ce qu’on appelle l’Eponge Club. Nous voyons là en quelque sorte le début d’une ségrégation sociale fondée sur un comportement transmis et crée par un individu femelle.

Dauphin-eponge_Eric-PattersonL’usage d’outil chez le dauphin

Q- «Blackfish» nous montre également le lien étroit qui existe entre les dresseurs et les cétacés avec lesquels ils travaillent. Comment les orques que nous voyons  dans le film nous perçoivent-elles ?

R- Vous savez, c’est un sujet à propos duquel les dresseurs eux-mêmes ont beaucoup à dire. J’ai travaillé avec des dauphins captifs et votre question nous vient évidement à l’esprit dès qu’on est en face d’eux. Comment nous perçoivent-ils ? Des gens pensent qu’il existe une vraie relation intime entre les cétacés et leurs dresseurs. D’autres diront que c’est une relation contrainte. Je veux dire par là que vous êtes celui qui donne des récompenses ou celui qui punit. Il y a beaucoup d’injustice évidente dans cette relation… En fait, personne ne sait vraiment.

Je pense que les incidents tragiques décrits par Blackfish nous disent que ces relations ne peuvent pas être ce que vous pensez qu’elles sont. Dans le film, l’un des dresseurs déclare : «Vous savez, je veux croire que ça va plus loin que le simple fait de les nourrir ».  Je ne pense pas que quiconque sait vraiment. …

Quand vous songez à la psychologie du dresseur et de son captif, ce n’est pas une relation saine, clairement. D’un côté vous avez quelqu’un qui a un contrôle complet de la situation. De l’autre, quelqu’un qui n’en a aucun. Donc, oui, dans la mesure où un prisonnier peut avoir, comme on le sait, une relation étroite avec son ravisseur un capteur, cette relation existe sans doute mais je ne suis pas sûr quelle soit très saine.

tilikum-brancheauTilikum et Dawn Brancheau

Q- « Blackfish »souligne le fait que la détention des orques à Seaworld est inhumaine et psychologiquement dommageable pour ces animaux. Que pensez-vous qu’il faudrait faire des orques actuellement captives ?

Je pense que cela dépend de l’individu. Il y en a beaucoup parmi eux qui pourraient être de bons candidats à la réhabilitation et à la liberté. Il y en a d’autres qui ne le sont pas. Le gros problème pour le moment, c’est que n’avons pas de sanctuaires pour les dauphins et les baleines, comme nous en avons pour les éléphants, les chimpanzés et d’autres animaux.
Donc les cétacés captifs n’ont nulle part où aller, sauf dans l’océan, à moins que nous ne trouvions un moyen de les garder dans un lieu aussi proche que possible du milieu naturel. Bien entendu, sans qu’ils doivent faire des tours de cirque ou rester dans une petite piscine.

C’est quelque chose qu’il est vraiment important de développer: des sanctuaires pour les cétacés captifs, afin qu’ils puissent disposer de ce choix. Mais je pense que certains d’entre sont libérables au terme d’une réadaptation. Nous avons eu récemment 3 grands dauphins qui ont été réhabilités puis libérés d’un aquarium coréen. Ils sont maintenant de retour dans leur famille. Tout dépend de combien de temps ils sont restés en captivité, s’ils y sont nés, ce genre de choses. Quand vous enlevez un animal telle qu’une orque à sa mère et à sa famille, alors qu’il n’a que deux ans, vous faites des dégâts. La question est juste de savoir comment ce préjudice psychologique s’exprimera par la suite.

seoul-rehables 3 dauphins de Séoul ont chosi la liberté

Une interview du Dr Lori Marino par Aviva Hope Rutkin (2013).
Aviva est une journaliste scientifique qui travaille à Boston. Elle publie couramment des articles pour la MIT Technology Review. Follow her @realavivahr.

Si vous voulez en savoir plus, écoutez cet exposé de Lori Marino au sein de son université à propos de «Blackfish».

« Les orques ne sont pas plus intelligentes que mon chien».
Brad Andrews, Chief Zoological Officer SeaWorld

A propos de la pensée dauphin, lire aussi :

« Mais qu’en est-il finalement de ce moi central au cœur de ce monde circulaire sans relief , sans couleurs constitué de pixels sonores ? C’est là que les difficultés deviennent insurmontables tant qu’un « contact » n’aura pas été vraiment établi par le dialogue car le « soi » lui-même, le « centre de la personne » est sans doute construit de façon profondément différente chez l’homme et chez le dauphin.

H.Jerison parle carrément d’une « conscience collective ». Les mouvements de groupe parfaitement coordonnés et quasi-simultanés, à l’image des bancs de poissons ou des troupeaux de gnous, que l’on observe régulièrement chez eux, suppose à l’évidence une pensée « homogène » au groupe, brusquement transformé en une « personne plurielle ».

On peut imaginer ce sentiment lors d’un concert de rock ou d’une manifestation, lorsqu’une foule entière se tend vers un même but mais ces attitudes-là sont grossières, globales, peu nuancées.

Toute autre est la mise à l’unisson de deux, trois, cinq (les  » gangs  » de juvéniles mâles associés pour la vie) ou même de plusieurs centaines de dauphins ensemble (de formidables « lignes de front » pour la pêche, qui s’étendent sur des kilomètres) et là, bien sûr, nous avons un comportement qui traduit un contenu mental totalement inconnu de nous.

On sait que lorsqu’un dauphin voit, tout le monde l’entend. En d’autres termes chaque fois qu’un membre du groupe focalise son faisceau de clicks sur une cible quelconque, l’écho lui revient mais également à tous ceux qui l’entourent.

Imaginons que de la même manière, vous regardiez un beau paysage. La personne qui vous tournerait le dos et se tiendrait à l’arrière derrière vous pourrait le percevoir alors aussi bien que vous le faites. Cette vision commune, qui peut faire croire à de la télépathie, n’est pas sans conséquence sur le contenu mental de chaque dauphin du groupe, capable de fusionner son esprit à ceux des autres quand la nécessité s’en fait sentir. Ceci explique sans doute la formidable capacité d’empathie des dauphins mais aussi leur fidélité « jusqu’à la mort » quand il s’agit de suivre un compagnon qui s’échoue. Chez eux, on ne se sépare pas plus d’un ami en détresse qu’on ne se coupe le bras quand il est coincé dans une portière de métro !

En d’autres circonstances, bien sûr, le dauphin voyage seul et il « rassemble » alors sa conscience en un soi individualisé, qui porte un nom, fait des choix et s’intègre dans une lignée.

Il en serait de même pour l’homme si les mots pouvaient faire surgir directement les images qu’ils désignent dans notre cerveau, sans passer par le filtre d’une symbolisation intermédiaire. Si quelqu’un me raconte sa journée, je dois d’abord déchiffrer ses mots, les traduire en image et ensuite me les « représenter ». Notre système visuel étant indépendant de notre système auditif, un processus de transformation préalable est nécessaire à la prise de conscience du message. Au contraire, chez le dauphin, le système auditif est à la fois un moyen de communication et un moyen de cognition « constructiviste » (analyse sensorielle de l’environnement).  La symbolisation n’est donc pas nécessaire aux transferts d’images, ce qui n’empêche nullement qu’elle puisse exister au niveau des concepts abstraits. Quant à cette conscience fusion-fission, cet « ego fluctuant à géométrie variable », ils préparent tout naturellement le dauphin à s’ouvrir à d’autres consciences que la sienne.
D’où sans doute, son besoin de nous sonder, de nous comprendre et de nous « faire » comprendre. Un dauphin aime partager son cerveau avec d’autres, tandis que l’homme vit le plus souvent enfermé dans son crâne. Ces êtres-là ont décidemment beaucoup à nous apprendre…. »
Moi Dauphin

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La nature des dauphins

Pourquoi défendre les dauphins ?

La science qui détruit

Les dauphins trop intelligents pour être captifs ?

Le dauphin est une personne

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Le langage des dauphins

L’intelligence des dauphins

Ethologie et intelligence des dauphins

Conscience dauphin

On a tué Morgi, le léopard des neiges

snow-leopard-watchLe léopard des neiges

24 janvier 2014 :
12.000 euros pour le meurtre de Morgi. C’est pas cher payer le crime, mais c’est déjà ça. Cela dit, Madame la Ministre, la vraie question n’est-elle pas : « les parcs d’attractions ou les cirques aquatiques pourris de notre pays ont-ils pour vocation d’assurer la prétendue sauvegarde d’espèces en danger d’extinction – une méthode qui n’est jamais citée par l’IUCN – ou ne serait-il pas plus raisonnable que la Belgique soutienne des projets de conservation in situ dans les pays même où survivent ces espèces ? »

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Qui sont ses parents ? Où ont-ils été capturés ? Que fait le Monde Sauvage d’Aywaille pour soutenir les projets de sauvegarde des panthères des neiges dans leur pays d’origine ? Comment compte-il remettre en liberté ces animaux transformés en « arguments de vente » et définitivement acculturés par la vie en cage ? Enfin, qu’a-t-on fait de la forrure de Morgi ? L’a-t-on vendue ? 

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C’était une petite panthère des neiges aux yeux bleus.
Dans la vraie vie, elle serait née là-bas, dans les montagnes du Kyrghystan, en Chine ou au Népal.
C’aurait été le printemps. Elle aurait tété sa maman au fond d’une tanière, avec ses frères et sœurs. Très vite, elle aurait appris à chasser le mouton bleu, le sanglier, le lièvre, la marmotte, le cerf ou la souris.
Adulte, elle aurait parcouru son immense territoire de 1.000 km2 et croisé sur sa route quelques uns de ses semblables. Ils se seraient salué, sans plus et sans se battre. Mais elle aurait préféré rester seule, à voyager le long des lignes de crête ou à filer tout à coup pour une expédition très lointaine et rapide. Elle se serait reposée tout en haut d’une falaise, en contemplant les vallées profondes noyées de brumes aux flancs plantés de déodars.

kyrgystan-mountainLe royaume de la panthère en été 

Un jour, en janvier, elle aurait rencontré un mâle. Ils auraient fait un bout de chemin ensemble, puis elle l’aurait quitté pour donner à son tour naissance à de beaux bébés, piaillant autour de ses tétons. Elle leur aurait appris comment tuer leurs proies et ne chasser que le soir, pour éviter les hommes. Elle les aurait vu partir, un peu inquiète, vers leur destin dès deux ans.
Elle se serait éteinte dans son propre royaume, au terme d’une vie courte et souvent difficile, mais d’une vraie de vie de léopard des neiges.

snow-leopard-mother-and-cub-eatingMère et enfant dévorant leur proie

Video

morgi-la-panthèreMorgi bébé (vidéo)

Au lieu de cela, Morgi provient du Kameltheater und Weisser Zoo, en Autriche. Mais elle n’y est pas née. Elle y est arrivée avec sa soeur d’un lieu inconnu, nous ne savons rien de ses parents. Elle y a vécu un moment avec d’autres enfants dans un enclos assez vaste. Elle n’y a jamais appris à chasser quoique que ce soit, bien sûr, ni à marquer son territoire de son urine et de ses fèces ou à partir pour de longues randonnées en montagne avec son amant de la saison. C’était juste une panthère née captive, produite à la chaîne pour alimenter les zoos. Elle ne connaissait pas d’autre monde que les cages, mais là où elle était, les gens étaient gentils : il la dorlotait comme un petit chaton.

Un jour, d’autres humains sont venus la chercher, parcequ’elle était « excédentaire ».
Ils l’ont enlevée à sa famille, à son petit monde si familier. Ils l’ont mise dans un camion qui faisait beaucoup de bruit et secouait tout son corps. Ils l’ont enfermée dans une autre cage, avec des parois transparentes comme de l’eau, qui ne correspondait en rien aux normes minimales imposées aux zoos par la loi. Une sorte de petit pavillon au sol nu, cerné de fenêtres avec une souche en béton au milieu. Ce qu’ils appelaient un « observatoire ».

Elle était seule, Morgi, et elle était en rage. Elle ne voulait pas vivre dans ce fichu caisson ! Elle voulait courir, elle voulait bondir, elle voulait marcher durant des jours pour épuiser son corps adolescent, avide d’espace et de liberté.

aywaille-cage-panthère

pavillon-panthèreaywaille-vitre1Cette « guérite » n’est pas aux normes pour
détenir un léopard deux semaines de suite
.
De plus, le verre n’est pas sécurisé…

A bout de deux semaines de confinement, la panthère est devenue folle.
Elle s’est jeté sur la vitre de toutes ses forces et elle l’a brisée. C’était le matin. Elle s’est enfuie dans la lumière, n’importe où, droit devant, dans ce monde extérieur qu’elle n’avait jamais vu. Elle a entraperçu des pumas, des tigres, des félins enfermés comme elle. Il y avait aussi des éléphants, des loups blancs et des gnous et toutes sortes d’animaux bizarres. Elle a couru dans le petit bois, elle s’est faufilé sous les branches d’automne.

aywaille-loups-blancs-barriereLes loups blancs d’Aywaille

Les Hommes se sont lancés à sa recherche. La police, les pompiers ainsi qu’un hélicoptère ont quadrillé le parc pour tenter de la reprendre. Un chien spécialisé dans la recherche d’animaux est arrivé vers 17 heures, mais son flair n’a pas permis de retrouver le félin.
« Elle est très habile et se déplace rapidement » déclara son propriétaire, M. Jospeh Renson, précisant : « L’animal, d’une taille oscillant entre 80 et 90 cm, est de couleur blanche, a les yeux bleus et est tacheté de noir. Il pèse entre 35 et 40 kg. Cette panthère est craintive et se tapit la plupart du temps en journée. Elle se déplace rapidement et sait déjà très bien sauter, mais elle est habituée à l’être humain. Elle ne devrait donc pas nous faire de mal. C’est plutôt un animal de proie, qui se cache durant la journée et sort une fois la nuit tombée pour trouver de la nourriture. On risque donc d’avoir beaucoup de mal à la trouver tant qu’il fait jour ».

Ah oui ! Elle s’était bien cachée, notre petite Morgi. La nuit tombait qu’on la cherchait encore. Le directeur du zoo, son fils et un garde-chasse ont poursuivi leur traque. Elle entendait leurs pas, elle entendait leur voix, elle sentait leur terrible odeur. Ils s’approchaient, elle se terrait. Elle avait tellement peur ! Tellement peur !

panthère-aywaille-traqueLa police sur les dents

Le garde-chasse l’a découverte. Ils se sont retrouvés face à face. Elle a feulé, craché vers lui, elle a montré ses dents.
Pourquoi ne pas avoir utilisé la flèche tranquillisante ?
«Nous n’étions pas dans une position favorable à l’endormissement de l’animal. Et puis, il faut également savoir que cette flèche prend une quinzaine de minutes avant de faire effet. Le garde a fait ce qu’il a jugé bon pour la sécurité publique et pour lui-même.»
Quand elle vit libre, la panthère des neiges n’agresse jamais l’homme, elle le fuit. Elle est inoffensive. Mais le gardien ne le savait pas. Ou bien il a pris peur. Ou c’était un réflexe, car il était chasseur. Il a tourné son arme vers le petit fauve. Il a tiré.
Morgan a cessé de vivre.
Et sa mort a choqué toute la Belgique.

morgi-panthère

Que fera-t-on de son corps, au terme de l’autopsie ? De sa fourrure si chère et si précieuse ? La confiera-t-on une fois encore au taxidermiste local ? Cette fuite est-elle vraiment une fuite ou bien un coup monté ? Nous ne le saurons sans doute jamais, car le directeur du parc passe entre toutes les gouttes.
Ce n’est pourtant pas la première fois que son zoo fait l’objet d’enquêtes. Ce n’est pas la première fois que des accidents y surviennent ou que d’étranges affaires de tigres abattus en cage remontent à la surface. Ce n’est pas la première fois enfin que l’accueil  des éléphants ou des grands singes suscite plaintes et critiques.
Mais quoi ! Le Monde Sauvage fait le bonheur de l’économie locale et le bourgmestre d’Aywaille, Philippe Dodrimont, ne tient pas trop à le voir fermer.

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Si t’as pas ça dans ton jardin…

Ecoutons ce qu’en dit un honoré confrère, M. Eric Domb, le directeur de Pairi Daiza :
« Dans ce domaine, comme dans plein d’autres, l’ignorance est la mère de tous les péchés. Il y a effectivement beaucoup d’émotion suite à cet incident tragique, et certains en profitent pour mettre en cause une nouvelle fois les jardins zoologiques dans leur ensemble. Or, c’est en Europe qu’on trouve les meilleurs parcs parce que les animaux n’y sont pas traités comme des objets, mais comme de véritables ambassadeurs de leurs congénères en voie de disparition. En fait, mes collègues et moi en avons un peu marre d’être ainsi dénigrés alors que le vrai problème de la faune sauvage ne réside pas du tout dans les jardins zoologiques ».

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Orang-outan déprimé au zoo d’Aywaille


Etrange façon de pleurer cette panthère que d’accuser d’ignorance et de débordements émotionnels ceux qui s’en préoccupent 
Le discours de M. Domb, grand éleveur d’éléphants, est corporatiste, il est celui de tous les zoos, de tous les delphinariums, il est celui de SeaWorld et du Taiji Whale Museum, qui  chantent à l’unisson la gloire de « l’animal ambassadeur » et prétend que les zoos n’ont rien à voir avec l’exctinction des espèces.

C’est faux.  Depuis plus de 2 siècles, les empires coloniaux et la Belgique en tête ont importé des singes, des éléphants, des fauves qui claquaient comme des mouches dans des cages minuscules. Le tigre de Tasmanie a disparu sous la pression des zoos. En 2006, le Georgia Aquarium a fait caturer 18 bélugas par les Russes et tentent aujourd’hui de récupérer sa mise. Enfin, selon l’UICN, l’une des menaces majeure qui pèse sur la panthère des neiges est la demande illégale d’individus vivants pour les zoos et les cirques. En 2000, un spécimen transporté en voiture depuis le Kyrgyzstan en passant par l’ex- Yougoslavie, la Turquie, l’Egypte, le Maroc et l’Espagne a été confisqué dans le sud de la France. Vers quel zoo se dirigait-il ? Il faut noter que la même UICN ne mentionne nulle part la reproduction en zoo comme une mesure efficace de protection de l’espèce.


Le dernier tigre de Tasmanie

La vérité, c’est que les zoos ne servent à rien.
Ni à la sauvegarde des espèces. Ni à la sensibilisation du public, ni aux recherches éthologiques.
A Aywaille comme à Anvers ou à Brugelette, les enfants n’apprennent rien de la vraie vie des panthères. Ils lisent peut-être, mais c’est rare, le panneau affché près de la cage. Ce qu’il voit en revanche, c’est une boule de fourrure effondrée d’ennui, roupillante, immobile. Ce n’est pas un léopard, ni un tigre, ni un ours, ni un puma. C’est un papillon épinglé tout vivant dans sa boîte. C’est une image en trois dimensions d’une panthère, mais sans panthère dedans.

anvers_panthere-decembre-2012Anvers 2012

Bien sûr, le léopard des neiges est gravement menacé. Son espèce est au bord du gouffre.
Inscrit sur la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), ce fauve habite dans 12 pays : l’Afghanistan (100 à 200 individus) , le Bhoutan (100-200) , la Chine (2.000 -2.500), l’Inde (200-600), le Kazakhstan (180-200), le Kyrgyzstan (150-500), la Mongolie (500-1.000), le Nepal (300-500), le Pakistan (200-420), la Russie (150-200) , le Tajikistan (180-220) et l’Ouzbekistan (20-50). La Chine qui détient près de 60% de tous les léopards des neiges survivants est l’une des nations les plus actives à assurer sa protection.  Les principales menaces pour la panthère des neiges sont le manque de gibier, le commerce illégal, les conflits avec les éleveurs locaux – comme l’ours ou le loup en France – et le manque de prise de conscience ou de moyens des gouvernements concernés pour assurer sa conservation.

L’insécurité politique et la guerre sont évidemment des facteurs aggravants. Enfin, depuis la fin des années 90, le trafic de fourrure est en augmentation , mais aussi les captures pour les zoos et les cirques. Ajoutons à cela à cela les délires de la médecine chinoise qui, faute de tigres quasiment disparus, se tourne désormais vers les os et les organes sexuels des lions et panthères.

Lion-bone-Keosavang-houseOs de lions en Chine

Mais ce n’est pas en la gardant en cage et en la faisant se reproduire jusqu’à la consanguinité qu’on pourra la sauver. Un animal n’existe qu’au sein de son milieu, auquel son corps et sa conscience se sont adapté au fil des millénaires. Un homme né en cellule, privé de tout savoir, de toute culture, de toute activité, de toute stimulation, ne serait lui-même plus vraiment un homme.

La seule façon de sauver les panthères, c’est d’aller les voir dans leur pays, de soutenir l’éco-tourisme, d’aider à financer les plans de protection des associations locales. La seule façon de les garder, c’est de préserver leur environnement, d’assurer leur sécurité et de leur permettre de continuer à vivre selon leurs coutumes, en développant pleinement toutes les capacités intellectuelles et motrices conçues pour la haute montagne et le froid.

snow-leopard2Les grands félins sont très intelligents

Enfin, au-delà de l’espèce, il y a l’individu. Morgi avait une conscience. Elle éprouvait des émotions. C’était une vraie personne.  Mais le garde-chasse qui l’a tué ne sera pas puni. Il n’a tué « personne ».
Pour la loi belge, Morgi n’était qu’une chose, un objet plus ou moins sensible, un «lot» que l’on achète, qu’on exhibe et qu’on vend. Oh, bien sûr, il y a des normes de bien-être minimales. Bien sûr, la cruauté gratuite est punie sur un tel objet de propriété. Mais la captivité EST cruelle par l’ennui insondable qu’elle impose.
Il faut changer la loi.  Il faut fermer les zoos. Il faut que la Belgique prenne exemple sur le Costa Rica.

Mais pour Morgi, cela n’a plus d’importance.  Son corps repose dans une chambre froide.
Alors, adieu, petite panthère aux yeux bleus. Nous espérions tellement que tu t’en sortes, même si c’était pour retourner vivre derrière des barreaux. L’annonce de ton décès nous est tombé dessus comme une masse et a soulevé notre colère.
Ta courte existence n’a servi à rien.
Puisse au moins ton décès aider ceux de ton espèce et faire comprendre au monde que les zoos, jamais, ne seront la solution.

snow-leopard-free-snow

Collectif contre les parcs animaliers

Charte contre la détention des animaux sauvages

Le léopard des neiges
http://www.natura-sciences.com/biodiversite/especes-menacees/panthere-des-neiges.html
http://www.prog-panthera.com/Expeditions-PANTHERA-Inscriptions.html
http://www.snowleopard.org/wp-content/uploads/2013/11/Global-Snow-Leopard-and-Ecosystem-Protection-Program-GSLEP-October-2013.pdf
http://www.snowleopard.org/learn/cat-facts

Les félins captifs
http://bigcatrescue.org/big-cat-attacks/
http://bigcatrescue.org/european-aza-zoos-actively-encouraged-to-kill-animals/

Le Monde sauvage d’Aywaille :
Deux options : ou bien le garde-chasse illégalement armé a voulu faire un carton. Ou alors, si ce n’est pas le cas, c’est juste une poule mouillée qui a eu peur d’un gros chat ! Il suffisait d’attendre que Morgi ait faim et qu’elle revienne manger dans son bol. Mieux même, on aurait pu l’appeler gentiment, comme on appelle un minou égaré. Passe encore que la police et la presse ignorent que cette espèce est totalement inoffensive (on a fermé les écoles ce jour-là et loué chien et hélicoptère !) mais un Directeur de Zoo ?  Enfin, tout de même ! Ne devrait-on pas avoir quelques notions de zoologie pour faire ce métier ? Ou bien ne faut-il aucun diplôme pour enfermer des espèces rares et s’enrichir en les exhibant au public ?
A en juger par les débats télévisés, la politique et le business l’emportent haut la main sur l’éthique, la science et l’empathie.  

http://www.dauphinlibre.be/le-monde-sauvage-d-aywaille.htm
http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20131218_00406175
http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20131218_00406198
http://www.rtl.be/videos/video/470204.aspx
https://www.facebook.com/boycottMondeSauvage

Zoos et captivité
http://www.dauphinlibre.be/zoo_solutions.htm
http://www.code-animal.com/zoo/role/role.htm
http://www.dauphinlibre.be/zoos-en-belgique.htm
http://www.lalibre.be/debats/ripostes/est-il-ethique-de-garder-des-animaux-sauvages-en-captivite-52b2784035701baedaa44293

anvers-lion-2012La savane aux lions d’Anvers (2012)

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=Laleuo8NGtE#t=1810

habitat

Bébé orque au Marineland d’Antibes : l’annonce officielle !

winnie-et-bébéWikie et son nouveau bébé

 

18 avril 2014

Et voilà ! Le « petit prince de Marineland » se nommera donc Keijo (un nom qui rappelle fâcheusement « Keiko »). Ce sirupeux publi-reportage nous dit TOUT sur ce petit esclave enjoué, qu’on n’a pas encore mis au travail. Tout, sauf le nom de son père. Car ce petit bout est né des œuvres du demi-frère de sa mère, Valentin. Eh oui ! Si l’inceste est sévèrement prohibé chez les orques libres, la captivité fait perdre aux orques leurs cultures et leurs normes sociales. Qui s’en soucie ?
De toutes façons, « Keijo » n’est pas une orque : c’est juste un produit commercial.

10 décembre 2013, 13:42
«Le Parc Marineland est heureux de vous annoncer la naissance d’un bébé orque.
Né dans la nuit du 20 au 21 novembre, le bébé d’environ 150 kilos se montre particulièrement proche de sa maman Wikie.
Réalisant régulièrement et avec succès la reproduction de dauphins, de requins gris, d’otaries, de manchots… le plus grand parc marin d’Europe a la joie d’assister à la naissance de son 6ème bébé orque.
Cet événement qui représente la 2ème génération d’orques née sur site, car la maman Wikie est née en 2001 à Marineland, conforte le succès en terme de reproduction et de sauvegarde des espèces. Nos équipes animalières et vétérinaires se relayent jour et nuit pour s’assurer de la bonne santé et du bien-être du bébé, dont le sexe sera déterminé plus tardivement. Un jeu concours sur notre page Facebook sera alors réalisé pour le choix du prénom ».

Enfin ! Il a fallu quelques semaines  au Marineland d’Antibes pour sortir du bois, mais voilà, c’est fait, la naissance du bébé de Wikie est annoncée officiellement sur la page Facebook de l’entreprise.  Le communiqué a sans doute fait l’objet d’une réflexion préalable et d’un choix de mots précis. C’est pourquoi il est intéressant de l’analyser, phrase par phrase.

1 « Le Parc Marineland est heureux de vous annoncer la naissance d’un bébé orque ».
Ce genre de carnet rose est un grand classique. Il s’agit d’abord de mettre en avant l’image d’un bébé. Le nom scientifique du petit d’un cétacé est «veau ». («calve», en anglais), ou plus généralement «petit» quand on parle de l’enfant d’un animal. Par contre, le mot «Bébé» porte en lui des connotations affectives évidentes, tétines, couches-culottes ou biberons s’associent aussitôt au concept énoncé et plus encore, à l’émouvant tableau de l’amour maternel. Le public d’ados est chauffé à blanc : il trépigne déjà devant les portes encore closes du Marineland et se réjouit d’avance de payer sa place pour contempler le merveilleux enfançon. Parques Reunidos, propriétaire du parc, peut s’attendre à un excellent chiffre d’affaires la saison prochaine.

grafico1y2Parques Reunidos : un succès commercial


2. « Né dans la nuit du 20 au 21 novembre, le bébé d’environ 150 kilos se montre particulièrement proche de sa maman Wikie ».
C’est un scoop en effet. Wikie s’occupe de son enfant et celui-ci se porte bien, à en juger par son poids. La chose n’est pas si fréquente.
Le Marineland a déjà perdu 4 de ses bébés. Par ailleurs, nombre de mères captives – orques, dauphins, grands singes, éléphants, etc. – refusent de s’occuper de leur nouveau-né.

dauphin-risso-biberon

3. « Réalisant régulièrement et avec succès la reproduction de dauphins, de requins gris, d’otaries, de manchots…, le plus grand parc marin d’Europe a la joie d’assister à la naissance de son 6ème bébé orque ».

Le Marineland d’Antibes fait se reproduire des «animaux». C’est sa mission en tant que « zoo ». En principe, il devrait s’agir d’espèces en danger, ce qui n’est pas le cas de l’épaulard, présent dans toutes les mers du monde. Et même celui-ci serait-il menacé – comme c’est le cas pour quelques communautés tribales – ce n’est certes pas la reproduction ex situ qui le protégerait. Pour des sociétés aussi complexes que celles des cétacés, où la culture et l’adaptation constante au milieu joue un si grand rôle, la seule conservation qui vaut est celle menée in situ, par la création de vastes sanctuaires marins. Par ailleurs, avec tout le respect que l’on doit au requin, sa reproduction n’implique pas non plus les mêmes enjeux affectifs et sociaux que celle des cétacés.

4. Cet événement qui représente la 2ème génération d’orques née sur site, car la maman Wikie est née en 2001 à Marineland, conforte le succès en terme de reproduction et de sauvegarde des espèces.
On ne saurait nier qu’il s’agit là d’une orque de la deuxième génération et de la plus belle espèce. Son papa, Valentin (ou Inouk ?) et sa maman, Wikie, sont en effet toutes deux des orques nées captives. Quant à dire qu’il s’agit d’une victoire en termes de sauvegarde des espèces, il y a de la marge…

En mars 2011, rappelle Elizabeth Batt dans son article « Sources hinting new orca calf born at Marineland France is inbred », Wikie a donné naissance à un veau nommé Moana. Moana aurait été conçu par insémination artificielle. Il a fait à ce titre la une de tous les journaux  pour être la première orque captive en Europe à avoir été engendrée par cette voie peu naturelle. Selon le «Daily Mail» au Royaume-Uni:

« Cette naissance fait suite à une décennie de travail mené par le parc français et le chercheur américain Todd Robeck, de SeaWorld San Antonio, Texas. Initialement, Marineland avait annoncé que Moana était une femelle.

En Juillet 2011, le parc est revenu sur ses déclarations quand il fut avéré qu’elle était en fait un mâle. Antibes conserva cependant le nom féminin, choisi par un scrutin public. La grossesse de Wikie a duré plus de 18 mois.
Le père de Moana serait Ulysse, un étalon résidant à SeaWorld San Diego (mais dont Naomi Rose de la HSUS affirme qu’il est stérile depuis 2009). SeaWorld note sur son site Internet que la durée des grossesses d’orques varie chez eux de 15,7 à 18 mois. Wikie semble doc avoir été amenée à une gestation de durée maximale.

Cela prend des mois pour dresser une orque à accepter de manière calme  une insémination artificielle. Une dose de 2 millions de spermatozoides est généralement injectée dans le vagin dela femelle pour la mettre enceinte . Dans le cas de Wikie, pas moins de 4 doses ont du être injectées dans ses ovaires ».
Quel romantisme !

collecting-semen-from-a-killer-whale-at-seaworldIl faut également dresser les mâles à se laisser masturber

Selon le «livre blanc» rédigé par la spécialiste des mammifères marins, le Dr. Naomi Rose, les orques sauvages ne donnent naissance à un enfant que tous les 5 ans. Comparez ce chiffre avec les performances de Wikie, qui a pu accoucher de deux enfants en 32 mois. Ce simple fait suffirait à expliquer la réticence de Marineland à crier victoire trop fort. Mais selon certaines rumeurs circulant sur le Web, il est plus probable que la discrétion du parc trouve son origine dans le problème de la  consanguinité.
Le père de l’enfant de Wikie serait Valentin. Selon la base de données en ligne, Ceta-Base.com, Wikie et Valentin sont en effet les enfants du même père, Kim II. La maman de Valentin est Freya, celle de Wikie, la défunte Sharkane.

On peut ainsi lire sur ZooChat.com :
« Le 20 novembre 2013, un nouvel enfant orque est né pour a seconde fois des œuvres de Wikie au Marineland Antibes. Son père est inconnu mais on soupçonne fortement qu’il s’agisse de son demi-frère, Valentin.
Cela porte le nombre de orques en captivité jusqu’à 53, et avec l’ajout récent de 8 orques sauvages capturées en Russie, ainsi que de la femelle Morgan, sauvée par le Dolfinarium de Harderwijk et des 2 deux bébés engendrés à distance par l’orque Kshamenk cette année, l’avenir de ces animaux en captivité est radieux ».

kshamenkHé ! L’avenir est radieux, Kshamenk !

Bien sûr, le nouveau-né du Marineland peut aussi avoir été conçu par Inouk, le propre frère de Wikie. Mais les dresseurs d’Antibes semblent s’accorder à dire que Valentin serait le père, car il tournait déjà beaucoup autour de Wikie.
La consanguinité reste un problème majeur pour la plupart des grands parcs. Taku, un orque au SeaWorld Orlando, a fécondé sa propre mère Katina. Celle-ci a donné naissance à la femelle Nalani en 2006. Comme l’a révélé David Kirby dans son livre « Death at SeaWorld », Nalani a le regrettable privilège d’être la première orque captive au monde entièrement consanguine.

En juin 2013, Loro Parque a annoncé la mort de la petite Vicky, 10 mois. Vicky était le second enfant de Kohana né des œuvres de son oncle. Kohana rejetta d’ailleurs les deux bébés à la naissance.

Quant à la jeune Wikie, 12 ans, elle va devoir désormais nourrir tout à la fois un jeune et un nouveau-né. Si son nouvel enfant est bien consanguin, il risque comme Vicky de graves problèmes de santé. L’attitude du Marineland s’explique mieux à la lumière de ces quelques faits et s’inscrit dans une stratégie de communication propres à tous les delphinariums : «Si nous ne reconnaissons pas les faits, alors ceux-ci ne peuvent être vrais ».
(D’après l’article d’Elizabeth batt)

wikie-moana2Wikie et Moana

5. « Nos équipes animalières et vétérinaires se relayent jour et nuit pour s’assurer de la bonne santé et du bien-être du bébé, dont le sexe sera déterminé plus tardivement. Un jeu concours sur notre page Facebook sera alors réalisé pour le choix du prénom ».

Les soins empressés de l’équipe vétérinaire est une autre constante dans le discours des delphinariums, qui finissent d’ailleurs par ressembler davantage à une clinique qu’à un zoo. Quant au jeu-concours, quel parc marin ne se livre-t-il pas à ce petit jeu mercantile destiné à fidéliser sa clientèle ? Le sexe ne sera déterminé que plus tard, ce qui est prudent mais tenons-nous prêt : d’ici peu, une nouvelle vague de propagande et d’aberrations pseudo-scientifiques sera déversée sur la tête du public.

Et l’on oubliera très vite que ce qu’on nous donne à voir est un spectacle monstrueux et indigne.
Ainsi que le suggère la parabole du livre «Un autre regard sur les zoos», imagine-t-on un seul instant que l’on puisse faire subir le même sort à des êtres humains ? Imagine-t-on que l’on fasse se reproduire une frère et sa demi-soeur de la tribu Jarawa, par exemple, une tribu au bord de l’extinction dans les Iles Andaman ? Si le Marineland en prenait soin, il enfermerait une poignée d’indigènes dans un enclos en béton nu, avec quelques jouets et des spectacles quotidiens. Devant l’enclos, un panneau indiquerait : «Jarawa, programme européen de reproduction».

Les orques libres parlent, pensent, prévoient, se souviennent, portent des noms, interdisent l’inceste et s’inventent des cultures.
Où est la différence ?

transient-orqueLire aussi :

Les orques du Marineland d’Antibes

Le Marineland d’Antibes

wikie-moanaWikie et Moana

winnie-et-bébéWikie et l’enfant de son demi-frère

Beachie in Bruges : just an “old” and sick dolphin ?

An article of the Flemish newspaper Het Nieuwsblad tells us that Beachie, the 31-year-old male dolphin at the Boudewijn Seapark in Bruges, had to undergo a CT-scan in October.

The medical exam took place at the Causus Clinic in Oudenburg. It seems the vet in charge, Piet De Laender, wanted to find out more about the age-related diseases amongst dolphins.

For some time now, the trainers had noticed that Beachie was behaving differently. They contacted Piet De Laender (Assebroek), a veterinarian specialized in exotic pets in who regularly checks on the inmates of the dolphinarium. The dolphin was sleeping half of the time and was no longer able to perform jumps during the shows.

“Beachie is already 30”, says insidiously De Laender, “and he suffers from age-related diseases”, implying that the death of this “old” dolphin could be a predictable and normal thing. He adds : “But he is not the oldest resident of the dolphinarium”. “Puck is already 47. I wanted to carry out these tests to detect the diseases that could be associated with Beachie’s age.”

beachie-dolphin-scanBeachie scan

Piet de Laender has asked the University of Ghent to do a scan. But Beachie, who has become obese because of captivity, was too heavy to move. “That’s why I had to find an alternative solution”, explains the vet. “Finally I found a closer solution, at the Causus Clinic in Oudenburg. The doctor Koen Vandendriessche has warmly welcomed us. The CT-scan went very well.

According to the vet, Beachie is also the 1st dolphin that has ever experienced this type of exam. He’s now waiting for the images before making a judgment about the health of his patient. As far as we can see on above video,  CT Scan mainly focused on lunges and respiratory system.

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De Laender doesn’t mention this point. “We have been able to lift him out of the water using a sort of elevator”. “The dolphin has been wrapped during the transport to avoid injuries and the trainers have kept his skin constantly moist. For a long-distance transport, dolphins are often kept one or two days out of the water.”

Waching with attention images of the video, it seems Beachie is completley stonned. He seems under tanquillizer. Not a move, not a thrill. But he is awake.

“The success of this operation and this transport will be a model in the future to conduct health exams for all the dolphins”, concludes the vet, delighted. As for Beachie, he regained his pool and joined again the 5 other dolphins of the Boudewijn Seapark.

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This is, anyway, the well-oiled official discourse of Captivity Industry. It is clearly about transmitting to the public quite a few solid untruths. Starting with the classical staging of good vets and wonderful trainers, who are so concerned about the health of their protégé, Beachie.  Just another old dolphin near to death.

Beachie was born in the Gulf of Mexico around 1982. He beached and was “saved” by SeaWorld in April 1984, but he was never put back to sea. After staying in Orlando, he was deported to the Harderwijk dolphinarium in 1997 and then shipped towards Belgium on the 18th of September 2009, at the Boudewijn Seapark. His “mission” was to replace the previous reproductive male, Tex, who died tragically at the Marineland (Antibes – France), because of the EEP Programs.

Beachie’s health was excellent until he arrived in Bruges. And Beachie was also a great stallion. In SeaWorld and in Harderwijk, he had given birth to Marbel, Sal’ka, T’lisala, Amtan, Palawas, Spetter and Kite, his last viable child, in 2005. Once he was moved to Bruges, he became the dad of only one stillborn child, removed from Yotta’s uterus in 2010, of stillborn twins from “old” Roxanne in 2011, and of one other child of Roxanne, a little boy who died 4 days after his birth in 2012.

bruges-roxanne-enfantRoxanne baby. 4 days.

These deaths occurred in one of the 5 contiguous pools of Bruges, where you can hear, see and feel everything.  And it is not funny to watch the agony of kids or teenagers, like poor Flo for example on the 6th of January 2012, who died alone one night of a strange tooth infection, an infection that seems to affect also Morgan and a lot of captive cetaceans…

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Since his transfer from Harderwijk to Bruges, Beachie was feeling lonely and sad. It was a shock for him. He suddenly found himself in a small, limited and dark environment. He was living in a sea pen under the sun and the wind in the Netherlands with several other males, and the poor Beachie had to learn new tricks, new ways to obey and to survive alone, isolated, along with aggressive dominant females and fearful juveniles, under the sinister dome of the Boudewijn Seapark.

The air he was breathing was not the same either: the sea wind blowing on Harderwijk was replaced by a chlorine-loaded atmosphere, that takes you by the throat as soon as you enter the dark dome of the dolphinarium. Bad for your lungs when you are not used to it.

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Beachie world

The trainers all think he is a little crazy. He is difficult and only does what he wants. He is even called “the Mongolian”, because of his strange look, right in the orbits. Until recently, Beachie was receiving before each show up to 10 pills of Ciprofloxacin. Ten pills before the show, then 5 pills after and 5 more pills again for the second show. That is 20 doses of antibiotics a day.

Ciprofloxacin (INN) is a fluoroquinolone antibiotic (second generation). Its spectrum of activity covers most of the pathogenic bacteria responsible for respiratory, urinary, gastrointestinal and stomach infections. In this case, the lungs seem to be the cause of the problem: Beachie’s breathing had been erratic and difficult for several months.

medicaments dauphins

Beachie: old ? At 31 years old ?
In the wild, dolphins do not need any vet, pills or food additives. Their life is more dangerous: sharks, pollution, drifting nets…
However, according to NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), the average age for wild dolphins is between 40 and 45 for males and more than 50 for females. It’s an average, because, in Sarasota’s bay, Nicklo has celebrated his 63rd birthday in 2013, and BlackDipDoubleDip his 60th.

The fact that Puck is 47 is only exceptional because captive dolphins rarely reach that age. In Bruges, most of them died before 20.
We’ll remember that, the same way, the death of Iris (aged 34) at the Duisburg Zoo had been explained by Dr Manuel Hartmann as a result of her “old age”. Iris had been living for almost 12 years in the wild before being plunged into the hell of the Antwerp Zoo for more than 18 years, alongside with her son Ivo.
The Antwerp dolphinarium was closed in 1999, under the pressure of various associations, including Dolphin Project, and the two survivors were sent to Germany. The decline and the death of Iris in 2003 were atrocious but ignored and wrongly attributed by the dolphinarium and by a certain press to leukemia due to age.

irisgrilleIris in Antwerp. Already sick. 31 y.o

What they forgot to mention is that several factors drastically reduce the quality of life and the life even of the captives. They know it. But the show must go on. The federal commission for the welfare of the dolphins in Bruges, which has been now working for 3 years, will probably not say anything else when its findings will be made public and approved by the State.

Beachie’s death will not change anything. He will be replaced, like he himself replaced Tex. Others will die again, others will be deported. Children will be taken away from their mothers, separated from them forever. A terrible pain, as dolphins are tied together with an intensity that we cannot even conceive. They suffer from boredom, and of course from the lack of space and occupations, but their body also suffers from the inadequate environment in which they are forced to live: frozen food, food additives, hydrating gels, meds, drugs, vitamins… Chemically salted water enriched with all sorts of substances and filtered by pumps day and night. At last, they suffer also from a nagging hunger that makes them obey and repeat 1000 times the same silly tricks in front of a misinformed public.

noel_bruges_aquashowBeachie will perform Christmas show 2013 when sick

As the head of the “Planète Vie” association, Dr Yvan Beck, veterinarian and co-author, with Y.Godefroid and Gauthier Chapelle, of the book « Freedom for dolphins ! » (to be re-edited) :
“Beachie is only 30. And whatever the leaders of Bruges say, he is a young adult, as wild dolphins in natural conditions reach 50 years. So how can you explain that dolphins protected from their predators and from the pollution systematically die (with rare exceptions) before the age of 30 ? And, if Beachie is a “very” old dolphin… this is only true for captive dolphins…”

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Beachie sky


Who cares?

The Boudewijn Seapark is a business indispensable to employment in the region. It benefits also from political supports. The whole case is tricky. Bruges is a Flemish town, and Christian, while Ms Laurette Onkelinx, the Minister in charge, is French speaking and socialist. So the leaders of the park seem to still have a bright future ahead of them, at least as long as this ultra-capitalist logic will prevail.

6th of November 2013: one anonymous person who just talked with someone at the dolphinarium has declared that Beachie was still sick but still had to take part to the shows, under very strong medication. If everything goes according to plan, he should also be joining the big Christmas show. And, according to another trainer in Bruges: “Anyway we still have enough dolphins”.

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Life of Beachie

La vie de Beachie, reproducteur

Il faut fermer le delphinarium de Bruges

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One of the things that Beachie had the greatest difficult to « learn » in Bruges when he arrived of Harderwijk (and before that of SeaWorld, and before that of the sea) it is to stand « at the foot » his trainer, stationary, while the other performed and were receiving fish for their work. A technique of training specific to the Boudewijn Seapark which lack of space and must manage 6 dolphins in front in a single basin during the show. See the Dolphin on the right, open mouth, begging: hunger is a constant in all the dolphinariums.
(YG/Annelies Mullens)

French article translated by Christelle Bornauw

Life of Beachie

La vie de Beachie, reproducteur

Il faut fermer le delphinarium de Bruges

Bite Back et le delphinarium

Pétitions FR/NL

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Joyeux Noël, Beachie ! Happy Xmas !

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Les dauphins et les otaries dans un spectacle magique!
« Après le succès de l’année dernière, le Boudewijnpark présente la 2e édition de son Nocturne Aqua Show pendant les vacances de Noël, du 21 Décembre 2013 jusqu’au 5 janvier 2014.  Encore une fois les dauphins et les lions de mer donneront le meilleur d’eux-mêmes dans cette dernière production aux côtés des dresseurs .
La nouveauté de cette année sera l’éclairage sous-marin enchanteur et le rideau aquatique géant sur la scène avec des effets de lumière éblouissants. La musique créera une atmosphère de Noël.chaleureuse et familiale

Cette année, la chanteuse Mai-Li (12 ans), avec sa voix de rossignol, grande finaliste junior de l’Eurovision 2012, sera présente tous les jours lors de chaque spectacle ».

Pour ce pauvre « vieux » Beachie, passé récemment sous le scanner pour de graves troubles respiratoires, il s’agira peut-être des derniers shows de sa vie. Malgré sa santé défaillante, il n’en sera pas moins obligé de sauter et de sauter encore dans la lumière « sous-marine » de ce bassin qui sera bientôt sa tombe…

MaiLiMai-Li De Raeymaeker


Dolphins and sea lions in a magic show!

« After the success of last year, Boudewijnpark presents the 2nd edition of his Nocturne Aqua Show during the Christmas holidays, from 21 December 2013 until 5 January 2014. Again dolphins and sea lions will give the best of themselves alongside trainers in this latest production  This year, enchanting underwater lighting and giant water curtain on the stage with dazzling light effects ! Music will create an warm and family Xmas atmosphere. Young singer Mai- Li (12 y.o), with her nightingale voice, junior finalist of Eurovision 2012 will be present every day during each show ».

For Beachie, these shows will maybe the last ones. He recently passed under the scanner for serious respiratory problems. His health is very poor. Who cares ? Like other captives, he will have to jump in the underwater lights of his basin, which will soon become his grave …

 

STOP DOLPHIN SLAVERY IN BELGIUM !!

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Noel au Delphinarium
Beachie est malade

Beachie is sick

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Beachie à Bruges : un « vieux » dauphin malade ?

English version

Un article du journal Nieuwsblad nous apprend que Beachie, le dauphin mâle âgé de 31 ans du Boudewijn Seapark de Bruges, a subi une scannographie CT (Computed tomography) au mois d’octobre.

L’examen médical a eu lieu à la clinique Causus d’Oudenburg. Le vétérinaire chargé de cet examen était Piet De Laender, soucieux, déclare-il, d’en savoir plus sur les «maladies liés à l’âge» chez les dauphins.

Depuis quelque temps déjà, les dresseurs avaient remarqué que Beachie nageait de manière «différente». Ils ont alors averti le vétérinaire Piet De Laender, d’Assebroek, spécialiste des Nouveaux Animaux de Compagnie, boas et tarentules, qui surveille aussi  à l’occasion les détenus du delphinarium. Le dauphin dormait la moitié de son temps et ne parvenait plus à effectuer de sauts durant les spectacles.

«Beachie a déjà 30 ans», souligne insidieusement De Laender «et il souffre donc de maladies liées à son âge», laissant d’ores et déjà entendre que la mort de ce « vieux » dauphin pourrait être une issue prévisible et normale. « Mais il n’est pas le plus ancien pensionnaire du delphinarium», ajoute-t-il. «Puck la delphine a déjà 47 ans. Je voulais procéder à des études de tomodensitométrie pour détecter les affections liées à l’âge de Beachie».

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Pieter De Laender a donc demandé à l’Université de Gand de pouvoir procéder à un scan. Mais Beachie, devenu obèse du fait de la captivité, était trop lourd à déplacer. « C’est pourquoi j’ai du chercher une alternative», explique le vétérinaire. « Finalement, j’ai trouvé une solution plus proche du delphinarium, à la clinique Caucus d’Oudenburg. Le docteur Koen Vandendriessche nous particulièrement bien accueilli. Le CT-scan s’est très bien passé ».

Selon le vétérinaire, Beachie est également le premier dauphin qui ait jamais subi ce genre d’examen. Il attend maintenant les images médicales avant de pouvoir émettre un jugement sur l’état de santé de son patient.

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« Grâce à une sorte d’ascenseur, nous avons pu le soulever hors de l’eau», continue De Laender. « Le dauphin a été enveloppé pendant le transport pour ne subir aucune blessure et les dresseurs ont maintenu sa peau constamment humide. Pour un transport à longue distance, les dauphins sont souvent tenus un ou deux jours hors de l’eau « .
Même si le poids de leur corps rend leur respiration encore plus difficile. Même si pour un dauphin libre, sortir de l’eau et s’échouer, cela veut dire « mourir ».

«Le succès de cette opération et de ce transport servira de modèle à l’avenir pour procéder à des examens de santé chez tous les autres dauphins» conclut, ravi, le vétérinaire. Quant à Beachie, il a regagné sa piscine et retrouvé la compagnie des 5 autres dauphins du Delphinarium de Bruges.

beachie-dolphin-scan1

Ceci pour le discours officiel bien rôdé de l’Industrie de la Captivité. Il s’agit en effet de faire passer auprès du grand public quelques solides contrevérités. A commencer par la mise en scène classique de bons vétérinaires et des admirables dresseurs, soucieux de la santé de leur petit protégé, Beachie.

Ce dauphin est né dans le Golfe du Mexique vers 1982. Il s’échoua puis fut « sauvé » par SeaWorld en avril 1984, mais jamais réhabilité.   Après avoir séjourné à Orlando, il fut déporté au Dofinarium de Harderwijk en 1997 puis expédié le 18 septembre 2009 en Belgique, au Boudewijn Seapark de Bruges. Mission : remplacer le précédent mâle reproducteur, Tex, mort tragiquement au Marineland d’Antibes, au nom des programmes EEP.

Beachie était en excellente santé avant qu’il n’arrive en Flandres. Et c’était aussi un super étalon. A SeaWorld et à Harderwijk, il avait donné naissance à Marbel, Sal’ka, T’lisala, Amtan, Palawas, Spetter et Kite, son dernier enfant viable en 2005. Une fois placé dans les bassins de Bruges, il ne fut plus le père que d’un enfant mort-né extrait de l’utérus de la jeune Yotta en 2010, de jumeaux mort nés de la «vieille» Roxanne en 2011 et d’un nouvel enfant de Roxanne, un petit garçon mort 4 jours après sa naissance, en 2012.

bruges-roxanne-enfantLe dernier enfant de Roxanne et Beachie.  

Ces décès ont eu lieu dans l’un des 5 bassins contigus de Bruges, où tout s’entend, tout se voit, tout se subit. Et ce n’est pas drôle d’assister à l’agonie de gosses ou d’adolescentes, comme celle de la pauvre Flo le 6  janvier 2012,   décédée d’une étrange affection des dents qui semble aussi concerner Morgan et pas mal de cétacés détenus….

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Depuis son transfert depuis le Dolfinarium de Hardewijk jusqu’à celui de Bruges, Beachie se sentait seul et triste.
Le choc fut rude pour lui. Il s’est retrouvé brusquement dans un environnement réduit, obscur. Alors qu’il vivait dans un lagon d’eau de mer sous le soleil et le vent iodé aux Pays Bas en compagnie d’une bande de mâles, le malheureux a du apprendre de nouveaux tours, de nouvelles façons d’obéir «au pied» et à survivre seul, isolé dans son coin, en compagnie de femelles dominantes agressives et de juvéniles peureux, sous le dôme sinistre du Boudewijn Seapark.

L’air qu’il y respirait n’était plus le même non plus : le vent du large qu souffle sur Hardewijk fut remplacé par une athmospère chargée de chlore qui vous prend à la gorge dès que vous entrez sous le dôme sombre du Dolfinarium de Bruges. Mauvais pour les poumons, quand on n’a pas l’habitude.

Les dresseurs le croient tous un peu fou. C’est un cas difficile, qui n’en fait qu’à sa tête. On le surnomme même «le mongolien » tant son regard semble étrange, enfoncé dans les orbites. Avant chaque spectacle, jusqu’il y a peu, Beachie recevait jusqu’il y a peu 10 pilules de Ciprofloxacine après le premier show puis 5 pilules après et encore 5 pilules pour le second show. Soit 20 doses d’antibiotiques chaque jour.

La Ciprofloxacine (INN) est un antiobitique fluoroquinolone de la seconde génération. Son spectre d’activité couvre la plupart des bactéries pathogènes responsables des infections respiratoires, urinaires, gastrointestinales and stomacales. Dans le cas présent, les poumons semblent être la cause majeure du problème, la respiration de Beachie étant révélée eratique et difficile depuis des mois.

medicaments dauphins

Vieux, Beachie ? A 31 ans ?
En mer, les dauphins ne reçoivent aucun soin vétérinaire, ni pilule, ni adjuvants alimentaires, leur vie est plus dangereuse, il y a des requins qui rôdent, la pollution menace et les filets dérivants. Pourtant, à  Sarasota, certains dauphins mâles dépassent les 50 ans.  Quant aux femelles, elles peuvent largement dépasser la soixantaine. Selon la NOAA,  la moyenne d’âge des dauphins sauvages se situe entre 40 et 45 ans pour les mâles et plus de 50 ans pour les femelles. La moyenne d’âge, car dans la Baie de Sarasotoa, Nicklo a fêté ses 63 en 2013 et BlackTipDoubleDip, ses 60 ans.  Le plus âgé des mâles connus dans la même baie floridienne est Jimmy Durante, 53 ans.

Le fait que Puck ait 47 ans n’est donc exceptionnel que dans la mesure où les captifs atteignent rarement cet âge. A Bruges, la plupart d’entre eux sont morts avant 20 ans.

On se souviendra que de la même  manière, le décès de la delphine Iris au Zoo de Duisburg à l’âge de 34 ans avait été attribuée par le Dr Manuel Hartmann (aujourd’hui impliqué dans une affaire de maltraitance au delphinarium de Rimini) à la «vieillesse» de cette delphine. Celle-ci avait vécu près de 12 ans en liberté, avant d’être plongée dans l’enfer du Zoo d’Anvers pendant plus de 18 ans aux côtés de son fils Ivo. Le delphinarium ayant été fermé sous la pression de groupes associatifs en 1999, les deux survivants furent envoyés en Allemagne. La déchéance et la mort d’Iris en 2003 furent atroces mais passées sous silence et simplement attribuées par le delphinarium et sa presse à une «leucémie due l’âge».

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C’est faire peu de cas de plusieurs facteurs qui réduisent drastiquement la qualité et la durée de vie des captifs.
Les dresseurs les connaissent bien, pourtant, et font-ils de leur mieux pour en atténuer les effets. Mais l’argent a ses raisons que le coeur ne partage pas.

The Show must go on. La Commission fédérale pour le bien-être des dauphins de Bruges, qui a duré 3 ans, ne dira sans doute pas autre chose lorsque ses conclusions seront rendues publiques et actées par l’Etat.

La mort de Beachie ne changera pas grand chose. Il sera remplacé, comme il avait remplacé Tex.  D’autres mourront encore, d’autres seront déportés. Des enfants seront enlevés à leur mère, séparés d’elle à tout jamais. Une terrible douleur, car les dauphins sont liés entre eux avec une telle intensité que nous ne pouvons la concevoir. Ils souffrent de l’ennui, bien sûr, du manque d’espace et d’occupations, mais leur corps souffre aussi du milieu même dans lequel ils vivent  : nourriture surgelée, additifs alimentaires, gelée hydratante, médicaments, drogues, vitamines. Eau chimiquement salée, enrichie de substances diverses et filtré par des pompes jour et nuit. Ils souffrent enfin d’une faim lancinante qui les fait obéir et refaire mille fois, cent mille fois, les mêmes tours de cirque devant un public  désinformé.

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Comme le dit avec ces mots forts le responsable de Planète Vie, le Dr Yvan Beck : « Beachie n’a que 30 ans. Et quoi qu’en disent les responsables de Bruges ce n’est qu’un jeune adulte puisque dans les conditions naturelles les dauphins libres atteignent 50 ans. Alors comment expliquer que des dauphins mis à l’abri des prédateurs et des pollutions meurent systématiquement – à de rares exceptions près – avant l’âge de 30 ans. Et oui, si Beachie est un « très » vieux dauphin, … ce n’est vrai que pour les dauphins captifs… »

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Qu’importe !
Le Boudewijn Seapark de Bruges est une entreprise commerciale indispensable à l’emploi dans la région. Il dispose d’appuis politiques aussi. Le dossier est délicat. Bruges est flamande et chrétienne, alors que Mme Laurette Onkelinx, la Ministre de tutelle, est francophone et socialiste. Les montreurs de dauphins clowns semblent donc avoir encore un bel avenir devant eux, tant du moins que sévira la logique ultra-capitaliste qui les anime.

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6/11/2013 : Une personne anonyme, avec qui quelqu’un vient de parler au delphinarium de Bruges a déclaré que Beachie était toujours malade mais devait participer aux shows, sous forte médication. Si tout va bien selon leur plan, il devrait également rejoindre le grand spectacle de Noël. Selon un autre dresseur du parc : « De toutes façons, nous avons encore assez de dauphins ».

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Lire aussi :

La MOYENNE D’AGE des dauphins Tursiops libres est de 40-45 pour les mâles et de plus de 50 pour les femelles, lesquelles peuvent encore avoir des enfants à 48 ans ! La plus vieille delphine observée à Sarasota Floride est Nicklo (63 ans) toujours en forme et le plus vieux mâle Jimmy Durante (53 ans).
Dauphins captifs : durée de vie et qualité de vie !
http://www.nmfs.noaa.gov/pr/species/mammals/cetaceans/bottlenosedolphin.htm

Life of Beachie

La vie de Beachie, reproducteur

Il faut fermer le delphinarium de Bruges

Bite Back et le delphinarium

Pétitions FR/NL

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« Dolphin Boy » : le film et les acteurs

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Une catastrophe ? Ou bien plutôt un coup monté par une compagnie américaine (Disney) à la requête d’une autre (SeaWorld) ? On sait que Sea World vient d’être esquinté par «Blackfish». Il était donc temps de prendre sa revanche et de lâcher un nouveau blockbuster après «Winter le dauphin».
Ce sera « Dolphin Boy, a true story about the healing power of nature » !

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Dauphins « guérisseurs » en Ukraine

Rien de tel qu’un film à grand spectacle pour modeler les esprits et, dans le cas présent, pour les convaincre des vertus de la delphinothérapie ! La plupart des delphinariums, depuis la Russie jusqu’au Japon en passant par Bruges et les USA, pratiquent intensivement cette forme de thérapie dont la science nous dit et nous répète qu’elle est inutile dans les cas sérieux, dangereuse et infondée.

En revanche, elle permet aux delphinariums de justifier moralement la détention de dauphins clowns par les supposés bénéfices qu’ils offrent aux enfants handicapés. Avec cet argument, tout le monde craque et sanglote. Pas de contestation possible. Quoi ? Vous préféreriez le bonheur de simples animaux à celui de malheureux bambins ? Mais vous êtes un monstre !

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De telles séances, qui coûtent parfois des fortunes, épuisent les dauphins captifs, contraints d’être palpés plusieurs fois par jour par des hordes de mioches, mais aussi d’adultes durant d’autres sessions dûment tarifées (trainer for a day, snorkeling, toutche-touche)

Au Mexique, ils croupissent dans des eaux d’égout. Certains d’entre eux ont été capturés très loin, aux Iles Salomon et d’autres au large de Cuba. Au Japon, les détenus sont encore éclaboussés du sang de leurs parents quand on les jette dans ces piscines minuscules où des gens viendront patauger. En Russie, entre deux tournées de cirque ambulant ou un rappel sous les drapeaux de la Marine militaire, les dauphins sont priés eux aussi de guérir, et de force !

dolphin-therapy-chinaEn Chine, avec des dauphins de Taiji

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En Russie, avec des dauphins de la Mer Noire

Même au Dolphin Reef d’Eilat, que certains présentent comme le meilleur delphinarium du monde, les captifs sont soumis à des horaires précis et à des prestations régulières, quoiqu’en dise la publicité.
Certes, les conditions de vie en enclos marin – qui autorisait des sorties autrefois – sont infiniment meilleures que dans un bassin d’eau chloré sous dôme comme à Bruges.

Parmi les 8 dauphins qui bénéficient de cet environnement, 2 ont été capturés en Mer Noire.  Les autres sont nés sur place mais tous appartiennent à l’espèce Turiosps ponticus, endémique à la Mer Noire, supposément protégée par la CITES depuis 2002 et non-réhabilitable en Mer Rouge, au risque de « métissage ». C’est d’ailleurs ce qui a mis fin à leurs escapades au large et entraîné, faute de place, la réhabilitation de Pashosh et  Shandy dans les eaux de leurs ancêtres. Enfin, de manière assez paradoxale dans un contexte aussi marin, 10  dauphins sont morts dans cet établissement à des âges fort précoces.

eilat-snorhelingSnorkeling avec les dauphins d’Eilat,
caricature d’une vraie rencontre

Mais qu’importe : un gentil dauphin qui sauve un gentil malade mental, c’est le succès garanti ! On sanglotera de bonheur dans les salles et on se pressera en foule pour des guérisons miraculeuses au 4 coins du globe.

L’Industrie de la Captivité sera massivement confortée dans sa légitimité, au moment même où le Tsar Poutine, sous l’œil de tous les médias, s’apprête à sacrer ce marché d’avenir : deux  orques fraîchement capturées  et un dauphin captif porteur de la flamme seront présents aux Jeux Olympiques de Sotchi.

belugas-en-attente-de-vente-russieLes bélugas russes sont également très appréciés

Il faudrait 10 000 Blackfish pour compenser la puissance de feu de cette multinationale en pleine expansion.  Et même … La logique de croissance économique infinie et de capitalisme sauvage qui anime le marché du dauphin captif écrase tout devant elle comme un bulldozer. Elle fait brâmer d’extase les médias, étouffe la voix des critiques et ne cessera de s’enrichir jusqu’au jour où  toutes les mers auront été vidées de leurs derniers cétacés libres.

dolphin-therapy-seawater-pool-marmarisMarmaris, Turquie

Alyaexpress News :
«Walt Disney a acheté les droits d’auteur pour le documentaire «Dolphin Boy», avec l’intention d’en faire un long métrage. Le film raconte l’histoire de Morad, un adolescent arabe israélien qui a perdu sa capacité à communiquer après avoir été attaqué par ses camarades de classe, où il réapprend à communiquer avec l’aide des dauphins à Eilat. Dolphin Boy « sera pour Disney, une première acquisition du géant de l’animation en Israël. Les Studios de Walt Disney ont l’intention de transformer l’histoire en un long métrage pour enfants qui montrera que les israéliens ne font aucune différence entre les peuples et aident tous les citoyens israéliens.
Le documentaire qui a été primé et réalisé par Dani Menkin, Yonatan Nir et Judith Manassen Ramon, qui ont travaillé pendant quatre ans, après avoir entendu l’histoire de Morad.
Le jeune garçon de 16 ans de la ville arabe de Qalansawe dans le centre d’Israël, avaient cessé de parler après avoir été attaqué par ses camarades. Compte tenu de son absence de progrès, les médecins ont placé Morad dans un établissement psychiatrique.
  Au lieu de cela, son père a vendu sa ferme de cheval et se dirigea vers Eilat avec Morad, après avoir entendu que des médecins avaient la possibilité de donner une thérapie par les dauphins.  Morad a fini par rester au Dolphin Reef d’Eilat pendant quatre ans, afin d’apprendre à communiquer d’abord avec les dauphins et retrouver ensuite sa capacité à communiquer avec les gens.
Les négociations sur les droits d’acquisition à « Dolphin Boy » ont duré plus d’un an, et des contrats ont été signés cette semaine, selon Hadas Schapira, qui s’occupe des relations publiques pour le film. Le scénario adapté pour « Dolphin Boy » sera écrit par Justin Zackham, en collaboration avec Menkin, Nir et Hansen Ramon. Nir et Menkin, qui ont co-écrit et réalisé le documentaire, ont dit qu’ils étaient «heureux et excité de faire partie du grand succès du cinéma israélien et de la télévision dans le domaine international ».

On notera le fait amusant que l’image promotionnelle nous montre un éphèbe nageant avec des dauphins tachetés, une espèce absente au Dolfin Reef d’Eilat. Et que le slogan « Dolphin Boy, a true story about the healing power of nature » assimile les dauphins à la « Nature » alors qu’il s’agit d’êtres de « culture ».

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A lire d’urgence

La delphinothérapie met votre enfant en danger

WDC : The case against dolphin assisted therapy

DAT explained by Lori marino

Dolphin-Assisted Therapy: More Flawed Data and More Flawed Conclusions
Authors: Marino, Lori; Lilienfeld, Scott O.

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Children are enrolled for 1year programme

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Morad – a teenager from an Arab village in the north of Israel disconnects himself from humans following a violent attack that he experienced. As a last resort before hospitalization in a Mental Institution, he is taken by his devoted father to be treated with Dolphins in Eilat. Morad starts speaking again after months of silence, but he erases his past and refuses to go home to his awaiting mother. This documentary about the devastating havoc that human violence can wreak upon the human soul, and about the healing powers of nature and of love, was filmed over the course of the past four years.

dolphins_podLaissez-les tranquilles !

Code animal : un autre regard sur les zoos

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L’association Code Animal vient de publier «Un autre regard sur les zoos ». Cet ouvrage, remarquablement illustré, s’adresse aux enfants de 10 ans et plus. Un outil indispensable en ces temps où les zoos sont devenues des entreprises, usant du marketing et de la complaisance des média pour bourrer le crâne de son public : les enfants.

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Sans les enfants, en effet, les zoos n’existeraient pas. Ce sont eux le cœur de cible. Il est bien rare de visiter un zoo entre adultes.  Les poussettes y font la loi.

Quand j’avais 7 ans, à la fin des années 50, le Zoo d’Anvers fonctionnait encore à l’ancienne.
On importait à tour de bras de nos colonies d’Afrique (Congo, Rwanda et Burundi) des quantités d’animaux sauvages qui avaient survécu aux chasseurs de trophée. Le lion se trouvait dans une cage circulaire au croisement des allées. Aucune ligne de fuite, aucun espace où se terrer. Il rugissait de peur et les gens s’extasiaient de sa «férocité».  Les éléphants vivaient sur un mouchoir de poche, une minuscule passerelle de pierre dépassant de leur enclos. Et c’était une pitié de voir le gorille solitaire frapper en hurlant la vitre de sa cage, vide et carrelée comme une salle de bain, sous les rires du public.

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Tel était le jardin zoologique en ce temps là, et nul ne parlait encore de conservation ou de bien-être animal.
Les animaux venaient, vivaient, mourraient à un rythme rapide, ils étaient fous à lier, malgré les efforts des gardiens pour leur rendre la vie moins pénible.

Et puis tout bascula. Les zoos avaient trop prélevé, les colons trop tué, les humains trop proliféré : nombre d’espèces sauvages étaient désormais en grave danger d’extinction. Face à l’opposition grandissante d’associations que les premiers écrits de Peter Singer inspiraient, les zoos décidèrent de se refaire d’urgence une beauté pour survivre. Et ils y réussirent en 1987.

De simple jardins de curiosité, ils se présentent aujourd’hui comme les sauveurs de la biodiversité et les bienfaiteurs des espèces menacées. Mais surtout, ces lieux de promenades sont devenus des entreprises, pourvoyeuses d’emplois et de bénéfices, engrangeant parfois des millions. La concurrence est rude. Rien qu’en France, s’affrontent déjà le Zoo de Doué la Fontaine, le Zoo de La Barben, le Zoo de La Flèche, le Zoo de La Palmyre, le Zoo des Sables d´Olonne, le Zoo de la Palmyre, le Parc Zoologique de Mulhouse, la Ménagerie du Jardin des Plantes, le Zoo de Pont-Scorff, Planète Sauvage, le Zoo-Parc de Beauval, l’Espace Zoologique de St-Martin la plaine, la Réserve Africaine de Sigean, le Parc des Oiseaux, le Parc Zoologique de Champrépus, Océanopolis, l’Aquarium du Grand Lyon, l’Aquarium La Rochelle, l’Océanium du Croisic, le Grand Aquarium de Saint-Malo, l’Aquarium de Vannes, le Marineland d´Antibes, et d’autres encore…

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Il s’agit dés lors d’aligner le plus grand nombre d’animaux exotiques possibles et les plus prestigieux, du panda au gorille en passant par la girafe. Il s’agit aussi d’affirmer que les animaux sont heureux puisqu’ils se reproduisent (à ce point même qu’il faut euthanasier les petits ou les expédier à l’autre bout du monde). On rivalise  également en enclos plus vastes et mieux aménagés, propres à satisfaire les « besoins biologiques de l’animal», mais pas de tous, car cela coûte cher.

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C’est ainsi que pour pallier l’irrésistible ascension de son rival wallon, le Parc Pairi Daiza, le Zoo d’Anvers a fait construire à Planckendael un enclos immense pour ses éléphants. Ceux-ci y tournent en rond, sans but et sans un regard pour les « jouets » sensés enrichir leur environnement. Quoiqu’on fasse, un zoo reste une prison, aussi dorée soit-elle.

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Il s’agit enfin de se faire connaître et de surpasser les concurrents par des attractions neuves. Aujourd’hui, le Zoo d’Amnéville prépare ses spectacles de tigres blancs dressés sous chapiteau et concocte un projet de delphinarium géant.
Toujours plus nombreux, toujours plus nouveau, toujours plus excitant, tel est la devise des zoos du XXIème siècle ! Ils inondent l’espace public de leurs publicités et vide le crâne de leurs adeptes avec une efficacité terrifante. Il n’est que de lire pour le comprendre les pages Facebook consternantes du Marineland d’Antibes ou du parc Pairi Daiza, peuplées d’enfants et d’ados incultes, avides de CONSOMMER !

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On comprend dans ce contexte toute l’importance de l’ouvrage «Un autre regard sur les zoos ». Destiné aux enfants de dix ans et plus, ce livre se lit avec vif intérêt même lorsqu’on est adulte. Car il démonte avec émotion les grands mensonges de l’empire des zoos et convainc au fil d’anecdotes, d’informations scientifiques précises et de superbes illustrations.

A cet égard, l’un des plus forts passages se trouve sans doute en page 92. Imaginez, lit-on, un peuple menacé. Les Jarawas, par exemple, une tribu au bord de l’extinction dans les Iles Andaman et menacés entre autres par les «safaris humains».

Si un zoo en prenait soin, il garderait quelques individus dans un enclos en béton agrémenté de décors peints paradisiaques, cocotiers, bord de mer. Devant l’enclos, un panneau pour le public sur lequel il serait dessiné une petite carte avec écrit en gras «Jarawa, peuple en danger».

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Et puis ? Je vous laisse découvrir la suite de cette histoire savoureuse, mais qui n’est que trop vraie. Et je vous engage aussi à offrir ce livre à vos enfants à l’occasion des prochaines fêtes ! Car c’est la génération qui nous suit qui décidera si oui ou non l’humanité continuera à enfermer des innocents au seul nom du profit.

cover-un-autre-regard-sur-les-zoosUN AUTRE REGARD SUR LES ZOOS
Un livre écrit sous la direction de Franck schrafstetter, président de Code Animal

Juste un regret : On ne  parle pas ici de dauphins ni d’orques. Bien que les delphinariums soient des cirques aquatiques, la loi européenne les classe dans la catégorie « zoos » et leur impose les même contraintes : conservation, recherches, éducation, encore plus mal respectées, si c’est possible. La situation très particulière des grands mammifères marins traités comme des poissons rouges dans des piscines d’eau chlorée vaut cependant à elle seule la rédaction d’un nouvel ouvrage !

orque-marineland-antibesUn dessin de Bebb

Lire aussi :

Zoos dans un monde en crise

Code animal : dossier zoos

aywaille-ours2.interdit-nourrir-animalAywaille

Dauphins Libres : le retour !

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Après quelques années de sommeil dues à sa mise en page obsolète, le site Dauphins Libres, créé en 1997, revient sur la ligne de front des combats.
Entièrement rénové tant dans la forme que dans le contenu, Dauphins Libres et Dauphins Captifs est désormais consultable sur n’importe quel support (PC, smartphone, tablette) et via Twitter et Facebook.
C’est là que vous trouverez désormais l’actualité des cétacés captifs en ligne, mais aussi bien d’autres sujets relatifs aux animaux non-humains.
Free Dolphins Belgium continue de son côté à vous offrir un grand nombre d’articles d’archive rares et précieux.
Merci de votre fidélité.

Yvon Godefroid
Michaël Godefroid

 

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Danse de la pluie : Dieu est un chimpanzé

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Pour l’être humain, Dieu est un humain.
C’est un père omnipotent et jaloux qui trône dans les nuages. Il se fâche sur propres enfants s’ils ne se soumettent pas à lui. Nemrod est l’un des seuls à s’être rebellé, qui tira des flèches vers le ciel et son Créateur.

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Dieu le Père

Pour les chimpanzés, Dieu est un chimpanzé.
Un mâle dominant géant qui trône dans les nuages et casse des branches en jetant des éclairs. C’est l’Orage.
Lorsqu’Il arrive sur la forêt , les mâles défient le Grand Mâle Céleste ou lui rendent hommage en l’imitant.


 


Le Témoignage de Jane Goodall

La pluie suscite un rituel violent
De manière générale, les chimpanzés deviennent plus actifs pendant les pluies et souvent, sans raison apparente, un mâle se lance dans une course, frappant le sol ou une branche basse au passage. Ce comportement, lorsque des groupes sont rassemblés, peut prendre les proportions d’un spectacle fascinant que je l’ai appelé la « danse de la pluie. »

Je l’ai vu à quatre reprises, toujours vers midi et toujours en terrain similaire. Dans tous les cas, il a suivi le même schéma, mais la durée a varié de 15 à 30 minutes. Il n’a pas toujours lieu sous la pluie, mais la pluie tombait dru quand je l’ai observé pour la première fois.

Je regardais un vaste groupe de chimpanzés, 16 en tout, qui se nourrissaient et jouaient dans un arbre à mi-hauteur de la pente opposée d’un ravin étroit. La pluie avait menacé toute la matinée et enfin elle se mit à tomber, d’abord doucement puis de plus en plus fort.

Lorsque la pluie a commencé, les chimpanzés sont descendus un par un de l’arbre où ils se tenaient et se sont assis pendant un certain temps avant de commencer à débouler sur la pente herbeuse.

Ils s’étaient divisés en deux groupes, avec quatre grands mâles dans un groupe et trois dans l’autre. Comme ils approchaient de la crête au sommet, l’un des mâles s’est brusquement tourné et a foncé en diagonale vers le bas de la vallée, frappant le sol, appelant haut et fort, et cognant un arbre comme il passait. Un mâle du second groupe se retourna à son tour et se mit à courir en bas de la pente.

Debout, il arracha une branche basse d’un arbre, l’agita un instant, puis la traîna derrière lui pendant qu’il courait.

Pendant ce temps, les femelles et les jeunes avaient grimés dans les arbres près de la ligne d’horizon et regardaient.

Au sommet de la pente un autre mâle encore se tenait debout, basculant doucement d’un pied sur l’autre, balançant les bras, préparant son élan.
Puis il se lança à son tour au pas de charge, rompant une grande branche au passage. Deux autres le suivirent, toujours en hurlant. L’un après l’autre, ils montèrent dans un arbre et, sans une pause, à quelque 25 pieds au sol, ils se mirent à arracher des branches et à les jeter en bas de l’arbre. Puis chaque chimpanzé est monté au sommet de l’arbre où il est resté un moment, avant de redescendre, de remonter la pente et de recommencer ce violent rituel.

 


 

La Danse de la Pluie

Do animals have spiritual experiences? Yes they do
(avec une description du Rituel de la Chute d’Eau chez les chimpanzés)

Jane Goodall Institute

A chimpanzee in the forest screams to mark the territorial boundary of its group. Shot in Kibale forest National Park (Uganda).

Kibale forest National Park (Uganda).

Taiji 2015 : l’horreur va continuer !

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Juillet 2015

L’Association Japonaise des Zoos et Aquariums (JAZA) est donc restée au sein de la WAZA, l’association internationale qui avait ordonné à ses membres de ne plus acquérir de dauphins issus d’une chasse au rabattage à Taiji dans la préfecture de Wakayama. Chaque année, les pêcheurs y rabattent des dauphins  par centaines et les massacrent. Le plus beaux sont gardés pour les delphinariums.

La World Association of Zoos and Aquaria regroupe plus de 50 associations internationales d’aquarium et de zoos dans le monde entier. Elle exige de ses membres qu’ils adhèrent à certaines normes de protection des animaux.

Le 21 avril 2015, la WAZA a suspendu son antenne japonaise, dont les delphinariums se fournissent à Taiji , sous réserve qu’elle se plie à ses exigences.

Le 12 juin 2015, la JAZA a accepté les conditions de la WAZA qui la menaçait d’expulsion.
« Nous nous sommes conformés à toutes les exigences de la WAZA et nous avons modifié notre code d’éthique en fonction de celles-ci» a déclaré M. Okada, porte-parole de la JAZA.

Il a invité son association à chercher des sources alternatives de dauphins vivants et à consacrer davantage d’efforts aux programmes d’élevage en captivité.

Le groupe a également introduit un système de traçage (photos d’aileron, registre), que la WAZA exige de ses membres, afin de fournir des données fiables concernant leurs mammifères marins.
La JAZA ne pouvait pas se permettre de quitter la maison mère. Pour d’autres espèces que les dauphins, les zoos japonais sont dépendants des importations ou de l’aide que leur apportent leurs homologues internationaux.
Ils pâtissent en outre de la mauvaise image des massacres à Taiji.

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Angel, sa maman et sa famille juste avant la capture. Sa mère s’est suicidée, tous les autres ont été tués. Photo Ric O’Barry Dolphin Project.

Le 10 juillet 2015, les représentants des delphinariums sous tutelle de la JAZA se sont réunis pendant deux jours dans la ville de Miura, Préfecture de Kanagawa. Aucun des représentants d’aquariums ayant participé à cette réunion n’a démissionné de la JAZA. Tous ont promis au contraire d’investir dans l’élevage et d’améliorer la qualité de vie de leurs dauphins.

Kazutaka Sangen, le maire de Taiji, a déclaré en revanche qu’il poursuivrait les tueries dans sa baie sanglante quoi qu’il arrive et qu’il allait fonder d’ici 4 ou 5 ans une nouvelle association composée de delphinariums japonais qui s’approvisionnent à Taiji.
« Cette chasse est légale et nous continuerons” a-t-il ajouté.

Il faut savoir que de nombreux delphinariums japonais sont incapables de se livrer à la reproduction en bassin. Ils n’en possèdent de toutes façons pas les compétences vétérinaires.
Les 34 delphinariums au Japon possédaient un total de 287 dauphins à la fin 2012, dont la plupart venait de la baie sanglante. Pour pouvoir élever du dauphin en aquariums, un bassin séparé est indispensable.
La future mère doit être étroitement surveillée pendant environ un an et ralentir ses performances.
Le taux de survie des bébés dauphins est faible. Sur 31 enfants nés captifs au Japon, 11 seulement survivaient encore fin 2012. Une autre option aurait pu être d’importer des dauphins depuis les Etats-Unis, avec la technologie de pointe pour la reproduction, mais cela supposait d’énormes coûts d’achat et de transport.

Acheter régulièrement des dauphins neufs pour remplacer les morts est bien meilleur marché.
L’horreur à Taiji n’est pas prête de finir.

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Les bassins à Taiji. Photo Ric O’Barry’s Dolphin Project

Saison 2013-2014

Ric O’Barry’s Dolphin Project

Sea Shepherd Cove Guardians

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Photo Cove Guardians Sea Shepherd

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